Tome I.
P. xxj. Dans le manuscrit, la dédicace suit la table; mais j'ai adopté de préférence l'ordre des éditions imprimées.P. xxij.De Dijon, etc. Cette date, qui me paroît une erreur évidente, est reproduite très exactement d'après le manuscrit; mais elle est d'une écriture un peu plus récente que celle du manuscrit lui-même, et d'une encre plus pâle. L'édition de Verard ne donne pas de date, mais l'éditeur (sans doute) a ajouté à la dédicace les mots:Et notez que par toutes les nouvelles où il est dit par monseigneur, il est entendu par monseigneur le Daulphin, lequel depuis a succédé à la couronne, et est le roy Loys unsiesme, car il estoit lors ès pays du duc de Bourgoingne.Voyez ce que j'ai dit à ce sujet dans l'Introduction.P. xxvj.La dousiesme nouvelle.Il manque ici au manuscrit un cahier de quatre feuillets qui contenoit les titres des nouvelles 12eà 96einclusivement; j'ai suppléé cette lacune d'après l'édition de Verard.P. 1.La première nouvelle.Ce conte se trouve dans un fabliau probablement du treizième siècle, intituléDes deux changeors, et imprimé dans la collection de Barbazan, t. III, p. 254, et aussi dans le Pecorone, nov. 11. Brantôme, dans sesDames galantes, le raconte comme une aventure qui étoit véritablement arrivée à Louis, duc d'Orléans, et à sa maîtresse Mariette d'Enghien, mère du bâtard comte de Dunois.P. 6, l. 3.Serure.Le manuscrit litceruse, qui n'est probablement qu'une erreur de l'écrivain.P. 8, l. 12.Meiser.Penser, Verard.P. 9.La secunde nouvelle.On ne trouve ce conte dans aucun ouvrage plus ancien queLes Cent Nouvelles nouvelles; mais Malespini l'a imité dans lesDucento Novelle, nov. 37.P. 16.La troysiesme nouvelle.Imitée desFacétiesde Pogge, p. 64, édit. de 1798. Ce conte a été reproduit souvent sous différentes formes par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.—Monseigneur de la Roche.Philippe Pot, seigneur de la Roche de Nolay, un des plus intimes et plus fidèles conseillers de Philippe le Bon et de son fils Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. En 1449, on le trouve nommé comme un des échansons du duc Philippe. Plus tard, il avoit l'office de chambellan dans la maison de Bourgogne, sous lequel titre il est mentionné dans un compte de l'année 1457, et il le tenoit encore en 1474. En 1466, Charles le Témérairelui a donné l'office de capitaine de Lille, et il tenoit en même temps la capitainerie de Douai et d'Orchies. En 1470, le seigneur de la Roche reçut du duc Charles la charge de grand maître d'hôtel et chambellan de Bourgogne. Après la mort de son bienfaiteur, il entra dans la faveur de Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne en 1477. Il est mort vers l'année 1498.P. 26.La quarte nouvelle.Ce conte et les trois suivants se trouvent pour la première fois dansLes Cent Nouvelles nouvelles.P. 29, l. 15.Sainct Trignan.SainctEngnan, Verard.P. 32.Philipe de Loan.Cet individu est mentionné sous le titre d'écuyer d'écurie du duc Philippe le Bon, en 1461, dans un manuscrit de la Bibliothèque impériale, ancien fonds, n. 6702. Verard a toujours changé ce nom en Philippe deLaon.P. 32, l.1. Monseigneur Talelot.Thalebot, Verard. C'étoit le célèbre guerrier, sir John Talbot, créé comte de Shrewsbury en 1441. Ses beaux faits d'armes faisoient la merveille du quinzième siècle. Il fut défait et fait prisonnier par Jeanne d'Arc à Patai en 1429, et tué à Châtillon le 20 juillet 1453, à l'âge de quatre-vingts ans.P. 32, l. 2.Si preux, si vaillant, et aux armes.Ces mots sont omis dans le texte de Verard, qui n'approuvoit pas, sans doute, l'éloge qu'un Bourguignon faisoit de l'ennemi de la France.P. 33, l. 1.Couroye.A sa ceinture, Verard.P. 36, ll. 16 et 28.Ciboire.Tabernacle, Verard. Le dernier mot est tout simplement une traduction de l'autre. On seroit porté à croire que le motciboiren'étoit plus en usage général à Paris.P. 38.Par monseigneur de Launoy.Le nom de Jean de Launoy (ou Lannoy) est assez connu dans l'histoire de Bourgogne. En 1451, il fut créé chevalier de la toison d'or, et nous le trouvons plus tard gouverneur de Lille. Il paroît avoir secrètement servi les intérêts de Louis XI, et sa trahison étoit devenue si évidente, qu'en 1464 il fut obligé de se sauver en France, tandis que le comte de Charolois s'empara de son château. Durant le règne de Charles le Téméraire, il étoit en complète disgrâce à la cour de Bourgogne; mais après la mort de ce prince il reprit une grande influence en Bourgogne. Il n'est mort qu'en 1481.P. 39, l. 3.Maistre curé.Ici et dans la suite, le texte de Verard a toujours substitué le motprieurau motcuré.P. 41, l. 7.Mesmes.Au mains, Verard.P. 43, l. 4.Feste.Foire, Verard.P. 43, l. 4.Feste de Lendit et d'Envers.La célèbre foire tenue à Saint-Denis dans le mois de juin.P. 46.La huitiesme nouvelle.Cette nouvelle, qui est l'origine desAveux indiscrets,de la Fontaine, est imitée desFacétiesde Pogge, p. 165 de l'édition de 1798.P. 50.La neufiesme nouvelle.Ce conte étoit assez populaire dans le moyen âge, et se trouve dans des ouvrages bien antérieurs à la date desCent Nouvelles nouvelles, comme le fabliau duMeunier d'Aleupar le trouvère Enguerrand d'Oisi, leDécameronde Boccace, où il forme la 4enouvelle de la 8ejournée, et lesFacétiesde Pogge, p. 248. Les imitations modernes en sont nombreuses. C'estLes Quiproquosde la Fontaine.P. 56.La dixiesme nouvelle.Imitée par la Fontaine et par d'autres conteurs; mais on ne la trouve dans aucun recueil antérieur auxCent Nouvelles nouvelles.Verard a changé beaucoup le texte de cette nouvelle et de la suivante.P. 61.La onziesme nouvelle.Imitée d'après Pogge,Facéties, p. 141. C'est le conte bien connu deL'Anneau d'Hans Carvel, de Rabelais.P. 62, l. 21.Des fantaisies et pensées.C'est la leçon de Verard. Le manuscrit ne donne qu'un mot, que je n'ai pas pu déchiffrer d'une manière satisfaisante, mais qui ressemble àermons.P. 63.La douziesme nouvelle.Ce conte se trouve dans lesCento Novelle anticheet dans Pogge. Les imitations modernes sont très nombreuses.P. 67.Monseigneur de Castregat.Par monseigneur l'amant de Brucelles, Verard. Jeand'Enghien, sieur de Kessergat, étoit maître-d'hôtel de duc de Bourgogne en 1461. Il tenoit en même temps l'office de chambellan. Il étoit amann (une charge municipale) de Bruxelles.P. 67, l. 8.Procureur en Parlement.L'auteur desCent Nouvelles nouvellessupposoit que le Parlement de Londres étoit une institution semblable à celui de Paris.P. 68, l. 14.Malebouche... Dangier.Personnages du Roman de la Rose.P. 73.La quatorzième nouvelle.La 2enouvelle de la 4ejournée duDécameronde Boccace. C'est le conte deL'Ermitede la Fontaine.P. 73.Monseigneur de Créquy.Jean, seigneur de Créquy, de Canaples et de Tressin, fut élu chevalier de la Toison d'or lors de la fondation de cet ordre en janvier 1431. A la mort de Philippe le Bon, Jean de Créquy étoit un des douze seigneurs choisis pour porter son corps. Ce fut lui qui, en 1469, introduisit auprès du duc Charles le Téméraire les ambassadeurs de Louis XI.P. 74, ll. 9 et 13.Ung soir... se trouva.Ung soir, environ la mynuyt, qu'il faisoit fort et rude temps, il descendit de sa montaigne et vint à ce village, et tant passa de voyes et sentiers que à l'environ de la mère et la fille sans estre oiseux se trouva, Verard. Un bon exemple des corruptions que Verard introduisit dans le texte de son édition.P. 75, l. 11.Reclusage.Hermitaige, Verard.P. 76, l. 17.Et pitié.Le texte de Verard ajoute:Et la povre fille aussi plouroit, quand elle véoit ce bon et sainct hermite en si grande dévocion prier et ne sçavoit pourquoy.En comparant les deux textes, on trouvera plusieurs additions semblables, qu'on y a mises probablement dans l'idée de rendre le récit plus piquant.P. 77, l. 15.Crochette.Potense, Verard.P. 84.La seiziesme nouvelle.Un des contes les plus populaires du vieux temps, et qui a eu le plus grand nombre d'imitateurs. On le trouve dans laDisciplina clericalisde Pierre Alfonse, dans lesGesta Romanorum, dans lesFabulæ Adolphipubliées par Leyser, et dans Boccace. Les imitations modernes sont innombrables.P. 85, l. 15.Perusse.Prusse, Verard. Les Chevaliers de l'ordre Teutonique, en Prusse, étoient toujours en guerre contre les infidèles.P. 92, l. 13.Thamisoit de la fleur.Buletoit de la farine, Verard.P. 101.La dix-neuviesme nouvelle.Ce conte se trouve assez souvent répété dans les manuscrits du moyen âge. Il forme le sujet d'un fabliau publié par Barbazan, tom. III, p. 215,De l'enfant qui fu remis au soleil.P. 101.Philipe Vignier.Philippe Vignier est nommé parmi les valets de chambre de Philippe le Bon sous la date de 1451. VoyezlesMémoires pour servir à l'Histoire de France et de Bourgogne, p. 225.P. 106.La vingtiesme nouvelle.Ce conte ressemble un peu à une desFacétiesde Pogge,Priapi vis,p. 118 de l'édition de 1798.P. 114.La vingt-uniesme nouvelle.Le conte deL'Abbesse guériede la Fontaine, liv.IV, conte 2.P. 120.Caron.G. Chastelain, dans sesChroniques de Bourgogne, 3epartie, ch. 73, appelle Caron «le clerc de chappelle» de Philippe le Bon.P. 121, l. 17.Sourdantes.C'est la leçon de Verard. Le manuscrit litsoudaines, une erreur évidente.P. 125.La vingt-troisiesme nouvelle.Imitation du fabliauDe celui qui vota la pierre, imprimé dans la collection de Méon, t. I, p. 307. Ce conte a été souvent reproduit par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.P. 125.Monseigneur de Quievrain.Monseigneur de Commesuram, Verard.P. 125, l. 19.Le servir de landes, Dieu scet, largement.Le servir d'aubades assez largement, Verard.P. 127, ll. 23-25.E de ce cas... de léans. Or est-il vray que là present y estoit ung jeune enfant de environ deux ans, filz de léans, Verard. J'aurais peut-être dû admettre dans le texte la leçon de Verard.P. 128, l. 2.Approucha.C'est la leçon deVerard. Le manuscrit lit,il apperceu de la raye.P. 128, l. 2.Monseigneur de Fiennes.Thibaut de Luxembourg, seigneur de Fiennes, étoit un des chevaliers qui accompagnoient le comte de Charolois à Lille en 1466. Vers la fin de sa vie, il devint ecclésiastique, et mourut, en 1477, évêque du Mans.P. 134.Philipe de Saint Yon.Peut-être le fils de Garnot de Saint-Yon, qui étoit un des officiers de la maison du duc Jean Sans-Peur.P. 135, l. 13.Larrier.Levrier, Verard.P. 136, ll. 10, 12, 22.Duyere.Terrier, Verard.P. 137.Monseigneur de Foquessoles.G. Chastelain parle d'un bailli de Fouquerolles, en 1419, qui étoit peut-être le père de notre conteur.P. 140, l. 24.L'abbayt.Sans passer grans langaiges. Verard.P. 151, l. 9.Mestrier, leçon de Verard;mestre. dans le manuscrit.P. 154, l. 7.Tendreur.J'ai adopté la leçon de Verard; le manuscrit litteneur.P. 157.Monseigneur de Beauvoir.Jean de Montespedon, seigneur de Beauvoir, écuyer, conseiller, et premier valet de chambre de Louis XI, dont il étoit partisan avant son accession au trône.P. 160, l. 20.Queues.Traynées, Verard.P. 166.Messire Michault de Changy.Michault de Changy étoit conseiller du grandconseil, chambellan, premier écuyer tranchant, puis premier maître d'hôtel des ducs Philippe le Bon et Charles le Téméraire.P. 166, l. 22.Boccace.L'ouvrage de Boccace auquel il est fait allusion ici est le livre latinDe Casibus virorum illustrium, dont il existoit déjà des traductions françoises.P. 173, l. 17.Boulevars, bailles. Bellèvres, baublières, Verard.P. 177, l. 12.La ville de Chambery.Le nom de la ville manque dans le texte de Verard.P. 183.Monseigneur de la Barre.Une faute d'impression. LisezBarde.Jean d'Estecer, seigneur de la Barde, étoit compagnon d'exil du Dauphin de France, et conserva sa faveur lorsqu'il fut roi. En 1462, il fut envoyé par Louis XI comme son ambassadeur à la cour d'Angleterre.P. 184, l. 29.Courre. Coucher, Verard.P. 192.La trente-deuxiesme nouvelle.Ce conte se trouve dans Pogge (Facetiæ, p. 163,decimæ), et dans La Fontaine, liv.II, conte 3. L'auteur desCent Nouvelles nouvellesl'a pris sans doute du premier de ces conteurs.P. 192.Monseigneur de Villiers.Ce doit être Antoine de Villiers, premier écuyer du duc de Bourgogne, qui fut, à ce qu'on dit, un des seigneurs qui formoient la cour du Dauphin à Genappe. En 1475, il fut un des courtisans de Louis XI chargés de traiter les Anglois au camp devant Amiens.P. 192, l. 9.La ville d'Ostellerie en Casteloigne.Hostelerie, Verard.P. 205, l. 29.Trop mieulx soulier à son pié.Trop mieulx garny au pongnet, Verard.P. 218.La trente-quatriesme nouvelle.Ce conte est le sujet d'un fabliau par un trouvère nommé Jean de Condé, publié dans la collection de Méon, tom. I, p. 165, sous le titre:Du Clerc qui fut repus deriere l'escrin. On en trouve plusieurs imitations aux XVIeet XVIIesiècles.P. 221, l. 8.Le survenu.C'est la leçon de Verard que j'ai adoptée, en place de celle du manuscrit,souvenir.P. 232.La trente-septiesme nouvelle.Imitée par La Fontaine (liv. II, conte 10), et reproduite assez souvent par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.P. 232, l. 25.Les Quinze Joyes de mariage.Ouvrage célèbre d'Antoine de la Sale; voyez mon Introduction.P. 233, l. 6.Qu'un follastre de sa massue.Que ung fol de sa marote, Verard.P. 238.La trente-huitiesme nouvelle.On trouve ce conte dans Boccace (Décam., journéeviie, nov. 8), et dans un fabliau (voy.Legrand d'Aussy, Fabl., tom. II, p. 340). L'origine se trouve dans les collections de contes indiens.P. 238.Monseigneur de Loan.Monseigneur de Lau, Verard.P. 245.Monseigneur de Saint Pol.Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, fut crééconnétable de France en 1465, et décapité par ordre de Louis XI en 1475.P. 254, l. 2.Dedans la dicte cheminée.Dedens le bouhot de la dicte cheminée, Verard.P. 256, l. 20.Jaserant.Haubergon, Verard. Cette variante, répétée dans le courant de la nouvelle, nous feroit croire qu'entre la date de la rédaction desCent Nouvelles nouvelleset celle de l'édition de Verard, lejaserant, qui étoit une pièce d'armure plus légère que l'haubergeon, avoit cessé d'être en usage.P. 261.Racomptée par Mériadech.Les documents contemporains parlent de Hervé de Mériadec au nombre des officiers de la maison de Bourgogne. Selon la chronique de Jacques de La Laing, il avoit accompagné l'expédition en Ecosse, et s'y étoit fait remarquer par ses exploits. En 1461, Louis XI lui donnoit le gouvernement de Tournai.P. 283.Monseigneur de Thieuges, lisezThienges. Thianges étoit la seigneurie de Chrestien de Digoine, conseiller et chambellan de Philippe le Bon. On le retrouvera dans lesCent Nouvelles nouvelles, cité comme le conteur de la nouvelleLXVIII.P. 286, l. 7.Sa goune.Son manteau, Verard.P. 287.La quarante-septiesme nouvelle.On a prétendu que cette aventure étoit arrivée à Grenoble, à Chaffrey Carles, président du parlement, au commencement du seizième siècle; mais la date de la nouvelle est évidemmenttrop ancienne pour que l'aventure de Chaffrey ait pu en être l'origine.P. 295.Pierre David.Cet individu n'est connu que par un compte de la maison de Bourgogne, daté du 30 mai 1448, qui le porte aux appointements de 12 sols par mois.P. 301.La cinquantiesme nouvelle.On trouve l'origine de cette nouvelle dans lesFacétiesde Pogge et dans l'ancienne collection italienne de Sacchetti, nov.XIV.P. 301.Monseigneur de la Salle.Lisez, d'après le manuscrit,la Sale; ce n'est qu'une faute d'impression. Voyez sur Antoine de la Sale notre Introduction.P. 301, l. 7.Au pays de Lannoys.Lannois, ou Lannoy, dans le Beauvoisis.
P. xxj. Dans le manuscrit, la dédicace suit la table; mais j'ai adopté de préférence l'ordre des éditions imprimées.
P. xxij.De Dijon, etc. Cette date, qui me paroît une erreur évidente, est reproduite très exactement d'après le manuscrit; mais elle est d'une écriture un peu plus récente que celle du manuscrit lui-même, et d'une encre plus pâle. L'édition de Verard ne donne pas de date, mais l'éditeur (sans doute) a ajouté à la dédicace les mots:Et notez que par toutes les nouvelles où il est dit par monseigneur, il est entendu par monseigneur le Daulphin, lequel depuis a succédé à la couronne, et est le roy Loys unsiesme, car il estoit lors ès pays du duc de Bourgoingne.Voyez ce que j'ai dit à ce sujet dans l'Introduction.
P. xxvj.La dousiesme nouvelle.Il manque ici au manuscrit un cahier de quatre feuillets qui contenoit les titres des nouvelles 12eà 96einclusivement; j'ai suppléé cette lacune d'après l'édition de Verard.
P. 1.La première nouvelle.Ce conte se trouve dans un fabliau probablement du treizième siècle, intituléDes deux changeors, et imprimé dans la collection de Barbazan, t. III, p. 254, et aussi dans le Pecorone, nov. 11. Brantôme, dans sesDames galantes, le raconte comme une aventure qui étoit véritablement arrivée à Louis, duc d'Orléans, et à sa maîtresse Mariette d'Enghien, mère du bâtard comte de Dunois.
P. 6, l. 3.Serure.Le manuscrit litceruse, qui n'est probablement qu'une erreur de l'écrivain.
P. 8, l. 12.Meiser.Penser, Verard.
P. 9.La secunde nouvelle.On ne trouve ce conte dans aucun ouvrage plus ancien queLes Cent Nouvelles nouvelles; mais Malespini l'a imité dans lesDucento Novelle, nov. 37.
P. 16.La troysiesme nouvelle.Imitée desFacétiesde Pogge, p. 64, édit. de 1798. Ce conte a été reproduit souvent sous différentes formes par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.—Monseigneur de la Roche.Philippe Pot, seigneur de la Roche de Nolay, un des plus intimes et plus fidèles conseillers de Philippe le Bon et de son fils Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. En 1449, on le trouve nommé comme un des échansons du duc Philippe. Plus tard, il avoit l'office de chambellan dans la maison de Bourgogne, sous lequel titre il est mentionné dans un compte de l'année 1457, et il le tenoit encore en 1474. En 1466, Charles le Témérairelui a donné l'office de capitaine de Lille, et il tenoit en même temps la capitainerie de Douai et d'Orchies. En 1470, le seigneur de la Roche reçut du duc Charles la charge de grand maître d'hôtel et chambellan de Bourgogne. Après la mort de son bienfaiteur, il entra dans la faveur de Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne en 1477. Il est mort vers l'année 1498.
P. 26.La quarte nouvelle.Ce conte et les trois suivants se trouvent pour la première fois dansLes Cent Nouvelles nouvelles.
P. 29, l. 15.Sainct Trignan.SainctEngnan, Verard.
P. 32.Philipe de Loan.Cet individu est mentionné sous le titre d'écuyer d'écurie du duc Philippe le Bon, en 1461, dans un manuscrit de la Bibliothèque impériale, ancien fonds, n. 6702. Verard a toujours changé ce nom en Philippe deLaon.
P. 32, l.1. Monseigneur Talelot.Thalebot, Verard. C'étoit le célèbre guerrier, sir John Talbot, créé comte de Shrewsbury en 1441. Ses beaux faits d'armes faisoient la merveille du quinzième siècle. Il fut défait et fait prisonnier par Jeanne d'Arc à Patai en 1429, et tué à Châtillon le 20 juillet 1453, à l'âge de quatre-vingts ans.
P. 32, l. 2.Si preux, si vaillant, et aux armes.Ces mots sont omis dans le texte de Verard, qui n'approuvoit pas, sans doute, l'éloge qu'un Bourguignon faisoit de l'ennemi de la France.
P. 33, l. 1.Couroye.A sa ceinture, Verard.
P. 36, ll. 16 et 28.Ciboire.Tabernacle, Verard. Le dernier mot est tout simplement une traduction de l'autre. On seroit porté à croire que le motciboiren'étoit plus en usage général à Paris.
P. 38.Par monseigneur de Launoy.Le nom de Jean de Launoy (ou Lannoy) est assez connu dans l'histoire de Bourgogne. En 1451, il fut créé chevalier de la toison d'or, et nous le trouvons plus tard gouverneur de Lille. Il paroît avoir secrètement servi les intérêts de Louis XI, et sa trahison étoit devenue si évidente, qu'en 1464 il fut obligé de se sauver en France, tandis que le comte de Charolois s'empara de son château. Durant le règne de Charles le Téméraire, il étoit en complète disgrâce à la cour de Bourgogne; mais après la mort de ce prince il reprit une grande influence en Bourgogne. Il n'est mort qu'en 1481.
P. 39, l. 3.Maistre curé.Ici et dans la suite, le texte de Verard a toujours substitué le motprieurau motcuré.
P. 41, l. 7.Mesmes.Au mains, Verard.
P. 43, l. 4.Feste.Foire, Verard.
P. 43, l. 4.Feste de Lendit et d'Envers.La célèbre foire tenue à Saint-Denis dans le mois de juin.
P. 46.La huitiesme nouvelle.Cette nouvelle, qui est l'origine desAveux indiscrets,de la Fontaine, est imitée desFacétiesde Pogge, p. 165 de l'édition de 1798.
P. 50.La neufiesme nouvelle.Ce conte étoit assez populaire dans le moyen âge, et se trouve dans des ouvrages bien antérieurs à la date desCent Nouvelles nouvelles, comme le fabliau duMeunier d'Aleupar le trouvère Enguerrand d'Oisi, leDécameronde Boccace, où il forme la 4enouvelle de la 8ejournée, et lesFacétiesde Pogge, p. 248. Les imitations modernes en sont nombreuses. C'estLes Quiproquosde la Fontaine.
P. 56.La dixiesme nouvelle.Imitée par la Fontaine et par d'autres conteurs; mais on ne la trouve dans aucun recueil antérieur auxCent Nouvelles nouvelles.Verard a changé beaucoup le texte de cette nouvelle et de la suivante.
P. 61.La onziesme nouvelle.Imitée d'après Pogge,Facéties, p. 141. C'est le conte bien connu deL'Anneau d'Hans Carvel, de Rabelais.
P. 62, l. 21.Des fantaisies et pensées.C'est la leçon de Verard. Le manuscrit ne donne qu'un mot, que je n'ai pas pu déchiffrer d'une manière satisfaisante, mais qui ressemble àermons.
P. 63.La douziesme nouvelle.Ce conte se trouve dans lesCento Novelle anticheet dans Pogge. Les imitations modernes sont très nombreuses.
P. 67.Monseigneur de Castregat.Par monseigneur l'amant de Brucelles, Verard. Jeand'Enghien, sieur de Kessergat, étoit maître-d'hôtel de duc de Bourgogne en 1461. Il tenoit en même temps l'office de chambellan. Il étoit amann (une charge municipale) de Bruxelles.
P. 67, l. 8.Procureur en Parlement.L'auteur desCent Nouvelles nouvellessupposoit que le Parlement de Londres étoit une institution semblable à celui de Paris.
P. 68, l. 14.Malebouche... Dangier.Personnages du Roman de la Rose.
P. 73.La quatorzième nouvelle.La 2enouvelle de la 4ejournée duDécameronde Boccace. C'est le conte deL'Ermitede la Fontaine.
P. 73.Monseigneur de Créquy.Jean, seigneur de Créquy, de Canaples et de Tressin, fut élu chevalier de la Toison d'or lors de la fondation de cet ordre en janvier 1431. A la mort de Philippe le Bon, Jean de Créquy étoit un des douze seigneurs choisis pour porter son corps. Ce fut lui qui, en 1469, introduisit auprès du duc Charles le Téméraire les ambassadeurs de Louis XI.
P. 74, ll. 9 et 13.Ung soir... se trouva.Ung soir, environ la mynuyt, qu'il faisoit fort et rude temps, il descendit de sa montaigne et vint à ce village, et tant passa de voyes et sentiers que à l'environ de la mère et la fille sans estre oiseux se trouva, Verard. Un bon exemple des corruptions que Verard introduisit dans le texte de son édition.
P. 75, l. 11.Reclusage.Hermitaige, Verard.
P. 76, l. 17.Et pitié.Le texte de Verard ajoute:Et la povre fille aussi plouroit, quand elle véoit ce bon et sainct hermite en si grande dévocion prier et ne sçavoit pourquoy.En comparant les deux textes, on trouvera plusieurs additions semblables, qu'on y a mises probablement dans l'idée de rendre le récit plus piquant.
P. 77, l. 15.Crochette.Potense, Verard.
P. 84.La seiziesme nouvelle.Un des contes les plus populaires du vieux temps, et qui a eu le plus grand nombre d'imitateurs. On le trouve dans laDisciplina clericalisde Pierre Alfonse, dans lesGesta Romanorum, dans lesFabulæ Adolphipubliées par Leyser, et dans Boccace. Les imitations modernes sont innombrables.
P. 85, l. 15.Perusse.Prusse, Verard. Les Chevaliers de l'ordre Teutonique, en Prusse, étoient toujours en guerre contre les infidèles.
P. 92, l. 13.Thamisoit de la fleur.Buletoit de la farine, Verard.
P. 101.La dix-neuviesme nouvelle.Ce conte se trouve assez souvent répété dans les manuscrits du moyen âge. Il forme le sujet d'un fabliau publié par Barbazan, tom. III, p. 215,De l'enfant qui fu remis au soleil.
P. 101.Philipe Vignier.Philippe Vignier est nommé parmi les valets de chambre de Philippe le Bon sous la date de 1451. VoyezlesMémoires pour servir à l'Histoire de France et de Bourgogne, p. 225.
P. 106.La vingtiesme nouvelle.Ce conte ressemble un peu à une desFacétiesde Pogge,Priapi vis,p. 118 de l'édition de 1798.
P. 114.La vingt-uniesme nouvelle.Le conte deL'Abbesse guériede la Fontaine, liv.IV, conte 2.
P. 120.Caron.G. Chastelain, dans sesChroniques de Bourgogne, 3epartie, ch. 73, appelle Caron «le clerc de chappelle» de Philippe le Bon.
P. 121, l. 17.Sourdantes.C'est la leçon de Verard. Le manuscrit litsoudaines, une erreur évidente.
P. 125.La vingt-troisiesme nouvelle.Imitation du fabliauDe celui qui vota la pierre, imprimé dans la collection de Méon, t. I, p. 307. Ce conte a été souvent reproduit par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.
P. 125.Monseigneur de Quievrain.Monseigneur de Commesuram, Verard.
P. 125, l. 19.Le servir de landes, Dieu scet, largement.Le servir d'aubades assez largement, Verard.
P. 127, ll. 23-25.E de ce cas... de léans. Or est-il vray que là present y estoit ung jeune enfant de environ deux ans, filz de léans, Verard. J'aurais peut-être dû admettre dans le texte la leçon de Verard.
P. 128, l. 2.Approucha.C'est la leçon deVerard. Le manuscrit lit,il apperceu de la raye.
P. 128, l. 2.Monseigneur de Fiennes.Thibaut de Luxembourg, seigneur de Fiennes, étoit un des chevaliers qui accompagnoient le comte de Charolois à Lille en 1466. Vers la fin de sa vie, il devint ecclésiastique, et mourut, en 1477, évêque du Mans.
P. 134.Philipe de Saint Yon.Peut-être le fils de Garnot de Saint-Yon, qui étoit un des officiers de la maison du duc Jean Sans-Peur.
P. 135, l. 13.Larrier.Levrier, Verard.
P. 136, ll. 10, 12, 22.Duyere.Terrier, Verard.
P. 137.Monseigneur de Foquessoles.G. Chastelain parle d'un bailli de Fouquerolles, en 1419, qui étoit peut-être le père de notre conteur.
P. 140, l. 24.L'abbayt.Sans passer grans langaiges. Verard.
P. 151, l. 9.Mestrier, leçon de Verard;mestre. dans le manuscrit.
P. 154, l. 7.Tendreur.J'ai adopté la leçon de Verard; le manuscrit litteneur.
P. 157.Monseigneur de Beauvoir.Jean de Montespedon, seigneur de Beauvoir, écuyer, conseiller, et premier valet de chambre de Louis XI, dont il étoit partisan avant son accession au trône.
P. 160, l. 20.Queues.Traynées, Verard.
P. 166.Messire Michault de Changy.Michault de Changy étoit conseiller du grandconseil, chambellan, premier écuyer tranchant, puis premier maître d'hôtel des ducs Philippe le Bon et Charles le Téméraire.
P. 166, l. 22.Boccace.L'ouvrage de Boccace auquel il est fait allusion ici est le livre latinDe Casibus virorum illustrium, dont il existoit déjà des traductions françoises.
P. 173, l. 17.Boulevars, bailles. Bellèvres, baublières, Verard.
P. 177, l. 12.La ville de Chambery.Le nom de la ville manque dans le texte de Verard.
P. 183.Monseigneur de la Barre.Une faute d'impression. LisezBarde.Jean d'Estecer, seigneur de la Barde, étoit compagnon d'exil du Dauphin de France, et conserva sa faveur lorsqu'il fut roi. En 1462, il fut envoyé par Louis XI comme son ambassadeur à la cour d'Angleterre.
P. 184, l. 29.Courre. Coucher, Verard.
P. 192.La trente-deuxiesme nouvelle.Ce conte se trouve dans Pogge (Facetiæ, p. 163,decimæ), et dans La Fontaine, liv.II, conte 3. L'auteur desCent Nouvelles nouvellesl'a pris sans doute du premier de ces conteurs.
P. 192.Monseigneur de Villiers.Ce doit être Antoine de Villiers, premier écuyer du duc de Bourgogne, qui fut, à ce qu'on dit, un des seigneurs qui formoient la cour du Dauphin à Genappe. En 1475, il fut un des courtisans de Louis XI chargés de traiter les Anglois au camp devant Amiens.
P. 192, l. 9.La ville d'Ostellerie en Casteloigne.Hostelerie, Verard.
P. 205, l. 29.Trop mieulx soulier à son pié.Trop mieulx garny au pongnet, Verard.
P. 218.La trente-quatriesme nouvelle.Ce conte est le sujet d'un fabliau par un trouvère nommé Jean de Condé, publié dans la collection de Méon, tom. I, p. 165, sous le titre:Du Clerc qui fut repus deriere l'escrin. On en trouve plusieurs imitations aux XVIeet XVIIesiècles.
P. 221, l. 8.Le survenu.C'est la leçon de Verard que j'ai adoptée, en place de celle du manuscrit,souvenir.
P. 232.La trente-septiesme nouvelle.Imitée par La Fontaine (liv. II, conte 10), et reproduite assez souvent par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.
P. 232, l. 25.Les Quinze Joyes de mariage.Ouvrage célèbre d'Antoine de la Sale; voyez mon Introduction.
P. 233, l. 6.Qu'un follastre de sa massue.Que ung fol de sa marote, Verard.
P. 238.La trente-huitiesme nouvelle.On trouve ce conte dans Boccace (Décam., journéeviie, nov. 8), et dans un fabliau (voy.Legrand d'Aussy, Fabl., tom. II, p. 340). L'origine se trouve dans les collections de contes indiens.
P. 238.Monseigneur de Loan.Monseigneur de Lau, Verard.
P. 245.Monseigneur de Saint Pol.Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, fut crééconnétable de France en 1465, et décapité par ordre de Louis XI en 1475.
P. 254, l. 2.Dedans la dicte cheminée.Dedens le bouhot de la dicte cheminée, Verard.
P. 256, l. 20.Jaserant.Haubergon, Verard. Cette variante, répétée dans le courant de la nouvelle, nous feroit croire qu'entre la date de la rédaction desCent Nouvelles nouvelleset celle de l'édition de Verard, lejaserant, qui étoit une pièce d'armure plus légère que l'haubergeon, avoit cessé d'être en usage.
P. 261.Racomptée par Mériadech.Les documents contemporains parlent de Hervé de Mériadec au nombre des officiers de la maison de Bourgogne. Selon la chronique de Jacques de La Laing, il avoit accompagné l'expédition en Ecosse, et s'y étoit fait remarquer par ses exploits. En 1461, Louis XI lui donnoit le gouvernement de Tournai.
P. 283.Monseigneur de Thieuges, lisezThienges. Thianges étoit la seigneurie de Chrestien de Digoine, conseiller et chambellan de Philippe le Bon. On le retrouvera dans lesCent Nouvelles nouvelles, cité comme le conteur de la nouvelleLXVIII.
P. 286, l. 7.Sa goune.Son manteau, Verard.
P. 287.La quarante-septiesme nouvelle.On a prétendu que cette aventure étoit arrivée à Grenoble, à Chaffrey Carles, président du parlement, au commencement du seizième siècle; mais la date de la nouvelle est évidemmenttrop ancienne pour que l'aventure de Chaffrey ait pu en être l'origine.
P. 295.Pierre David.Cet individu n'est connu que par un compte de la maison de Bourgogne, daté du 30 mai 1448, qui le porte aux appointements de 12 sols par mois.
P. 301.La cinquantiesme nouvelle.On trouve l'origine de cette nouvelle dans lesFacétiesde Pogge et dans l'ancienne collection italienne de Sacchetti, nov.XIV.
P. 301.Monseigneur de la Salle.Lisez, d'après le manuscrit,la Sale; ce n'est qu'une faute d'impression. Voyez sur Antoine de la Sale notre Introduction.
P. 301, l. 7.Au pays de Lannoys.Lannois, ou Lannoy, dans le Beauvoisis.
Tome II.
P.5.L'acteur.Probablement Antoine de la Sale. Voyez notre Introduction.P.8.La cinquante-deuxiesme nouvelle.Se trouve dans la collection de Sacchetti, nov.XVI, et dans lesContes tartares.P.14, l. 32.Canonicque.A ce mot, assez expressif, Verard a substituécronique.P.15, l. 2.Deux advis.Trois advis, Verard.P.15.Monseigneur l'Amant de Bruxelles.Voyez la note à la treizième nouvelle, p.255.P.15, l. 24.L'église de Saincte Goule.L'église principale de Bruxelles est dédiée à sainte Gudule.P.17, l. 7.Les amis de l'espousée la prennent et mainent.Sic, manuscrit. La leçon de Verard paroît préférable et plus en accord avec ce qui suit:Les amis de l'espousé prennent l'espousée et l'emmainent.P.17, l. 24.Sa faille.Ses atournements, Verard. Il paroît que les imprimeurs de Paris ne comprenoient pas le motfaille, qui se trouve néanmoins dans le Dictionnaire de Cotgrave.P.21.Par Mahiot d'Anquasms.D'Auquesne, Verard. On trouve les noms de Mahiot Regnault et Mahiot Noël dans les comptes de la maison de Bourgogne, dont le premier étoit argentier.P.35, l. 5.Tapissées.Changé par Verard enpavées.P.41.Par Poncellet.Ce nom de Poncellet et Poncelet, mis en tête de cette nouvelle et des deux suivantes, ne se trouve dans aucun des documents contemporains.P.46, l. 12.Sorner.Farcer, Verard.P.46, l. 18.Mousseau.Une très bonne pièce de beuf, Verard.P.49.La soixantiesme nouvelle.Un conte à peu près semblable forme le sujet de:Li diz de frere Denise, cordelier, de Rutebeuf. Voyez lesŒuvres de Rutebeuf, publ. par Jubinal, tom. II, p. 260.P.49, l. 1.Malines.Troyes, Verard.P.53.La soixante-uniesme nouvelle.C'estle fabliauDes Tresces, par le trouvère Guérin, publié par Babazan, tom. IV, p. 393.P.60.Monseigneur de Gueuvain.Voyez la soixante-deuxième nouvelle.P.60, l. 23.A laquelle assemblée.Cette assemblée fut tenue au château d'Oye, entre Calais et Gravelines, au mois de juillet 1440, pour négocier la délivrance de Charles, duc d'Orléans, prisonnier en Angleterre depuis la bataille d'Azincourt. Notre nouvelle donne des renseignements intéressants sur les circonstances de cette conférence.P.61, l. 3.Le cardinal de Viscestre.L'évêque de Winchester, Henri Beaufort, fils de Jean de Gand, duc de Lancastre, un prélat qui a joué un rôle très remarquable en Angleterre sous le règne d'Henri VI.P.71. Le texte de Verard ajoute à la fin de cette nouvelle:Et ainsi fut tout le maltalent pardonné, et la paix faicte entre les parties, c'est assavoir entre le dit Jehan Stotton et le dit Thomas Brampton, et furent bons amys ensemble.P.72.Par monsieur Montbleru.Guillaume de Montbléru fut bailli d'Auxerre de 1467 à 1469, et dans un compte de la maison du comte de Charolois, de l'année 1459, il est qualifié écuyer d'écurie. Il étoit le neveu de Jean Regnier, bailli d'Auxerre, qui a laissé un volume de poésies. Pierre de Montbléru, écuyer-échanson du duc Philippe en 1420, fut probablement le père de Guillaume.P.72, l. 14.Monseigneur d'Estampes.Jeande Nevers, comte d'Etampes, cousin du duc Philippe.P.78.La soixante-quatriesme nouvelle.Le sujet de ce conte est identique avec celui du fabliau duPrestre crucifié, publié dans la collection de Barbazan, tom. III, p. 14. On le trouve aussi dans une des nouvelles de Sacchetti.P.82.La soixante-sixiesme nouvelle.Cette nouvelle se trouve, dans une forme un peu moins développée, dans le fabliauDu Fevre de Creeil, publié dans Barbazan, tom. IV, p. 265.P.82.Le prévost de Wastennes.Le chroniqueur Jacques du Clercq parle de ce personnage comme d'un de ceux qui étoient attachés au comte de Charolois, mais il ne nous donne pas son nom.P.94.Messire Chrestian de Dygonye.Voyez la note à la quarante-sixième nouvelle, p.262.P.97, l. 17.Le roy de Honagrie et monseigneur le duc Jehan.Sigismond, roi d'Hongrie, et Jean Sans-Peur, duc de Bourgogne. On parle ici de la bataille de Nicopolis, livrée en 1395, dans laquelle l'armée chrétienne, commandée par ces deux princes, fut détruite par les Turcs, sous Bajazet Ier.P.106, l. 19.Philippe.On a voulu effacer ce mot dans le manuscrit, mais à quel dessein?P.109, l. 21.Mesnage.J'ai adopté ici la leçon de Verard; le manuscrit litmariage.P.114.Par maistre Jehan Lauvin.JehanLambin, Verard; nom qui ne se trouve pas dans les comptes de la maison de Bourgogne, bien qu'on cite un Berthelot Lambin au nombre des valets de chambre de Philippe le Bon.P.123.Monseigneur de Thalemas.Gui, seigneur de Thalemas, mort en 1463, sans enfants.P.128.La soixante-seiziesme nouvelle.L'origine de ce conte se trouve dans Pogge, sous le titre dePriapus in laqueo.P.132.Par Alardin.On trouve dans les comptes de la maison de Bourgogne deux individus de ce nom, le premier, Alardin la Griselle, écuyer-échanson du duc Philippe en 1436; l'autre, Alardin Bournel, un des officiers de cette maison de Bourgogne qui passèrent au service de Louis XI.P.133, l. 7.A Mortaigne.Sans doute c'est la ville de Mortagne, près de Tournai, dont on veut parler. Nos ancêtres, au Moyen Age, aimoient beaucoup à faire des jeux de mots sur les noms des personnes et des places, ets'en aller à Mortaigneest devenu une phrase populaire pour diremourir.P.135.La soixante-dix-huitiesme nouvelle.Ce conte, très populaire et bien connu, se trouve dans un fabliau publié dans la collection de Barbazan, tom. III, p. 229 (Du Chevalier qui fist sa fame confesse), et dans leDécameronde Boccace, journéeviie, conte 5, et a été imité par la Fontaine,Le Mari confesseur, liv. I, conte 4.P.135.Par Jehan Martin.Jean Martin,seigneur de Bretonnières, mort en 1475, fut en 1467 valet de chambre et premier sommelier de corps du duc de Bourgogne.P.141.La soixante-dix-neuviesme nouvelle.VoyezPoggii Facetiæ, p. 89 (éd. 1798),Circulator, pour l'origine de ce conte. Les conteurs modernes l'ont souvent répété.P.141, l. 17.Qu'on l'appeloit par tout.Que on l'appeloit maistre Jehan par tout, Verard.P.143.La quatre-vingtiesme nouvelle.Poggii Facetiæ, vol. I, p. 52,Aselli Priapus.P.144. Dernière ligne.Par mon serment.Par sainct Martin, Verard.P.146.Monseigneur de Vaurin.Monseigneur de Waulvrin, Verard. Jean Waurin est connu comme l'auteur d'une grande chronique d'Angleterre, dont les manuscrits sont assez nombreux. Il étoit, comme son père, qui fut tué à la bataille d'Azincourt, attaché à la maison des ducs de Bourgogne, et il étoit un des seigneurs qui accompagnèrent le duc Philippe à Paris en 1461. Voyez sur lui M. Paulin Paris,les Manuscrits françois de la Bibliothèque du roi, tom. I, p. 26.P.150. Dernière ligne.Ne fust couché, leçon de Verard. Le manuscrit porte:ne fist comme, ouconnue, ce qui n'est pas un sens intelligible.P.155, l. 4.Nostre chastellenie de Lisle.Jean de Lannoy étoit en effet gouverneur de Lille en Flandre. Voyez la note à la sixième nouvelle, p.254.P.156, l. 5.Et bon bergier.Verard ajoute:que on appeloit Hacquier.P.157.Monseigneur de Vaurin.Waulvrin, Verard.P.157, l. 7.Libers.Lisez, avec le manuscrit, Lilers (c'est une faute d'impression). Lillers est une petite ville en Artois.P.161.Le marquis de Rothelin.Ce personnage, Philippe, marquis de Rocheberg, comte de Neufchâtel, et seigneur de Rothelin et de Badenoiller, est assez connu dans l'histoire de son temps. Il fut maréchal de Bourgogne, et plus tard grand chambellan de France.P.163.Par monseigneur de Santilly.Le nom du conteur manque dans l'édition de Verard.P.167.Par monseigneur Philipe Vignier, etc. Le nom du conteur manque dans l'édition de Verard.P.173.Par monsieur le Voyer.Ce nom manque aussi dans l'édition de Verard.P.173, l. 7.Du duc de Bourgoigne.Ces mots, qui manquent au manuscrit, sont ajoutés d'après le texte de Verard.P.177.La quatre-vingt-huitiesme nouvelle.On trouve ce conte, avec des circonstances un peu différentes, dans le fabliau de laBourgeoise d'Orléans, Barbazan, tom. III, p. 161; dans Boccace,Décameron, journéeVIII, nouv. 7, et dans Pogge,Facéties, p. 20,Fraus mulieris. C'est l'origine du conte de La Fontaine,Le Cocu battu et content, et les autres écrivains de ce genre l'on souvent imité.P.177.Par Alardin.Le texte de Verard ne donne pas le nom du conteur.P.181.Par Poncelet.Ici encore le nom du conteur manque dans le texte de Verard. Poncelet est déjà connu comme le conteur de trois autres nouvelles, les cinquante-neuvième, soixantième et soixante-unième.P.182, l. 10.La blanche Pasque.C'est, commePasques flories, le dimanche des Rameaux.P.183, l. 5.Pasques flories.Le sixième dimanche du carême.P.183, l. 7.Que l'on dit Pasques communiaulx.Que l'en dit la Resurrection nostre Seigneur, Verard. Le jour de Pâques fut appelé souvent la Pâque communiant.P.184.La quatre-vingt-dixiesme nouvelle.On trouve l'origine de ce conte dans Pogge,Facetiæ, p. 51:Venia rite negata.P.184.Monseigneur de Beaumont.Le texte de Verard ne donne pas le nom du conteur.P.187.La quatre-vingt-onziesme nouvelle.Ce conte se trouve aussi dans Pogge:Novum supplicii genus.P.187.Par l'acteur, c'est-à dire par l'auteur. Cette nouvelle et la suivante sont sans nom de conteur dans l'édition de Verard.P.189, l. 7.Mix.Mez en Loraine, Verard.P.194.La quatre-vingt-treiziesme nouvelle.Poggii Facetiæ, p. 73:Quomodo calceis parcatur.P.194.Par messire Timoleon Vignier, etc. Le nom du conteur manque dans l'édition deVerard. Peut-être ce Timoléon Vignier étoit le frère de Philippe Vignier, à qui la dix-neuvième nouvelle est donnée.P.196, l. 6.Sur le bancq.A la taverne, Verard.P.201.La quatre-vingt-quinziesme nouvelle.L'origine de ce conte se trouve dans Pogge,Facetiæ, t. I, p. 205:Digiti tumor.P.201.Par Philipe de Loan.Par monseigneur de Villiers, Verard.P.202, l. 29.Frère Aubry.Frère Henry, Verard.P.205.La quatre-vingt-seiziesme nouvelle.On trouve l'origine de cette nouvelle dans le fabliau duTestament de l'âne, par Rutebeuf (Œuvres, par Jubinal, I, 273), et dans lesFacetiæde Pogge, p. 45:Canis testamentum. C'est sans doute de cette dernière collection que notre auteur l'a tirée.P.208:Par monseigneur de Launoy.Le nom du conteur manque dans le texte de Verard.P.211.Par l'acteur.Par Lebreton, Verard.P.217, l. 26.Les bourgois.Les brigans, Verard.P.219.La quatre-vingt-dix-neuviesme nouvelle.L'origine se trouve dansPoggii Facetiæ, p. 222:Sacerdotii virtus.P.219.Par l'acteur.Dans le texte de Verard, cette nouvelle reste sans nom de conteur.P.223.Par Philipe de Loan.Le nom du conteur manque dans Verard.P.227, l. 2.Bons soichons.Compaignons, Verard.P.239, l. 6.Bouloigne la Grasse.Bologne en Italie. Sa terre est si fertile que, dans le moyen age, on lui a donné le nom deBologna la Grassa.
P.5.L'acteur.Probablement Antoine de la Sale. Voyez notre Introduction.
P.8.La cinquante-deuxiesme nouvelle.Se trouve dans la collection de Sacchetti, nov.XVI, et dans lesContes tartares.
P.14, l. 32.Canonicque.A ce mot, assez expressif, Verard a substituécronique.
P.15, l. 2.Deux advis.Trois advis, Verard.
P.15.Monseigneur l'Amant de Bruxelles.Voyez la note à la treizième nouvelle, p.255.
P.15, l. 24.L'église de Saincte Goule.L'église principale de Bruxelles est dédiée à sainte Gudule.
P.17, l. 7.Les amis de l'espousée la prennent et mainent.Sic, manuscrit. La leçon de Verard paroît préférable et plus en accord avec ce qui suit:Les amis de l'espousé prennent l'espousée et l'emmainent.
P.17, l. 24.Sa faille.Ses atournements, Verard. Il paroît que les imprimeurs de Paris ne comprenoient pas le motfaille, qui se trouve néanmoins dans le Dictionnaire de Cotgrave.
P.21.Par Mahiot d'Anquasms.D'Auquesne, Verard. On trouve les noms de Mahiot Regnault et Mahiot Noël dans les comptes de la maison de Bourgogne, dont le premier étoit argentier.
P.35, l. 5.Tapissées.Changé par Verard enpavées.
P.41.Par Poncellet.Ce nom de Poncellet et Poncelet, mis en tête de cette nouvelle et des deux suivantes, ne se trouve dans aucun des documents contemporains.
P.46, l. 12.Sorner.Farcer, Verard.
P.46, l. 18.Mousseau.Une très bonne pièce de beuf, Verard.
P.49.La soixantiesme nouvelle.Un conte à peu près semblable forme le sujet de:Li diz de frere Denise, cordelier, de Rutebeuf. Voyez lesŒuvres de Rutebeuf, publ. par Jubinal, tom. II, p. 260.
P.49, l. 1.Malines.Troyes, Verard.
P.53.La soixante-uniesme nouvelle.C'estle fabliauDes Tresces, par le trouvère Guérin, publié par Babazan, tom. IV, p. 393.
P.60.Monseigneur de Gueuvain.Voyez la soixante-deuxième nouvelle.
P.60, l. 23.A laquelle assemblée.Cette assemblée fut tenue au château d'Oye, entre Calais et Gravelines, au mois de juillet 1440, pour négocier la délivrance de Charles, duc d'Orléans, prisonnier en Angleterre depuis la bataille d'Azincourt. Notre nouvelle donne des renseignements intéressants sur les circonstances de cette conférence.
P.61, l. 3.Le cardinal de Viscestre.L'évêque de Winchester, Henri Beaufort, fils de Jean de Gand, duc de Lancastre, un prélat qui a joué un rôle très remarquable en Angleterre sous le règne d'Henri VI.
P.71. Le texte de Verard ajoute à la fin de cette nouvelle:Et ainsi fut tout le maltalent pardonné, et la paix faicte entre les parties, c'est assavoir entre le dit Jehan Stotton et le dit Thomas Brampton, et furent bons amys ensemble.
P.72.Par monsieur Montbleru.Guillaume de Montbléru fut bailli d'Auxerre de 1467 à 1469, et dans un compte de la maison du comte de Charolois, de l'année 1459, il est qualifié écuyer d'écurie. Il étoit le neveu de Jean Regnier, bailli d'Auxerre, qui a laissé un volume de poésies. Pierre de Montbléru, écuyer-échanson du duc Philippe en 1420, fut probablement le père de Guillaume.
P.72, l. 14.Monseigneur d'Estampes.Jeande Nevers, comte d'Etampes, cousin du duc Philippe.
P.78.La soixante-quatriesme nouvelle.Le sujet de ce conte est identique avec celui du fabliau duPrestre crucifié, publié dans la collection de Barbazan, tom. III, p. 14. On le trouve aussi dans une des nouvelles de Sacchetti.
P.82.La soixante-sixiesme nouvelle.Cette nouvelle se trouve, dans une forme un peu moins développée, dans le fabliauDu Fevre de Creeil, publié dans Barbazan, tom. IV, p. 265.
P.82.Le prévost de Wastennes.Le chroniqueur Jacques du Clercq parle de ce personnage comme d'un de ceux qui étoient attachés au comte de Charolois, mais il ne nous donne pas son nom.
P.94.Messire Chrestian de Dygonye.Voyez la note à la quarante-sixième nouvelle, p.262.
P.97, l. 17.Le roy de Honagrie et monseigneur le duc Jehan.Sigismond, roi d'Hongrie, et Jean Sans-Peur, duc de Bourgogne. On parle ici de la bataille de Nicopolis, livrée en 1395, dans laquelle l'armée chrétienne, commandée par ces deux princes, fut détruite par les Turcs, sous Bajazet Ier.
P.106, l. 19.Philippe.On a voulu effacer ce mot dans le manuscrit, mais à quel dessein?
P.109, l. 21.Mesnage.J'ai adopté ici la leçon de Verard; le manuscrit litmariage.
P.114.Par maistre Jehan Lauvin.JehanLambin, Verard; nom qui ne se trouve pas dans les comptes de la maison de Bourgogne, bien qu'on cite un Berthelot Lambin au nombre des valets de chambre de Philippe le Bon.
P.123.Monseigneur de Thalemas.Gui, seigneur de Thalemas, mort en 1463, sans enfants.
P.128.La soixante-seiziesme nouvelle.L'origine de ce conte se trouve dans Pogge, sous le titre dePriapus in laqueo.
P.132.Par Alardin.On trouve dans les comptes de la maison de Bourgogne deux individus de ce nom, le premier, Alardin la Griselle, écuyer-échanson du duc Philippe en 1436; l'autre, Alardin Bournel, un des officiers de cette maison de Bourgogne qui passèrent au service de Louis XI.
P.133, l. 7.A Mortaigne.Sans doute c'est la ville de Mortagne, près de Tournai, dont on veut parler. Nos ancêtres, au Moyen Age, aimoient beaucoup à faire des jeux de mots sur les noms des personnes et des places, ets'en aller à Mortaigneest devenu une phrase populaire pour diremourir.
P.135.La soixante-dix-huitiesme nouvelle.Ce conte, très populaire et bien connu, se trouve dans un fabliau publié dans la collection de Barbazan, tom. III, p. 229 (Du Chevalier qui fist sa fame confesse), et dans leDécameronde Boccace, journéeviie, conte 5, et a été imité par la Fontaine,Le Mari confesseur, liv. I, conte 4.
P.135.Par Jehan Martin.Jean Martin,seigneur de Bretonnières, mort en 1475, fut en 1467 valet de chambre et premier sommelier de corps du duc de Bourgogne.
P.141.La soixante-dix-neuviesme nouvelle.VoyezPoggii Facetiæ, p. 89 (éd. 1798),Circulator, pour l'origine de ce conte. Les conteurs modernes l'ont souvent répété.
P.141, l. 17.Qu'on l'appeloit par tout.Que on l'appeloit maistre Jehan par tout, Verard.
P.143.La quatre-vingtiesme nouvelle.Poggii Facetiæ, vol. I, p. 52,Aselli Priapus.
P.144. Dernière ligne.Par mon serment.Par sainct Martin, Verard.
P.146.Monseigneur de Vaurin.Monseigneur de Waulvrin, Verard. Jean Waurin est connu comme l'auteur d'une grande chronique d'Angleterre, dont les manuscrits sont assez nombreux. Il étoit, comme son père, qui fut tué à la bataille d'Azincourt, attaché à la maison des ducs de Bourgogne, et il étoit un des seigneurs qui accompagnèrent le duc Philippe à Paris en 1461. Voyez sur lui M. Paulin Paris,les Manuscrits françois de la Bibliothèque du roi, tom. I, p. 26.
P.150. Dernière ligne.Ne fust couché, leçon de Verard. Le manuscrit porte:ne fist comme, ouconnue, ce qui n'est pas un sens intelligible.
P.155, l. 4.Nostre chastellenie de Lisle.Jean de Lannoy étoit en effet gouverneur de Lille en Flandre. Voyez la note à la sixième nouvelle, p.254.
P.156, l. 5.Et bon bergier.Verard ajoute:que on appeloit Hacquier.
P.157.Monseigneur de Vaurin.Waulvrin, Verard.
P.157, l. 7.Libers.Lisez, avec le manuscrit, Lilers (c'est une faute d'impression). Lillers est une petite ville en Artois.
P.161.Le marquis de Rothelin.Ce personnage, Philippe, marquis de Rocheberg, comte de Neufchâtel, et seigneur de Rothelin et de Badenoiller, est assez connu dans l'histoire de son temps. Il fut maréchal de Bourgogne, et plus tard grand chambellan de France.
P.163.Par monseigneur de Santilly.Le nom du conteur manque dans l'édition de Verard.
P.167.Par monseigneur Philipe Vignier, etc. Le nom du conteur manque dans l'édition de Verard.
P.173.Par monsieur le Voyer.Ce nom manque aussi dans l'édition de Verard.
P.173, l. 7.Du duc de Bourgoigne.Ces mots, qui manquent au manuscrit, sont ajoutés d'après le texte de Verard.
P.177.La quatre-vingt-huitiesme nouvelle.On trouve ce conte, avec des circonstances un peu différentes, dans le fabliau de laBourgeoise d'Orléans, Barbazan, tom. III, p. 161; dans Boccace,Décameron, journéeVIII, nouv. 7, et dans Pogge,Facéties, p. 20,Fraus mulieris. C'est l'origine du conte de La Fontaine,Le Cocu battu et content, et les autres écrivains de ce genre l'on souvent imité.
P.177.Par Alardin.Le texte de Verard ne donne pas le nom du conteur.
P.181.Par Poncelet.Ici encore le nom du conteur manque dans le texte de Verard. Poncelet est déjà connu comme le conteur de trois autres nouvelles, les cinquante-neuvième, soixantième et soixante-unième.
P.182, l. 10.La blanche Pasque.C'est, commePasques flories, le dimanche des Rameaux.
P.183, l. 5.Pasques flories.Le sixième dimanche du carême.
P.183, l. 7.Que l'on dit Pasques communiaulx.Que l'en dit la Resurrection nostre Seigneur, Verard. Le jour de Pâques fut appelé souvent la Pâque communiant.
P.184.La quatre-vingt-dixiesme nouvelle.On trouve l'origine de ce conte dans Pogge,Facetiæ, p. 51:Venia rite negata.
P.184.Monseigneur de Beaumont.Le texte de Verard ne donne pas le nom du conteur.
P.187.La quatre-vingt-onziesme nouvelle.Ce conte se trouve aussi dans Pogge:Novum supplicii genus.
P.187.Par l'acteur, c'est-à dire par l'auteur. Cette nouvelle et la suivante sont sans nom de conteur dans l'édition de Verard.
P.189, l. 7.Mix.Mez en Loraine, Verard.
P.194.La quatre-vingt-treiziesme nouvelle.Poggii Facetiæ, p. 73:Quomodo calceis parcatur.
P.194.Par messire Timoleon Vignier, etc. Le nom du conteur manque dans l'édition deVerard. Peut-être ce Timoléon Vignier étoit le frère de Philippe Vignier, à qui la dix-neuvième nouvelle est donnée.
P.196, l. 6.Sur le bancq.A la taverne, Verard.
P.201.La quatre-vingt-quinziesme nouvelle.L'origine de ce conte se trouve dans Pogge,Facetiæ, t. I, p. 205:Digiti tumor.
P.201.Par Philipe de Loan.Par monseigneur de Villiers, Verard.
P.202, l. 29.Frère Aubry.Frère Henry, Verard.
P.205.La quatre-vingt-seiziesme nouvelle.On trouve l'origine de cette nouvelle dans le fabliau duTestament de l'âne, par Rutebeuf (Œuvres, par Jubinal, I, 273), et dans lesFacetiæde Pogge, p. 45:Canis testamentum. C'est sans doute de cette dernière collection que notre auteur l'a tirée.
P.208:Par monseigneur de Launoy.Le nom du conteur manque dans le texte de Verard.
P.211.Par l'acteur.Par Lebreton, Verard.
P.217, l. 26.Les bourgois.Les brigans, Verard.
P.219.La quatre-vingt-dix-neuviesme nouvelle.L'origine se trouve dansPoggii Facetiæ, p. 222:Sacerdotii virtus.
P.219.Par l'acteur.Dans le texte de Verard, cette nouvelle reste sans nom de conteur.
P.223.Par Philipe de Loan.Le nom du conteur manque dans Verard.
P.227, l. 2.Bons soichons.Compaignons, Verard.
P.239, l. 6.Bouloigne la Grasse.Bologne en Italie. Sa terre est si fertile que, dans le moyen age, on lui a donné le nom deBologna la Grassa.