Pendant l’été de 1902, je dis à ma mère, au cours d’une promenade avec elle, que j’avais eu des troubles intérieurs touchant la validité de l’anglicanisme ; mais je lui affirmai que mes troubles s’étaient de nouveau dissipés, et je lui promis que, s’ils faisaient mine de reparaître, je viendrais aussitôt m’en entretenir avec elle. Or, dès la Noël suivante, je me vis dans l’obligation de tenir cette dernière promesse ; et en vérité, je ne saurais dire combien je fus touché de la manière dont ma mère accueillit ma confidence. Depuis lors, elle et mon supérieur furent tenus au courant de chacune des phases de la crise que je traversais. J’exécutais à la lettre chacune de leurs recommandations, je lisais tous les livres que l’on me donnait, et qui avaient pour objet de défendre le point de vue anglican ; je consultais toutes les autorités vivantes que l’on me proposait. J’ajouterai que ma mère et mon supérieur m’ont traité, l’un et l’autre, jusqu’au dernier jour, avec une bonté et une sympathie extrêmes. Sous tous les rapports, je me félicite aujourd’hui d’avoir agi à leur égard comme je l’ai fait : car tous les deux, ma mère et mon supérieur, lorsqu’ensuite je me suis soumis à Rome, et que, suivant l’usage en pareil cas, un flot d’accusations s’est répandu sur moi, se sont empressés d’informer tous leurs correspondants de la fausseté absolue de ces accusations, du moins en ce qui touchait ma prétendue dissimulation.