LE LUN-YU,

[20]Montagne de la province duChen-si.

[20]Montagne de la province duChen-si.

[21]LivreTcheou-soung, odeWeï-thian-tchi-ming.

[21]LivreTcheou-soung, odeWeï-thian-tchi-ming.

1. Oh! que la loi du devoir de l'homme saint est grande!

2. C'est un océan sans rivages! elle produit et entretient tous les êtres; elle touche au ciel par sa hauteur.

3. Oh! qu'elle est abondante et vaste! elle embrasse trois cents rites du premier ordre et trois mille du second.

4. Il faut attendre l'homme capable de suivre une telle loi, pour qu'elle soit ensuite pratiquée.

5. C'est pour cela qu'il est dit: «Si l'on ne possède pas la suprême vertu des saints hommes, la suprême loi du devoir ne sera pas complètement pratiquée.»

6. C'est pour cela aussi que le sage, identifié avec la loi du devoir, cultive avec respect sa nature vertueuse, cette raison droite qu'il a reçue du ciel, et qu'il s'attache à rechercher et à étudier attentivement ce qu'elle lui prescrit. Dans ce but, il pénètre jusqu'aux dernières limites de sa profondeur et de son étendue, pour saisir ses préceptes les plus subtils et les plus inaccessibles aux intelligences vulgaires. Il développe au plus haut degré les hautes et pures facultés de son intelligence, et il se fait une loi de suivre toujours les principes de la droite raison. Il se conforme aux lois déjà reconnues et pratiquées anciennement de la nature vertueuse de l'homme, et il cherche à en connaître de nouvelles, non encore déterminées; il s'attache avec force à tout ce qui est honnête et juste, afin de réunir en lui la pratique des rites, qui sont l'expression de la loi céleste.

7. C'est pour cela que s'il est revêtu de la dignité souveraine, il n'est point rempli d'un vain orgueil; s'il se trouve dans lune des conditions inférieures, il ne se constitue point en état de révolte. Que l'administration du royaume soit équitable, sa parole suffira pour l'élever à la dignité qu'il mérite; qu'au contraire le royaume soit mal gouverné, qu'il y règne des troubles et des séditions, son silence suffira pour sauver sa personne.

LeLivre des Versdit[22]:

«Parce qu'il fut intelligent et prudent observateur des événements,C'est pour cela qu'il conserva sa personne.»

«Parce qu'il fut intelligent et prudent observateur des événements,

C'est pour cela qu'il conserva sa personne.»

Cela s'accorde avec ce qui est dit précédemment.

Voilà le vingt-septième chapitre. Il y est parlé de la loi de l'homme.

Voilà le vingt-septième chapitre. Il y est parlé de la loi de l'homme.

[22]LivreTa-ya, odeTching-ming.

[22]LivreTa-ya, odeTching-ming.

1. Le Philosophe a dit: L'homme ignorant et sans vertu, qui aime à ne se servir que de son propre jugement; l'homme sans fonctions publiques, qui aime à s'arroger un pouvoir qui ne lui appartient pas; l'homme né dans le siècle et soumis aux lois de ce siècle, qui retourne à la pratique des lois anciennes, tombées en désuétude ou abolies, et tous ceux qui agissent d'une semblable manière, doivent s'attendre à éprouver de grands maux.

2. Excepté le fils du Ciel, ou celui qui a reçu originairement un mandat pour être le chef de l'empire[23], personne n'a le droit d'établir de nouvelles cérémonies, personne n'a le droit de fixer de nouvelles lois somptuaires, personne n'a le droit de changer ou de corriger la forme des caractères de l'écriture en vigueur.

3. Les chars de l'empire actuel suivent les mêmes ornières que ceux des temps passés; les livres sont écrits avec les mêmes caractères, et les mœurs sont les mêmes qu'autrefois.

4. Quand même il posséderait la dignité impériale des anciens souverains, s'il n'a pas leurs vertus, personne ne doit oser établir de nouvelles cérémonies et une nouvelle musique. Quand même il posséderait leurs vertus, s'il n'est pas revêtu de leur dignité impériale, personne ne doit également oser établir de nouvelles cérémonies et une nouvelle musique.

5. Le Philosophe a dit: J'aime à me reporter aux usages et coutumes de la dynastie desHia;mais le petit État deKhi, où cette dynastie s'est éteinte, ne les a pas suffisamment conservés. J'ai étudié les usages et coutumes de la dynastie deYin[ouChang]; ils sont encore en vigueur dans l'État deSoûng. J'ai étudié les usages et coutumes de la dynastie desTcheou; et comme ce sont celles qui sont aujourd'hui en vigueur, je dois aussi les suivre.

Voilà le vingt-huitième chapitre. Il se rattache au chapitre précédent, et il n'y a rien de contraire au suivant. Il y est aussi question de la loi de l'homme. (TCHOU-HI.)

Voilà le vingt-huitième chapitre. Il se rattache au chapitre précédent, et il n'y a rien de contraire au suivant. Il y est aussi question de la loi de l'homme. (TCHOU-HI.)

[23]C'est ainsi que s'exprime laGlose.

[23]C'est ainsi que s'exprime laGlose.

1. Il y a trois affaires que l'on doit regarder comme de la plus haute importance dans le gouvernement d'un empire:l'établissement des rites ou cérémonies, la fixation des lois somptuaires, et l'altération dans la forme des caractères de récriture;et ceux qui s'y conforment commettent peu de fautes.

2. Les lois, les règles d'administration des anciens temps, quoique excellentes, n'ont pas une autorité suffisante, parce que l'éloignement des temps ne permet pas d'établir convenablement leur authenticité; manquant d'authenticité, elles ne peuvent obtenir la confiance du peuple; le peuple ne pouvant accorder une confiance suffisante aux hommes qui les ont écrites, il ne les observe pas. Celles qui sont proposées par des sages non revêtus de la dignité impériale, quoique excellentes, n'obtiennent pas le respect nécessaire; n'obtenant pas le respect qui est nécessaire à leur sanction, elles n'obtiennent pas également la confiance du peuple; n'obtenant pas la confiance du peuple, le peuple ne les observe pas.

3. C'est pourquoi la loi du devoir d'un prince sage, dans l'établissement des lois les plus importantes, a sa base fondamentale en lui-même; l'autorité de sa vertu et de sa haute dignité s'impose à tout le peuple; il conforme son administration à celle des fondateurs des trois premières dynasties, et il ne se trompe point; il établit ses lois selon celles du ciel et de la terre, et elles n'éprouvent aucune opposition; il cherche la preuve de la vérité dans les esprits et les intelligences supérieures, et il est dégagé de nos doutes; il est cent générations à attendre le saint homme, et il n'est pas sujet à nos erreurs.

4.Il cherche la preuve de la vérité dans les esprits et les intelligences supérieures, et par conséquent il connaît profondément la loi du mandat céleste.Il est cent générations à attendre le saint homme, et il n'est pas sujet à nos erreurs; par conséquent il connait profondément les principes de la nature humaine.

5. C'est pourquoi le prince sage n'a qu'à agir, et pendant des siècles ses actions sont la loi de l'empire; il n'a qu'à parler, et pendant des siècles ses paroles sont la règle de l'empire. Les peuples éloignés ont alors espérance en lui; ceux qui l'avoisinent ne s'en fatigueront jamais.

6. LeLivre des Versdit[24]:

«Dans ceux-là il n'y a pas de haine.Dans ceux-ci il n'y a point de satiété.Oh! oui, matin et soirIl sera à jamais l'objet d'éternelles louanges!»

«Dans ceux-là il n'y a pas de haine.

Dans ceux-ci il n'y a point de satiété.

Oh! oui, matin et soir

Il sera à jamais l'objet d'éternelles louanges!»

Il n'y a jamais eu de sages princes qui n'aient été tels après avoir obtenu une pareille renommée dans le monde.

Voila le vingt-neuvième chapitre. Il se rattache à ces paroles du chapitre précédent:Placé dans le rang supérieur[ou revêtu de la dignité impériale],il n'est point rempli d'orgueil. Il y est aussi parlé de la loi de l'homme.

Voila le vingt-neuvième chapitre. Il se rattache à ces paroles du chapitre précédent:Placé dans le rang supérieur[ou revêtu de la dignité impériale],il n'est point rempli d'orgueil. Il y est aussi parlé de la loi de l'homme.

[24]LivreTcheou-soung, odeTching-lou.

[24]LivreTcheou-soung, odeTching-lou.

1. Le philosopheKHOUNG-TSEUrappelait avec vénération les temps des anciens empereursYaoetChun;mais il se réglait principalement sur la conduite des souverains plus récentsWenetWou. Prenant pour exemple de ses actions les lois naturelles et immuables qui régissent les corps célestes au-dessus de nos têtes, il imitait la succession régulière des saisons qui s'opère dans le ciel; à nos pieds, il se conformait aux lois de la terre et de l'eau fixes ou mobiles.

2. On peut le comparer au ciel et à la terre, qui contiennent et alimentent tout, qui couvrent et enveloppent tout; on peut le comparer aux quatre saisons, qui se succèdent continuellement sans interruption; on peut le comparer au soleil et à la lune, qui éclairent alternativement le monde.

3. Tous les êtres de la nature vivent ensemble de la vie universelle, et ne se nuisent pas les uns aux autres; toutes les lois qui règlent les saisons et les corps célestes s'accomplissent en même temps sans se contrarier entre elles. L'une des facultés partielles de la nature est de faire couler un ruisseau; mais ses grandes énergies, ses grandes et souveraines facultés produisent et transforment tous les êtres. Voilà en effet ce qui rend grands le ciel et la terre!

Voilà le trentième chapitre. Il traite de la loi du ciel. (TCHOU-HI.)

Voilà le trentième chapitre. Il traite de la loi du ciel. (TCHOU-HI.)

1. Il n'y a dans l'univers que l'homme souverainement saint qui, par la faculté de connaître à fond et de comprendre parfaitement les lois primitives des êtres vivants, soit digne de posséder l'autorité souveraine et de commander aux hommes; qui, par sa faculté d'avoir une âme grande, magnanime, affable et douce, soit capable de posséder le pouvoir de répandre des bienfaits avec profusion; qui, par sa faculté d'avoir une âme élevée, ferme, imperturbable et constante, soit capable de faire régner la justice et l'équité; qui, par sa faculté d'être toujours honnête, simple, grave, droit et juste, soit capable de s'attirer le respect et la vénération; qui, par sa faculté d'être revêtu des ornements de l'esprit, et des talents que procure une étude assidue, et de ces lumières que donne une exacte investigation des choses les plus cachées, des principes les plus subtils, soit capable de discerner avec exactitude le vrai du faux, le bien du mal.

2. Ses facultés sont si amples, si vastes, si profondes, que c'est comme une source immense d'où tout sort en son temps.

3. Elles sont vastes et étendues comme le ciel; la source cachée d'où elles découlent est profonde comme l'abîme. Que cet homme souverainement saint apparaisse avec ses vertus, ses facultés puissantes, et les peuples ne manqueront pas de lui témoigner leur vénération; qu'il parle, et les peuples ne manqueront pas d'avoir foi en ses paroles; qu'il agisse, et les peuples ne manqueront pas d'être dans la joie.

4. C'est ainsi que la renommée de ses vertus est un océan qui inonde l'empire de toutes parts; elle s'étend même jusqu'aux barbares des régions méridionales et septentrionales; partout où les vaisseaux et les chars peuvent aborder, où les forces de l'industrie humaine peuvent faire pénétrer, dans tous les lieux que le ciel couvre de son dais immense, sur tous les points que la terre enserre, que le soleil et la lune éclairent de leurs rayons, que la rosée et les nuages du matin fertilisent; tous les êtres humains qui vivent et qui respirent ne peuvent manquer de l'aimer et de le révérer. C'est pourquoi il est dit:Que ses facultés, ses vertus puissantes l'égalent au ciel.

Voilà le trente et unième chapitre. Il se rattache au chapitre précédent; il y est parlé des énergies ou facultés partielles de la nature dans la production des êtres. Il y est aussi question de la loi du ciel. (TCHOU-HI.)

Voilà le trente et unième chapitre. Il se rattache au chapitre précédent; il y est parlé des énergies ou facultés partielles de la nature dans la production des êtres. Il y est aussi question de la loi du ciel. (TCHOU-HI.)

1. Il n'y a dans l'univers que l'homme souverainement parfait par la pureté de son âme qui soit capable de distinguer et de fixer les devoirs des cinq grandes relations qui existent dans l'empire entre les hommes; d'établir sur des principes fixes et conformes à la nature des êtres la grande base fondamentale des actions et des opérations qui s'exécutent dans le monde; de connaître parfaitement les créations et les annihilations du ciel et de la terre. Un tel homme souverainement parfait a en lui-même le principe de ses actions.

2. Sa bienveillance envers tous les hommes est extrêmement vaste; ses facultés intimes sont extrêmement profondes; ses connaissances des choses célestes sont extrêmement étendues.

3. Mais, à moins d'être véritablement très-éclairé, profondément intelligent, saint par ses œuvres, instruit des lois divines, et pénétré des quatre grandes vertus célestes [l'humanité, la justice, la bienséance et la science des devoirs], comment pourrait-on connaître ses mérites?

Voilà le trente-deuxième chapitre. Il se rattache au chapitre précédent, et il y est parlé des grandes énergies ou facultés de la nature dans la production des êtres; il y est aussi question de la loi du ciel. Dans le chapitre qui précède celui-ci, il est parlé des vertus de l'homme souverainement saint; dans celui-ci, il est parlé de la loi de l'homme souverainement parfait. Ainsi la loi de l'homme souverainement parfait ne peut être connue que par l'homme souverainement saint; la vertu de l'homme souverainement saint ne peut être pratiquée que par l'homme souverainement parfait; alors ce ne sont pas effectivement deux choses différentes. Dans ce livre, il est parlé du saint homme comme ayant atteint le point le plus extrême de la loi céleste; arrivé là, il est impossible d'y rien ajouter. (TCHOU-HI.)

Voilà le trente-deuxième chapitre. Il se rattache au chapitre précédent, et il y est parlé des grandes énergies ou facultés de la nature dans la production des êtres; il y est aussi question de la loi du ciel. Dans le chapitre qui précède celui-ci, il est parlé des vertus de l'homme souverainement saint; dans celui-ci, il est parlé de la loi de l'homme souverainement parfait. Ainsi la loi de l'homme souverainement parfait ne peut être connue que par l'homme souverainement saint; la vertu de l'homme souverainement saint ne peut être pratiquée que par l'homme souverainement parfait; alors ce ne sont pas effectivement deux choses différentes. Dans ce livre, il est parlé du saint homme comme ayant atteint le point le plus extrême de la loi céleste; arrivé là, il est impossible d'y rien ajouter. (TCHOU-HI.)

1. LeLivre des Versdit[25]:

«Elle couvrait sa robe brodée d'or d'un surtout grossier.»

«Elle couvrait sa robe brodée d'or d'un surtout grossier.»

Elle haïssait le faste et la pompe de ses ornements. C'est ainsi que les actions vertueuses du sage se dérobent aux regards, et cependant se révèlent de plus en plus chaque jour, tandis que les actions vertueuses de l'homme inférieur se produisent avec ostentation et s'évanouissent chaque jour. La conduite du sage est sans saveur comme l'eau, mais cependant elle n'est point fastidieuse; elle est retirée, mais cependant elle est belle et grave; elle paraît confuse et désordonnée, mais cependant elle est régulière. Le sage connaît les choses éloignées, c'est-à-dire le monde, les empires et les hommes, par les choses qui le touchent, par sa propre personne; il connaît les passions des autres par les siennes propres, par les mouvements de son cœur; il connaît les plus secrets mouvements de son cœur par ceux qui se révèlent dans les autres. C'est ainsi qu'il peut entrer dans le chemin de la vertu.

2. LeLivre des Versdit[26]:

«Quoique le poisson en plongeant se cache dans l'eau,Cependant la transparence de l'onde le trahit, et on peut le voir tout entier.»

«Quoique le poisson en plongeant se cache dans l'eau,

Cependant la transparence de l'onde le trahit, et on peut le voir tout entier.»

C'est ainsi que le sage en s'examinant intérieurement ne trouve rien dans son cœur qu'il ait à se reprocher et dont il ait à rougir. Ce que le sage ne peut trouver en lui, n'est-ce pas ce que les autres hommes n'aperçoivent pas en eux?

3. LeLivre des Versdit[27]:

«Sois attentif sur toi-même jusque dans ta maison;Prends bien garde de ne rien faire, dans le lieu le plus secret, dont tu puisses rougir.»

«Sois attentif sur toi-même jusque dans ta maison;

Prends bien garde de ne rien faire, dans le lieu le plus secret, dont tu puisses rougir.»

C'est ainsi que le sage s'attire encore le respect, lors même qu'il ne se produit pas en public; il est encore vrai et sincère, lors même qu'il garde le silence.

4. LeLivre des Versdit[28]:

«Il se rend avec recueillement et en silence au temple des ancêtres,Et pendant tout le temps du sacrifice il ne s'élève aucune discussion sur la préséance des rangs et des devoirs.»

«Il se rend avec recueillement et en silence au temple des ancêtres,

Et pendant tout le temps du sacrifice il ne s'élève aucune discussion sur la préséance des rangs et des devoirs.»

C'est ainsi que le sage, sans faire de largesses, porte les hommes à pratiquer la vertu; il ne se livre point à des mouvements de colère, et il est craint du peuple à l'égal des haches et des coutelas.

5. LeLivre des Versdit[29]:

«Sa vertu recueillie ne se montrait pas, tant elle était profonde!Cependant tous ses vassaux l'imitèrent!»

«Sa vertu recueillie ne se montrait pas, tant elle était profonde!

Cependant tous ses vassaux l'imitèrent!»

C'est pour cela qu'un homme plein de vertus s'attache fortement à pratiquer tout ce qui attire le respect, et par cela même il fait que tous les États jouissent entre eux d'une bonne harmonie.

6. LeLivre des Vers[30]met dans la bouche du souverain suprême ces paroles:

«J'aime et je chéris cette vertu brillante qui est l'accomplissement de la loi naturelle de l'homme,Et qui ne se révèle point par beaucoup de pompe et de bruit.»

«J'aime et je chéris cette vertu brillante qui est l'accomplissement de la loi naturelle de l'homme,

Et qui ne se révèle point par beaucoup de pompe et de bruit.»

Le Philosophe disait à ce sujet: La pompe extérieure et le bruit servent bien peu pour la conversion des peuples.

LeLivre des Versdit[31]:

«La vertu est légère comme le duvet le plus fin.»

«La vertu est légère comme le duvet le plus fin.»

Le duvet léger est aussi l'objet d'une comparaison:

«Les actions, les opérations secrètes du ciel suprêmeN'ont ni son ni odeur.»

«Les actions, les opérations secrètes du ciel suprême

N'ont ni son ni odeur.»

C'est le dernier degré de l'immatérialité.

Voilà le trente-troisième chapitre.Tseu-sseayant, dans les précédents chapitres, porté l'exposé de sa doctrine au dernier degré de l'évidence, revient sur son sujet pour en sonder la base. Ensuite il enseigne qu'il est de notre devoir de donner une attention sérieuse à nos actions et à nos pensées intérieures secrètes; il poursuit, et dit qu'il faut faire tous nos efforts pour atteindre à cette solide vertu qui attire le respect et la vénération de tous les hommes, et procure une abondance de paix et de tranquillité dans tout l'empire. Il exalte ses effets admirables, merveilleux, qui vont jusqu'à la rendre dénuée des attributs matériels du son et de l'odeur; et il s'arrête là. Ensuite il reprend les idées les plus importantes du Livre, et il les explique en les résumant. Son intention, en revenant ainsi sur les principes les plus essentiels pour les inculquer davantage dans l'esprit des hommes, est très-importante et très-profonde. L'étudiant ne doit-il pas épuiser tous les efforts de son esprit pour les comprendre? (TCHOU-HI.)

Voilà le trente-troisième chapitre.Tseu-sseayant, dans les précédents chapitres, porté l'exposé de sa doctrine au dernier degré de l'évidence, revient sur son sujet pour en sonder la base. Ensuite il enseigne qu'il est de notre devoir de donner une attention sérieuse à nos actions et à nos pensées intérieures secrètes; il poursuit, et dit qu'il faut faire tous nos efforts pour atteindre à cette solide vertu qui attire le respect et la vénération de tous les hommes, et procure une abondance de paix et de tranquillité dans tout l'empire. Il exalte ses effets admirables, merveilleux, qui vont jusqu'à la rendre dénuée des attributs matériels du son et de l'odeur; et il s'arrête là. Ensuite il reprend les idées les plus importantes du Livre, et il les explique en les résumant. Son intention, en revenant ainsi sur les principes les plus essentiels pour les inculquer davantage dans l'esprit des hommes, est très-importante et très-profonde. L'étudiant ne doit-il pas épuiser tous les efforts de son esprit pour les comprendre? (TCHOU-HI.)

[25]LivreKouë-foung, odeChi-jin.

[25]LivreKouë-foung, odeChi-jin.

[26]LivreSiao-ya, odeTching-youë.

[26]LivreSiao-ya, odeTching-youë.

[27]LivreTa-ya, ode I.

[27]LivreTa-ya, ode I.

[28]LivreChang-soung, odeLieï-tsou.

[28]LivreChang-soung, odeLieï-tsou.

[29]LivreTcheou-soung, odeLieï-wen.

[29]LivreTcheou-soung, odeLieï-wen.

[30]LivreTa-ya, odeHoang-i.

[30]LivreTa-ya, odeHoang-i.

[31]LivreTa ya, odeTching-min.

[31]LivreTa ya, odeTching-min.

1. Le philosopheKHOUNG-TSEUa dit: Celui qui se livre à l'étude du vrai et du bien, qui s'y applique avec persévérance et sans relâche, n'en éprouve-t-il pas une grande satisfaction?

N'est-ce pas aussi une grande satisfaction que de voir arriver près de soi, des contrées éloignées, des hommes attirés par une communauté d'idées et de sentiments?

Être ignoré ou méconnu des hommes, et ne pas s'en indigner, n'est-ce pas le propre de l'homme éminemment vertueux?

2.Yeou-tseu(disciple deKHOUNG-TSEU) dit: Il est rare que celui qui pratique les devoirs de la piété filiale et de la déférence fraternelle aime à se révolter contre ses supérieurs; mais il n'arrive jamais que celui qui n'aime pas à se révolter contre ses supérieurs aime à susciter des troubles dans l'empire.

L'homme supérieur ou le sage applique toutes les forces de son intelligence à l'étude des principes fondamentaux; les principes fondamentaux étant bien établis, les règles de conduite, les devoirs moraux s'en déduisent naturellement. La piété filiale, la déférence fraternelle, dont nous avons parlé, ne sont-elles pas le principe fondamental de l'humanité ou de la bienveillance universelle pour les hommes?

3.KHOUNG-TSEUdit: Des expressions ornées et fleuries, un extérieur recherché et plein d'affectation, s'allient rarement avec une vertu sincère.

4.Thsêng-tseudit: Je m'examine chaque jour sur trois points principaux: N'aurais-je pas géré les affaires d'autrui avec le même zèle et la même intégrité que les miennes propres? n'aurais-je pas été sincère dans mes relations avec mes amis et mes condisciples? n'aurais-je pas conservé soigneusement et pratiqué la doctrine qui m'a été transmise par mes instituteurs?

5.KHOUNG-TSEUdit: Celui qui gouverne un royaume de mille chars[1]doit obtenir la confiance du peuple, en apportant toute sa sollicitude aux affaires de l'État; il doit prendre vivement à cœur les intérêts du peuple en modérant ses dépenses, et n'exiger les corvées des populations qu'en temps convenable.

6.KHOUNG-TSEUdit: Il faut que les enfants aient de la piété filiale dans la maison paternelle, et de la déférence fraternelle au dehors. Il faut qu'ils soient attentifs dans leurs actions, sincères et vrais dans leurs paroles envers tous les hommes, qu'ils doivent aimer de toute la force et l'étendue de leur affection, en s'attachant particulièrement aux personnes vertueuses. Et si, après s'être bien acquittés de leurs devoirs, ils ont encore des forces de reste, ils doivent s'appliquer à orner leur esprit par l'étude et à acquérir des connaissances et des talents.

7.Tseu-hia(disciple deKHOUNG-TSEU) dit: Être épris de la vertu des sages au point d'échanger pour elle tous les plaisirs mondains[2]; servir ses père et mère autant qu'il est en son pouvoir de le faire; dévouer sa personne au service de son prince; et, dans les relations que l'on entretient avec ses amis, porter toujours une sincérité et une fidélité à toute épreuve: quoique celui qui agirait ainsi puisse être considéré comme dépourvu d'instruction, moi je l'appellerai certainement un homme instruit.

8.KHOUNG-TSEUdit: Si l'homme supérieur n'a point de gravité dans sa conduite, il n'inspirera point de respect; et s'il étudie, ses connaissances ne seront pas solides. Observez constamment la sincérité et la fidélité ou la bonne foi; ne contractez pas des liaisons d'amitié avec des personnes inférieures à vous-mêmes moralement ou pour les connaissances; si vous commettez quelques fautes, ne craignez pas de vous corriger.

9.Tcheng-tseudit: Il faut être attentif à accomplir dans toutes leurs parties les rites funéraires envers ses parents décédés, et offrir les sacrifices prescrits; alors le peuple, qui se trouve dans une condition inférieure, frappé de cet exemple, retournera à la pratique de cette vertu salutaire.

10.Tseu-kininterrogeaTseu-koung, en disant: Quand le philosophe votre maître est venu dans ce royaume, obligé d'étudier son gouvernement, a-t-il lui-même demandé des informations, ou, au contraire, est-on venu les lui donner?Tseu-koungrépondit: Notre maître est bienveillant, droit, respectueux, modeste et condescendant; ces qualités lui ont suffi pour obtenir toutes les informations qu'il a pu désirer. La manière de prendre des informations de notre maître ne diffère-t-elle pas de celle de tous les autres hommes?

11.KHOUNG-TSEUdit: Pendant le vivant de votre père, observez avec soin sa volonté; après sa mort, ayez toujours les yeux fixés sur ses actions; pendant les trois années qui suivent la mort de son père, le fils qui, dans ses actions, ne s'écarte point de sa conduite, peut être appelédoué de piété filiale.

12.Yeou-tseudit: Dans la pratique usuelle de la politesse [ou de cette éducation distinguée qui est la loi du ciel][3], la déférence ou la condescendance envers les autres doit être placée au premier rang. C'était la règle de conduite des anciens rois, dont ils tirent un si grand éclat; tout ce qu'ils firent, les grandes comme les petites choses, en dérivent. Mais il est cependant une condescendance que l'on ne doit pas avoir quand on sait que ce n'est que de la condescendance; n'étant pas de l'essence même de la véritable politesse, il ne faut pas la pratiquer.

13.Yeou-tseudit: Celui qui ne promet que ce qui est conforme à la justice peut tenir sa parole; celui dont la crainte et le respect sont conformes aux lois de la politesse éloigne de lui la honte et le déshonneur. Par la même raison, si l'on ne perd pas en même temps les personnes avec lesquelles on est uni par des liens étroits de parenté, on peut devenir un chef de famille.

14.KHOUNG-TSEUdit: L'homme supérieur, quand il est à table, ne cherche pas à assouvir son appétit; lorsqu'il est dans sa maison, il ne cherche pas les jouissances de l'oisiveté et de la mollesse; il est attentif à ses devoirs et vigilant dans ses paroles; il aime à fréquenter ceux qui ont des principes droits, afin de régler sur eux sa conduite. Un tel homme peut être appeléphilosophe, ou qui se plaît dans l'étude de la sagesse[4].

15.Tseu-koungdit: Comment trouvez-vous l'homme pauvre qui ne s'avilit point par une adulation servile; l'homme riche qui ne s'enorgueillit point de sa richesse?

KHOUNG-TSEUdit: Un homme peut encore être estimable sans leur ressembler; mais ce dernier ne sera jamais comparable à l'homme qui trouve du contentement dans sa pauvreté, ou qui, étant riche, se plaît néanmoins dans la pratique des vertus sociales.

Tchou-koungdit: On lit dans leLivre des Vers[5]:

«Comme l'artiste qui coupe et travaille l'ivoire,Comme celui qui taille et polit les pierres précieuses.»

«Comme l'artiste qui coupe et travaille l'ivoire,

Comme celui qui taille et polit les pierres précieuses.»

Ce passage ne fait-il pas allusion à ceux dont il vient d'être question?

KHOUNG-TSEUrépondit:Sse(surnom deTseu-Koung) commence à pouvoir citer dans la conversation des passages duLivre des Vers; il interroge les événements passés pour connaître l'avenir.

16.KHOUNG-TSEUdit: Il ne faut pas s'affliger de ce que les hommes ne nous connaissent pas, mais au contraire de ne pas les connaître nous-mêmes.

[1]«Unroyaume de mille charsest un royaume feudataire, dont le territoire est assez étendu pour lever une armée demille chars de guerre.» (Glose.)

[1]«Unroyaume de mille charsest un royaume feudataire, dont le territoire est assez étendu pour lever une armée demille chars de guerre.» (Glose.)

[2]LaGloseentend parSse, les plaisirs des femmes.

[2]LaGloseentend parSse, les plaisirs des femmes.

[3]Commentaire deTchou-hi.

[3]Commentaire deTchou-hi.

[4]En chinoishao-hio, littéralement:aimant, chérissant l'étude.

[4]En chinoishao-hio, littéralement:aimant, chérissant l'étude.

[5]OdeKhi-ngao, sectionVeï-foung.

[5]OdeKhi-ngao, sectionVeï-foung.

1. Le Philosophe[6]dit: Gouverner son pays avec la vertu et la capacité nécessaires, c'est ressembler à l'étoile polaire, qui demeure immobile à sa place, tandis que toutes les autres étoiles circulent autour d'elle et la prennent pour guide.

2. Le Philosophe dit: Le sens des trois cents odes duLivre des Versest contenu dans une seule de ses expressions: «Que vos pensées ne soient point perverses.»

3. Le Philosophe dit: Si on gouverne le peuple selon les lois d'une bonne administration, et qu'on le maintienne dans l'ordre par la crainte des supplices, il sera circonspect dans sa conduite, sans rougir de ses mauvaises actions. Mais si on le gouverne selon les principes de la vertu, et qu'on le maintienne dans l'ordre par les seules lois de la politesse sociale [qui n'est que la loi du ciel], il éprouvera de la honte d'une action coupable, et il avancera dans le chemin de la vertu.

4. Le Philosophe dit: A l'âge de quinze ans, mon esprit était continuellement occupé à l'étude; à trente ans, je m'étais arrêté dans des principes solides et fixes; à quarante, je n'éprouvais plus de doutes et d'hésitation; à cinquante, je connaissais la loi du ciel [c'est-à-dire la loi constitutive que le ciel a conférée à chaque être de la nature pour accomplir régulièrement sa destinée[7]]; à soixante, je saisissais facilement les causes des événements; à soixante et dix, je satisfaisais aux désirs de mon cœur, sans toutefois dépasser la mesure.

5.Meng-i-tseu(grand du petit royaume deLou) demanda ce que c'était que l'obéissance filiale.

Le Philosophe dit qu'elle consistait à ne pas s'opposer aux principes de la raison.

Fan-tchi(un des disciples deKHOUNG-TSEU), en conduisant le char de son maître, fut interpellé par lui de cette manière:Meng-sun[8]me questionnait un jour sur la piété filiale; je lui répondis qu'elle consistait à ne pas s'opposer aux principes de la raison.

Fan-tchidit: Qu'entendez-vous par là? Le Philosophe répondit: Pendant la vie de ses père et mère, il faut leur rendre les devoirs qui leur sont dus, selon les principes de la raison naturelle qui nous est inspirée par le ciel (li); lorsqu'ils meurent, il faut aussi les ensevelir selon les cérémonies prescrites par les rites [qui ne sont que l'expression sociale de la raison céleste], et ensuite leur offrir des sacrifices également conformes aux rites.

6.Meng-wou-pedemanda ce que c'était que la piété filiale. Le Philosophe dit: Il n'y a que les pères et les mères qui s'affligent véritablement de la maladie de leurs enfants.

7.Tseu-yeoudemanda ce que c'était que la piété filiale. Le Philosophe dit: Maintenant, ceux qui sont considérés comme ayant de la piété filiale sont ceux qui nourrissent leurs père et mère; mais ce soin s'étend également aux chiens et aux chevaux, car on leur procure aussi leur nourriture. Si on n'a pas de vénération et de respect pour ses parents, quelle différence y aurait-il dans notre manière d'agir?

8.Tseu-hiademanda ce que c'était que la piété filiale. Le Philosophe dit: C'est dans la manière d'agir et de se comporter que réside toute la difficulté. Si les pères et mères ont des travaux à faire, et que les enfants les exemptent de leurs peines; si ces derniers ont le boire et le manger en abondance, et qu'ils leur en cèdent une partie, est-ce là exercer la piété filiale?

9. Le Philosophe dit: Je m'entretiens avecHoeï(disciple chéri du Philosophe) pendant toute la journée, et il ne trouve rien à m'objecter, comme si c'était un homme sans capacité. De retour chez lui, il s'examine attentivement en particulier, et il se trouve alors capable d'illustrer ma doctrine.Hoeïn'est pas un homme sans capacité.

10. Le Philosophe dit: Observez attentivement les actions d'un homme; voyez quels sont ses penchants; examinez attentivement quels sont ses sujets de joie. Comment pourrait-il échapper à vos investigations? Comment pourrait-il plus longtemps vous en imposer?

11. Le Philosophe dit: Rendez-vous complètement maître de ce que vous venez d'apprendre, et apprenez toujours de nouveau; vous pourrez alors devenir un instituteur des hommes.

12. Le Philosophe dit: L'homme supérieur n'est pas un vain ustensile employé aux usages vulgaires.

13.Tseu-koungdemanda quel était l'homme supérieur. Le Philosophe dit: C'est celui qui d'abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions.

14. Le Philosophe dit: L'homme supérieur est celui qui a une bienveillance égale pour tous, et qui est sans égoïsme et sans partialité. L'homme vulgaire est celui qui n'a que des sentiments d égoïsme, sans disposition bienveillante pour tous les hommes en général.

15. Le Philosophe dit: Si vous étudiez sans que votre pensée soit appliquée, vous perdrez tout le fruit de votre étude; si, au contraire, vous vous abandonnez à vos pensées sans les diriger vers l'étude, vous vous exposez à de graves inconvénients.

16. Le Philosophe dit: Opposez-vous aux principes différents des véritables[9]; ils sont dangereux et portent à la perversité[10].

17. Le Philosophe dit:Yeou, savez-vous ce que c'est que la science? Savoir que l'on sait ce que l'on sait, et savoir que l'on ne sait pas ce que l'on ne sait pas: voilà la véritable science.

18.Tseu-tchangétudia dans le but d'obtenir les fonctions de gouverneur. Le Philosophe lui dit: Écoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes; soyez attentif à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu; alors vous commettrez rarement des fautes. Voyez beaucoup, afin de diminuer les dangers que vous pourriez courir en n'étant pas informé de ce qui se passe. Veillez attentivement sur vos actions, et vous aurez rarement du repentir. Si dans vos paroles il vous arrive rarement de commettre des fautes, et si dans vos actions vous trouvez rarement une cause de repentir, vous possédez déjà la charge à laquelle vous aspirez.

19.Ngaï-koung(prince deLou) fit la question suivante: Comment ferai-je pour assurer la soumission du peuple?KHOUNG-TSEUlui répondit: Élevez, honorez les hommes droits et intègres; abaissez, destituez les hommes corrompus et pervers, alors le peuple vous obéira. Élevez, honorez les hommes corrompus et pervers; abaissez, destituez les hommes droits et intègres, et le peuple vous désobéira.

20.Ki-kang(grand du royaume deLou) demanda comment il faudrait faire pour rendre le peuple respectueux, fidèle, et pour l'exciter à la pratique de la vertu. Le Philosophe dit: Surveillez-le avec dignité et fermeté, et alors il sera respectueux; ayez de la piété filiale et de la commisération, et alors il sera fidèle; élevez aux charges publiques et aux honneurs les hommes vertueux, et donnez de l'instruction à ceux qui ne peuvent se la procurer par eux-mêmes, alors il sera excité à la vertu.

21. Quelqu'un parla ainsi àKHOUNG-TSEU: Philosophe, pourquoi n'exercez-vous pas une fonction dans l'administration publique? Le Philosophe dit: On lit dans leChou-king[11]: «S'agit-il de la piété filiale? Il n'y a que la piété filiale et la concorde entre les frères de différents âges, qui doivent être principalement cultivées par ceux qui occupent des fonctions publiques: ceux qui pratiquent ces vertus remplissent par cela même des fonctions publiques d'ordre et d'administration.»

Pourquoi considérer seulement ceux qui occupent des emplois publics comme remplissant des fonctions publiques?

22. Le Philosophe dit: Un homme dépourvu de sincérité et de fidélité est un être incompréhensible à mes yeux. C'est un grand char sans flèche, un petit char sans timon; comment peut-il se conduire dans le chemin de la vie?

23.Tseu-tchangdemanda si les événements de dix générations pouvaient être connus d'avance.

Le Philosophe dit: Ce que la dynastie desYn(ou desChang) emprunta à celle desHiaen fait de rites et de cérémonies, peut être connu; ce que la dynastie desTcheou(sous laquelle vivait le Philosophe) emprunta à celle desYnen fait de rites et de cérémonies, peut être connu. Qu'une autre dynastie succède à celle desTcheou[12]alors même les événements de cent générations pourront être prédits[13].

24. Le Philosophe dit: Si ce n'est pas au génie auquel on doit sacrifier que l'on sacrifie, l'action que l'on fait n'est qu'une tentative de séduction avec un dessein mauvais; si l'on voit une chose juste, et qu'on ne la pratique pas, on commet une lâcheté.

[6]Nous emploierons dorénavant ce mot pour rendre le mot chinoistseu, lorsqu'il est isolé, terme dont on qualifie en Chine ceux qui se sont livrés à l'étude de la sagesse, et dont le chef et le modèle estKHOUNG-tseu», ouKHOUNG-FOU-tseu.

[6]Nous emploierons dorénavant ce mot pour rendre le mot chinoistseu, lorsqu'il est isolé, terme dont on qualifie en Chine ceux qui se sont livrés à l'étude de la sagesse, et dont le chef et le modèle estKHOUNG-tseu», ouKHOUNG-FOU-tseu.

[7]Commentaire.

[7]Commentaire.

[8]Celui dont il vient d'être question.

[8]Celui dont il vient d'être question.

[9]Ce sont des principes, des doctrines contraires à celles des saints hommes. (TCHOU-HI.)

[9]Ce sont des principes, des doctrines contraires à celles des saints hommes. (TCHOU-HI.)


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