FIN.

Lors le Cappitaine s'approcha dudit Brûlé, le deslia, & le mena en sa maison, où il luy cura & medicamenta ses playes, cela faict, il ne se faisoit plus de danses, & festins, ou resjouyssances, que ledict Brûlé ne fust appellé, & après avoir140/628esté quelque temps avec ces Sauvages, il print resolution de se retirer en nos quartiers vers nostre habitation.

Et prenans congé d'eux, il leur promist de les mettre d'accord avec les François, & leurs ennemis, & leur faire jurer amitié les uns envers les autres, & qu'à ceste fin il retourneroit vers eux le plustost qu'il pourroit, & luy partant d'avec eux ils le conduirent jusques à quatre journées de leur village, & de là s'en vint en la contrée & village des Atinouaentans201, où j'avois des-ja esté, & là demeura ledit Brûlé quelque temps, puis reprenant chemin vers nous, il passa par la Mer douce, & navigea sur les costes d'icelle quelques dix journées du costé du Nort, où aussi j'avois passe allant à la guerre, & eust ledict Brûlé passe plus outre pour découvrir les terres de ces lieux comme je luy avois donné charge, n'eust esté qu'un bruict de leur guerre qui se preparoit entr'eux, reservant ce desseing à une autre fois, ce qu'il me promist de continuer, & effectuer dans peu de temps, avec la grâce de Dieu, & de m'y conduire pour en avoir plus ample & particulière cognoissance: Et après qu'il m'en eust faict le récit, je luy donnay esperance que l'on recognoistroit ses services, & l'encouragay de continuer ceste bonne volonté jusques à nostre retour, où nous aurions moyen de plus en plus à faire chose dont il recevroit du contentement. Voila en fin tout le discours & récit de son voyage, depuis qu'il partit d'avec moy202pour aller ausdites141/629descouvertures, ce qui me donna du contentement, sur l'esperance de mieux parvenir par ce moyen à la continuation & advancement d'icelle.

Note 201:(retour)Cette orthographe montre que l'auteur, dans la première partie de cette relation, n'avait pas écritAtigouautans, maisAtignoantans.

Note 201:(retour)

Cette orthographe montre que l'auteur, dans la première partie de cette relation, n'avait pas écritAtigouautans, maisAtignoantans.

Note 202:(retour)Il était parti, pour son ambassade, le 8 septembre 1615.

Note 202:(retour)

Il était parti, pour son ambassade, le 8 septembre 1615.

Et à cet effect print congé de moy pour s'en retourner avec les peuples Sauvages, dont il avoit cognoissance & affinité par luy acquise en ses voyages & descouvertures, le priant de les continuer jusques à l'année prochaine que je retournerois avec bon nombre d'hommes, tant pour le recognoistre de ses labeurs, que pour assister les sauvages, ses amis, en leurs guerres, comme par le passé.

Et reprenant le fil de mon discours premier, faut noter qu'en mes derniers & précédents voyages & descouvertures, j'avois passé par plusieurs & diverses nations203de Sauvages non cogneus aux François, ny à ceux de nostre habitation, avec lesquels j'avois fait alliance, & juré amitié avec eux, à la charge qu'ils viendroient faire traicte avec nous, & que je les assisterois en leurs guerres: car il faut croire qu'il n'y a une seulle nation qui vive en paix, que la nation neutre, & suivant leur promesse vindrent de plusieurs nations de peuples Sauvages nouvellement descouvertes les uns pour traicte de leur pelletrie, les autres pour voir les François, & expérimenter quel traictement & réception on leur feroit, ce que voyant encouragea tout le monde, tant les François à leur faire bonne chère, & réception, les honorant de quelques gratifications & presents, que les facteurs des marchands leur donnèrent pour les contenter, qui fut à leur contentement, comme aussi142/630d'autre-part tous lesdits Sauvages promirent à tous les François de venir, & vivre à l'advenir en amitié les uns & les autres, avec protestation chacun de se comporter avec une telle affection envers nous autres, qu'aurions sujet de nous louer d'eux, & au semblable que nous les assistassions de nostre pouvoir en leurs guerres.

Note 203:(retour)Voir ci-dessus, pages 57-60.

Note 203:(retour)

Voir ci-dessus, pages 57-60.

La traicte ainsi faicte & parachevée, & les sauvages partis & congédiez, nous nous retirasmes & partismes des trois rivieres le 14 Juillet audict an, & le lendemain arrivasmes à Québec, lieu de nostre habitation, où les barques furent deschargées des marchandises qui avoient resté de ladicte traite, & mises dedans le magasin des Marchands qu'ils ont audit lieu.

Ce faict, le sieur du Pont s'en retourna à Tadoussac, avec les barques, afin de les faire charger & porter en laditte habitation les vivres, & choses necessaires pour la nourriture & entrenement de ceux qui y devoient hiverner & demeurer, & cepandant que les barques alloient & venoient pour apporter les vivres & autres commoditez necessaires pour l'entretien de ceux qui demeuroient à l'habitation, auquel lieu je me deliberay d'y demeurer pour quelques jours, affin de faire fortifier & reparer les choses necessaires pandant mon sejour.

Et lors de mon partement de laditte habitation, je pris congé des Pères Religieux, du sieur de la Mothe, & de tous autres qui demeuroient en icelle, sur l'esperance que je leur donnay de retourner, Dieu aydant, avec bon nombre de familles pour peupler ce pays. Je m'embarquay le 26 Juillet, & les Pères Pol143/631& Pacifique qui y avoit hiverné trois ans, & l'autre Père un an & demy204afin de faire rapport, tant de ce qu'ils avoient veu audit païs, que de ce qui s'y pouvoit faire: Nous partismes cedict jour de laditte habitation pour venir à Tadoussac faire nostre embarquement pour retourner en France, auquel lieu nous arrivasmes le lendemain, où nous trouvasmes nos vaisseaux prests à faire voile & nostre embarquement faict, nous partismes dudict lieu de Tadoussac pour venir en France le 30 du mois de Juillet 1618 & arrivasmes à Hondefleur le 28e jour d'Aoust, avec vent favorable, & contentement d'un chacun.

Note 204:(retour)Le P. Paul Huet était venu l'année précédente, 1617, et le Frère Pacifique du Plessis en 1615. (Voir ci-dessus, pages 7, 108, 109.)

Note 204:(retour)

Le P. Paul Huet était venu l'année précédente, 1617, et le Frère Pacifique du Plessis en 1615. (Voir ci-dessus, pages 7, 108, 109.)

634

QUÉBEC

Imprimé au Séminaire par GEO.-E. DESBARATS

635

Nous avons cru quelque temps, avec plusieurs auteurs, que l'on avait fait, en 1640, une nouvelle, édition du volume de 1632. Mais, après un examen attentif, nous avons constaté que les éditeurs n'ont fait que rafraîchir le titre, et changer le millésime; partout, le texte est absolument conforme à certains exemplaires de 1632, et nous avons toujours eu soin de faire remarquer, dans nos notes, les principales divergences.

Cette édition est, sans contredit, la plus complète de toutes celles que publia l'auteur. On y trouve en effet, dans laPremière Partie,une reproduction à peu près textuelle des voyages de Champlain publiés jusqu'alors, avec quelques nouvelles réflexions sur les difficultés qui avaient eu lieu entre les diverses compagnies; laSeconde Partierenferme tout ce qui était encore inédit des voyages de découverte et des événements qui se passèrent en Canada depuis 1620, et l'on peut dire que cette seconde moitié du volume de 1632 est unique et indispensable.

636

Le but des diverses publications de Champlain, fut toujours de faire connaître les avantages que la Nouvelle-France pouvait offrir à la mère patrie; mais, dans celle-ci, la pensée de l'auteur semble se dessiner de plus en plus. D'un coté, il était naturel qu'on se demandât, quel si grand intérêt la France pouvait avoir à conserver cette petite colonie lointaine et ces froides régions du Canada. Champlain commence cette édition par énumérer les ressources et les richesses de ces pays encore trop peu connus. Le premier chapitre, joint à quelques observations extraites, en grande partie, de ses divers ouvrages, forma même un petit mémoire, qu'il présenta au roi vers 1630.

D'un autre coté, il était important de bien faire comprendre à la France qu'il y allait de son honneur de ne point laisser si facilement entre les mains des Anglais d'immenses contrées dont elle était à juste titre en possession depuis très-longtemps et par droit de découverte. Champlain jugea qu'une édition plus complète de ses Voyages atteindrait ce but; en remettant sous les yeux du lecteur toute la série des événements accomplis jusque-là: Il commence, par établir que les Français fréquentaient les Terres-Neuves et le Canada longtemps avant que les Anglais y prétendissent quelque chose; puis, à la fin de son volume, craignant que le lecteur ne perde de vue ce point important, il donne encore un«Abrégé des découvertesattribuées tant637aux Anglais qu'aux Français, suivant le rapport des historiens, afin que chacun, dit-il, puisse juger du tout sans passion.»

M. de Puibusque, dans une lettre dont nous avons cité quelques extraits en tête duVoyage de 1603,disait, en parlant de notre auteur: «Ses relations imprimées ont été retouchées par un arrangeur si habile, qu'elles parlent une autre langue que la sienne.» Nous ne savons jusqu'à quel point cette remarque est fondée relativement aux premiers voyages de Champlain; mais elle semble avoir surtout son application dans ce volume de 1632.

On y trouve en effet certains passages, et surtout des notes marginales, qui ne peuvent pas être de la main de l'auteur, Que l'on nous permette de citer quelques exemples.

Page 131 (de cette présente édition), première partie: pour se conformer à l'usage qui commençait à prévaloir, Champlain donne à la pointe de Tous-les-Diables le nom de pointe aux Vaches; que fait le réviseur? Le typographe avait mis dans le textepointe aux roches;la note marginale vient aggraver la faute en substituantpointe aux Rochers.Or, Champlain connaissait trop bien cette pointe pour laisser passer ainsi une double faute.

Page 174, en marge: «Des Prairies remontre aux nôtres le peu d'honneur de combattre avec les sauvages.»

638

Évidemment, celui qui a fait cette note n'a pas compris le sens du texte en regard: Des Prairies représente à ses compagnons qu'il serait honteux de laisser Champlain se battre seul avec les sauvages.

Page 182: le sommaire du chapitre, qui ne se trouve pas dans l'édition 1613, ne peut vraisemblablement avoir été fait par l'auteur; car il ne s'accorde pas avec le texte.

Page 187, On lit en marge:«Les deux sauvages,»etc. Or l'auteur, qui était sur les lieux lors de l'accident, dit dans son texte que c'étaient un français nommé Louis et un sauvage.

Page 253, seconde partie: «Prise de l'auteur par l'Anglais,» au lieu dePrise du sieur de Caen.L'auteur pouvait-il se tromper sur ce fait?

Nous pourrions citer bien d'autres passages de cette nature, que nous avons notés dans l'occasion.

Non-seulement quelqu'un a revu, ou même retouché le récit de Champlain; mais on peut affirmer que ce travail a été fait soit par un jésuite, soit par un ami des religieux de cet ordre.

Il faut remarquer d'abord que cette édition s'imprimait au moment ou les Récollets faisaient d'inutiles efforts pour rentrer dans une mission dont ils étaient les fondateurs; tandis que les Pères Jésuites revenaient seuls, évidemment protégés par la toute-puissance du cardinal de Richelieu.

639

D'un autre, coté, Champlain ne devait pas être ennemi des Récollets, lui qui les avait amenés dans le pays. Du reste, le P. le Clercq nous apprend «qu'il prenait leurs intérêts à coeur, quoiqu'il n'osât paraître, et qu'il fut même le premier à les avertir des véritables intentions de ceux qui, faisant mine de les servir, les traversaient effectivement.»

Maintenant, que le lecteur examine attentivement l'édition de 1632, et il remarquera que l'on retranche à dessein, des éditions précédentes, tout ce qui était en faveur des Récollets, et que l'on y introduit au contraire tout ce qui pouvait servir la cause des Jésuites. Ainsi, toute l'édition de 1619 est reproduite mot pour mot, à la réserve de quelques passages ou il était fait mention des travaux des Récollets. En revanche, on intercale un résumé de la relation du P. Biard sur les missions des Jésuites à l'Acadie, et l'on ajoute à la fin du volume des échantillons des deux principales langues parlées dans le pays, opuscules faits tous deux par des pères jésuites.

Il est donc évident qu'une main étrangère s'est chargée de la révision de l'ouvrage de Champlain. Il paraît également certain que ces changements significatifs introduits dans son oeuvre originale, doivent être attribués au motif de laisser dans l'ombre les Pères Récollets au profit de ceux qu'ils avaient d'abord appelés à leur secours. Or, le caractère franc et loyal de640Champlain ne permet pas de supposer qu'il ait eu recours à de pareils procédés, outre que le témoignage du P. le Clercq, cité plus haut, semble le laver de tout soupçon à cet égard.

On ne peut donc guère s'empêcher de conclure, qu'un correcteur officieux aura fait agréer à l'auteur certaines additions très-bonnes en elles-mêmes, et aura pris sur lui de biffer, sous prétexte de longueur, les passages qui pouvaient nuire à la cause.

1/641

Xainctongeois, Capitaine pour le Roy en la Marinedu Ponant, & toutes les Descouvertesqu'il a faites en ce païs depuis l'an1603 jusques en l'an 1629.

Où Je voit comme ce pays a esté premièrement descouvert par lesFrançois, sous l'authorité de nos Roys tres-Chrestiens, jusques au règnede sa Majesté à present régnante LOUIS XIII.Roy de France & de Navarre.

Avec un traitté des qualitez & conditions requises à un bon & parfaict Navigateur pour cognoistre la diversité des Estimes qui se font en la Navigation. Les Marques & enseignements que la providence de Dieu a mises dans les Mers pour redresser les Mariniers en leur routte, sans lesquelles ils tomberoient en de grands dangers. Et la manière de bien dresser Cartes marines avec leurs Ports, Rades, Isles. Sondes, & autre chose necessaire à la Navigation.

Ensemble une Carte generalle de la description dudit pays faicte en son Méridien selon la déclinaison de la guide Aymant, & un Catéchisme ou Instruction traduicte du François au langage des peuples Sauvages de quelque contrée, avec ce qui s'est passé en ladite Nouvelle France en l'année 1631.

A PARIS.

Chez Louis SEVESTRE Imprimeur-Libraire, rue du Meurier, prés la porte S. Vidior, & en sa Boutique dans la Cour du Palais.

3/643

MONSEIGNEUR

Grand Maistre & Sur-IntendantGénéral du Commerce &Navigation de France.

ONSEIGNEUR,

Ces Relations se presentent à vous; comme, à celuy auquel elles sont principalement deues, tant à cause de l'eminente Puissance que vous avez en l'Eglise, & en l'Estat comme en l'authorité de toute la Navigation, que pour estre informé ponctuellement de la grandeur, la bonté, & la beauté des lieux qu'elles vous rapportent. Partant que ce n'est pas sans grandes4/644& preignantes causes que les Roys Predecesseurs de sa Majesté, & elle, non seulement y ont arboré l'estendart de la Croix, pour y planter la foy comme ils ont fait, ains encores y ont voulu adjouster le nom de la Nouvelle France. Vous y verrez les grands & périlleux Voyages qui y ont esté entreprins, les Descouvertes qui s'en sont ensuivies, l'estendue de ces terres, non moins grandes quatre fois que la France, leur disposition, la facilité de l'asseuré et important Commerce qui s'y peut faire, la grande utilité qui s'en peut retirer, la possession que nos Roys ont prinse d'une bonne partie de ces Pays, la mission qu'ils y ont faite de divers Ordres de Religieux, leur progrès en la conversion de plusieurs Sauvages, celle du défrichement de quelques unes de ces Terres, par lequel vous cognoistrez qu'elles ne cèdent en aucune façon en bonté à celle de la France, et en fin les habitations et forts qui y ont esté construicts sous le nom François. A la conservation desquels, comme en une bonne partie de ces Descouvertes ayant ainsi que j'ay esté assiduement employé depuis trente ans, tant sous l'auctorité de nos Vice-rois, que de celle de vostre Grandeur, c'est Monseigneur, ce qui excusera s'il vous plaist la liberté que je prends de vous offrir ce petit Traitté: en ceste asseurance qu'il ne vous sera point desagréable. Non pour ma consideration propre: Mais bien seulement pour celle du public: qui faict desja retentir vostre nom en toute l'estendue des rivages maritimes5/645de la Terre habitable, par les acclamations des effects qu'il se promet de la continuation de la gloire de vos actions: & que comme vostre Grandeur les a eslevées en terre jusques au dernier degré, par la Paix qu'elle a procurée en ce Royaume, après tant & de si heureuses victoires, aussi ne sera elle moins portée à se faire admirer durant la Paix aux choses qui la concernent. Sur tout au restablissement du Commerce de France: dans les pays plus esloygnez; comme le moyen plus asseuré qu'elle ait pour reflorir de nouveau sous vos heureux auspices. Mais entre ces nations estranges celles de la Nouvelle France vous tendent principalement les mains: se figurans avec toute la France que puisque Dieu vous a constitué d'un costé Prince de l'Eglise, et de l'autre eslevé aux sureminantes dignitez que vous tenez, non seulement vous leur redonnerez la lumière de la foy, laquelle ils respirent continuellement, mais encores releverez et soustiendrez la possession de ceste Nouvelle Terre, par les Peuplades et Colonies qui s'y trouverront necessaires, et qu'en fin Dieu vous ayant choisy expressement entre tous les hommes pour la perfection de ce grand Oeuvre, il sera entièrement accomply par vos mains. C'est le souhait que je faits sans cesse, auquel je joincts encores les offres que je vous presente du reste de mes ans, que je tiendray tres-heureusement et necessairement employez en un si glorieux dessein, si avec6/646tous mes labeurs passez je puis estre encores honoré des commandemens qu'attend de vostre Grandeur,

MONSEIGNEUR,

Vostre très-humble & tres-affectionné serviteur

CHAMPLAIN.

7/647

SUR LE LIVRE DES

Veux tu Voyageur hazardeuxVers Canada tenter fortune?Veux tu sur les flots escumeuxRecevoir l'ordre de Neptune?Bien équipé fay chois soudainD'un temps propice à ton dessain,Et tu verras qu'en son empireLe vent plus violent & fortPressant les flancs de ton navireTe fera tost surgir au port.Que si le Pilote est mal duictAux routes qu'il luy convient suivreIl pourra estre mieux conduictS'il se gouverne par le LivreQu'en sa faveur a fait Champlain,A qui les Grâces ont à plainProdigué tout leur heritage:De qui Pithon a prins le soingD'orner son élégant langage,Afin qu'il t'aide à ton besoing.Va donc Pilote sans frayeurAncrer en la Nouvelle France;Ne crain de Thetis la fureurNy des Autans la violence:Champlain comme s'il estoit fils,Ou de Neptune, ou de Typhys8/648Rendra ta nef si asseurée,Que ny les monstres de la mer,Ny tous les efforts de BoréeNe la pourront faire abysmer.Que si quelqu'un par vanitéEstime avoir cet advantageDe porter quelque DéitéEt ne pouvoir faire naufrage,Reproche luy qu'en ce qu'il croitTu es fondé en meilleur droict,Si la raison trouve en toy place;Car deferant aux bons advisDIEU favorise de sa grâceCeux qui tousjours les ont suivis.PIERRE TRICHETAdvocat Bourdelois.

Veux tu Voyageur hazardeuxVers Canada tenter fortune?Veux tu sur les flots escumeuxRecevoir l'ordre de Neptune?Bien équipé fay chois soudainD'un temps propice à ton dessain,Et tu verras qu'en son empireLe vent plus violent & fortPressant les flancs de ton navireTe fera tost surgir au port.

Veux tu Voyageur hazardeux

Vers Canada tenter fortune?

Veux tu sur les flots escumeux

Recevoir l'ordre de Neptune?

Bien équipé fay chois soudain

D'un temps propice à ton dessain,

Et tu verras qu'en son empire

Le vent plus violent & fort

Pressant les flancs de ton navire

Te fera tost surgir au port.

Que si le Pilote est mal duictAux routes qu'il luy convient suivreIl pourra estre mieux conduictS'il se gouverne par le LivreQu'en sa faveur a fait Champlain,A qui les Grâces ont à plainProdigué tout leur heritage:De qui Pithon a prins le soingD'orner son élégant langage,Afin qu'il t'aide à ton besoing.

Que si le Pilote est mal duict

Aux routes qu'il luy convient suivre

Il pourra estre mieux conduict

S'il se gouverne par le Livre

Qu'en sa faveur a fait Champlain,

A qui les Grâces ont à plain

Prodigué tout leur heritage:

De qui Pithon a prins le soing

D'orner son élégant langage,

Afin qu'il t'aide à ton besoing.

Va donc Pilote sans frayeurAncrer en la Nouvelle France;Ne crain de Thetis la fureurNy des Autans la violence:Champlain comme s'il estoit fils,Ou de Neptune, ou de Typhys8/648Rendra ta nef si asseurée,Que ny les monstres de la mer,Ny tous les efforts de BoréeNe la pourront faire abysmer.

Va donc Pilote sans frayeur

Ancrer en la Nouvelle France;

Ne crain de Thetis la fureur

Ny des Autans la violence:

Champlain comme s'il estoit fils,

Ou de Neptune, ou de Typhys

Rendra ta nef si asseurée,

Que ny les monstres de la mer,

Ny tous les efforts de Borée

Ne la pourront faire abysmer.

Que si quelqu'un par vanitéEstime avoir cet advantageDe porter quelque DéitéEt ne pouvoir faire naufrage,Reproche luy qu'en ce qu'il croitTu es fondé en meilleur droict,Si la raison trouve en toy place;Car deferant aux bons advisDIEU favorise de sa grâceCeux qui tousjours les ont suivis.

Que si quelqu'un par vanité

Estime avoir cet advantage

De porter quelque Déité

Et ne pouvoir faire naufrage,

Reproche luy qu'en ce qu'il croit

Tu es fondé en meilleur droict,

Si la raison trouve en toy place;

Car deferant aux bons advis

DIEU favorise de sa grâce

Ceux qui tousjours les ont suivis.

PIERRE TRICHET

PIERRE TRICHET

Advocat Bourdelois.

Advocat Bourdelois.

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stendue de la Nouvelle France, & la bonté de ses terres. Sur quoy fondé le dessein d'establir des Colonies à la Nouvelle France Occidentale. Fleuves, lacs, estangs, bois, prairies, & Isles de la nouvelle France, sa fertilité, ses peuples.Chap. I. P. 1

Que les Roys & grands Princes doivent estre plus soigneux d'augmenter la cognoissance du vray Dieu, & accroistre sa gloire parmy les peuples barbares, que de multiplier leurs Estats. Voyages des François faits es Terres neufves, depuis l'an 1504.Chap. II. P. 8

Voyage en la Floride sous le règne du Roy Charles IX. par Jean Ribaus. Fit bastir un fort, appellé le Fort de Charles, sur la riviere de May. Albert Capitaine qu'il y laisse, demeure sans vivres, & est tué des soldats. Sont r'amenez en Angleterre par un Anglois. Voyage du Capitaine Laudonniere. Court risque d'estre tué des siens: en fait pendre quatre. Est pressé de famine. Recompense de l'Empereur Charles V à ceux qui firent la descouverte des Indes. François chassez de la riviere de May par les Espagnols. Attaquent Laudonniere. François tuez, & pendus avec des escriteaux.Chap. III. P. 16

Le Roy de France dissimule pour un temps l'injure qu'il receut des Espagnols en la cruauté qu'ils exercèrent envers les François. La vengeance en fut reservée au sieur Chevalier de Gourgues. Son voyage: son arrivée aux costes de la Floride. Est assailly des Espagnols, qu'il défait, & les traitte comme ils avoient fait les François.Chap. IIII. P. 23

Voyage que fit faire le sieur de Roberval. Envoye Alphonse Xainctongeois vers Labrador. Son parlement: son arrivée. Retourne à cause des glaces. Voyages des estrangers au Nort, pour aller aux Indes Occidentales. Voyage du Marquis de la Roche sans fruict. Sa mort. Défaut remarquable en son entreprise.Chap. V.P. 36

Voyage du sieur Chauvin. Son dessein. Remonstrances que luy fait du Pont Gravé. Le Sieur de Mons voyage avec luy. Retour dudit Sieur Chauvin & du Pont en France. Second voyage de Chauvin: son entreprise blasmable.Chap. VI. P. 40

Quatriesme entreprise en la Nouvelle France par le Commandeur de Charte. Le sieur de Pont Gravé eslu pour le voyage de Tadoussac. L'Autheur se met10/650en voyage avec ledit sieur Commandeur. Leur arrivée au Grand sault Sainct Louis. Sa difficulté à le passer. Leur retraite. Mort dudit Commandeur, qui rompt le 6e voyage.Chap. VII. P. 44

Voyage du sieur de Mons. Veut poursuivre le dessein du feu Commandeur de Chaste. Obtient commission du Roy pour aller descouvrir plus avant vers Midy. S'associe avec les marchands de Rouen & de la Rochelle. L'Autheur voyage avec luy. Arrivent au Cap de Héve. Descouvrent plusieurs ports & rivieres. Le sieur de Poitrincourt va avec le sieur de Mons. Plaintes dudit sieur de Mons. Sa commission revoquée.Chap. VIII. P. 48

Description de la Héve. Du port au Mouton. Du port du Cap Nègre. Du Cap & Baye de Sable. De l'isle aux Cormorans. Du Cap Fourchu. De l'isle Longue. De la Baye Saincte Marie. Du port de Saincte Marguerite, & de toutes les choses remarquables qui sont le long de la coste d'Acadie.Chap. I. P. 55

Description du Port Royal, & des particularitez d'iceluy. De l'isle Haute. Du port aux Mines. De la grande baye Françoise. De la riviere sainct Jean, & ce que nous avons remarqué depuis le port aux Mines jusques à icelle. De l'isle appellée par les Sauvages Manthane. De la riviere des Etechemins, & de plusieurs belles isles qui y sont. De l'isle de saincte Croix, & autres choses remarquables d'icelle coste.Chap. II. P. 60

De la coste, peuples, & riviere de Norembeque.Chap. III. P. 68

Descouverture de la riviere de Quinibequy, qui est de la coste des Almouchiquois, jusques au 42. degré de latitude, & des particularitez de ce voyage. A quoy les hommes & les femmes passent le temps durant l'hyver.Chap. IIII. P. 75

Riviere de Choüacoet. Lieux que l'Autheur y recognoist. Cap aux Isles. Canaux de ces peuples faits d'escorce de bouleau. Comme les Sauvages de ce pays là font revenir à eux ceux qui tombent en syncope. Se servent de pierres au lieu de couteaux. Leur chef honorablement receu de nous.Chap. V. P. 83

Continuation des descouvertures de la coste des Almouchiquois, & de ce qu'y avons remarqué de particulier.Chap. VI. P. 90

Continuation des susdites descouvertures jusques au port Fortuné, & quelque vingt lieues par de là.Chap. VII. P. 98

Descouverture depuis le Cap de la Héve, jusques à Canseau, fort particulièrement.Chap. VIII. P. 104

11/651

Voyages du sieur de Poitrincourt en la Nouvelle France, ou il laisse son fils le sieur de Biencourt. Pères Jesuistes qui y sont envoyez, & les progrés qu'ils y firent, y faisans fleurir la Foy Chrestienne.Chap. I. P. 109

Seconde entreprise du sieur de Mons. Conseil que l'Autheur luy donne. Obtient Commission du Roy. Son partement. Bastimens que l'Autheur fait au lieu de Québec. Crieries contre le sieur de Mons.Chap. II, p. 127

Embarquement de l'Autheur pour aller habiter la grande riviere Sainct Laurent. Description du port de Tadoussac. De la riviere de Saguenay. De l'Isle d'Orléans.Chap. III. P. 130

Descouverte de l'isle aux Lievres. De l'isle aux Couldres: & du sault de Montmorency.Chap. IIII. P. 133

Arrivée de l'Autheur à Québec, où il fit ses logemens. Forme de vivre des Sauvages de ce pays là.Chap. V. P. 136

Semences de vignes plantées à Québec par l'Autheur. Sa charité envers les pauvres Sauvages. Chap.VI. P. 141

Partement de Québec jusques à l'Isle Sainct Eloy, & de la rencontre que j'y fis des Sauvages Algomequins & Ochataiguins.Chap. VII. P. 145

Retour à Québec, & depuis continuation avec les Sauvages jusques au Sault de la riviere des Hiroquois.Chap. VIII. P. 149

Partement du sault de la riviere des Hiroquois. Description d'un grand lac. De la rencontre des ennemis que nous fismes audit lac, & de la façon & conduite qu'ils usent en allant attaquer les Hiroquois.Chap. IX. P. 155

Retour de la rencontre, & ce qui se passa par le chemin.Chap, X. P. 167

Deffaite des Hiroquois prés de l'emboucheure de ladite riviere des Hiroquois.Chap. XI. P. 170

Description de la pesche des Baleines en la Nouvelle France,Ch. XII. P. 179

Partement de l'Autheur de Québec: du Mont Royal, & ses Rochers. Isles où se trouve la terre à potier. Isle de faincte Hélène.Chap. XIII. P. 182

Deux cents Sauvages ramènent le François qu'on leur avoit baillé, & remmenèrent leur Sauvage qui estoit retourné de France. Plusieurs discours de part & d'autre.Chap. XIIII. P. 188

12/652

Partement de France: & ce qui se passa jusques à nostre arrivée au Sault sainct Louys.Chap. I. P. 198

Continuation. Arrivée vers Tessouat, & le bon accueil qu'il me fit. Façon de leurs cimetières. Les Sauvages me promirent quatre canaux pour continuer mon chemin. Tost après me les refusent. Harangue des Sauvages pour me dissuader mon entreprise, me remonstrans les difficultez. Response à ces difficultez. Tessouat argue mon conducteur de mensonge, & n'avoir esté où il disoit. Il leur maintient son dire véritable. Je les presse de me donner des canaux. Plusieurs refus. Mon conducteur convaincu de mensonge, & sa confession.Chap. II. P. 211

Nostre retour au Sault. Fausse alarme. Cérémonie du sault de la Chaudière. Confession de nostre menteur devant un chacun. Nostre retour en France.Chap. III. P. 224

L'Autheur va trouver le sieur de Mons, qui luy commet la charge d'entrer en la societé. Ce qu'il remonstre à Monsieur le Comte de Soissons. Commission qu'il luy donne. L'Autheur s'addresse à Monsieur le Prince, qui le prend en sa protection.Chap. IIII. P. 229

Embarquement de l'Autheur pour aller en la Nouvelle France. Nouvelles descouvertures en l'an 1615.Chap. V. P. 241

Nostre arrivée à Cahiagué. Description de la beauté du pays: naturel des Sauvages qui y habitent, & les incommoditez que nous receusmes.Chap. VI. P. 253

Comme les Sauvages traversent les glaces. Des peuples du petum. Leur forme de vivre. Peuples appellez la nation neutre.Chap. VII. P. 272

Changement de Viceroy de feu Monsieur le Mareschal de Thémines, qui obtient la charge de Lieutenant général du Roy en la Nouvelle France, de la Royne Régente. Articles du sieur de Mons à la Compagnie. Troubles qu'eut l'Autheur par tes envieux.Chap. VIII. P. 310

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Voyage de l'Autheur en la Nouvelle France avec sa famille. Son arrivée à Québec. Prend possession du Pays, au nom de Monsieur de Montmorency.Chap. I. P. 1

Arrivée des Capitaines du May & Guers en la Nouvelle France. Rencontre d'un vaisseau Rochelois qui se sauva. Lettres de France apportées au sieur de Champlain.Chap. II. P. 8

Arrivée du sieur du Pont à la Nouvelle France. Le sieur de May mis au Fort. Arrivée des Commis du sieur du Pont à Québec, & ce qui se passa sur ce qu'ils pretendoient.Chap. III. P. 16

Arrivée du sieur du Pont à Québec & du Canau d'Halard, & du sieur de Caen qui apporte plusieurs despesches. Envoy du père George à Tadoussac. Dessein du sieur de Caen. Embarquement de l'Autheur pour aller à Tadoussac. Différents entr'eux. Sur l'arrest de sa Majesté. Magazin de Québec achevé par l'Autheur. Armes pour le fort de Québec.Chap. IV. P. 21

L'Autheur faist travailler au fort de Québec. Voye asseurée qu'il prépare aux Entrepreneurs des descouvertures. Est expédient d'attirer quelques sauvages. Arrivée du sieur Santin commis du sieur Dolu. Réunion des deux societés.Chap. V. P. 36

L'Autheur s'est acquis une parfaite cognoissance aux decouvertes. Advis qu'il a souvent donnez à Messieurs du Conseil. Des commoditez qui reviendroient de ces decouvertures. Paix que ces sauvages traittent avec les Yroquois. Forme de faire la paix entr'eux.Chap. VI. P. 44

Arrivée du sieur du Pont & de la Ralde avec vivres. L'Autheur leur raconte la paix faicte entre les sauvages. Lettre du Roy à l'Autheur. Arrivée du sieur de la Ralde à Tadoussac. Ce qui se passa le reste de l'année 1622. & aux premiers mois de 1623.Chap. VII. P. 49

Arrivée de l'Autheur devant la riviere des Yroquois. Advis du Pilote Doublet au sieur de Caen, de quelques Basques retirez en l'Isle S. Jean. Plaintes des Sauvages accordées. Le meurtrier est pardonné. Cérémonies observées en recevant le pardon du Roy de France. Accord entre ces nations sauvages & les François. Retour du sieur du Pont en France. L'Autheur fait faire de Nouveaux édifices.Chap. VIII. P. 6l

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Monsieur le duc de Ventadour Viceroy en la Nouvelle France, continue la Lieutenance au sieur de Champlain. Commission qu'il luy fait expédier. Retour du sieur de Caen de la Nouvelle France. Trouble qu'il eut avec les anciens associez.Chap. I. P. 87

Description de l'Isle de terre Neufve. Isles aux Oyseaux, Ramées, S. Jean, Enticosty, & de Gaspey, Bonaventure, Miscou, Baye de Chaleu, avec celle qui environne le Golfe S. Laurent, avec les Costes, depuis Gaspey, jusques à Tadoussac, & de là à Québec, sur le grand fleuve S. Laurent.Chap. II. P. 98

Les François sont sollicitez de faire la guerre aux Yroquois. L'Autheur envoye son beau frère aux trois rivieres.Chap. III. P. 133

Mort, & assassinat de Pierre Magnan, François, du chef des Sauvages appellé Reconcilié, & d'autres deux Sauvages. Retour d'Emery de Caen & du P. l'Allemand à Québec. Necessitez en la Nouvelle France.Chap. IV. P. 142

Guerre déclarée par les Yroquois. Assemblée des sauvages. Assassinat de deux hommes appartenans aux François. Recherche de l'Autheur de ce crime. Le meurtrier amené, ce que les Sauvages offrent pour estre alliez avec les François. L'Autheur veut venger ce meurtre.Chap. V. P. 149

Défauts observez par l'Autheur au voyage du sieur de Roquemont. Sa prevoyance. Sa resolution contre tout evenement. Le Sauvage Erouachy arrive à Québec. Le récit qu'il nous fit de la punition Divine sur le meurtrier. Erouachy conseille de faire la guerre aux Yrocois.Chap. VI. P. 184

Rapport du combat faict entre les François & les Anglois. Des François emmenez prisonniers à Gaspey. Retour de nos gens de guerre. Continuation de la disette des vivres. Chomina fidelle amy des François promet les advertir de toutes les menées des Sauvages. Comme l'Autheur l'entretient.Chap. I. P. 207

Arrivée de Desdames de Gaspey. Un Capitaine Canadien offre toute courtoisie au sieur du Pont. Quelques discours qu'eut l'Autheur avec luy, & ce que firent les Anglois.Chap. II. P. 222

Le sieur de Champlain, ayant eu advis de l'arrivée des Anglois, donne ordre de n'estre surpris, se resould à composer avec eux. Lettre qu'un Gentil-homme Anglois luy apporte, & sa response. Articles de leur composition. Infidelles<16/655François prennent des commoditez de l'habitation. Anglois s'emparent de Québec.Chap. III. P. 237

Combat des François avec les Anglois. On fait parler l'Autheur au sieur Emery. Voyage des François pour secourir Québec. Le beau frère de l'Autheur luy compte son voyage. Emery taschoit de se retirer.Chap. IV. P. 251

Voyages de Quer Général Anglois à Québec. Ce qu'il dit au sieur de Champlain. Mauvais dessein de Marsolet. Response de l'Autheur au Général Quer. Le Général refuse à l'Autheur d'emmener en France deux filles Sauvagesses par luy instruites en la Foy.Chap. V. P. 268

Le Général Quer demande à l'Autheur certificat des armes & munitions du fort & de l'habitation de Québec. Mort mal heureuse de Jacques Michel. Plainte contre le Général Quer.Chap. VI. P. 282

Partement des Anglois au port de Tadoussac, Général Quer craint l'arrivée du sieur de Rasilly. Arrivée en Angleterre. L'Autheur y va treuver monsieur l'Ambassadeur de France. Le Roy & le conseil d'Angleterre promettent rendre Québec. Arrivée de l'Autheur à Dieppe. Voyage du Capitaine Daniel. Lettre du Reverend père l'Allemand de la compagnie de Jesus. Arrivée de l'Autheur à Paris.Chap. VII. P. 292

Relation du Voyage fait par le Capitaine Daniel de Dieppe, en la Nouvelle France, la presente année 1629.P. 299

Abrege des descouvertures de la Nouvelle France, tant de ce que nous avons descouvert comme aussi les Anglois, depuis les Virgines jusqu'àu Freton Davis & de ce qu'eux & nous pouvons prétendre, suivant le rapport des Historiens qui en ont descrit, que je rapporte cy dessous, qui feront juger à un chacun du tout sans passion.P. 322.

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