lxiiii Texte.
Ne te vantes/ car mal en printA yraignes qui trop mesprintQue contre pallas se vantaDont la deesse l’enchanta
Ne te vantes/ car mal en printA yraignes qui trop mesprintQue contre pallas se vantaDont la deesse l’enchanta
Ne te vantes/ car mal en print
A yraignes qui trop mesprint
Que contre pallas se vanta
Dont la deesse l’enchanta
lxiiii Glose
Yraignes ce dit une fable fut une damoiselle moult subtille en l’art de tissir et de filerie/ mais trop se oultrecuida de son savoir/ et de fait se vanta contre pallas dont la deesse s’ayra contre elle qui pour icelle vantance la mua en yraigne. Et dist puis que tant se vantoit de tissir & filer a tousjours mais fileroit et tristroit ouvrage de nulle value/ & adonc devindrent elles yraignes qui encore filent & tissent si peut estre que aucune se vanta contre sa maistresse dont mal luy en print en aucune maniere.
Pource dit au bon chevalier que vanter ne se doibt/ et moult est laide coustume a chevalier estre vanteur & qui trop peult abaisser le los de sa bonté/ & semblablement dit platon quant tu feras une chose mieux que ung aultre garde de te vanter car ta valeur en seroit trop moindre.
lxiiii Allegorie
Que il ne se doit vanter pouons dire que le bon esperit se garde de vantise Et contre vantance dit saint augustin ou dousieme livre de la cité de dieu que vantance n’est pas vice de louenge humainne/ mais est vice de l’ame parfaite qui ayme la louenge humainne et despite la vraye tesmoignance de sa propre conscience. A ce propos dit le sage.
Quid prosint nobis superbia aut diviciarum jactantia quid contulit nobis. sapien. quinto ca.
Quid prosint nobis superbia aut diviciarum jactantia quid contulit nobis. sapien. quinto ca.