P

Paganisme, favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.

Supérieur au mahométisme par l'interdiction de la polygamie, au christianisme par la permission du divorce.Ibid.et CXVII.

Palais. Lieu où se rend la justice, ses abords. Aspect lugubre des salles et des magistrats. LXXXVII.

Palestine. Déserte depuis la destruction des Juifs par Adrien. CXXII.

Pape. «Magicien» plus fort que le roi, dont il dirige l'esprit, lui faisant croire «que trois ne sont qu'un; que le pain qu'on mange n'est pas du pain, ou que le vin qu'on boit n'est pas du vin.» XXIV.

Chef des chrétiens, «vieille idole qu'on encense par habitude»; il déposait les rois; il se dit successeur d'un des premiers chrétiens, qu'on appelle saint Pierre; il donne des dispenses. XXIX.

Effet de l'histoire des papes sur l'esprit du lecteur. CXXXVI.

Papier d'état. Louis XIV en abuse. XXIV.

(Décri des monnaies).Ibid.

Paracelse. Purgatif. CXLIII.

Paradis. Lieu de délices pour les chrétiens comme pour les musulmans. XXXV.

Les femmes en sont exclues par Mahomet. XXIV.

Embarras des religions pour donner une idée des plaisirs assurés aux élus: musique, circulation éternelle de par le monde, souvenir des amours terrestres. Toutes inventions ridicules. CXXVI.

Le paradis des femmes, conte persan. Les plaisirs et les vengeances de l'immortelle Anaïs. CXLI.

Parfumeusesqui réparent «par la force de leur art toutes les injures du temps.» LVIII.

Paris. «Siége de l'empire d'Europe.» XXIII.

«Aussi grand qu'Ispahan;»

Ville «bâtie en l'air;» extrêmement peuplée; embarras des rues; XXIV.

Extravagante curiosité des Parisiens pour tout ce qui sort de l'usage reçu. XXX.

Cherté du vin à Paris. XXXIII.

Usage du café à Paris; les cafés. XXXVI.

Paris, rendez-vous de tous les exploiteurs: alchimistes, magiciens, devins, entremetteuses, chercheurs de bénéfices, maîtres de langues, d'arts et de sciences, enseignant «ce qu'ils ne savent pas,» médecins, empiriques, marchands et marchandes accortes, tous ces gens-là cherchent à vivre dans une ville «qui est la mère de l'invention.» L'étranger sort de Paris «plus précautionné qu'il n'y est entré.» LVIII.

Parisjugé par un Espagnol. LXXVIII.

A Paris, règnent la liberté et l'égalité. Rien ne sauve un homme de la foule. LXXXIX.

Parisfoyer de plaisir, donc d'art, de travail et d'industrie. CVII.

Parlements. Grands corps, affaiblis par les mœurs, abattus par la royauté; ruines qui rappellent un temple vénéré, image de la liberté publique. Ils sont réduits aux fonctions judiciaires, et ne retrouvent d'importance politique que dans quelques conjonctures imprévues.

Le régent a recours au parlement. XCIII.

Le parlement de Paris relégué à Pontoise, pour s'être opposé aux mesures exigées par Law. CXL.

Ces compagnies facilement odieuses aux rois.Ibid.

Parties. Parties de campagne où l'on veut s'amuser et où l'on bâille. CXI.

Parure. La parure d'une femme occupe cinquante artisans. CVII.

Paternité. L'enfant né dans le mariage est censé être au mari. LXXXVII.

Patrie. «Je voudrais voir les noms de ceux qui meurent pour la patrie écrits dans des registres qui fussent comme la source de la gloire et de la noblesse.» LXXXV.

Paysan. Riche ou pauvre, le rustique ou paysan peuple indifféremment. CXIII.

Les impôts pèsent principalement sur la nourriture et la famille du paysan. CXXV.

Pécule, propriété, mise de fonds et rançon de l'esclave antique. CXVI.

Peines. «Les peines plus ou moins cruelles ne font pas que l'on obéisse plus aux lois.» Témoin l'état moral de l'Asie.

Ce qui importe, c'est la gradation dans le châtiment. LXXXI.

Pèlerinagesde la Mecque. XV.

De saint Jacques en Galice. XXIX.

Perruquiers. Les perruquiers français décident en législateurs sur la forme des perruques étrangères. CI.

Persans. Les plus tolérants de tous les mahométans. XXIX.

Leur haine contre les Turcs. VII.

Intempérance des monarques persans. XXXIII.

Persanes. (VoirFemmesetSérail.)

Perse. Les Tartares, «maîtres de la Perse.» LXXXII.

Fort déchue de ce qu'elle était du temps des Xerxès et des Darius. CXIII.

La Perse antique était peuplée parce que les mages enseignaient un dogme favorable à la propagation. CXX.

Peste. Multitude de pestes mentionnées par l'histoire. Une, entre autres, brûla jusqu'à la racine des plantes. CXIV.

Petits-maitresau spectacle. XXVIII.

Dans les conversations, parlent sans rien dire ou font parler leur tabatière. Goûtés des femmes. LXXXIII.

Peuple. L'abolition de l'esclavage retirait le bas peuple de la puissance des seigneurs. LXXV.

Caractère et destinée des différents peuples. CXXXVI.

La puissance ne peut jamais être également partagée entre le peuple et le prince.

Le peuple en Europe et en Orient;

Le peuple anglais devant la royauté. CIII-CV.

Pharanne veut pas être fait eunuque. XLI, XLII, XLIII.

Pharmacie nouvelleextraite des ouvrages des philosophes, orateurs, romanciers, poëtes, théologiens et casuistes. CXLIII.

Philosophes; «laissés à eux-mêmes, privés des saintes merveilles, ils suivent dans le silence les traces de la raison humaine.» XCVIII.

Leur supériorité sur les docteurs des religions diverses.Ibid.

Plaisanteries contre Aristote, et surtout les scolastiques, dans la lettre du médecin de province. CXLIII.

Les philosophes (métaphysiciens) ont un mépris souverain pour l'homme qui a la tête chargée de faits. CXLV.

Philosophie, ne s'accorde pas avec la théologie. LXVI, CXL.

Physique, bannit le merveilleux de l'univers. CXXXV.

Pierre le Grand. Ses réformes, son humeur sévère. LI.

Plaisir. La nature des plaisirs est d'être de courte durée. De là l'embarras des religions et le ridicule des plaisirs éternels qu'elles imaginent pour leurs paradis. CXXVI.

Plotin. Purgatif. CXLIII.

Poëtes. Singulière opinion sur les poëtes. XLVIII.

Ils accablent la raison sous les agréments.

Ils ne sont pas rares chez les orientaux. CXXXVII.

Bucoliques, plaisent aux gens de cour;

Dramatiques, poëtes par excellence, maîtres des passions;

Epiques, sévèrement jugés; de là la froideur de Voltaire pour Montesquieu.

Lyriques, qui font de leur art une harmonieuse extravagance. CXXXVII.

Point d'honneur, tient à la passion de la gloire; caractère de chaque profession; plus marqué chez les gens de guerre, a réglé jadis la conduite des Français surtout des nobles; n'admet qu'une solution, le duel. (V.Duel.) XCI.

Politesse. En Espagne «un capitaine ne bat jamais son soldat sans lui en demander permission, et l'inquisition ne fait jamais brûler un juif sans lui faire ses excuses.» LXXVIII.

Politique. En Asie, les règles de la politique sont partout les mêmes. LXXXI.

Pologne. N'a presque plus de peuples. CXIII.

A mal usé de sa liberté et du droit d'élire ses rois. CXXXVI.

Polygamie.La polygamie triomphante, livre où il est prouvé que la polygamie est ordonnée aux chrétiens. XXXV.

La polygamie, défendue par le paganisme romain. CXV.

Elle engendre la langueur des hommes, l'étiolement des enfants, les querelles des femmes condamnées à une continence forcée, la fabrication des eunuques, le célibat des filles esclaves. C'est un agent de dépopulation.Ibid.

Pompes funèbres. Leur inutilité. XL.

Porphyre. Purgatif. CXLIII.

Portes, haussées, baissées ou élargies selon les parures des femmes. C.

Portugais. Voyez Espagne. LXXVIII.

Leur douceur relative dans le gouvernement de leurs colonies. Ils furent bientôt chassés de tous les pays qu'ils avaient découverts. CXXII.

Poudre. Depuis la poudre, plus d'asile contre l'injustice et la violence. CVI.

Mais depuis la poudre, batailles moins sanglantes. CVII.

Pourceau. Pourquoi immonde? XVIII.

Pouvoir. Il ne peut jamais être également partagé entre le peuple et le prince.

Le pouvoir des rois d'Europe est très-grand, modéré par leur intérêt. CIII.

Le pouvoir arbitraire, négation de la liberté et de l'égalité, assurant aux princes toutes les richesses, enraye la propagation de l'espèce. CXXIII.

Prescience divine, ni absolue, ni infinie, sous peine de contradiction et d'injustice.

Si elle est intermittente, elle n'est plus que caprice et fantaisie.

«L'alcoran et le livre des Juifs s'élèvent sans cesse contre le dogme de la prescience absolue.» LXIX.

Voir Dieu, Adam, liberté, âme.

Prestigesqui font gagner des batailles: le terrain, le nombre, le courage. CXLIII.

Prêtres. Rôle difficile du prêtre dans le monde; sa neutralité forcée. LVI.

«L'envie d'attirer les autres dans son opinion est, pour ainsi dire, attachée à sa profession.»Ibid.

Prière. Postures exigées par les diverses religions. XLVI.

Prêtres chrétiens et musulmans prient sept fois par jour. XXXV.

Prince. Les querelles particulières du prince, le mécontentement des ambassadeurs du prince, ne peuvent légitimer une guerre. XCVI.

Il n'est pas de son honneur de s'allier avec un tyran.Ibid.

Autorité illimitée des princes en Orient. CIII.

En Europe, peu d'attentats contre la vie des princes.

En Orient, sans précautions infinies, les princes ne vivraient pas un jour.Ibid.

En se cachant, les princes d'Orient font respecter la royauté et non le roi. CIV.

C'est un crime de lèse-majesté à un prince de faire la guerre à ses sujets. CV.

Procédure. «Formalités dont l'excès est la honte de la raison humaine.» CI.

Propagation. Conditions favorables à la propagation de l'espèce.

Divorce; suppression du célibat religieux. CXV, CXVII.

Accord du tempérament et du climat. CXXI.

Liberté, égalité des droits et des fortunes.

Gouvernement doux et républicain. CXXIII.

Proportion. La proportion entre les fautes et les peines est comme l'âme des États; gardée par les princes d'Europe, elle est sans cesse renversée, à leurs dépens, par les rois d'Orient. CIII.

Propreté. «La propreté, qui est l'image de la netteté de l'âme.» II.

Propriété. L'incertitude de la propriété des terres ralentit «l'ardeur de les faire valoir.» XX.

Prosélytisme. Transmis des Egyptiens aux Juifs, des Juifs aux mahométans et aux chrétiens; maladie épidémique; esprit de vertige; éclipse entière de la raison humaine. LXXXVI.

Protestantisme. Avantage du protestantisme sur le catholicisme, suppression du célibat et des couvents. CXVIII.

Protestants. Ils multiplient nécessairement plus que les catholiques. De là accroissement de population, d'impôts, d'activité agricole, industrielle, de travail et de richesses. CXVIII.

Providence. Ce qui est pour le riche sagesse de la providence est pour le pauvre aveugle fatalité du destin. XCVIII.

Les musulmans laissent tout faire à la providence. CXX.

L'homme ne trouble pas l'ordre de la providence lorsqu'il change les modifications de la matière. LXXVI.

Puissance paternelle. La plus sacrée de toutes les magistratures, fortement établie par le droit romain;

Montesquieu semble blâmer les Français de l'avoir restreinte. LXXIX.

Puissance royale, ses progrès en France. CXXXVI.

Purgatifs. 1º Mélange de philosophie scolastique;

2º Extraits d'arrêts du Conseil et de Bulles et Constitutions de jésuites. CXLIII.

Q. Quelques docteurs voulaient qu'on prononçât cette lettre comme un K. (Querelle de Ramus.) CX.

Quiétisme, sorte de mysticisme exalté.

Un quiétiste n'est autre chose qu'un homme fou, dévot et libertin. CXXXIV.

Rat. Pourquoi immonde? XVIII.

Raymond Lullea cherché vainement le secret de la transmutation des métaux. XLV.

Récompenses. A Rome, Athènes, Lacédémone, l'honneur payait seul les services les plus signalés. L'auteur d'une belle action y trouvait sa récompense. XC.

Régence, ses commencements. Désarroi où la mort de Louis XIV laisse la France. CXXXVIII.

Régent(le), son habileté. XCIII.

Il fait casser par le Parlement le testament de Louis XIV.

Il relègue le Parlement à Pontoise. CXL.

Régicide. En Orient, le régicide monte sur le trône sans opposition. Pourquoi? CIV.

Reine. Exemple de tendresse conjugale donné par une reine de Suède. CXXXIX.

Religion. Distinction entre la foi et la vie laïque, fortement établie. X.

«Je ne leur parle pas (aux Mollaks) comme vrai croyant, mais comme homme, comme citoyen, comme père de famille.»

Chez les chrétiens elle est plus un sujet à disputes qu'un moyen de sanctification. LXXV.

La religion gagne les malades par ses promesses. LXXV.

Religions. «Les plus proches sont les plus grandes ennemies.» LX.

Avantages de la multiplicité des religions dans un État;

Les guerres de religion suscitées par l'esprit d'intolérance. LXXXVI.

Il n'y a pas de religion qui ne prescrive l'obéissance et la soumission.Ibid.

Leur grand nombre embarrasse ceux qui cherchent la vraie. XLVI.

Béatitudes qu'elles promettent aux élus. CXXVI.

Dieu condamne-t-il ceux qui ne pratiquent pas celle qu'ils ne peuvent connaître? XXXV.

Religions(tolérées). Ceux qui vivent dans ces religions, plus utiles que ceux qui suivent la religion dominante. Eloignés des honneurs, ils n'en sont que plus portés à s'enrichir par le travail. LXXXVI.

Remèdescomposés par un médecin rempli des mystères de la cabale. CXLIII.

Remèdes rares, tels que préface trop courte, mandement fait par un évêque, etc.Ibid.

Représailles. Leur office dans le droit public international. XCVI.

Représenter, c'est-à-dire «faire sentir à tous les instants la supériorité qu'on a.» LXXIV.

République. Conclusion de l'histoire des Troglodytes. XIV.

Semble être le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la vertu. X.

La douceur du gouvernement républicain, la liberté, l'égalité, source d'opulence, favorisent la propagation de l'espèce. CXXIII.

République romaine, son extension eût été un bonheur pour le monde, sans le pouvoir abusif des proconsuls et la différence que le droit de cité maintenait entre les vainqueurs et les vaincus. CXXXI.

Républiques, contraires au génie oriental.

Leurs origines. Elles sont postérieures aux monarchies.

La Grèce, l'Asie-Mineure, Carthage, Rome.

Le Nord et l'Allemagne (on a pris pour des rois les chefs des armées). CXXXI.

Résurrection de la chair. Croyance commune au christianisme et au mahométisme. XXXV.

Revenus. A Paris, les revenus des citoyens «ne consistent qu'en esprit et en industrie; chacun a la sienne qu'il fait valoir de son mieux.» LVIII.

Revenus fonciers difficiles à percevoir.

Revenus mobiliers. Embarras d'un homme à qui son débiteur rend une somme prêtée. CXXXII.

Révolution. En Orient «le moindre accident produit une grande révolution.» LXXXI.

Rhédineveu d'Ibben. XXV, écrit de Venise à Usbek, XXXI. (Voir la table desLettres.)

Rica, compagnon de voyage d'Usbek, son caractère enjoué, XXV. (Voir la table desLettres.)

Richesse. Si la Providence n'avait accordé les richesses qu'aux gens de bien, on ne les aurait pas assez distinguées de la vertu. XCIX.

Robe. Un des trois états qui se méprisent mutuellement. XLIV.

Rodriguez(le P. Alphonse), jésuite espagnol, né à Valladolid, mort à Séville en 1616, auteur d'unTraité de la perfection chrétienne, traduit par Régnier des Marets. Ses œuvres sont rangées parmi les purgatifs. CXLIII.

Rois. Les rois sont comme les dieux: pendant qu'ils vivent, on doit les croire immortels. CVIII.

Les rois des tribus germaniques n'étaient que des chefs ou généraux à pouvoir limité par celui des seigneurs et l'égalité des dépouilles. CXXXI.

Rois déposés par les Vandales et les Goths.Ibid.

Roman. Le roman qui sert de canevas aux Lettres persanes est tout entier dans la jalousie d'Usbek absent et les désordres de son sérail. Si l'on y joint l'histoire d'Aphéridon et d'Astarté et celle d'Anaïs (LXVII, CXLI), il remplit environ soixante lettres, et un peu moins du tiers de l'ouvrage qu'il varie, et auquel il est souvent rattaché avec un art discret.

(VoirEunuques,Fatmé,Roxane,Zachi,Zélis,Zélide,ZéphisetSérail,UsbeketSolim, etc.).

Romanciers. Espèces de poëtes qui outrent le langage de l'esprit et du cœur. CXXXVII.

Romans. Leurs héros sont à côté de la nature; un seul détruit une armée.

Extravagance des romans orientaux. CXXXVII.

Romans, vomitif. CXLIII.

Rome. Combien déchue depuis les temps anciens. CXIII.

Royauté. Progrès de la royauté française. CXXXVI.

Roxane, femme préférée d'Usbek, qui vante sa vertu. XX.

Son opiniâtreté à repousser les assiduités de son mari dans les premiers mois de son mariage. XXVI.

Sa feinte sagesse trompe les eunuques. CLI;

Elle s'indigne des châtiments subis par les autres femmes du sérail. CLVI.

Surprise avec un jeune homme. CLIX.

S'empoisonne: sa lettre. CLXI.

Russe. Lettre d'une jeune mariée russe qui se plaint de n'être pas battue par son mari. LI.

Russie. Le czar, allié naturel de la Perse contre les Turcs.

Réformes de Pierre le Grand. LI.

Rustan, ami et correspondant d'Usbek. V.

(Voir la table desLettres.)

Saint-Cyran(abbé de), ses lettres bonnes contre la gale, la gratelle, etc. CXLIII.

Samos. Roi de Samos sommé par un roi d'Egypte de renoncer à la cruauté et à la tyrannie. XCVI.

Sanchez. Sonde matrimonio, fort tonique contre la chlorose. CXLIII.

Santon, saint musulman. XCIV.

Santons chrétiens (moines de la Thébaïde).Ibid.

Sardaigne, terre insalubre, destinée par les Romains aux criminels et aux Juifs. CXXII.

Sauromates, véritablement dans la servitude du sexe. XXXVIII.

Sauvages. Leur aversion pour le travail et l'agriculture. Leur vie précaire; famine. Avortements. Isolement des tribus.

Dépopulation. CXXI.

Savants. Deux savants pleins de vanité. CXLIV.

Tribulations d'un savant, astronome, physicien et anatomiste. CXLV.

Jadis accusé de magie, le savant aujourd'hui l'est d'irréligion ou d'hérésie.

Dédain des savants pour ceux qui s'occupent d'une autre science que la leur. CXLV.

Scapulaire, morceau de drap attaché à deux rubans. XXIX.

Sciences. Mauvais usage des sciences. CVI.

Scolastique. Allusion aux disputes et aux subtilités scolastiques. XXXVI.

Scot, subtil scolastique; purgatif. CXLIII.

Secte. Une secte nouvelle introduite dans un État est le moyen le plus sûr pour corriger les abus de l'ancienne. LXXXVI.

Seigneur. Les grands seigneurs qui représentent.

Leur morgue. LXXIV.

L'abolition de l'esclavage par les rois abaissait les seigneurs. LXXV.

Un grand seigneur est un homme qui voit le roi, parle aux ministres, a des ancêtres, des dettes et des pensions. LXXXIX.

Sémiramis, reine et divinité des Babyloniens. XXXVIII.

Sénèque. Dans le malheur, un Européen n'a «d'autre ressource que la lecture d'un philosophe qu'on appelle Sénèque: mais les Asiatiques, plus sensés et meilleurs physiciens en cela, prennent des breuvages capables de rendre l'homme gai, etc.» XXXIII.

Séparation. Une femme effrontée expose les outrages qu'elle a faits à son époux comme une raison d'en être séparée. LXXXVII.

Sérail. Gouverné par les eunuques noirs. II, VII, LXIV, IX.

Gardé par les eunuques blancs qui ne peuvent pénétrer dans l'appartement des femmes. XX, XXI.

Les hommes qui en approchent sont massacrés. LXVII, CLIX.

Condition et malheur des femmes qui y sont enfermées. VII, XX, XXI, XXVI, XXVII.

A quel âge elles y entrent. LXII.

On leur fait croire que leur réclusion est une garantie de chasteté, de santé et de beauté. XX, XXXIV, XLVII, LXII, LXIII.

Plus il y a de femmes dans un sérail, moins elles y donnent d'embarras. XCVII.

Leurs dissensions, leurs réconciliations, leurs voyages ou promenades dans des boîtes. LXIV, III, XLVII.

Leurs privautés avec les filles esclaves, IV, CXLVII, qui ne se marient presque jamais sinon avec des eunuques, LXVII, CXV, LIII; leur goût pour les eunuques blancs. XX.

Le sérail tue l'amour chez le mari sans supprimer la jalousie. VI.

Désordres dans le sérail d'Usbek. XX, LXIV, LXV, CXLVII-CLXI.

Châtiments terribles, le fouet, la torture. CLVI-CLVIII.

Servitude. La servitude est dans le tempérament asiatique. CXXXI.

Sibérie. Lieu d'exil pour les seigneurs russes disgraciés. LI.

Sicile. Contenait jadis de puissants royaumes. CXIII.

Sincérité. Celle d'Usbek lui a fait des ennemis à la cour de Perse. C'est la cause de son voyage. VIII.

Singe. Il y a encore des peuples chez lesquels un singe passablement instruit pourrait vivre avec honneur. CVII.

Smyrne. Seule ville «riche et puissante» de l'Asie turque: «Ce sont les Européens qui la rendent telle.» XX.

Sociabilité. L'homme, animal sociable; un Français est donc l'homme par excellence. LXXXVIII.

Société. Elle est fondée sur un avantage mutuel. LXXVI.

Origine des sociétés: «un fils est né auprès de son père et il s'y tient: voilà la société et la cause de la société.» XCV.

Soleil. Les Espagnols disent «que le soleil se lève et se couche dans leur pays.» LXXVIII.

«Ouvrage et manifestation de la divinité,» dieu des Guèbres, longtemps «honoré» d'un «culte religieux mais inférieur... dans la ville sainte de Balk.» LXVII.

Solidarité. Sa nécessité sociale, prouvée dans l'épisode des Troglodytes. Lettres XI. XII, XIII.

Solim, eunuque, dénonce les désordres du sérail, CLI.

Est chargé des vengeances d'Usbek. CLIII, CLVI-CLX.

Soliman, affront qu'il reçoit. LXX.

Solliciteuses. Leur agitation perpétuelle; elles ne reculent devant rien pour distribuer les places et les honneurs. CVIII.

Somnifères. LaCour saintedu P. Caussin procure un doux sommeil à un malade affligé d'insomnie, et à toute sa famille. CXLIII.

Somptuaires(lois) finement raillées. CXXV.

Son. Combien de lieues il fait dans une heure. XCVIII.

Sottises. Dire théologiquement force sottises. CII.

Soumission. Elle se mesure à la gratitude. CV.

Souverains. Doivent chercher des sujets et non des terres. CVII.

Statues. Il y en a autant dans les jardins de Louis XIV que de citoyens dans une grande ville. XXXVII.

Statutsde villes et de provinces. Presque toujours rédigés par écrit sous Louis XIV. CI.

Style figuré. L'auteur le condamne. XCVIII.

Suède. Mort de Charles XII. CXXVIII.

Mention de deux reines de Suède. CXXXIX.

Suicide. Injustice des lois portées contre ceux qui se tuent eux-mêmes.

Le suicide ne trouble pas l'ordre de la nature.

Il n'est que l'usage d'un droit; la renonciation à un contrat devenu onéreux. LXXVI.

Faibles arguments en faveur de la loi religieuse et de la loi civile contre le suicide. LXXVII.

Suisse. République. CXXIII.

Elle est l'image de la liberté. CXXXVI.

Sultans. Ils ont plus de femmes que certains princes italiens ou allemands n'ont de sujets. CIII.

Superfluités. Elles sont socialement aussi nécessaires que les nécessités de la vie. CVII.

Sûreté. Précautions des princes orientaux pour mettre leur vie en sûreté. CIII.

Suphis. Jeune étourdi. Le traitement qu'il fait subir à sa jeune femme. LXX.

Syphilis, son introduction dans l'ancien monde; ses effets prodigieux; remède puissant qui lui est opposé. CXIV.

Système(de Law). Allusion aux troubles qu'il apporte dans les fortunes. CXXXII.

Ses affirmations ne sont pas plus sûres que les présages de l'astrologie judiciaire. CXXXV.

Il pervertit la moralité publique. CXLVI.

Système du monde, expliqué par quelques lois générales découvertes par des philosophes qui n'ont point été ravis jusqu'au trône lumineux (comme saint Paul), etc. XCVIII.

Talents(petits), tels que: parler pour ne rien dire, écouter, sourire à propos, entendre finesse à tout, etc.

«Un homme de bon sens ne brille guère devant eux.» LXXXIII.

Talismans. Effet que peut produire l'arrangement de certaines lettres. CXLIII.

Tartares. Leurs conquêtes et leur puissance. Il ne leur a manqué que des historiens. LXXXII.

Pourquoi leurs conquêtes seraient dévastatrices. CXXXI.

Tartarie. «Quand le kan de Tartarie a dîné, un héraut crie que tous les princes de la terre peuvent aller dîner.» XLIV.

Tauris. Lettres I, II, III.

Tavernier, célèbre voyageur en Perse. LXXII.

Tempéramentsfixés par le climat, ils souffrent du changement brusque du pays d'origine. CXXII.

Tentationsdes santons de la Thébaïde. Elles nous suivent jusque dans la vie la plus austère. XCIV.

Terre. Soumise comme les autres planètes, aux lois du mouvement; elle souffre au dedans d'elle un combat perpétuel de ses principes. CXIV.

Elle se dépeuple et dans dix siècles ne sera plus qu'un désert. CXIII.

Testament. Le testament de Louis XIV cassé par le parlement. XCIII.

Théâtre. Description de la salle et de la scène. XXVIII.

Thébaïde. Saints ou santons chrétiens de la Thébaïde. Leur vie, leurs tentations.

Les chrétiens sensés regardent leur histoire comme une allégorie bien naturelle des passions qui nous suivent jusque dans le désert. XCIV.

Théologie. Les livres de théologie, doublement inintelligibles par la matière et la manière. CXXXIV.

Tisanepurgative et autres, d'après la nouvelle pharmacie spirituelle. CXLIII.

Titres. La vente des titres d'honneur est une des principales ressources de Louis XIV. XXIV.

Tolérance. Elle commence à s'établir en France; mais non en Asie. LX. (VoirIntolérance.)

Traducteurs. Dialogue d'un traducteur d'Horace et d'un géomètre.

Services que rendent les traducteurs et danger de leur métier. CXXIX.

Traductions; rendent le corps, mais non la vie.Ibid.

Traitants. Chambre, qu'on appelle de justice, parce qu'elle va leur ravir tout leur bien. XCIX.

Traiteautorisée par les rois chrétiens. LXXV.

Traités de paix, légitimes lorsque les conditions en sont telles que les deux peuples peuvent se conserver. XCVI.

Travail. Les Espagnols «invincibles ennemis du travail.» LXXVIII.

Le travail et l'industrie à Paris: sans eux, plus de revenus, plus de circulation des richesses. Chacun, retiré dans sa terre, ne travaillerait qu'à sa faim. Dépopulation. CVII.

Tribunaloù l'on prend les voix à la majeure; on a reconnu qu'il vaudrait mieux les recueillir à la mineure. LXXXVII.

Troglodytes, perdus par l'égoïsme et l'anarchie, relevés par la solidarité des droits et des devoirs, par la pratique de la vertu et de la liberté civile. Vont de nouveau périr par la monarchie et l'égalité dans la servitude. XI-XIV.

Turcs. Sous le nom de Turcs, les Tartares ont fait des conquêtes immenses dans l'Europe, l'Asie et l'Afrique; et ils dominent sur trois parties de l'univers. LXXXII.

Les Turcs défaits par les Impériaux. CXXIV.

Caractère de leurs conquêtes. CXXXI.

Turquie. Faiblesse de l'empire des Osmanlis: «Ce corps malade ne se soutient pas par un régime doux et tempéré, mais par des remèdes violents qui l'épuisent et le minent sans cesse.»

Ni commerce, ni art, ni «expérience sur la mer,» villes désertes, campagnes désolées;

«Juste idée de cet empire qui, avant deux siècles, sera le théâtre des triomphes de quelque conquérant.» XX.

La Turquie est également dépeuplée en Europe et en Asie. CXIII.

Tyen. Ciel des chinois. Les âmes des ancêtres y sont anéanties, mais revivent sur terre dans les enfants. CXX.

Ubiquité. Question pour les philosophes, réalité pour les Français. LXXXVIII.

Ulrique-Eléonore, reine de Suède. Sa tendresse conjugale. CXXXIX.

Université(de Paris), fille très-aînée des rois de France. Elle rêve quelquefois. CX.

Usbek. (Ouzbeyg, nom d'une des principales tribus tartares ou turcomanes qui ont envahi l'Asie Mineure vers le temps des croisades.) Seigneur persan disgracié. VIII.

Vient en Europe se perfectionner dans les sciences, qu'il a toujours aimées.

Il passe par Com, Tauris, Erzeron, Tocat, Smyrne, Livourne et s'arrête à Paris «siége de l'empire d'Europe.»

C'est là qu'il étudie les mœurs des Français, qu'il ne cesse de sonder les matières religieuses, philosophiques, politiques, qu'il acquiert des notions de droit public et d'histoire générale, plus tard développées dans l'Esprit des lois.

Le regret de son sérail, la jalousie, troublent seules la sérénité de son esprit. Il renvoie à Ispahan les eunuques qu'il avait emmenés, ne cesse d'écrire à Zachi, Zélis, Zéphis, Fatmé, et surtout à Roxane, sa favorite, qui le trompe avec toutes les apparences de la vertu. Son désespoir, les ordres cruels qu'il donne contre les infidèles remplissent la fin desLettres persanes.

Voir à la table les numéros des lettres nombreuses qu'il envoie et qu'il reçoit.

Usurpateur. Un usurpateur déclare rebelles tous ceux qui n'ont point opprimé la patrie comme lui. CV.

Vanitéde deux savants qui veulent être admirés à force de déplaire. CXLIV.

Portrait du vaniteux. L.

Vandales, déposaient volontiers leurs rois. CXXXI.

Venise. Epargnée par les mahométans parce que l'eau y manque pour les purifications. XXXI.

République qui n'a de ressources qu'en son économie. CXXXVI.

Vérité. «Vérité dans un temps, erreur dans un autre.» LXXV.

Vérités. La connaissance de cinq ou six vérités a rendu la philosophie pleine de miracles. XCVIII.

Vertu. C'est la pratique de la justice, de la réciprocité sociale. XII, XIII,passim.

Quand elle est naturelle, la vertu est modeste et ne se fait pas sentir. L.

Veuve indienne. Pourquoi elle veut se brûler et pourquoi elle y renonce. CXXVI.

Viandes. Le Turc ne veut point qu'elles soient étouffées. XLVI.

Vieillesse. Elle juge tout d'après le souvenir et le regret de la jeunesse perdue. LIX.

Viergequi a mis au monde douze prophètes. Son tombeau est à Com. I.

Villesd'Italie, désertes et dépeuplées. CXIII.

Les voyageurs recherchent les grandes villes, espèce de patrie commune à tous les étrangers. XXIII.

Depuis quand les bourgeois ont perdu la garde de leurs villes. CVI.

Vin, causes de sa cherté à Paris. Ses funestes effets chez les musulmans, malgré les prohibitions du Coran. XXIII, LVI.

Virginité. Des femmes adroites font de la virginité une fleur qui périt et renaît tous les jours, «et se cueille la centième fois plus douloureusement que la première.» LVIII.

Incertitude des preuves de la virginité. LXXI.

Visapour. Les femmes jaunes de ce pays peuplent les sérails de Perse. XCVII.

Visites. Pour nombre de Français, il est de la bienséance de visiter chaque jour le public en gros et en détail. LXXXVIII.

Vizir. Le grand vizir d'Allemagne est le fléau de Dieu, envoyé pour châtier les sectateurs d'Omar. CXXIV.

Vœux. «Les dervis font trois vœux, d'obéissance, de pauvreté et de chasteté. On dit que le premier est le mieux observé de tous; quant au second, je te réponds qu'il ne l'est point: je te laisse à juger du troisième.» LVII.

Volonté. «Dieu ne peut lire dans une volonté qui n'est point encore.» LXIX.

Vomitifs. 1º Harangues, oraisons funèbres, opéras nouveaux, romans, mémoires, le tout distillé;

2º Infusion de papier ayant couvert un recueil des pièces des Jésuites français» (J. F.); ou mieux, selon Barbier, des jeux floraux. CXLIII.

Voyages. Combien plus embarrassants pour les femmes que pour les hommes. XLIII.

Zachirappelle à Usbek qu'il l'a préférée à ses autres femmes. III.

Trouvée seule avec Nadir, eunuque blanc. XX.

Ses privautés avec la jeune Zélide.Ibid.

Sa réconciliation avec Zéphis. XLVII.

Couchée avec une de ses esclaves. CXLVII.

Elle reçoit le fouet et se plaint passionnément à Usbek. CLVII.

Zélide, esclave de Zéphis, de Zachi et de Zélis, soupçonnée de certaines complaisances intimes pour ses maîtresses. IV, XX, CXLVII.

Elle consent à épouser Cosrou, eunuque blanc. (V. ce mot.) XLVII.

Zélismarie son esclave Zélide à Cosrou, eunuque blanc. Ses idées sur les plaisirs conjugaux des hommes de cette espèce. LIII.

Confie sa fille, âgée de sept ans, aux soins des eunuques noirs. LXII.

A laissé tomber son voile en allant à la mosquée. CXLVII.

Soupçonnée d'avoir reçu une lettre. CXLVIII.

Reçoit le fouet et se plaint vertement au «tyran» Usbek. CLVIII.

Zéphis. Accusée de certaines relations illicites avec son esclave Zélide, IV, se plaint du grand eunuque noir.

Sa réconciliation avec Zachi. XLVII.

Zend, ancien bactrien, langue sacrée des Guèbres. LXVII.

Zeuxisassemble les plus beaux modèles pour figurer la déesse de la beauté.

Ainsi les métaphysiciens construisent l'idée de Dieu avec les perfections imaginées par les hommes. LXIX.

Zoroastre. Législateur des Guèbres et auteur de leurs livres sacrés. LXVII.

Zufagar, nom de l'épée d'Ali, «qui avoit deux pointes.» XVI.

(Zoulfékar, sabre à deux lames donné par Mahomet, conservé dans la maison des Kalifes, brisé à la chasse par un descendant d'Abdoullah IV, il figure sur les pavillons ottomans.)

Zulémaraconte à ses compagnes du sérail l'histoire du farouche Ibrahim et de l'immortelle Anaïs. CXLI.

1721.Lettres persanes, à Amsterdam, chez Pierre Brunel, sur le Dam. 2 vol. grand in-12 (150 lettres).

—Lettres persanes, Cologne, Pierre Marteau. 2 vol. in-12. (Édition semblable à la précédente.)

—Lettres persanes.Seconde édition,revuë, corrigée, diminuée et augmentée par l'auteur. 2 vol. pet. in-12, (140 lettres). Bibliothèque de l'Arsenal, 19030 B.

Manquent les lettres I, V, XV (XVI de notre édition), XXIII (XXV), XXX (XXXII), XXXIX (XLI), XL (XLII), XLI (XLIII), XLV (XLVII), LXIII (LXV), LXVIII (LXX), LXIX (LXXI); les lettres X et XI sont fondues en une seule.

Sont ajoutées: CXI, CXXIV, CXLV, qui portent dans cette2eMarteaules nosLVIII, LIX, LX. Reproduites avec quelques variantes dans leSupplémentde 1754.

Sont modifiées: VII, IX, X et XI, XVIII, XXIV, XXXIX.

La lettre LXXIII (sur l'Académie française); qui figure en tête du tome second de la première édition, termine le tome premier de la seconde, avec le nº LXI.

Les suppressions et changements ne portent que sur le tome Ier.

(Pour la nature des suppressions, voir lapréfacede notre édition. Pour les variantes et la collation des nos, voir nosnotes et variantes, tomes I et II.)

N. B.Quérard compte quatre éditions de 1721; et il semble bien qu'il en ait paru deux àAmsterdam, chez Pierre Brunel, sur le Dam. L'une porte sous le titre une sphère armillaire, l'autre un polygone régulier à neuf pans, dans lequel sont inscrits trois triangles équilatéraux.

Les deux tomes (1721 Brunel) de la Bibliothèque nationale appartiennent à deux éditions différentes: le tome I a la sphère, le tome II a le polygone; or nous avons sous les yeux:

Un tome II (1721 Brunel) avec la sphère en vignette. Sur le tome I de la Bibliothèque nationale, en regard du feuillet de garde, se trouve la note manuscrite suivante:édition différente. Au reste, les deux éditions Brunel et l'une des éditions Marteau sont des réimpressions d'un même texte.

1730.Lettres persanes, troisième éditionà Amsterdam, chez Jacques Desbordes. 2 vol. in-18 (140 lettres) Arsenal, 19030bisB.

Cette édition, que nous n'avions pas eu occasion de compulser au moment où fut rédigée notre préface, est uneréimpressionde la 2eMarteau. Elle commence également par la lettre d'Usbek à son ami Nessir, la Vedu texte complet. Le premier tome finit par la lettre sur l'Académie.

— Autre édition, mais conforme à la 1re: à Cologne, chez Pierre Marteau. 2 vol. in-12.

1731.Lettres persanes: à Amsterdam, chez P. Mortier, 2 vol in-12 (150 lettres). Quérard dit: Amsterdam (Paris).

1737, 1739. Deux éditions, in-18 et in-12, 2 tomes. Cologne, Pierre Marteau.

1740 Amsterdam, Jacques Desbordes. 2 vol. in-18.

1744. A Cologne, chez Pierre Marteau, imprimeur-libraire, près le collége des Jésuites. In-8o, 2 tomes en un volume, 150 lettres. (Arsenal, 19031 B.)

— La même édition, augmentée desLettres turques(par Saint-Foix), 2 tomes en un volume.

Réimpression de la 1re1721, avec quelques variantes insignifiantes.

1751. Ici se place la curieuse brochure de l'abbé Gauthier (voir la préface)les Lettres persannes convaincues d'impiété, qui vise la 1reMarteau 1721, et la 2eDesbordes 1730.

1753. Réimpression du texte primitif. Cologne, Pierre Marteau.

1754. Dernière édition publiée du vivant et sous les yeux de Montesquieu. C'est celle dont nous reproduisons le texte.

Lettres persanes, à Cologne, chez Pierre Marteau (2 tomes in-12, 150 lettres, avec unSupplément).

Bibliothèque de l'Arsenal 19031 bis B. A la fin du premier volume sont intercalées lesLettres turques.

LeSupplément, à la fin du second volume, contientquelques réflexions sur les Lettres persanes, onze lettres, dont trois empruntées, avec variantes, à la 2eMarteau, 3eDesbordes, et un certain nombre de passages nouveaux à ajouter ou à substituer dans le texte. La plupart des éditions postérieures ont scrupuleusement observé les indications duSupplémentpour le placement des lettres et passages nouveaux.

Nous avons sous les yeux un exemplaire de cette édition reliée en un volume; lesLettres turquesy sont insérées après le Supplément.

(Nous ne voulions indiquer ici que les éditions séparées desLettres persanes: mais diverses considérations nous ont amené à signaler plusieurs éditions des Œuvres complètes, en n'y tenant compte que de ce qui concerne lesLettres.)

1755. Réimpression pure et simple, sansSupplément, du texte de 1721. A Cologne, chez Pierre Marteau (2 vol. grand in-12). L'exemplaire de la bibliothèque nationale est relié en un volume.

1757.Œuvres de M. de Montesquieu, Londres (4 vol. in-12). La première édition des œuvres complètes, publiée par Richer sous les yeux de M. de Secondat, fils de Montesquieu, avec le concours de Moreau, ancien secrétaire de l'auteur, et imprimeur célèbre qui, suivant Quérard et Brunet, la rendit le modèle des éditions suivantes.

1758.Œuvres complètes de M. de Montesquieu, nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentéepar l'auteur, Amsterdam et Leipsick, Arkstée et Merkus (3 vol. in-4o). Toutes les additions duSupplémentsont intercalées à leur place.

Au verso du feuillet de garde (exemplaire de l'Arsenal), note manuscrite indiquant deux collaborateurs pour lesLettres. LesLettressont au tome III. Dans l'avertissement, Richer réfute les remarques d'un anonyme (Élias Luzac). Selon Brunet, cette édition, très-belle en effet, est plus correcte et moins chère que la précédente. Toutes deux sont d'ailleurs l'œuvre de Richer et de Moreau. Elles renferment un assez grand nombre decorrectionsd'après les changements trouvés dans les papiers de l'auteur, et que beaucoup d'éditions subséquentes ont admises. Nous les signalons dans nosNotes, sans les accepter; M. de Secondat a seul été à même de les voir et de les certifier, et nous nous défions fort de cette manie d'arrangement et d'atténuations, à laquelle se laissaient aller volontiers les éditeurs des derniers siècles. Au reste, ces variantes sont véritablement insignifiantes.

Réimprimée plusieurs fois à Londres (Paris) et Amsterdam.

1759, 1762.Œuvres. Nouvelle édition, très-augmentée, avec desremarques philosophiques et politiques d'un anonyme(Élias Luzac), Amsterdam et Lausanne, Grasset. (Réimprimées en 1761, 62, 64, 73.) (6 volumes in-12.

Elle était sans doute commencée antérieurement, puisque Richer réfute en 1758 lesRemarquesd'Élias Luzac.

1760. Traduction anglaise de la précédente, signalée dans la note manuscrite mentionnée à l'article 1758.

1761.Lettres persanes, Amsterdam et Paris, Belin. Nouvelle édition, augmentée de douze lettres qui ne se trouvent pas dans les précédentes, et d'une table analytique des sujets traités; un vol. in-8ode 527 pages. Réimprimée en 1786.

Le chiffre dedouze lettrescontient sans douteQuelques Réflexions sur les Lettres persanes. En fait, leSupplémentde 1754 n'ajoute queonzelettres.

Cette édition est la première complète desLettres persanes.

1767.Lettres persanes, Cologne, Marteau. 2 vol. in-12.

1772.Å’uvres. Londres, Nourse, 3 vol. in-8o, l'une des plus mauvaises.

1776.Lettres persanes, Amsterdam, Arkstée et Merkus, 1 vol. in-12, 161 lettres, table de 30 pages. (Bibl. de Provins.)

1784. Autre (Bibliothèque nationale). 2 Vol. in-18.

1786. Autre, Amsterdam, 2 tomes en 1 volume, in-12.

1788.Œuvres. Paris, Bastien, 5 vol in-8o. D'après Quérard, médiocre et chère.

Œuvres, édition revue, corrigée et augmentée de plusieurs pièces qui n'avaient pas paru jusque-là, Amsterdam (sans nom d'éditeur ni d'imprimeur). Généralement conforme à l'in-4ode 1758. 6 vol. in-8o.

1790.Œuvres, Bâle 8 vol. in-8o(réimprimées en 1799), avec des notes d'Helvétius, longtemps la plus complète, mais entièrement effacée par celle d'Auger 1816.

1795. Les mêmes, Paris, Didot l'aîné, 12 vol. in-8o; avec notes d'Helvétius, etc. Jolie édition stéréotype, mais texte médiocre. (Publiée par de Laroche.)

1796. Les mêmes, Paris, Langlois, an IV.

Les mêmes, avec des pièces inédites publiées d'après les manuscrits (?), par Bernard, libraire à Paris. Imprimerie Plassan. 5 vol. grand in-4o.

Cette édition, qui s'écarte quelquefois du texte de 1758, laisse à désirer comme livre de luxe.

1803.Lettres. Stéréotypie Didot. Paris, Didot aîné, 2 vol. in-18. Avec les clichés de cette édition peu correcte a été faite celle de Lecointe, Paris, 1809 (Nouvelle Collection des classiques français). Autre tirage, 1811.

1814 et 1820.Œuvres, Paris, Didot aîné, 8 vol. in-8o.

1815.Lettres, Avignon, Joly, 2 vol. in-24 (seule de ce format).

1816, 1818, 1820.Œuvres, précédées de la vie de l'auteur par Auger, Paris, Lefèvre, 6 volumes in-8o, imprimerie Crapelet. (Table analytique bien faite.)

La seconde est plus complète.

Toutes deux sont fort estimées. Nous avons noté dans le texte des lettres, des variantes de 1758, qui sont contestables.

1817.Å’uvres, Paris, Belin, avec notice par Depping, 2 volumes in-8o.

1818.Lettres, Nîmes, in-8o(id. 1820), traduction espagnole de Marchena.

1819.Œuvres. Nouvelle édition contenant lesÉloges de Montesquieupar d'Alembert et par M. Villemain (très-remarquable), les notes d'Helvétius, de Condorcet, et le commentaire de Voltaire sur l'Esprit des lois. Paris, de l'imprimerie de Pierre Didot aîné. Lequien 1819. Portrait. (Bonne réimpression d'une édition de 1798.) En tête du premier volume, 15 éditions sont passées en revue. Estimée.

1820.Lettres, suivies des œuvres diverses, Paris, Didot aîné, 3 vol. in-8o, formant les volumes 52-54 de laCollection des meilleurs ouvrages français.

1820.Lettres. Paris, Ménard et Desenne, 2 vol. in-18, faisant partie de laBibliothèque française.

1821.Lettres. Paris, L. Debure, 2 vol. in-32, portrait. (Collection desClassiques français.)

Lettres(traduction espagnole), Toulouse, Bellegarrigue, in-12.

Lettres, Paris, Touquet, in-12.

1822.Œuvres, Paris. Dalibon, imprimerie Collot. 8 vol. in-8o. Portrait. Avec lesÉlogespar d'Alembert et Villemain, suivie duCommentaire sur l'Esprit des loispar Destutt de Tracy. Édition faite sur 1819-Lequien. Estimée.

1823.Lettres. Nouvelle édition accompagnée de notes et d'une table alphabétique. Paris, Dondey-Dupré, in-18.

Remarques historiques de Collin de Plancy. Notes sur les noms orientaux par Isidore Gautier. Réimprimée par les frères Garnier.

Lettres, Dauthereau, imprimerie de Firmin Didot, 3 vol. in-32.

Il y a peu à dire sur les éditions, tant desŒuvresque desLettres, parues en 1825, 26, 27, 28, 29, 1830, 31, 32, 34, et de nos jours. Ce sont des réimpressions tantôt de 1754, tantôt de 1758.


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