lxxvi Texte
Ne te chaille de nul guettierMais t’en va tousjours ton sentierCephalus o son glavelotLe t’apprent/ & la femme loth
Ne te chaille de nul guettierMais t’en va tousjours ton sentierCephalus o son glavelotLe t’apprent/ & la femme loth
Ne te chaille de nul guettier
Mais t’en va tousjours ton sentier
Cephalus o son glavelot
Le t’apprent/ & la femme loth
lxxvi Glose
Cephalus fut ung ancien chevalier dit une fable que toute sa vie se estoit moult delecté en deduyt de chace & a merveilles sçavoit bien getter ung glavelot qu’il avoit qui avoit telle proprieté que ja ne fust getté en vain & tout occioyt autant qu’il attaignoit. Et pour ce que acoustumé avoit de soy lever au matin & aller a la forest la saulvagine guetter/ sa femme en fut en grant jalousie que luy d’aultre que d’elle fust amoureux & pour la verité sçavoir alla apres pour le guetter. Cephalus qui au boys estoit quant il ouyt la feullee bruyre ou sa femme se mussoit cuida que saulvagine fust/ atant lansa son glavelot & sa femme attaint si l’occist/ dolent fut de la mesaventure cephalus/ mais remede n’y peut estre mys. La femme loth comme tesmoigne la saincte escripture se retourna arriere contre le commandement de l’ange quant elle ouyt derriere soy fondre les cinq citez & pour ce fut tantost tournee en une masse de sel. Et comme toutes choses soyent figureez y peult estre mys assez d’entendemens/ mais a la prendre a la verité pour exemple/ nul bon ne se doibt delecter a guetter aultruy en chose qui ne luy doit appartenir et comme nul ne vouldroit estre guetté/ dit Hermes/ ne fay a ton compaignon nonplus que tu vouldroyes que il te feist & ne vueilles tendre les las pour prendre les hommes ne pourchasser leurs dommages ne deshonneur par aguet ou par cautelle/ car au derrenier tourneroit sur toy.
lxxvi Alegorie
Que il ne luy doit chaloir de nul guetter peult estre entendu que le bon esperit ne se doibt donner peine de sçavoir fait d’aultrui ne d’enquerir d’aultruy nouvelles. Et dit sainct jehan crisostome sur l’evangile sainct mathieu/ comment dit il/ es faitz d’autruy voys tu tant de petites deffaultes & en tes propres faitz tu laisses passer tant grans deffaultes/ se tu t’aymes mieulx que ton prochain pour quoy t’empesches tu de ses faitz & laisses les tiens/ soyes premierement diligent de considerer tes faitz/ & puis considere les faitz d’aultruy. A ce propos dit nostreseigneur en l’evangile.
Quid autem vides festucam in oculo fratris tui ? trabem autem in oculo tuo non vides Matthei. vii. capitulo.
Quid autem vides festucam in oculo fratris tui ? trabem autem in oculo tuo non vides Matthei. vii. capitulo.