AVANT-PROPOS

10AVANT-PROPOS

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Pour bien comprenner le HistoireDe ce qu'on appelle les rois,Il faut fixer dans son mémoireCertains points au nombre de trois,Savoir: tout d'abord la première;Ensouite la numero deux;Puis, enfin, vienné le dernièreQui n'est pas la moindre d'entr'eux.La roi, qu'il soit mâle ou femelle,Est oun être qui vient d'En Haut,Et, par conséquent, tout en elleDoit être trouvé bonne et beau.C'est la premier point. La deuxième,Venant ensouite du premier,C'est que, pour oun roi vilain même,Chacun doit être coutumierD'aller se jeter dans le braisePour y rester tant qu'il est cuit,Et se considérer fort aiseDe s'être fait griller pour lui.La troisième est beaucoup curieuse:C'est que la roi «can do no wrong»,Que ce soit dans le guerre affreuseOu la simple jeu dePing-Pong.Bien! En mettant dans votre têteCes trois points dextrement trouvés,Vous ne jugerez rien de bêteDans les faits qui sont relevés,Sur la trône de AngleterreOn vit si tant de grandes roisQu'on ne savé plus comment fairePour le dire assez bien des fois.Depouis la tout premier d'entr'ellesJousqu'à notre saige Edouard Sept,Tous nos monarques sontaient bellesEt beaucoup grands, comme l'on sait.Dans les autres pays du mondeOh! l'on vit bien, de temps en temps,Certains rois de savoir profondeOu possédant d'autres talents.Mais ce n'était point le coutumeEt, je le dis en vérité,Trop souvent la royal costumeCachait le médiocrité.Bien, chez nous c'été différente;De rois savants et pleins d'honneurNous avons eu souite charmanteEt tout ce qui fut la meilleur.Quant aux monarques féminines,C'était aussi pareil toujiours,Et de plus vertueuses minesJamais vit-on meilleur concours.Je ne dis pas que rois et reinesN'eurent jamais de manquements,Ni que souvent par grandes hainesIls n'ont pas fait souffrir leurs gens.D'aucuns ont commis des sottises,Volé les biens de leurs voisins,Pillé les trésors des églisesEt dans la sang trempé leurs mains.Quelques-uns ont battu leurs mères,Assassiné frères et sœurs;Mais, à part ces petits misères,Oh! c'était d'excellentes cœurs.Je veux vous en donner les preuvesPar cette histoire en raccourciQue, dans ces vers tout à fait neuves,Je vais vous présenter ici.

Pour bien comprenner le HistoireDe ce qu'on appelle les rois,Il faut fixer dans son mémoireCertains points au nombre de trois,Savoir: tout d'abord la première;Ensouite la numero deux;Puis, enfin, vienné le dernièreQui n'est pas la moindre d'entr'eux.La roi, qu'il soit mâle ou femelle,Est oun être qui vient d'En Haut,Et, par conséquent, tout en elleDoit être trouvé bonne et beau.C'est la premier point. La deuxième,Venant ensouite du premier,C'est que, pour oun roi vilain même,Chacun doit être coutumierD'aller se jeter dans le braisePour y rester tant qu'il est cuit,Et se considérer fort aiseDe s'être fait griller pour lui.La troisième est beaucoup curieuse:C'est que la roi «can do no wrong»,Que ce soit dans le guerre affreuseOu la simple jeu dePing-Pong.Bien! En mettant dans votre têteCes trois points dextrement trouvés,Vous ne jugerez rien de bêteDans les faits qui sont relevés,Sur la trône de AngleterreOn vit si tant de grandes roisQu'on ne savé plus comment fairePour le dire assez bien des fois.Depouis la tout premier d'entr'ellesJousqu'à notre saige Edouard Sept,Tous nos monarques sontaient bellesEt beaucoup grands, comme l'on sait.Dans les autres pays du mondeOh! l'on vit bien, de temps en temps,Certains rois de savoir profondeOu possédant d'autres talents.Mais ce n'était point le coutumeEt, je le dis en vérité,Trop souvent la royal costumeCachait le médiocrité.Bien, chez nous c'été différente;De rois savants et pleins d'honneurNous avons eu souite charmanteEt tout ce qui fut la meilleur.Quant aux monarques féminines,C'était aussi pareil toujiours,Et de plus vertueuses minesJamais vit-on meilleur concours.Je ne dis pas que rois et reinesN'eurent jamais de manquements,Ni que souvent par grandes hainesIls n'ont pas fait souffrir leurs gens.D'aucuns ont commis des sottises,Volé les biens de leurs voisins,Pillé les trésors des églisesEt dans la sang trempé leurs mains.Quelques-uns ont battu leurs mères,Assassiné frères et sœurs;Mais, à part ces petits misères,Oh! c'était d'excellentes cœurs.Je veux vous en donner les preuvesPar cette histoire en raccourciQue, dans ces vers tout à fait neuves,Je vais vous présenter ici.

Pour bien comprenner le Histoire

De ce qu'on appelle les rois,

Il faut fixer dans son mémoire

Certains points au nombre de trois,

Savoir: tout d'abord la première;

Ensouite la numero deux;

Puis, enfin, vienné le dernière

Qui n'est pas la moindre d'entr'eux.

La roi, qu'il soit mâle ou femelle,

Est oun être qui vient d'En Haut,

Et, par conséquent, tout en elle

Doit être trouvé bonne et beau.

C'est la premier point. La deuxième,

Venant ensouite du premier,

C'est que, pour oun roi vilain même,

Chacun doit être coutumier

D'aller se jeter dans le braise

Pour y rester tant qu'il est cuit,

Et se considérer fort aise

De s'être fait griller pour lui.

La troisième est beaucoup curieuse:

C'est que la roi «can do no wrong»,

Que ce soit dans le guerre affreuse

Ou la simple jeu dePing-Pong.

Bien! En mettant dans votre tête

Ces trois points dextrement trouvés,

Vous ne jugerez rien de bête

Dans les faits qui sont relevés,

Sur la trône de Angleterre

On vit si tant de grandes rois

Qu'on ne savé plus comment faire

Pour le dire assez bien des fois.

Depouis la tout premier d'entr'elles

Jousqu'à notre saige Edouard Sept,

Tous nos monarques sontaient belles

Et beaucoup grands, comme l'on sait.

Dans les autres pays du monde

Oh! l'on vit bien, de temps en temps,

Certains rois de savoir profonde

Ou possédant d'autres talents.

Mais ce n'était point le coutume

Et, je le dis en vérité,

Trop souvent la royal costume

Cachait le médiocrité.

Bien, chez nous c'été différente;

De rois savants et pleins d'honneur

Nous avons eu souite charmante

Et tout ce qui fut la meilleur.

Quant aux monarques féminines,

C'était aussi pareil toujiours,

Et de plus vertueuses mines

Jamais vit-on meilleur concours.

Je ne dis pas que rois et reines

N'eurent jamais de manquements,

Ni que souvent par grandes haines

Ils n'ont pas fait souffrir leurs gens.

D'aucuns ont commis des sottises,

Volé les biens de leurs voisins,

Pillé les trésors des églises

Et dans la sang trempé leurs mains.

Quelques-uns ont battu leurs mères,

Assassiné frères et sœurs;

Mais, à part ces petits misères,

Oh! c'était d'excellentes cœurs.

Je veux vous en donner les preuves

Par cette histoire en raccourci

Que, dans ces vers tout à fait neuves,

Je vais vous présenter ici.

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