[349]V. surla basse de violeet ceux qui l’enseignoient, t. I, p. 210.
[349]V. surla basse de violeet ceux qui l’enseignoient, t. I, p. 210.
[350]Il faut lire, je crois, Denglebert, dont il a été parlé, t. I, p. 206, comme étant des plus célèbres sur le clavecin.
[350]Il faut lire, je crois, Denglebert, dont il a été parlé, t. I, p. 206, comme étant des plus célèbres sur le clavecin.
[351]Cabaret voisin de Saint-Roch. V. notreHistoire de la Butte des Moulins, p. 52.
[351]Cabaret voisin de Saint-Roch. V. notreHistoire de la Butte des Moulins, p. 52.
7. De très beaux chevaux de Flandres à vendre en gros et en détail.Adr.à mad. Bareilles. R. saint Honoré, près le Palais Royal, aux Armes de Condé, proche un tapissier, à la première chambre[352].
[352]Au premier étage. V. plus haut p.314.
[352]Au premier étage. V. plus haut p.314.
8. De grosses boucles d’oreille de diamants du Temple[353]très beaux, à vendre pour 10 escus.Adr.au Bureau, où l’on les fera voir.
[353]V. ci-dessus la note 2 de la p. précédente.
[353]V. ci-dessus la note 2 de la p. précédente.
14. Un corps de chaise roullante à 2 fonds pour 4 personnes, garnie de serge grise neuve à 2 envers, avec les 2 coussins ; il y a dedans 2 coffres, ferrez et garnis de leurs serrures, le tout à vendre pour 100 l.Adr.à M. Hennoyer, sellier de Mademoiselle, proche les Quinze Vingts[354].
[354]La grande Mademoiselle, fille de Gaston d’Orléans, ayant longtemps habité les Tuileries, avoit, comme on le voit, gardé ses fournisseurs dans les environs.
[354]La grande Mademoiselle, fille de Gaston d’Orléans, ayant longtemps habité les Tuileries, avoit, comme on le voit, gardé ses fournisseurs dans les environs.
16. On vend de fort bon vin de Tonnerre pour des nopces à 6, 8 et 10 s. la pinte dans la r. S. Martin, près la r. aux Ours, chez un faiseur de Luth[355].
[355]On a vu plus haut, t. I, p. 315, que chacun pouvoit faire débit de son vin. C’est ce qui s’appeloit « vendre à pot ». Fr. Colletet, dans sonJournal, à la date du 5 août 1676, nous dit à ce sujet ce que coûtoit alors le vin de Champagne : «Un Bourgeois de Paris vend en détail d’excellent vin de Reims en Champagne, et le donne à 12 s. la bouteille ; il en a aussi à 10 et à 8 s. la pinte. Le dit vin est de son propre crû, et l’on enseignera au Bureau sa demeure.»
[355]On a vu plus haut, t. I, p. 315, que chacun pouvoit faire débit de son vin. C’est ce qui s’appeloit « vendre à pot ». Fr. Colletet, dans sonJournal, à la date du 5 août 1676, nous dit à ce sujet ce que coûtoit alors le vin de Champagne : «Un Bourgeois de Paris vend en détail d’excellent vin de Reims en Champagne, et le donne à 12 s. la bouteille ; il en a aussi à 10 et à 8 s. la pinte. Le dit vin est de son propre crû, et l’on enseignera au Bureau sa demeure.»
18. Les Conciles d’impression du Louvre en 37 volumes[356], bien reliez, à vendre.Adr.au Bureau, où l’on en pourra faire venir quelque volume à voir si on le souhaite.
[356]C’est l’édition de 1644, due en effet à l’imprimerie du Louvre, alors à ses commencements. Elle fut réimprimée, en 1715, avec des additions et une table excellente, par les soins du P. Hardouin.
[356]C’est l’édition de 1644, due en effet à l’imprimerie du Louvre, alors à ses commencements. Elle fut réimprimée, en 1715, avec des additions et une table excellente, par les soins du P. Hardouin.
25. Le sieur Hermier, par privilège vérifié et exclusif à tous autres, continue à faire les planches façon de marbre et des tables de mesme, dont il fera voir tous les dessins qu’il a executez depuis 1643. Il loge r. S. Marc, entre les portes Richelieu et Montmartre[357], chez le sieur Petit Charpentier[358].
[357]La rue Saint-Marc, qui devoit son nom à l’une des seigneuries des Vivien, seigneurs de la Grange-Batelière, sur le terrain de laquelle on venoit alors de la bâtir, servoit en effet de trait d’union entre les portes Richelieu et Montmartre, bâties l’une et l’autre à cette hauteur dans les derniers temps de Louis XIII et démolies ensemble en 1701.
[357]La rue Saint-Marc, qui devoit son nom à l’une des seigneuries des Vivien, seigneurs de la Grange-Batelière, sur le terrain de laquelle on venoit alors de la bâtir, servoit en effet de trait d’union entre les portes Richelieu et Montmartre, bâties l’une et l’autre à cette hauteur dans les derniers temps de Louis XIII et démolies ensemble en 1701.
[358]Il est parlé de lui dans un mémoire contre Lulli :Requeste d’inscription de faux en forme de factum présenté au Châtelet, le 16 juillet 1676, par le srGuichard, in-4o: « Le sieur Antoine Petit, charpentier, y est-il dit, travaillant aux ouvrages de charpenterie des maisons et de l’Opéra de J.-B. Lulli. »
[358]Il est parlé de lui dans un mémoire contre Lulli :Requeste d’inscription de faux en forme de factum présenté au Châtelet, le 16 juillet 1676, par le srGuichard, in-4o: « Le sieur Antoine Petit, charpentier, y est-il dit, travaillant aux ouvrages de charpenterie des maisons et de l’Opéra de J.-B. Lulli. »
35. La grande Bible polyglotte de Londres et le Lexicon, en 7 langues orientales, en 8 vol.[359]en blanc[360]à vendre pour 400 l.Adr.à mad. Balduc orfévresse, r. Bourlabbé à la ville de Sedan.
[359]C’estla Biblede l’évêque de Chester, Walton, publiée en 1657 à Londres, en 6 vol. in-fol., et que leLexicon heptaglottonde Castell, qu’on y joignit en 1668, augmenta de deux volumes nouveaux.
[359]C’estla Biblede l’évêque de Chester, Walton, publiée en 1657 à Londres, en 6 vol. in-fol., et que leLexicon heptaglottonde Castell, qu’on y joignit en 1668, augmenta de deux volumes nouveaux.
[360]C’est-à-dire non reliés.
[360]C’est-à-dire non reliés.
24. Un habit et manteau de moire noir, le caneçon de chamois, et les bas de soie à vendre pour 20 escus.Adr.chez la Dame de Clermont au coin de la rue des Consuls[361], chez un confiturier à la 3 chambre.
[361]La même que la rue des Juges-Consuls aujourd’hui, dans l’ancien cloître Saint-Merry.
[361]La même que la rue des Juges-Consuls aujourd’hui, dans l’ancien cloître Saint-Merry.
41. Un Collier double de 206 perles baroques de belle eau à vendre, au dernier mot 15 écus.Adr.au Bureau où on les pourra voir.
48. Un autre collier de perles barroques assez grosses et de belle eau à vendre pour 360 l.Adr.au bureau où on les pourra voir.
82. Il est arrivé un marchand de vin de la ville de Condrieux, qui en vend à 16 s. la pinte dans la rue de la Tixéranderie, proche S. Jean en Grêve.
83. Deux chevaux de Carrosse, avec le carrosse à vendre ensemble ou séparément.Adr.au Bur.
50. On continue à débiter au bureau desChapeaux de la manufacture de l’Hopital Général[362], fort bons et esprouvez contre la pluye, et à très-grand marché, à 30 sols tout garnis.
[362]Des fabriques et manufactures avoient été établies, afin de créer, par les bénéfices qu’elles pourroient faire, des ressources pour l’Hôpital général. Nous verrons tout à l’heure que la fabrique, déjà ancienne, des tapis de la Savonnerie ne travailloit plus elle-même que pour contribuer à cette œuvre charitable.
[362]Des fabriques et manufactures avoient été établies, afin de créer, par les bénéfices qu’elles pourroient faire, des ressources pour l’Hôpital général. Nous verrons tout à l’heure que la fabrique, déjà ancienne, des tapis de la Savonnerie ne travailloit plus elle-même que pour contribuer à cette œuvre charitable.
51. Un homme de Province, qui croit avoir démêlé les obscuritez de la Cassandre de Licophron, mais qui ne se fie pas assez à son jugement, pour hazarder d’en donner son travail au public, sans en avoir l’avis des sçavants de Paris, prie tous ceux qui auront quelques belles conjectures sur cet autheur, d’avoir la bonté de les donner au Bureau, et s’ils y veulent bien adjouster leur nom, il ne manquera pas, en publiant l’ouvrage, d’y marquer la reconnoissance qu’il leur devra de ce secours[363].
[363]Cet appel singulier n’étonne pas, quand on sait ce qu’il y a d’énigmatique dans ce poëme deCassandrela prophétesse, qui fit donner à Lycophron, sorte de Nostradamus antique, le nom de « poëte ténébreux ». Nous ignorons si la traduction, pour laquelle notre provincial réclamoit les lumières de l’érudition parisienne, a jamais paru.
[363]Cet appel singulier n’étonne pas, quand on sait ce qu’il y a d’énigmatique dans ce poëme deCassandrela prophétesse, qui fit donner à Lycophron, sorte de Nostradamus antique, le nom de « poëte ténébreux ». Nous ignorons si la traduction, pour laquelle notre provincial réclamoit les lumières de l’érudition parisienne, a jamais paru.
52. Le Philosophe inconnu, arrivé depuis peu, fait toujours débiterl’eau catholique de Paracelse, remede universel contre toutes les maladies, chez le sieur d’Aiguillon de la Ferté, à 6 liv. l’once, et aux pauvresgratis: Et on y instruit de son usage ceux qui en prennent, dont il dit aussi que 6 goutes prises dans ce qu’on voudra, est un préservatif cordial pour maintenir la santé. Il donne avis de plus, qu’ilvend de l’eau[364]des dames vénitiennes pour embellir et entretenir le visage[365], à un écu l’once ; et qu’il donnegratisaux pauvres une excellente emplastre pour les dents. Il loge au Marais rue de Limoges, près la fontaine du Calvaire[366], à la première porte cochère à main droite.
[364]Ce seroit, dit-on,l’eau de melisse, qui se vendoit déjà dans les premiers temps de Louis XIII et dont les Carmes de la rue de Vaugirard finirent par accaparer le monopole. V.Le Vieux-neuf, 2eédition, p. 626.
[364]Ce seroit, dit-on,l’eau de melisse, qui se vendoit déjà dans les premiers temps de Louis XIII et dont les Carmes de la rue de Vaugirard finirent par accaparer le monopole. V.Le Vieux-neuf, 2eédition, p. 626.
[365]On trouve les recettes des Dames vénitiennes pour se « blondir les cheveux » et se rajeunir le visage dans un manuscrit des archives de Venise,Recitario della contessa Nani, dont MM. A. Baschet et Feuillet de Conches ont publié une traduction :Les femmes blondes de l’école vénitienne, pet. in-8o.
[365]On trouve les recettes des Dames vénitiennes pour se « blondir les cheveux » et se rajeunir le visage dans un manuscrit des archives de Venise,Recitario della contessa Nani, dont MM. A. Baschet et Feuillet de Conches ont publié une traduction :Les femmes blondes de l’école vénitienne, pet. in-8o.
[366]Appelée aussi alors fontaine de l’Échaudé, et des Comédiens du Marais (V. p. 330). Elle se trouve au carrefour des rues de Limoges, de Poitou et Vieille-du-Temple, vis-à-vis d’un cabaret de cette dernière rue, qui porte encore son enseigne sur sa grille avec cette inscriptionAv Soleil d’Or. C’est là que fut maintes fois mystifié le petit Poinsinet. (Poésies satyriques duXVIIIesiècle, 1788, in-12, t. I, p. 99.)
[366]Appelée aussi alors fontaine de l’Échaudé, et des Comédiens du Marais (V. p. 330). Elle se trouve au carrefour des rues de Limoges, de Poitou et Vieille-du-Temple, vis-à-vis d’un cabaret de cette dernière rue, qui porte encore son enseigne sur sa grille avec cette inscriptionAv Soleil d’Or. C’est là que fut maintes fois mystifié le petit Poinsinet. (Poésies satyriques duXVIIIesiècle, 1788, in-12, t. I, p. 99.)
53. Vingt cinq pièces de pierres de ruyne[367]très bien assorties et disposées pour faire un grand cabinet ou un grand tabernacle.Adr.au Bureau.
[367]« On donne ce nom à certaines pierres figurées, sur lesquelles on voit des représentations de vieilles ruines aussi naturelles que si elles étoient l’ouvrage du pinceau. » L’abbé Prévost,Manuel lexique, 1755, in-12, t. II, p. 380.
[367]« On donne ce nom à certaines pierres figurées, sur lesquelles on voit des représentations de vieilles ruines aussi naturelles que si elles étoient l’ouvrage du pinceau. » L’abbé Prévost,Manuel lexique, 1755, in-12, t. II, p. 380.
90. Deux chevaux gris avec la chaise roulante à vendre pour 500 l.Adr.chez M. Menu, procureur au Chastelet, au coin de l’hostel de Bourgogne.
57. L’artisan chrestien, ou la Vie duBon Henry, maistre cordonnier à Paris, instituteuret fondateur des Communautez des frères Cordonniers et Tailleurs[368], se vend à Paris, chez G. Desprez dans la r. S. Jacques à l’Image S. Prosper.
[368]Son vrai nom étoit Henri-Michel Bunch. Simple garçon cordonnier, il avoit, en 1645, établi la communauté des Frères de son métier, à l’imitation de laquelle fut, peu après, créée celle des frères Tailleurs. V. plus haut, sur l’une et sur l’autre, p. 61 et 67.
[368]Son vrai nom étoit Henri-Michel Bunch. Simple garçon cordonnier, il avoit, en 1645, établi la communauté des Frères de son métier, à l’imitation de laquelle fut, peu après, créée celle des frères Tailleurs. V. plus haut, sur l’une et sur l’autre, p. 61 et 67.
62. Une montre à boîte d’argent, ovale, sonnerie et réveil, et tous les mouvements excellents à vendre pour 10 pistoles.Adr.au Bur. où on la fera voir.
85. Le sieur Bridaut maistre diamantaire[369]continue à vendre quantité de diamant, excellent à couper le verre, qui luy sont venus depuis peu à prix raisonnable.Adr.aud. sieur Bridaut dans la Monnoye.
[369]On appeloit ainsi l’ouvrier qui taille le diamant.
[369]On appeloit ainsi l’ouvrier qui taille le diamant.
63. La grande carte généalogique royale de France de M. Thuret[370]se débite au cadran S. Honoré[371], chez une lingère à la 4. chambre, chez M. Roger imager, sur le quay de l’Horloge, et chez M. Jaquinet graveur r. S. Anthoine, vis à vis l’hostel de Sully.
[370]Nous ne connaissons pas cettecarte généalogiqued’Antoine Thurel et non Thuret, qui prenoit le titre d’ancien prieur de Notre-Dame-de-Homblières. Le plus ancien ouvrage que Guigard,Biblioth. héraldique, p. 153, cite de lui est laTable chronologique et généalogique des rois de France, 1687, gr. in-fol.
[370]Nous ne connaissons pas cettecarte généalogiqued’Antoine Thurel et non Thuret, qui prenoit le titre d’ancien prieur de Notre-Dame-de-Homblières. Le plus ancien ouvrage que Guigard,Biblioth. héraldique, p. 153, cite de lui est laTable chronologique et généalogique des rois de France, 1687, gr. in-fol.
[371]Ce cadran se trouvoit rue Saint-Honoré, au-dessus de la porte du cloître. V. Segrais,Œuvres, t. II, p. 152.
[371]Ce cadran se trouvoit rue Saint-Honoré, au-dessus de la porte du cloître. V. Segrais,Œuvres, t. II, p. 152.
72. Un collier de fort belles perles de belle eau et assez grosses, entrenettes, d’environ1,500 l.Adr.chez M. Bidaux aux Galleries du Louvre.
75.Les pensées de M. Paschal sur la Religion et sur d’autres sujets, trouvées dans son Cabinet après sa mort, sont imprimées, et se vendent à Paris chez G. Després, r. S. Jacques, à l’Image S. Prosper[372].
[372]C’est la première édition desPensées. L’annonce précédait la mise en vente. L’achevé d’imprimer n’est, en effet, que du 2 janvier, et déjà notreListe des avis, datée du 1er, dit qu’elles ont paru.
[372]C’est la première édition desPensées. L’annonce précédait la mise en vente. L’achevé d’imprimer n’est, en effet, que du 2 janvier, et déjà notreListe des avis, datée du 1er, dit qu’elles ont paru.
91. Un beau cheval de selle gris pommelé à vendre.Adr.chez M. le Président Tubeuf, rue Vivien[373], derrière le Palais Royal.
[373]Le président Tubeuf, après avoir vendu à Mazarin, pour qu’il agrandît son palais, l’hôtel situé à l’angle des rues de Richelieu et des Petits-Champs, étoit allé habiter, rue Vivienne, celui devant lequel fut percée la rue Colbert.
[373]Le président Tubeuf, après avoir vendu à Mazarin, pour qu’il agrandît son palais, l’hôtel situé à l’angle des rues de Richelieu et des Petits-Champs, étoit allé habiter, rue Vivienne, celui devant lequel fut percée la rue Colbert.
92. Un carrosse vitré à 2 fonds de moyenne grandeur de velours rouge cramoisi à ramages à 3 glaces[374], et le train neuf à vendre.Adr.chez messieurs Tubeuf[375], r. Montmartre, vis à vis S. Joseph.
[374]« L’usage des glaces aux carrosses nous vient d’Italie. Bassompierre est le premier qui l’ait apporté en France. »Longueruana, t. I, p. 109.
[374]« L’usage des glaces aux carrosses nous vient d’Italie. Bassompierre est le premier qui l’ait apporté en France. »Longueruana, t. I, p. 109.
[375]Ce sont les fils du président nommé tout à l’heure. Tallemant, t. VII, p. 313-314, parle de l’un d’eux, Charles, conseiller au Parlement, maître des requêtes.
[375]Ce sont les fils du président nommé tout à l’heure. Tallemant, t. VII, p. 313-314, parle de l’un d’eux, Charles, conseiller au Parlement, maître des requêtes.
97. On continue jusqu’à la feste de la Purification[376]à vendre les plus belles curiositez du Cabinet de M. Gosseneau[377], depuis 2 heuresaprès midy jusqu’à 6 heures du soir, r. et proche la Monnoye.
[376]2 février.
[376]2 février.
[377]Nous croyons qu’il faut lire Gosseau, comme dans la liste des curieux donnée par Spon en 1673. Il habitoit alors près des Carmélites, et peut-être, lorsqu’il vendit, comme on le voit ici, une partie de ses curiosités rue de la Monnoie, étoit-ce pour s’épargner l’ennui de les déménager.
[377]Nous croyons qu’il faut lire Gosseau, comme dans la liste des curieux donnée par Spon en 1673. Il habitoit alors près des Carmélites, et peut-être, lorsqu’il vendit, comme on le voit ici, une partie de ses curiosités rue de la Monnoie, étoit-ce pour s’épargner l’ennui de les déménager.
59. On a perdu dès le mois d’octobre dernier une Eolipile, ou soufflet de cuivre rouge en forme de teste qui souffle[378].Adr.à M. Audry, r. de la Ferronnerie à la Lampe.
[378]Il a déjà, dans une de nos notes, été question de l’eolypile. Nous n’y reviendrons que pour dire comment elle servoit à Descartes pour expliquer l’origine du vent : « Vous demandez, écrit l’abbé de Fleury (Nouveaux opuscules, p. 370), comment se fait le vent, et vous avez recours aux trésors de Dieu. Descartes dit : je vais vous en faire. Il prend une Eolipyle, qu’il remplit d’eau à demi, et la met devant le feu ; l’eau échauffée et raréfiée chasse l’air avec violence, qui souffle le feu. Voilà le vent. » Mussenbrok en possédoit plusieurs d’une grande curiosité dans son cabinet à Leyde : « Une éolipile, par le moyen de laquelle on change l’eau en air… Une éolipile attachée sur un petit charriot, et courant sur le pavé d’une rapidité extraordinaire, par la vapeur qui en sort, etc. » (Catal. des Instrum. de physique, etc., que l’on trouve chez Jean Van Musschenbroek, 1725, in-8o, de 12 p., p. 7.)
[378]Il a déjà, dans une de nos notes, été question de l’eolypile. Nous n’y reviendrons que pour dire comment elle servoit à Descartes pour expliquer l’origine du vent : « Vous demandez, écrit l’abbé de Fleury (Nouveaux opuscules, p. 370), comment se fait le vent, et vous avez recours aux trésors de Dieu. Descartes dit : je vais vous en faire. Il prend une Eolipyle, qu’il remplit d’eau à demi, et la met devant le feu ; l’eau échauffée et raréfiée chasse l’air avec violence, qui souffle le feu. Voilà le vent. » Mussenbrok en possédoit plusieurs d’une grande curiosité dans son cabinet à Leyde : « Une éolipile, par le moyen de laquelle on change l’eau en air… Une éolipile attachée sur un petit charriot, et courant sur le pavé d’une rapidité extraordinaire, par la vapeur qui en sort, etc. » (Catal. des Instrum. de physique, etc., que l’on trouve chez Jean Van Musschenbroek, 1725, in-8o, de 12 p., p. 7.)
62. Celuy qui a le secret infaillible de guérir lemiserere, demeure toujours chez M. Le Maire, Peintre du Roy[379], r. S. Thomas du Louvre devant l’hostel de Longueville.
[379]François Lemaire, reçu de l’Académie de peinture en 1657. Il mourut en 1688.
[379]François Lemaire, reçu de l’Académie de peinture en 1657. Il mourut en 1688.
73. Un moulin à bled portatif et aisé à placer où l’on veut, pour moudre à la main, à une et à 2 manivelles à vendre.Adr.au bureau, où on le fera voir s’il est besoin.
100. On continue à vendre d’excellent vin de Beaune et de Volnay en gros et en détail, r. S. Louis au Marais, au coin de la r. S. Anastase.
101. Une personne de condition va faire vendre d’excellent vin de Volnay et de S. Aubin en gros et en détail dans la r. de Richelieu, joignant le logis de M. Le Roy : La Cave sera ouverte après les Roys.
103. Un carrosse à 2 fonds, doublé de damas et velours cramoisi, avec 2 glaces de Venise, le tout fort bon, et le train neuf à vendre à prix raisonnable.Adr.au sieur de Turny à l’échelle du Temple[380], où il faut demander Dupré, et y aller depuis 8 heures du matin jusqu’à 10 pour le trouver.
[380]Échelle patibulaire de la Justice du Temple, placée au coin de la rue des Vieilles-Haudriettes, qui lui dut un de ses anciens noms, et de la rue du Temple. Il en est parlé dans les registres du Châtelet de 1391, et, jusqu’à l’époque de la Fronde, elle resta intacte. Elle fut brûlée alors par quelques gentilshommes frondeurs. Il ne resta qu’un des montants. V. dans le La Fontaine de la Collect. Elzevirienne, t. III, p. 259, une note communiquée par nous.
[380]Échelle patibulaire de la Justice du Temple, placée au coin de la rue des Vieilles-Haudriettes, qui lui dut un de ses anciens noms, et de la rue du Temple. Il en est parlé dans les registres du Châtelet de 1391, et, jusqu’à l’époque de la Fronde, elle resta intacte. Elle fut brûlée alors par quelques gentilshommes frondeurs. Il ne resta qu’un des montants. V. dans le La Fontaine de la Collect. Elzevirienne, t. III, p. 259, une note communiquée par nous.
105. Le Recueil de tous les Vers mis en chant jusqu’en 1670, en 6 vol.[381]faisant près de 2,000 chansons : se vend ensemble ou séparément chez C. Barbin et G. de Luines au Palais, et chez un Chandelier devant la Croix des Petits Champs[382]; avec les livres d’airs gravez deM. Lambert[383], in-4oet in-8o, et un traité curieux de la méthode de chanter, le tout en gros ou en détail.
[381]C’est leRecueil des plus beaux vers qui ont été mis en chant, publié d’abord en trois parties par Charles Sercy, 1661, in-12, et repris par Barbin et De Luynes, qui l’augmentèrent de trois parties nouvelles en le continuant de 1661 jusqu’à 1670. Je ne crois pas qu’ainsi complété il se trouve dans aucune bibliothèque. Brunet, du moins, dernière édition, t. IV, col. 1167, n’en signale pas d’exemplaire.
[381]C’est leRecueil des plus beaux vers qui ont été mis en chant, publié d’abord en trois parties par Charles Sercy, 1661, in-12, et repris par Barbin et De Luynes, qui l’augmentèrent de trois parties nouvelles en le continuant de 1661 jusqu’à 1670. Je ne crois pas qu’ainsi complété il se trouve dans aucune bibliothèque. Brunet, du moins, dernière édition, t. IV, col. 1167, n’en signale pas d’exemplaire.
[382]Ou Croix de Bon-Puits. Elle se trouvoit au carrefour des rues du Bouloy et des Petits-Champs, qui, à cause d’elle, s’appela plus tard et s’appelle encore rue Croix-des-Petits-Champs.
[382]Ou Croix de Bon-Puits. Elle se trouvoit au carrefour des rues du Bouloy et des Petits-Champs, qui, à cause d’elle, s’appela plus tard et s’appelle encore rue Croix-des-Petits-Champs.
[383]V. sur lui, t. I, p. 205.
[383]V. sur lui, t. I, p. 205.
106. Un grand Théorbe deGaspar[384], d’autres petits et 3 Luths, portraitz de Nanteuil[385]et autres grandes Thèses à bordure[386]à vendre ou troquer, et toutes sortes de livres à vignettes, reliez en maroquin pour la musique et le luth, à un écu la pièce.Adr.chez M. Quichardet, vis à vis la Croix des Petits Champs.
[384]Antérieur aux Amati, il travailla de 1560 à 1610. Il marquait ses instruments de cette étiquette :Gaspar da Salo in Brescia.
[384]Antérieur aux Amati, il travailla de 1560 à 1610. Il marquait ses instruments de cette étiquette :Gaspar da Salo in Brescia.
[385]Robert Nanteuil, si célèbre comme graveur de portraits, et qui étoit alors dans toute sa gloire.
[385]Robert Nanteuil, si célèbre comme graveur de portraits, et qui étoit alors dans toute sa gloire.
[386]Ce sont ses thèses à frontispice et à bordures gravés, « toujours bonnes à garder pour l’image », comme dit la Toinette duMalade imaginaire.
[386]Ce sont ses thèses à frontispice et à bordures gravés, « toujours bonnes à garder pour l’image », comme dit la Toinette duMalade imaginaire.
115. Ceux qui voudront faire rentraire des vieilles tapisseries, et les faire remettre en couleur, ou en raccommoder les relais, n’auront qu’à s’adresser à M. Lourdet Tapissier du Roy à la Savonerie qui est une des maisons de l’Hopital général[387].
[387]V. une des notes précédentes, p.320. Trois ans après, la Savonnerie était redevenue un établissement royal. Nous lisons, en effet, dans leRécolement des Archives de l’assistance publiquepar M. Brièle, 1877, in-8o, p. 157 : « Arrêt du Conseil du 22 août 1673, par lequel le Roi reprend la maison de la Savonnerie, dont il avoit fait don à l’Hôpital général, pour lequel cette maison étoit une trop lourde charge. »
[387]V. une des notes précédentes, p.320. Trois ans après, la Savonnerie était redevenue un établissement royal. Nous lisons, en effet, dans leRécolement des Archives de l’assistance publiquepar M. Brièle, 1877, in-8o, p. 157 : « Arrêt du Conseil du 22 août 1673, par lequel le Roi reprend la maison de la Savonnerie, dont il avoit fait don à l’Hôpital général, pour lequel cette maison étoit une trop lourde charge. »
118.Biblia Heintenij cum figuris[388],BibliaBenedicti[389]en grand papier, et la bible des 70 en grec, avec les diverses leçons[390]à vendre, ensemble et séparément.Adr.au Bureau.
[388]C’est la Bible, préparée par Jean Henten et publiée à Francfort, en 1566, in-fol., sous ce titre :Biblia ad vetustissima exemplaria nunc recens castigata. Les figures sont au nombre de 127, gravées sur bois.
[388]C’est la Bible, préparée par Jean Henten et publiée à Francfort, en 1566, in-fol., sous ce titre :Biblia ad vetustissima exemplaria nunc recens castigata. Les figures sont au nombre de 127, gravées sur bois.
[389]Voici le titre de la première édition :Biblia sacra latina, juxta Vulgatam, cura Jo. Benedicti,Parisiis, 1549, in-fol.
[389]Voici le titre de la première édition :Biblia sacra latina, juxta Vulgatam, cura Jo. Benedicti,Parisiis, 1549, in-fol.
[390]Ce doit être celle dont voici le titre :Divinæ Scripturæ, nempe Veteris et Novi Testamenti omnia, græce, a viro doctissimo recognita et emendata, variisque lectionibus… aucta et illustrata. Francfort, 1597, in-fol.
[390]Ce doit être celle dont voici le titre :Divinæ Scripturæ, nempe Veteris et Novi Testamenti omnia, græce, a viro doctissimo recognita et emendata, variisque lectionibus… aucta et illustrata. Francfort, 1597, in-fol.
120. Deux jeunes chevaux entiers de carrosse, bay brun, à vendre chez M. le Président Tubeuf, r. Vivien, derrière le Palais Royal[391].
[391]V. une des notes précédentes, p.323.
[391]V. une des notes précédentes, p.323.
Demandes.
8. On demande une terre relevant du Roy[392], depuis 10 jusqu’à 30 lieues de Paris, et depuis 100 jusqu’à 150,000 l. ou plus.Adr.au bureau.
[392]C’est-à-dire n’ayant que lui pour seigneur.
[392]C’est-à-dire n’ayant que lui pour seigneur.
12. On demande une maison depuis 4 jusqu’à 8 lieues de Paris, sur le bord des rivières de Marne ou de Seine, en remontant depuis 4 jusqu’à 800 l. de revenu, bien bastie, où il y ait un jardin raisonnable, des bois, prez et terres.Adr.chez M. Guerin prestre de S. Louis, dans l’Isle Nostre Dame, rue Poultière[393].
[393]C’est le nom féminisé de la rue de l’Ile Saint-Louis, dont Le Poulletier, associé de Marie pour les constructions de ce quartier, avoit été le parrain.
[393]C’est le nom féminisé de la rue de l’Ile Saint-Louis, dont Le Poulletier, associé de Marie pour les constructions de ce quartier, avoit été le parrain.
22. On demande une terre à 8, 10, 12, ou 15 lieues de Paris, de 30 jusqu’à 40,000 l., où il y ait de l’eau.Adr.au bureau.
23. On demande un carrosse à 2 fonds develours et vitré, du prix de 4 à 500 l.Adr.à M. de Sêve de Plateau, dans l’Isle Nostre Dame sur le Quay de Bourbon.
30. Si quelqu’un a un cheval gris pommelé entier, à vendre, d’une médiocre taille, ou si on en veut acheter un semblable pour appareiller[394]: on pourra s’adresser chez le sieur Pecou mareschal, rue de la Harpe, proche la rue du Foin.
[394]Dans l’avispublié parle Mercurede septembre 1717, p. 181, le nouveau directeur du Bureau d’adresse rappelle avec une certaine satisfaction que Louis XIII avoit ainsi « appareillé » un de ses équipages : « Ce prince, dit-il, après plusieurs recherches inutiles pour découvrir un cheval de poil Isabelle, qui pût assortir à un de ceux qui traînoient son petit carrosse, eut recours au Bureau d’adresse qui luy en indiqua un. C’est ce qui engagea Louis XIII à lire les listes du Bureau, et cette lecture a souvent mis en place des personnes qui n’étoient redevables de leurs emplois qu’à cet établissement. »
[394]Dans l’avispublié parle Mercurede septembre 1717, p. 181, le nouveau directeur du Bureau d’adresse rappelle avec une certaine satisfaction que Louis XIII avoit ainsi « appareillé » un de ses équipages : « Ce prince, dit-il, après plusieurs recherches inutiles pour découvrir un cheval de poil Isabelle, qui pût assortir à un de ceux qui traînoient son petit carrosse, eut recours au Bureau d’adresse qui luy en indiqua un. C’est ce qui engagea Louis XIII à lire les listes du Bureau, et cette lecture a souvent mis en place des personnes qui n’étoient redevables de leurs emplois qu’à cet établissement. »
30. On demande une chocolatière d’argent[395]qui n’ait guières servy. On la payera tout ce que vaut le marc, et quelque chose de façon si elle n’est pas mal conditionnée.Adr.au Bureau.
[395]C’étoit un ustensile alors assez nouveau, l’usage du chocolat n’ayant guère commencé à Paris que vers 1658 ou 1660. V.Mém.d’Audiger,limonadier à Paris, nouv. édit., 1869, in-12, p. 367, etCorrespond. administ. de Louis XIV, t. III, Introduction, p.LIII.
[395]C’étoit un ustensile alors assez nouveau, l’usage du chocolat n’ayant guère commencé à Paris que vers 1658 ou 1660. V.Mém.d’Audiger,limonadier à Paris, nouv. édit., 1869, in-12, p. 367, etCorrespond. administ. de Louis XIV, t. III, Introduction, p.LIII.
31. Si quelqu’un a les livres suivants imparfaits, et les veut vendre ; sçavoir le 1 tome d’Horace de M. de Marolles, le 3 tome des leçons de Canisius[396],H. Rosvitæ opera de Sanctis Germaniæ in-fol. Norimbergæ, 1601[397],Metam.Ovidii cum indice Pompeii Pasqualini, 1614, in-8o. Il peut s’adresser au libraire du Grand Conseil dans le Cloistre S. Germain.
[396]Il s’agit desAntiquæ lectionesde H. Canisius, 1601-1608, 7 vol. in-4o.
[396]Il s’agit desAntiquæ lectionesde H. Canisius, 1601-1608, 7 vol. in-4o.
[397]Nous n’avons vu indiqué nulle part cet ouvrage de Hrosvita.
[397]Nous n’avons vu indiqué nulle part cet ouvrage de Hrosvita.
46. On demande 6 ou 8 feuilles de paravent simples et assez honnestes.Adr.au bureau.
87. On demande un lit de 4 pieds ou environ de largeur, du Camelot de Hollande, doublé de quelque petit satin bien propre, avec des sièges revenans.Adr.chez un bourrelier, qui est au milieu de la rue des Juifs.
66. On demande un fauteuil renversé à cremillière[398], qui soit fort bon et bien garny sans housse.Adr.au bureau.
[398]Lisez cremaillère. Richelet, du reste, admet l’orthographe que nous voyons ici : « chaise àcremilière, dit-il, ou chaise de commodité. » Le Théâtre-François possède encore, parmi ses accessoires, de ces vieux et énormes fauteuils dont le dossier se renverse ou se remonte à l’aide d’une crémaillère. Molière en possédoit un de ce genre. (Eud. Soulié,Recherches, p. 267.)
[398]Lisez cremaillère. Richelet, du reste, admet l’orthographe que nous voyons ici : « chaise àcremilière, dit-il, ou chaise de commodité. » Le Théâtre-François possède encore, parmi ses accessoires, de ces vieux et énormes fauteuils dont le dossier se renverse ou se remonte à l’aide d’une crémaillère. Molière en possédoit un de ce genre. (Eud. Soulié,Recherches, p. 267.)
119. On demande une terre en titre de comté ou de marquisat, ou fort seigneuriale, de 40 à 50 mil écus, à 20 ou 30 lieues de Paris, du costé de Chartres ou le Vexin françois, dans le ressort du Parlement de Paris.Adr.chez M. Rautier épicier, r. Montmartre près la rue Tiquetonne.
Nota,qu’il ne faut point avoir d’égard au num. 69 de la pag. 8[399]parce que, par le moyen de la communication du Registre, cet article a esté expédié comme les autres defaillans, avant qu’on eust achevé d’imprimer.
[399]Ici cet article est à la p.315.
[399]Ici cet article est à la p.315.
Lieux où se trouveront tous les quinze jours les livres d’avis à quinze deniers la pièce.
Il y aura un escriteau pour les remarquer.
Rue de la Verrerie au coin de la rue de la Poterie, M. Bullot, chandelier.
Vieille rue du Temple, près la fontaine des petits Comédiens[400], M. Cagnard, chandelier.
[400]V. sur cette fontaine, p. 321. On appeloit Comédiens du Marais ceux dont le théâtre, où Corneille fit jouer la plupart de ses pièces, se trouvoit à peu près à l’endroit occupé aujourd’hui par le no90 de la rue Vieille-du-Temple, derrière l’École centrale, établie, comme on sait, rue de Thorigny, dans l’ancien hôtel d’Aubert, traitant de la gabelle du Sel, auquel il avoit dû son nom d’Hôtel-Salé. V. Tallemant, édit. P. Paris, 391, et IX, 451.
[400]V. sur cette fontaine, p. 321. On appeloit Comédiens du Marais ceux dont le théâtre, où Corneille fit jouer la plupart de ses pièces, se trouvoit à peu près à l’endroit occupé aujourd’hui par le no90 de la rue Vieille-du-Temple, derrière l’École centrale, établie, comme on sait, rue de Thorigny, dans l’ancien hôtel d’Aubert, traitant de la gabelle du Sel, auquel il avoit dû son nom d’Hôtel-Salé. V. Tallemant, édit. P. Paris, 391, et IX, 451.
Rue Grenier saint Lazare, près la rue Beaubourg, M. Macé chandelier.
Rue Montmartre, proche la rue du Mail, M. Cazimir chandelier.
Rue saint Honoré aux bastons Royaux[401], au Bureau des carrosses.
[401]V. plus haut.
[401]V. plus haut.
Rue Taranne au fauxbourg saint Germain, au coin du carrefour saint Benoist, M. Rossy chandelier.
Rue S. Jacques vis à vis S. Yves, à la Toison d’or, M. Le Petit et Michallet libraires.
Sous la porte S. Marcel, M. de S. Denis marchand.
Isle Nostre Dame, au carrefour de la rue des deux ponts, M. Bichebois chandelier.
Rue saint Antoine, près la Place Royale, au Bureau des carrosses.
A la descente du Pont Marie, proche la Barrière, M. Pierre Paul limonadier[402].
[402]Un café existe encore au même endroit. C’est un des plus anciens, sinon le plus ancien de Paris.
[402]Un café existe encore au même endroit. C’est un des plus anciens, sinon le plus ancien de Paris.
Rue de la Vieille draperie, au milieu, à la Vision de Jacob, M. Horait chandelier.
Grande Sale du Palais vis à vis la grand’Chambre, M. de Ligny.
Au bout du pont S. Michel, rue de la Boucherie, M. Moet libraire à S. Alexis.
Au Bureau d’adresse, rue Thibault aux dez.
Dans tous ces bureaux on ne débitera jamais de listes vieilles, mais seulement ceux de la Quinzaine suivante. S’il s’en trouve ailleurs, on n’y doit point avoir d’égard.
Avec privilège et permission.