FOOTNOTES:[1]On retrouve ces détails sur la jeunesse de Beethoven, qui redressent tant d’erreurs, dans labiographiede M. Antoine Schindler.—Leipzig, 1845.[2]Dans leBanquet.[3]Me séparer encore aujourd’hui de toi, sans pouvoir l’empêcher, c’est pour mon cœur une bien vive douleur![4]Rêveries d’un Promeneur solitaire.[5]Dans sesProblèmes.[6]Des journaux allemands ont révoqué en doute ce fait de la vie de Beethoven; nous pouvons assurer qu’il est incontestable et puisé à bonne source.[7]Giulietta di Guicciardi est morte à Vienne depuis 1840.[8]Voir mon premier volume deCritique et littérature musicales.[9]«Content du présent, que notre esprit évite de s’inquiéter de l’avenir! que par une douce gaieté il tempère l’amertume de la vie! Ici-bas il n’est pas de parfait bonheur.» (Horace, odeIV, livre II.)[10]«L’amour donne de l’esprit, et il se soutient par l’esprit.» (Pascal,Discours sur les passions de l’amour.)[11]Morceau de peau d’âne préparée pour y écrire de la musique.[12]Le duo de l’abbé Clari dont il est question ici est connu à Paris depuis une trentaine d’années. Chanté d’abord aux exercices de l’école Choron, les amateurs et les artistes l’ont ensuite répandu dans les salons et dans les concerts publics.[13]La quinzième strophe du chantXVIe.[14]Dante,Paradiso, cantoXX, terzina 24.[15]Orfeo ed Euridicefut représenté à Vienne le 5 octobre 1762 dans le théâtre près Hofburg, en présence de toute la cour impériale. Guadagni chantait le rôle d’Orfeo; une cantatrice nommée Bianchi remplissait celui d’Euridice, et Glebero-Clavarau celui de l’Amour, écrit pour voix de soprano. Voy.Christoph Willibald Ritter fougluck, par Antoine Schmid, p. 992 et 98.[16]Penséesde Vauvenargues.[17]L’abbé de Saint-Pierre.[18]La coloniedi San-Leuciofut fondée en 1789 par un décret du roi de Naples où l’on remarque les passages suivants: «Le mérite seul distingue entre eux les colons de San-Leucio. Le luxe est absolument interdit, et une parfaite égalité règne dans les vêtements. Les jeunes époux se choisissent librement, et les parents n’auront pas le droit de s’opposer à leur union, etc.» Voy. l’Histoire du royaume de Naples, par le général Colletta, t. Ier.[19]Voyage de Burney, t. Ier, p. 158 de la traduction française.[20]«Tu m’as appris, ô ma belle, comment un cœur épris passe, en un instant, de l’abattement à l’espérance.»[21]«Ne croyez pas que je puisse jamais cesser de vous aimer, ô mon cœur! Pas même en badinant, je ne voudrais vous tromper.»[22]Dans un roman de Mme Sand qui a été beaucoup lu,Consuelo, on trouve sur le premier plan de ce joli tableau de la vie vénitienne la figure du vieux Porpora. Nous n’étonnerons sans doute personne en disant que Mme Sand a prêté au maître napolitain les couleurs de sa belle imagination. Mme Sand est moins un historien qu’un poëte; aussi le Porpora qu’elle a créé n’a-t-il presque rien de commun avec l’auteur de la cantate dont il est question ici.[23]Dante,Enfer, chant XII.[24]André Chénier,Idylles.[25]«Ne te laisse pas tourmenter ainsi par des idées mélancoliques; viens avec moi dans ma gondole, nous irons nous promener au loin dans la mer! Nous laisserons derrière nous les ports et les îles qui entourent la ville, et là, sous un ciel sans nuage, la lune nous sourira.»[26]Dante,Enfer, chant IX, terzina 23 et 24.[27]Lacanzonettadont il est question dans ce passage a été trouvée manuscrite dans les papiers du chevalier Sarti. C’est une mélodie délicieuse en sol mineur, d’un rhythme onduleux, qui se termine par une cadence ensolmajeur d’un effet ravissant.[28]«Où sont ces jours heureux où nous goûtions ensemble un repas modeste qui, partagé avec toi, devenait une ambroisie? Tu ne possédais alors ni rang ni richesses, mais de la jeunesse, de la beauté et un cœur aimant.»[29]Dante,Paradiso, chant III, terzina 40.[30]Dante,Purgatorio, chant XII.[31]Fra Giocondo fut appelé par Louis XI en France, où il a construit le vieux pont de Notre-Dame, puis à Rome, où Léon X, après la mort de Bramante, l’adjoignit à Raphaël pour diriger les travaux de Saint-Pierre.[32]«Nous autres femmes qui sommes sincères, nous voulons que les hommes soient un peu soumis. Ces grands docteurs pédants et ridicules ne font jamais de bons maris.»[33]Voy. Coletta,Histoire du royaume de Naples, t. Ier, page 129 de la traduction française. Le théâtre Saint-Charles, avec les belles peintures de Nicolini, fut brûlé en 1816 et reconstruit immédiatement par l’ordre du roi Ferdinand IV, fils de Charles VII de Naples.[34]Grétry, qui se trouvait alors à Rome, dit dans sesMémoires, p. 116: «Un fameux chanteur que j’ai vu à Rome, Gizzielo, envoyait son accordeur dans les maisons où il voulait montrer ses talents, non-seulement de crainte qu’il ne fût trop haut (le clavecin), mais aussi pour la perfection de l’accord.»[35]Voy. Daru,Histoire de Venise, t. Ier, p. 170, et le charmant livre,Origine delle feste Veneziane, de Giustina-Renier-Michel.[36]Le madrigal de Lotti, dont il est parlé ici, se trouve dans laCollection de musique vocale et classiquede M. le prince de la Moskowa.[37]Plotin.[38]La lune est blanche....Le soleil est rouge....Le mariage se fera.La lune dit au soleil:Ta lumière m’éclairera....Et Jésus-Christ nous bénira....—Et beaucoup d’enfants il en naîtra.... Vive saint Marc![39]Dante,Inferno, chant V.[40]Le systèmeneumatique.[41]«Comme on voit une étincelle dans la flamme et comme on discerne une voix au milieu d’autres voix, lorsquel’une reste en place et que l’autre se joue autour.»Paradiso, chant VIII.[42]Célèbre compositeur belge de la fin duXVesiècle.[43]«Adieu, paysage enchanté où j’aimais à conduire paître mon troupeau.»[44]Roma, 1541.[45]Le titre de chevalier de l’Étole d’or était purement honorifique.[46]«C’est des familles nobles que sont sorties, dans tous les genres, les plus grandes lumières de notre littérature.»[47]Le Repos chez Simon le pharisien, au musée du Louvre.[48]Voy. son poëme del’Ane d’or.[49]A la nouvelle qui se répandit à Venise que les Portugais avaient trouvé une nouvelle route pour aller aux Indes, la république vit que la branche la plus importante de son commerce était près de lui échapper. Voy. Daru, t. III, p. 295.[50]Le dialecte vénitien renferma dès l’origine un grand nombre de mots grecs, empruntés au dialecte ionien, dont il a la douceur.[51]La petite île de Saint-Pierre di Castello, qui ne tenait à Venise que par un pont en bois, portait jadis le nom deTroie, en souvenir des Troyens qui seraient venus s’y réfugier.[52]Un nombre considérable de femmes distinguées ont cultivé en Italie la littérature vulgaire grecque et latine, et les mathématiques pendant lesXVeetXVIesiècles.[53]La plus célèbre de cesmeretricifut la belle Imperia, qui a été célébrée par Béroalde et Sadolet jeune, et qui reçut des leçons de poésie de Nicolas Campano. Sa table de toilette était toujours couverte de livres savants. Elle a été inhumée dans l’église Saint-Grégoire à Rome, et sur son tombeau on grava cette inscription:Imperia, cortisana Romana, quæ, digna tanto nomine, raræ inter homines formæ specimen dedit, Vixit annos XXVI, dies XII, obiit 1511, die 15 augusti.[54]Philosophe et théoricien grec, disciple d’Aristote, qui vivait trois cents ans avant Jésus-Christ, auteur d’un livre estimé sur la musique,Traité des éléments harmoniques.[55]Forkel,Histoire générale de la Musique, t. II, p. 69.[56]S. Bernardus, epist. 1312 ad Guidonem.«Chant plein de gravité, qui est doux et pas mondain, qui charme les oreilles et touche le cœur, qui dissipe la tristesse, calme la colère, et qui, au lieu d’éviter le sens des paroles, en féconde l’esprit.»[57]Telles que les dissonances deneuvièmeet deseptième.[58]Il y aurait aussi un curieux rapprochement à faire entre leStabatde Palestrina, que vient d’analyser l’abbé Zamaria, celui de Pergolèse au commencement duXVIIIesiècle, et leStabatque Rossini a composé de nos jours, avec tous les moyens d’expression que possède l’art moderne. Ce serait raconter l’histoire de la musique depuis trois cents ans et les vicissitudes éprouvées par le sentiment religieux et la poésie catholique.[59]«Dans tes jours de bonheur souviens-toi de moi.—Pourquoi me dis-tu cela, mon bien-aimé, pourquoi?»[60]Voy. l’ouvrage de Winterfeld,Johannes Gabrieli und sein Zeitalter(Jean-Gabriel et son temps), partie I, p. 33, gr. in-4o.[61]Instituzioni armoniche, 1 vol. in-folio.[62]Adrien Willaert a publié à Venise en 1554 un recueil de ses compositions portant ce titre:Fantasia, ricercari, contrapuncti appropiati per cantare o sonare d’ogni sorte di strumenti.[63]Savant théoricien allemand duXVIesiècle, mort à Fribourg en 1563.[64]L’Artusi, ovvero delle imperfezioni della moderna Musica, etc., in-folio.[65]L’église de San-Geminiano, qui n’existe plus, était l’une des plus anciennes de Venise. Elle s’élevait au fond de la grande place de Saint-Marc, en face de la basilique. Lotti, dans son testament, avait ordonné qu’on ne chantât ses vêpres qu’une seule fois par an, le jour de la fête de San-Geminiano. Après l’exécution, on déposait le manuscrit dans les archives de l’église, où il était soigneusement gardé.[66]On a la certitude que Dante était à Padoue dans l’année 1306. Voy. Cesare Balbo,Vita di Dante, p. 246, éd. de Florence.[67]Le 6 juin 1793.[68]Voy. Daru, t. VI, p. 346.[69]«L’amour cache la vérité à l’homme et lui fait voir les choses Invisibles.» Arioste, canto 1er.[70]Dans l’opéra de laMolinara, composé à Naples en 1786.[71]Sur le quai des Esclavons, on mange de bons morceaux.[72]L’Iliade, chant XVIII.[73]Point de salut, point d’espoir! Partout le silence, le désert, la mort.[74]Enfer, chant IX, tergina 21.[75]Plotin.[76]Homère,Iliade.[77]Dante,Inferno, chant III.[78]Et nous, nous malheureux, dont c’était le dernier jour, nous parions de guirlandes, comme un jour de fête, les temples de Troie. (Virgile,Énéide, liv. II.)[79]Énéide, liv. II.[80]Dante, Inferno, chant III.[81]Ces commissaires étaient les patriciens Nicolas Bataja et Nicolas Erizzo. Voy. Daru, VII, v, p. 19.[82]Voy. Daru, VII, v, p. 137.[83]Voy. Daru, VII, v, p. 144.[84]Daru, VII, v, p. 161, 162.[85]Cette loi est incompréhensible pour celui qui n’a pas été éclairé par l’amour. Dante,Paradiso.[86]Dante,Vita nuova.
FOOTNOTES:[1]On retrouve ces détails sur la jeunesse de Beethoven, qui redressent tant d’erreurs, dans labiographiede M. Antoine Schindler.—Leipzig, 1845.[2]Dans leBanquet.[3]Me séparer encore aujourd’hui de toi, sans pouvoir l’empêcher, c’est pour mon cœur une bien vive douleur![4]Rêveries d’un Promeneur solitaire.[5]Dans sesProblèmes.[6]Des journaux allemands ont révoqué en doute ce fait de la vie de Beethoven; nous pouvons assurer qu’il est incontestable et puisé à bonne source.[7]Giulietta di Guicciardi est morte à Vienne depuis 1840.[8]Voir mon premier volume deCritique et littérature musicales.[9]«Content du présent, que notre esprit évite de s’inquiéter de l’avenir! que par une douce gaieté il tempère l’amertume de la vie! Ici-bas il n’est pas de parfait bonheur.» (Horace, odeIV, livre II.)[10]«L’amour donne de l’esprit, et il se soutient par l’esprit.» (Pascal,Discours sur les passions de l’amour.)[11]Morceau de peau d’âne préparée pour y écrire de la musique.[12]Le duo de l’abbé Clari dont il est question ici est connu à Paris depuis une trentaine d’années. Chanté d’abord aux exercices de l’école Choron, les amateurs et les artistes l’ont ensuite répandu dans les salons et dans les concerts publics.[13]La quinzième strophe du chantXVIe.[14]Dante,Paradiso, cantoXX, terzina 24.[15]Orfeo ed Euridicefut représenté à Vienne le 5 octobre 1762 dans le théâtre près Hofburg, en présence de toute la cour impériale. Guadagni chantait le rôle d’Orfeo; une cantatrice nommée Bianchi remplissait celui d’Euridice, et Glebero-Clavarau celui de l’Amour, écrit pour voix de soprano. Voy.Christoph Willibald Ritter fougluck, par Antoine Schmid, p. 992 et 98.[16]Penséesde Vauvenargues.[17]L’abbé de Saint-Pierre.[18]La coloniedi San-Leuciofut fondée en 1789 par un décret du roi de Naples où l’on remarque les passages suivants: «Le mérite seul distingue entre eux les colons de San-Leucio. Le luxe est absolument interdit, et une parfaite égalité règne dans les vêtements. Les jeunes époux se choisissent librement, et les parents n’auront pas le droit de s’opposer à leur union, etc.» Voy. l’Histoire du royaume de Naples, par le général Colletta, t. Ier.[19]Voyage de Burney, t. Ier, p. 158 de la traduction française.[20]«Tu m’as appris, ô ma belle, comment un cœur épris passe, en un instant, de l’abattement à l’espérance.»[21]«Ne croyez pas que je puisse jamais cesser de vous aimer, ô mon cœur! Pas même en badinant, je ne voudrais vous tromper.»[22]Dans un roman de Mme Sand qui a été beaucoup lu,Consuelo, on trouve sur le premier plan de ce joli tableau de la vie vénitienne la figure du vieux Porpora. Nous n’étonnerons sans doute personne en disant que Mme Sand a prêté au maître napolitain les couleurs de sa belle imagination. Mme Sand est moins un historien qu’un poëte; aussi le Porpora qu’elle a créé n’a-t-il presque rien de commun avec l’auteur de la cantate dont il est question ici.[23]Dante,Enfer, chant XII.[24]André Chénier,Idylles.[25]«Ne te laisse pas tourmenter ainsi par des idées mélancoliques; viens avec moi dans ma gondole, nous irons nous promener au loin dans la mer! Nous laisserons derrière nous les ports et les îles qui entourent la ville, et là, sous un ciel sans nuage, la lune nous sourira.»[26]Dante,Enfer, chant IX, terzina 23 et 24.[27]Lacanzonettadont il est question dans ce passage a été trouvée manuscrite dans les papiers du chevalier Sarti. C’est une mélodie délicieuse en sol mineur, d’un rhythme onduleux, qui se termine par une cadence ensolmajeur d’un effet ravissant.[28]«Où sont ces jours heureux où nous goûtions ensemble un repas modeste qui, partagé avec toi, devenait une ambroisie? Tu ne possédais alors ni rang ni richesses, mais de la jeunesse, de la beauté et un cœur aimant.»[29]Dante,Paradiso, chant III, terzina 40.[30]Dante,Purgatorio, chant XII.[31]Fra Giocondo fut appelé par Louis XI en France, où il a construit le vieux pont de Notre-Dame, puis à Rome, où Léon X, après la mort de Bramante, l’adjoignit à Raphaël pour diriger les travaux de Saint-Pierre.[32]«Nous autres femmes qui sommes sincères, nous voulons que les hommes soient un peu soumis. Ces grands docteurs pédants et ridicules ne font jamais de bons maris.»[33]Voy. Coletta,Histoire du royaume de Naples, t. Ier, page 129 de la traduction française. Le théâtre Saint-Charles, avec les belles peintures de Nicolini, fut brûlé en 1816 et reconstruit immédiatement par l’ordre du roi Ferdinand IV, fils de Charles VII de Naples.[34]Grétry, qui se trouvait alors à Rome, dit dans sesMémoires, p. 116: «Un fameux chanteur que j’ai vu à Rome, Gizzielo, envoyait son accordeur dans les maisons où il voulait montrer ses talents, non-seulement de crainte qu’il ne fût trop haut (le clavecin), mais aussi pour la perfection de l’accord.»[35]Voy. Daru,Histoire de Venise, t. Ier, p. 170, et le charmant livre,Origine delle feste Veneziane, de Giustina-Renier-Michel.[36]Le madrigal de Lotti, dont il est parlé ici, se trouve dans laCollection de musique vocale et classiquede M. le prince de la Moskowa.[37]Plotin.[38]La lune est blanche....Le soleil est rouge....Le mariage se fera.La lune dit au soleil:Ta lumière m’éclairera....Et Jésus-Christ nous bénira....—Et beaucoup d’enfants il en naîtra.... Vive saint Marc![39]Dante,Inferno, chant V.[40]Le systèmeneumatique.[41]«Comme on voit une étincelle dans la flamme et comme on discerne une voix au milieu d’autres voix, lorsquel’une reste en place et que l’autre se joue autour.»Paradiso, chant VIII.[42]Célèbre compositeur belge de la fin duXVesiècle.[43]«Adieu, paysage enchanté où j’aimais à conduire paître mon troupeau.»[44]Roma, 1541.[45]Le titre de chevalier de l’Étole d’or était purement honorifique.[46]«C’est des familles nobles que sont sorties, dans tous les genres, les plus grandes lumières de notre littérature.»[47]Le Repos chez Simon le pharisien, au musée du Louvre.[48]Voy. son poëme del’Ane d’or.[49]A la nouvelle qui se répandit à Venise que les Portugais avaient trouvé une nouvelle route pour aller aux Indes, la république vit que la branche la plus importante de son commerce était près de lui échapper. Voy. Daru, t. III, p. 295.[50]Le dialecte vénitien renferma dès l’origine un grand nombre de mots grecs, empruntés au dialecte ionien, dont il a la douceur.[51]La petite île de Saint-Pierre di Castello, qui ne tenait à Venise que par un pont en bois, portait jadis le nom deTroie, en souvenir des Troyens qui seraient venus s’y réfugier.[52]Un nombre considérable de femmes distinguées ont cultivé en Italie la littérature vulgaire grecque et latine, et les mathématiques pendant lesXVeetXVIesiècles.[53]La plus célèbre de cesmeretricifut la belle Imperia, qui a été célébrée par Béroalde et Sadolet jeune, et qui reçut des leçons de poésie de Nicolas Campano. Sa table de toilette était toujours couverte de livres savants. Elle a été inhumée dans l’église Saint-Grégoire à Rome, et sur son tombeau on grava cette inscription:Imperia, cortisana Romana, quæ, digna tanto nomine, raræ inter homines formæ specimen dedit, Vixit annos XXVI, dies XII, obiit 1511, die 15 augusti.[54]Philosophe et théoricien grec, disciple d’Aristote, qui vivait trois cents ans avant Jésus-Christ, auteur d’un livre estimé sur la musique,Traité des éléments harmoniques.[55]Forkel,Histoire générale de la Musique, t. II, p. 69.[56]S. Bernardus, epist. 1312 ad Guidonem.«Chant plein de gravité, qui est doux et pas mondain, qui charme les oreilles et touche le cœur, qui dissipe la tristesse, calme la colère, et qui, au lieu d’éviter le sens des paroles, en féconde l’esprit.»[57]Telles que les dissonances deneuvièmeet deseptième.[58]Il y aurait aussi un curieux rapprochement à faire entre leStabatde Palestrina, que vient d’analyser l’abbé Zamaria, celui de Pergolèse au commencement duXVIIIesiècle, et leStabatque Rossini a composé de nos jours, avec tous les moyens d’expression que possède l’art moderne. Ce serait raconter l’histoire de la musique depuis trois cents ans et les vicissitudes éprouvées par le sentiment religieux et la poésie catholique.[59]«Dans tes jours de bonheur souviens-toi de moi.—Pourquoi me dis-tu cela, mon bien-aimé, pourquoi?»[60]Voy. l’ouvrage de Winterfeld,Johannes Gabrieli und sein Zeitalter(Jean-Gabriel et son temps), partie I, p. 33, gr. in-4o.[61]Instituzioni armoniche, 1 vol. in-folio.[62]Adrien Willaert a publié à Venise en 1554 un recueil de ses compositions portant ce titre:Fantasia, ricercari, contrapuncti appropiati per cantare o sonare d’ogni sorte di strumenti.[63]Savant théoricien allemand duXVIesiècle, mort à Fribourg en 1563.[64]L’Artusi, ovvero delle imperfezioni della moderna Musica, etc., in-folio.[65]L’église de San-Geminiano, qui n’existe plus, était l’une des plus anciennes de Venise. Elle s’élevait au fond de la grande place de Saint-Marc, en face de la basilique. Lotti, dans son testament, avait ordonné qu’on ne chantât ses vêpres qu’une seule fois par an, le jour de la fête de San-Geminiano. Après l’exécution, on déposait le manuscrit dans les archives de l’église, où il était soigneusement gardé.[66]On a la certitude que Dante était à Padoue dans l’année 1306. Voy. Cesare Balbo,Vita di Dante, p. 246, éd. de Florence.[67]Le 6 juin 1793.[68]Voy. Daru, t. VI, p. 346.[69]«L’amour cache la vérité à l’homme et lui fait voir les choses Invisibles.» Arioste, canto 1er.[70]Dans l’opéra de laMolinara, composé à Naples en 1786.[71]Sur le quai des Esclavons, on mange de bons morceaux.[72]L’Iliade, chant XVIII.[73]Point de salut, point d’espoir! Partout le silence, le désert, la mort.[74]Enfer, chant IX, tergina 21.[75]Plotin.[76]Homère,Iliade.[77]Dante,Inferno, chant III.[78]Et nous, nous malheureux, dont c’était le dernier jour, nous parions de guirlandes, comme un jour de fête, les temples de Troie. (Virgile,Énéide, liv. II.)[79]Énéide, liv. II.[80]Dante, Inferno, chant III.[81]Ces commissaires étaient les patriciens Nicolas Bataja et Nicolas Erizzo. Voy. Daru, VII, v, p. 19.[82]Voy. Daru, VII, v, p. 137.[83]Voy. Daru, VII, v, p. 144.[84]Daru, VII, v, p. 161, 162.[85]Cette loi est incompréhensible pour celui qui n’a pas été éclairé par l’amour. Dante,Paradiso.[86]Dante,Vita nuova.
[1]On retrouve ces détails sur la jeunesse de Beethoven, qui redressent tant d’erreurs, dans labiographiede M. Antoine Schindler.—Leipzig, 1845.[2]Dans leBanquet.[3]Me séparer encore aujourd’hui de toi, sans pouvoir l’empêcher, c’est pour mon cœur une bien vive douleur![4]Rêveries d’un Promeneur solitaire.[5]Dans sesProblèmes.[6]Des journaux allemands ont révoqué en doute ce fait de la vie de Beethoven; nous pouvons assurer qu’il est incontestable et puisé à bonne source.[7]Giulietta di Guicciardi est morte à Vienne depuis 1840.[8]Voir mon premier volume deCritique et littérature musicales.[9]«Content du présent, que notre esprit évite de s’inquiéter de l’avenir! que par une douce gaieté il tempère l’amertume de la vie! Ici-bas il n’est pas de parfait bonheur.» (Horace, odeIV, livre II.)[10]«L’amour donne de l’esprit, et il se soutient par l’esprit.» (Pascal,Discours sur les passions de l’amour.)[11]Morceau de peau d’âne préparée pour y écrire de la musique.[12]Le duo de l’abbé Clari dont il est question ici est connu à Paris depuis une trentaine d’années. Chanté d’abord aux exercices de l’école Choron, les amateurs et les artistes l’ont ensuite répandu dans les salons et dans les concerts publics.[13]La quinzième strophe du chantXVIe.[14]Dante,Paradiso, cantoXX, terzina 24.[15]Orfeo ed Euridicefut représenté à Vienne le 5 octobre 1762 dans le théâtre près Hofburg, en présence de toute la cour impériale. Guadagni chantait le rôle d’Orfeo; une cantatrice nommée Bianchi remplissait celui d’Euridice, et Glebero-Clavarau celui de l’Amour, écrit pour voix de soprano. Voy.Christoph Willibald Ritter fougluck, par Antoine Schmid, p. 992 et 98.[16]Penséesde Vauvenargues.[17]L’abbé de Saint-Pierre.[18]La coloniedi San-Leuciofut fondée en 1789 par un décret du roi de Naples où l’on remarque les passages suivants: «Le mérite seul distingue entre eux les colons de San-Leucio. Le luxe est absolument interdit, et une parfaite égalité règne dans les vêtements. Les jeunes époux se choisissent librement, et les parents n’auront pas le droit de s’opposer à leur union, etc.» Voy. l’Histoire du royaume de Naples, par le général Colletta, t. Ier.[19]Voyage de Burney, t. Ier, p. 158 de la traduction française.[20]«Tu m’as appris, ô ma belle, comment un cœur épris passe, en un instant, de l’abattement à l’espérance.»[21]«Ne croyez pas que je puisse jamais cesser de vous aimer, ô mon cœur! Pas même en badinant, je ne voudrais vous tromper.»[22]Dans un roman de Mme Sand qui a été beaucoup lu,Consuelo, on trouve sur le premier plan de ce joli tableau de la vie vénitienne la figure du vieux Porpora. Nous n’étonnerons sans doute personne en disant que Mme Sand a prêté au maître napolitain les couleurs de sa belle imagination. Mme Sand est moins un historien qu’un poëte; aussi le Porpora qu’elle a créé n’a-t-il presque rien de commun avec l’auteur de la cantate dont il est question ici.[23]Dante,Enfer, chant XII.[24]André Chénier,Idylles.[25]«Ne te laisse pas tourmenter ainsi par des idées mélancoliques; viens avec moi dans ma gondole, nous irons nous promener au loin dans la mer! Nous laisserons derrière nous les ports et les îles qui entourent la ville, et là, sous un ciel sans nuage, la lune nous sourira.»[26]Dante,Enfer, chant IX, terzina 23 et 24.[27]Lacanzonettadont il est question dans ce passage a été trouvée manuscrite dans les papiers du chevalier Sarti. C’est une mélodie délicieuse en sol mineur, d’un rhythme onduleux, qui se termine par une cadence ensolmajeur d’un effet ravissant.[28]«Où sont ces jours heureux où nous goûtions ensemble un repas modeste qui, partagé avec toi, devenait une ambroisie? Tu ne possédais alors ni rang ni richesses, mais de la jeunesse, de la beauté et un cœur aimant.»[29]Dante,Paradiso, chant III, terzina 40.[30]Dante,Purgatorio, chant XII.[31]Fra Giocondo fut appelé par Louis XI en France, où il a construit le vieux pont de Notre-Dame, puis à Rome, où Léon X, après la mort de Bramante, l’adjoignit à Raphaël pour diriger les travaux de Saint-Pierre.[32]«Nous autres femmes qui sommes sincères, nous voulons que les hommes soient un peu soumis. Ces grands docteurs pédants et ridicules ne font jamais de bons maris.»[33]Voy. Coletta,Histoire du royaume de Naples, t. Ier, page 129 de la traduction française. Le théâtre Saint-Charles, avec les belles peintures de Nicolini, fut brûlé en 1816 et reconstruit immédiatement par l’ordre du roi Ferdinand IV, fils de Charles VII de Naples.[34]Grétry, qui se trouvait alors à Rome, dit dans sesMémoires, p. 116: «Un fameux chanteur que j’ai vu à Rome, Gizzielo, envoyait son accordeur dans les maisons où il voulait montrer ses talents, non-seulement de crainte qu’il ne fût trop haut (le clavecin), mais aussi pour la perfection de l’accord.»[35]Voy. Daru,Histoire de Venise, t. Ier, p. 170, et le charmant livre,Origine delle feste Veneziane, de Giustina-Renier-Michel.[36]Le madrigal de Lotti, dont il est parlé ici, se trouve dans laCollection de musique vocale et classiquede M. le prince de la Moskowa.[37]Plotin.[38]La lune est blanche....Le soleil est rouge....Le mariage se fera.La lune dit au soleil:Ta lumière m’éclairera....Et Jésus-Christ nous bénira....—Et beaucoup d’enfants il en naîtra.... Vive saint Marc![39]Dante,Inferno, chant V.[40]Le systèmeneumatique.[41]«Comme on voit une étincelle dans la flamme et comme on discerne une voix au milieu d’autres voix, lorsquel’une reste en place et que l’autre se joue autour.»Paradiso, chant VIII.[42]Célèbre compositeur belge de la fin duXVesiècle.[43]«Adieu, paysage enchanté où j’aimais à conduire paître mon troupeau.»[44]Roma, 1541.[45]Le titre de chevalier de l’Étole d’or était purement honorifique.[46]«C’est des familles nobles que sont sorties, dans tous les genres, les plus grandes lumières de notre littérature.»[47]Le Repos chez Simon le pharisien, au musée du Louvre.[48]Voy. son poëme del’Ane d’or.[49]A la nouvelle qui se répandit à Venise que les Portugais avaient trouvé une nouvelle route pour aller aux Indes, la république vit que la branche la plus importante de son commerce était près de lui échapper. Voy. Daru, t. III, p. 295.[50]Le dialecte vénitien renferma dès l’origine un grand nombre de mots grecs, empruntés au dialecte ionien, dont il a la douceur.[51]La petite île de Saint-Pierre di Castello, qui ne tenait à Venise que par un pont en bois, portait jadis le nom deTroie, en souvenir des Troyens qui seraient venus s’y réfugier.[52]Un nombre considérable de femmes distinguées ont cultivé en Italie la littérature vulgaire grecque et latine, et les mathématiques pendant lesXVeetXVIesiècles.[53]La plus célèbre de cesmeretricifut la belle Imperia, qui a été célébrée par Béroalde et Sadolet jeune, et qui reçut des leçons de poésie de Nicolas Campano. Sa table de toilette était toujours couverte de livres savants. Elle a été inhumée dans l’église Saint-Grégoire à Rome, et sur son tombeau on grava cette inscription:Imperia, cortisana Romana, quæ, digna tanto nomine, raræ inter homines formæ specimen dedit, Vixit annos XXVI, dies XII, obiit 1511, die 15 augusti.[54]Philosophe et théoricien grec, disciple d’Aristote, qui vivait trois cents ans avant Jésus-Christ, auteur d’un livre estimé sur la musique,Traité des éléments harmoniques.[55]Forkel,Histoire générale de la Musique, t. II, p. 69.[56]S. Bernardus, epist. 1312 ad Guidonem.«Chant plein de gravité, qui est doux et pas mondain, qui charme les oreilles et touche le cœur, qui dissipe la tristesse, calme la colère, et qui, au lieu d’éviter le sens des paroles, en féconde l’esprit.»[57]Telles que les dissonances deneuvièmeet deseptième.[58]Il y aurait aussi un curieux rapprochement à faire entre leStabatde Palestrina, que vient d’analyser l’abbé Zamaria, celui de Pergolèse au commencement duXVIIIesiècle, et leStabatque Rossini a composé de nos jours, avec tous les moyens d’expression que possède l’art moderne. Ce serait raconter l’histoire de la musique depuis trois cents ans et les vicissitudes éprouvées par le sentiment religieux et la poésie catholique.[59]«Dans tes jours de bonheur souviens-toi de moi.—Pourquoi me dis-tu cela, mon bien-aimé, pourquoi?»[60]Voy. l’ouvrage de Winterfeld,Johannes Gabrieli und sein Zeitalter(Jean-Gabriel et son temps), partie I, p. 33, gr. in-4o.[61]Instituzioni armoniche, 1 vol. in-folio.[62]Adrien Willaert a publié à Venise en 1554 un recueil de ses compositions portant ce titre:Fantasia, ricercari, contrapuncti appropiati per cantare o sonare d’ogni sorte di strumenti.[63]Savant théoricien allemand duXVIesiècle, mort à Fribourg en 1563.[64]L’Artusi, ovvero delle imperfezioni della moderna Musica, etc., in-folio.[65]L’église de San-Geminiano, qui n’existe plus, était l’une des plus anciennes de Venise. Elle s’élevait au fond de la grande place de Saint-Marc, en face de la basilique. Lotti, dans son testament, avait ordonné qu’on ne chantât ses vêpres qu’une seule fois par an, le jour de la fête de San-Geminiano. Après l’exécution, on déposait le manuscrit dans les archives de l’église, où il était soigneusement gardé.[66]On a la certitude que Dante était à Padoue dans l’année 1306. Voy. Cesare Balbo,Vita di Dante, p. 246, éd. de Florence.[67]Le 6 juin 1793.[68]Voy. Daru, t. VI, p. 346.[69]«L’amour cache la vérité à l’homme et lui fait voir les choses Invisibles.» Arioste, canto 1er.[70]Dans l’opéra de laMolinara, composé à Naples en 1786.[71]Sur le quai des Esclavons, on mange de bons morceaux.[72]L’Iliade, chant XVIII.[73]Point de salut, point d’espoir! Partout le silence, le désert, la mort.[74]Enfer, chant IX, tergina 21.[75]Plotin.[76]Homère,Iliade.[77]Dante,Inferno, chant III.[78]Et nous, nous malheureux, dont c’était le dernier jour, nous parions de guirlandes, comme un jour de fête, les temples de Troie. (Virgile,Énéide, liv. II.)[79]Énéide, liv. II.[80]Dante, Inferno, chant III.[81]Ces commissaires étaient les patriciens Nicolas Bataja et Nicolas Erizzo. Voy. Daru, VII, v, p. 19.[82]Voy. Daru, VII, v, p. 137.[83]Voy. Daru, VII, v, p. 144.[84]Daru, VII, v, p. 161, 162.[85]Cette loi est incompréhensible pour celui qui n’a pas été éclairé par l’amour. Dante,Paradiso.[86]Dante,Vita nuova.
[1]On retrouve ces détails sur la jeunesse de Beethoven, qui redressent tant d’erreurs, dans labiographiede M. Antoine Schindler.—Leipzig, 1845.
[2]Dans leBanquet.
[3]Me séparer encore aujourd’hui de toi, sans pouvoir l’empêcher, c’est pour mon cœur une bien vive douleur!
[4]Rêveries d’un Promeneur solitaire.
[5]Dans sesProblèmes.
[6]Des journaux allemands ont révoqué en doute ce fait de la vie de Beethoven; nous pouvons assurer qu’il est incontestable et puisé à bonne source.
[7]Giulietta di Guicciardi est morte à Vienne depuis 1840.
[8]Voir mon premier volume deCritique et littérature musicales.
[9]«Content du présent, que notre esprit évite de s’inquiéter de l’avenir! que par une douce gaieté il tempère l’amertume de la vie! Ici-bas il n’est pas de parfait bonheur.» (Horace, odeIV, livre II.)
[10]«L’amour donne de l’esprit, et il se soutient par l’esprit.» (Pascal,Discours sur les passions de l’amour.)
[11]Morceau de peau d’âne préparée pour y écrire de la musique.
[12]Le duo de l’abbé Clari dont il est question ici est connu à Paris depuis une trentaine d’années. Chanté d’abord aux exercices de l’école Choron, les amateurs et les artistes l’ont ensuite répandu dans les salons et dans les concerts publics.
[13]La quinzième strophe du chantXVIe.
[14]Dante,Paradiso, cantoXX, terzina 24.
[15]Orfeo ed Euridicefut représenté à Vienne le 5 octobre 1762 dans le théâtre près Hofburg, en présence de toute la cour impériale. Guadagni chantait le rôle d’Orfeo; une cantatrice nommée Bianchi remplissait celui d’Euridice, et Glebero-Clavarau celui de l’Amour, écrit pour voix de soprano. Voy.Christoph Willibald Ritter fougluck, par Antoine Schmid, p. 992 et 98.
[16]Penséesde Vauvenargues.
[17]L’abbé de Saint-Pierre.
[18]La coloniedi San-Leuciofut fondée en 1789 par un décret du roi de Naples où l’on remarque les passages suivants: «Le mérite seul distingue entre eux les colons de San-Leucio. Le luxe est absolument interdit, et une parfaite égalité règne dans les vêtements. Les jeunes époux se choisissent librement, et les parents n’auront pas le droit de s’opposer à leur union, etc.» Voy. l’Histoire du royaume de Naples, par le général Colletta, t. Ier.
[19]Voyage de Burney, t. Ier, p. 158 de la traduction française.
[20]«Tu m’as appris, ô ma belle, comment un cœur épris passe, en un instant, de l’abattement à l’espérance.»
[21]«Ne croyez pas que je puisse jamais cesser de vous aimer, ô mon cœur! Pas même en badinant, je ne voudrais vous tromper.»
[22]Dans un roman de Mme Sand qui a été beaucoup lu,Consuelo, on trouve sur le premier plan de ce joli tableau de la vie vénitienne la figure du vieux Porpora. Nous n’étonnerons sans doute personne en disant que Mme Sand a prêté au maître napolitain les couleurs de sa belle imagination. Mme Sand est moins un historien qu’un poëte; aussi le Porpora qu’elle a créé n’a-t-il presque rien de commun avec l’auteur de la cantate dont il est question ici.
[23]Dante,Enfer, chant XII.
[24]André Chénier,Idylles.
[25]«Ne te laisse pas tourmenter ainsi par des idées mélancoliques; viens avec moi dans ma gondole, nous irons nous promener au loin dans la mer! Nous laisserons derrière nous les ports et les îles qui entourent la ville, et là, sous un ciel sans nuage, la lune nous sourira.»
[26]Dante,Enfer, chant IX, terzina 23 et 24.
[27]Lacanzonettadont il est question dans ce passage a été trouvée manuscrite dans les papiers du chevalier Sarti. C’est une mélodie délicieuse en sol mineur, d’un rhythme onduleux, qui se termine par une cadence ensolmajeur d’un effet ravissant.
[28]«Où sont ces jours heureux où nous goûtions ensemble un repas modeste qui, partagé avec toi, devenait une ambroisie? Tu ne possédais alors ni rang ni richesses, mais de la jeunesse, de la beauté et un cœur aimant.»
[29]Dante,Paradiso, chant III, terzina 40.
[30]Dante,Purgatorio, chant XII.
[31]Fra Giocondo fut appelé par Louis XI en France, où il a construit le vieux pont de Notre-Dame, puis à Rome, où Léon X, après la mort de Bramante, l’adjoignit à Raphaël pour diriger les travaux de Saint-Pierre.
[32]«Nous autres femmes qui sommes sincères, nous voulons que les hommes soient un peu soumis. Ces grands docteurs pédants et ridicules ne font jamais de bons maris.»
[33]Voy. Coletta,Histoire du royaume de Naples, t. Ier, page 129 de la traduction française. Le théâtre Saint-Charles, avec les belles peintures de Nicolini, fut brûlé en 1816 et reconstruit immédiatement par l’ordre du roi Ferdinand IV, fils de Charles VII de Naples.
[34]Grétry, qui se trouvait alors à Rome, dit dans sesMémoires, p. 116: «Un fameux chanteur que j’ai vu à Rome, Gizzielo, envoyait son accordeur dans les maisons où il voulait montrer ses talents, non-seulement de crainte qu’il ne fût trop haut (le clavecin), mais aussi pour la perfection de l’accord.»
[35]Voy. Daru,Histoire de Venise, t. Ier, p. 170, et le charmant livre,Origine delle feste Veneziane, de Giustina-Renier-Michel.
[36]Le madrigal de Lotti, dont il est parlé ici, se trouve dans laCollection de musique vocale et classiquede M. le prince de la Moskowa.
[37]Plotin.
[38]
La lune est blanche....Le soleil est rouge....Le mariage se fera.
La lune dit au soleil:Ta lumière m’éclairera....Et Jésus-Christ nous bénira....
—Et beaucoup d’enfants il en naîtra.... Vive saint Marc!
[39]Dante,Inferno, chant V.
[40]Le systèmeneumatique.
[41]«Comme on voit une étincelle dans la flamme et comme on discerne une voix au milieu d’autres voix, lorsquel’une reste en place et que l’autre se joue autour.»Paradiso, chant VIII.
[42]Célèbre compositeur belge de la fin duXVesiècle.
[43]«Adieu, paysage enchanté où j’aimais à conduire paître mon troupeau.»
[44]Roma, 1541.
[45]Le titre de chevalier de l’Étole d’or était purement honorifique.
[46]«C’est des familles nobles que sont sorties, dans tous les genres, les plus grandes lumières de notre littérature.»
[47]Le Repos chez Simon le pharisien, au musée du Louvre.
[48]Voy. son poëme del’Ane d’or.
[49]A la nouvelle qui se répandit à Venise que les Portugais avaient trouvé une nouvelle route pour aller aux Indes, la république vit que la branche la plus importante de son commerce était près de lui échapper. Voy. Daru, t. III, p. 295.
[50]Le dialecte vénitien renferma dès l’origine un grand nombre de mots grecs, empruntés au dialecte ionien, dont il a la douceur.
[51]La petite île de Saint-Pierre di Castello, qui ne tenait à Venise que par un pont en bois, portait jadis le nom deTroie, en souvenir des Troyens qui seraient venus s’y réfugier.
[52]Un nombre considérable de femmes distinguées ont cultivé en Italie la littérature vulgaire grecque et latine, et les mathématiques pendant lesXVeetXVIesiècles.
[53]La plus célèbre de cesmeretricifut la belle Imperia, qui a été célébrée par Béroalde et Sadolet jeune, et qui reçut des leçons de poésie de Nicolas Campano. Sa table de toilette était toujours couverte de livres savants. Elle a été inhumée dans l’église Saint-Grégoire à Rome, et sur son tombeau on grava cette inscription:Imperia, cortisana Romana, quæ, digna tanto nomine, raræ inter homines formæ specimen dedit, Vixit annos XXVI, dies XII, obiit 1511, die 15 augusti.
[54]Philosophe et théoricien grec, disciple d’Aristote, qui vivait trois cents ans avant Jésus-Christ, auteur d’un livre estimé sur la musique,Traité des éléments harmoniques.
[55]Forkel,Histoire générale de la Musique, t. II, p. 69.
[56]S. Bernardus, epist. 1312 ad Guidonem.«Chant plein de gravité, qui est doux et pas mondain, qui charme les oreilles et touche le cœur, qui dissipe la tristesse, calme la colère, et qui, au lieu d’éviter le sens des paroles, en féconde l’esprit.»
[57]Telles que les dissonances deneuvièmeet deseptième.
[58]Il y aurait aussi un curieux rapprochement à faire entre leStabatde Palestrina, que vient d’analyser l’abbé Zamaria, celui de Pergolèse au commencement duXVIIIesiècle, et leStabatque Rossini a composé de nos jours, avec tous les moyens d’expression que possède l’art moderne. Ce serait raconter l’histoire de la musique depuis trois cents ans et les vicissitudes éprouvées par le sentiment religieux et la poésie catholique.
[59]«Dans tes jours de bonheur souviens-toi de moi.—Pourquoi me dis-tu cela, mon bien-aimé, pourquoi?»
[60]Voy. l’ouvrage de Winterfeld,Johannes Gabrieli und sein Zeitalter(Jean-Gabriel et son temps), partie I, p. 33, gr. in-4o.
[61]Instituzioni armoniche, 1 vol. in-folio.
[62]Adrien Willaert a publié à Venise en 1554 un recueil de ses compositions portant ce titre:Fantasia, ricercari, contrapuncti appropiati per cantare o sonare d’ogni sorte di strumenti.
[63]Savant théoricien allemand duXVIesiècle, mort à Fribourg en 1563.
[64]L’Artusi, ovvero delle imperfezioni della moderna Musica, etc., in-folio.
[65]L’église de San-Geminiano, qui n’existe plus, était l’une des plus anciennes de Venise. Elle s’élevait au fond de la grande place de Saint-Marc, en face de la basilique. Lotti, dans son testament, avait ordonné qu’on ne chantât ses vêpres qu’une seule fois par an, le jour de la fête de San-Geminiano. Après l’exécution, on déposait le manuscrit dans les archives de l’église, où il était soigneusement gardé.
[66]On a la certitude que Dante était à Padoue dans l’année 1306. Voy. Cesare Balbo,Vita di Dante, p. 246, éd. de Florence.
[67]Le 6 juin 1793.
[68]Voy. Daru, t. VI, p. 346.
[69]«L’amour cache la vérité à l’homme et lui fait voir les choses Invisibles.» Arioste, canto 1er.
[70]Dans l’opéra de laMolinara, composé à Naples en 1786.
[71]Sur le quai des Esclavons, on mange de bons morceaux.
[72]L’Iliade, chant XVIII.
[73]Point de salut, point d’espoir! Partout le silence, le désert, la mort.
[74]Enfer, chant IX, tergina 21.
[75]Plotin.
[76]Homère,Iliade.
[77]Dante,Inferno, chant III.
[78]Et nous, nous malheureux, dont c’était le dernier jour, nous parions de guirlandes, comme un jour de fête, les temples de Troie. (Virgile,Énéide, liv. II.)
[79]Énéide, liv. II.
[80]Dante, Inferno, chant III.
[81]Ces commissaires étaient les patriciens Nicolas Bataja et Nicolas Erizzo. Voy. Daru, VII, v, p. 19.
[82]Voy. Daru, VII, v, p. 137.
[83]Voy. Daru, VII, v, p. 144.
[84]Daru, VII, v, p. 161, 162.
[85]Cette loi est incompréhensible pour celui qui n’a pas été éclairé par l’amour. Dante,Paradiso.
[86]Dante,Vita nuova.