L’âne de caoutchouc siffle comme un nid, le hochet tombe, la poupée est repoussée. On redonne à Bernadette le hochet qu’elle mord et qui retombe aussi et, quand on le lui remet, c’est l’âne qui va rejoindre le hochet. Et ainsi de suite, et l’aïeule sans se lasser ramasse les jouets tandis qu’un bourdonnement et de petites bulles sortent des lèvres de Bernadette dont je contemple la face. Cette face ressemble à la pleine lune à qui les simples prêtent des yeux, un nez et une bouche faits avec des ronds. Mon enfant me sourit soudain, et cette impression s’accuse davantage d’une lune naïve que des nuages qui glissent recouvrent et découvrent tour à tour. Le sourire, c’est l’éclaircie.