— Ici, observa le narrateur Jacob Meyer, qui n'hésitait jamais, paraissait connaître par cœur la légende basque, et ne faisait appel qu'à de rares notes, je me trouve fort embarrassé. Il me faudrait vous soumettre le manuscrit qui est à Aix, chez un mien neveu, qui en est fort avare. En effet, tout le passage suivant est écrit dans la même langue, mais en vers heptamètres, et constitue une sorte de nocturne.
Ce chant commence après que Zoardia, Aritza et Sua viennent de s'assoupir sur cette arène d'où leurs parents partirent pour gagner les vallées de la Nive et de la Joyeuse. Ma mémoire n'est pas telle que j'en aie pu conserver les nuances, n'ayant point ce don qui est vôtre. Vous n'aurez donc qu'un faible écho du génie d'un koblari[1]lointain qui mêla sans doute sa propre inspiration aux documents laissés dans un rocher par Ondicola, et à ceux que nous ont transmis les premiers foyers qui s'allumèrent aux flammes de l'Eskualdunak.
[1]Improvisateur basque.
[1]Improvisateur basque.
Voici le récit de ce barde et comme il s'enchaîne à ce qui précède.