NOTES:

NOTES:[1]Sainte-Beuve,Portraits contemporains, t. I (Lamartine).[2]Le Manuscrit de ma mère, prologue et épilogue par A. de Lamartine (Paris, 1871, in-8).[3]Voici la description des 12 petits cahiers—et non pas 22, comme l'a écrit Lamartine dans la préface desConfidences—duJournal intimequi s'étend de 1800 à 1829:TomeI:13 déc. 1800-24 août 1801. 81 p., in-16.II:20 août 1801-8 avril 1802. 140 p., in-16.III:16 avril 1802-21 juin 1803. 153 p. plus 8 p. de comptes, in-6.IV:23 juin 1803-22 octobre 1804. 118 p., plus 4 p. de table, in-16.V:1ernov. 1804-3 juillet 1806. 99 p., in-8.VI:12 juillet 1800-19 déc. 1808. 139 p., plus 2 p. de table, in-8.VII:27 janvier 1809-7 mars 1811. 99 p., plus 4 p. de table, in-8.VIII:10 mars 1812-28 février 1813. 193 p., in-4º.IX:7 mars 1815-3 mai 1821. 198 p. plus 2 feuillets volants intercalés dans le texte, in-4º.X:14 juin 1821-13 oct. 1822. 87 p., in-4º.XI:11 nov. 1822-21 juin 1824. 88 p., in-4º.XII:19 juin 1824-22 oct. 1829. 80 p., plus 30 feuillets demeurés blancs, in-4º.[4]Sources et bibliographie:Archives municipales de Mâcon: Registres des baptêmes, mariages et décès de la paroisse Saint-Pierre.—Archives départementales de Saône-et-Loire(Série B, 1324-1371): Registres du bailliage de Mâcon où sont conservés de nombreux contrats, testaments et donations.—Archives municipales de Cluny: Registres des baptêmes, mariages et décès de la paroisse Saint-Marcel.—Archives de la Guerre(section administrative): États de services des membres de la famille qui furent officiers.—Bibliothèque Nationale(manuscrits): Armorial général, généralité de Bourgogne. D'Hozier, pièces originales, vol. 504 et 1873, dossiers bleus, vol. 7.—Bibliothèque de Mâcon: Claude Bernard, généalogie des familles de Mâcon (mss).Tessereau,Histoire chronologique de la grande chancellerie de France(Paris, 1710).—Arcelin,Indicateur héraldique du Mâconnais(Mâcon, 1865).—Révérend Du Mesnil,Lamartine et sa famille(Lyon, 1869).—Lex,Lamartine, souvenirs et documents(Mâcon, 1890).—Lex,les Fiefs du Mâconnais(Mâcon, 1897).[5]Dans l'Armorial général de d'Hozier, établi en 1696, on voit que les Lamartine portaient: «de gueules à deux fasces d'or, accompagnées en cœur d'un trèfle de même». La branche cadette de Montceau «brisait en chef d'un lambel d'argent». Le cachet de Lamartine, que nous avons pu voir, ne porte pas de lambel, puisque la branche aînée était éteinte à la fin duxviiiesiècle, et les «fasces» ont été remplacées par des «bandes».[6]Il existe, à notre connaissance, au moins trois de ces généalogies. L'une figure à la Bibliothèque Nationale (Manuscrits, ancien fonds français) et occupe les pages 1-5 du vol. 790 de la collection Moreau (t. XXXIII de l'ancien recueil Fontette). Elle a été publiée par nous dans laRevue des Annales romantiques, fasc. V de l'année 1905. La seconde figure au ministère de la Guerre. La troisième se trouve aux Archives de Saône-et-Loire, et a été publiée par M. Reyssié:la Jeunesse de Lamartine, in-18, 1892, p. 9.[7]M. Abel Jeandet (Annales de l'Académie de Mâcon, 2esérie, t. V, p. 117) a publié un acte en date du 14 octobre 1544, concernant un Estienne Alamartine, «bourgeois et marchand de Cluny», propriétaire à Azé. Il s'agit là sans doute d'un frère de Benoît, ou peut-être de son père, mais il nous a été impossible de l'identifier de façon certaine.[8]La famille Tuppinier, dont une branche subsiste encore en Bourgogne, est originaire de Cluny, où l'on trouve en 1544 un Jacques Tuppinier, bourgeois de la ville, marchand drapier, marié à Antoinette de Gordon. Il est le père de Claude, marié à Françoise Alamartine.[9]Guyot Fournier, père de Jeanne, exerça, le 31 août 1601, une reprise de fief pour la châtellenie de Prissé. La famille Descrivieux était originaire de Bresse; Charles Descrivieux était échevin de Mâcon en 1466; à la fin duxviiiesiècle, les Descrivieux, seigneurs de Charbonnières, prirent séance en la Chambre de la noblesse du Mâconnais.Benoît Alamartine et Jeanne Fournier eurent de leur mariage: 1ºCharles(9 mai 1598—?); 2ºGuyot(31 déc. 1601—?), marié à Philiberte Paillet; 3ºClaude(28 oct. 1602—3 oct. 1609); 4ºMarguerite(16 août 1604—3 oct. 1608); 5º Étienne (12 nov. 1600—?); 6º Jacques (9 août 1609—?); 7ºAvoye(23 février 1612—?); 8ºAimée(8 juin 1613—?); 9ºSuzanne(27 sept. 1614—?).C'est vraisemblablement d'un des fils de Gabriel ou de Benoît Alamartine que sont issus les nombreux Alamartine existant encore dans le Charollais, et un Émilien Alamartine, notaire à Cluny au milieu duxviiiesiècle. À signaler également un acte de mariage du 21 janvier 1782, entre Philippe Cartillet, marchand forain, et Jeanne Lamartine, tailleur(sic), fille de François Lamartine, tisserand, «lesquels ont déclaré ne savoir signer». Bien que l'acte ait été enregistré à Mâcon, ces Lamartine n'ont aucune parenté, même lointaine, avec ceux qui nous occupent, la forme roturière du nom étant Alamartine et non Lamartine.[10]La Légende de domp Claude de Guize...s. I. 1582, in-8, réimprimée en 1744, au tome IV desMémoires de la Ligue.[11]Surnoms donnés par Regnault à l'abbé de Cluny et à son vicaire.[12]Le 8 avril 1626, à l'assemblée des États du Mâconnais, il fut chargé de présenter les «mémoire et doléances» du Tiers-État.[13]La famille de Pise est originaire de Mâcon. On trouve un Antoine de Pise échevin de cette ville en 1450; Philippe de Pise, garde du scel des contrats du bailliage de Mâcon (par provisions du 15 juin 1544), eut pour fils Antoine, père d'Aymée de Pise. Les de Pise devinrent en 1603 seigneurs de Flacé, par acquisition des Maugiron. Les de Ryrmon, seigneurs de Champgrenon, la Moussière, la Serve et la Rochette sont originaires de Saint-Gengoux, d'où était Hugues de Rymon, capitaine de la ville et du château, marié à Françoise Bourgeois.[14]La famille de la Blétonnière est originaire de Cluny. Un Antoine de la Blétonnière, procureur du roi, puis juge royal en la châtellenie de Saint-Gengoux par provisions du 11 août 1617. Son fils Antoine, lieutenant en l'élection du Mâconnais. D'après le contrat de mariage de Philiberte, où les époux sont qualifiés «habitants de Cluny», on voit que les Alamartine ne résidaient pas encore à Mâcon. Étienne s'y était néanmoins marié en 1605, mais ce n'est qu'à partir de 1650 qu'on les trouve définitivement installés à Mâcon, paroisse Saint-Pierre.[15]Jean Dumont, bourgeois de Mâcon à la fin duxviesiècle, marié à Françoise Foillard. La famille fut anoblie en 1723, en la personne d'Émilien Dumont, secrétaire du roi.[16]La famille Desbois, actuellement représentée par les familles de Murard, de Surigny et de la Forestille, est issue de Gabriel Desbois, bourgeois de Cluny à la fin duxviesiècle, dont le petit-fils, Pierre Desbois, seigneur de la Cailloterie, fut anobli en 16435 par l'achat d'une charge de secrétaire du roi.À partir d'Antoine Desbois, la charge de grand bailli d'épée du Mâconnais se transmit de père en fils dans la famille jusqu'à la Révolution.[17]Anne Constant (?—27 sept. 1757) était fille d'Antoine Constant (1641-1716), échevin de Lyon en 1697-98, et de Anne Mollien. (Cf. Jouvencel,l'Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Lyon en 1789. Lyon, 1907.)[18]La famille Bernard est une des plus vieilles du pays. Un Philippe Bernard, conseiller au parlement de Paris, seigneur de la Vernette, fut envoyé en 1583 par Henri III comme ambassadeur auprès de la république de Venise. Nicolas Bernard était capitaine de Mâcon en 1502; Jean Bernard, son fils, était écuyer de Catherine de Médicis par brevet du 30 juin 1580.[19]M. Charles de Montherot, petit-neveu du poète et possesseur du château de Saint-Point, descend donc à la fois des Lamartine d'Hurigny et des Lamartine de Montceau, puisqu'un petit-fils de Jeanne-Sibylle de Lamartine épousa en 1820 une des sœurs du poète.[20]Arch. dép. du Loiret. D. 98 (communication de M. Jagebien).[21]Une de ses sœurs et une de ses tantes.[22]M. Lex a retrouvé et publié le premier (Lamartine, souvenirs et documents), l'acte de bénédiction de la maison de Milly: «L'an de N. S. 1705, le 15 juillet, je soussigné ay bénit la maison de M. Jean-Baptiste de la Martine, conseiller du Roy au bailliage et siège présidial de Mâcon, à six heures du soir. A. D. Dauthon, curé de Milly» (Arch. municipales de Milly). Les terres avaient à cette époque une superficie d'environ cinquante-deux hectares et s'étendaient sur les communes de Milly, Bertzé-la-Ville et Saint-Sorlin. La seigneurie de Milly était entre les mains de la famille de Pierreclau.[23]1ºAbel(4 février—13 nov. 1663); 2ºPhilippe-Étienne; 3ºFrançoise(10 mai 1666—?); 4ºAntoine(10-28 mai 1666); 5ºClaudine(26 avril 1667—22 sept. 1672); 6ºNicolas; 7ºClaude(31 novembre 1669—?); 8ºMarie(11 nov. 1670—2 février 1750); 9ºAntoine(11 nov. 1670—1690), mort à Paris étudiant en Sorbonne; 10ºMarianne(21 juin 1673—16 mars 1758), mariée le 9 avril 1712 à Claude Chambre, receveur des États du Mâconnais; 11ºLouis(16 mars 1776—1719): il reprit en 1703 la compagnie de son frère aîné dans Orléans-infanterie, et mourut au siège de Barcelone; 12ºFrançois; 13ºFrançoise(4 janvier 1678—?); 14ºFrançoise(15 avril 1679—?); 15ºJean-Baptiste(10 sept. 1680—9 juillet 1720), noyé en se baignant dans la Saône.[24]Arch. dép. du Loiret, D. 138 et 187 (communiqué par M. Jagebien).[25]Arch. municipales de Vichy. Série G. G.[26]1ºAnne(8 janvier 1710—25 mai 1781), mariée en 1735 à Jean-Baptiste de Lamartine d'Hurigny; 2ºLouise-Françoise(21 août 1707—?); 3ºMarie-Anne(21 mai 1713—?), religieuse aux Ursulines de Mâcon, et connue dans la famille sous le nom de Mmede Luzy. Elle vivait encore en 1790; 4ºMarie-Claudine(19 février 1714—?); 5ºCharlotte, née le 21 février 1716, mariée le 26 nov. 1736 à Pierre de Boyer, seigneur de Ruffé et de Trades, morte le 13 juillet 1757.[27]«Maurice de Saxe, duc de Gourlande et de Semigalie, maréchal général des camps et armées du roi, commandant général des Pays-Bas, etc. Laissez librement et sûrement passer le sieur de la Martine, capitaine au régiment de Monaco, pour aller en France avec ses domestiques et équipages sans lui donner aucun trouble ni empêchement. Fait à Bruxelles le 17 juillet 1748 (bon pour un mois).—M. de Saxe. Par Monseigneur, de Bonneville.» Communication de M. Loiseau.[28]Toute cette bibliothèque fut dispersée, soit pendant la Révolution, soit au moment de la vente de Montceau. On en rencontre parfois des volumes chez les amateurs.[29]Les Dronier, seigneurs du Villard et de Pratz sont originaires de Saint-Claude (Jura). Jean-Claude Dronier, maître en la chambre des comptes de Dole, épousa le 6 juin 1692 Marie-Claudine Chevassu. Leur fils, Claude-Antoine, conseiller au Parlement de Besançon, épousa, le 19 novembre 1719, Cécile-Eugénie Dolard.[30]Les Lamartine prirent séance aux chambres de la noblesse du Mâconnais à partir du 27 décembre 1676.Dans la liste électorale pour les États généraux de 1789, tenue le 18 mars en l'église Saint-Pierre de Mâcon, Louis-François y est nommé pour la châtellenie d'Igé et Domange; François-Louis et Pierre, ses deux fils, pour la prévoie de Saint-André-le-Désert (Arch. Nat., B. III 105, et de la Roque et Barthélémy,Catalogue des gentilshommes de Bourgogne aux États généraux de 1789, Paris, 1862). Le 28 mars, il figura également à l'assemblée des trois ordres du bailliage de Dijon, comme seigneur d'Urey, de Montculot, Charmoy, Poissot, Fleurey et Quémigny.[31]Collonges, hameau de la commune de Prisse, non loin de Mâcon;Champagne, hameau de la commune de Pérone.[32]La Tour de Mailly, nom aujourd'hui disparu, était situé à Igé (canton de Lugny), près du chemin de cette paroisse à Bertzé. Ce fief dépendait de la seigneurie d'Escole, et consistait en un château, «plusieurs cens et héritages» et le droit d'usage de la forêt de Malessard, domaine royal. Louis-François l'acquit en 1730 de Melchior Cochet, et exerça une reprise de fief le 4 mai 1748.[33]Cf. Arch. Nat., F. 12/107, p. 854. «Mémoire du sieur de Lamartine par lequel il sollicite divers privilèges et faveurs pour les deux manufactures de fil de fer et de fers noirs qu'il possède aux Combes, près Saint-Claude-sur-Bienne, et à Morez du Jura, et où il demande qu'il soit interdit au sieur Muller de maintenir l'établissement analogue aux siens qu'il a commencé d'installer au village de Champagnole.» (1ersept. 1789).[34]Sources et bibliographie:Titres et papiers de la famille Des Roys(xve-xixesiècle), communiqués par M. le baron Carra de Vaux.—Archives dép. de la Haute-Loire.—Archives municipales de Montfaucon.Obituarium Lugdunensis ecclesiæ(Lyon, 1867, éd. Guignes).—Obituarium Sancti-Pauli Lugdunensis(1872, id.).—Obituarium Sancti-Petri Lugd.(1880,id.,ibid.).—Cartulaire des hospitaliers du Velay(Le Puy, 1888).—Cartulaire des Templiers du Velay(id., 1882).—Répertoire général des hommages de l'évêché du Puy (1887).—Recueil des chroniqueurs du Puy(éd. Chassaing, 3 vol. 1869-75).—Notes sur le monastère de Montfaucon, par l'abbé Theillère (1876).—Nobiliaire d'Auvergne, par Bouillet (7 vol., 1846-53).—Le Livre d'or du Lyonnais(Lyon, 1866).—Jean-Louis Des Roys, par Al. Carra de Vaux (l'Investigateur, revue de l'institut historique, année 1850).—Mémoires inéditsde Mede Genlis (10 vol., 1825-27).—L'Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Lyon en 1789, par H. de Jouvencel (Lyon, 1907).—Grimod de la Reynière et son groupe, par Desnoiresterres (1875).—Lucien Bonaparte, par Ch. Iung (t. II, 1882).—Lucien Bonaparte et sa famille(Paris, 1889).—The marriages of the Bonapartes, par Bingham (Londres, 1881).—Armorial du premier Empire, par A. Révérend (Paris, 1894, 4 vol.).—Titres et anoblissements de la Restauration(Paris, 1901, 6 vol.).[35]Aucun Des Roys ne figure à l'Armorial général du Cabinet des titres.[36]Bonardus Rex, acte de 1147 (Obit. S.-P. Lugd., p. 59), c'est la plus ancienne mention.Guigo Regis(1239), domicilié à Saint-Laurent de Lyon, etc. On rencontre environ une vingtaine de personnages de ce nom auxquels on doit rattacher les Des Roys; en effet dans les papiers de la famille on trouve mention auxviesiècle d'une prébende fondée en l'église Saint-André de Montbrison, en 1361, par maître Jean Regis, licenciée en droit.[37]Charte du 10 janvier 1279 oùPetrus Regisest cité comme clerc (Cart. des Templiers, p. 385). Échange entre Pons de Brion et Raymond du Pont, daté du 1ermai 1324, d'une rente sur des fonds contigus au couvent des Carmes contre une rente sur un champ situé aux Combes, près d'Espaly, «juxta campumJohannis Regiscivis anisiensis» (citoyen du Puy) (Cart. des hospitaliers du Velay, p. 188). Sentence de l'official du Puy, condamnant Jean Regis, damoizeau, père de Paulette, femme de noble Hugues de Chandorasse, à payer à Dalmas, prieur de Saint-Martin de Polignac, les arrérages de biens sis à Soleihac, 13 mars 1382 (Arch. dép. Haute-Loire, G. 651).[38]Raucoules. Il existe trois villages de ce nom dans la Haute-Loire; celui des Des Roys est situé dans le canton de Montfaucon.[39]Nom disparu; aujourd'hui Montregard.[40]D'après laBibliographie de la Haute-Loire, par Sauzet, un Mathurin Des Roys, prieur de Saint-Didier, aurait composé une histoire du Puy, en vers et en prose, et dédiée à Amédée de Saluce, doyen de la cathédrale; l'ouvrage aurait été imprimé en 1519 chez Claude le Noury. Ce volume ne figure à notre connaissance dans aucune autre bibliographie; il nous a été impossible de l'identifier.[41]Contrat passé à Baulmes (paroisse de Saint-André et diocèse de Valence); témoins: Arnaud de la Rochaing, écuyer; Guillaume de Montagnet, seigneur de Montguérin; Jehan des Champs (de Campis), lieutenant de Mautfaucon; Jehan des Roys (de Regibus); noble Antoine de Bronac. La présence de ce dernier parmi les témoins prouve que les Des Roys devaient tenir un certain rang dans la ville, car les Bronac, coseigneurs de Mautfaucon et de Vazeilles, étaient considérés alors comme de hauts personnages.Charles de Jussac, écuyer, seigneur de Baulmes et de Jussac (canton de Retornac). De son mariage avec Anne de Meyre il eut deux filles religieuses: Anne et Alice; un fils, Gaspard, mort sans postérité; deux fils: Bernard et Jean, prêtres; une fille Isabeau, mariée à Arnaud de la Rochaing; une autre enfin, devint la femme d'Antoine Des Roys. À la mort de Charles de Baulmes, tous ses biens revinrent à sa fille Marguerite, dont Antoine hérita.[42]Cf.Répertoire des hommages de l'évêché du Puy(p. 385).[43]Veuve en premières noces de Denis de Cohacy, procureur royal; les Guilhon étaient alliés à la famille de Gerlande.[44]Il est l'auteur de: 1ºLivret contenant les principales questions et décisions qu'on peut rechercher en matière de légitime(Lyon, 1644); 2ºTraicté des substitutions(Lyon, 1644).[45]Des Olmes, aujourd'hui famille de Veyrac. En 1588, Denis des Olmes épousa Catherine Dufours, dont Antoine, marié en 1587 avec Marguerite de la Franchère. Leur fils Louis, marié en 1622 à Florie de Lagrevol, était le père de Catherine des Olmes.[46]Marie, femme de Jacques Hochet; Philiberte, femme de Louis de Romezin, d'où une fille, qui épouse Claude Ferrapie, d'une ancienne famille de Mautfaucon; Jeanne, mariée à Antoine Varilhon; Claude et Marguerite, mortes filles.[47]Ces alliances, que Lamartine n'ignorait pas (cf.Souvenirs et Portraits, t. II,les Bonaparte), ont été constamment négligées par les généalogistes de la famille Grimod; l'omission doit provenir de ce que les notes de d'Hozier (Cabinet des titres, pièces originales, vol. 141; Dossiers bleus, vol. 333; Nouveau d'Hozier, vol. 165) ont été établies sur une collection defactumsde 1754, rédigés pour Marguerite le Juge et qui ne l'ont mention, ni de la branche Bonaparte, ni de la branche de Vaux-Lamartine.Pourtant, l'acte de baptême d'Alexandrine de Bleschamp, princesse de Canino, dissipe toute équivoque, ainsi que le testament d'Antoine Grimod enregistré à Paris le 7 avril 1718, et où il est fait également mention de deux autres filles: Benoîte et Philiberte, mariée l'une à J.-B. Dumas de Corbeville, l'autre au marquis de Pranse.Voici enfin un fragment duJournal intime, qui, malgré quelques erreurs, confirme la parenté des Des Roys avec les divers personnages que nous avons cités.«23 janvier 1803{de Rieux}. Je voudrais pouvoir écrire tout ce que ma mère me conte de ses voyages, ce serait bien intéressant, et mille anecdotes curieuses de gens marquants. Malheureusement, ce serait trop long. Ma mère conte à merveille, elle a infiniment d'esprit et de mérite. Elle m'a rapporté beaucoup de choses de M. de la Reynière, le fermier de Lyon, etc., à qui nous étions parents par ma grand'mère; Mmede la Ferrière avait épousé en premières noces M. Grimod de la Reynière, dont elle a eu M. de la Reynière, fermier général, qui avait épousé Mllede Jarente, qui vit encore et qui est très liée avec ma mère. M. de la Ferrière a eu aussi deux filles: l'aînée était Mmede Malesherbes, qui est morte très malheureusement fort jeune, laissant deux filles: Mmede Rosanbo qui a été guillotinée, et Mmede Montboissier; la seconde était Mmede Lévis, amie intime de ma mère qui est morte assez jeune. M. de la Reynière le père avait eu d'un premier mariage Mmede Beaumont, c'est par là que nous lui sommes parents [à Mmede Beaumont]. Nous l'étions aussi par les Grimod à la femme du baron de Breteuil et aux Cipierre; la fille du baron de Breteuil a épousé M. de Matignon, dont la fille a épousé un Montmorency.«M. d'Orsay s'appelle aussi Grimod, toujours de la même famille; il a épousé, en secondes noces, une princesse d'Allemagne assez proche parente du roi de Prusse, et le fils de M. d'Orsay a épouse une princesse d'Italie assez peu considérable.»Cette Mmede la Ferrière, dont il est ici question était Marie Mazade, seconde femme de Gaspard Grimod de la Reynière; devenue veuve, elle épousa Honoré de la Ferrière.[48]François Mauverney, receveur du grenier au sel de Saint-Symphorien-le-Château, puis lieutenant criminel et civil de l'élection de Lyon, était fils de Pierre Mauverney, conseiller du Roi, élu en l'élection de Saint-Étienne, et de Jaqueline Dilbert. Pierre Mauverney était lui-même fils de Jean-Baptiste et de Jeanne Coignet. (Cf. Cab. des titres: pièces originales, vol. 1902.)[49]Cf., sur les suites de cette brouille entre Grimod de la Reynière et sa cousine, «copie d'une lettre de M. Grimod de la Reynière, négociant à Lyon, etc., à MmeDes Roys, ancienne sous-gouvernante des ci-devant princes d'Orléans. Lyon, 7 déc. 1791(s. l. n. d., mais Lyon, 1791).Dans cette brochure extrêmement rare, Laurent s'efforçait d'abord d'attirer à sa cousine des ennuis que son ancienne situation pouvait rendre graves, mais il l'accusait surtout d'avoir capté l'héritage de sa grand'mère, morte en 1773, et d'avoir pris un grand empire sur son père. Il terminait ainsi: «Maintenant, permettez-moi de vous offrir la paix ou la guerre, mais surtout point de neutralité, point de tergiversation. Une réponse claire et nette, s'il vous plaît. Si c'est la guerre, je la ferai courageusement et de mon mieux; si vous préférez la paix, sacrifiez-moi mes ennemis, agissons de concert, et nous nous en trouverons bien l'un et l'autre. Vous avez su prendre un grand crédit sur l'esprit de mes parents: j'ai dans mes mains de quoi vous démasquer à leurs yeux; je ne le ferai pas si vous voulez employer ce crédit à me servir.»Cette publique tentative d'intimidation se perdit dans la tourmente de 1792 qui engloutit la fortune colossale des Grimod. Mais les Des Roys aussi bien que les Lamartine cessèrent dès lors et pour jamais toute relation avec leur cousin, qui n'est pas nommé une fois dans leJournal intime; on sait que depuis 1780 ses excentricités et son mauvais renom l'avaient rendu intolérable à tous ses parents, et que seul il était responsable d'un état de choses où MmeDes Roys n'était pour rien (cf.Desnoiresterres).[50]Cf.Mémoires inédits de Mmela comtesse de Genlis(Paris 10 vol., 1825-26), vol. III, p. 483-85, et IV, p. 29.[51]L'Intrépide, revue par Mmede Genlis (Paris, 2 vol., 1820), I, pp. 81-110.[52]Cf.Lettres à Lamartine, p. 19 (lettre de la duchesse de Broglie).[53]Dans la Marne, à quelques kilomètres de Montmirail. Jean-Louis l'avait acquise du chevalier de Belle-Joyeuse. C'était alors un bâtiment très simple, ayant successivement appartenu aux familles de Pastoret, de Disques et de Boubers, et qu'il fit démolir pour le remplacer par un château plus vaste. (Cf.Alexandre Carra de Vaux, op. cit.)[54]Les lettres qui suivent sont citées d'aprèsl'Investigateur, où elles ont paru pour la première fois.[55]Voir, à l'Appendice, le tableau de la descendance Grimod.[56]Dans les papiers de la famille Des Roys, on trouve une petite note de la main de Jean-Louis qui rapporte les détails de la cérémonie:«Le 26 juillet 1768, procuration de Mmede Beaumont marraine de l'enfant dont MmeDes Roys était grosse, et dont la ville de Lyon devait être le parrain.«L'enfant est né le samedi 5 novembre: ç'a été un fils, qui a été baptisé le dimanche 6 dudit à Saint-Paul par M. Crupisson, sacristain-curé. Il a été nommé Lyon-François, et tenu par M. de la Verpillière, Prevost des marchands, accompagné du Consulat, pour la ville, et par Mmede la Verpillière pour Mmede Beaumont Des Roys.»[57]Cf.l'Observateur des spectaclesdes 28 germinal, 2, 21, 23 et 29 floréal an X. Jacques-Barthélémy Salgues (1760-1830), un des bons journalistes de l'Empire et de la Restauration. Prêtre d'abord, il fut choisi en 1789 pour la rédaction du cahier des doléances de la ville de Sens où il était né; peu à peu, il finit par organiser la contre-Révolution dans son département. Poursuivi, il ne réapparut à Paris qu'en 1794, fut traduit alors en justice après le 18 fructidor, mais acquitté par le tribunal d'Auxerre. À partir de 1798, il se consacra exclusivement aux lettres, et fonda deux journaux théâtraux.[58]Sa tragédie et sa comédie.[59]Nom que portait alors l'ancien Théâtre-Français.[60]Un des semainiers du Théâtre-Français.[61]Moniteurdu 4 avril 1804.[62]Il est curieux de constater que le sujet de Caton, emprunté àla Mort de Caton, d'Addison, tenta également Lamartine à vingt ans: il écrivait en effet le 30 septembre 1810 à Virieu: «Je traduis de l'anglais quelques Nuits d'Young et la superbe tragédie d'Addisonthe Death of Cato, le tout en vile prose, excepté quelques morceaux qui me séduisent et que je versifie.» (Corresp., I, p. 272.)[63]Voir, à l'Appendice, la bibliographie des œuvres de Lyon Des Roys.[64]L'âme est inaccessible et rien n'agit sur elle;Que la mort au méchant soit un objet d'horreur,L'homme de bien y voit l'aurore du bonheur.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Mais je ne sais, mes yeux paraissent s'obscurcir,Mes membres fatigués semblent s'appesantir,Je ne puis surmonter la langueur où je tombe.... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Mes enfants, mes amis, approchez, je vous prie.Quoi? d'où viennent ces cris? qu'avez-vous à frémir?Qu'est-ce donc, mes amis, ai-je tort de mourir?Voulez-vous que j'attende à sortir de la vieQue je me sois couvert de quelqu'ignominie,Que j'aie abandonné le chemin de l'honneur?La mort n'a rien d'affreux, n'en ayez point d'horreur.Elle vient,... je la vois, je la sens,... je la touche...Elle obscurcit mes yeux,... elle glace ma bouche...Je finis,... je m'éteins... sans douleurs, sans effort...L'âme pleine d'espoir se dégage du corps.(Le Dernier des Romains, acte V, sc. I et IX.)[65]Sources et bibliographie de la IIº partie:Journal intime(passim).-;-Archives départementales de Saône-et-Loire, très riches en documents sur les Lamartine pendant la Terreur.—Césarine et Alix, un épisode de la jeunesse de Mmede Lamartine la mère, par le baron Alexandre Carra de Vaux (publié dansl'Investigateur, journal de l'institut historique, 1853).—Histoire de Saint-Point, par L. Lex (Mâcon, 1898, in-8).—La Jeunesse de Lamartine, par F. Reyssié (Paris, 1892, in-16).—La Persécution religieuse en Saône-et-Loire(t. IV, arrondissement de Mâcon), par l'abbé Louis S.-M. Chaumont (Chalon-sur-Saône, 1903, in-8).—La Révolution dans l'ancien diocèse de Mâcon, par Mgr B. Rameau (Mâcon, 1900, in-8).­—Souvenirs de MmeDelahante(Évreux, 1906, 2 vol. hors commerce). Les souvenirs de MmeDelahante, qui dans sa jeunesse habita longtemps Mâcon et fut très liée avec les Lamartine, ont été publiés par sa petite-fille Mmede Blic. Ils contiennent de nombreux et curieux détails nouveaux sur la vie familiale du poète, ainsi qu'une trentaine de lettres inédites de divers membres de sa famille.Toutes les références aux œuvres de Lamartine sont faites d'après l'édition de l'auteur; c'est la dernière parue de son vivant et la plus complète (Paris, 1860-66, 41 vol. gr. in-8).--;Pour les publications posthumes, d'après les éditions originales:Mémoires inédits(Paris, 1870, in-8);Manuscrits de ma mère(id., 1871, in-8);Souvenirs et Portraits(id., 1871-72, 3 vol. in-18):Correspondance(id., 1873-75, 6 vol. in-8).[66]Journal de Saône-et-Loire du 4 mai 1827. Cet article, rédigé par Alexis Mottin, secrétaire perpétuel de l'Académie de Mâcon, ne satisfit qu'à moitié Pierre de Lamartine qui y répondit par la lettre suivante, insérée dans le numéro du 7 mai:«Monsieur, je commence par rendre grâce à l'estimable auteur de l'article nécrologique inséré dans votre précédent numéro. Je serai désespéré que ma juste réclamation put l'affliger, mais je crois le devoir à la mémoire de mon frère. Sans doute, si votre journal n'était lu qu'à Mâcon, où M. de Lamartine était si parfaitement connu, il eût été peut-être superflu de dire un mot sur ses sentiments religieux: nul ne peut les y mettre en doute. Mais comme la sphère de votre estimable journal ne se borne pas à cette ville, je désire que partout où elle s'étend on sache que mon frère mettait fort au-dessus de toutes les connaissances humaines celle de la religion, et que, jusqu'au dernier instant de sa vie, il en a constamment rempli les devoirs avec zèle et la plus sincère conviction.—LAMARTINE.»[67]Pierre Sigorgne (1719-1809), vicaire général de Mâcon, puis archidiacre et doyen du chapitre de Saint-Vincent, auteur de plusieurs volumes de philosophie. On a de lui:Institutions newtonniennes(1747);Lettres écrites de la plaine(1765), où il réfute lesLettres de la montagnede Rousseau;Institutions leibnitziennes(1768);le Philosophe chrétien(1776), etc.Cf. Abbé Rameau,Notice sur l'abbé Sigorgne(Mâcon, 1895, in-8).[68]Nouv. Confidences, p. 455. Le portrait de l'oncle terrible occupe les pages 447-457 (T. 29).[69]Bien qu'inexactes, les idées politiques que Lamartine a prêtées à son oncle sont curieuses, parce qu'elles correspondent très exactement à son propre programme sous les dernières années de la monarchie de Juillet.[70]Cf. Demaizières, Un incident populaire à Mâcon en 1789 (Ann. de l'Académie de Mâcon,iiesiècle série, t. XI).[71]Cf.Corresp., III, p. 41. Voici d'autre part une lettre de Pierre de Lamartine à son fils où nous trouvons quelques détails sur cette succession:«Maçon, le 1^{er} mai 1827.«Voilà, mon cher ami, une malheureuse circonstance qui me fait encore plus regretter que tu ne sois pas ici où ta présence serait d'une grande utilité. Mon pauvre frère n'est plus; il a succombé, dimanche à onze heures du matin, à cette maudite fièvre catharale. Tu sens tout ce que nous avons eu tous à souffrir dans ce malheur. Mllede Lamartine l'a pourtant supporté avec tout le calme de sa grande piété.«Voici les principales dispositions de son testament par lequel il a fait cesser l'indivision qui était dans leur bien. Mllede Lamartine garde Montceau et les Mélards, elle a tout le mobilier quelconque, argent, denrées, sans aucun frais de sa part, pas même ceux du fisc dont ses héritiers sont chargés. C'est Cécile et toi qui l'êtes, pour égale part et portion, de Champagne, Saint-Pierre et Saint-Oyen en rapportant ce que vous avez eu par contrat de mariage. La bibliothèque est à toi par principal et voici en quoi consistera l'actif de la succession:À présent Champagne estimé à peu près160000francs.Saint-Oyen—environ80000——Après la mort de ma sœur, trois inscriptions de mille francs chacune, valant60000—————300000francs.«Mon frère a fait bon marché à Mllede Lamartine, en faisant son partage, mais il y assujétit ses héritiers par son testament. L'argent, les vins, le mobilier sont très considérables; je pense que ma sœur aura dix-sept ou dix-huit mille livres de rente.» (Lettre inéditeprovenant des archives de Saint-Point.)Comme on peut s'en rendre compte, Pierre de Lamartine était donc du même avis que son fils touchant le testament de François-Louis.Une lettre du 5 juillet, toujours du chevalier au poète, nous apprend que, sur la tombe de François-Louis de Lamartine, on fit graver un vers de son neveu choisi par Mmede Lamartine:«La mort m'a tout ravi, la mort doit tout me rendre», extrait de laMéditation: la Semaine sainte à la Roche-Guyon.

[1]Sainte-Beuve,Portraits contemporains, t. I (Lamartine).

[1]Sainte-Beuve,Portraits contemporains, t. I (Lamartine).

[2]Le Manuscrit de ma mère, prologue et épilogue par A. de Lamartine (Paris, 1871, in-8).

[2]Le Manuscrit de ma mère, prologue et épilogue par A. de Lamartine (Paris, 1871, in-8).

[3]Voici la description des 12 petits cahiers—et non pas 22, comme l'a écrit Lamartine dans la préface desConfidences—duJournal intimequi s'étend de 1800 à 1829:TomeI:13 déc. 1800-24 août 1801. 81 p., in-16.II:20 août 1801-8 avril 1802. 140 p., in-16.III:16 avril 1802-21 juin 1803. 153 p. plus 8 p. de comptes, in-6.IV:23 juin 1803-22 octobre 1804. 118 p., plus 4 p. de table, in-16.V:1ernov. 1804-3 juillet 1806. 99 p., in-8.VI:12 juillet 1800-19 déc. 1808. 139 p., plus 2 p. de table, in-8.VII:27 janvier 1809-7 mars 1811. 99 p., plus 4 p. de table, in-8.VIII:10 mars 1812-28 février 1813. 193 p., in-4º.IX:7 mars 1815-3 mai 1821. 198 p. plus 2 feuillets volants intercalés dans le texte, in-4º.X:14 juin 1821-13 oct. 1822. 87 p., in-4º.XI:11 nov. 1822-21 juin 1824. 88 p., in-4º.XII:19 juin 1824-22 oct. 1829. 80 p., plus 30 feuillets demeurés blancs, in-4º.

[3]Voici la description des 12 petits cahiers—et non pas 22, comme l'a écrit Lamartine dans la préface desConfidences—duJournal intimequi s'étend de 1800 à 1829:

[4]Sources et bibliographie:Archives municipales de Mâcon: Registres des baptêmes, mariages et décès de la paroisse Saint-Pierre.—Archives départementales de Saône-et-Loire(Série B, 1324-1371): Registres du bailliage de Mâcon où sont conservés de nombreux contrats, testaments et donations.—Archives municipales de Cluny: Registres des baptêmes, mariages et décès de la paroisse Saint-Marcel.—Archives de la Guerre(section administrative): États de services des membres de la famille qui furent officiers.—Bibliothèque Nationale(manuscrits): Armorial général, généralité de Bourgogne. D'Hozier, pièces originales, vol. 504 et 1873, dossiers bleus, vol. 7.—Bibliothèque de Mâcon: Claude Bernard, généalogie des familles de Mâcon (mss).Tessereau,Histoire chronologique de la grande chancellerie de France(Paris, 1710).—Arcelin,Indicateur héraldique du Mâconnais(Mâcon, 1865).—Révérend Du Mesnil,Lamartine et sa famille(Lyon, 1869).—Lex,Lamartine, souvenirs et documents(Mâcon, 1890).—Lex,les Fiefs du Mâconnais(Mâcon, 1897).

[4]Sources et bibliographie:Archives municipales de Mâcon: Registres des baptêmes, mariages et décès de la paroisse Saint-Pierre.—Archives départementales de Saône-et-Loire(Série B, 1324-1371): Registres du bailliage de Mâcon où sont conservés de nombreux contrats, testaments et donations.—Archives municipales de Cluny: Registres des baptêmes, mariages et décès de la paroisse Saint-Marcel.—Archives de la Guerre(section administrative): États de services des membres de la famille qui furent officiers.—Bibliothèque Nationale(manuscrits): Armorial général, généralité de Bourgogne. D'Hozier, pièces originales, vol. 504 et 1873, dossiers bleus, vol. 7.—Bibliothèque de Mâcon: Claude Bernard, généalogie des familles de Mâcon (mss).

Tessereau,Histoire chronologique de la grande chancellerie de France(Paris, 1710).—Arcelin,Indicateur héraldique du Mâconnais(Mâcon, 1865).—Révérend Du Mesnil,Lamartine et sa famille(Lyon, 1869).—Lex,Lamartine, souvenirs et documents(Mâcon, 1890).—Lex,les Fiefs du Mâconnais(Mâcon, 1897).

[5]Dans l'Armorial général de d'Hozier, établi en 1696, on voit que les Lamartine portaient: «de gueules à deux fasces d'or, accompagnées en cœur d'un trèfle de même». La branche cadette de Montceau «brisait en chef d'un lambel d'argent». Le cachet de Lamartine, que nous avons pu voir, ne porte pas de lambel, puisque la branche aînée était éteinte à la fin duxviiiesiècle, et les «fasces» ont été remplacées par des «bandes».

[5]Dans l'Armorial général de d'Hozier, établi en 1696, on voit que les Lamartine portaient: «de gueules à deux fasces d'or, accompagnées en cœur d'un trèfle de même». La branche cadette de Montceau «brisait en chef d'un lambel d'argent». Le cachet de Lamartine, que nous avons pu voir, ne porte pas de lambel, puisque la branche aînée était éteinte à la fin duxviiiesiècle, et les «fasces» ont été remplacées par des «bandes».

[6]Il existe, à notre connaissance, au moins trois de ces généalogies. L'une figure à la Bibliothèque Nationale (Manuscrits, ancien fonds français) et occupe les pages 1-5 du vol. 790 de la collection Moreau (t. XXXIII de l'ancien recueil Fontette). Elle a été publiée par nous dans laRevue des Annales romantiques, fasc. V de l'année 1905. La seconde figure au ministère de la Guerre. La troisième se trouve aux Archives de Saône-et-Loire, et a été publiée par M. Reyssié:la Jeunesse de Lamartine, in-18, 1892, p. 9.

[6]Il existe, à notre connaissance, au moins trois de ces généalogies. L'une figure à la Bibliothèque Nationale (Manuscrits, ancien fonds français) et occupe les pages 1-5 du vol. 790 de la collection Moreau (t. XXXIII de l'ancien recueil Fontette). Elle a été publiée par nous dans laRevue des Annales romantiques, fasc. V de l'année 1905. La seconde figure au ministère de la Guerre. La troisième se trouve aux Archives de Saône-et-Loire, et a été publiée par M. Reyssié:la Jeunesse de Lamartine, in-18, 1892, p. 9.

[7]M. Abel Jeandet (Annales de l'Académie de Mâcon, 2esérie, t. V, p. 117) a publié un acte en date du 14 octobre 1544, concernant un Estienne Alamartine, «bourgeois et marchand de Cluny», propriétaire à Azé. Il s'agit là sans doute d'un frère de Benoît, ou peut-être de son père, mais il nous a été impossible de l'identifier de façon certaine.

[7]M. Abel Jeandet (Annales de l'Académie de Mâcon, 2esérie, t. V, p. 117) a publié un acte en date du 14 octobre 1544, concernant un Estienne Alamartine, «bourgeois et marchand de Cluny», propriétaire à Azé. Il s'agit là sans doute d'un frère de Benoît, ou peut-être de son père, mais il nous a été impossible de l'identifier de façon certaine.

[8]La famille Tuppinier, dont une branche subsiste encore en Bourgogne, est originaire de Cluny, où l'on trouve en 1544 un Jacques Tuppinier, bourgeois de la ville, marchand drapier, marié à Antoinette de Gordon. Il est le père de Claude, marié à Françoise Alamartine.

[8]La famille Tuppinier, dont une branche subsiste encore en Bourgogne, est originaire de Cluny, où l'on trouve en 1544 un Jacques Tuppinier, bourgeois de la ville, marchand drapier, marié à Antoinette de Gordon. Il est le père de Claude, marié à Françoise Alamartine.

[9]Guyot Fournier, père de Jeanne, exerça, le 31 août 1601, une reprise de fief pour la châtellenie de Prissé. La famille Descrivieux était originaire de Bresse; Charles Descrivieux était échevin de Mâcon en 1466; à la fin duxviiiesiècle, les Descrivieux, seigneurs de Charbonnières, prirent séance en la Chambre de la noblesse du Mâconnais.Benoît Alamartine et Jeanne Fournier eurent de leur mariage: 1ºCharles(9 mai 1598—?); 2ºGuyot(31 déc. 1601—?), marié à Philiberte Paillet; 3ºClaude(28 oct. 1602—3 oct. 1609); 4ºMarguerite(16 août 1604—3 oct. 1608); 5º Étienne (12 nov. 1600—?); 6º Jacques (9 août 1609—?); 7ºAvoye(23 février 1612—?); 8ºAimée(8 juin 1613—?); 9ºSuzanne(27 sept. 1614—?).C'est vraisemblablement d'un des fils de Gabriel ou de Benoît Alamartine que sont issus les nombreux Alamartine existant encore dans le Charollais, et un Émilien Alamartine, notaire à Cluny au milieu duxviiiesiècle. À signaler également un acte de mariage du 21 janvier 1782, entre Philippe Cartillet, marchand forain, et Jeanne Lamartine, tailleur(sic), fille de François Lamartine, tisserand, «lesquels ont déclaré ne savoir signer». Bien que l'acte ait été enregistré à Mâcon, ces Lamartine n'ont aucune parenté, même lointaine, avec ceux qui nous occupent, la forme roturière du nom étant Alamartine et non Lamartine.

[9]Guyot Fournier, père de Jeanne, exerça, le 31 août 1601, une reprise de fief pour la châtellenie de Prissé. La famille Descrivieux était originaire de Bresse; Charles Descrivieux était échevin de Mâcon en 1466; à la fin duxviiiesiècle, les Descrivieux, seigneurs de Charbonnières, prirent séance en la Chambre de la noblesse du Mâconnais.

Benoît Alamartine et Jeanne Fournier eurent de leur mariage: 1ºCharles(9 mai 1598—?); 2ºGuyot(31 déc. 1601—?), marié à Philiberte Paillet; 3ºClaude(28 oct. 1602—3 oct. 1609); 4ºMarguerite(16 août 1604—3 oct. 1608); 5º Étienne (12 nov. 1600—?); 6º Jacques (9 août 1609—?); 7ºAvoye(23 février 1612—?); 8ºAimée(8 juin 1613—?); 9ºSuzanne(27 sept. 1614—?).

C'est vraisemblablement d'un des fils de Gabriel ou de Benoît Alamartine que sont issus les nombreux Alamartine existant encore dans le Charollais, et un Émilien Alamartine, notaire à Cluny au milieu duxviiiesiècle. À signaler également un acte de mariage du 21 janvier 1782, entre Philippe Cartillet, marchand forain, et Jeanne Lamartine, tailleur(sic), fille de François Lamartine, tisserand, «lesquels ont déclaré ne savoir signer». Bien que l'acte ait été enregistré à Mâcon, ces Lamartine n'ont aucune parenté, même lointaine, avec ceux qui nous occupent, la forme roturière du nom étant Alamartine et non Lamartine.

[10]La Légende de domp Claude de Guize...s. I. 1582, in-8, réimprimée en 1744, au tome IV desMémoires de la Ligue.

[10]La Légende de domp Claude de Guize...s. I. 1582, in-8, réimprimée en 1744, au tome IV desMémoires de la Ligue.

[11]Surnoms donnés par Regnault à l'abbé de Cluny et à son vicaire.

[11]Surnoms donnés par Regnault à l'abbé de Cluny et à son vicaire.

[12]Le 8 avril 1626, à l'assemblée des États du Mâconnais, il fut chargé de présenter les «mémoire et doléances» du Tiers-État.

[12]Le 8 avril 1626, à l'assemblée des États du Mâconnais, il fut chargé de présenter les «mémoire et doléances» du Tiers-État.

[13]La famille de Pise est originaire de Mâcon. On trouve un Antoine de Pise échevin de cette ville en 1450; Philippe de Pise, garde du scel des contrats du bailliage de Mâcon (par provisions du 15 juin 1544), eut pour fils Antoine, père d'Aymée de Pise. Les de Pise devinrent en 1603 seigneurs de Flacé, par acquisition des Maugiron. Les de Ryrmon, seigneurs de Champgrenon, la Moussière, la Serve et la Rochette sont originaires de Saint-Gengoux, d'où était Hugues de Rymon, capitaine de la ville et du château, marié à Françoise Bourgeois.

[13]La famille de Pise est originaire de Mâcon. On trouve un Antoine de Pise échevin de cette ville en 1450; Philippe de Pise, garde du scel des contrats du bailliage de Mâcon (par provisions du 15 juin 1544), eut pour fils Antoine, père d'Aymée de Pise. Les de Pise devinrent en 1603 seigneurs de Flacé, par acquisition des Maugiron. Les de Ryrmon, seigneurs de Champgrenon, la Moussière, la Serve et la Rochette sont originaires de Saint-Gengoux, d'où était Hugues de Rymon, capitaine de la ville et du château, marié à Françoise Bourgeois.

[14]La famille de la Blétonnière est originaire de Cluny. Un Antoine de la Blétonnière, procureur du roi, puis juge royal en la châtellenie de Saint-Gengoux par provisions du 11 août 1617. Son fils Antoine, lieutenant en l'élection du Mâconnais. D'après le contrat de mariage de Philiberte, où les époux sont qualifiés «habitants de Cluny», on voit que les Alamartine ne résidaient pas encore à Mâcon. Étienne s'y était néanmoins marié en 1605, mais ce n'est qu'à partir de 1650 qu'on les trouve définitivement installés à Mâcon, paroisse Saint-Pierre.

[14]La famille de la Blétonnière est originaire de Cluny. Un Antoine de la Blétonnière, procureur du roi, puis juge royal en la châtellenie de Saint-Gengoux par provisions du 11 août 1617. Son fils Antoine, lieutenant en l'élection du Mâconnais. D'après le contrat de mariage de Philiberte, où les époux sont qualifiés «habitants de Cluny», on voit que les Alamartine ne résidaient pas encore à Mâcon. Étienne s'y était néanmoins marié en 1605, mais ce n'est qu'à partir de 1650 qu'on les trouve définitivement installés à Mâcon, paroisse Saint-Pierre.

[15]Jean Dumont, bourgeois de Mâcon à la fin duxviesiècle, marié à Françoise Foillard. La famille fut anoblie en 1723, en la personne d'Émilien Dumont, secrétaire du roi.

[15]Jean Dumont, bourgeois de Mâcon à la fin duxviesiècle, marié à Françoise Foillard. La famille fut anoblie en 1723, en la personne d'Émilien Dumont, secrétaire du roi.

[16]La famille Desbois, actuellement représentée par les familles de Murard, de Surigny et de la Forestille, est issue de Gabriel Desbois, bourgeois de Cluny à la fin duxviesiècle, dont le petit-fils, Pierre Desbois, seigneur de la Cailloterie, fut anobli en 16435 par l'achat d'une charge de secrétaire du roi.À partir d'Antoine Desbois, la charge de grand bailli d'épée du Mâconnais se transmit de père en fils dans la famille jusqu'à la Révolution.

[16]La famille Desbois, actuellement représentée par les familles de Murard, de Surigny et de la Forestille, est issue de Gabriel Desbois, bourgeois de Cluny à la fin duxviesiècle, dont le petit-fils, Pierre Desbois, seigneur de la Cailloterie, fut anobli en 16435 par l'achat d'une charge de secrétaire du roi.

À partir d'Antoine Desbois, la charge de grand bailli d'épée du Mâconnais se transmit de père en fils dans la famille jusqu'à la Révolution.

[17]Anne Constant (?—27 sept. 1757) était fille d'Antoine Constant (1641-1716), échevin de Lyon en 1697-98, et de Anne Mollien. (Cf. Jouvencel,l'Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Lyon en 1789. Lyon, 1907.)

[17]Anne Constant (?—27 sept. 1757) était fille d'Antoine Constant (1641-1716), échevin de Lyon en 1697-98, et de Anne Mollien. (Cf. Jouvencel,l'Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Lyon en 1789. Lyon, 1907.)

[18]La famille Bernard est une des plus vieilles du pays. Un Philippe Bernard, conseiller au parlement de Paris, seigneur de la Vernette, fut envoyé en 1583 par Henri III comme ambassadeur auprès de la république de Venise. Nicolas Bernard était capitaine de Mâcon en 1502; Jean Bernard, son fils, était écuyer de Catherine de Médicis par brevet du 30 juin 1580.

[18]La famille Bernard est une des plus vieilles du pays. Un Philippe Bernard, conseiller au parlement de Paris, seigneur de la Vernette, fut envoyé en 1583 par Henri III comme ambassadeur auprès de la république de Venise. Nicolas Bernard était capitaine de Mâcon en 1502; Jean Bernard, son fils, était écuyer de Catherine de Médicis par brevet du 30 juin 1580.

[19]M. Charles de Montherot, petit-neveu du poète et possesseur du château de Saint-Point, descend donc à la fois des Lamartine d'Hurigny et des Lamartine de Montceau, puisqu'un petit-fils de Jeanne-Sibylle de Lamartine épousa en 1820 une des sœurs du poète.

[19]M. Charles de Montherot, petit-neveu du poète et possesseur du château de Saint-Point, descend donc à la fois des Lamartine d'Hurigny et des Lamartine de Montceau, puisqu'un petit-fils de Jeanne-Sibylle de Lamartine épousa en 1820 une des sœurs du poète.

[20]Arch. dép. du Loiret. D. 98 (communication de M. Jagebien).

[20]Arch. dép. du Loiret. D. 98 (communication de M. Jagebien).

[21]Une de ses sœurs et une de ses tantes.

[21]Une de ses sœurs et une de ses tantes.

[22]M. Lex a retrouvé et publié le premier (Lamartine, souvenirs et documents), l'acte de bénédiction de la maison de Milly: «L'an de N. S. 1705, le 15 juillet, je soussigné ay bénit la maison de M. Jean-Baptiste de la Martine, conseiller du Roy au bailliage et siège présidial de Mâcon, à six heures du soir. A. D. Dauthon, curé de Milly» (Arch. municipales de Milly). Les terres avaient à cette époque une superficie d'environ cinquante-deux hectares et s'étendaient sur les communes de Milly, Bertzé-la-Ville et Saint-Sorlin. La seigneurie de Milly était entre les mains de la famille de Pierreclau.

[22]M. Lex a retrouvé et publié le premier (Lamartine, souvenirs et documents), l'acte de bénédiction de la maison de Milly: «L'an de N. S. 1705, le 15 juillet, je soussigné ay bénit la maison de M. Jean-Baptiste de la Martine, conseiller du Roy au bailliage et siège présidial de Mâcon, à six heures du soir. A. D. Dauthon, curé de Milly» (Arch. municipales de Milly). Les terres avaient à cette époque une superficie d'environ cinquante-deux hectares et s'étendaient sur les communes de Milly, Bertzé-la-Ville et Saint-Sorlin. La seigneurie de Milly était entre les mains de la famille de Pierreclau.

[23]1ºAbel(4 février—13 nov. 1663); 2ºPhilippe-Étienne; 3ºFrançoise(10 mai 1666—?); 4ºAntoine(10-28 mai 1666); 5ºClaudine(26 avril 1667—22 sept. 1672); 6ºNicolas; 7ºClaude(31 novembre 1669—?); 8ºMarie(11 nov. 1670—2 février 1750); 9ºAntoine(11 nov. 1670—1690), mort à Paris étudiant en Sorbonne; 10ºMarianne(21 juin 1673—16 mars 1758), mariée le 9 avril 1712 à Claude Chambre, receveur des États du Mâconnais; 11ºLouis(16 mars 1776—1719): il reprit en 1703 la compagnie de son frère aîné dans Orléans-infanterie, et mourut au siège de Barcelone; 12ºFrançois; 13ºFrançoise(4 janvier 1678—?); 14ºFrançoise(15 avril 1679—?); 15ºJean-Baptiste(10 sept. 1680—9 juillet 1720), noyé en se baignant dans la Saône.

[23]1ºAbel(4 février—13 nov. 1663); 2ºPhilippe-Étienne; 3ºFrançoise(10 mai 1666—?); 4ºAntoine(10-28 mai 1666); 5ºClaudine(26 avril 1667—22 sept. 1672); 6ºNicolas; 7ºClaude(31 novembre 1669—?); 8ºMarie(11 nov. 1670—2 février 1750); 9ºAntoine(11 nov. 1670—1690), mort à Paris étudiant en Sorbonne; 10ºMarianne(21 juin 1673—16 mars 1758), mariée le 9 avril 1712 à Claude Chambre, receveur des États du Mâconnais; 11ºLouis(16 mars 1776—1719): il reprit en 1703 la compagnie de son frère aîné dans Orléans-infanterie, et mourut au siège de Barcelone; 12ºFrançois; 13ºFrançoise(4 janvier 1678—?); 14ºFrançoise(15 avril 1679—?); 15ºJean-Baptiste(10 sept. 1680—9 juillet 1720), noyé en se baignant dans la Saône.

[24]Arch. dép. du Loiret, D. 138 et 187 (communiqué par M. Jagebien).

[24]Arch. dép. du Loiret, D. 138 et 187 (communiqué par M. Jagebien).

[25]Arch. municipales de Vichy. Série G. G.

[25]Arch. municipales de Vichy. Série G. G.

[26]1ºAnne(8 janvier 1710—25 mai 1781), mariée en 1735 à Jean-Baptiste de Lamartine d'Hurigny; 2ºLouise-Françoise(21 août 1707—?); 3ºMarie-Anne(21 mai 1713—?), religieuse aux Ursulines de Mâcon, et connue dans la famille sous le nom de Mmede Luzy. Elle vivait encore en 1790; 4ºMarie-Claudine(19 février 1714—?); 5ºCharlotte, née le 21 février 1716, mariée le 26 nov. 1736 à Pierre de Boyer, seigneur de Ruffé et de Trades, morte le 13 juillet 1757.

[26]1ºAnne(8 janvier 1710—25 mai 1781), mariée en 1735 à Jean-Baptiste de Lamartine d'Hurigny; 2ºLouise-Françoise(21 août 1707—?); 3ºMarie-Anne(21 mai 1713—?), religieuse aux Ursulines de Mâcon, et connue dans la famille sous le nom de Mmede Luzy. Elle vivait encore en 1790; 4ºMarie-Claudine(19 février 1714—?); 5ºCharlotte, née le 21 février 1716, mariée le 26 nov. 1736 à Pierre de Boyer, seigneur de Ruffé et de Trades, morte le 13 juillet 1757.

[27]«Maurice de Saxe, duc de Gourlande et de Semigalie, maréchal général des camps et armées du roi, commandant général des Pays-Bas, etc. Laissez librement et sûrement passer le sieur de la Martine, capitaine au régiment de Monaco, pour aller en France avec ses domestiques et équipages sans lui donner aucun trouble ni empêchement. Fait à Bruxelles le 17 juillet 1748 (bon pour un mois).—M. de Saxe. Par Monseigneur, de Bonneville.» Communication de M. Loiseau.

[27]«Maurice de Saxe, duc de Gourlande et de Semigalie, maréchal général des camps et armées du roi, commandant général des Pays-Bas, etc. Laissez librement et sûrement passer le sieur de la Martine, capitaine au régiment de Monaco, pour aller en France avec ses domestiques et équipages sans lui donner aucun trouble ni empêchement. Fait à Bruxelles le 17 juillet 1748 (bon pour un mois).—M. de Saxe. Par Monseigneur, de Bonneville.» Communication de M. Loiseau.

[28]Toute cette bibliothèque fut dispersée, soit pendant la Révolution, soit au moment de la vente de Montceau. On en rencontre parfois des volumes chez les amateurs.

[28]Toute cette bibliothèque fut dispersée, soit pendant la Révolution, soit au moment de la vente de Montceau. On en rencontre parfois des volumes chez les amateurs.

[29]Les Dronier, seigneurs du Villard et de Pratz sont originaires de Saint-Claude (Jura). Jean-Claude Dronier, maître en la chambre des comptes de Dole, épousa le 6 juin 1692 Marie-Claudine Chevassu. Leur fils, Claude-Antoine, conseiller au Parlement de Besançon, épousa, le 19 novembre 1719, Cécile-Eugénie Dolard.

[29]Les Dronier, seigneurs du Villard et de Pratz sont originaires de Saint-Claude (Jura). Jean-Claude Dronier, maître en la chambre des comptes de Dole, épousa le 6 juin 1692 Marie-Claudine Chevassu. Leur fils, Claude-Antoine, conseiller au Parlement de Besançon, épousa, le 19 novembre 1719, Cécile-Eugénie Dolard.

[30]Les Lamartine prirent séance aux chambres de la noblesse du Mâconnais à partir du 27 décembre 1676.Dans la liste électorale pour les États généraux de 1789, tenue le 18 mars en l'église Saint-Pierre de Mâcon, Louis-François y est nommé pour la châtellenie d'Igé et Domange; François-Louis et Pierre, ses deux fils, pour la prévoie de Saint-André-le-Désert (Arch. Nat., B. III 105, et de la Roque et Barthélémy,Catalogue des gentilshommes de Bourgogne aux États généraux de 1789, Paris, 1862). Le 28 mars, il figura également à l'assemblée des trois ordres du bailliage de Dijon, comme seigneur d'Urey, de Montculot, Charmoy, Poissot, Fleurey et Quémigny.

[30]Les Lamartine prirent séance aux chambres de la noblesse du Mâconnais à partir du 27 décembre 1676.

Dans la liste électorale pour les États généraux de 1789, tenue le 18 mars en l'église Saint-Pierre de Mâcon, Louis-François y est nommé pour la châtellenie d'Igé et Domange; François-Louis et Pierre, ses deux fils, pour la prévoie de Saint-André-le-Désert (Arch. Nat., B. III 105, et de la Roque et Barthélémy,Catalogue des gentilshommes de Bourgogne aux États généraux de 1789, Paris, 1862). Le 28 mars, il figura également à l'assemblée des trois ordres du bailliage de Dijon, comme seigneur d'Urey, de Montculot, Charmoy, Poissot, Fleurey et Quémigny.

[31]Collonges, hameau de la commune de Prisse, non loin de Mâcon;Champagne, hameau de la commune de Pérone.

[31]Collonges, hameau de la commune de Prisse, non loin de Mâcon;Champagne, hameau de la commune de Pérone.

[32]La Tour de Mailly, nom aujourd'hui disparu, était situé à Igé (canton de Lugny), près du chemin de cette paroisse à Bertzé. Ce fief dépendait de la seigneurie d'Escole, et consistait en un château, «plusieurs cens et héritages» et le droit d'usage de la forêt de Malessard, domaine royal. Louis-François l'acquit en 1730 de Melchior Cochet, et exerça une reprise de fief le 4 mai 1748.

[32]La Tour de Mailly, nom aujourd'hui disparu, était situé à Igé (canton de Lugny), près du chemin de cette paroisse à Bertzé. Ce fief dépendait de la seigneurie d'Escole, et consistait en un château, «plusieurs cens et héritages» et le droit d'usage de la forêt de Malessard, domaine royal. Louis-François l'acquit en 1730 de Melchior Cochet, et exerça une reprise de fief le 4 mai 1748.

[33]Cf. Arch. Nat., F. 12/107, p. 854. «Mémoire du sieur de Lamartine par lequel il sollicite divers privilèges et faveurs pour les deux manufactures de fil de fer et de fers noirs qu'il possède aux Combes, près Saint-Claude-sur-Bienne, et à Morez du Jura, et où il demande qu'il soit interdit au sieur Muller de maintenir l'établissement analogue aux siens qu'il a commencé d'installer au village de Champagnole.» (1ersept. 1789).

[33]Cf. Arch. Nat., F. 12/107, p. 854. «Mémoire du sieur de Lamartine par lequel il sollicite divers privilèges et faveurs pour les deux manufactures de fil de fer et de fers noirs qu'il possède aux Combes, près Saint-Claude-sur-Bienne, et à Morez du Jura, et où il demande qu'il soit interdit au sieur Muller de maintenir l'établissement analogue aux siens qu'il a commencé d'installer au village de Champagnole.» (1ersept. 1789).

[34]Sources et bibliographie:Titres et papiers de la famille Des Roys(xve-xixesiècle), communiqués par M. le baron Carra de Vaux.—Archives dép. de la Haute-Loire.—Archives municipales de Montfaucon.Obituarium Lugdunensis ecclesiæ(Lyon, 1867, éd. Guignes).—Obituarium Sancti-Pauli Lugdunensis(1872, id.).—Obituarium Sancti-Petri Lugd.(1880,id.,ibid.).—Cartulaire des hospitaliers du Velay(Le Puy, 1888).—Cartulaire des Templiers du Velay(id., 1882).—Répertoire général des hommages de l'évêché du Puy (1887).—Recueil des chroniqueurs du Puy(éd. Chassaing, 3 vol. 1869-75).—Notes sur le monastère de Montfaucon, par l'abbé Theillère (1876).—Nobiliaire d'Auvergne, par Bouillet (7 vol., 1846-53).—Le Livre d'or du Lyonnais(Lyon, 1866).—Jean-Louis Des Roys, par Al. Carra de Vaux (l'Investigateur, revue de l'institut historique, année 1850).—Mémoires inéditsde Mede Genlis (10 vol., 1825-27).—L'Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Lyon en 1789, par H. de Jouvencel (Lyon, 1907).—Grimod de la Reynière et son groupe, par Desnoiresterres (1875).—Lucien Bonaparte, par Ch. Iung (t. II, 1882).—Lucien Bonaparte et sa famille(Paris, 1889).—The marriages of the Bonapartes, par Bingham (Londres, 1881).—Armorial du premier Empire, par A. Révérend (Paris, 1894, 4 vol.).—Titres et anoblissements de la Restauration(Paris, 1901, 6 vol.).

[34]Sources et bibliographie:Titres et papiers de la famille Des Roys(xve-xixesiècle), communiqués par M. le baron Carra de Vaux.—Archives dép. de la Haute-Loire.—Archives municipales de Montfaucon.

Obituarium Lugdunensis ecclesiæ(Lyon, 1867, éd. Guignes).—Obituarium Sancti-Pauli Lugdunensis(1872, id.).—Obituarium Sancti-Petri Lugd.(1880,id.,ibid.).—Cartulaire des hospitaliers du Velay(Le Puy, 1888).—Cartulaire des Templiers du Velay(id., 1882).—Répertoire général des hommages de l'évêché du Puy (1887).—Recueil des chroniqueurs du Puy(éd. Chassaing, 3 vol. 1869-75).—Notes sur le monastère de Montfaucon, par l'abbé Theillère (1876).—Nobiliaire d'Auvergne, par Bouillet (7 vol., 1846-53).—Le Livre d'or du Lyonnais(Lyon, 1866).—Jean-Louis Des Roys, par Al. Carra de Vaux (l'Investigateur, revue de l'institut historique, année 1850).—Mémoires inéditsde Mede Genlis (10 vol., 1825-27).—L'Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Lyon en 1789, par H. de Jouvencel (Lyon, 1907).—Grimod de la Reynière et son groupe, par Desnoiresterres (1875).—Lucien Bonaparte, par Ch. Iung (t. II, 1882).—Lucien Bonaparte et sa famille(Paris, 1889).—The marriages of the Bonapartes, par Bingham (Londres, 1881).—Armorial du premier Empire, par A. Révérend (Paris, 1894, 4 vol.).—Titres et anoblissements de la Restauration(Paris, 1901, 6 vol.).

[35]Aucun Des Roys ne figure à l'Armorial général du Cabinet des titres.

[35]Aucun Des Roys ne figure à l'Armorial général du Cabinet des titres.

[36]Bonardus Rex, acte de 1147 (Obit. S.-P. Lugd., p. 59), c'est la plus ancienne mention.Guigo Regis(1239), domicilié à Saint-Laurent de Lyon, etc. On rencontre environ une vingtaine de personnages de ce nom auxquels on doit rattacher les Des Roys; en effet dans les papiers de la famille on trouve mention auxviesiècle d'une prébende fondée en l'église Saint-André de Montbrison, en 1361, par maître Jean Regis, licenciée en droit.

[36]Bonardus Rex, acte de 1147 (Obit. S.-P. Lugd., p. 59), c'est la plus ancienne mention.Guigo Regis(1239), domicilié à Saint-Laurent de Lyon, etc. On rencontre environ une vingtaine de personnages de ce nom auxquels on doit rattacher les Des Roys; en effet dans les papiers de la famille on trouve mention auxviesiècle d'une prébende fondée en l'église Saint-André de Montbrison, en 1361, par maître Jean Regis, licenciée en droit.

[37]Charte du 10 janvier 1279 oùPetrus Regisest cité comme clerc (Cart. des Templiers, p. 385). Échange entre Pons de Brion et Raymond du Pont, daté du 1ermai 1324, d'une rente sur des fonds contigus au couvent des Carmes contre une rente sur un champ situé aux Combes, près d'Espaly, «juxta campumJohannis Regiscivis anisiensis» (citoyen du Puy) (Cart. des hospitaliers du Velay, p. 188). Sentence de l'official du Puy, condamnant Jean Regis, damoizeau, père de Paulette, femme de noble Hugues de Chandorasse, à payer à Dalmas, prieur de Saint-Martin de Polignac, les arrérages de biens sis à Soleihac, 13 mars 1382 (Arch. dép. Haute-Loire, G. 651).

[37]Charte du 10 janvier 1279 oùPetrus Regisest cité comme clerc (Cart. des Templiers, p. 385). Échange entre Pons de Brion et Raymond du Pont, daté du 1ermai 1324, d'une rente sur des fonds contigus au couvent des Carmes contre une rente sur un champ situé aux Combes, près d'Espaly, «juxta campumJohannis Regiscivis anisiensis» (citoyen du Puy) (Cart. des hospitaliers du Velay, p. 188). Sentence de l'official du Puy, condamnant Jean Regis, damoizeau, père de Paulette, femme de noble Hugues de Chandorasse, à payer à Dalmas, prieur de Saint-Martin de Polignac, les arrérages de biens sis à Soleihac, 13 mars 1382 (Arch. dép. Haute-Loire, G. 651).

[38]Raucoules. Il existe trois villages de ce nom dans la Haute-Loire; celui des Des Roys est situé dans le canton de Montfaucon.

[38]Raucoules. Il existe trois villages de ce nom dans la Haute-Loire; celui des Des Roys est situé dans le canton de Montfaucon.

[39]Nom disparu; aujourd'hui Montregard.

[39]Nom disparu; aujourd'hui Montregard.

[40]D'après laBibliographie de la Haute-Loire, par Sauzet, un Mathurin Des Roys, prieur de Saint-Didier, aurait composé une histoire du Puy, en vers et en prose, et dédiée à Amédée de Saluce, doyen de la cathédrale; l'ouvrage aurait été imprimé en 1519 chez Claude le Noury. Ce volume ne figure à notre connaissance dans aucune autre bibliographie; il nous a été impossible de l'identifier.

[40]D'après laBibliographie de la Haute-Loire, par Sauzet, un Mathurin Des Roys, prieur de Saint-Didier, aurait composé une histoire du Puy, en vers et en prose, et dédiée à Amédée de Saluce, doyen de la cathédrale; l'ouvrage aurait été imprimé en 1519 chez Claude le Noury. Ce volume ne figure à notre connaissance dans aucune autre bibliographie; il nous a été impossible de l'identifier.

[41]Contrat passé à Baulmes (paroisse de Saint-André et diocèse de Valence); témoins: Arnaud de la Rochaing, écuyer; Guillaume de Montagnet, seigneur de Montguérin; Jehan des Champs (de Campis), lieutenant de Mautfaucon; Jehan des Roys (de Regibus); noble Antoine de Bronac. La présence de ce dernier parmi les témoins prouve que les Des Roys devaient tenir un certain rang dans la ville, car les Bronac, coseigneurs de Mautfaucon et de Vazeilles, étaient considérés alors comme de hauts personnages.Charles de Jussac, écuyer, seigneur de Baulmes et de Jussac (canton de Retornac). De son mariage avec Anne de Meyre il eut deux filles religieuses: Anne et Alice; un fils, Gaspard, mort sans postérité; deux fils: Bernard et Jean, prêtres; une fille Isabeau, mariée à Arnaud de la Rochaing; une autre enfin, devint la femme d'Antoine Des Roys. À la mort de Charles de Baulmes, tous ses biens revinrent à sa fille Marguerite, dont Antoine hérita.

[41]Contrat passé à Baulmes (paroisse de Saint-André et diocèse de Valence); témoins: Arnaud de la Rochaing, écuyer; Guillaume de Montagnet, seigneur de Montguérin; Jehan des Champs (de Campis), lieutenant de Mautfaucon; Jehan des Roys (de Regibus); noble Antoine de Bronac. La présence de ce dernier parmi les témoins prouve que les Des Roys devaient tenir un certain rang dans la ville, car les Bronac, coseigneurs de Mautfaucon et de Vazeilles, étaient considérés alors comme de hauts personnages.

Charles de Jussac, écuyer, seigneur de Baulmes et de Jussac (canton de Retornac). De son mariage avec Anne de Meyre il eut deux filles religieuses: Anne et Alice; un fils, Gaspard, mort sans postérité; deux fils: Bernard et Jean, prêtres; une fille Isabeau, mariée à Arnaud de la Rochaing; une autre enfin, devint la femme d'Antoine Des Roys. À la mort de Charles de Baulmes, tous ses biens revinrent à sa fille Marguerite, dont Antoine hérita.

[42]Cf.Répertoire des hommages de l'évêché du Puy(p. 385).

[42]Cf.Répertoire des hommages de l'évêché du Puy(p. 385).

[43]Veuve en premières noces de Denis de Cohacy, procureur royal; les Guilhon étaient alliés à la famille de Gerlande.

[43]Veuve en premières noces de Denis de Cohacy, procureur royal; les Guilhon étaient alliés à la famille de Gerlande.

[44]Il est l'auteur de: 1ºLivret contenant les principales questions et décisions qu'on peut rechercher en matière de légitime(Lyon, 1644); 2ºTraicté des substitutions(Lyon, 1644).

[44]Il est l'auteur de: 1ºLivret contenant les principales questions et décisions qu'on peut rechercher en matière de légitime(Lyon, 1644); 2ºTraicté des substitutions(Lyon, 1644).

[45]Des Olmes, aujourd'hui famille de Veyrac. En 1588, Denis des Olmes épousa Catherine Dufours, dont Antoine, marié en 1587 avec Marguerite de la Franchère. Leur fils Louis, marié en 1622 à Florie de Lagrevol, était le père de Catherine des Olmes.

[45]Des Olmes, aujourd'hui famille de Veyrac. En 1588, Denis des Olmes épousa Catherine Dufours, dont Antoine, marié en 1587 avec Marguerite de la Franchère. Leur fils Louis, marié en 1622 à Florie de Lagrevol, était le père de Catherine des Olmes.

[46]Marie, femme de Jacques Hochet; Philiberte, femme de Louis de Romezin, d'où une fille, qui épouse Claude Ferrapie, d'une ancienne famille de Mautfaucon; Jeanne, mariée à Antoine Varilhon; Claude et Marguerite, mortes filles.

[46]Marie, femme de Jacques Hochet; Philiberte, femme de Louis de Romezin, d'où une fille, qui épouse Claude Ferrapie, d'une ancienne famille de Mautfaucon; Jeanne, mariée à Antoine Varilhon; Claude et Marguerite, mortes filles.

[47]Ces alliances, que Lamartine n'ignorait pas (cf.Souvenirs et Portraits, t. II,les Bonaparte), ont été constamment négligées par les généalogistes de la famille Grimod; l'omission doit provenir de ce que les notes de d'Hozier (Cabinet des titres, pièces originales, vol. 141; Dossiers bleus, vol. 333; Nouveau d'Hozier, vol. 165) ont été établies sur une collection defactumsde 1754, rédigés pour Marguerite le Juge et qui ne l'ont mention, ni de la branche Bonaparte, ni de la branche de Vaux-Lamartine.Pourtant, l'acte de baptême d'Alexandrine de Bleschamp, princesse de Canino, dissipe toute équivoque, ainsi que le testament d'Antoine Grimod enregistré à Paris le 7 avril 1718, et où il est fait également mention de deux autres filles: Benoîte et Philiberte, mariée l'une à J.-B. Dumas de Corbeville, l'autre au marquis de Pranse.Voici enfin un fragment duJournal intime, qui, malgré quelques erreurs, confirme la parenté des Des Roys avec les divers personnages que nous avons cités.«23 janvier 1803{de Rieux}. Je voudrais pouvoir écrire tout ce que ma mère me conte de ses voyages, ce serait bien intéressant, et mille anecdotes curieuses de gens marquants. Malheureusement, ce serait trop long. Ma mère conte à merveille, elle a infiniment d'esprit et de mérite. Elle m'a rapporté beaucoup de choses de M. de la Reynière, le fermier de Lyon, etc., à qui nous étions parents par ma grand'mère; Mmede la Ferrière avait épousé en premières noces M. Grimod de la Reynière, dont elle a eu M. de la Reynière, fermier général, qui avait épousé Mllede Jarente, qui vit encore et qui est très liée avec ma mère. M. de la Ferrière a eu aussi deux filles: l'aînée était Mmede Malesherbes, qui est morte très malheureusement fort jeune, laissant deux filles: Mmede Rosanbo qui a été guillotinée, et Mmede Montboissier; la seconde était Mmede Lévis, amie intime de ma mère qui est morte assez jeune. M. de la Reynière le père avait eu d'un premier mariage Mmede Beaumont, c'est par là que nous lui sommes parents [à Mmede Beaumont]. Nous l'étions aussi par les Grimod à la femme du baron de Breteuil et aux Cipierre; la fille du baron de Breteuil a épousé M. de Matignon, dont la fille a épousé un Montmorency.«M. d'Orsay s'appelle aussi Grimod, toujours de la même famille; il a épousé, en secondes noces, une princesse d'Allemagne assez proche parente du roi de Prusse, et le fils de M. d'Orsay a épouse une princesse d'Italie assez peu considérable.»Cette Mmede la Ferrière, dont il est ici question était Marie Mazade, seconde femme de Gaspard Grimod de la Reynière; devenue veuve, elle épousa Honoré de la Ferrière.

[47]Ces alliances, que Lamartine n'ignorait pas (cf.Souvenirs et Portraits, t. II,les Bonaparte), ont été constamment négligées par les généalogistes de la famille Grimod; l'omission doit provenir de ce que les notes de d'Hozier (Cabinet des titres, pièces originales, vol. 141; Dossiers bleus, vol. 333; Nouveau d'Hozier, vol. 165) ont été établies sur une collection defactumsde 1754, rédigés pour Marguerite le Juge et qui ne l'ont mention, ni de la branche Bonaparte, ni de la branche de Vaux-Lamartine.

Pourtant, l'acte de baptême d'Alexandrine de Bleschamp, princesse de Canino, dissipe toute équivoque, ainsi que le testament d'Antoine Grimod enregistré à Paris le 7 avril 1718, et où il est fait également mention de deux autres filles: Benoîte et Philiberte, mariée l'une à J.-B. Dumas de Corbeville, l'autre au marquis de Pranse.

Voici enfin un fragment duJournal intime, qui, malgré quelques erreurs, confirme la parenté des Des Roys avec les divers personnages que nous avons cités.

«23 janvier 1803{de Rieux}. Je voudrais pouvoir écrire tout ce que ma mère me conte de ses voyages, ce serait bien intéressant, et mille anecdotes curieuses de gens marquants. Malheureusement, ce serait trop long. Ma mère conte à merveille, elle a infiniment d'esprit et de mérite. Elle m'a rapporté beaucoup de choses de M. de la Reynière, le fermier de Lyon, etc., à qui nous étions parents par ma grand'mère; Mmede la Ferrière avait épousé en premières noces M. Grimod de la Reynière, dont elle a eu M. de la Reynière, fermier général, qui avait épousé Mllede Jarente, qui vit encore et qui est très liée avec ma mère. M. de la Ferrière a eu aussi deux filles: l'aînée était Mmede Malesherbes, qui est morte très malheureusement fort jeune, laissant deux filles: Mmede Rosanbo qui a été guillotinée, et Mmede Montboissier; la seconde était Mmede Lévis, amie intime de ma mère qui est morte assez jeune. M. de la Reynière le père avait eu d'un premier mariage Mmede Beaumont, c'est par là que nous lui sommes parents [à Mmede Beaumont]. Nous l'étions aussi par les Grimod à la femme du baron de Breteuil et aux Cipierre; la fille du baron de Breteuil a épousé M. de Matignon, dont la fille a épousé un Montmorency.

«M. d'Orsay s'appelle aussi Grimod, toujours de la même famille; il a épousé, en secondes noces, une princesse d'Allemagne assez proche parente du roi de Prusse, et le fils de M. d'Orsay a épouse une princesse d'Italie assez peu considérable.»

Cette Mmede la Ferrière, dont il est ici question était Marie Mazade, seconde femme de Gaspard Grimod de la Reynière; devenue veuve, elle épousa Honoré de la Ferrière.

[48]François Mauverney, receveur du grenier au sel de Saint-Symphorien-le-Château, puis lieutenant criminel et civil de l'élection de Lyon, était fils de Pierre Mauverney, conseiller du Roi, élu en l'élection de Saint-Étienne, et de Jaqueline Dilbert. Pierre Mauverney était lui-même fils de Jean-Baptiste et de Jeanne Coignet. (Cf. Cab. des titres: pièces originales, vol. 1902.)

[48]François Mauverney, receveur du grenier au sel de Saint-Symphorien-le-Château, puis lieutenant criminel et civil de l'élection de Lyon, était fils de Pierre Mauverney, conseiller du Roi, élu en l'élection de Saint-Étienne, et de Jaqueline Dilbert. Pierre Mauverney était lui-même fils de Jean-Baptiste et de Jeanne Coignet. (Cf. Cab. des titres: pièces originales, vol. 1902.)

[49]Cf., sur les suites de cette brouille entre Grimod de la Reynière et sa cousine, «copie d'une lettre de M. Grimod de la Reynière, négociant à Lyon, etc., à MmeDes Roys, ancienne sous-gouvernante des ci-devant princes d'Orléans. Lyon, 7 déc. 1791(s. l. n. d., mais Lyon, 1791).Dans cette brochure extrêmement rare, Laurent s'efforçait d'abord d'attirer à sa cousine des ennuis que son ancienne situation pouvait rendre graves, mais il l'accusait surtout d'avoir capté l'héritage de sa grand'mère, morte en 1773, et d'avoir pris un grand empire sur son père. Il terminait ainsi: «Maintenant, permettez-moi de vous offrir la paix ou la guerre, mais surtout point de neutralité, point de tergiversation. Une réponse claire et nette, s'il vous plaît. Si c'est la guerre, je la ferai courageusement et de mon mieux; si vous préférez la paix, sacrifiez-moi mes ennemis, agissons de concert, et nous nous en trouverons bien l'un et l'autre. Vous avez su prendre un grand crédit sur l'esprit de mes parents: j'ai dans mes mains de quoi vous démasquer à leurs yeux; je ne le ferai pas si vous voulez employer ce crédit à me servir.»Cette publique tentative d'intimidation se perdit dans la tourmente de 1792 qui engloutit la fortune colossale des Grimod. Mais les Des Roys aussi bien que les Lamartine cessèrent dès lors et pour jamais toute relation avec leur cousin, qui n'est pas nommé une fois dans leJournal intime; on sait que depuis 1780 ses excentricités et son mauvais renom l'avaient rendu intolérable à tous ses parents, et que seul il était responsable d'un état de choses où MmeDes Roys n'était pour rien (cf.Desnoiresterres).

[49]Cf., sur les suites de cette brouille entre Grimod de la Reynière et sa cousine, «copie d'une lettre de M. Grimod de la Reynière, négociant à Lyon, etc., à MmeDes Roys, ancienne sous-gouvernante des ci-devant princes d'Orléans. Lyon, 7 déc. 1791(s. l. n. d., mais Lyon, 1791).

Dans cette brochure extrêmement rare, Laurent s'efforçait d'abord d'attirer à sa cousine des ennuis que son ancienne situation pouvait rendre graves, mais il l'accusait surtout d'avoir capté l'héritage de sa grand'mère, morte en 1773, et d'avoir pris un grand empire sur son père. Il terminait ainsi: «Maintenant, permettez-moi de vous offrir la paix ou la guerre, mais surtout point de neutralité, point de tergiversation. Une réponse claire et nette, s'il vous plaît. Si c'est la guerre, je la ferai courageusement et de mon mieux; si vous préférez la paix, sacrifiez-moi mes ennemis, agissons de concert, et nous nous en trouverons bien l'un et l'autre. Vous avez su prendre un grand crédit sur l'esprit de mes parents: j'ai dans mes mains de quoi vous démasquer à leurs yeux; je ne le ferai pas si vous voulez employer ce crédit à me servir.»

Cette publique tentative d'intimidation se perdit dans la tourmente de 1792 qui engloutit la fortune colossale des Grimod. Mais les Des Roys aussi bien que les Lamartine cessèrent dès lors et pour jamais toute relation avec leur cousin, qui n'est pas nommé une fois dans leJournal intime; on sait que depuis 1780 ses excentricités et son mauvais renom l'avaient rendu intolérable à tous ses parents, et que seul il était responsable d'un état de choses où MmeDes Roys n'était pour rien (cf.Desnoiresterres).

[50]Cf.Mémoires inédits de Mmela comtesse de Genlis(Paris 10 vol., 1825-26), vol. III, p. 483-85, et IV, p. 29.

[50]Cf.Mémoires inédits de Mmela comtesse de Genlis(Paris 10 vol., 1825-26), vol. III, p. 483-85, et IV, p. 29.

[51]L'Intrépide, revue par Mmede Genlis (Paris, 2 vol., 1820), I, pp. 81-110.

[51]L'Intrépide, revue par Mmede Genlis (Paris, 2 vol., 1820), I, pp. 81-110.

[52]Cf.Lettres à Lamartine, p. 19 (lettre de la duchesse de Broglie).

[52]Cf.Lettres à Lamartine, p. 19 (lettre de la duchesse de Broglie).

[53]Dans la Marne, à quelques kilomètres de Montmirail. Jean-Louis l'avait acquise du chevalier de Belle-Joyeuse. C'était alors un bâtiment très simple, ayant successivement appartenu aux familles de Pastoret, de Disques et de Boubers, et qu'il fit démolir pour le remplacer par un château plus vaste. (Cf.Alexandre Carra de Vaux, op. cit.)

[53]Dans la Marne, à quelques kilomètres de Montmirail. Jean-Louis l'avait acquise du chevalier de Belle-Joyeuse. C'était alors un bâtiment très simple, ayant successivement appartenu aux familles de Pastoret, de Disques et de Boubers, et qu'il fit démolir pour le remplacer par un château plus vaste. (Cf.Alexandre Carra de Vaux, op. cit.)

[54]Les lettres qui suivent sont citées d'aprèsl'Investigateur, où elles ont paru pour la première fois.

[54]Les lettres qui suivent sont citées d'aprèsl'Investigateur, où elles ont paru pour la première fois.

[55]Voir, à l'Appendice, le tableau de la descendance Grimod.

[55]Voir, à l'Appendice, le tableau de la descendance Grimod.

[56]Dans les papiers de la famille Des Roys, on trouve une petite note de la main de Jean-Louis qui rapporte les détails de la cérémonie:«Le 26 juillet 1768, procuration de Mmede Beaumont marraine de l'enfant dont MmeDes Roys était grosse, et dont la ville de Lyon devait être le parrain.«L'enfant est né le samedi 5 novembre: ç'a été un fils, qui a été baptisé le dimanche 6 dudit à Saint-Paul par M. Crupisson, sacristain-curé. Il a été nommé Lyon-François, et tenu par M. de la Verpillière, Prevost des marchands, accompagné du Consulat, pour la ville, et par Mmede la Verpillière pour Mmede Beaumont Des Roys.»

[56]Dans les papiers de la famille Des Roys, on trouve une petite note de la main de Jean-Louis qui rapporte les détails de la cérémonie:

«Le 26 juillet 1768, procuration de Mmede Beaumont marraine de l'enfant dont MmeDes Roys était grosse, et dont la ville de Lyon devait être le parrain.

«L'enfant est né le samedi 5 novembre: ç'a été un fils, qui a été baptisé le dimanche 6 dudit à Saint-Paul par M. Crupisson, sacristain-curé. Il a été nommé Lyon-François, et tenu par M. de la Verpillière, Prevost des marchands, accompagné du Consulat, pour la ville, et par Mmede la Verpillière pour Mmede Beaumont Des Roys.»

[57]Cf.l'Observateur des spectaclesdes 28 germinal, 2, 21, 23 et 29 floréal an X. Jacques-Barthélémy Salgues (1760-1830), un des bons journalistes de l'Empire et de la Restauration. Prêtre d'abord, il fut choisi en 1789 pour la rédaction du cahier des doléances de la ville de Sens où il était né; peu à peu, il finit par organiser la contre-Révolution dans son département. Poursuivi, il ne réapparut à Paris qu'en 1794, fut traduit alors en justice après le 18 fructidor, mais acquitté par le tribunal d'Auxerre. À partir de 1798, il se consacra exclusivement aux lettres, et fonda deux journaux théâtraux.

[57]Cf.l'Observateur des spectaclesdes 28 germinal, 2, 21, 23 et 29 floréal an X. Jacques-Barthélémy Salgues (1760-1830), un des bons journalistes de l'Empire et de la Restauration. Prêtre d'abord, il fut choisi en 1789 pour la rédaction du cahier des doléances de la ville de Sens où il était né; peu à peu, il finit par organiser la contre-Révolution dans son département. Poursuivi, il ne réapparut à Paris qu'en 1794, fut traduit alors en justice après le 18 fructidor, mais acquitté par le tribunal d'Auxerre. À partir de 1798, il se consacra exclusivement aux lettres, et fonda deux journaux théâtraux.

[58]Sa tragédie et sa comédie.

[58]Sa tragédie et sa comédie.

[59]Nom que portait alors l'ancien Théâtre-Français.

[59]Nom que portait alors l'ancien Théâtre-Français.

[60]Un des semainiers du Théâtre-Français.

[60]Un des semainiers du Théâtre-Français.

[61]Moniteurdu 4 avril 1804.

[61]Moniteurdu 4 avril 1804.

[62]Il est curieux de constater que le sujet de Caton, emprunté àla Mort de Caton, d'Addison, tenta également Lamartine à vingt ans: il écrivait en effet le 30 septembre 1810 à Virieu: «Je traduis de l'anglais quelques Nuits d'Young et la superbe tragédie d'Addisonthe Death of Cato, le tout en vile prose, excepté quelques morceaux qui me séduisent et que je versifie.» (Corresp., I, p. 272.)

[62]Il est curieux de constater que le sujet de Caton, emprunté àla Mort de Caton, d'Addison, tenta également Lamartine à vingt ans: il écrivait en effet le 30 septembre 1810 à Virieu: «Je traduis de l'anglais quelques Nuits d'Young et la superbe tragédie d'Addisonthe Death of Cato, le tout en vile prose, excepté quelques morceaux qui me séduisent et que je versifie.» (Corresp., I, p. 272.)

[63]Voir, à l'Appendice, la bibliographie des œuvres de Lyon Des Roys.

[63]Voir, à l'Appendice, la bibliographie des œuvres de Lyon Des Roys.

[64]L'âme est inaccessible et rien n'agit sur elle;Que la mort au méchant soit un objet d'horreur,L'homme de bien y voit l'aurore du bonheur.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Mais je ne sais, mes yeux paraissent s'obscurcir,Mes membres fatigués semblent s'appesantir,Je ne puis surmonter la langueur où je tombe.... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Mes enfants, mes amis, approchez, je vous prie.Quoi? d'où viennent ces cris? qu'avez-vous à frémir?Qu'est-ce donc, mes amis, ai-je tort de mourir?Voulez-vous que j'attende à sortir de la vieQue je me sois couvert de quelqu'ignominie,Que j'aie abandonné le chemin de l'honneur?La mort n'a rien d'affreux, n'en ayez point d'horreur.Elle vient,... je la vois, je la sens,... je la touche...Elle obscurcit mes yeux,... elle glace ma bouche...Je finis,... je m'éteins... sans douleurs, sans effort...L'âme pleine d'espoir se dégage du corps.(Le Dernier des Romains, acte V, sc. I et IX.)

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L'âme est inaccessible et rien n'agit sur elle;Que la mort au méchant soit un objet d'horreur,L'homme de bien y voit l'aurore du bonheur.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Mais je ne sais, mes yeux paraissent s'obscurcir,Mes membres fatigués semblent s'appesantir,Je ne puis surmonter la langueur où je tombe.... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Mes enfants, mes amis, approchez, je vous prie.Quoi? d'où viennent ces cris? qu'avez-vous à frémir?Qu'est-ce donc, mes amis, ai-je tort de mourir?Voulez-vous que j'attende à sortir de la vieQue je me sois couvert de quelqu'ignominie,Que j'aie abandonné le chemin de l'honneur?La mort n'a rien d'affreux, n'en ayez point d'horreur.Elle vient,... je la vois, je la sens,... je la touche...Elle obscurcit mes yeux,... elle glace ma bouche...Je finis,... je m'éteins... sans douleurs, sans effort...L'âme pleine d'espoir se dégage du corps.

(Le Dernier des Romains, acte V, sc. I et IX.)

[65]Sources et bibliographie de la IIº partie:Journal intime(passim).-;-Archives départementales de Saône-et-Loire, très riches en documents sur les Lamartine pendant la Terreur.—Césarine et Alix, un épisode de la jeunesse de Mmede Lamartine la mère, par le baron Alexandre Carra de Vaux (publié dansl'Investigateur, journal de l'institut historique, 1853).—Histoire de Saint-Point, par L. Lex (Mâcon, 1898, in-8).—La Jeunesse de Lamartine, par F. Reyssié (Paris, 1892, in-16).—La Persécution religieuse en Saône-et-Loire(t. IV, arrondissement de Mâcon), par l'abbé Louis S.-M. Chaumont (Chalon-sur-Saône, 1903, in-8).—La Révolution dans l'ancien diocèse de Mâcon, par Mgr B. Rameau (Mâcon, 1900, in-8).­—Souvenirs de MmeDelahante(Évreux, 1906, 2 vol. hors commerce). Les souvenirs de MmeDelahante, qui dans sa jeunesse habita longtemps Mâcon et fut très liée avec les Lamartine, ont été publiés par sa petite-fille Mmede Blic. Ils contiennent de nombreux et curieux détails nouveaux sur la vie familiale du poète, ainsi qu'une trentaine de lettres inédites de divers membres de sa famille.Toutes les références aux œuvres de Lamartine sont faites d'après l'édition de l'auteur; c'est la dernière parue de son vivant et la plus complète (Paris, 1860-66, 41 vol. gr. in-8).--;Pour les publications posthumes, d'après les éditions originales:Mémoires inédits(Paris, 1870, in-8);Manuscrits de ma mère(id., 1871, in-8);Souvenirs et Portraits(id., 1871-72, 3 vol. in-18):Correspondance(id., 1873-75, 6 vol. in-8).

[65]Sources et bibliographie de la IIº partie:Journal intime(passim).-;-Archives départementales de Saône-et-Loire, très riches en documents sur les Lamartine pendant la Terreur.—Césarine et Alix, un épisode de la jeunesse de Mmede Lamartine la mère, par le baron Alexandre Carra de Vaux (publié dansl'Investigateur, journal de l'institut historique, 1853).—Histoire de Saint-Point, par L. Lex (Mâcon, 1898, in-8).—La Jeunesse de Lamartine, par F. Reyssié (Paris, 1892, in-16).—La Persécution religieuse en Saône-et-Loire(t. IV, arrondissement de Mâcon), par l'abbé Louis S.-M. Chaumont (Chalon-sur-Saône, 1903, in-8).—La Révolution dans l'ancien diocèse de Mâcon, par Mgr B. Rameau (Mâcon, 1900, in-8).­—Souvenirs de MmeDelahante(Évreux, 1906, 2 vol. hors commerce). Les souvenirs de MmeDelahante, qui dans sa jeunesse habita longtemps Mâcon et fut très liée avec les Lamartine, ont été publiés par sa petite-fille Mmede Blic. Ils contiennent de nombreux et curieux détails nouveaux sur la vie familiale du poète, ainsi qu'une trentaine de lettres inédites de divers membres de sa famille.

Toutes les références aux œuvres de Lamartine sont faites d'après l'édition de l'auteur; c'est la dernière parue de son vivant et la plus complète (Paris, 1860-66, 41 vol. gr. in-8).--;Pour les publications posthumes, d'après les éditions originales:Mémoires inédits(Paris, 1870, in-8);Manuscrits de ma mère(id., 1871, in-8);Souvenirs et Portraits(id., 1871-72, 3 vol. in-18):Correspondance(id., 1873-75, 6 vol. in-8).

[66]Journal de Saône-et-Loire du 4 mai 1827. Cet article, rédigé par Alexis Mottin, secrétaire perpétuel de l'Académie de Mâcon, ne satisfit qu'à moitié Pierre de Lamartine qui y répondit par la lettre suivante, insérée dans le numéro du 7 mai:«Monsieur, je commence par rendre grâce à l'estimable auteur de l'article nécrologique inséré dans votre précédent numéro. Je serai désespéré que ma juste réclamation put l'affliger, mais je crois le devoir à la mémoire de mon frère. Sans doute, si votre journal n'était lu qu'à Mâcon, où M. de Lamartine était si parfaitement connu, il eût été peut-être superflu de dire un mot sur ses sentiments religieux: nul ne peut les y mettre en doute. Mais comme la sphère de votre estimable journal ne se borne pas à cette ville, je désire que partout où elle s'étend on sache que mon frère mettait fort au-dessus de toutes les connaissances humaines celle de la religion, et que, jusqu'au dernier instant de sa vie, il en a constamment rempli les devoirs avec zèle et la plus sincère conviction.—LAMARTINE.»

[66]Journal de Saône-et-Loire du 4 mai 1827. Cet article, rédigé par Alexis Mottin, secrétaire perpétuel de l'Académie de Mâcon, ne satisfit qu'à moitié Pierre de Lamartine qui y répondit par la lettre suivante, insérée dans le numéro du 7 mai:

«Monsieur, je commence par rendre grâce à l'estimable auteur de l'article nécrologique inséré dans votre précédent numéro. Je serai désespéré que ma juste réclamation put l'affliger, mais je crois le devoir à la mémoire de mon frère. Sans doute, si votre journal n'était lu qu'à Mâcon, où M. de Lamartine était si parfaitement connu, il eût été peut-être superflu de dire un mot sur ses sentiments religieux: nul ne peut les y mettre en doute. Mais comme la sphère de votre estimable journal ne se borne pas à cette ville, je désire que partout où elle s'étend on sache que mon frère mettait fort au-dessus de toutes les connaissances humaines celle de la religion, et que, jusqu'au dernier instant de sa vie, il en a constamment rempli les devoirs avec zèle et la plus sincère conviction.—LAMARTINE.»

[67]Pierre Sigorgne (1719-1809), vicaire général de Mâcon, puis archidiacre et doyen du chapitre de Saint-Vincent, auteur de plusieurs volumes de philosophie. On a de lui:Institutions newtonniennes(1747);Lettres écrites de la plaine(1765), où il réfute lesLettres de la montagnede Rousseau;Institutions leibnitziennes(1768);le Philosophe chrétien(1776), etc.Cf. Abbé Rameau,Notice sur l'abbé Sigorgne(Mâcon, 1895, in-8).

[67]Pierre Sigorgne (1719-1809), vicaire général de Mâcon, puis archidiacre et doyen du chapitre de Saint-Vincent, auteur de plusieurs volumes de philosophie. On a de lui:Institutions newtonniennes(1747);Lettres écrites de la plaine(1765), où il réfute lesLettres de la montagnede Rousseau;Institutions leibnitziennes(1768);le Philosophe chrétien(1776), etc.

Cf. Abbé Rameau,Notice sur l'abbé Sigorgne(Mâcon, 1895, in-8).

[68]Nouv. Confidences, p. 455. Le portrait de l'oncle terrible occupe les pages 447-457 (T. 29).

[68]Nouv. Confidences, p. 455. Le portrait de l'oncle terrible occupe les pages 447-457 (T. 29).

[69]Bien qu'inexactes, les idées politiques que Lamartine a prêtées à son oncle sont curieuses, parce qu'elles correspondent très exactement à son propre programme sous les dernières années de la monarchie de Juillet.

[69]Bien qu'inexactes, les idées politiques que Lamartine a prêtées à son oncle sont curieuses, parce qu'elles correspondent très exactement à son propre programme sous les dernières années de la monarchie de Juillet.

[70]Cf. Demaizières, Un incident populaire à Mâcon en 1789 (Ann. de l'Académie de Mâcon,iiesiècle série, t. XI).

[70]Cf. Demaizières, Un incident populaire à Mâcon en 1789 (Ann. de l'Académie de Mâcon,iiesiècle série, t. XI).

[71]Cf.Corresp., III, p. 41. Voici d'autre part une lettre de Pierre de Lamartine à son fils où nous trouvons quelques détails sur cette succession:«Maçon, le 1^{er} mai 1827.«Voilà, mon cher ami, une malheureuse circonstance qui me fait encore plus regretter que tu ne sois pas ici où ta présence serait d'une grande utilité. Mon pauvre frère n'est plus; il a succombé, dimanche à onze heures du matin, à cette maudite fièvre catharale. Tu sens tout ce que nous avons eu tous à souffrir dans ce malheur. Mllede Lamartine l'a pourtant supporté avec tout le calme de sa grande piété.«Voici les principales dispositions de son testament par lequel il a fait cesser l'indivision qui était dans leur bien. Mllede Lamartine garde Montceau et les Mélards, elle a tout le mobilier quelconque, argent, denrées, sans aucun frais de sa part, pas même ceux du fisc dont ses héritiers sont chargés. C'est Cécile et toi qui l'êtes, pour égale part et portion, de Champagne, Saint-Pierre et Saint-Oyen en rapportant ce que vous avez eu par contrat de mariage. La bibliothèque est à toi par principal et voici en quoi consistera l'actif de la succession:À présent Champagne estimé à peu près160000francs.Saint-Oyen—environ80000——Après la mort de ma sœur, trois inscriptions de mille francs chacune, valant60000—————300000francs.«Mon frère a fait bon marché à Mllede Lamartine, en faisant son partage, mais il y assujétit ses héritiers par son testament. L'argent, les vins, le mobilier sont très considérables; je pense que ma sœur aura dix-sept ou dix-huit mille livres de rente.» (Lettre inéditeprovenant des archives de Saint-Point.)Comme on peut s'en rendre compte, Pierre de Lamartine était donc du même avis que son fils touchant le testament de François-Louis.Une lettre du 5 juillet, toujours du chevalier au poète, nous apprend que, sur la tombe de François-Louis de Lamartine, on fit graver un vers de son neveu choisi par Mmede Lamartine:«La mort m'a tout ravi, la mort doit tout me rendre», extrait de laMéditation: la Semaine sainte à la Roche-Guyon.

[71]Cf.Corresp., III, p. 41. Voici d'autre part une lettre de Pierre de Lamartine à son fils où nous trouvons quelques détails sur cette succession:

«Maçon, le 1^{er} mai 1827.«Voilà, mon cher ami, une malheureuse circonstance qui me fait encore plus regretter que tu ne sois pas ici où ta présence serait d'une grande utilité. Mon pauvre frère n'est plus; il a succombé, dimanche à onze heures du matin, à cette maudite fièvre catharale. Tu sens tout ce que nous avons eu tous à souffrir dans ce malheur. Mllede Lamartine l'a pourtant supporté avec tout le calme de sa grande piété.«Voici les principales dispositions de son testament par lequel il a fait cesser l'indivision qui était dans leur bien. Mllede Lamartine garde Montceau et les Mélards, elle a tout le mobilier quelconque, argent, denrées, sans aucun frais de sa part, pas même ceux du fisc dont ses héritiers sont chargés. C'est Cécile et toi qui l'êtes, pour égale part et portion, de Champagne, Saint-Pierre et Saint-Oyen en rapportant ce que vous avez eu par contrat de mariage. La bibliothèque est à toi par principal et voici en quoi consistera l'actif de la succession:À présent Champagne estimé à peu près160000francs.Saint-Oyen—environ80000——Après la mort de ma sœur, trois inscriptions de mille francs chacune, valant60000—————300000francs.«Mon frère a fait bon marché à Mllede Lamartine, en faisant son partage, mais il y assujétit ses héritiers par son testament. L'argent, les vins, le mobilier sont très considérables; je pense que ma sœur aura dix-sept ou dix-huit mille livres de rente.» (Lettre inéditeprovenant des archives de Saint-Point.)

«Maçon, le 1^{er} mai 1827.

«Voilà, mon cher ami, une malheureuse circonstance qui me fait encore plus regretter que tu ne sois pas ici où ta présence serait d'une grande utilité. Mon pauvre frère n'est plus; il a succombé, dimanche à onze heures du matin, à cette maudite fièvre catharale. Tu sens tout ce que nous avons eu tous à souffrir dans ce malheur. Mllede Lamartine l'a pourtant supporté avec tout le calme de sa grande piété.

«Voici les principales dispositions de son testament par lequel il a fait cesser l'indivision qui était dans leur bien. Mllede Lamartine garde Montceau et les Mélards, elle a tout le mobilier quelconque, argent, denrées, sans aucun frais de sa part, pas même ceux du fisc dont ses héritiers sont chargés. C'est Cécile et toi qui l'êtes, pour égale part et portion, de Champagne, Saint-Pierre et Saint-Oyen en rapportant ce que vous avez eu par contrat de mariage. La bibliothèque est à toi par principal et voici en quoi consistera l'actif de la succession:

«Mon frère a fait bon marché à Mllede Lamartine, en faisant son partage, mais il y assujétit ses héritiers par son testament. L'argent, les vins, le mobilier sont très considérables; je pense que ma sœur aura dix-sept ou dix-huit mille livres de rente.» (Lettre inéditeprovenant des archives de Saint-Point.)

Comme on peut s'en rendre compte, Pierre de Lamartine était donc du même avis que son fils touchant le testament de François-Louis.

Une lettre du 5 juillet, toujours du chevalier au poète, nous apprend que, sur la tombe de François-Louis de Lamartine, on fit graver un vers de son neveu choisi par Mmede Lamartine:

«La mort m'a tout ravi, la mort doit tout me rendre», extrait de laMéditation: la Semaine sainte à la Roche-Guyon.


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