CHARLES I(1625-1649)
La fils de Jacques la Première,Bien! il fut Charles la Premier[37].C'est oun chose beaucoup trop clairePour que l'on prouvé le nier.Et puis, qu'il fit grand gaucherieEn déplaisant à ses soujets,Ce n'est pas, non plus, menterie,Mais oun vérité des plus vrais.Oh! c'était oun charmant garçonne,On le dit et je le crois bien.Mais lorsqu'il monta sur la trôneSavait-il quelque chose ou rien?...Ignorait-il que, pour oun prince,Gouverner bien c'est maîtriser,Et qu'avec oun pouvoir trop minceOn se fait vite mépriser?Pourquoi, d'abord, contre l'EspaigneEt le France tout à le foisFit-il le très vilain campaigneOù,Hell!il se brûla les doigts?Pourquoi devint-il orgueilleuseAu point qu'il osa refuserCe que sa peuple souffreteuseIl voulait tant lui proposer?Pourquoi fit-il, à droite, à gauche,Si grandes tas de mécontentsQue c'était comme oune débaucheDe pleurs et de gémissements?Son Parlement il lui demandeQuelque chose pour amoindrirLe misère qui se fait grande;Se rendra-t-il à cet désir?Oh! non. D'oun ton brusque et hautaineIl répond à la ParlementQue son demande il est trop vainePour qu'il s'en occupe oun moment[38].Qu'arriva-t-il?... On le devine.La Parlement, fâché très fort,Saisit la roi si tant mutineEt vite il vous le mit à mort[39].Pauvre Charles! Ton destinéeIl fut bien amère, ma foi,Et ta règne mal terminée...Mais... est-ce de mon faute, à moi?
La fils de Jacques la Première,Bien! il fut Charles la Premier[37].C'est oun chose beaucoup trop clairePour que l'on prouvé le nier.Et puis, qu'il fit grand gaucherieEn déplaisant à ses soujets,Ce n'est pas, non plus, menterie,Mais oun vérité des plus vrais.Oh! c'était oun charmant garçonne,On le dit et je le crois bien.Mais lorsqu'il monta sur la trôneSavait-il quelque chose ou rien?...Ignorait-il que, pour oun prince,Gouverner bien c'est maîtriser,Et qu'avec oun pouvoir trop minceOn se fait vite mépriser?Pourquoi, d'abord, contre l'EspaigneEt le France tout à le foisFit-il le très vilain campaigneOù,Hell!il se brûla les doigts?Pourquoi devint-il orgueilleuseAu point qu'il osa refuserCe que sa peuple souffreteuseIl voulait tant lui proposer?Pourquoi fit-il, à droite, à gauche,Si grandes tas de mécontentsQue c'était comme oune débaucheDe pleurs et de gémissements?Son Parlement il lui demandeQuelque chose pour amoindrirLe misère qui se fait grande;Se rendra-t-il à cet désir?Oh! non. D'oun ton brusque et hautaineIl répond à la ParlementQue son demande il est trop vainePour qu'il s'en occupe oun moment[38].Qu'arriva-t-il?... On le devine.La Parlement, fâché très fort,Saisit la roi si tant mutineEt vite il vous le mit à mort[39].Pauvre Charles! Ton destinéeIl fut bien amère, ma foi,Et ta règne mal terminée...Mais... est-ce de mon faute, à moi?
La fils de Jacques la Première,
Bien! il fut Charles la Premier[37].
C'est oun chose beaucoup trop claire
Pour que l'on prouvé le nier.
Et puis, qu'il fit grand gaucherie
En déplaisant à ses soujets,
Ce n'est pas, non plus, menterie,
Mais oun vérité des plus vrais.
Oh! c'était oun charmant garçonne,
On le dit et je le crois bien.
Mais lorsqu'il monta sur la trône
Savait-il quelque chose ou rien?...
Ignorait-il que, pour oun prince,
Gouverner bien c'est maîtriser,
Et qu'avec oun pouvoir trop mince
On se fait vite mépriser?
Pourquoi, d'abord, contre l'Espaigne
Et le France tout à le fois
Fit-il le très vilain campaigne
Où,Hell!il se brûla les doigts?
Pourquoi devint-il orgueilleuse
Au point qu'il osa refuser
Ce que sa peuple souffreteuse
Il voulait tant lui proposer?
Pourquoi fit-il, à droite, à gauche,
Si grandes tas de mécontents
Que c'était comme oune débauche
De pleurs et de gémissements?
Son Parlement il lui demande
Quelque chose pour amoindrir
Le misère qui se fait grande;
Se rendra-t-il à cet désir?
Oh! non. D'oun ton brusque et hautaine
Il répond à la Parlement
Que son demande il est trop vaine
Pour qu'il s'en occupe oun moment[38].
Qu'arriva-t-il?... On le devine.
La Parlement, fâché très fort,
Saisit la roi si tant mutine
Et vite il vous le mit à mort[39].
Pauvre Charles! Ton destinée
Il fut bien amère, ma foi,
Et ta règne mal terminée...
Mais... est-ce de mon faute, à moi?
[37] Voir note à l'appendice.
[38] Voir notes à l'appendice.
[39] Voir notes à l'appendice.
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