lxxxi Texte.
Hayz calcas et ses complicesDont les infinies malicesTraÿssent regnes et empiresIl n’est au monde aultres gens pires
Hayz calcas et ses complicesDont les infinies malicesTraÿssent regnes et empiresIl n’est au monde aultres gens pires
Hayz calcas et ses complices
Dont les infinies malices
Traÿssent regnes et empires
Il n’est au monde aultres gens pires
lxxxi Glose.
Calcas fut ung soubtil clerc de la cité de troye/ et quant le roy priam sceut que les gregois venoient sur luy a grant ost il envoia calcas en delphos savoir au dieu appolin comment il iroit de la guerre mais apres la response du dieu qui dist que apres dix ans aroient les grecz la victoire se tourna calcas devers les grecz et s’acointa d’achilles qui en delphos estoit venu pour celle mesme cause & avec lui s’en ala devers les grecz lesquelz il ayda a conseiller contre sa propre cité/ et maintesfois puis destourna a faire paix entre grecz & troyens. Et pource que il fut traitre/ dit au bon chevalier que telz subtilz & mauvais doit haÿr/ car leurs traÿsons faictes par cautelles pevent moult dommager royaulmes et empires et toutes gens. Pource dit platon. le soubtil ennemy povre et non puissant peult plus grever que le riche/ puissant et non sachant.
lxxxi Allegorie.
Calcas qui doit estre haÿ peult estre entendu que le bon esperit doit haÿr toute malice frauduleuse contre son prochain et nullement ne la doit consentir et dit saint hierome que le traitre ne se adoulcist ne pour familiarité de compaignie ne pour priveté de boire et de menger ne pour grace de service ne pour planté de beneficez/ de ce vice disoit saint pol l’apostre.
Erunt homines elati cupidi superbi proditores proterui tumidi. ii. Ad thimoteum. iii. ca.
Erunt homines elati cupidi superbi proditores proterui tumidi. ii. Ad thimoteum. iii. ca.