435:Scorpou deScropt, comme on le trouve dans les actes de Rymer. Rapin de Thoyras paroît avoir ignoré cette négociation.436:Jehan de Douglas. Froissart appelle ce DouglasGuillaume.437:Alphons. Alphonse XI, roi de Castille.438:Si qu'il. Si que Jehan Manuel, etc.—Ce récit épisodique d'Espagne est raconté tout différemment et sans doute avec moins d'exactitude par Froissart. (Liv. 1, part. 1, ch. 48.)439:Jehan de Cepoi. «Amirant de la mer.» (Msc. 8298-3.)440:Taverni. Bourg del'Ile de France.441:Saint-JehanouSaint-Johanstonn, aujourd'huiPerth.442:Moret. «Unus ex Scotorum majoribus.» C'estMurray. (Continuation de Nangis, Spicileg., p. 99.)443:Chaussi. Aujourd'huiChaussin, bourg à quatre lieues deDole.444:Crusy. On trouve au Trésor des chartes, sous le mois de septembre 1336: «Donatio cujusdam domus sitæ Parisiis in vico Pavato (rue Pavée) quæquondamfuit Hugonis de Crusiaco, datæ duci Lotharingiæ.»445:Seigneur de Parlement. Ces mots, qui manquent dans beaucoup de manuscrits, répondent au latin de la continuation de Nangis: «Et posteà in numero magistrorum regalis palatii sublimatus.» Les historiens du Parlement qui n'ont pas mentionné son genre de mort ont fait de H. de Crusy un premierprésident de la cour du Parlement.446:Gyen. La phrase françoise est longue et obscure. Je crois qu'il s'agit ici du comte d'Eu, qui avoit brûléSaintesen 1326.447:Procureur. C'est-à-dire: Étant procureur.448: VoyezRymer, nouvelle édition, vol. II, page 956. Edouard, sous la date du 14 janvier (1337), nomme pour ses amiraux Guillaume de Montagu, Robert d'Uffort et Jehan de Ross.449:Les Astronomiens. Continuation françoise de Nangis:Maistre Jeuffroy de Meaulx.450:Paracol. Ce doit êtreParcoul, sur la frontière du Périgord et de la Saintonge, aujourd'hui département de la Dordogne, et sur la rivière de Nizonne. Velly nomme la forteresse:Palencourt.451:La Place aux Pourceauxétoit située non loin de la porte Saint-Honoré, entre l'église Saint-Roch et le Palais-Royal.—Myrande. Variante deNormendie.452:BuchetouBehuchet.453:Portevive. C'est Portsmouth.454:De Lebret. D'Albret. Son père Amonjeu, sire d'Albret, l'avoit déshérité pour avoir pris le parti des Anglois. (Voyez le P. Anselme, tome VI, page 221.)455:Courtrisien. On le nomme aussiZeyer, chevalier de Courtray.456:Cachant. OuCassant, non loin del'Écluse.457: On ne retrouve pas ailleurs les mêmes détails sur Jacques d'Artevelt, dont les partis ont tant exploité la réputation.458:Contraitier. Servir, aider, agir de concert.459:Voler. Chasser aux oiseaux de proie.460: Il faudroit plutôt dire que ce fut en dépit du roi de France que les Ecossois gardèrent la trève conclue l'année précédente, bien que le continuateur de Nangis dise: «Scoti, quia inter ipsos et regem Angliæ induciæ erant, ad voluntatem tamen regis Franciæ contra Anglicos nihil fecerunt.» (Fo101.) Mais je suis porté à accuser l'un des premiers scribes desChroniques de Saint-Denisd'avoir omis ici une négation. Ce seroit donc aux instances du roi de France que les Ecossois auroient, cette année, rompu les trèves. Voyez dans Froissart le curieux récit de l'attaque et de la prise du château deHaudebourgouHaindebourg, en 1340, par messire Guillaume de Douglas (liv. 1, part. 1, chap. 131).461:PenneouPennes, aujourd'hui ville et chef-lieu de canton du département de Lot-et-Garonne.462:Hantonne, aujourd'huiSouthampton. (Voy. Froissart, liv. 1, part. i, chap. 80.)463:Lebretou Albret.464:BuirenfosseouBuironfosse, aujourd'hui bourg du département de l'Aisne, à trois lieues deLa Chapelle.465: On peut croire que le souvenir de cette première faute entraîna plus tard les témérités de Crécy, de Poitiers et d'Azincourt.466:Jehan de Vervins. Froissart le nomme souventJehan de Beaumont. Il étoit de la maison de Coucy. Au reste, cet historien qui raconte avec complaisance la prise d'Aubenton par Jean de Haynaut, son héros de prédilection, ne dit rien de l'offre de combat singulier qui en fut la cause première (Voy. liv. 1, part. 1, chap. 101 et 102.)467: Guillaume de Montagu, comte de Salisbury. Au lieu du comte d'Auxone ouOxonne, c'est-à-direOxford, Froissart nomme le comte de Suffolk, et lesActesde Rymer, Henry de Lancastre, comte de Derby.468: Ce paragraphe n'est pas dans la continuation de Nangis.469:Nichole. Lincoln.470:Genevois. Génois. Froissart n'a pas parlé de cette prise d'Armentières, petite ville située à deux lieues de Lille, vers Ypres.471:Guillaume. C'est-à-dire le comte d'Oxford.472:De Quilain. Variantes:De Cliban. Ce doit être le même dont parlent ainsi Froissart et le continuateur de Nangis. Le premier: «Un écuyer jeune ot pris du Limousin, neveu du pape Clément, qui s'appeloit Raimont; mais depuis qu'il fu créanté prisonnier fu-il occis, pour la convoitise de ses belles armures; dont moult de gens en furent courouciés.»—Le second: «Ibi etiam quidam nobilis interfectus est, cujus inimici, amputato capite, omninò celaverunt ejus nomen, et fuit dictum à pluribus quod ipse erat rex Angliæ ... Sed finalitier rei exitus contrarium comprobavit.»473:Lequel. Jehan de France.474:EscandeuvreouEscaudœuvresest un village aux portes de Cambray. Ce qui suit n'est plus reproduit dans la continuation de Nangis.475: Froissart, dont l'exactitude n'est pas comparable à celle de nos chroniques, ne parle pas de l'arrivée du roi devant ce château, qui, selon lui, auroit été rendu au bout de six jours par la trahison du gouverneur, Girard de Sassegnies.476:Tun l'EvesqueouThun. Aujourd'hui village à deux lieues de Cambray.477: La fin du chapitre ne se retrouve plus dans la continuation de Nangis.478:Se saroit.Lui Beuchet se saroit.—En mer.En pleine mer.479: La continuation de Nangis dit seulement, au lieu de tout ce qui précède: «Licet aliqui consulerent in medio maris obviare sibi melius esse ad finem, quod nec Anglici nec Flammingi possent ibi auxilium ferre.» J'ai regret de dire que M. Dacier, dans les notes de Froissart, liv. 1, part. 1, p. 106, n'a pas bien compris cet endroit de nos Chroniques qu'il a cité.480:Hale.Variante:Hable.Peut-être pourHavre.481: Le 23 juin.482:HardenbourcouArdembourg, place forte rasée, proche deL'Escluse.483:Pont d'Espire. Ce doit êtreEpière, entre Courtrai et Tournai.—PourEslin, ce doit êtreHelchin, situé près d'Epière. La lettre d'Edouard à Philippe de Valois porte la date d'Eschyn sur l'Escaut, delès Tournay, et non passur les champs, comme on lit dans Rymer.484: Rien de ce précieux chapitre ne se retrouve dans la continuation de Nangis.485:Ferlay.Frelai, suivant Froissart.486:Fosseus. Variante:Fesseaulx.—«Wavrin. Variante:Vuaincin.487:Meschéant. Le motméchantouméchéantn'avoit pas autrefois d'autre sens que celui de malheureux, non fortuné,mal chanceux. Puis on l'appliqua aux prédestinés de l'enfer; puis enfin il usurpa le sens absolu demauvais. Racine a dit l'un des premiers: «Le bonheur des méchans....»488:Pont Hasequin. Sur leNeuf-Fossé, au-dessous deSaint-Omer.489:Que je vaise. Qui exigent que j'aille.490:Encore à nuit. La nuit prochaine. En Touraine on dit encoreà nuitpouraujourd'hui. Ainsi les anciens Gaulois.491:Saint-Georges. Il paroît qu'alors c'étoit le cri de guerre de Bourgogne.492: Froissart, dans le récit de la victoire des François sous les murs de Saint-Omer, est d'une inexactitude qui a révolté presque tous les critiques. M. Dacier a foiblement essayé de le justifier sur ce point.493: Ces deux lettres sont transcrites dans Rymer, mais fort incorrectement.—Saint-Andréest aujourd'hui une petite ferme proche d'Aire et à droite de la grande route d'Aire à Paris.494:Le duc d'Athènes. Gautier de Brienne, depuis Connétable.—L'évesque de Mès. C'étoit Adhémar de Monteil.—Le visconte de Thouars. Louis, mort en 1370.—Le visconte d'Aunay. Pons, seigneur de Mortagne.—Le comte d'Auxerre. Jean de Châlons.—Le seigneur de Craon. Amaury VII, et Guillaume ditle Grand, son frère.—Guy Tulepinou Turpin (de Crissé), quatrième du nom.495:Au conte de Bar. C'est-à-dire à la comtesse, Yolande de Flandres, dame de Cassel et femme de Henry, comte de Bar.496:Le conte de Savoie, Aimé.—Le conte d'Armignac, Jehan.—L'évesque de Liège, Arnoul.—Le duc de Lorraine, Raoul.497:La contesse d'Haynau. Jehanne de Valois, douairière de Hainaut.498: C'est après le texte latin de cette trève que s'arrête la première continuation de Nangis,Spicilège, tome III, in-fo. La seconde continuation latine n'a plus rien de commun, pour ainsi dire, avec notre texte.499:Plege. Gage, caution.500:Au roy de Belle-Marine. Ce doit être le roy de Maroc, de la dynastie desMerinidesouBeno-Merini. (Voyez, dans le nouvelArt de vérifier les dates, le précieux travail de M. Audiffret sur les Maures d'Espagne.)501:Le roy Garbus. C'est-à-dire le roy de Maroc, de Garbe ou des Algarves.—Le roy d'Espaigne. Alphonse XI.—Le roy de Portugal. Alphonse IV.—Gibaltoire. Gibraltar.502:Picazo. Variante:Pizaco. Le fils du roy de Maroc, tué dans cette bataille, est nommé par CardonneAbd-el-Melek.503:Gersye.Algésiras, dont la prise est de l'année 1343.504:Une sagitaire. Une petite galère.505: Ce récit est plus exact que celui qui précède les lettres du caliphe de Bagdad, et se rapporte au même évènement.506: Jean III, fils d'Artus II, mourut sans enfans le 30 avril 1341.—Son frère Guy de Bretagne, étant mort en 1331, avoit transmis ses droits sur la succession de Jean III à sa fille Jeanne la boiteuse, mariée dès 1337 à Charles de Blois. La fortune finit par se déclarer pour Montfort, mais le droit étoit pour Jeanne la boiteuse.507:Sa sœur.Sœur du roi.508: Jean, comte de Montfort, étoit frère utérin de Jean III.509:Sentant justice agréable.Voyant que la justice prononçoit au gré de Charles.—L'arrêt est daté du 7 septembre 1341.510:Chastonciauxou Chantoceaux, eu Anjou, aujourd'hui petite ville du département deMaine-et-Loire.511: Froissart, qui semble ici plus exact, dit que Montfort, enfermé dans la ville quand Charles de Blois se présenta devant les murailles, fut livré par Henry de Léon, qui venoit d'abandonner le parti du comte.512:Sa femme.Jeanne de Flandres.513: Suivant Froissart, Henry de Léon (qu'il nomme toujoursHervé) fut pris dans une sortie pendant le siège de Vannes, avec le sire de Clisson.514:Hannebout.C'estHennebon, au-dessus de Lorient. Il faut voir dans Froissart le poétique récit de la levée du siége deHannibou.515:Baldres.Variantes:Hardres, Hadrez. Ce doit êtreGueldres.516:Penestre.Ou Preneste.517:Rezons.Variante:Ressons. Ce doit êtreRedon.518:Sans moyen.Sans effet.519:Mains mises, etc. C'est-à-dire jeu de mains et d'épées.520:Aerdre, Adhérer.521: Nos historiens modernes n'ont pas parlé de cette sédition.522:Chartres.Et mieuxde Castres.523:Rigaut.Le manuscrit 8298-3 ajoutede RoissyouRoucy.524:Passion.Souffrance.525: Le continuateur françois de Nangis ajoute ici:A Cereix.(Manuscrit 8298-3.)526: Le manuscrit 8298-3 ajoute:Au mois de septembre.527: On pourroit croire, d'après ces dernières paroles, que le roi de Navarre n'avoit pas été fâché de perdre de vue ses créanciers, en se rendant en Espagne.528:De Bretaigne.Manuscrit 8298-3.Breton-Gallon.529:Champiaux.Champeaux. Aux halles de Paris.530:La tête copée.Villaret dit à ce propos:Sans qu'on pût pénétrer les motifs de cette exécution.D'après tous les recits contemporains, même celui de Froissart, on n'avoit pas besoin d'une grande pénétration pour le deviner.531:En la cité.Manuscrit 8298-3.Et mise sur la porte de Nantes.532:Geoffroy de Harecourt.«Un des grands barons de Normandie, frère au conte de Harcourt pour le temps de lors, et sire de Saint-Sauveur-le-Vicomte et de pluseurs villes de Normandie.» (Froissart, livre 1, chap. 246.)533:Aers.Associé. Avoir fait adhérence.534: Le comte de Montfort ne mourut donc pas en prison, comme le dit Froissart; il ne s'évada donc pas de prison, comme le dit dom Lobineau dans sonHistoire de Bretagne. Mais il rompit en 1344 les engagements qui avoient été la condition de son élargissement, en allant joindre le roi d'Angleterre. (Voyez la continuation françoise de Nangis, msc. 8298-3., anno 1344.)535:Degrés de fust.Escaliers de bois.536:Ce qui valoit.Msc. 8298-3. Les mailles blanches qui courroient pour, etc.—Et le flourin à l'escu qui courroit pour soixante sols, etc.—Et le gros tournois de saint Loys et de ses devanciers, etc.—Et à Pasques chairoit pour un tiers, c'est assavoir l'escu vint-quatre sols, le gros tournois deux sols, la maille blanche dix deniers tournois.537:D'Evreux.Variante:Brex.—Des Brieux.—De Breux.538:Alain de Calilac.Variante:Jean de Cawac.—Alain de Quedillac.539:Sene David.Senedavi.540:Convaincus.Les historiens modernes disent qu'Olivier de Clisson et les autres coupables de lèse-majesté ne furent pas jugés; nos chroniques déposent le contraire.541:Guillaume.Continuation françoise de Nangis:Robiert.542: Villaret dit encore ici que tous ces barons furent exécutéspour des crimes inconnus. On ne peut traiter plus légèrement les témoignages contemporains.543:Il mourut.Continuation françoise de Nangis:Mourut en prison en oubliance.544:Au palais.Continuation françoise de Nangis:A la porte du palais.—Cette mort du diacre Henry de Malestroit prouve assez que la haine des prétentions de l'Angleterre étoit déjà bien enracinée, bien populaire en France. Villaret et Sismondi se sont donc trompés en soutenant, le premier, qu'on ignoroit la cause de tant d'exécutions; le second, qu'on étoit en France généralement indifférent aux intérêts de l'un ou de l'autre des deux rois.545: Edouard auroit voulu que ses partisans avoués fussent considérés en France comme il considéroit lui-même les barons demeurés fidèles à Philippe de Valois qui tomboient entre ses mains. On sent que cela ne devoit pas être, et que le roy de France ne pouvoit laisser impunis dans son royaume ceux qui l'abandonnoient après dix ans de souveraineté incontestée.546:Phelippe.Continuation françoise de Nangis:Duc d'Orléans.547: Ce paragraphe est inédit.548: Ce membre de phrase est entièrement omis ou transcrit avec cette lacune dans les manuscrits.549: Le but de ce fameuxpatrioteétoit de livrer le comté de Flandres au fils du roi d'Angleterre. «Mais,» dit Froissart qui aimoit les Anglois moins encore que sa patrie, «ceux du pays n'estoient mie bien d'accord au roy né à Artevelle qui preschoit de deshériter le comte Loys leur naturel seigneur et son jeune fils Loys, et hériter le fils du roy d'Angleterre. Cette chose n'eussent-il fait jamais.»550:Broucelleou Borselle.551: Ce court récit mérite plus de créance que le long discours de Froissart sur la prise de Bergerac. Frolssart ne mentionne ni la prise du comte de Lille (Jourdain), ni la mort du brave Aimar, que Villaret nomme à tortLouisde Poitiers.552:Norenton.Guillaume de Bohun, comte de Northampton.553:Karahaix.OuCarhaix, dans le diocèse de Quimper.—On chercheroit vainement dans Froissart tous les événemens mentionnés dans ce chapitre.554:A fondes.Avec frondes.555:Carrimel.Variantes:Cassiel, Araël.556:Lannyonou Lannion» petite ville entreMorlaixetTreguier.557: Aucun autre historien ne les nomme; Dom Morice dit, d'après Lebaud,deux soldats de la garnison. (Voy.Hist. de Bretaigne, t. 1, p. 274.)558:Pont-Blanc.Var.Pyeblanc, etPoyblanc.559:Glaive.Javelot, qu'on a dit d'abordGlavelot.560:Toutesham.Variantes:Toutseuls—Tort.—Dom Morice le nommeToussaint; mais son véritable nom estTotesham, comme on le voit par la lettre de Thomas d'Agworth(le Dagorné de Froissart et le nôtre) au roi d'Angleterre, rapportée par Robert d'Awesbury.561:Douze cens.L'historien Knygton compte onze cents grands bâtimens et plus de six cents bateaux.562:La Hogue-Saint-Waast.Auj.La Hogue. «Assez près de Saint-Sauveur-le-Viconte, l'héritage de messire Geoffroi de Harcourt.» (Froissart.)563:Geffroy de Harecourt.Ce traître avoit remplacé Robert d'Artois dans les conseils du roi d'Angleterre. (Voy. Froissart, liv. i, ch. 264 et suiv.)564:Neuilly-l'Évesque.Proche de la Vire, entreSaint-LôetCarentan.565:Montebourg, à deux lieues de Valognes.—Cont. fr. de Nangis: L'abbaye de Montebourc.566:Trois chevaliers.Guillaume Bacon, le seigneur de la Roche-Taisson et Richard de Persy. (Voy. plus haut, chapitre XXXIII.)567:Garnie.«Qui, pour le temps, estoit bonne ville, riche et marchande, et valoit trois fois tant que la cité de Coutances.» (Froissart.)568:Thorigny.Sur la route de Saint-Lô à Vire; à trois lieues de Saint-Lô.569:Chambellan.Froissart l'appelle toujours à tort,le comte de Tancarville.570: Tout ce récit si précieux de la défense de Caen est omis dans Froissart, qui fait des habitans de la ville des fugitifs, et des comtes d'Eu et de Tancarville des héros mal secondés par la fortune.571:Cherchaient.Parcouraient.572: Le retour du roi n'est pas ici marqué en son lieu. On va le replacer tout-à-l'heure comme il doit être.573:Muriaux.LesMureaux, près de Meulan; aujourd'hui village.574:Montjoie.C'étoit le château féodal de l'abbaye de Saint-Denis, et c'est à cause de lui que le cri de guerre du roy de France, porteur de l'oriflamme, futMontjoie-Saint-Denis! Ce château fort, plusieurs fois réparé dans le xivème siècle, comme le prouvent des états de dépense conservés au Cabinet généalogique de la bibliothèque royale, étoit situé au-dessous de Saint-Germain, vers Joyenval. Dom Félibien, dans sonHistoire de l'Abbaye de Saint-Denis, n'en a pas dit un mot.575: «Et tout son ost aux champs entour luy, pour aler l'endemain vers Poissy à l'encontre desdis Anglois.» (Cont. fr. de Nangis.) Il faut croire que le pont de Poissy ne fut brisé qu'après l'entrée des Anglois à Poissy, car autrement on ne voit pas comment ils auroient passé la Seine. D'ailleurs, les gentilshommes françois pouvoient bien, sans trahison, couper les ponts derrière et même devant les Anglois.576: On peut croire que la grande raison de toutes les irrésolutions du roi de France venoit de la crainte qu'il avoit de laisser Paris à la merci des Anglois. Il ne vouloit pas la quitter tant qu'Edouard ne s'en éloignoit pas. (Voy. Froissart, liv. 1, ch. 273.)577: «Et fist ardoir la couverture de la tour de Monjore (Montjoie) et la maison du roy de Rais, et la ville et le moustier de Saint-Germain-en-Laie, et la maison du roy.» (Cont. fr. de Nangis.)578:Saint-Lucien.Froissart prétend que l'incendie de l'abbaye fut fait contre la volonté d'Edouard, «qui avoit deffendu sur la hart que nul ne violast églyse.»579:Araines.OuAyraines. EntreAmiensetAbbeville.580:Saigneville.A trois lieues au-delà d'Abbeville.581: «Où il fu mené par nos traytres.» (Cont. fr. de Nangis.) Froissart semble placerBlanche-TacheauCrotoy.582:La Braye.Auj. Bray-les-Mareuil. A deux lieues d'Abbeville.583: Giettèrent trois canons. Firent tirer trois canons. Voilà cette fameuse mention de l'artillerie de Crécy. L'historien ne remarque pas que ces canons fussent une chose nouvelle, tout en attribuant à leur effet la déroute des archers génois, et par conséquent la perte de la bataille. Le continuateur François de Nangis ajoute: «Si que lesdis arbalestriers furent espouventés.»584:Meismement.Surtout.585: Ce passage prouve que le chroniqueur écrivoit avant la balaille de Poitiers.586:Le conte de Harecourt.Jean, frère de Geoffroi de Harecourt.587:Samines.Ce mot qui paroît corrompu est omis dans plusieurs manuscrits; dans le no9615, on lit deFiennes. Dans les éditions gothiques:de Vienne. Le continuateur latin de Nangis dit:Et alias dux de quo non recolo.588: «Et le roy fu tousjours en son rang et en sa bataille, combien que pou de gens d'armes fussent demourés avecques luy. Et receut maintes trais do sajettes de ses ennemis. Et quant vint vers l'anuitier, par le conseil, etc.» (Cont. fr. de Nangis.)589:La Braye.Nos historiens modernes, d'après une leçon mal lue de Froissart, ont fait ici tenir un bon mot à Philippe de Valois, demandant l'entrée du château de La Bray:Ouvrez, ouvrez, c'est la fortune de la France. Au lieu de cela, il y a dans tous les manuscrits de Froissart, comme l'avoit remarqué M. Dacier,Ouvrez, c'est l'infortuné roi de France. Ce qui est plus touchant et plus clair.590:Nasches.Fesses.Nates.—Avant l'année 1340, les robes longues ne laissoient pas voir les braies.591:Jugleurs.Ou bateleurs, comme ceux qui font des grimaces et se masquent pour exciter le rire.592: On doit pourtant avouer que la punition de ces nouvelles modes auroit été bien sévère.593: Ce paragraphe a été biffé avec intention dans le manuscrit de Charles V.594:A la chaière.A la chaire. Florins sur lesquels étoit gravée la figure du roi assis.595:Tuelle.Sans doute: Tulle.596: Ce paragraphe manque dans les éditions gothiques, et dans la plupart des manuscrits.597:Geffroi de Charny.Ce passage fournit l'occasion de compléter la courte notice que donne sur Geoffroy de Charny Pierre de Saint-Julien dans ses précieuxMélanges historiques, page 374. Il dit que le bon Geoffroi fut choisi pour porte-oriflamme seulement par le roi Jean, et qu'il mourut à la bataille de Poitiers. La maison deCharnys'est fondue dans celle deBeauffremontqui fleurit encore.598: Ici la continuat. lat. de Nangis porte: «Et sic rex Angliæ et Flammingi..... videntes se delusos tristitià sunt repleti; maximè regis Angliæ filia supra dicta; undè nomine ejus, facta fuit cantilena quæ in Franciá ubique cantabatur gallicè:J'ai failli à cui je estoie donné par amour, etc.......»599:Hanepier.Le crâne.—L'historien de Laon, dom Nicolas le Long, n'a pas connu cet événement.600:De Caourse. Var.Cadurse—Advisé chevalier.601:Langoet.Entre les deux rivières de Treguier et du Jaudy.602:Dagorn.Froissart le nomme de même, les titres angloisDagworth.603:Notre-Dame.Cassini:Notre-Dame-du-Bois, entreLangoetetLaroche.604:Karahes.Carhaix.605:BegarouBeja. A trois lieues au dessous deLaroche.606:Aziou.Sans doute leKer Vezioude Cassini, à mi-chemin deBejaetLaroche.607: Dom Morice et après lui M. Dacier assurent que le vicomte de Rohan ne fut pas tué dans cette affaire. On ne peut cependant en douter, après le témoignage unanime de Froissart, de nos chroniques et de Thomas d'Agworth, dont lebulletinest reproduit dansRobert d'Awesbury.608: Cette singulière circonstance des huit guiternes n'a pas été jusqu'à présent remarquée ni expliquée. Si nous lisions cela dans les romans de la Table Ronde, nous n'hésiterions pas à reconnoître, dans ce texte, huit deslaisou chants de douleur dont le duc lui-même auroit composé le dernier.—C'est encore le sens le plus vraisemblable ici.609: Les deux paragraphes suivans sont omis dans la plupart des Mss., et entre les autres, dans celui de Charles V. Je les ai transcrits sur la leçon du duc de Berry, no8,302, et sur celle de l'amiral de Grailly, aujourd'hui fonds de Lavallière, no33.610: Au lieu de tout ce qui suit entre parenthèses, les deux manuscrits cités ci-dessus portent seulement:Il l'eussent requis, si se rendi la dite ville, etc. Ce changement officiel de rédaction n'est pas indigne d'attention. Ne pourroit-on en conclure que le roi de France craignoit les reproches des habitans de Calais? Ce n'est là du reste qu'une très foible conjecture; mais ce qui atteste parfaitement que les Calaisiens s'étoient conduits d'une manière héroïque durant tout le siège, c'est l'accueil que leur fit le roi quand ils se rendirent à Paris, et les avantages dont il crut devoir récompenser leurs sacrifices.611: Ce qui suit ne se trouve que dans le msc. de Charles V.612:Fort.De l'intérêt le principal.613: Inédit.614: Inédit.615: A compter de là, les manuscrits et les éditions ne diffèrent plus dans le récit.616: Le continuateur latin de Nangis ajoute à la même remarque celle-ci: «In multis parvis villis et magnis, sacerdotes timidi recedebant, religiosis aliquibus magis audacibus administrationem dimittentes.... et sanctæ sorores domùs Dei (Parisiis) mori non timentes, dulcissimè et humillimè, omni honore postposito, pertractabant, quarum multiplex numerus dictarum sororum sæpiùs revocatus, per mortem in pace requiescit.» Le même écrivain, après avoir dit qu'en Allemagne les Juifs furent accusés d'avoir empoisonné les sources, ajoute qu'on assuma plusieurs fois en France le même crime sur la tête de chrétiens mal renommés: «Multi etiam mali christiani fuerunt reperti, ut dicitur, qui similiter venena per puteos imponebant; sed, re verá, tales intoxicationes, posito quod factæ fuissent, non potuissent tantam plagam infecisse.» N'avons-nous pas vu les mêmes soupçons renaître, de nos jours, dans des circontances presque pareilles!617: Inédit.618:Pierre Pertuis.C'est un village de Bourgogne, à trois lieues d'Avallon.619:L'isle de Couloigne.Coulogne est encore aujourd'hui un village entre Guines et Calais.620:Merque.J'avoue que je n'ai pas trouvé ailleurs cette désignation qui est la même dans nos chroniques et dans le continuateur françois de Nangis.621: Au lieu des deux précieux paragraphes inédits qui précédent, tous les manuscrits, à l'exception de celui de Charles V, portent: «En ce meismes temps, unes bastides lesquelles avoient esté par messire Giefroy de Charni contre les Anglois, emprès la tour de Sengate et devers Guines, afin que les Anglois ne gastassent le pays, furent par le roy de France destruictes et despéciées, je ne sai par quel enortement; quar il donna trieves au roy d'Angleterre.»622: Inédit.623: Inédit.624: Ici reprennent les éditions gothiques de tous les manuscrits.625: Le continuateur françoisde Nangis ajoute ici: «Et environ la Penthecouste après, commença la mortalité à Sens, à Reins, à Orléans, à Chartres, à Soissons, à Laon et en pluseurs aultres villes où elle n'avoit encores esté.»626:Au Temple.Variante:Au Louvre.627:Jehanne.Femme de Philippe d'Evreux, qui mourut croisé en Espagne. Elle laissa trois fils et deux filles. Les fils: Charles, Philippe et Louis. L'ainée de ses filles, Blanche, deuxième femme de Philippe de Valois.628:Trespassa.«A Nostre-Dame-des-Champs, près Paris.» (Continuation françoise de Nangis).629: La reine Jeanne de Bourgogne laissoit deux fils: Jean, duc de Normandie, Philippe, duc d'Orléans; et trois filles, l'une mariée très jeune à Charles de Navarre (le Mauvais); l'autre mariée à Bernabo, duc de Milan; la troisième à Edouard, duc de Bar.—La continuation françoise de Nangis ajoute ici: «Et les entrailles au Moncel, lez le pont de Sainte-Messance.»630:Un Lombard.Aimery de Pavie, qui, suivant Froissart, étoit alors gouverneur de Calais.631:Si fu pris.«Et monsieur Eustace de Ribemont, et aucuns aultres jusqu'au nombre de cinq ou six chevaliers; monsieur Henry Dubos, champenois, Pipin Dierre (Froissart écrit:De Werre), picart, y furent mors.» (Continuation françoise de Nangis.)—Froissart dit de Geoffroi de Charny: «La estoit messire Geffroy de Charny, sa bannière devant lui,de gueules à trois escussons d'argent.»632:Blanche.«Laquelle estoit de dix-huit ans ou environ.» (Continuation françoise de Nangis.)633: Le reste du chapitre est inédit.634: La continuation françoise de Nangis offre en cet endroit la transcription latine, 1ode la lettre prétendue que lesFlagellansde Bruges disoient avoir reçue d'un ange de Dieu; 2odes articles, rédigés de deux manières différentes, des statuts qu'ils envoyèrent au chapitre de Tournay pour en obtenir l'approbation; 3odes articles proches par un frère de Liège devant le peuple; 4ode leurs cérémonies et superstitions; 5oenfin, en françois, «la teneur de deux prières qu'ils disoient en chantant, quant ils se battoient de leurs escourgies.» La première de ces deux prières a été publiée par M. Mazure, bibliothécaire de Poitiers, d'après notre manuscrit.635: Variantes: «Emprès la royne Jehanne, sa femme première.»636: Au lieu de cette phrase, les éditions imprimées portent: «A icelui furent plusieursservanslesquels estoient adversaires personnes.»637:Fortune.Sort, hasard, aventure.638: La France a vu trois branches royales finir ainsi. 1oLouis X, Philippe-le-Long et Charles-le-Bel; 2oFrançois II, Charles IX et Henry III; 3oLouis XVI, Louis XVIII et Charles X. Mais l'analogie seroit encore plus parfaite si l'on pouvoit dire qu'aucune goutte n'est échappée du sang de ce dernier roi.
435:Scorpou deScropt, comme on le trouve dans les actes de Rymer. Rapin de Thoyras paroît avoir ignoré cette négociation.
436:Jehan de Douglas. Froissart appelle ce DouglasGuillaume.
437:Alphons. Alphonse XI, roi de Castille.
438:Si qu'il. Si que Jehan Manuel, etc.—Ce récit épisodique d'Espagne est raconté tout différemment et sans doute avec moins d'exactitude par Froissart. (Liv. 1, part. 1, ch. 48.)
439:Jehan de Cepoi. «Amirant de la mer.» (Msc. 8298-3.)
440:Taverni. Bourg del'Ile de France.
441:Saint-JehanouSaint-Johanstonn, aujourd'huiPerth.
442:Moret. «Unus ex Scotorum majoribus.» C'estMurray. (Continuation de Nangis, Spicileg., p. 99.)
443:Chaussi. Aujourd'huiChaussin, bourg à quatre lieues deDole.
444:Crusy. On trouve au Trésor des chartes, sous le mois de septembre 1336: «Donatio cujusdam domus sitæ Parisiis in vico Pavato (rue Pavée) quæquondamfuit Hugonis de Crusiaco, datæ duci Lotharingiæ.»
445:Seigneur de Parlement. Ces mots, qui manquent dans beaucoup de manuscrits, répondent au latin de la continuation de Nangis: «Et posteà in numero magistrorum regalis palatii sublimatus.» Les historiens du Parlement qui n'ont pas mentionné son genre de mort ont fait de H. de Crusy un premierprésident de la cour du Parlement.
446:Gyen. La phrase françoise est longue et obscure. Je crois qu'il s'agit ici du comte d'Eu, qui avoit brûléSaintesen 1326.
447:Procureur. C'est-à-dire: Étant procureur.
448: VoyezRymer, nouvelle édition, vol. II, page 956. Edouard, sous la date du 14 janvier (1337), nomme pour ses amiraux Guillaume de Montagu, Robert d'Uffort et Jehan de Ross.
449:Les Astronomiens. Continuation françoise de Nangis:Maistre Jeuffroy de Meaulx.
450:Paracol. Ce doit êtreParcoul, sur la frontière du Périgord et de la Saintonge, aujourd'hui département de la Dordogne, et sur la rivière de Nizonne. Velly nomme la forteresse:Palencourt.
451:La Place aux Pourceauxétoit située non loin de la porte Saint-Honoré, entre l'église Saint-Roch et le Palais-Royal.—Myrande. Variante deNormendie.
452:BuchetouBehuchet.
453:Portevive. C'est Portsmouth.
454:De Lebret. D'Albret. Son père Amonjeu, sire d'Albret, l'avoit déshérité pour avoir pris le parti des Anglois. (Voyez le P. Anselme, tome VI, page 221.)
455:Courtrisien. On le nomme aussiZeyer, chevalier de Courtray.
456:Cachant. OuCassant, non loin del'Écluse.
457: On ne retrouve pas ailleurs les mêmes détails sur Jacques d'Artevelt, dont les partis ont tant exploité la réputation.
458:Contraitier. Servir, aider, agir de concert.
459:Voler. Chasser aux oiseaux de proie.
460: Il faudroit plutôt dire que ce fut en dépit du roi de France que les Ecossois gardèrent la trève conclue l'année précédente, bien que le continuateur de Nangis dise: «Scoti, quia inter ipsos et regem Angliæ induciæ erant, ad voluntatem tamen regis Franciæ contra Anglicos nihil fecerunt.» (Fo101.) Mais je suis porté à accuser l'un des premiers scribes desChroniques de Saint-Denisd'avoir omis ici une négation. Ce seroit donc aux instances du roi de France que les Ecossois auroient, cette année, rompu les trèves. Voyez dans Froissart le curieux récit de l'attaque et de la prise du château deHaudebourgouHaindebourg, en 1340, par messire Guillaume de Douglas (liv. 1, part. 1, chap. 131).
461:PenneouPennes, aujourd'hui ville et chef-lieu de canton du département de Lot-et-Garonne.
462:Hantonne, aujourd'huiSouthampton. (Voy. Froissart, liv. 1, part. i, chap. 80.)
463:Lebretou Albret.
464:BuirenfosseouBuironfosse, aujourd'hui bourg du département de l'Aisne, à trois lieues deLa Chapelle.
465: On peut croire que le souvenir de cette première faute entraîna plus tard les témérités de Crécy, de Poitiers et d'Azincourt.
466:Jehan de Vervins. Froissart le nomme souventJehan de Beaumont. Il étoit de la maison de Coucy. Au reste, cet historien qui raconte avec complaisance la prise d'Aubenton par Jean de Haynaut, son héros de prédilection, ne dit rien de l'offre de combat singulier qui en fut la cause première (Voy. liv. 1, part. 1, chap. 101 et 102.)
467: Guillaume de Montagu, comte de Salisbury. Au lieu du comte d'Auxone ouOxonne, c'est-à-direOxford, Froissart nomme le comte de Suffolk, et lesActesde Rymer, Henry de Lancastre, comte de Derby.
468: Ce paragraphe n'est pas dans la continuation de Nangis.
469:Nichole. Lincoln.
470:Genevois. Génois. Froissart n'a pas parlé de cette prise d'Armentières, petite ville située à deux lieues de Lille, vers Ypres.
471:Guillaume. C'est-à-dire le comte d'Oxford.
472:De Quilain. Variantes:De Cliban. Ce doit être le même dont parlent ainsi Froissart et le continuateur de Nangis. Le premier: «Un écuyer jeune ot pris du Limousin, neveu du pape Clément, qui s'appeloit Raimont; mais depuis qu'il fu créanté prisonnier fu-il occis, pour la convoitise de ses belles armures; dont moult de gens en furent courouciés.»—Le second: «Ibi etiam quidam nobilis interfectus est, cujus inimici, amputato capite, omninò celaverunt ejus nomen, et fuit dictum à pluribus quod ipse erat rex Angliæ ... Sed finalitier rei exitus contrarium comprobavit.»
473:Lequel. Jehan de France.
474:EscandeuvreouEscaudœuvresest un village aux portes de Cambray. Ce qui suit n'est plus reproduit dans la continuation de Nangis.
475: Froissart, dont l'exactitude n'est pas comparable à celle de nos chroniques, ne parle pas de l'arrivée du roi devant ce château, qui, selon lui, auroit été rendu au bout de six jours par la trahison du gouverneur, Girard de Sassegnies.
476:Tun l'EvesqueouThun. Aujourd'hui village à deux lieues de Cambray.
477: La fin du chapitre ne se retrouve plus dans la continuation de Nangis.
478:Se saroit.Lui Beuchet se saroit.—En mer.En pleine mer.
479: La continuation de Nangis dit seulement, au lieu de tout ce qui précède: «Licet aliqui consulerent in medio maris obviare sibi melius esse ad finem, quod nec Anglici nec Flammingi possent ibi auxilium ferre.» J'ai regret de dire que M. Dacier, dans les notes de Froissart, liv. 1, part. 1, p. 106, n'a pas bien compris cet endroit de nos Chroniques qu'il a cité.
480:Hale.Variante:Hable.Peut-être pourHavre.
481: Le 23 juin.
482:HardenbourcouArdembourg, place forte rasée, proche deL'Escluse.
483:Pont d'Espire. Ce doit êtreEpière, entre Courtrai et Tournai.—PourEslin, ce doit êtreHelchin, situé près d'Epière. La lettre d'Edouard à Philippe de Valois porte la date d'Eschyn sur l'Escaut, delès Tournay, et non passur les champs, comme on lit dans Rymer.
484: Rien de ce précieux chapitre ne se retrouve dans la continuation de Nangis.
485:Ferlay.Frelai, suivant Froissart.
486:Fosseus. Variante:Fesseaulx.—«Wavrin. Variante:Vuaincin.
487:Meschéant. Le motméchantouméchéantn'avoit pas autrefois d'autre sens que celui de malheureux, non fortuné,mal chanceux. Puis on l'appliqua aux prédestinés de l'enfer; puis enfin il usurpa le sens absolu demauvais. Racine a dit l'un des premiers: «Le bonheur des méchans....»
488:Pont Hasequin. Sur leNeuf-Fossé, au-dessous deSaint-Omer.
489:Que je vaise. Qui exigent que j'aille.
490:Encore à nuit. La nuit prochaine. En Touraine on dit encoreà nuitpouraujourd'hui. Ainsi les anciens Gaulois.
491:Saint-Georges. Il paroît qu'alors c'étoit le cri de guerre de Bourgogne.
492: Froissart, dans le récit de la victoire des François sous les murs de Saint-Omer, est d'une inexactitude qui a révolté presque tous les critiques. M. Dacier a foiblement essayé de le justifier sur ce point.
493: Ces deux lettres sont transcrites dans Rymer, mais fort incorrectement.—Saint-Andréest aujourd'hui une petite ferme proche d'Aire et à droite de la grande route d'Aire à Paris.
494:Le duc d'Athènes. Gautier de Brienne, depuis Connétable.—L'évesque de Mès. C'étoit Adhémar de Monteil.—Le visconte de Thouars. Louis, mort en 1370.—Le visconte d'Aunay. Pons, seigneur de Mortagne.—Le comte d'Auxerre. Jean de Châlons.—Le seigneur de Craon. Amaury VII, et Guillaume ditle Grand, son frère.—Guy Tulepinou Turpin (de Crissé), quatrième du nom.
495:Au conte de Bar. C'est-à-dire à la comtesse, Yolande de Flandres, dame de Cassel et femme de Henry, comte de Bar.
496:Le conte de Savoie, Aimé.—Le conte d'Armignac, Jehan.—L'évesque de Liège, Arnoul.—Le duc de Lorraine, Raoul.
497:La contesse d'Haynau. Jehanne de Valois, douairière de Hainaut.
498: C'est après le texte latin de cette trève que s'arrête la première continuation de Nangis,Spicilège, tome III, in-fo. La seconde continuation latine n'a plus rien de commun, pour ainsi dire, avec notre texte.
499:Plege. Gage, caution.
500:Au roy de Belle-Marine. Ce doit être le roy de Maroc, de la dynastie desMerinidesouBeno-Merini. (Voyez, dans le nouvelArt de vérifier les dates, le précieux travail de M. Audiffret sur les Maures d'Espagne.)
501:Le roy Garbus. C'est-à-dire le roy de Maroc, de Garbe ou des Algarves.—Le roy d'Espaigne. Alphonse XI.—Le roy de Portugal. Alphonse IV.—Gibaltoire. Gibraltar.
502:Picazo. Variante:Pizaco. Le fils du roy de Maroc, tué dans cette bataille, est nommé par CardonneAbd-el-Melek.
503:Gersye.Algésiras, dont la prise est de l'année 1343.
504:Une sagitaire. Une petite galère.
505: Ce récit est plus exact que celui qui précède les lettres du caliphe de Bagdad, et se rapporte au même évènement.
506: Jean III, fils d'Artus II, mourut sans enfans le 30 avril 1341.—Son frère Guy de Bretagne, étant mort en 1331, avoit transmis ses droits sur la succession de Jean III à sa fille Jeanne la boiteuse, mariée dès 1337 à Charles de Blois. La fortune finit par se déclarer pour Montfort, mais le droit étoit pour Jeanne la boiteuse.
507:Sa sœur.Sœur du roi.
508: Jean, comte de Montfort, étoit frère utérin de Jean III.
509:Sentant justice agréable.Voyant que la justice prononçoit au gré de Charles.—L'arrêt est daté du 7 septembre 1341.
510:Chastonciauxou Chantoceaux, eu Anjou, aujourd'hui petite ville du département deMaine-et-Loire.
511: Froissart, qui semble ici plus exact, dit que Montfort, enfermé dans la ville quand Charles de Blois se présenta devant les murailles, fut livré par Henry de Léon, qui venoit d'abandonner le parti du comte.
512:Sa femme.Jeanne de Flandres.
513: Suivant Froissart, Henry de Léon (qu'il nomme toujoursHervé) fut pris dans une sortie pendant le siège de Vannes, avec le sire de Clisson.
514:Hannebout.C'estHennebon, au-dessus de Lorient. Il faut voir dans Froissart le poétique récit de la levée du siége deHannibou.
515:Baldres.Variantes:Hardres, Hadrez. Ce doit êtreGueldres.
516:Penestre.Ou Preneste.
517:Rezons.Variante:Ressons. Ce doit êtreRedon.
518:Sans moyen.Sans effet.
519:Mains mises, etc. C'est-à-dire jeu de mains et d'épées.
520:Aerdre, Adhérer.
521: Nos historiens modernes n'ont pas parlé de cette sédition.
522:Chartres.Et mieuxde Castres.
523:Rigaut.Le manuscrit 8298-3 ajoutede RoissyouRoucy.
524:Passion.Souffrance.
525: Le continuateur françois de Nangis ajoute ici:A Cereix.(Manuscrit 8298-3.)
526: Le manuscrit 8298-3 ajoute:Au mois de septembre.
527: On pourroit croire, d'après ces dernières paroles, que le roi de Navarre n'avoit pas été fâché de perdre de vue ses créanciers, en se rendant en Espagne.
528:De Bretaigne.Manuscrit 8298-3.Breton-Gallon.
529:Champiaux.Champeaux. Aux halles de Paris.
530:La tête copée.Villaret dit à ce propos:Sans qu'on pût pénétrer les motifs de cette exécution.D'après tous les recits contemporains, même celui de Froissart, on n'avoit pas besoin d'une grande pénétration pour le deviner.
531:En la cité.Manuscrit 8298-3.Et mise sur la porte de Nantes.
532:Geoffroy de Harecourt.«Un des grands barons de Normandie, frère au conte de Harcourt pour le temps de lors, et sire de Saint-Sauveur-le-Vicomte et de pluseurs villes de Normandie.» (Froissart, livre 1, chap. 246.)
533:Aers.Associé. Avoir fait adhérence.
534: Le comte de Montfort ne mourut donc pas en prison, comme le dit Froissart; il ne s'évada donc pas de prison, comme le dit dom Lobineau dans sonHistoire de Bretagne. Mais il rompit en 1344 les engagements qui avoient été la condition de son élargissement, en allant joindre le roi d'Angleterre. (Voyez la continuation françoise de Nangis, msc. 8298-3., anno 1344.)
535:Degrés de fust.Escaliers de bois.
536:Ce qui valoit.Msc. 8298-3. Les mailles blanches qui courroient pour, etc.—Et le flourin à l'escu qui courroit pour soixante sols, etc.—Et le gros tournois de saint Loys et de ses devanciers, etc.—Et à Pasques chairoit pour un tiers, c'est assavoir l'escu vint-quatre sols, le gros tournois deux sols, la maille blanche dix deniers tournois.
537:D'Evreux.Variante:Brex.—Des Brieux.—De Breux.
538:Alain de Calilac.Variante:Jean de Cawac.—Alain de Quedillac.
539:Sene David.Senedavi.
540:Convaincus.Les historiens modernes disent qu'Olivier de Clisson et les autres coupables de lèse-majesté ne furent pas jugés; nos chroniques déposent le contraire.
541:Guillaume.Continuation françoise de Nangis:Robiert.
542: Villaret dit encore ici que tous ces barons furent exécutéspour des crimes inconnus. On ne peut traiter plus légèrement les témoignages contemporains.
543:Il mourut.Continuation françoise de Nangis:Mourut en prison en oubliance.
544:Au palais.Continuation françoise de Nangis:A la porte du palais.—Cette mort du diacre Henry de Malestroit prouve assez que la haine des prétentions de l'Angleterre étoit déjà bien enracinée, bien populaire en France. Villaret et Sismondi se sont donc trompés en soutenant, le premier, qu'on ignoroit la cause de tant d'exécutions; le second, qu'on étoit en France généralement indifférent aux intérêts de l'un ou de l'autre des deux rois.
545: Edouard auroit voulu que ses partisans avoués fussent considérés en France comme il considéroit lui-même les barons demeurés fidèles à Philippe de Valois qui tomboient entre ses mains. On sent que cela ne devoit pas être, et que le roy de France ne pouvoit laisser impunis dans son royaume ceux qui l'abandonnoient après dix ans de souveraineté incontestée.
546:Phelippe.Continuation françoise de Nangis:Duc d'Orléans.
547: Ce paragraphe est inédit.
548: Ce membre de phrase est entièrement omis ou transcrit avec cette lacune dans les manuscrits.
549: Le but de ce fameuxpatrioteétoit de livrer le comté de Flandres au fils du roi d'Angleterre. «Mais,» dit Froissart qui aimoit les Anglois moins encore que sa patrie, «ceux du pays n'estoient mie bien d'accord au roy né à Artevelle qui preschoit de deshériter le comte Loys leur naturel seigneur et son jeune fils Loys, et hériter le fils du roy d'Angleterre. Cette chose n'eussent-il fait jamais.»
550:Broucelleou Borselle.
551: Ce court récit mérite plus de créance que le long discours de Froissart sur la prise de Bergerac. Frolssart ne mentionne ni la prise du comte de Lille (Jourdain), ni la mort du brave Aimar, que Villaret nomme à tortLouisde Poitiers.
552:Norenton.Guillaume de Bohun, comte de Northampton.
553:Karahaix.OuCarhaix, dans le diocèse de Quimper.—On chercheroit vainement dans Froissart tous les événemens mentionnés dans ce chapitre.
554:A fondes.Avec frondes.
555:Carrimel.Variantes:Cassiel, Araël.
556:Lannyonou Lannion» petite ville entreMorlaixetTreguier.
557: Aucun autre historien ne les nomme; Dom Morice dit, d'après Lebaud,deux soldats de la garnison. (Voy.Hist. de Bretaigne, t. 1, p. 274.)
558:Pont-Blanc.Var.Pyeblanc, etPoyblanc.
559:Glaive.Javelot, qu'on a dit d'abordGlavelot.
560:Toutesham.Variantes:Toutseuls—Tort.—Dom Morice le nommeToussaint; mais son véritable nom estTotesham, comme on le voit par la lettre de Thomas d'Agworth(le Dagorné de Froissart et le nôtre) au roi d'Angleterre, rapportée par Robert d'Awesbury.
561:Douze cens.L'historien Knygton compte onze cents grands bâtimens et plus de six cents bateaux.
562:La Hogue-Saint-Waast.Auj.La Hogue. «Assez près de Saint-Sauveur-le-Viconte, l'héritage de messire Geoffroi de Harcourt.» (Froissart.)
563:Geffroy de Harecourt.Ce traître avoit remplacé Robert d'Artois dans les conseils du roi d'Angleterre. (Voy. Froissart, liv. i, ch. 264 et suiv.)
564:Neuilly-l'Évesque.Proche de la Vire, entreSaint-LôetCarentan.
565:Montebourg, à deux lieues de Valognes.—Cont. fr. de Nangis: L'abbaye de Montebourc.
566:Trois chevaliers.Guillaume Bacon, le seigneur de la Roche-Taisson et Richard de Persy. (Voy. plus haut, chapitre XXXIII.)
567:Garnie.«Qui, pour le temps, estoit bonne ville, riche et marchande, et valoit trois fois tant que la cité de Coutances.» (Froissart.)
568:Thorigny.Sur la route de Saint-Lô à Vire; à trois lieues de Saint-Lô.
569:Chambellan.Froissart l'appelle toujours à tort,le comte de Tancarville.
570: Tout ce récit si précieux de la défense de Caen est omis dans Froissart, qui fait des habitans de la ville des fugitifs, et des comtes d'Eu et de Tancarville des héros mal secondés par la fortune.
571:Cherchaient.Parcouraient.
572: Le retour du roi n'est pas ici marqué en son lieu. On va le replacer tout-à-l'heure comme il doit être.
573:Muriaux.LesMureaux, près de Meulan; aujourd'hui village.
574:Montjoie.C'étoit le château féodal de l'abbaye de Saint-Denis, et c'est à cause de lui que le cri de guerre du roy de France, porteur de l'oriflamme, futMontjoie-Saint-Denis! Ce château fort, plusieurs fois réparé dans le xivème siècle, comme le prouvent des états de dépense conservés au Cabinet généalogique de la bibliothèque royale, étoit situé au-dessous de Saint-Germain, vers Joyenval. Dom Félibien, dans sonHistoire de l'Abbaye de Saint-Denis, n'en a pas dit un mot.
575: «Et tout son ost aux champs entour luy, pour aler l'endemain vers Poissy à l'encontre desdis Anglois.» (Cont. fr. de Nangis.) Il faut croire que le pont de Poissy ne fut brisé qu'après l'entrée des Anglois à Poissy, car autrement on ne voit pas comment ils auroient passé la Seine. D'ailleurs, les gentilshommes françois pouvoient bien, sans trahison, couper les ponts derrière et même devant les Anglois.
576: On peut croire que la grande raison de toutes les irrésolutions du roi de France venoit de la crainte qu'il avoit de laisser Paris à la merci des Anglois. Il ne vouloit pas la quitter tant qu'Edouard ne s'en éloignoit pas. (Voy. Froissart, liv. 1, ch. 273.)
577: «Et fist ardoir la couverture de la tour de Monjore (Montjoie) et la maison du roy de Rais, et la ville et le moustier de Saint-Germain-en-Laie, et la maison du roy.» (Cont. fr. de Nangis.)
578:Saint-Lucien.Froissart prétend que l'incendie de l'abbaye fut fait contre la volonté d'Edouard, «qui avoit deffendu sur la hart que nul ne violast églyse.»
579:Araines.OuAyraines. EntreAmiensetAbbeville.
580:Saigneville.A trois lieues au-delà d'Abbeville.
581: «Où il fu mené par nos traytres.» (Cont. fr. de Nangis.) Froissart semble placerBlanche-TacheauCrotoy.
582:La Braye.Auj. Bray-les-Mareuil. A deux lieues d'Abbeville.
583: Giettèrent trois canons. Firent tirer trois canons. Voilà cette fameuse mention de l'artillerie de Crécy. L'historien ne remarque pas que ces canons fussent une chose nouvelle, tout en attribuant à leur effet la déroute des archers génois, et par conséquent la perte de la bataille. Le continuateur François de Nangis ajoute: «Si que lesdis arbalestriers furent espouventés.»
584:Meismement.Surtout.
585: Ce passage prouve que le chroniqueur écrivoit avant la balaille de Poitiers.
586:Le conte de Harecourt.Jean, frère de Geoffroi de Harecourt.
587:Samines.Ce mot qui paroît corrompu est omis dans plusieurs manuscrits; dans le no9615, on lit deFiennes. Dans les éditions gothiques:de Vienne. Le continuateur latin de Nangis dit:Et alias dux de quo non recolo.
588: «Et le roy fu tousjours en son rang et en sa bataille, combien que pou de gens d'armes fussent demourés avecques luy. Et receut maintes trais do sajettes de ses ennemis. Et quant vint vers l'anuitier, par le conseil, etc.» (Cont. fr. de Nangis.)
589:La Braye.Nos historiens modernes, d'après une leçon mal lue de Froissart, ont fait ici tenir un bon mot à Philippe de Valois, demandant l'entrée du château de La Bray:Ouvrez, ouvrez, c'est la fortune de la France. Au lieu de cela, il y a dans tous les manuscrits de Froissart, comme l'avoit remarqué M. Dacier,Ouvrez, c'est l'infortuné roi de France. Ce qui est plus touchant et plus clair.
590:Nasches.Fesses.Nates.—Avant l'année 1340, les robes longues ne laissoient pas voir les braies.
591:Jugleurs.Ou bateleurs, comme ceux qui font des grimaces et se masquent pour exciter le rire.
592: On doit pourtant avouer que la punition de ces nouvelles modes auroit été bien sévère.
593: Ce paragraphe a été biffé avec intention dans le manuscrit de Charles V.
594:A la chaière.A la chaire. Florins sur lesquels étoit gravée la figure du roi assis.
595:Tuelle.Sans doute: Tulle.
596: Ce paragraphe manque dans les éditions gothiques, et dans la plupart des manuscrits.
597:Geffroi de Charny.Ce passage fournit l'occasion de compléter la courte notice que donne sur Geoffroy de Charny Pierre de Saint-Julien dans ses précieuxMélanges historiques, page 374. Il dit que le bon Geoffroi fut choisi pour porte-oriflamme seulement par le roi Jean, et qu'il mourut à la bataille de Poitiers. La maison deCharnys'est fondue dans celle deBeauffremontqui fleurit encore.
598: Ici la continuat. lat. de Nangis porte: «Et sic rex Angliæ et Flammingi..... videntes se delusos tristitià sunt repleti; maximè regis Angliæ filia supra dicta; undè nomine ejus, facta fuit cantilena quæ in Franciá ubique cantabatur gallicè:J'ai failli à cui je estoie donné par amour, etc.......»
599:Hanepier.Le crâne.—L'historien de Laon, dom Nicolas le Long, n'a pas connu cet événement.
600:De Caourse. Var.Cadurse—Advisé chevalier.
601:Langoet.Entre les deux rivières de Treguier et du Jaudy.
602:Dagorn.Froissart le nomme de même, les titres angloisDagworth.
603:Notre-Dame.Cassini:Notre-Dame-du-Bois, entreLangoetetLaroche.
604:Karahes.Carhaix.
605:BegarouBeja. A trois lieues au dessous deLaroche.
606:Aziou.Sans doute leKer Vezioude Cassini, à mi-chemin deBejaetLaroche.
607: Dom Morice et après lui M. Dacier assurent que le vicomte de Rohan ne fut pas tué dans cette affaire. On ne peut cependant en douter, après le témoignage unanime de Froissart, de nos chroniques et de Thomas d'Agworth, dont lebulletinest reproduit dansRobert d'Awesbury.
608: Cette singulière circonstance des huit guiternes n'a pas été jusqu'à présent remarquée ni expliquée. Si nous lisions cela dans les romans de la Table Ronde, nous n'hésiterions pas à reconnoître, dans ce texte, huit deslaisou chants de douleur dont le duc lui-même auroit composé le dernier.—C'est encore le sens le plus vraisemblable ici.
609: Les deux paragraphes suivans sont omis dans la plupart des Mss., et entre les autres, dans celui de Charles V. Je les ai transcrits sur la leçon du duc de Berry, no8,302, et sur celle de l'amiral de Grailly, aujourd'hui fonds de Lavallière, no33.
610: Au lieu de tout ce qui suit entre parenthèses, les deux manuscrits cités ci-dessus portent seulement:Il l'eussent requis, si se rendi la dite ville, etc. Ce changement officiel de rédaction n'est pas indigne d'attention. Ne pourroit-on en conclure que le roi de France craignoit les reproches des habitans de Calais? Ce n'est là du reste qu'une très foible conjecture; mais ce qui atteste parfaitement que les Calaisiens s'étoient conduits d'une manière héroïque durant tout le siège, c'est l'accueil que leur fit le roi quand ils se rendirent à Paris, et les avantages dont il crut devoir récompenser leurs sacrifices.
611: Ce qui suit ne se trouve que dans le msc. de Charles V.
612:Fort.De l'intérêt le principal.
613: Inédit.
614: Inédit.
615: A compter de là, les manuscrits et les éditions ne diffèrent plus dans le récit.
616: Le continuateur latin de Nangis ajoute à la même remarque celle-ci: «In multis parvis villis et magnis, sacerdotes timidi recedebant, religiosis aliquibus magis audacibus administrationem dimittentes.... et sanctæ sorores domùs Dei (Parisiis) mori non timentes, dulcissimè et humillimè, omni honore postposito, pertractabant, quarum multiplex numerus dictarum sororum sæpiùs revocatus, per mortem in pace requiescit.» Le même écrivain, après avoir dit qu'en Allemagne les Juifs furent accusés d'avoir empoisonné les sources, ajoute qu'on assuma plusieurs fois en France le même crime sur la tête de chrétiens mal renommés: «Multi etiam mali christiani fuerunt reperti, ut dicitur, qui similiter venena per puteos imponebant; sed, re verá, tales intoxicationes, posito quod factæ fuissent, non potuissent tantam plagam infecisse.» N'avons-nous pas vu les mêmes soupçons renaître, de nos jours, dans des circontances presque pareilles!
617: Inédit.
618:Pierre Pertuis.C'est un village de Bourgogne, à trois lieues d'Avallon.
619:L'isle de Couloigne.Coulogne est encore aujourd'hui un village entre Guines et Calais.
620:Merque.J'avoue que je n'ai pas trouvé ailleurs cette désignation qui est la même dans nos chroniques et dans le continuateur françois de Nangis.
621: Au lieu des deux précieux paragraphes inédits qui précédent, tous les manuscrits, à l'exception de celui de Charles V, portent: «En ce meismes temps, unes bastides lesquelles avoient esté par messire Giefroy de Charni contre les Anglois, emprès la tour de Sengate et devers Guines, afin que les Anglois ne gastassent le pays, furent par le roy de France destruictes et despéciées, je ne sai par quel enortement; quar il donna trieves au roy d'Angleterre.»
622: Inédit.
623: Inédit.
624: Ici reprennent les éditions gothiques de tous les manuscrits.
625: Le continuateur françoisde Nangis ajoute ici: «Et environ la Penthecouste après, commença la mortalité à Sens, à Reins, à Orléans, à Chartres, à Soissons, à Laon et en pluseurs aultres villes où elle n'avoit encores esté.»
626:Au Temple.Variante:Au Louvre.
627:Jehanne.Femme de Philippe d'Evreux, qui mourut croisé en Espagne. Elle laissa trois fils et deux filles. Les fils: Charles, Philippe et Louis. L'ainée de ses filles, Blanche, deuxième femme de Philippe de Valois.
628:Trespassa.«A Nostre-Dame-des-Champs, près Paris.» (Continuation françoise de Nangis).
629: La reine Jeanne de Bourgogne laissoit deux fils: Jean, duc de Normandie, Philippe, duc d'Orléans; et trois filles, l'une mariée très jeune à Charles de Navarre (le Mauvais); l'autre mariée à Bernabo, duc de Milan; la troisième à Edouard, duc de Bar.—La continuation françoise de Nangis ajoute ici: «Et les entrailles au Moncel, lez le pont de Sainte-Messance.»
630:Un Lombard.Aimery de Pavie, qui, suivant Froissart, étoit alors gouverneur de Calais.
631:Si fu pris.«Et monsieur Eustace de Ribemont, et aucuns aultres jusqu'au nombre de cinq ou six chevaliers; monsieur Henry Dubos, champenois, Pipin Dierre (Froissart écrit:De Werre), picart, y furent mors.» (Continuation françoise de Nangis.)—Froissart dit de Geoffroi de Charny: «La estoit messire Geffroy de Charny, sa bannière devant lui,de gueules à trois escussons d'argent.»
632:Blanche.«Laquelle estoit de dix-huit ans ou environ.» (Continuation françoise de Nangis.)
633: Le reste du chapitre est inédit.
634: La continuation françoise de Nangis offre en cet endroit la transcription latine, 1ode la lettre prétendue que lesFlagellansde Bruges disoient avoir reçue d'un ange de Dieu; 2odes articles, rédigés de deux manières différentes, des statuts qu'ils envoyèrent au chapitre de Tournay pour en obtenir l'approbation; 3odes articles proches par un frère de Liège devant le peuple; 4ode leurs cérémonies et superstitions; 5oenfin, en françois, «la teneur de deux prières qu'ils disoient en chantant, quant ils se battoient de leurs escourgies.» La première de ces deux prières a été publiée par M. Mazure, bibliothécaire de Poitiers, d'après notre manuscrit.
635: Variantes: «Emprès la royne Jehanne, sa femme première.»
636: Au lieu de cette phrase, les éditions imprimées portent: «A icelui furent plusieursservanslesquels estoient adversaires personnes.»
637:Fortune.Sort, hasard, aventure.
638: La France a vu trois branches royales finir ainsi. 1oLouis X, Philippe-le-Long et Charles-le-Bel; 2oFrançois II, Charles IX et Henry III; 3oLouis XVI, Louis XVIII et Charles X. Mais l'analogie seroit encore plus parfaite si l'on pouvoit dire qu'aucune goutte n'est échappée du sang de ce dernier roi.