CHANGEMENS.

Les Fermes des Aydes et Domaines de France et droits y joints, ont été réunies en cinq grosses Fermes.

Le Département de Messieurs les Fermiers Généraux des Fermes Unies, pour le servicedesdites Fermes, pendant l’année 1692, a été réglée comme il s’ensuit par Monseigneur le Controlleur Général.

Paris.

I.

Messieurs[1]

[1]La plupart des noms qui suivent ayant figuré au chapitre des Fermiers généraux, t. I, p. 28 et suiv., nous n’y reviendrons pas. Nous dirons seulement quelques mots de ceux qui sont nouveaux ici et méritent quelque attention.

[1]La plupart des noms qui suivent ayant figuré au chapitre des Fermiers généraux, t. I, p. 28 et suiv., nous n’y reviendrons pas. Nous dirons seulement quelques mots de ceux qui sont nouveaux ici et méritent quelque attention.

Berthelot, Turgis, de la Porte, Courchamp, Bigodet[2], Blin et Thomé :

[2]Il devint secrétaire du Roi, et il étoit, en 1702, un des plus considérables des Fermes. Il logeoit dans un magnifique hôtel, rue Coquillière.

[2]Il devint secrétaire du Roi, et il étoit, en 1702, un des plus considérables des Fermes. Il logeoit dans un magnifique hôtel, rue Coquillière.

La Regie du Bureau Général de la Douane et Droits y joints, et des Greniers à Sel de la Ville et Généralité de Paris.

II.

Pelissier, Laugeois, le Maistre, Arnaud, Dapongny, Rancy[3], Henault :

[3]Paul-Étienne Brunet de Rancy, frère des trois autres, que nous avons vus plus haut : Brunet de Chailly, Brunet de Montferrand et Brunet de Vauxge. Il devint secrétaire du Roi. En 1695, ayant été envoyé en Bretagne dans l’intérêt des Fermes, les États se plaignirent qu’il leur en avoit coûté cent mille francs d’augmentation. (Correspondance des Contrôleurs généraux, no1478.) C’est lui qui, après la mort de Mmede Sévigné, vint habiter l’hôtel Carnavalet.

[3]Paul-Étienne Brunet de Rancy, frère des trois autres, que nous avons vus plus haut : Brunet de Chailly, Brunet de Montferrand et Brunet de Vauxge. Il devint secrétaire du Roi. En 1695, ayant été envoyé en Bretagne dans l’intérêt des Fermes, les États se plaignirent qu’il leur en avoit coûté cent mille francs d’augmentation. (Correspondance des Contrôleurs généraux, no1478.) C’est lui qui, après la mort de Mmede Sévigné, vint habiter l’hôtel Carnavalet.

La Régie de la Ferme du Tabac et dument demaine d’Occident.

III.

Luillier, du Ruaupallu, Turgis, Menon, de la Porte, Mouchy, Rancy et Blin :

Le Soin et Fournissement des Gabelles de France.

IV.

Laugeois, Remond, Menon, d’Apougny, le Normand, Hénault :

La Regie des Entrées de Paris.

Du Gros[4].

[4]Le « gros » étoit le revenu, le produit fixe des impôts, et, par conséquent, le contraire du « casuel ».

[4]Le « gros » étoit le revenu, le produit fixe des impôts, et, par conséquent, le contraire du « casuel ».

Du Huitieme[5].

[5]Droit payé au Roi par les cabaretiers de Paris, pour chaque muid de vin qu’ils vendoient à pot ou à assiette.

[5]Droit payé au Roi par les cabaretiers de Paris, pour chaque muid de vin qu’ils vendoient à pot ou à assiette.

Du Pied-Fourché[6].

[6]Droit d’entrée sur le bétail à pied fourchu : moutons, chèvres, etc. L’Estoille (Édit. du Panthéon, t. II, p. 422) a parlé de cet impôt déjà fort ancien de son temps. Ceux qui l’affermoient en devoient une part à l’Hôtel-Dieu. V.Inventaire des Archives hospitalières, t. I, p. 359 et 391.

[6]Droit d’entrée sur le bétail à pied fourchu : moutons, chèvres, etc. L’Estoille (Édit. du Panthéon, t. II, p. 422) a parlé de cet impôt déjà fort ancien de son temps. Ceux qui l’affermoient en devoient une part à l’Hôtel-Dieu. V.Inventaire des Archives hospitalières, t. I, p. 359 et 391.

Et des Droits de Rivières et leurs Dependances.

V.

Luillier, le Maistre, Courchamp, le Tellier, Delpesche, Montry :

La Régie du Papier et Parchemin Timbré de la Ville et Genéralité de Paris.

Des Aydes du plat Païs[7]et Versailles.

[7]La banlieue.

[7]La banlieue.

Et des grandes Entrées de Rouen, Diepe, le Hâvre, et ses dépendances.

VI.

Luillier, Laugeois, du Ruaupallu, le Tellier, le Maistre, Courchamp, Arnaud, Thomé :

Le soin de faire remettre les deniers des Provinces à la Recette générale.

De faire payer tous les Sous Fermiers.

De Vérifier et Controller les Caisses.

De faire les payemens au Trésor Royal.

D’acquiter les Charges des Etats du Roi.

Et des Comptes à rendre au Conseil et à la Chambre.

VII.

Laugeois, l’Huillier, du Ruaupallu, Arnaud, Delpesches, Romanet, Dumas, Henault :

La suite des Etats Alphabétiques[8].

[8]Ce sont les états indiqués dans la série précédente, l’état des pensions notamment.

[8]Ce sont les états indiqués dans la série précédente, l’état des pensions notamment.

L’examen des produits.

La Verification des Passe-ports de Sa Majesté.

Et les Arretez des Comptes des Directions et des Comptes de Societé.

VIII.

Pelissier, Rémond, Menon, Mouchy, de la Porte, Cormery, Dumas, Vauxge :

Le Contrôle Général de toute la Depense de la Ferme.

La Garde des Papiers, Registres et Titres de la Ferme.

IX.

Pelissier, Menon, Vallier, Lagny, Henault, Vauxge, Cormery, Douilly, le Jariel :

La suite des affaires du Conseil, au Parlement, à la Cour des Aydes, à la Chambre duTrésor, et en l’Election[9], et l’Assistance à l’Assemblée des Avocats à tenir une fois la semaine au Bureau[10]pour les affaires de la Ferme.

[9]Il a été dit plus haut ce qu’étoit une Élection, et sa juridiction spéciale pour statuer sur les différends survenus à propos des aides et des tailles.

[9]Il a été dit plus haut ce qu’étoit une Élection, et sa juridiction spéciale pour statuer sur les différends survenus à propos des aides et des tailles.

[10]Ce bureau étoit à l’Hôtel des Fermes, ancien hôtel du chancelier Séguier, dont l’imprimerie Paul Dupont occupe aujourd’hui une partie, entre la rue du Bouloi et la rue Jean-Jacques Rousseau, alors rue de Grenelle.

[10]Ce bureau étoit à l’Hôtel des Fermes, ancien hôtel du chancelier Séguier, dont l’imprimerie Paul Dupont occupe aujourd’hui une partie, entre la rue du Bouloi et la rue Jean-Jacques Rousseau, alors rue de Grenelle.

X.

Luillier, Berthelot, de Ruaupallu, Arnaud, Turgis, Henault, Mouchy :

La Correspondance.

Les Achats.

Et les Comptes du Traité des Vivres de la Marine.

Provinces.

I.

Messieurs

Langlois, Vauxgé, de la Porte :

Directions[11]de Rouen, Caën et Allençon.

[11]La direction étoit le bureau spécial des finances pour chaque généralité.

[11]La direction étoit le bureau spécial des finances pour chaque généralité.

II.

De Belloy, le Tellier, Blin :

Directions d’Amiens, Guises, Soissons[12]et l’Isle.

[12]Les directions de Guise et de Soissons furent remplacées, peu après, par celle de Saint-Quentin.

[12]Les directions de Guise et de Soissons furent remplacées, peu après, par celle de Saint-Quentin.

III.

Baugier, Luillier, de Turgis :

Directions de Dijon, Langres et Franche Comté.

IV.

Romanet, Cormery, Laugeois :

Directions de Chalons, Sedan, Lorraine et Alsace.

V.

Blin, de Lagny, Remond :

Direction de Lyon.

VI.

Saint Amant, Luillier, Mouchy :

Direction de Valence, Avignon et Marseille.

VII.

Le Juge, Delpesche, Berthelot :

Directions de Montpellier et Thoulouze.

VIII.

Grandval, Menon, Menault :

Directions de Bourdeaux et de Dax.

IX.

Germain, du Ruaupallu, Thomé :

Directions de la Rochelle et Charante.

X.

De Blair[13], Vallier, le Jariel :

[13]Melchior de Blair, d’abord simple intéressé dans les fermes. Il étoit arrivé à être fermier général, après deux missions qu’il avoit habilement remplies : l’une, en 1690, en Picardie ; l’autre, en 1691, en Bretagne.

[13]Melchior de Blair, d’abord simple intéressé dans les fermes. Il étoit arrivé à être fermier général, après deux missions qu’il avoit habilement remplies : l’une, en 1690, en Picardie ; l’autre, en 1691, en Bretagne.

Directions d’Angers, Laval, le Mans et Bretagne.

XI.

Des Espoisses, Rancy, Dumas :

Directions d’Orléans et de Tours.

XII.

Martin, Germery, d’Apougny :

Directions de Bourges et Moulins, avec les Dépôts d’Auvergne, Limosin et la Marche.

La Manufacture Royale des Bandages de nouvelle invention[14], qui a toujours sa principale entrée par la rue de Guénégaud, communique d’ailleurs presentement avec la boutique de M. de Blegny le fils Apoticaire du Roy, sur le quay de Nesle à la Devise Royale[15], où l’on fera bien de s’adresser pour eviter la surprise de quelques imposteurs.

[14]L’industrie des bandages avoit été la première qu’eût exploitée Blegny. Aussi, ne manque-t-il pas d’y revenir sans cesse.V.plus haut.

[14]L’industrie des bandages avoit été la première qu’eût exploitée Blegny. Aussi, ne manque-t-il pas d’y revenir sans cesse.V.plus haut.

[15]Il y avoit succédé, avec la même enseigne, à Delaunay, chirurgien herniaire, dont J. Lepaute a gravé l’adresse.

[15]Il y avoit succédé, avec la même enseigne, à Delaunay, chirurgien herniaire, dont J. Lepaute a gravé l’adresse.

Ces Bandages ont des formes différentes selon les diverses dispositions des Malades et de leurs incommoditez ; on y trouve à ressort, à visse, à charnieres ployantes, à champignons, à ceinture de Buffles, etc., mais telle que soit la conformation particuliere de chacun de ces Bandages, on y trouve cet avantage qu’ils retiennent parfaitement, et dans les plus impetueux mouvemens, les Décentes qui n’ont pû être arrêtées par aucune sorte de Bandages, et qu’ils conduisent à la guerison qu’on a coutume de tentervainement par l’usage des bandages ordinaires.

On trouve au même lieu un livre et des mémoires curieux sur la guerison des Decentes[16], et sur le prix des Bandages et des Remedes.

[16]Voici le titre du livre de Blegny, donné déjà, d’ailleurs, dans l’Introduction, p. xlv :l’Art de guérir les hernies de toute espèce dans les deux sexes, avec le remède du Roi, in-12. La première édition parut en 1676, la seconde en 1693.

[16]Voici le titre du livre de Blegny, donné déjà, d’ailleurs, dans l’Introduction, p. xlv :l’Art de guérir les hernies de toute espèce dans les deux sexes, avec le remède du Roi, in-12. La première édition parut en 1676, la seconde en 1693.

Messieurs l’Abbé de la Roque qui tenoit des Conférences rue de Guénegaud[17], et Legier qui étoit censeur de la Faculté de Medecine, sont décedez[18].

[17]Il a été parlé de lui plus haut, t. I, p. 128, au chapitreConférences. L’époque de sa mort, qu’on ne savoit pas, peut être ainsi fixée à la fin de 1691.

[17]Il a été parlé de lui plus haut, t. I, p. 128, au chapitreConférences. L’époque de sa mort, qu’on ne savoit pas, peut être ainsi fixée à la fin de 1691.

[18]V.t. I, p. 151.

[18]V.t. I, p. 151.

M. Frosne qui etoit Inspecteur des Batimens du Roy, a présentement un autre employ en Cour.

Les Droits et Bureaux des Chevaux de renvoy ont été suprimez[19].

[19]Ils étoient, on l’a vu, t. I, p. 108, à l’hôtel de Sens.

[19]Ils étoient, on l’a vu, t. I, p. 108, à l’hôtel de Sens.

Le Sieur Marseilles Marchand rue Saint Denis qui vendoit des Cuirs dorez de Flandres, a manqué[20].

[20]Cette expression, pour dire faire banqueroute, commençoit à être employée. Dancourt s’en est servi dans lesAgioteurs(acte III, sc. VII), où un des personnages dit : « Son marchand est un fripon, elle a raison ; il est prêt à manquer. Ses affaires périssent. » — D’autres reprirent le commerce mis en péril par la banqueroute de Marseilles. Liger, en effet, dit en 1715, dans sonVoyageur fidèle, p. 366 : « On vend desTapisseries de cuir doré, rue St-Antoine, proche de la Bastille : celles decuir doré de Flandresse vendent dans la rue St-Denis, proche de la Sellette. »

[20]Cette expression, pour dire faire banqueroute, commençoit à être employée. Dancourt s’en est servi dans lesAgioteurs(acte III, sc. VII), où un des personnages dit : « Son marchand est un fripon, elle a raison ; il est prêt à manquer. Ses affaires périssent. » — D’autres reprirent le commerce mis en péril par la banqueroute de Marseilles. Liger, en effet, dit en 1715, dans sonVoyageur fidèle, p. 366 : « On vend desTapisseries de cuir doré, rue St-Antoine, proche de la Bastille : celles decuir doré de Flandresse vendent dans la rue St-Denis, proche de la Sellette. »


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