HABILLÉ, ÉE. Participe. Nous disons d'une personne stupide, d'une personne dépourvue de tout bon sens:C'est une bête habillée.HABILLÉ EN.Habillé en noir, habillé en blanc.Dites: HabilléDEnoir, habilléDEblanc.HABITUÉ, ÉE, adj.Place habituée; jeu habitué; lecture habituée; promenade habituée.Dites: Place habituelle, jeu habituel, promenade habituelle, lecture habituelle. [Boiste.]HABITUER, v. a.J'ai habitué cet appartement, et j'y reste. Les bonnes d'enfants ont habitué la promenade de la Treille. J'aime mon cercle, je n'y rencontre que des personnes que j'ai habituées.Toutes ces phrases sont autant de barbarismes.† HABRE-SAC, s. m. Havre-sac. R. all.Haber, avoine.† HACHIS, s. m. L'hde ce mot doit s'aspirer; mais dans le langage populaire on prononcel'hâchis. On prononce aussil'hareng, les-z-haricots, les-z-harnais, les-z-hasards, l'hai-ye(la haie),l'hibou, l'hangar, j'haïs(je hais),c'est-t-hideux, c'est-t-honteux, etc., etc.HACHON, s. m. Hache, petite hache.L'hachon lui échappa des mains. Hachonappartient au vieux français, et au patois du canton de Vaud. On dit à Bordeaux:Hachot.HAMEÇON, s. m. L'hde ce mot n'est point aspiré. On dit: Prendre l'hameçon, mordre à l'hameçon. C'est donc par inadvertance, sans doute, que MM. Ch.NodieretAckermann, dans leurVocabulaire français[1836], disent qu'il faut prononcerle hameçon, en aspirant l'h.HANCHOIS, s. m. (haspiré.)Une salade de hanchois.Écrivez sansh, «anchois,» et n'aspirez pas l'a.HARENG, s. m. (fig.) Banc de sable, banc de gravier, îlot.Les harengs de l'Arve. Tirer du sable de l'hareng.(sic.)L'Arve a tellement grossi pendant ces trois jours, qu'elle a emporté l'hareng.«Nous voyons souvent dans le lit d'une rivière, une grande pierre retarder la vitesse des eaux, et occasionner un amas de sable et de gravier: de là naissent desHARENGSqui, etc.» [De Saussure,Voyage dans les Alpes, t. Ier, p. 245.]† HASARD, s. m. Terme d'encan.Miser un n-hasard.HASARD DU POT (LE).Viens manger ma soupe quand tu voudras; c'est au hasard du pot.On dit en France: La fortune du pot.HAUT (LE).Les gens du haut, les dames du haut, les bals du haut, etc. Se frotter contre les gens du haut; imiter, singer les gens du haut.Ces expressions, d'un usage universel à Genève, ont besoin d'être expliquées aux étrangers. Notre ville, étant bâtie sur un coteau, se trouve naturellement divisée enhauteetbasseville. Or, comme les familles aisées demeurent, pour la plupart, dans les quartiers duhaut, on appellegens du haut, les riches de ces quartiers, en tant du moins que leurs familles sont anciennes. Avec cette courte explication on comprendra sans peine ce passage desConfessionsdeJ.-J. Rousseau[liv. Ier]: «Il était, lui (Bernard, le cousin de Jean-Jacques), il était, lui, un garçon duhaut; moi, chétif apprenti, je n'étais plus qu'un enfant de Saint-Gervais.»HAUT, HAUTE, adj. Nous disons proverbialement d'un homme orgueilleux et fier:Il est haut comme le temps, c'est-à-dire: Il est excessivement fier et hautain. Expression languedocienne, etc.HAUT-BANC, s. m. Sorte d'échoppe.HAUT-DE-CORPS (UN).Son cheval ne cessait de faire des hauts-de-corps.Dites: Des hauts-le-corps.HAUT GOÛT, s. m. Nous disons d'une sauce salée, poivrée, épicée:Cette sauce a un haut goût. L'Académie dit: «Cette sauceEST DEhaut goût.»HEM! Sorte d'exclamation.Le jeu de hem!s'appelle en français: Le jeu des quatre coins.Faire à hem! Jouer à hem!HÉMORRHAGIE, s. f. Ce mot signifie: Perte considérable de sang. Ceux qui disent:Une hémorrhagie de sang, s'expriment très-mal.HERBE À COCHONS, s. f. Renouée des oiseaux.HERBE À ÉCURER, s. f. Prêle ou asprêle.HERBE AUX POIS, s. f. Sarriette, savorée.HERBE DES RAMONEURS, s. f. Orge sauvage.HERBETTES, s. f. pl. Fines herbes pour le potage et pour la salade.La saison des herbettes. Cueillir des herbettes.Terme suisse-roman et languedocien. A Paris on appelle «Fourniture» les petites herbes destinées à la salade.HERBOLAINES ou HERBOLAN-NES, s. f. pl. Herbes officinales.Ramasser des herbolaines; sécher des herbolaines.Herbolan-nesest la prononciation patoise de notre canton, du canton de Vaud et de la Savoie.HERCE, s. m. Martin-pêcheur, alcyon.HEURE, s. f.À bonne heure, est une locution qui a vieilli. On dit aujourd'hui: De bonne heure. Viens de bonne heure; viens de meilleure heure; viens de très-bonne heure. Expressions qu'il faut substituer aux trois suivantes:Viens à bonne heure; viens plus de bonne heure; viens très de bonne heure.HEURE ET QUART.Il est une heure et quart; il est midi et quart, etc. Dites: Il est une heureET UNquart; il est midiET UNquart.HEURES INDUES, s. f. pl. Nous disons:Rentrer à des heures indues. L'Académie dit: Rentrer à heure indue.HEURE SÈCHE (L').Faire l'heure sèche, signifie: Manger, vers dix heures du matin, un morceau de pain et de fromage, ou un peu de viande froide, ou chose semblable.† HIER À SOIR. Hier au soir.† HIRESSON, s. m.L'hiresson se mit tout en boule.Terme vieux français. Dites: Le hérisson.HOMMASSE, s. f.Une hommasseest une femme dont la corpulence et les manières tiennent de celles de l'homme. Selon tous les dictionnaires,hommasseest un adjectif. «Une taille hommasse, un visage hommasse.» [Acad.]† HONTES (DES).N'est-ce pas des z-hontes de rentrer si tard? N'est-ce pas des z-hontes de battre ainsi un enfant?Dites au singulier, et en aspirant l'h: N'est-ce pas une honte?HOQUET, s. m. (fig.) Obstacle, accroc.Je m'intéresserai volontiers à votre requête, mais je crains fort que la chose ne fasse un hoquet, je crains fort qu'il n'y ait un hoquet.«Hoquet» a été pris quelquefois, en français, pour: Heurt, accroc, au sens propre; mais jamais au sens figuré. L'expression genevoise mérite quelque attention.HOQUETON, s. m. Sorte de vêtement d'enfant.HORION, s. m. Coup rudement déchargé sur la tête ou sur les épaules.Recevoir un n-horion; appliquer des z-horions.«Horion» est français; mais l'hest aspiré.HORLOGER, v. a. Ennuyer, fatiguer, importuner, sermonner, talonner.Le bourgeois ne décesse de nous horloger.HORMIS QUE, conj. À moins que, si ce n'est que.Hormis que ce soit mon frère, ne laissez entrer personne. Le bal a été peu amusant, hormis qu'on a eu un bon souper.Cette conjonction appartient au vieux français.HORS DE, prép.Donnons-nous rendez-vous hors de ville?—Oui, on s'attendra hors de porte.Expressions consacréeschez nous, et qui sont un reste du vieux français. On doit dire: Hors de la ville; hors de la porte.HÔTEL, s. m. Malgré l'accent circonflexe, l'ôde ce mot doit être prononcé aussi légèrement que dans les motsolive, orange, origine. Ceux qui disent:Une belle hôtel, ajoutent une seconde faute à la précédente.HOU! Exclamation de blâme ou de mépris.Hou! le vilain; hou! le porc, qui ramasse les coraillons et qui les mange. Hou! le laid, qui fait enrager sa petite sœur.Terme méridional, etc.HOURIOU, s. m. Petit enfant. VoyezOURIOU.HOUZET, HOUZET! Cri dont on se sert pour éloigner un chien, ou pour le chasser.HUCHER (SE), v. pron. Se percher, jucher.Où donc vas-tu te hucher?Dans le Limousin et à Lyon,hucher, v. neutre, se dit des poules, et signifie: «Percher,» v. neutre.HOUILLASSON, s. m. Colporteur d'huile, petit marchand d'huile.† HUILE. Ce mot est féminin; mais dans le langage populaire nous disons:Du bon huile; de l'huile d'olife fin, etc. Cette faute existe en patois; elle existe dans le canton de Vaud, en Franche-Comté et dans tout le midi de la France. Au commencement du dix-septième siècle, le genre de ce mot n'était pas encore fixé.HUILE, s. f.Il tirerait de l'huile des pierres.Se dit d'un intrigant actif, d'un homme hardi et entreprenant, à qui tout semble réussir. On dit en France: Il tirerait de l'huile d'un mur.HUILE DE COUDE, s. fém. Dans le langage badin des domestiques et des maîtresses, l'huile de coude, c'est le frottage, c'est-à-dire: Le travail de la servante qui frotte.Ces meubles, Madame, ne veulent pas devenir brillants.—C'est que, ma mie, tu y as sans doute économisé l'huilede coude; c'est-à-dire: Tu as trop ménagé ton bras et tes forces.HUILE DE RUSSIN, s. f. Huile de ricin.HUITANTE, nom de nombre. Quatre-vingts. Aucun dictionnaire usuel n'a recueilli ce terme, qui est fort commode et fort usité en Suisse, en Savoie, en Franche-Comté et dans le Midi.HURLUBRELU, s. m. Hurluberlu, étourdi, écervelé. On dit à Paris:Un hustuberlu; en Lorraine,un huberlu.HUSSIER, s. m. Huissier.Hussierappartient au vieux français et au français populaire. Dans le dialecte de Valenciennes on dit:Un lussier.HUTINS ou HUTAINS, s. m. pl. Guirlandes de vigne. Ce terme, qui n'est guère connu que dans le midi de la France, en Savoie et chez nous, a été pourtant recueilli par Boiste et par MrBescherelle. Dans le Dauphiné on dit:Autin. LeComplémentdu dictionnaire de l'Académie définit le mot de «Hautain» par: «Vigne entrelacée à un arbre.»
HABILLÉ, ÉE. Participe. Nous disons d'une personne stupide, d'une personne dépourvue de tout bon sens:C'est une bête habillée.
HABILLÉ EN.Habillé en noir, habillé en blanc.Dites: HabilléDEnoir, habilléDEblanc.
HABITUÉ, ÉE, adj.Place habituée; jeu habitué; lecture habituée; promenade habituée.Dites: Place habituelle, jeu habituel, promenade habituelle, lecture habituelle. [Boiste.]
HABITUER, v. a.J'ai habitué cet appartement, et j'y reste. Les bonnes d'enfants ont habitué la promenade de la Treille. J'aime mon cercle, je n'y rencontre que des personnes que j'ai habituées.Toutes ces phrases sont autant de barbarismes.
† HABRE-SAC, s. m. Havre-sac. R. all.Haber, avoine.
† HACHIS, s. m. L'hde ce mot doit s'aspirer; mais dans le langage populaire on prononcel'hâchis. On prononce aussil'hareng, les-z-haricots, les-z-harnais, les-z-hasards, l'hai-ye(la haie),l'hibou, l'hangar, j'haïs(je hais),c'est-t-hideux, c'est-t-honteux, etc., etc.
HACHON, s. m. Hache, petite hache.L'hachon lui échappa des mains. Hachonappartient au vieux français, et au patois du canton de Vaud. On dit à Bordeaux:Hachot.
HAMEÇON, s. m. L'hde ce mot n'est point aspiré. On dit: Prendre l'hameçon, mordre à l'hameçon. C'est donc par inadvertance, sans doute, que MM. Ch.NodieretAckermann, dans leurVocabulaire français[1836], disent qu'il faut prononcerle hameçon, en aspirant l'h.
HANCHOIS, s. m. (haspiré.)Une salade de hanchois.Écrivez sansh, «anchois,» et n'aspirez pas l'a.
HARENG, s. m. (fig.) Banc de sable, banc de gravier, îlot.Les harengs de l'Arve. Tirer du sable de l'hareng.(sic.)L'Arve a tellement grossi pendant ces trois jours, qu'elle a emporté l'hareng.«Nous voyons souvent dans le lit d'une rivière, une grande pierre retarder la vitesse des eaux, et occasionner un amas de sable et de gravier: de là naissent desHARENGSqui, etc.» [De Saussure,Voyage dans les Alpes, t. Ier, p. 245.]
† HASARD, s. m. Terme d'encan.Miser un n-hasard.
HASARD DU POT (LE).Viens manger ma soupe quand tu voudras; c'est au hasard du pot.On dit en France: La fortune du pot.
HAUT (LE).Les gens du haut, les dames du haut, les bals du haut, etc. Se frotter contre les gens du haut; imiter, singer les gens du haut.Ces expressions, d'un usage universel à Genève, ont besoin d'être expliquées aux étrangers. Notre ville, étant bâtie sur un coteau, se trouve naturellement divisée enhauteetbasseville. Or, comme les familles aisées demeurent, pour la plupart, dans les quartiers duhaut, on appellegens du haut, les riches de ces quartiers, en tant du moins que leurs familles sont anciennes. Avec cette courte explication on comprendra sans peine ce passage desConfessionsdeJ.-J. Rousseau[liv. Ier]: «Il était, lui (Bernard, le cousin de Jean-Jacques), il était, lui, un garçon duhaut; moi, chétif apprenti, je n'étais plus qu'un enfant de Saint-Gervais.»
HAUT, HAUTE, adj. Nous disons proverbialement d'un homme orgueilleux et fier:Il est haut comme le temps, c'est-à-dire: Il est excessivement fier et hautain. Expression languedocienne, etc.
HAUT-BANC, s. m. Sorte d'échoppe.
HAUT-DE-CORPS (UN).Son cheval ne cessait de faire des hauts-de-corps.Dites: Des hauts-le-corps.
HAUT GOÛT, s. m. Nous disons d'une sauce salée, poivrée, épicée:Cette sauce a un haut goût. L'Académie dit: «Cette sauceEST DEhaut goût.»
HEM! Sorte d'exclamation.Le jeu de hem!s'appelle en français: Le jeu des quatre coins.Faire à hem! Jouer à hem!
HÉMORRHAGIE, s. f. Ce mot signifie: Perte considérable de sang. Ceux qui disent:Une hémorrhagie de sang, s'expriment très-mal.
HERBE À COCHONS, s. f. Renouée des oiseaux.
HERBE À ÉCURER, s. f. Prêle ou asprêle.
HERBE AUX POIS, s. f. Sarriette, savorée.
HERBE DES RAMONEURS, s. f. Orge sauvage.
HERBETTES, s. f. pl. Fines herbes pour le potage et pour la salade.La saison des herbettes. Cueillir des herbettes.Terme suisse-roman et languedocien. A Paris on appelle «Fourniture» les petites herbes destinées à la salade.
HERBOLAINES ou HERBOLAN-NES, s. f. pl. Herbes officinales.Ramasser des herbolaines; sécher des herbolaines.Herbolan-nesest la prononciation patoise de notre canton, du canton de Vaud et de la Savoie.
HERCE, s. m. Martin-pêcheur, alcyon.
HEURE, s. f.À bonne heure, est une locution qui a vieilli. On dit aujourd'hui: De bonne heure. Viens de bonne heure; viens de meilleure heure; viens de très-bonne heure. Expressions qu'il faut substituer aux trois suivantes:Viens à bonne heure; viens plus de bonne heure; viens très de bonne heure.
HEURE ET QUART.Il est une heure et quart; il est midi et quart, etc. Dites: Il est une heureET UNquart; il est midiET UNquart.
HEURES INDUES, s. f. pl. Nous disons:Rentrer à des heures indues. L'Académie dit: Rentrer à heure indue.
HEURE SÈCHE (L').Faire l'heure sèche, signifie: Manger, vers dix heures du matin, un morceau de pain et de fromage, ou un peu de viande froide, ou chose semblable.
† HIER À SOIR. Hier au soir.
† HIRESSON, s. m.L'hiresson se mit tout en boule.Terme vieux français. Dites: Le hérisson.
HOMMASSE, s. f.Une hommasseest une femme dont la corpulence et les manières tiennent de celles de l'homme. Selon tous les dictionnaires,hommasseest un adjectif. «Une taille hommasse, un visage hommasse.» [Acad.]
† HONTES (DES).N'est-ce pas des z-hontes de rentrer si tard? N'est-ce pas des z-hontes de battre ainsi un enfant?Dites au singulier, et en aspirant l'h: N'est-ce pas une honte?
HOQUET, s. m. (fig.) Obstacle, accroc.Je m'intéresserai volontiers à votre requête, mais je crains fort que la chose ne fasse un hoquet, je crains fort qu'il n'y ait un hoquet.«Hoquet» a été pris quelquefois, en français, pour: Heurt, accroc, au sens propre; mais jamais au sens figuré. L'expression genevoise mérite quelque attention.
HOQUETON, s. m. Sorte de vêtement d'enfant.
HORION, s. m. Coup rudement déchargé sur la tête ou sur les épaules.Recevoir un n-horion; appliquer des z-horions.«Horion» est français; mais l'hest aspiré.
HORLOGER, v. a. Ennuyer, fatiguer, importuner, sermonner, talonner.Le bourgeois ne décesse de nous horloger.
HORMIS QUE, conj. À moins que, si ce n'est que.Hormis que ce soit mon frère, ne laissez entrer personne. Le bal a été peu amusant, hormis qu'on a eu un bon souper.Cette conjonction appartient au vieux français.
HORS DE, prép.Donnons-nous rendez-vous hors de ville?—Oui, on s'attendra hors de porte.Expressions consacréeschez nous, et qui sont un reste du vieux français. On doit dire: Hors de la ville; hors de la porte.
HÔTEL, s. m. Malgré l'accent circonflexe, l'ôde ce mot doit être prononcé aussi légèrement que dans les motsolive, orange, origine. Ceux qui disent:Une belle hôtel, ajoutent une seconde faute à la précédente.
HOU! Exclamation de blâme ou de mépris.Hou! le vilain; hou! le porc, qui ramasse les coraillons et qui les mange. Hou! le laid, qui fait enrager sa petite sœur.Terme méridional, etc.
HOURIOU, s. m. Petit enfant. VoyezOURIOU.
HOUZET, HOUZET! Cri dont on se sert pour éloigner un chien, ou pour le chasser.
HUCHER (SE), v. pron. Se percher, jucher.Où donc vas-tu te hucher?Dans le Limousin et à Lyon,hucher, v. neutre, se dit des poules, et signifie: «Percher,» v. neutre.
HOUILLASSON, s. m. Colporteur d'huile, petit marchand d'huile.
† HUILE. Ce mot est féminin; mais dans le langage populaire nous disons:Du bon huile; de l'huile d'olife fin, etc. Cette faute existe en patois; elle existe dans le canton de Vaud, en Franche-Comté et dans tout le midi de la France. Au commencement du dix-septième siècle, le genre de ce mot n'était pas encore fixé.
HUILE, s. f.Il tirerait de l'huile des pierres.Se dit d'un intrigant actif, d'un homme hardi et entreprenant, à qui tout semble réussir. On dit en France: Il tirerait de l'huile d'un mur.
HUILE DE COUDE, s. fém. Dans le langage badin des domestiques et des maîtresses, l'huile de coude, c'est le frottage, c'est-à-dire: Le travail de la servante qui frotte.Ces meubles, Madame, ne veulent pas devenir brillants.—C'est que, ma mie, tu y as sans doute économisé l'huilede coude; c'est-à-dire: Tu as trop ménagé ton bras et tes forces.
HUILE DE RUSSIN, s. f. Huile de ricin.
HUITANTE, nom de nombre. Quatre-vingts. Aucun dictionnaire usuel n'a recueilli ce terme, qui est fort commode et fort usité en Suisse, en Savoie, en Franche-Comté et dans le Midi.
HURLUBRELU, s. m. Hurluberlu, étourdi, écervelé. On dit à Paris:Un hustuberlu; en Lorraine,un huberlu.
HUSSIER, s. m. Huissier.Hussierappartient au vieux français et au français populaire. Dans le dialecte de Valenciennes on dit:Un lussier.
HUTINS ou HUTAINS, s. m. pl. Guirlandes de vigne. Ce terme, qui n'est guère connu que dans le midi de la France, en Savoie et chez nous, a été pourtant recueilli par Boiste et par MrBescherelle. Dans le Dauphiné on dit:Autin. LeComplémentdu dictionnaire de l'Académie définit le mot de «Hautain» par: «Vigne entrelacée à un arbre.»
FIN DU TOME PREMIER.
[1]On a suivi et mis à contribution, pour la rédaction de cette Notice, l'article nécrologique publié par Mrle professeur L. Vaucher, dans leJournal de Genève, numéros du 11 et du 12 octobre 1851.
[1]On a suivi et mis à contribution, pour la rédaction de cette Notice, l'article nécrologique publié par Mrle professeur L. Vaucher, dans leJournal de Genève, numéros du 11 et du 12 octobre 1851.