NOTES[1]Le motgothique, dans le sens où on l’emploie généralement, est parfaitement impropre, mais parfaitement consacré. Nous l’acceptons donc, et nous l’adoptons, comme tout le monde, pour caractériser l’architecture de la seconde moitié du moyen âge, celle dont l’ogive est le principe, qui succède à l’architecture de la première période, dont le plein-cintre est le générateur.[2]Histoire gallicane.Liv. II, périodeIII, fo130, p. 1.[3]C’est la même qui s’appelle aussi, selon les lieux, les climats et les espèces, lombarde, saxonne et byzantine. Ce sont quatre architectures sœurs et parallèles, ayant chacune leur caractère particulier, mais dérivant du même principe, le plein cintre.Facies non omnibus una,Non diversa tamen, qualem,etc.[4]Cette partie de la flèche, qui était en charpente, est précisément celle qui a été consumée par le feu du ciel en 1823.[5]Nous avons vu avec une douleur mêlée d’indignation qu’on songeait à agrandir, à refondre, à remanier, c’est-à-dire à détruire cet admirable palais. Les architectes de nos jours ont la main trop lourde pour toucher à ces délicates œuvres de la renaissance. Nous espérons toujours qu’ils ne l’oseront pas. D’ailleurs, cette démolition des Tuileries maintenant ne serait pas seulement une voie de fait brutale dont rougirait un Vandale ivre, ce serait un acte de trahison. Les Tuileries ne sont pas simplement un chef-d’œuvre de l’art du seizième siècle, c’est une page de l’histoire du dix-neuvième siècle. Ce palais n’est plus au roi, mais au peuple. Laissons-le tel qu’il est. Notre révolution l’a marqué deux fois au front. Sur l’une de ses deux façades, il a les boulets du 10 août; sur l’autre les boulets du 29 juillet. Il est saint.Paris, 7 avril 1831.(Note de la cinquième édition.)[6]Hugo II de Bisuncio, 1326-1332.[7]Cette comète, contre laquelle le pape Calixte, oncle de Borgia, ordonna des prières publiques, est la même qui reparaîtra en 1835.[8]Comptes du domaine, 1383.
NOTES[1]Le motgothique, dans le sens où on l’emploie généralement, est parfaitement impropre, mais parfaitement consacré. Nous l’acceptons donc, et nous l’adoptons, comme tout le monde, pour caractériser l’architecture de la seconde moitié du moyen âge, celle dont l’ogive est le principe, qui succède à l’architecture de la première période, dont le plein-cintre est le générateur.[2]Histoire gallicane.Liv. II, périodeIII, fo130, p. 1.[3]C’est la même qui s’appelle aussi, selon les lieux, les climats et les espèces, lombarde, saxonne et byzantine. Ce sont quatre architectures sœurs et parallèles, ayant chacune leur caractère particulier, mais dérivant du même principe, le plein cintre.Facies non omnibus una,Non diversa tamen, qualem,etc.[4]Cette partie de la flèche, qui était en charpente, est précisément celle qui a été consumée par le feu du ciel en 1823.[5]Nous avons vu avec une douleur mêlée d’indignation qu’on songeait à agrandir, à refondre, à remanier, c’est-à-dire à détruire cet admirable palais. Les architectes de nos jours ont la main trop lourde pour toucher à ces délicates œuvres de la renaissance. Nous espérons toujours qu’ils ne l’oseront pas. D’ailleurs, cette démolition des Tuileries maintenant ne serait pas seulement une voie de fait brutale dont rougirait un Vandale ivre, ce serait un acte de trahison. Les Tuileries ne sont pas simplement un chef-d’œuvre de l’art du seizième siècle, c’est une page de l’histoire du dix-neuvième siècle. Ce palais n’est plus au roi, mais au peuple. Laissons-le tel qu’il est. Notre révolution l’a marqué deux fois au front. Sur l’une de ses deux façades, il a les boulets du 10 août; sur l’autre les boulets du 29 juillet. Il est saint.Paris, 7 avril 1831.(Note de la cinquième édition.)[6]Hugo II de Bisuncio, 1326-1332.[7]Cette comète, contre laquelle le pape Calixte, oncle de Borgia, ordonna des prières publiques, est la même qui reparaîtra en 1835.[8]Comptes du domaine, 1383.
[1]Le motgothique, dans le sens où on l’emploie généralement, est parfaitement impropre, mais parfaitement consacré. Nous l’acceptons donc, et nous l’adoptons, comme tout le monde, pour caractériser l’architecture de la seconde moitié du moyen âge, celle dont l’ogive est le principe, qui succède à l’architecture de la première période, dont le plein-cintre est le générateur.
[2]Histoire gallicane.Liv. II, périodeIII, fo130, p. 1.
[3]C’est la même qui s’appelle aussi, selon les lieux, les climats et les espèces, lombarde, saxonne et byzantine. Ce sont quatre architectures sœurs et parallèles, ayant chacune leur caractère particulier, mais dérivant du même principe, le plein cintre.
Facies non omnibus una,Non diversa tamen, qualem,etc.
Facies non omnibus una,Non diversa tamen, qualem,etc.
Facies non omnibus una,Non diversa tamen, qualem,etc.
[4]Cette partie de la flèche, qui était en charpente, est précisément celle qui a été consumée par le feu du ciel en 1823.
[5]Nous avons vu avec une douleur mêlée d’indignation qu’on songeait à agrandir, à refondre, à remanier, c’est-à-dire à détruire cet admirable palais. Les architectes de nos jours ont la main trop lourde pour toucher à ces délicates œuvres de la renaissance. Nous espérons toujours qu’ils ne l’oseront pas. D’ailleurs, cette démolition des Tuileries maintenant ne serait pas seulement une voie de fait brutale dont rougirait un Vandale ivre, ce serait un acte de trahison. Les Tuileries ne sont pas simplement un chef-d’œuvre de l’art du seizième siècle, c’est une page de l’histoire du dix-neuvième siècle. Ce palais n’est plus au roi, mais au peuple. Laissons-le tel qu’il est. Notre révolution l’a marqué deux fois au front. Sur l’une de ses deux façades, il a les boulets du 10 août; sur l’autre les boulets du 29 juillet. Il est saint.
Paris, 7 avril 1831.
(Note de la cinquième édition.)
[6]Hugo II de Bisuncio, 1326-1332.
[7]Cette comète, contre laquelle le pape Calixte, oncle de Borgia, ordonna des prières publiques, est la même qui reparaîtra en 1835.
[8]Comptes du domaine, 1383.