Qui est la terre burelure.Com plus y pleut et plus est dureplus y fait chault et plus est molle.et plus y vente et plus s'en volle.

Qui est la terre burelure.Com plus y pleut et plus est dureplus y fait chault et plus est molle.et plus y vente et plus s'en volle.

Qui est la terre burelure.

Com plus y pleut et plus est dure

plus y fait chault et plus est molle.

et plus y vente et plus s'en volle.

Response.

C'est sablon.

Demande.

Quele chose est ce dont il fault plus a un que a deux.

Response.

C'est d'eaue en un baing.

Demande.

Pour quoy sault le lievre le fossé.

Response.

Pour ce qu'il ne le puet engamber.

Demande.

Quantes queues de veel fauldroit il pour avenir au ciel.

Response.

Une seule mais qu'elle fust longue assez.

Demande.

Quele chose de l'ostel est le plus sage.

Response.

C'est un van qui retient le meilleur grain.

Demande.

Qu'esse qui est ars avant qu'il viengne au feu.

Response.

C'est un arc a main.

Demande.

Pourquoy gist la vache ou pré.

Response.

Pour ce qu'elle ne s'y puet seoir.

Demande.

Qui est la plus large eaue du monde et la moins parfonde.

Response.

C'est la rousee.

Demande.

Quele chose est ce qui est trop estroite pour un. bien a point pour deux. et trop large pour trois.

Response.

C'est quant aucun a courroux au cuer il lui est trop estroit pour lui seul. et quant il le dist a son compaignon il lui est plus a point mais quant le tiers le scet c'est trop large.

Demande.

Quele chose est ce quant les ennemis entrent en une maison pour prendre l'oste/ la maison ist hors par les fenestres.

Response.

C'est un pescheur qui prent le poisson hors d'une nasse l'eaue qui est la maison du poisson ist hors par les pertuis de la nasse.

Demande.

Adevinez que c'est avant que le pere soit nez sa fille est dessus la maison.

Response.

C'est le feu que avant qu'il soit alumez la fumiere qui est sa fille est au dessus de la cheminee.

Demande.

Adevinez que c'est noirot sur tripot et rougot lui bat le cul.

Response.

C'est un noir pot sur un treppié et le feu dessobz.

Demande.

Je vis aler gens emmy les champs qui n'estoient filz ne d'hommes ne de femmes.

Response.

C'estoient filles.

Demande.

Mon pere et ma mere ont un enffant et si n'est mon frere ne ma seur.

Response.

Ce suis je mesmes.

Demande.

Un enfant porta ma mere.Qu'en elle engendra mon pere.Et si n'est son filz ne mon frere

Un enfant porta ma mere.Qu'en elle engendra mon pere.Et si n'est son filz ne mon frere

Un enfant porta ma mere.

Qu'en elle engendra mon pere.

Et si n'est son filz ne mon frere

Response.

C'est ma seur.

Demande.

Quele femme esse qui plus a affaire que dix autres et si ne fait riens

Response.

C'est une femme enchainte d'enffant/ et les autres dix ne le sont pas.

Demande.

Adevinez que c'est qui est sur sa mere/ et est en sa femme et mengue son pere.

Response.

C'est un prestre qui est en une eglise qui est sa femme il est sur terre qui est sa mere/ et mengue dieu qui est son pere.

Demande.

Adevinez quele chose c'est/ quant en hault monta son nom porta/ quant il descendi son nom perdi.

Response.

C'est bled quant on le porte amont pour mouldre c'est bled/ et quant il descend c'est farine.

Demande.

Adevinez que c'est ilz sont trois. l'un vient et va. l'autre tourne/ et le tiers tire la langue.

Response.

C'est une femme qui file l'une des mains tourne le fuiseau/ l'autre va et vient. et quant elle mouille son lin elle tire la langue.

Demande.

Adevinez que c'est qui pent et se tent. et le rouge blicque blacque qui tout droit au cul li frappe. se fait remouvoir chou de dens.

Response.

C'est un pot qui pent/ et boult sur le feu. et le flambe qui au cul lui frappe

Demande.

Quele chose est ce qui a gheule d'os. et barbe de char et par nuit jette un si hault cry qu'il fait entrer les blans vestus ou ventre de leur mere/ dont jamais n'en vuident qu'ilz n'aient mengié leur pere.

Response.

C'est un cok. qui a bec d'os. barbe de char. qui chante de nuit pour le cry du quel les blans moisnes se lievent et entrent en l'eglise qui est le ventre de leur mere. et illec celebrent et menguent leur pere nostre sauveur jhesucrist.

A ce point dist l'un de mes compaignons. Puis mes bonnes meres. et vous jones filles que le cok a chanté qui est enseigne de minuit affin aussy que ne soions rencontrez du loup garou ne des fuirolles qui vont de nuit. et que puissiez aler reposer nous prenderons de vous congié pour ceste fois/ et nous pardonnez que sy rondement avons devisé. car il est mardi et le jour sent aincoires les grasses trippes.

Mais demain ou jeudi au plus loing nous retournerons se c'est vostre plaisir atout autre marchandise d'amours que avons a vendre. non pas pour argent/ mais a change l'une marchandise pour l'autre. et atant nous departismes.

Le jeudi aprés soupper pour entretenir la promesse que avions faite aux jones filles de retourner vers elles atout nostre amourese marchandise nous meismes a chemin affin aussi de oyr d'elles aucune joyeuseté pour passer les longues nuis et le temps plus joyeusement que a pluseurs est moult ennuyable et desplaisant pour les mutacions qui se font de present en ces marches par deça par la premission divine/ ausqueles qui tousjours y penseroit jamais fin ne la cause pourquoy ce se fait ne trouveroit. Si le delaissons en dieu et en sa disposicion et penssons de distribuer nostre marchandise en tel change que prouffiter puissent les deux parties en tout bien et honneur tant les vendeurs comme les acheteurs.

Nous doncques arrivez en la maison ou l'assamblee de la serie se faisoit saluames la compaignie laquele nous receut assez agreablement en nous rendant nostre salut et aprés que fulmes assiz chescun en son entretenement. L'une et la plus vielle qui autresfois avoit esté ferue de la maladie de jalousie regarda sur moy qui assez estoie venus sur l'eage et me dist en tele maniere.

Sire grison je vous vens des sores harens.

Je simplement demanday combien.

Elle me respondy. Je vous ay aussi chier hors que ens.

Moy un petit esbahy de prime face de ce privé congié et non sans cause me commençay a pensser que j'avoie a dire attendu que je venoie pour vendre/ et je fus constrains d'acheter. mais un pou revenu a moy. et pensant que c'estoit la coustume des femmes de prevenir. Je passay assez courtoisement et lui mis audevant a vente la piece contre le trou et lui dis

Dame je vous vens la france ortie

Combien vault elle.

Elle picque point et fremie.et est plaine de jalousie.de son amour ne veuil je point.mais prie a dieu qu'il le vous doinst.

Elle picque point et fremie.et est plaine de jalousie.de son amour ne veuil je point.mais prie a dieu qu'il le vous doinst.

Elle picque point et fremie.

et est plaine de jalousie.

de son amour ne veuil je point.

mais prie a dieu qu'il le vous doinst.

Tantost mes compaignons et pareillement les jones filles commencerent a desploier leurs marchandises et vendoient l'un a l'autre pelle mesle qui en peust avoir si en eust/ en la maniere qui s'ensieut et que j'en peus retenir. et mettre en memoire. Car oncques puis que me trouvay repudié et rebouté de la matrone je n'eus cuer de riens vendre ne d'acheter ains laissay couvenir les plus jones et me occuppay a escripre leurs joyeux dis et esbatemens en la maniere qui s'ensieut.

L'une des vielles vendi a un des nostres l'amour des hommes et dist

Gentil galant je vous vens l'amour des hommes.

Queles sont elles.

Elles sont fausses comme escumeEt legieres comme la plume.volantes comme arondele.et tournoyant comme chandeille.Secretes comme la bretesche.Et durant comme flamesche.

Elles sont fausses comme escumeEt legieres comme la plume.volantes comme arondele.et tournoyant comme chandeille.Secretes comme la bretesche.Et durant comme flamesche.

Elles sont fausses comme escume

Et legieres comme la plume.

volantes comme arondele.

et tournoyant comme chandeille.

Secretes comme la bretesche.

Et durant comme flamesche.

Un autre dit.

Je vous vens l'ave maria.mon cuer est mien et nul ne l'a.et se donner je le voloie.point n'estes a qui le donrroie.Je vous vens le gris cheval.mon cuer au vostre n'est egal.Car il aime tresloyaument.et le vostre tresfausement.Je vous vens du soile l'espis.vous me baiserez se je ris.Mais pour ce que je ne ris mie.Certes vous ne me baiserez mie.

Je vous vens l'ave maria.mon cuer est mien et nul ne l'a.et se donner je le voloie.point n'estes a qui le donrroie.

Je vous vens l'ave maria.

mon cuer est mien et nul ne l'a.

et se donner je le voloie.

point n'estes a qui le donrroie.

Je vous vens le gris cheval.mon cuer au vostre n'est egal.Car il aime tresloyaument.et le vostre tresfausement.

Je vous vens le gris cheval.

mon cuer au vostre n'est egal.

Car il aime tresloyaument.

et le vostre tresfausement.

Je vous vens du soile l'espis.vous me baiserez se je ris.Mais pour ce que je ne ris mie.Certes vous ne me baiserez mie.

Je vous vens du soile l'espis.

vous me baiserez se je ris.

Mais pour ce que je ne ris mie.

Certes vous ne me baiserez mie.

Dist une bonne galoise a son amoureux.

Je vous vens mon fuiselet.Il ne me chault se perdu est.Car j'entens plus a bien amer.Qu'a retordre ne qu'a filer.Je vous vens le fuiseau d'argentvous avez le corps bel et gent.Je vous prie ne pensez mie.Que le dye par flaterie.Je vous vens la fleur du bleu glayJ'ay amé aime et aimeray.Malgré mesdisans plains de nuieCar en amours a douce vie.Je vous vens le chapeau de floursil fut fait par fines amours.Mais nul ne le prengne a porter.Se loyaument ne veult amer.Car sachiez bien s'autre le porte.Sa couleur se change et transporteJe vens ce que nulz ne puet faireVivant en l'amoureux affaire.Amours garder sans courrouchierEt sens de femme sans changierJe vous vens le milieu des yeulxSe il estoit et temps et lieux.Que fussions seulz entre nous deuxSe vostre amour vous requeroie.Dittes moy sy vous ayde dieux.Sans mentir se je le auroye.Dames je vous veuil vendre.Le gent cor d'oliffant.Amours par tout son regne.A fait crier son bant.Que dames et pucelles.Et tout loyal amant.Se ayent pourveu.De ce jour en avant.Leurs cuers de loyauté.Encontre faulz semblant.Qui entre les amans.Se va atapissant.Parquoy de leurs propos.Ne les voist essongant.Je vous vens le rain d'olivier.Par dessus a un esprivier.Q'une dame y fait atachier.Pour les fins amans espier.Et dist qu'il ne s'en bougera.Jusques a dont que cilz vendra.Que oncques amours ne faussa.Je vous vens la fleur gyroffleeEn amours a mainte penssee.Quant je ne voy mon doulz amiJe vouldroie qu'il fust icy.Si vous prie que se le veez.que de par moy le saluez.Je vens la rose vermeillette.qui bien liroit en se fueillette.Il trouveroit en bonne lettre.que damoiselle qui bien aime.en grant deduit sa vie maine.Je vous vens le vert papegaultd'amer loyaument ne me chault.Car on voit tout appartement.que qui bien aime loyaument.Il est quetif certainement.Je vous vens le perle doré.amours m'ont dit et accusé.que vous avez vo temps usé.a faire pou de loyauté.a celles que vous avez aimé.Je vous vens l'erbe qui verdoie.volentiers certes ameroie.se homme trouver je povoie.en qui je m'osaisse fier.mais leur cuer fault pour pou de chose.pourquoy en eulx fier ne m'ose.et que ne me face mocquier.Je vous vens de fer le dou.vostre amie vous aime pou.se vous l'amez c'est sans partie.deportez vous ent je vous pris.Chascun vous vent et le voy bientenez vo cuer et je tendray le miencar se donné le vous avoie.bien croy que m'en repentiroie.Je vous vens le paveillon noiren semblant de grant vouloir.se doit doloir toute sa vie.qui oncq n'eut joye de s'amie.si me doy dont bien dolouser.Car oncques n'eus joye en amer.Je vous vens le dragon volantvo simple et gracieux semblant.de grant sens et beauté garny.m'a si navré en regardant.que je ne sçay s'il me feri.vous ressemblez a l'ayment.qui le dur fer attrait a lui/Car vous avez en soubz riant.par mon costé mon cuer ravi.Je vous vens le roussignoullet.j'ay veu le temps autre qu'il n'est.qui mieux valoit moins se prisoitet souffissoit qu'on le louoit.Or est le temps d'une autre guise.Car qui le moins vault plus se priseJe vous vens la verde amandevostre ami a vous recommande.et autant de salus vous mande.Qu'il en pourroit en une mande/de goutes d'eaue de fontaine.avant que la mande fust plaine.Je vous vens la noire pye.d'amer ne me depriez mie.que je ne vous ameroie mie.car vous avez l'ueil trop gaillartse m'ariez tost mis d'une part.Je vous vens une patenostre.mon cuer est mien et non par vostreet savez vous pour quel raison.Je l'ay mis en meilleur maison.Je vous vens le col d'un cyne.amours qui mon cuer enlumine.de vostre bel et noble a tour.dont je ne cesse ne ne fine.a vous pensser et nuit et jour.car la couleur avez si fine.et de toute beauté la flour.vo doulz regard est medicine.pour moy garir de ma langour.Je vous vens la gente soussie.elle est belle et s'est jolie.et moult fait le flair a loer.l'omme qui joist de s'amie.le puet honnestement porter.Je vous vens du chesne la fueilleje prie au dieu d'amours qu'il veuillededens vo cuer mettre et escrire.ce que le mien pense et desire.Je vous vens quatre pucelletteselles tissent amourettes.dedens un joly vergier.les roses et les violettes.si leur font des espeulettes.par dessoubz un vert laurier.la vient le dieu d'amourettes/sur son poing un esprivier.tout chevauçant a cloquettes.sur un palefroy d'englentier.Je vous vens l'erbe verdelette.la vostre amour trop me dehetteen autre ay mis m'amour parfaitteAlés a adieu l'aumosne est faitte.Je vous vens la bourse de soyese vous m'amiez je vous ameroiemais j'ay trouvé vo cuer sy faulzque je metteray le mien sauf.jusques a l'esté qui sera chault.Je vous vens le noir sengler.je vous priasse de demourer.s'il ne feist sy bel aler.mais il fait bel la lune luist.vo baston est derriere l'uys.pour ce s'il pleut emmy no court.ne pleut il mie tout par tout.Je vous vens le harenc blanc.on vous monstre tresbeau semblantet si cuidiez que on vous aime.mais certes vous perdez vo paineJe vous vens du gay la hure.tel vient ceans dont on n'a cure.et tel y va et tel y vient.que on auroit aussi chier nient.et tel n'y fut ne huy ne hier.que on y verroit volentiers.Un escuier vendre vous veuil.qui est niches et plains d'orgueil.et sy est fier et despiteux.et si est d'amer convoiteux.damoiselle je le vous vens.ne le gardés gaires long temps.rendez le tost si ferez bien.car son affaire ne vault rien.Dame je vous vens la fusee.bien me semblez femme rusee.ailleurs avez escaillie noix.a dieu vous command je m'en vois

Je vous vens mon fuiselet.Il ne me chault se perdu est.Car j'entens plus a bien amer.Qu'a retordre ne qu'a filer.

Je vous vens mon fuiselet.

Il ne me chault se perdu est.

Car j'entens plus a bien amer.

Qu'a retordre ne qu'a filer.

Je vous vens le fuiseau d'argentvous avez le corps bel et gent.Je vous prie ne pensez mie.Que le dye par flaterie.

Je vous vens le fuiseau d'argent

vous avez le corps bel et gent.

Je vous prie ne pensez mie.

Que le dye par flaterie.

Je vous vens la fleur du bleu glayJ'ay amé aime et aimeray.Malgré mesdisans plains de nuieCar en amours a douce vie.

Je vous vens la fleur du bleu glay

J'ay amé aime et aimeray.

Malgré mesdisans plains de nuie

Car en amours a douce vie.

Je vous vens le chapeau de floursil fut fait par fines amours.Mais nul ne le prengne a porter.Se loyaument ne veult amer.Car sachiez bien s'autre le porte.Sa couleur se change et transporte

Je vous vens le chapeau de flours

il fut fait par fines amours.

Mais nul ne le prengne a porter.

Se loyaument ne veult amer.

Car sachiez bien s'autre le porte.

Sa couleur se change et transporte

Je vens ce que nulz ne puet faireVivant en l'amoureux affaire.Amours garder sans courrouchierEt sens de femme sans changier

Je vens ce que nulz ne puet faire

Vivant en l'amoureux affaire.

Amours garder sans courrouchier

Et sens de femme sans changier

Je vous vens le milieu des yeulxSe il estoit et temps et lieux.Que fussions seulz entre nous deuxSe vostre amour vous requeroie.Dittes moy sy vous ayde dieux.Sans mentir se je le auroye.

Je vous vens le milieu des yeulx

Se il estoit et temps et lieux.

Que fussions seulz entre nous deux

Se vostre amour vous requeroie.

Dittes moy sy vous ayde dieux.

Sans mentir se je le auroye.

Dames je vous veuil vendre.Le gent cor d'oliffant.Amours par tout son regne.A fait crier son bant.Que dames et pucelles.Et tout loyal amant.Se ayent pourveu.De ce jour en avant.Leurs cuers de loyauté.Encontre faulz semblant.Qui entre les amans.Se va atapissant.Parquoy de leurs propos.Ne les voist essongant.

Dames je vous veuil vendre.

Le gent cor d'oliffant.

Amours par tout son regne.

A fait crier son bant.

Que dames et pucelles.

Et tout loyal amant.

Se ayent pourveu.

De ce jour en avant.

Leurs cuers de loyauté.

Encontre faulz semblant.

Qui entre les amans.

Se va atapissant.

Parquoy de leurs propos.

Ne les voist essongant.

Je vous vens le rain d'olivier.Par dessus a un esprivier.Q'une dame y fait atachier.Pour les fins amans espier.Et dist qu'il ne s'en bougera.Jusques a dont que cilz vendra.Que oncques amours ne faussa.

Je vous vens le rain d'olivier.

Par dessus a un esprivier.

Q'une dame y fait atachier.

Pour les fins amans espier.

Et dist qu'il ne s'en bougera.

Jusques a dont que cilz vendra.

Que oncques amours ne faussa.

Je vous vens la fleur gyroffleeEn amours a mainte penssee.Quant je ne voy mon doulz amiJe vouldroie qu'il fust icy.Si vous prie que se le veez.que de par moy le saluez.

Je vous vens la fleur gyrofflee

En amours a mainte penssee.

Quant je ne voy mon doulz ami

Je vouldroie qu'il fust icy.

Si vous prie que se le veez.

que de par moy le saluez.

Je vens la rose vermeillette.qui bien liroit en se fueillette.Il trouveroit en bonne lettre.que damoiselle qui bien aime.en grant deduit sa vie maine.

Je vens la rose vermeillette.

qui bien liroit en se fueillette.

Il trouveroit en bonne lettre.

que damoiselle qui bien aime.

en grant deduit sa vie maine.

Je vous vens le vert papegaultd'amer loyaument ne me chault.Car on voit tout appartement.que qui bien aime loyaument.Il est quetif certainement.

Je vous vens le vert papegault

d'amer loyaument ne me chault.

Car on voit tout appartement.

que qui bien aime loyaument.

Il est quetif certainement.

Je vous vens le perle doré.amours m'ont dit et accusé.que vous avez vo temps usé.a faire pou de loyauté.a celles que vous avez aimé.

Je vous vens le perle doré.

amours m'ont dit et accusé.

que vous avez vo temps usé.

a faire pou de loyauté.

a celles que vous avez aimé.

Je vous vens l'erbe qui verdoie.volentiers certes ameroie.se homme trouver je povoie.en qui je m'osaisse fier.mais leur cuer fault pour pou de chose.pourquoy en eulx fier ne m'ose.et que ne me face mocquier.

Je vous vens l'erbe qui verdoie.

volentiers certes ameroie.

se homme trouver je povoie.

en qui je m'osaisse fier.

mais leur cuer fault pour pou de chose.

pourquoy en eulx fier ne m'ose.

et que ne me face mocquier.

Je vous vens de fer le dou.vostre amie vous aime pou.se vous l'amez c'est sans partie.deportez vous ent je vous pris.

Je vous vens de fer le dou.

vostre amie vous aime pou.

se vous l'amez c'est sans partie.

deportez vous ent je vous pris.

Chascun vous vent et le voy bientenez vo cuer et je tendray le miencar se donné le vous avoie.bien croy que m'en repentiroie.

Chascun vous vent et le voy bien

tenez vo cuer et je tendray le mien

car se donné le vous avoie.

bien croy que m'en repentiroie.

Je vous vens le paveillon noiren semblant de grant vouloir.se doit doloir toute sa vie.qui oncq n'eut joye de s'amie.si me doy dont bien dolouser.Car oncques n'eus joye en amer.

Je vous vens le paveillon noir

en semblant de grant vouloir.

se doit doloir toute sa vie.

qui oncq n'eut joye de s'amie.

si me doy dont bien dolouser.

Car oncques n'eus joye en amer.

Je vous vens le dragon volantvo simple et gracieux semblant.de grant sens et beauté garny.m'a si navré en regardant.que je ne sçay s'il me feri.vous ressemblez a l'ayment.qui le dur fer attrait a lui/Car vous avez en soubz riant.par mon costé mon cuer ravi.

Je vous vens le dragon volant

vo simple et gracieux semblant.

de grant sens et beauté garny.

m'a si navré en regardant.

que je ne sçay s'il me feri.

vous ressemblez a l'ayment.

qui le dur fer attrait a lui/

Car vous avez en soubz riant.

par mon costé mon cuer ravi.

Je vous vens le roussignoullet.j'ay veu le temps autre qu'il n'est.qui mieux valoit moins se prisoitet souffissoit qu'on le louoit.Or est le temps d'une autre guise.Car qui le moins vault plus se prise

Je vous vens le roussignoullet.

j'ay veu le temps autre qu'il n'est.

qui mieux valoit moins se prisoit

et souffissoit qu'on le louoit.

Or est le temps d'une autre guise.

Car qui le moins vault plus se prise

Je vous vens la verde amandevostre ami a vous recommande.et autant de salus vous mande.Qu'il en pourroit en une mande/de goutes d'eaue de fontaine.avant que la mande fust plaine.

Je vous vens la verde amande

vostre ami a vous recommande.

et autant de salus vous mande.

Qu'il en pourroit en une mande/

de goutes d'eaue de fontaine.

avant que la mande fust plaine.

Je vous vens la noire pye.d'amer ne me depriez mie.que je ne vous ameroie mie.car vous avez l'ueil trop gaillartse m'ariez tost mis d'une part.

Je vous vens la noire pye.

d'amer ne me depriez mie.

que je ne vous ameroie mie.

car vous avez l'ueil trop gaillart

se m'ariez tost mis d'une part.

Je vous vens une patenostre.mon cuer est mien et non par vostreet savez vous pour quel raison.Je l'ay mis en meilleur maison.

Je vous vens une patenostre.

mon cuer est mien et non par vostre

et savez vous pour quel raison.

Je l'ay mis en meilleur maison.

Je vous vens le col d'un cyne.amours qui mon cuer enlumine.de vostre bel et noble a tour.dont je ne cesse ne ne fine.a vous pensser et nuit et jour.car la couleur avez si fine.et de toute beauté la flour.vo doulz regard est medicine.pour moy garir de ma langour.

Je vous vens le col d'un cyne.

amours qui mon cuer enlumine.

de vostre bel et noble a tour.

dont je ne cesse ne ne fine.

a vous pensser et nuit et jour.

car la couleur avez si fine.

et de toute beauté la flour.

vo doulz regard est medicine.

pour moy garir de ma langour.

Je vous vens la gente soussie.elle est belle et s'est jolie.et moult fait le flair a loer.l'omme qui joist de s'amie.le puet honnestement porter.

Je vous vens la gente soussie.

elle est belle et s'est jolie.

et moult fait le flair a loer.

l'omme qui joist de s'amie.

le puet honnestement porter.

Je vous vens du chesne la fueilleje prie au dieu d'amours qu'il veuillededens vo cuer mettre et escrire.ce que le mien pense et desire.

Je vous vens du chesne la fueille

je prie au dieu d'amours qu'il veuille

dedens vo cuer mettre et escrire.

ce que le mien pense et desire.

Je vous vens quatre pucelletteselles tissent amourettes.dedens un joly vergier.les roses et les violettes.si leur font des espeulettes.par dessoubz un vert laurier.la vient le dieu d'amourettes/sur son poing un esprivier.tout chevauçant a cloquettes.sur un palefroy d'englentier.

Je vous vens quatre pucellettes

elles tissent amourettes.

dedens un joly vergier.

les roses et les violettes.

si leur font des espeulettes.

par dessoubz un vert laurier.

la vient le dieu d'amourettes/

sur son poing un esprivier.

tout chevauçant a cloquettes.

sur un palefroy d'englentier.

Je vous vens l'erbe verdelette.la vostre amour trop me dehetteen autre ay mis m'amour parfaitteAlés a adieu l'aumosne est faitte.

Je vous vens l'erbe verdelette.

la vostre amour trop me dehette

en autre ay mis m'amour parfaitte

Alés a adieu l'aumosne est faitte.

Je vous vens la bourse de soyese vous m'amiez je vous ameroiemais j'ay trouvé vo cuer sy faulzque je metteray le mien sauf.jusques a l'esté qui sera chault.

Je vous vens la bourse de soye

se vous m'amiez je vous ameroie

mais j'ay trouvé vo cuer sy faulz

que je metteray le mien sauf.

jusques a l'esté qui sera chault.

Je vous vens le noir sengler.je vous priasse de demourer.s'il ne feist sy bel aler.mais il fait bel la lune luist.vo baston est derriere l'uys.pour ce s'il pleut emmy no court.ne pleut il mie tout par tout.

Je vous vens le noir sengler.

je vous priasse de demourer.

s'il ne feist sy bel aler.

mais il fait bel la lune luist.

vo baston est derriere l'uys.

pour ce s'il pleut emmy no court.

ne pleut il mie tout par tout.

Je vous vens le harenc blanc.on vous monstre tresbeau semblantet si cuidiez que on vous aime.mais certes vous perdez vo paine

Je vous vens le harenc blanc.

on vous monstre tresbeau semblant

et si cuidiez que on vous aime.

mais certes vous perdez vo paine

Je vous vens du gay la hure.tel vient ceans dont on n'a cure.et tel y va et tel y vient.que on auroit aussi chier nient.et tel n'y fut ne huy ne hier.que on y verroit volentiers.

Je vous vens du gay la hure.

tel vient ceans dont on n'a cure.

et tel y va et tel y vient.

que on auroit aussi chier nient.

et tel n'y fut ne huy ne hier.

que on y verroit volentiers.

Un escuier vendre vous veuil.qui est niches et plains d'orgueil.et sy est fier et despiteux.et si est d'amer convoiteux.damoiselle je le vous vens.ne le gardés gaires long temps.rendez le tost si ferez bien.car son affaire ne vault rien.

Un escuier vendre vous veuil.

qui est niches et plains d'orgueil.

et sy est fier et despiteux.

et si est d'amer convoiteux.

damoiselle je le vous vens.

ne le gardés gaires long temps.

rendez le tost si ferez bien.

car son affaire ne vault rien.

Dame je vous vens la fusee.bien me semblez femme rusee.ailleurs avez escaillie noix.a dieu vous command je m'en vois

Dame je vous vens la fusee.

bien me semblez femme rusee.

ailleurs avez escaillie noix.

a dieu vous command je m'en vois

A ces mos et aprés tant de reffus que avions eu avec ce aussy que tant avions vendu et acheté d'amourettes que pour le sommeil qui survint entre nous/ ne savions plus que dire. preismes congié de la compaignie des filles et bonnes dames/ les remerciant du bon marchié que fait nous avoient et de ce aussi que si bien et si sec nous avoient payé. Car pour un que vendu leur avions. elles nous en avoient payé six. Et ainsi nous retournasmes chascun a sa chascune/ pensant de quele marchandise une autresfois nous vouldrions mesler. et nous fasions tous riches en penssee. mais en dormant nous perdismes tout.

S'ensievent autres demandes qui se pevent faire entre differentes personnes a tous pourpos tant de marchandises de compaigniez de particions comme de sommes qui sont moult subtiles.

Le maistre d'ostel d'un duc demande a son cuisinier.

Monsigneur a dit qu'il veult demain faire un disner ouquel il veult avoir .iiii.xx. bestes de trois manieres. c'estassavoir. cerfz. lievres. et connins/ et se ne veult desprendre que quatre livres en tout Le cuisinier a trouvé cerfz pour .ii. solz la piece. Lievres pour .xviii. deniers la piece/ et connins pour .vi. deniers la piece. Assavoir quantes pieces il lui fault de chascune

Response.

Il y fault deux lievres .iiii. cerfz et .lxxiiii. connins.

Demande.

Item il fault pour ce disner .xxx. oyseaux. assavoir cailles perdris et malars tout pour .xxx. deniers et on treuve cailles pour une maille la piece perdris pour deux deniers maille. et mallars pour .iii. deniers. Assavoir combien il en fault de chascune.

Response.

Il lui fault .xxiii. cailles .v. perdris et deux malars.

Demande.

Ilz sont .xii. que chevaliers que escuiers. et que damoiselles qui ont onze pains a partir et doit avoir chascun chevaliers deux pains chascun escuiers le quart d'un pain et chascune damoiselle la moitié d'un pain. Assavoir quans chevaliers quans escuiers et quantes damoiselles ilz sont.

Response.

Ilz sont .v. chevaliers .vi. escuiers/ et une damoiselle.

Demande.

Trois marchans de vins ont baillié en garde a un varlet .xii. tonneaux plains de vin. le varlet en a fait si male garde que les .iiii. tonneaux sont vuys. et les autres quatre sont demi plains et les autres .iiii. sont plains. Comment donneriez vous a chascun des marchans autant de vin et de tonneaux a l'un comme a l'autre sans remuer le vin de tonnel a autre.

Response.

Je donneroie a l'un des marchans deux plains tonnaux et deux vuys. Au second marchant pareillement. et au tiers les quatre tonneaux a moitié vuys.

Demande.

Un homme entra en un jardin ouquel il cueilla toutes les pommes qu'il trouva. En ce jardin estoient trois gardes. A son retour le premier d'eulx vint a lui et lui dist qu'il lui baillast les deux pars des pommes qu'il avoit cuelliez. Et cil les lui bailla. Aprez vint la seconde garde qu'il lui demanda. Baille moy dist il la tierce partie des pommes que tu as. et il tantost les lui bailla. vint en aprés la tierce garde et lui demanda la moitié des pommes qui lui estoient demoureez/ et cil les delivra incontinent. Et toutesfois quant il fut hors du jardin il lui en demoura aincoires une. Or est assavoir quel nombre il en cueilla ou jardin.

Response.

Il en cueilla nuef et non plus.

Demande.

Ilz sont deux pastoureaux qui gardent leurs brebis ensemble desquelz l'un dist a son compaignon. Mon ami donne moy l'une de tes brebis si en auray autant que tu en as. L'autre lui respondi prestement. Mais toy donne moy l'une des tiennes si en auray deux fois autant comme tu en as. Assavoir est quantes chascun en avoit.

Response.

L'un en avoit .v. et l'autre .vii.

Demande.

Compaignons estoient assis au disner. il survint aucun qui leur dist. Dieux garde ceste compaignie et fussiez un cent. L'un des compaignons respondi. Nous ne sommes pas cent. Mais se nous estions aincoires autant que nous sommes/ et la moitié d'autant/ et le quart d'autant et toy avec lors seriont nous cent tout apoint. Assavoir quans ilz estoient assiz au disner.

Response.

Ilz estoient eulx .xxxvi.

Demande.

Ils sont douze personnes de quatre manieres d'estas/ assavoir chevaliers/ et escuiers. hommes/ et femmes/ tous assis a table ou ilz ont despendu tous ensemble .xii. deniers desquelz les chevaliers sont a un blanc/ les escuiers a deux deniers les hommes a une maille/ et les femmes a une mitte. Je vous demande quans ilz sont de chascun estat

Response.

Ilz estoient un chevalier. deux escuiers. sept hommes et deux femmes.

Demande.

Un marchant ala nagaires en marchandise et mist tout son argent en icelle/ duquel il multiplia a moitié. Il ala en la taverne/ et illec despendy .vi. deniers Lendemain remist le residu de son argent en marchandise/ ou il prouffita comme devant et pareillement en despendi .vi. deniers La tierce fois il retourna aincores en marchandise/ et de rechief doubla son argent et puis ala en la taverne ou il despendi aincoires .vi. deniers. Aprés lequel escot payé il ne lui demoura ne principal ne gaing. Je vous demande combien il avoit d'argent au commencement de sa marchandise.

Response.

Il avoit tout apoint .v. deniers et une mitte.

Demande.

Un messagier qui chascun jour iroit cent lieues. et un autre le sievroit qui n'yroit le premier jour que une lieue. et chascun jour croisteroit d'une autre lieue/ en combien de temps ratainderoit il le premier messagier qui chemineroit les cent lieues.

Response.

Il le ratainderoit en cent quatre vins et neuf jours et point devant

Demande.

Un jonencel fut jadis qui n'avoit oncques sceu que c'estoit de pensser. et on lui enseigna une damoiselle moult sage qui lui bailleroit assez a penser. il se mist a chemin. et en sa voie encontra .xii. chevaliers a trois fois. Desquelz les quatre premiers estoient vestus de blanc. Et les quatre aprez estoient vestus de vermeil. Et les quatre derreniers estoient vestus de verd. Le jonencel quant il fut parvenus a la dame. Il la requist qu'elle lui donnast matere de penser. Et elle lui demanda s'il n'avoit personne rencontré en sa voie. Il respondi qu'il avoit veu quatre chevaliers vestus de blanc. puis autre quatre vestus de vermeil. et au derrenier quatre autres vestus de verd. Ores dist la damoiselle/ ces quatre que premiers avez encontré vestus de blanc sont mes oncles de par ma mere Et les quatre que avez rencontré vestus de vermeil sont mes oncles de par mon pere. Et les quatre vestus de verd sont mes filz et de tous les .xii. j'ay espousé le pere et si sont tous nez de loyal mariage. Or pensez comment ce puet estre.

Response.

Le jonencel moult esmerveillié commença fort a penser sur ceste demande/ mais en fin retourna vers la damoiselle et la pria qu'ele lui voulsist donner l'entendement de sa question/ la damoiselle courtoise lui dist en ceste maniere. Ce chevalier ici present se maria a une damoiselle vesve qui avoit une fille. Et de celle vesve sont issus ces quatre premiers chevaliers vestus de blanc puis trespassa leur mere. Et tantost ce chevalier se remaria a une dame vesve laquelle avoit un filz et d'icelle vesve vindrent ces quatre chevaliers vestus de vermeil. Aprés ce il fist le mariage de la fille de sa premiere femme et du filz de sa seconde duquel mariage je suis venue. Et tantost aprés la femme de ce chevalier icy et mon pere et ma mere trespasserent. Cestui chevalier me prist en sa garde/ et tant me nourrist que moy venue en eage il me prist en mariage et engendra en moy ces quatre chevaliers vestus de verd que derrainement encontrastes/ et ainsi savez la maniere de la devinaille

Autre demande.

Jehan. pierre. et guilame ont une botte plaine de vin contenant .xviii.C. los. Or sont d'acord que jehan en aura plus que pierre. et pierre plus que guillame. jehan y fait une broche dont le pertuis est si apoint que en tirant icelle seule le vin seroit hors en six heures pierre y fait une broche et un pertuis par lequel tout le vin seroit hors en .ix. heures se autre pertuis n'y avoit. et guillame y fait une autre broche laquele se tiree estoit et que point d'autre n'y eust le vin seroit hors en .xviii. heures Ce fait ilz apportent chascun un vaissel dessoubs leurs broches et d'un accord cascun tire sa broche a une fois. assavoir en quantes heures sera la botte vuide/ et combien chascun aura de vin.

Response.

Tout le vin sera hors en .iii. heures et aura jehan par sa broche .ix.C. los pierre par la sienne .vi.C. et guillame par sa broche .iii.C. et ensi seront content.

Autre demande.

Trois escuiers ont d'un accord acheté .ix. chevaux dont le premier cheval a cousté six frans. Le second .viii. frans. le tiers .x. frans. le quart .xii. frans. le .v.e.xiiii. frans. le .vi.e.xvi. frans. le .vii.e.xviii. frans. le .viii.e.xx. frans Et le .ix.e.xxii. frans. Or sont les chevaux en l'estable pour partir et en doit avoir chascun des escuiers trois. Le marchant est venu pour avoir son argent. Comment aura chascun escuier trois chevaux si egalement partis que chascun en soit content/ et que l'un en paye autant que l'autre. et combien chascun paiera.

Reponse.

L'un des escuiers aura le premier cheval. le .v.eet le .ix.eLe second escuier aura le tiers cheval. le .iiii.eet le .viii.eEt le tiers escuier aura. le second cheval. le .vi.eet le .vii.e. Et payera chascun escuier .xlii. frans justement.

Autre demande.

Un preudhomme s'est parti de son hostel pour aler oyr messe. et a pris de l'argent en sa main pour donner pour dieu. En sa voye encontra un povre homme qui lui demanda l'aumosne. Le preudomme ouvry sa main et trouva qu'il y avoit plus la moitié d'argent que mis n'y avoit et voit bien que son argent est doublé a moittié. Si donna au premier povre .vi. deniers. puis passa oultre vers l'eglise et tantost il rencontra en sa voie un autre povre auquel aprés qu'il lui eust demandé l'aumosne il lui cuidant donner ouvri sa main et vey que son argent estoit doublé a moitié comme devant. Lui donna .vi. deniers comme il avoit fait au premier et garda son demourant d'argent. Le preudhomme passa oultre vers l'eglise et tantost lui vint audevant le tiers povre qui comme les autres lui demanda l'aumosne. et quant il ouvri sa main il trouva son argent doublé semblablement comme les autres fois. si donna a ce povre .vi. deniers et lors ne lui demoura plus d'argent en sa main. Or est assavoir combien d'argent avoit le preudhomme quant il se parti de sa maison.

Response.

Le preudhomme avoit .v. deniers et une mitte quant il vint au premier povre et lors son argent doubla si eut .x. deniers et maille dont il lui donna les .vi. deniers et ainsi ne lui demoura que quatre deniers et maille. Et quant il doubla pour le second povre il eut .ix. deniers auquel il en donna les .vi. ainsi ne lui en resterent que trois qui lui doublerent pour le tiers povre auquel il les donna. et ainsi ne lui demoura riens.

Aincoires une demande.

Un preudomme fut qui avoit .v. filz lequel en son vivant fist son testament et ordonnance derreniere. A l'aisné de ses filz donna un denier et la .vi.epartie de tout son avoir. au second filz donna deux deniers et la .vi.epartie de tout son avoir. Au tiers filz il donna trois deniers et la .vi.epartie du demourant. Au quart filz donna quatre deniers et la .vi.epartie de son argent. Et au .v.edonna .v. deniers et la .vi.epartie comme aux autres. Or est assavoir combien le pere avoit vaillant. Car quant la parchon fut faitte chascun en eut autant l'un que l'autre.

Response.

Le preudomme avoit justement vaillant .xxv. deniers et non plus. et chascun de ses cinq filz eut .v. deniers a parchon/ comme il apperra par ce compte. Le premier eut un denier. et la .vi.epartie de .xxiiii. deniers qui sont .iiii. deniers. Le second eut deux deniers et la .vi.epartie de .xviii. deniers qui sont trois. Et le tiers filz eut trois deniers et la .vi.epartie de douze deniers qui sont deux deniers. Le quart eut quatre deniers et la .vi.epartie de .vi. deniers qui est un. Et ainsy reste justement au .v.efilz .v. deniers qui demeurent et non plus.

Autre demande.

Trois freres sont qui ont une soeur a marier. Dist le moyen frere au plus jone. Mon frere il nous fault marier nostre sereur. je te prie donne lui aucune chose du tien. et je te promés que je lui donneray deux fois autant comme tu lui donneras. Le jone dist que volentiers le feroit. Lors dist l'aisné des freres. et je lui donneray deux fois autant que vous deux lui donnerez. Et quant ilz lui eurent tout donné ainsy comme dit est elle eut trois deniers en tout. Or est assavoir combien chascun lui a donné.

Response.

Le plusjone lui donna le tiers d'un denier. le second deux tiers et le tiers deux deniers/ qui sont a point trois deniers.

Autre demande.

J'ay esté au change pour changier un flourin en menue monnoie Et le changeur dist qu'il n'a que deux manieres de monnoie dont mon flourin vault .xxx. pieces de l'une des monnoies et de l'autre il n'en vault que .xx. pieces et je lui ay dit que j'en veuil avoir de toutes les deux manieres pour mondit flourin. laquele chose il m'a fait. Or est assavoir quantes pieces il m'a baillié de la monnoie de .xxx. et quantes de la monnoie de .xx.

Response.

Il vous a baillié .xxi. pieces de la monnoie de .xxx. et .vi. pieces de la monnoie de .xx. et ainsy avez le vostre et devez estre content.

Une demande que fait le pere a son filz.

Beau filz se tu avoies avec ton eage aincoire deux eages comme tu as. et la moitié d'un tel eage comme est le tien. avec le quart de ton eage. quans ans cuideroies tu avoir.

Response.

Mon pere sachiez que je auroie cent ans justement et non plus. car j'ay de age .xxvi. ans et .viii. mois. Et se vous le multipliez par la maniere dicte vous en trouverez .Cent.

Autre demande.

Un arbalestrier a trait une vire si longue et d'un si fort arbalestre que la moitié de la vire est oultre le bersail. et la tierce partie est dedens le bersail. et aincoires est demouré d'icelle vire .iiii. poulces et demi au lez devers le trait. Assavoir combien ladicte vire a de long.

Response.

La vire a de long .xxvii. poulces justemnent. dont les .xiii. et demi ont passé le bersail. et les .ix. poulces sont dedens le bersail et .iiii. poulces et demi qui sont apoint .xxvii.

Autre demande.

Il y a une place devant une eglise en un village laquele est tenue de .iiii. seigneurs. Et quiconques se combat en icelle il fourfait .lx. solz d'amende a partir aux .iiii. seigneurs. dont l'un d'iceulx a le tiers. le second la quarte partie le tiers y a la quinte partie. et l'autre la .vi.epartie. Or est avenu que un malfaiteur a fourfait icelle amende et l'a payee au receveur commis a ce par lesdis seigneurs. Le receveur vient a ses maistres pour les paier. et dist au premier Tenez monseigneur vela .xx. solz pour vostre tiers. Puis dist au second. Monseigneur vous devez avoir un quart qui sont .xv. solz tenez les vela. Au tiers dist. Sire vous devez avoir un quint/ qui est .xii. solz. et au quart dist tenez vela pour vostre .vi.e.x. solz Les seigneurs chascun bien content de sa porsion se departent et toutesfois en demeure au receveur trois solz.

Autre demande.

Nagaires estoient logiez gens d'armes en un village ou point de vin n'avoit. si envoierent leur hoste a un autre village pres d'illec ou il en y avoit pour en rapporter quatre los. Le bon homme avoit deux bouteilles l'une de .v. los. et l'autre de trois los lesqueles il prist et s'en ala. en son chemin rencontra un sien voisin qui venoit du vin a tout une bouteille tenant .viii. los plaine de vin et plus n'avoit demouré de vin en la taverne. pourquoy le bon homme pria tant icellui son voisin qu'il lui ottroya la moitié de son vin. Or sont moult empeschié comment ilz le porront justement mesurer sans avoir autre mesure

Response.

Premierement ilz emplirent la bouteille de trois los. et d'icelle le jetterent en celle de .v. puis de rechief emplirent celle de trois et aincoires la jetterent en celle de .v. dont il en demoura un lot en celle de trois. puis vuiderent celle de .v. en celle de .viii. et mirent le lot de celle de trois qui demouree y estoit en celle de .v. et remplirent celle de trois/ et ainsy en eut quatre los justement sans autre mesure.


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