[1]C'est-à-dire dans l'humanité. (Commentaire.)
[1]C'est-à-dire dans l'humanité. (Commentaire.)
[2]Se maintenir constamment dans les limites des convenances prescrites par les rites. (Commentaire.)
[2]Se maintenir constamment dans les limites des convenances prescrites par les rites. (Commentaire.)
[3]Observer constamment la justice et l'équité dans les fonctions publiques que l'on occupe. (Commentaire.)
[3]Observer constamment la justice et l'équité dans les fonctions publiques que l'on occupe. (Commentaire.)
[4]Ou entremetteur. Les mariages se font ordinairement en Chine par le moyen des entremetteurs ou entremetteuses avoués, et pour ainsi dire officiels, du moins toujours officieux.
[4]Ou entremetteur. Les mariages se font ordinairement en Chine par le moyen des entremetteurs ou entremetteuses avoués, et pour ainsi dire officiels, du moins toujours officieux.
[5]C'est-à-dire qu'ils n'auraient jamais voulu obtenir des emplois par des moyens indignes d'eux.
[5]C'est-à-dire qu'ils n'auraient jamais voulu obtenir des emplois par des moyens indignes d'eux.
[6]MENG-TSEUse désigne lui-même.
[6]MENG-TSEUse désigne lui-même.
[7]Bourg très-fréquenté du royaume deThsi.
[7]Bourg très-fréquenté du royaume deThsi.
[8]Littéralement: qu'une partie sur dix, ou la dime.
[8]Littéralement: qu'une partie sur dix, ou la dime.
[9]Kiang-chouï-tche: koung-chouï-ye.
[9]Kiang-chouï-tche: koung-chouï-ye.
[10]En un mot, de toutes les bêtes queCheou-sinentretenait dans ses parcs royaux pour ses plaisirs.
[10]En un mot, de toutes les bêtes queCheou-sinentretenait dans ses parcs royaux pour ses plaisirs.
[11]Commentaire.
[11]Commentaire.
[12]Histoire du royaume deLou(sa patrie). (Commentaire.)
[12]Histoire du royaume deLou(sa patrie). (Commentaire.)
[13]C'est seulement dans ce livre que l'on trouve exprimés tous les sentiments de tristesse et de douleur queKHOUNG-TSEUéprouvait pour la perversité de son siècle. (Commentaire.)
[13]C'est seulement dans ce livre que l'on trouve exprimés tous les sentiments de tristesse et de douleur queKHOUNG-TSEUéprouvait pour la perversité de son siècle. (Commentaire.)
[14]Les mauvais princes et les tyrans qu'il flétrit dans ce livre.
[14]Les mauvais princes et les tyrans qu'il flétrit dans ce livre.
[15]Tchou-sse; le Commentaire dit que ce sont les lettrés non employés.
[15]Tchou-sse; le Commentaire dit que ce sont les lettrés non employés.
[16]Voyez précédemment,Le roi dit....
[16]Voyez précédemment,Le roi dit....
[17]De l'espèce des tigres, des léopards, des rhinocéros et des éléphants. (Comm.)
[17]De l'espèce des tigres, des léopards, des rhinocéros et des éléphants. (Comm.)
[18]Les sectaires deYanget deMé.(Commentaire.)
[18]Les sectaires deYanget deMé.(Commentaire.)
[19]Commentaire.
[19]Commentaire.
[20]La justification deMENG-TSEUpeut bien être regardée comme complète, et sa mission d'apôtre infatigable des anciennes doctrines remises en lumière et prêchées avec tant de majesté et de persévérance parKHOUNG-TSEU, se trouve ainsi parfaitement expliquée par lui-même.
[20]La justification deMENG-TSEUpeut bien être regardée comme complète, et sa mission d'apôtre infatigable des anciennes doctrines remises en lumière et prêchées avec tant de majesté et de persévérance parKHOUNG-TSEU, se trouve ainsi parfaitement expliquée par lui-même.
[21]Le texte porte: commele plus grand doigtde la main.
[21]Le texte porte: commele plus grand doigtde la main.
[22]Homme de l'antiquité, célèbre par son extrême tempérance. (Commentaire.)
[22]Homme de l'antiquité, célèbre par son extrême tempérance. (Commentaire.)
[23]Homme de l'antiquité, célèbre par son intempérance.
[23]Homme de l'antiquité, célèbre par son intempérance.
1.MENG-TSEUdit: Quand même vous auriez la pénétration deLi-leou[1], et l'habileté deKoung-chou-tseu[2], si vous ne faites pas usage du compas et de la règle, vous ne pourrez façonner des objets ronds et carrés. Quand même vous auriez l'ouïe aussi fine queSse-kouang, si vous ne faites pas usage des six règles musicales, vous ne pourrez mettre en harmonie les cinq tons; quand même vous suivriez les principes deYaoet deChun, si vous n'employez pas un mode de gouvernement humain et libéral[3], vous ne pourrez pas gouverner pacifiquement l'empire.
Maintenant lesprincesont sans doute un cœur humain et une renommée d'humanité, et cependant les peuples ne ressentent pas leurs bienfaits; eux-mêmes ne peuvent pas servir d'exemples ou de modèles aux siècles à venir, parce qu'ils ne pratiquent pas les principes d'humanité et de justice des anciens rois.
C'est pourquoi il est dit: «La vertu seule ne suffit pas pour pratiquer un bon mode de gouvernement; la loi seule ne peut pas se pratiquer par elle-même.»
LeLivre des Vers[4]dit:
«Ils ne pécheront ni par excès ni par oubli;Ils suivront les lois des anciens.»
«Ils ne pécheront ni par excès ni par oubli;
Ils suivront les lois des anciens.»
Il n'a jamais existé de prince qui se soit mis en défaut en suivant les lois et les institutions des anciens rois.
Lorsque les saints hommes eurent épuisé toutes les facultés de leurs yeux, ils transmirent à la postérité le compas, la règle, le niveau et l'aplomb, pour former les objets carrés, ronds, de niveau et droits; et ces instruments n'ont pas encore pu être remplacés par l'usage. Lorsqu'ils eurent épuisé dans toute son étendue leur faculté de l'ouïe, ils transmirent à la postérité les sixliuou règles de musique, qui rectifient les cinq sons; et ces règles n'ont pas encore pu être remplacées par l'usage. Lorsqu'ils eurent épuisé toutes les facultés de leur intelligence, toutes les inspirations de leur cœur, ils transmirent à la postérité les fruits de leurs méditations en lui léguant un mode de gouvernement qui ne permet pas de traiter cruellement les hommes, et l'humanité s'étendit sur tout l'empire.
C'est pourquoi il est dit: Si vous voulez construire un monument qui domine, vous devez en poser les fondations sur une colline ou un plateau élevé; si vous voulez construire un édifice sans apparence, vous devez en poser les fondations sur un sol bas et humide, le long des rivières et des étangs. Si en exerçant le gouvernemeut on ne suit pas la manière de gouverner des anciens rois, peut-on appeler cette conduite conforme à la sagesse et à la prudence?
C'est pourquoi il n'y a que l'homme humain et plein de compassion pour les hommes qui soit convenablement placé sur le siége élevé de la puissance souveraine. Si un homme inhumain et cruel se trouve placé sur le siège élevé de la puissance souveraine, c'est un fléau qui verse toutes ses iniquités sur la multitude.
Si le supérieur ou le prince ne suit pas la droite règle de conduite et une sage direction, les inférieurs ne suivront aucune loi, ne se soumettront à aucune subordination. Si à la cour on ne fait aucun cas de la droite raison, si on ne croit pas à ses prescriptions; si les magistrats n'ont aucun respect pour les institutions, n'y ajoutent aucune confiance; si les hommes supérieurs se révoltent contre l'équité en violant les lois, et les hommes vulgaires contre la justice: c'est un heureux hasard lorsque, dans de telles circonstances, le royaume se conserve sans périr.
C'est pourquoi il est dit: Ce n'est pas une calamité pour le royaume de ne pas avoir des villes complètement fortifiées de murs intérieurs et extérieurs, de ne pas avoir des cuirasses et des armes en grand nombre; ce n'est pas une cause de ruine pour un empire de ce que les champs et les campagnes éloignés des villes ne soient pas bien cultivés, que les biens et les richesses ne soient pas accumulés. Si le supérieur ou le prince ne se conforme pas aux rites, si les inférieurs n'étudient pas les principes de la raison, le peuple perverti se lèvera en insurrection, et la ruine de l'empire sera imminente.
LeLivre des Versdit[5]:
«Le ciel est sur le point de renverser la dynastie de (Tcheou).[Ministres de cette dynastie] ne perdez pas de temps!»
«Le ciel est sur le point de renverser la dynastie de (Tcheou).
[Ministres de cette dynastie] ne perdez pas de temps!»
L'expressionne perdez pas de tempsest équivalente à celle de ne pas êtrenégligents. Ne pas suivre les principes d'équité et de justice dans le service du prince; ne pas observer les rites en acceptant ou en refusant une magistrature; blâmer vivement dans ses discours les principes de conduite des anciens empereurs: c'est comme si l'on était négligent et insouciant de la ruine de l'empire.
C'est pourquoi il est dit: Exhorter le prince à pratiquer des choses difficiles s'appelle acte de respect envers lui; lui proposer le bien à faire, l'empêcher de commettre le mal, s'appelle dévoûment sincère. Mais dire:Mon prince ne peut pas[exercer un gouvernement humain], cela s'appellevoler.
2.MENG-TSEUdit: Le compas et la règle sont les instruments de perfectionnement des choses carrées et rondes; le saint homme est l'accomplissement parfait des devoirs prescrits entre les hommes.
Si, en exerçant les fonctions et les devoirs de souverain, vous voulez remplir dans toute leur étendue les devoirs du souverain; si, en exerçant les fonctions de ministre, vous voulez remplir dans toute leur étendue les devoirs de ministre: dans ces deux cas, vous n'avez qu'à imiter la conduite deYaoet deChun, et rien de plus. Ne pas servir son prince commeChunservitYao, ce n'est pas avoir du respect pour son prince; ne pas gouverner le peuple commeYaole gouverna, c'est opprimer le peuple.
KHOUNG-TSEUdisait: «Il n'y a que deux grandes voies dans le monde: celle de l'humanité et celle de l'inhumanité; et voilà tout.»
Si la tyrannie qu'un prince exerce sur son peuple est extrême, alors sa personne est mise à mort et son royaume est détruit[6]. Si sa tyrannie n'est pas poussée à l'extrême, alors sa personne est en danger, et son royaume est menacé d'être divisé. Le peuple donne à ces princes les surnoms d'hébété(Yeou), decruel(Li)[7]. Quand même ces princes auraient des fils pleins de tendresse et de piété filiale pour eux, et des neveux pleins d'humanité, ces derniers, pendant cent générations, ne pourraient changer les noms flétrissants que leur a imposés la justice populaire.
LeLivre des Vers[8]dit:
«L'exemple de la dynastieYnn'est pas éloigné;Il en est un autre du temps de la dynastieHia.»
«L'exemple de la dynastieYnn'est pas éloigné;
Il en est un autre du temps de la dynastieHia.»
Ce sont les deux rois [auxquels le peuple a donné des noms flétrissants] qui sont ici désignés.
3.MENG-TSEUdit: Les fondateurs des trois dynasties obtinrent l'empire par l'humanité, leurs successeurs le perdirent par l'inhumanité et la tyrannie.
Voilà les causes qui renversent et élèvent les empires, qui les conservent ou les font périr.
Si le fils du Ciel est inhumain, il ne conserve point sa souveraineté sur les peuples situés entre les quatre mers. Si les rois et princes vassaux sont inhumains, ils ne conservent point l'appui des esprits de la terre et des fruits de la terre. Si les présidents du tribunal suprême et les autres grands fonctionnaires sont inhumains, ils ne conservent point les vénérables temples des ancêtres. Si les lettrés et les hommes du peuple sont inhumains, ils ne conservent pas intacts leurs quatre membres.
Maintenant, si l'on a peur de la mort ou de la perte de quelques membres, et que l'on se plaise néanmoins dans l'inhumanité, n'agit-on pas comme si l'on détestait l'ivresse, et qu'en même temps on se livrât de toutes ses forces à la boisson?
4.MENG-TSEUdit: Si quelqu'un aime les hommes sans en recevoir des marques d'affection, qu'il ne considère que son humanité. Si quelqu'un gouverne les hommes sans que les hommes se laissent facilement gouverner par lui, qu'il ne considère que sa sagesse et sa prudence. Si quelqu'un traite les hommes avec toute la politesse prescrite, sans être payé de retour, qu'il ne considère que l'accomplissement de son devoir.
Lorsqu'on agit ainsi, s'il arrive que l'on n'obtienne pas ce que l'on désire, dans tous les cas on ne doit en chercher la cause qu'en soi-même. Si sa conduite est conforme aux principes de la droiture et de la raison, l'empire retourne de lui-même à la soumission.
LeLivre des Vers[9]dit:
«Celui qui pense toujours à se conformer au mandat du cielAttire sur lui un grand nombre de félicités.»
«Celui qui pense toujours à se conformer au mandat du ciel
Attire sur lui un grand nombre de félicités.»
5.MENG-TSEUdit: Les hommes ont une manière constante de parler [sans trop la comprendre]. Tous disent: l'empire, leroyaume, lafamille. La base de l'empire existe dans le royaume; la base du royaume existe dans la famille; la base de la famille existe dans la personne.
6.MENG-TSEUdit: Il n'est pas difficile d'exercer le gouvernement: il ne faut pas s'attirer de ressentiments de la part des grandes maisons. Ce que ces grandes maisons désirent, un des royaumes [qui constituent l'empire] le désire aussi; ce qu'un royaume désire, l'empire le désire aussi. C'est pourquoi les instructions et les préceptes de vertus se répandront comme un torrent jusqu'aux quatre mers.
7.MENG-TSEUdit: Lorsque la droite règle de la raison est suivie dans l'empire, la vertu des hommes inférieurs sert la vertu des hommes supérieurs; la sagesse des hommes inférieurs sert la sagesse des hommes supérieurs. Mais, quand la droite règle de la raison n'est pas suivie dans l'empire, les petits servent les grands, les faibles servent les forts [ce qui est contraire à la raison]. Ces deux états de choses sont réglés par le ciel. Celui qui obéit au ciel est conservé; celui qui lui résiste périt.
King-koung, prince deThsi, a dit: «Lorsqu'un prince ne peut pas commander aux autres, si en outre il ne veut recevoir d'ordres de personne, il se sépare par cela même des autres hommes. Après avoir versé beaucoup de larmes, il donne sa fille en mariage au prince barbare du royaume deOu.»
Maintenant les petits royaumes imitent les grands royaumes, et cependant ils rougissent d'en recevoir des ordres et de leur obéir. C'est comme si des disciples rougissaient de recevoir des ordres de leur maître plus âgé qu'eux, et de lui obéir.
Si les petits royaumes rougissent d'obéir aux autres, il n'est rien de meilleur pour eux que d'imiterWen-wang.[En le prenant pour exemple], un grand royaume après cinq ans, un petit royaume après sept ans, exerceront assurément le pouvoir souverain dans l'empire.
LeLivre des Vers[10]dit:
«Les descendants de la famille desChangÉtaient au nombre de plus de cent mille.Lorsque l'empereur suprême (Chang-ti) l'eut ordonné [en transmettant l'empire à une autre famille],Ils se soumirent auxTcheou.Ils se soumirent auxTcheou,Parce que le mandat du ciel n'est pas éternel.Les ministres de la familleYn(ouChang), doués de perspicacité et d'intelligence,Versant le vin des sacrifices, servent dans le palais impérial.»
«Les descendants de la famille desChang
Étaient au nombre de plus de cent mille.
Lorsque l'empereur suprême (Chang-ti) l'eut ordonné [en transmettant l'empire à une autre famille],
Ils se soumirent auxTcheou.
Ils se soumirent auxTcheou,
Parce que le mandat du ciel n'est pas éternel.
Les ministres de la familleYn(ouChang), doués de perspicacité et d'intelligence,
Versant le vin des sacrifices, servent dans le palais impérial.»
KHOUNG-TSEUdit: Comme le nouveau souverain était humain, on ne peut pas considérer ceux qui lui étaient opposés comme nombreux. Si le chef d'un royaume aime l'humanité, il n'aura aucun ennemi ou adversaire dans l'empire.
Maintenant, si l'on désire n'avoir aucun ennemi ou adversaire dans l'empire, et que l'on ne fasse pas usage de l'humanité [pour arriver à ce but], c'est comme si l'on voulait prendre un fer chaud avec la main, sans l'avoir auparavant trempé dans l'eau.
LeLivre des Vers[11]dit:
«Qui peut prendre avec la main un fer chaudSans l'avoir auparavant trempé dans l'eau?»
«Qui peut prendre avec la main un fer chaud
Sans l'avoir auparavant trempé dans l'eau?»
8.MENG-TSEUdit: Peut-on s'entretenir et parler le langage de la raison avec les princes cruels et inhumains? les dangers les plus menaçants sont pour eux des motifs de tranquillité, et les calamités les plus désastreuses sont pour eux des sujets de profit; ils se réjouissent de ce qui cause leur ruine. Si on pouvait s'entretenir et parler le langage de la raison avec les princes inhumains et cruels, y aurait-il un aussi grand nombre de royaumes qui périraient, et de familles qui succomberaient?
Il y avait un jeune enfant qui chantait, en disant:
«L'eau du fleuveThsang-langest-elle pure,Je pourrai y laver les bandelettes qui ceignent ma tête;L'eau du fleuveThsang-langest-elle trouble,Je pourrai y laver mes pieds.»
«L'eau du fleuveThsang-langest-elle pure,
Je pourrai y laver les bandelettes qui ceignent ma tête;
L'eau du fleuveThsang-langest-elle trouble,
Je pourrai y laver mes pieds.»
KHOUNG-TSEUdit: Mes petits enfants, écoutez ces paroles: Si l'eau est pure, alors il y lavera les bandelettes qui ceignent sa tête; si elle est trouble, alors il y lavera ses pieds; c'est lui-même qui en décidera.
Les hommes se méprisent certainement eux-mêmes avant que les autres hommes les méprisent. Les familles se détruisent certainement elles-mêmes avant que les hommes les détruisent. Les royaumes s'attaquent certainement eux-mêmes avant que les hommes les attaquent.
LeTaï-kia[12]dit: «On peut se préserver des calamités envoyées par le ciel; on ne peut supporter celles que l'on s'est attirées soi-même.» Ces paroles disent exactement ce que je voulais exprimer.
9.MENG-TSEUdit:KieetCheouperdirent l'empire, parce qu'ils perdirent leurs peuples; ils perdirent leurs peuples, parce qu'ils perdirent leur affection.
Il y a une voie sûre d'obtenir l'empire: il faut obtenir le peuple, et par cela même on obtient l'empire. Il y a une voie sûre d'obtenir le peuple: il faut obtenir son cœur ou son affection, et par cela même on obtient le peuple. Il y a une voie sûre d'obtenir le cœur du peuple: c'est de lui donner ce qu'il désire, de lui fournir ce dont il a besoin, et de ne pas lui imposer ce qu'il déteste.
Le peuple se rend à l'humanité, comme l'eau coule en bas, comme les bêtes féroces se retirent dans les lieux déserts.
Ainsi, c'est la loutre qui fait rentrer les poissons dans le fond des eaux, et l'épervier qui fait fuir les oiseaux dans l'épaisseur des forêts; ce sont les [mauvais rois]KieetTcheouqui font fuir les peuples dans les bras deTching-thanget deWou-wang.
Maintenant, si entre tous les princes de l'empire il s'en trouvait un qui chérît l'humanité, alors tous les rois et les princes vassaux [par leur tyrannie habituelle] forceraient leurs peuples à se réfugier sous sa protection. Quand même il voudrait ne pas régner en souverain sur tout l'empire, il ne pourrait pas s'en abstenir.
De nos jours, ceux qui désirent régner en souverains sur tout l'empire sont comme un homme qui pendant une maladie de sept ans cherche l'herbe précieuse (aï) qui ne procure du soulagement qu'après avoir été séchée pendant trois années. S'il ne s'occupe pas déjà de la cueillir, il ne pourra en recevoir du soulagement avant la fin de sa vie. Si les princes ne s'appliquent pas de toute leur intelligence à la recherche et à la pratique de l'humanité, ils s'affligeront jusqu'à la fin de leur vie de la honte de ne pas la pratiquer, pour tomber enfin dans la mort et l'oubli.
LeLivre des Vers[13]dit:
«Comment ces princes pourraient-ils devenir hommes de bien?Ils se plongent mutuellement dans l'abîme.»
«Comment ces princes pourraient-ils devenir hommes de bien?
Ils se plongent mutuellement dans l'abîme.»
C'est la pensée que j'ai tâché d'exprimer ci-dessus.
10.MENG-TSEUdit: Il n'est pas possible de tenir des discours raisonnables avec ceux qui se livrent, dans leurs paroles, à toute la fougue de leurs passions; il n'est pas possible d'agir en commun dans des affaires qui demandent l'application la plus soutenue, avec des hommes sans énergie qui s'abandonnent eux-mêmes. Blâmer les usages et l'équité dans ses discours, c'est ce que l'on appelle s'abandonner dans ses paroles à la fougue de ses passions. Dire: «Ma personne ne peut exercer l'humanité et suivre la justice,» cela s'appelle abandon de soi-même.
L'humanité, c'est la demeure tranquille de l'homme; la justice, c'est la voie droite de l'homme.
Laisser sa demeure tranquille sans l'habiter, abandonner sa voie droite sans la suivre, ô que cela est lamentable!
11.MENG-TSEUdit: La voie droite est près de vous, et vous la cherchez au loin! C'est une chose qui est de celles qui sont faciles, et vous la cherchez parmi celles qui sont difficiles! Si chacun aime ses père et mère comme on doit les aimer, et respecte ses aînés comme on doit les respecter, l'empire sera dans l'union et l'harmonie.
12.MENG-TSEUdit: Si ceux qui sont dans une condition inférieure [à celle du prince][14]n'obtiennent pas toute la confiance de leur supérieur, le peuple ne pourra pas être gouverné. Il y a une voie sûre d'obtenir la faveur et la confiance du prince: si on n'est pas fidèle envers ses amis, on n'obtient pas la faveur et la confiance du prince. Il y a une voie sûre pour être fidèle envers ses amis: si dans les devoirs que l'on rend à ses père et mère on ne leur procure pas de joie, on n'est pas fidèle envers ses amis. Il y a une voie sûre pour procurer de la joie à ses père et mère; si en faisant un retour sur soi-même on ne se trouve pas vrai, sincère, exempt de feinte et de déguisement, on ne procure pas de joie à ses père et mère. Il y a une voie sûre de se rendre vrai, sincère, exempt de feinte et de déguisement: si on ne sait pas discerner en quoi consiste réellement la vertu, on ne rend pas sa personne vraie, sincère, exempte de feinte et de déguisement.
C'est pourquoi la vérité pure et sincère[15]est la voie du ciel; méditer sur la vérité pour la pratiquer est la voie ou le devoir de l'homme.
Il n'y a jamais eu d'homme qui, étant souverainement vrai, sincère, ne se soit concilié la confiance et la faveur des autres hommes. Il n'y a jamais eu d'homme qui, n'étant pas vrai, sincère, ait pu se concilier longtemps cette confiance et cette faveur.
13.MENG-TSEUdit: LorsquePe-i, fuyant la tyrannie deCheou(sin), habitait les bords de la mer septentrionale, il apprit l'élévation deWen-wang[comme chef des grands vassaux des provinces occidentales de l'empire]; et se levant avec émotion, il dit: Pourquoi n'irais-je pas me soumettre à lui? j'ai entendu dire que le chef des grands vassaux de l'occident excellait dans la vertu d'entretenir les vieillards. LorsqueTaï-koung, fuyant la tyrannie deCheou(sin), habitait les bords de la mer orientale, il apprit l'élévation deWen-wang[comme chef des grands vassaux des provinces occidentales de l'empire]; et se levant avec émotion, il dit: Pourquoi n'irais-je pas me soumettre à lui? j'ai entendu dire que le chef des grands vassaux de l'occident excellait dans la vertu d'entretenir les vieillards.
Ces deux vieillards étaient les vieillards les plus éminents de l'empire; et en se soumettant àWen-wang, c'étaient les pères de l'empire qui lui avaient fait leur soumission. Dès l'instant que les pères de l'empire s'étaient soumis, à quel autre se seraient donc rendus leurs fils?
Si parmi tous les princes feudataires il s'en trouvait un qui pratiquât le gouvernement deWen-wang, il arriverait certainement que, dans l'espace de sept années, il parviendrait à gouverner tout l'empire.
14.MENG-TSEUdit: LorsqueKieou[16]était intendant de la familleKi, il ne pouvait prendre sur lui d'agir autrement que son maître, et il exigeait en tribut le double de millet qu'autrefois.KHOUNG-TSEUdit: «Kieoun'est plus mon disciple; mes jeunes gens [les autres disciples du Philosophe] devraient le poursuivre publiquement de huées et du bruit des tambours.»
On doit inférer de là que si un prince ne pratique pas un gouvernement humain, et que ses ministres l'enrichissent en prélevant trop d'impôts, ce prince et ses ministres sont réprouvés et rejetés parKHOUNG-TSEU; à plus forte raison repoussait-il ceux qui suscitent des guerres dans l'intérêt seul de leur prince. Si on livre des combats pour gagner du territoire, les hommes tués couvriront les campagnes; si on livre des combats pour prendre une ville, les hommes tués rempliront la ville prise. C'est ce que l'on appelle faire que la terre mange la chair des hommes. Ce crime n'est pas suffisamment racheté par la mort.
C'est pourquoi ceux qui placent toutes leurs vertus à faire la guerre devraient être rétribués de la peine la plus grave. Ceux qui fomentent des ligues entre les grands vassaux devraient subir la peine qui la suit immédiatement; et ceux qui imposent les corvées de cultiver et de semer les terres aux laboureurs dont les champs sont dépouillés d'herbes stériles devraient subir la peine qui vient après.
15.MENG-TSEUdit: De tous les organes des sens qui sont à la disposition de l'homme, il n'en est pas de plus admirable que la pupille de l'œil. La pupille de l'œil ne peut cacher ou déguiser les vices que l'on a. Si l'intérieur de l'âme est droit, alors la pupille de l'œil brille d'un pur éclat; si l'intérieur de l'àme n'est pas droit, alors la pupille de l'œil est terne et obscurcie.
Si vous écoutez attentivement les paroles d'un homme, si vous considérez la pupille de ses yeux, comment pourrait-il se cacher à vous?
16.MENG-TSEUdit: Celui qui est affable et bienveillant ne méprise pas les hommes; celui qui est modéré dans ses exigences ne dépouille pas de force les hommes de ce qu'ils possèdent. Les princes qui méprisent et dépouillent les hommes de ce qu'ils possèdent, et qui n'ont qu'une crainte, celle de ne pas être obéis, comment pourraient-ils être appelés affables et modérés dans leurs exigences? L'affabilité et la modération pourraient-elles consister dans le son de la voix et l'expression riante du visage?
17.Chun-yu-khouen[17]dit: N'est-il Pas conforme aux rites que les hommes et les femmes ne se donnent et ne reçoivent réciproquement de leurs propres mains aucun objet?
MENG-TSEUrépondit: C'est conforme aux rites.
—Si la femme de son frère était en danger de se noyer, pourrait-on la secourir avec la main?
—Ce serait l'action d'un loup de ne pas secourir la femme de son frère qui serait eu danger de se noyer. Il est conforme aux rites que l'homme et la femme ne se donnent et ne reçoivent réciproquement de leurs propres mains aucun objet. L'action de secourir avec la main la femme de son frère en danger de se noyer est une exception conforme à la raison.
Maintenant je suppose que l'empire soit sur le point d'être submergé [ou de périr dans les agitations des troubles civils]: que penser du magistrat qui ne s'empresse pas de le secourir?
L'empire sur le point d'être submergé doit être secouru selon les règles de l'humanité et de la justice. La femme de son frère étant en danger de se noyer peut être secourue avec la main. Voudriez-vous que je secourusse l'empire avec ma main?
18.Koung-sun-tcheoudit: Pourquoi un homme supérieur n'instruit-il pas lui-même ses enfants?
MENG-TSEUdit: Parce qu'il ne peut pas employer les corrections. Celui qui enseigne doit le faire selon les règles de la droiture. Si [l'enfant] n'agit pas selon les règles de la droiture, [le père] se fâche; s'il se fâche, il s'irrite; alors il blesse les sentiments de tendresse qu'un fils doit avoir pour son père. «Mon maître [dit le fils en parlant de son père] devrait m'instruire selon les règles de la droiture; mais il ne s'est jamais guidé par les règles de cette droiture.» Dans cet état de choses, le père et le fils se blessent mutuellement. Si le père et le fils se blessent mutuellement, alors il en résulte un grand mal.
Les anciens confiaient leurs fils à d'autres pour les instruire et faire leur éducation.
Entre le père et le fils, il ne convient pas d'user de corrections pour faire le bien. Si le père use de corrections pour porter son fils à faire le bien, alors l'un et l'autre sont bientôt désunis de cœur et d'affections. Si une fois ils sont désunis de cœur et d'affections, il ne peut point leur arriver de malheurs plus grands.
19.MENG-TSEUdit: Parmi les devoirs que l'on rend à ceux qui sont au-dessus de soi[18], quel est le plus grand? C'est celui de servir ses père et mère qui est le plus grand. De tout ce que l'on conserve et protège dans le monde, qu'y a-t-il de plus important? C'est de se conserver soi-même [dans la droite voie] qui est le plus important. J'ai toujours entendu dire que ceux qui ne se laissaient pas égarer dans le chemin de la perdition pouvaient servir leurs parents; mais je n'ai jamais entendu dire que ceux qui se laissaient égarer dans le chemin de la perdition pussent servir leurs parents.
Quel est celui qui est exempt de servir quelqu'un [ou qui est exempt de devoir]? Les devoirs que l'on doit à ses parents forment la base fondamentale de tous les devoirs. Quel est celui qui est exempt des actes de conservation? La conservation de soi-même [dans la droite voie] est la base fondamentale de toute conservation.
LorsqueThsêng-tseunourrissait [son père]Thsêng-si, il avait toujours soin de lui servir de la viande et du vin à ses repas. Quand on était sur le point d'enlever les mets, il demandait toujours à qui il pouvait en offrir. S'informait-on s'il y avait des mets de reste, il répondait toujours qu'il y en avait.
Après la mort deThsêng-si, lorsqueThsêng-youannourrissait [son père]Thsêng-tseu, il avait toujours soin de lui servir de la viande et du vin à ses repas. Quand on était sur le point d'enlever les mets, il ne demandait pas à qui il pouvait en offrir. S'informait-on s'il y avait des mets de reste, il répondait qu'il n'y en avait pas. Il voulait les faire servir de nouveau [à son père]. Voilà ce que l'on appellenourrir la bouche et le corps, et rien de plus. Si quelqu'un agit commeThsêng-tseu, on peut dire de lui qu'ilnourrit la volonté, l'intelligence, [qu'il agit convenablement envers ses parents].
Il est permis de servir ses parents commeThsêng-tseu.
20.MENG-TSEUdit: Tous les hommes ne sont pas propres à réprimander les princes; tous les modes d'administration ne sont pas susceptibles d'être blâmés. Il n'y a que les grands hommes qui puissent réprimer les vices du cœur des princes. Si le prince est humain, rien dans son gouvernement n'est inhumain. Si le prince est juste, rien dans son gouvernement n'est injuste. Si le prince est droit, rien dans son gouvernement qui ne soit droit. Une fois que le prince se sera fait un devoir d'avoir une conduite constamment droite, le royaume sera tranquille et stable.
21.MENG-TSEUdit: Il y a des hommes qui sont loués contre toute attente; il y a des hommes qui sont poursuivis de calomnies, lorsqu'ils ne recherchent que l'intégrité de la vertu.
22.MENG-TSEUdit: Il y a des hommes qui sont d'une grande facilité dans leurs paroles, parce qu'ils n'ont trouvé personne pour les reprendre.
23.MENG-TSEUdit: Un des grands défauts des hommes est d'aimer à être les chefs des autres hommes.
24.Lo-tching-tseu(disciple deMENG-TSEU), ayant suiviTseu-ngao, se rendit dans le royaume deThsi.
Lo-tching-tseuétant allé voirMENG-TSEU,MENG-TSEUlui dit: Êtes-vous venu exprès pour me voir?
—Maître, pourquoi tenez-vous un pareil langage?
—Depuis combien de jours êtes-vous arrivé?
—Depuis trois jours.
—Si c'est depuis trois jours, alors n'avais-je pas raison de vous tenir le langage que vous avez entendu?
—Le lieu de mon séjour n'était pas encore déterminé.
—Avez-vous appris que ce n'est qu'après avoir connu le lieu de son séjour que l'on va voir ceux auxquels on doit du respect?
—Je reconnais que j'ai commis une faute.
25.MENG-TSEUcontinuant à s'adresser àLo-tching-tseu, lui dit: Vous êtes venu, en accompagnantTseu-ngao, dans le seul but de boire et de manger. Je ne pensais pas qu'autrefois vous étudiiez les principes d'humanité et de justice des anciens dans le seul but de boire et de manger!
26.MENG-TSEUdit: Le manque de piété filiale est un triple défaut; le manque de postérité est le plus grand des défauts.
Chunse maria sans en prévenir son père et sa mère, dans la crainte de ne pas laisser de postérité. Les hommes supérieurs ont pensé qu'en agissant dans cette intention, c'est comme s'il avait prévenu son père et sa mère.
27.MENG-TSEUdit: Le fruit le plus précieux de l'humanité, c'est de servir ses parents. Le fruit le plus précieux de l'équité, c'est de déférer aux avis de son frère aîné.
Le fruit le plus précieux de la prudence ou de la sagesse, c'est de connaître ces deux choses et de ne pas s'en écarter. Le fruit le plus précieux de l'urbanité est de remplir ces deux devoirs avec complaisance et délicatesse.
Le fruit le plus précieux de la musique [qui produit la concorde et l'harmonie] est d'aimer ces deux choses. Si on les aime, elles naissent aussitôt. Une fois nées, produites, comment pourrait-on réprimer les sentiments qu'elles inspirent? Ne pouvant réprimer les sentiments que ces vertus inspirent, alors, sans le savoir, les pieds les manifestent par leurs mouvements cadencés, et les mains par leurs applaudissements.
28.MENG-TSEUdit: Il n'y avait queChunqui pût voir, sans plus d'orgueil que si c'eût été un brin d'herbe, un empire désirer ardemment se soumettre à sa domination, et cet empire être plein de joie de sa soumission. Pour lui, ne pas rendre heureux et contents ses parents, c'était ne pas être homme; ne pas leur obéir en tout, c'était ne pas être fils.
LorsqueChuneut accompli ses devoirs de fils envers ses parents, son pèreKou-seouparvint au comble de la joie. LorsqueKou-seoufut parvenu au comble de la joie, l'empire fut converti à la piété filiale. LorsqueKou-seoufut parvenu au comble de la joie, tous ceux qui dans l'empire étaient pères ou fils virent leurs devoirs fixés. C'est ce que l'on appelle la grande piété filiale.
[1]Li-leou, homme qui vivait du temps deHoang-ti, et fameux par sa vue excessivement perçante. (Commentaire.)
[1]Li-leou, homme qui vivait du temps deHoang-ti, et fameux par sa vue excessivement perçante. (Commentaire.)
[2]Son petit nom étaitPan, homme du royaume deLou, dont l'intelligence et le génie étaient extrêmes. (Commentaire.) Un autre commentateur chinois ajoute que cet homme avait construit pour sa mère un homme en bois qui remplissait les fonctions de cocher, de façon qu'une fois le ressort étant lâché, aussitôt le char était emporté rapidement comme par un mouvement qui lui était propre.
[2]Son petit nom étaitPan, homme du royaume deLou, dont l'intelligence et le génie étaient extrêmes. (Commentaire.) Un autre commentateur chinois ajoute que cet homme avait construit pour sa mère un homme en bois qui remplissait les fonctions de cocher, de façon qu'une fois le ressort étant lâché, aussitôt le char était emporté rapidement comme par un mouvement qui lui était propre.
[3]Jin-tching,HUMANUM REGIMEN. La Glose explique ces mots en disant quec'est l'observation et la pratique de lois propres à instruire le peuple et à pourvoir à ses besoins.
[3]Jin-tching,HUMANUM REGIMEN. La Glose explique ces mots en disant quec'est l'observation et la pratique de lois propres à instruire le peuple et à pourvoir à ses besoins.
[4]OdeKia-lo, sectionTa-ya.
[4]OdeKia-lo, sectionTa-ya.
[5]OdePan, sectionTa-ya.
[5]OdePan, sectionTa-ya.
[6]Pao khi min chin, tseu chin cha, kouë wang. La même maxime est reproduite sous différentes formes dans lesQuatre livres moraux. Voyez notre éditionchinoise-latine-françaiseduTa-hio, pag. 78-79.
[6]Pao khi min chin, tseu chin cha, kouë wang. La même maxime est reproduite sous différentes formes dans lesQuatre livres moraux. Voyez notre éditionchinoise-latine-françaiseduTa-hio, pag. 78-79.
[7]CommeYeou-wangetLi-wang, deux rois de la dynastie desTcheou, qui régnaient 878 et 781 ans avant notre ère.
[7]CommeYeou-wangetLi-wang, deux rois de la dynastie desTcheou, qui régnaient 878 et 781 ans avant notre ère.
[8]OdeTchang, sectionTa-ya.
[8]OdeTchang, sectionTa-ya.
[9]OdeWen-wang, sectionTa-ya.
[9]OdeWen-wang, sectionTa-ya.
[10]OdeWen-wang, sectionTa-ya.
[10]OdeWen-wang, sectionTa-ya.
[11]OdeSang-jeou, sectionTa-ya.
[11]OdeSang-jeou, sectionTa-ya.
[12]Chapitre duChou-king.
[12]Chapitre duChou-king.