EDOUARD IV(1461-1483)
Edouard, de le maison yorkaise,Etait oun fort joli garçon,Ce qui pour en être oun mauvaiseN'est, certes, pas oune raison.Nous avons vu comment cet hommeIl parvint à roi devenir;Bien! son histoire il est, en somme,Pas de très bonne souvenir.Toujiours il ne fit que bataillesMême avec ses meilleurs amis,Multipliant impôts et tailles,Croyant que tout lui fût permis.De Lancastre, maison rivale,Il chercha la malheur en tout,Affectant sa pouvoir royaleA le poursuivre jusqu'au bout.Mais ce n'est pas là tout encoreQu'il s'arrêta dans son chemin;Il eut comme oun soif qui dévoreDe répandre la sang humain.Il avait avec lui deux frères:L'un Clarence, et l'autre Richard,Cet-lui-ci des meilleurs guerrières,Et cet-lui-là fameux pochard.Un jour, au malheureux Clarence,Gardé par son ordre en prison,Edouard fit mettre en son présenceOun grand tonneau de vin, dit-on.Puis... on trouva le pauvre hèreNoyé... du coup qu'il avala...Bien! on ne dit pas que son frèreIl pleura beaucoup pour cela.Ayant emprisonné le femmeDe la défunt roi Henri Six,Edouard, le vengeance dans l'âme,Encore assassina son fils.On verra bientôt par le suiteQue cet attentat odieux,Infâme et lâche il fut bien viteRétribué jusqu'au plus creux.Au roi de France il chercha noise[26];Mais Louis Onze eut vite alors,Avec sa petit air sournoise,Mit la fougueux saxon dehors.Enfin, croyant voir son pouissanceMontée au gré de ses désirs,Il se mit à faire bombanceEt se jeta dans les plaisirs.Il mourut d'étrange manière,Et... je vous ferai remarquerQue sans doute Richard, son frère,Mieux qu'oun autre... peut l'expliquer.
Edouard, de le maison yorkaise,
Etait oun fort joli garçon,
Ce qui pour en être oun mauvaise
N'est, certes, pas oune raison.
Nous avons vu comment cet homme
Il parvint à roi devenir;
Bien! son histoire il est, en somme,
Pas de très bonne souvenir.
Toujiours il ne fit que batailles
Même avec ses meilleurs amis,
Multipliant impôts et tailles,
Croyant que tout lui fût permis.
De Lancastre, maison rivale,
Il chercha la malheur en tout,
Affectant sa pouvoir royale
A le poursuivre jusqu'au bout.
Mais ce n'est pas là tout encore
Qu'il s'arrêta dans son chemin;
Il eut comme oun soif qui dévore
De répandre la sang humain.
Il avait avec lui deux frères:
L'un Clarence, et l'autre Richard,
Cet-lui-ci des meilleurs guerrières,
Et cet-lui-là fameux pochard.
Un jour, au malheureux Clarence,
Gardé par son ordre en prison,
Edouard fit mettre en son présence
Oun grand tonneau de vin, dit-on.
Puis... on trouva le pauvre hère
Noyé... du coup qu'il avala...
Bien! on ne dit pas que son frère
Il pleura beaucoup pour cela.
Ayant emprisonné le femme
De la défunt roi Henri Six,
Edouard, le vengeance dans l'âme,
Encore assassina son fils.
On verra bientôt par le suite
Que cet attentat odieux,
Infâme et lâche il fut bien vite
Rétribué jusqu'au plus creux.
Au roi de France il chercha noise[26];
Mais Louis Onze eut vite alors,
Avec sa petit air sournoise,
Mit la fougueux saxon dehors.
Enfin, croyant voir son pouissance
Montée au gré de ses désirs,
Il se mit à faire bombance
Et se jeta dans les plaisirs.
Il mourut d'étrange manière,
Et... je vous ferai remarquer
Que sans doute Richard, son frère,
Mieux qu'oun autre... peut l'expliquer.
[26] Voir note à l'appendice.