LXXVGUSTAVE A LUCILE.

J'ai vu le moment où tes adieux me coûteraient la vie. Cruelle, garde-toi bien de remettre à cette épreuve un cœur trop faible pour la soutenir.

Pourquoi ces caprices, Lucile? Quand le cœur s'est donné, dis-moi, la main est-elle libre de ne pas le suivre? livre-la-moi donc, cette main si chère; elle est à moi, tu me l'as promise; c'est sur mes lèvres que tu en as fait le serment.

Viens, ma Lucile, viens, ne cessons de vivre l'un pour l'autre; jouissons ensemble de tous les dons que m'a faits la fortune et de tous ceux que t'a fait l'amour.

Samedi matin, de la rue Neuve.


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