Il est donc plus à propos de contenir le sexe, non par des cadenas, ni par des chaînes matérielles, mais par celles de l'honneur, en lui en inspirant les véritables sentiments; les soins défiants ne font pas la vertu des femmes, il n'y a que l'honneur qui puisse les tenir dans le devoir.
D'ailleurs, Messieurs, comment peut-onse résoudre à rendre malheureuses les personnes qu'on aime? Est-ce vouloir plaire que de faire ainsi vivre dans la gêne l'objet de son amour? «Un amant», dit Platon, «est un ami inspiré des dieux»; mais un amant tel que le sieur Berlhe n'est-il pas inspiré des démons? Est-ce aimer que de cadenasser ainsi l'objet de sa tendresse? M. de la Rochefoucauld a raison de dire que la férocité naturelle fait moins de cruels que l'amour-propre, et que si l'on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié.
D'où dérive un tel dérangement dans l'esprit de ces sortes d'amants? «C'est, dit l'orateur romain, de la crainte qu'ils ont qu'un autre ne jouisse du même objet»; c'est du soupçon qu'ils ont d'être payés de la même monnaie dont ils payent souvent les autres; ils sont changeantset ils supposent dans autrui le même changement; pour en prévenir les suites, ils ont recours aux cadenas, sans cesser néanmoins d'être eux-mêmes inconstants et légers.
Telle a été précisément, Messieurs, la conduite du sieur Berlhe à l'égard de la demoiselle Lajon. Les différentes circonstances que j'ai relatées caractérisent son crime et doivent déterminer la peine qu'il mérite; il est tout à la fois coupable de rapt et de séduction, mais d'une séduction dont les suites ont été extraordinaires; il convient d'examiner les peines qui y sont attachées.
Par la loi qui fut donnée au peuple de Dieu, le ravisseur était condamné à épouser la fille ravie, soit qu'elle fût riche, soit qu'elle fût pauvre.
Les lois de Lycurgue et de Solon donnaient à la fille le choix de la mort ou dumariage du ravisseur; il en était de même chez les Athéniens.
Les Romains, ces maîtres du monde, condamnaient le ravisseur au dernier supplice, sans lui permettre même d'épouser la fille ravie pour s'en garantir.
Les ordonnances du royaume ne sont pas moins sévères. Celle d'Orléans enjoint de faire le procès aux ravisseurs, sans avoir égard aux lettres de grâce qu'ils pourraient obtenir. Celle de Blois «veut que ceux qui auront suborné une fille mineure de vingt-cinq ans, sous prétexte de mariage ou autre couleur, sans le gré, sçeu, vouloir et consentement exprès des pères, mères et tuteurs, soient punis de mort sans espérance de grâce; nonobstant tous consentements que la fille pourrait avoir donné avant, lors ou après le rapt.»
La disposition de ces lois a été renouveléepar des ordonnances postérieures, et l'on trouve dans tous les arrestographes les décisions des cours souveraines qui se sont conformées à la loi générale du royaume, en ce qu'elle punit de mort les ravisseurs.
Le motif de cette punition est de conserver aux pères et aux mères l'autorité sur leurs enfants, d'empêcher qu'ils ne sortent de leur devoir: le rapt est un crime des plus opposés à l'honnêteté publique et au repos des familles, à qui il importe si essentiellement que les enfants ne s'engagent point, par un crime si contraire à la société civile, dans des mariages mal assortis et presque toujours déshonorants.
Mais à Dieu ne plaise, Messieurs, que la demoiselle Lajon sollicite contre son amant la peine de mort portée contre les ravisseurs! Qu'il vive, mais que ce soitpour réparer son honneur; qu'il vive, mais que ce soit pour faire cesser ses larmes. Il est donc de l'équité de condamner le coupable envers elle en des dommages et intérêts assez considérables pour lui imposer la contrainte salutaire de remplir ses engagements.
Il convient lui-même d'avoir fréquenté la demoiselle Lajon pendant environ trois ans; il ne dispute point qu'il ne soit l'auteur de sa grossesse; est-il une meilleure preuve que celle qui part de la confession de l'accusé? Il convient enfin qu'il doit être condamné à des dommages et intérêts.
Or les circonstances doivent régler ces dommages, et vous devez, Messieurs, les accorder tels que la demoiselle que je défends les a demandés par sa requête. D'abord j'ai démontré qu'elle est digne de la protection des lois, qu'un mariagepromis a été principalement la cause de sa chute: cet objet n'était pas au-dessus de ses espérances, puisqu'il n'y a point de disproportion dans l'âge des parties; leur fortune est la même, leurs conditions sont égales, et si l'on remonte à leurs parents et à leurs ancêtres, on les trouvera tous au même niveau.
Les dommages et intérêts sont dus à raison du tort que l'on fait à quelqu'un et du préjudice qu'il en souffre; or quel plus grand préjudice peut-on porter à une jeune fille que de lui ravir son honneur? Que lui reste-t-il lorsqu'elle a perdu sa virginité qui est un trésor sans prix, puisque c'est là effectivement la gloire la plus solide et le partage le plus essentiel d'une fille chrétienne?
En effet, Messieurs, la virginité procure à une fille ce qu'elle ne devait recevoir qu'en l'autre vie. C'est à la virginitéseule qu'il appartient de faire voir sur la terre, qui est un lieu de mortalité, une image et une vive représentation de la vie immortelle. Enfin, la virginité est le premier des états de la vie; c'est l'ornement des mœurs, la sainteté du sexe et une belle fleur qu'on doit conserver chèrement et précieusement.
La demoiselle Lajon a perdu, par les artifices du sieur Berlhe, cette fleur qui n'est autre chose que la vie de l'honneur, vie infiniment plus précieuse que celle de la nature; si le sieur Berlhe avait ôté la vie à cette jeune fille, qu'aurait-elle perdu, que ce qu'elle doit perdre un jour tout naturellement par la loi commune à tous les mortels? Mais en lui ravissant son honneur, il lui a enlevé ce que la mort même n'aurait pu lui ravir; elle existe à la vérité, mais c'est comme si elle était morte; elle est fille, mais ellen'est plus vierge; elle a perdu ce qu'elle avait de plus cher, et cette perte est d'une nature à ne pouvoir être réparée.
Les livres saints disent que la vierge d'Israël est tombée et qu'il n'y a personne qui puisse la relever; et saint Jérôme, écrivant à ce sujet, ne fait pas de difficulté de dire que, quoique Dieu soit tout-puissant, il ne peut pas toutefois rendre la virginité à une fille qui l'a une fois perdue, ni la décorer de cette fleur qu'on lui a ravie.
L'infamie est une suite de cette perte, à cause de la honte que les hommes ont attachée spécialement à la faiblesse du sexe; de sorte que dès qu'une fille est assez malheureuse d'avoir perdu sa virginité, c'en est fait, la voilà déshonorée, on ne la regarde plus qu'avec dédain et avec mépris.
Est-il, Messieurs, une indemnité proportionnée à cette perte? Les dommages et intérêts qu'on accorde à une fille déshonorée ne servent en quelque façon qu'à révéler sa faute à tout l'univers, parce que son aventure infortunée est annoncée dans un tribunal dont les lois ne sont rendues que pour être publiées: il n'y a donc que l'accomplissement des promesses du séducteur qui puisse, au jugement des hommes, effacer une telle tache, et c'est pour cela même que les dommages doivent être très considérables, pour obliger le sieur Berlhe à s'unir à la demoiselle Lajon par les liens sacrés du mariage.
La qualité des parties, leur naissance, leur fortune, le mérite de la demoiselle Lajon, la conduite même de son amant, tout devrait l'engager à cet établissement.
Mais c'est ici, Messieurs, un ravisseur d'un caractère tout nouveau: il avoue les recherches et les fréquentations, il ne disconvient point qu'il ne soit l'auteur de la grossesse de son amante, et cependant il ne veut pas satisfaire à ses promesses.
Il est coupable, puisque la séduction et l'enlèvement sont prouvés, et il ne rougit point; il est troublé plus que jamais par les remords de sa conscience, et jamais tant d'apparence de sécurité chez lui.
Enfin, il viole la foi des serments; il viole les lois; il rend une jeune fille malheureuse; et tout cela dans l'esprit de ce ravisseur n'est qu'un badinage; il a badiné en séduisant et n'a séduit que pour badiner. Appliquons-lui donc ce trait de l'Écriture où le Sage, parlant de la folle excuse de celui qui trompe les droits de l'amitié, lui fait dire, lors de sa conviction,que sa fourberie n'est qu'un badinage.
Mais depuis quand, messieurs, regarde-t-on comme un badinage la sévère disposition des lois? Depuis quand traite-t-on de plaisanterie le trouble qu'un ravisseur jette dans la société civile, l'opprobre dont il couvre une famille, la triste situation où il met une jeune fille qu'il a déshonorée avant même que son âge lui ait permis de paraître dans le monde.
Il se rencontre, comme vous voyez, Messieurs, dans cette cause plusieurs intérêts différents: celui de l'honnête liberté des femmes attaquée en la personne de la demoiselle Lajon; celui du public, dont la fille séduite est un membre; celui de ses parents, à l'égard desquels le sieur Berlhe s'est rendu coupable en enlevant cette fille; enfin celui de la plaignante, qui a été trompée et déshonoréepour toujours. Depuis sa chute, elle coule ses jours dans le chagrin et dans la tristesse; depuis que le sieur Berlhe affecte de l'avoir entièrement oubliée, les idées affligeantes ne cessent de l'environner avec toutes leurs horreurs, et l'infidélité de son amant a répandu sur elle une amertume qui détruit peu à peu sa santé, sa jeunesse et ses grâces.
Elle est, Messieurs, vraiment digne de pitié et de commisération, cependant elle demeure toujours plongée dans cet état d'humiliation. On lui donne des regrets, peut-être même des éloges, mais tout cela ne change rien à sa situation; tant que le perfide ne voudra point se rappeler ses anciens serments, tant qu'il refusera de remplir ses engagements, rien ne saurait changer le triste sort de cette fille infortunée; en sorte que tout sollicite et tout concourt, Messieurs, pour vous déterminerà frapper le cœur de l'insensible de la foudre d'un jugement sévère pour le faire rentrer dans son devoir.
FIN
NOTES:[1]Entre les animaux, il n'y a que les juments de bonne race qu'on infibule, quand on ne veut pas qu'elles conçoivent; et c'est ce qu'on nomme en termes propresboucler les cavales. On se sert ordinairement pour cette opération d'un instrument de cuivre blanc qui a plusieurs pinces et plusieurs crochets, qu'on insère dans le vagin afin d'en boucher l'approche.[2]De Paw,Recherches philosophiques sur les Américains ou Mémoires intéressants pour servir à l'histoire de l'espèce humaine. Berlin, 1769, t. II, pp. 140 et suiv.[3]De Cadalvène,Égypte et Nubie, t. II, p. 158.—Ilex,Mœurs orientales. Londres, 1878, p. 15.[4]Maximilien Misson,Voyage d'Italie. Amsterdam, 1743, t. I, p. 249.[5]Lettres familières écrites d'Italie par Charles de Brosses.Lettre XVI du 26 août 1739. Édit. de Paris, 1858, t. I, p. 137.[6]Fleury,En Italie. Vienne, 1861, p. 290.[7]Brantôme,Vies des Dames galantes. Édit. de Paris, 1822, Discours I, p. 118.[8]Les cadenas et ceintures de chasteté.Paris, Liseux, 1883. Notice historique, p. xxxii.[9]Rabelais,Pantagruel, livre III, ch. 35.[10]P.-G.-J. Niel.Portraits des personnages français les plus illustres duXVIesiècle.Paris, 1848, 1resérie.[11]Tallemant des Réaux,Historiettes,CCCXLVL. Édit. Monmerqué et Paulin, Paris, 1859, t. VII, p. 428.[12]Nicolas Chorier,Dialogues de Luisa Sigea, Cinquième dialogue. Voir L'Œuvre de Nicolas Chorier, pp. 142 et suiv. (Bibl. des Curieux, 1910.)[13]Nicolas Chorier, ouvrage cité, dialogue V. Voir l'Œuvre de Nicolas Chorier(Biblioth. des Curieux, 1910), pp. 155 et suiv.[14]Bibliothèque nationale, manuscrits, supplément français, nº 10283, p. 1179.[15]Comte de Bonneval,Mémoires. Londres, aux dépens de la compagnie, 1737, t. I, pp. 74 et suiv.[16]Peuchet,Mémoires tirés des archives de la police de Paris. Paris, 1838, t. II, p. 329.[17]Voir l'Œuvre de l'abbé de Grécourt(Bibliothèque des Curieux), p. 221.[18]VoirLa Belle Alsacienne(Biblioth. des Curieux), pp. 77 et suiv.[19]Des mots grecsAidos, pudeur:Zonè, ceinture.[20]Intermédiaire des chercheurs et des curieux, t. XII, 1879, colonne 496; t. XLI, 1900, colonne 919.[21]Voir DrCaufeynon.La Ceinture de chasteté.Paris, 1905, pp. 96 et suiv.[22]Intermédiaire des chercheurs et des curieux, t. XII, 1879, col. 145.[23]Gen., ch. 36.[24]Platon.[25]Saint Jérôme.[26]Leg. unic. cod. de rapt. virg.[27]Jul. Clar.[28]Pyrrhus Corrard.[29]Isidore de Péluse.[30]M. le commissaire a fait injure aux Anglais de donner à cette ceinture le nom deceinture à l'anglaise. Il n'est point de peuple moins jaloux: ces insulaires, qui tâchent d'imiter en tout les anciens Romains, s'embarrassent aussi peu qu'eux de l'infidélité de leurs femmes; ils imitent les Luculle, les Pompée, les Antoine et les Caton, qui eurent des femmes galantes dont ils n'ignoraient pas la conduite, sans s'en mettre en peine; ils laissent au seul Lepidus la sotte gloire d'en mourir de déplaisir; et quand ils rentrent chez eux, ils font en même temps avertir leurs femmes; ce préliminaire est moins une preuve de leur politesse que de leur indifférence sur l'article de la jalousie; de sorte qu'il convient mieux d'appeler ces ceinturesdes ceintures à la Bergamasque, comme l'a fait Rabelais, t. III, liv. III, ch. 35.[31]Misson,Voyage d'Italie, t. I, p. 217.[32]Ibi sunt seræ et varia repagula, quibus turpe illud monstrum pellices suas occludebat.Misson, au lieu cité.[33]Misson,ibid.[34]Mém. du comte de Bonneval, t. I, p. 74.[35]Brant., t. II, disc. I, p. 176.[36]Rabelais, t. III, liv. III, ch. 35, aux notes.[37]L'Inquisition.[38]Boniface, t. I, liv. V, titre 8, ch. 3.
NOTES:
[1]Entre les animaux, il n'y a que les juments de bonne race qu'on infibule, quand on ne veut pas qu'elles conçoivent; et c'est ce qu'on nomme en termes propresboucler les cavales. On se sert ordinairement pour cette opération d'un instrument de cuivre blanc qui a plusieurs pinces et plusieurs crochets, qu'on insère dans le vagin afin d'en boucher l'approche.
[1]Entre les animaux, il n'y a que les juments de bonne race qu'on infibule, quand on ne veut pas qu'elles conçoivent; et c'est ce qu'on nomme en termes propresboucler les cavales. On se sert ordinairement pour cette opération d'un instrument de cuivre blanc qui a plusieurs pinces et plusieurs crochets, qu'on insère dans le vagin afin d'en boucher l'approche.
[2]De Paw,Recherches philosophiques sur les Américains ou Mémoires intéressants pour servir à l'histoire de l'espèce humaine. Berlin, 1769, t. II, pp. 140 et suiv.
[2]De Paw,Recherches philosophiques sur les Américains ou Mémoires intéressants pour servir à l'histoire de l'espèce humaine. Berlin, 1769, t. II, pp. 140 et suiv.
[3]De Cadalvène,Égypte et Nubie, t. II, p. 158.—Ilex,Mœurs orientales. Londres, 1878, p. 15.
[3]De Cadalvène,Égypte et Nubie, t. II, p. 158.—Ilex,Mœurs orientales. Londres, 1878, p. 15.
[4]Maximilien Misson,Voyage d'Italie. Amsterdam, 1743, t. I, p. 249.
[4]Maximilien Misson,Voyage d'Italie. Amsterdam, 1743, t. I, p. 249.
[5]Lettres familières écrites d'Italie par Charles de Brosses.Lettre XVI du 26 août 1739. Édit. de Paris, 1858, t. I, p. 137.
[5]Lettres familières écrites d'Italie par Charles de Brosses.Lettre XVI du 26 août 1739. Édit. de Paris, 1858, t. I, p. 137.
[6]Fleury,En Italie. Vienne, 1861, p. 290.
[6]Fleury,En Italie. Vienne, 1861, p. 290.
[7]Brantôme,Vies des Dames galantes. Édit. de Paris, 1822, Discours I, p. 118.
[7]Brantôme,Vies des Dames galantes. Édit. de Paris, 1822, Discours I, p. 118.
[8]Les cadenas et ceintures de chasteté.Paris, Liseux, 1883. Notice historique, p. xxxii.
[8]Les cadenas et ceintures de chasteté.Paris, Liseux, 1883. Notice historique, p. xxxii.
[9]Rabelais,Pantagruel, livre III, ch. 35.
[9]Rabelais,Pantagruel, livre III, ch. 35.
[10]P.-G.-J. Niel.Portraits des personnages français les plus illustres duXVIesiècle.Paris, 1848, 1resérie.
[10]P.-G.-J. Niel.Portraits des personnages français les plus illustres duXVIesiècle.Paris, 1848, 1resérie.
[11]Tallemant des Réaux,Historiettes,CCCXLVL. Édit. Monmerqué et Paulin, Paris, 1859, t. VII, p. 428.
[11]Tallemant des Réaux,Historiettes,CCCXLVL. Édit. Monmerqué et Paulin, Paris, 1859, t. VII, p. 428.
[12]Nicolas Chorier,Dialogues de Luisa Sigea, Cinquième dialogue. Voir L'Œuvre de Nicolas Chorier, pp. 142 et suiv. (Bibl. des Curieux, 1910.)
[12]Nicolas Chorier,Dialogues de Luisa Sigea, Cinquième dialogue. Voir L'Œuvre de Nicolas Chorier, pp. 142 et suiv. (Bibl. des Curieux, 1910.)
[13]Nicolas Chorier, ouvrage cité, dialogue V. Voir l'Œuvre de Nicolas Chorier(Biblioth. des Curieux, 1910), pp. 155 et suiv.
[13]Nicolas Chorier, ouvrage cité, dialogue V. Voir l'Œuvre de Nicolas Chorier(Biblioth. des Curieux, 1910), pp. 155 et suiv.
[14]Bibliothèque nationale, manuscrits, supplément français, nº 10283, p. 1179.
[14]Bibliothèque nationale, manuscrits, supplément français, nº 10283, p. 1179.
[15]Comte de Bonneval,Mémoires. Londres, aux dépens de la compagnie, 1737, t. I, pp. 74 et suiv.
[15]Comte de Bonneval,Mémoires. Londres, aux dépens de la compagnie, 1737, t. I, pp. 74 et suiv.
[16]Peuchet,Mémoires tirés des archives de la police de Paris. Paris, 1838, t. II, p. 329.
[16]Peuchet,Mémoires tirés des archives de la police de Paris. Paris, 1838, t. II, p. 329.
[17]Voir l'Œuvre de l'abbé de Grécourt(Bibliothèque des Curieux), p. 221.
[17]Voir l'Œuvre de l'abbé de Grécourt(Bibliothèque des Curieux), p. 221.
[18]VoirLa Belle Alsacienne(Biblioth. des Curieux), pp. 77 et suiv.
[18]VoirLa Belle Alsacienne(Biblioth. des Curieux), pp. 77 et suiv.
[19]Des mots grecsAidos, pudeur:Zonè, ceinture.
[19]Des mots grecsAidos, pudeur:Zonè, ceinture.
[20]Intermédiaire des chercheurs et des curieux, t. XII, 1879, colonne 496; t. XLI, 1900, colonne 919.
[20]Intermédiaire des chercheurs et des curieux, t. XII, 1879, colonne 496; t. XLI, 1900, colonne 919.
[21]Voir DrCaufeynon.La Ceinture de chasteté.Paris, 1905, pp. 96 et suiv.
[21]Voir DrCaufeynon.La Ceinture de chasteté.Paris, 1905, pp. 96 et suiv.
[22]Intermédiaire des chercheurs et des curieux, t. XII, 1879, col. 145.
[22]Intermédiaire des chercheurs et des curieux, t. XII, 1879, col. 145.
[23]Gen., ch. 36.
[23]Gen., ch. 36.
[24]Platon.
[24]Platon.
[25]Saint Jérôme.
[25]Saint Jérôme.
[26]Leg. unic. cod. de rapt. virg.
[26]Leg. unic. cod. de rapt. virg.
[27]Jul. Clar.
[27]Jul. Clar.
[28]Pyrrhus Corrard.
[28]Pyrrhus Corrard.
[29]Isidore de Péluse.
[29]Isidore de Péluse.
[30]M. le commissaire a fait injure aux Anglais de donner à cette ceinture le nom deceinture à l'anglaise. Il n'est point de peuple moins jaloux: ces insulaires, qui tâchent d'imiter en tout les anciens Romains, s'embarrassent aussi peu qu'eux de l'infidélité de leurs femmes; ils imitent les Luculle, les Pompée, les Antoine et les Caton, qui eurent des femmes galantes dont ils n'ignoraient pas la conduite, sans s'en mettre en peine; ils laissent au seul Lepidus la sotte gloire d'en mourir de déplaisir; et quand ils rentrent chez eux, ils font en même temps avertir leurs femmes; ce préliminaire est moins une preuve de leur politesse que de leur indifférence sur l'article de la jalousie; de sorte qu'il convient mieux d'appeler ces ceinturesdes ceintures à la Bergamasque, comme l'a fait Rabelais, t. III, liv. III, ch. 35.
[30]M. le commissaire a fait injure aux Anglais de donner à cette ceinture le nom deceinture à l'anglaise. Il n'est point de peuple moins jaloux: ces insulaires, qui tâchent d'imiter en tout les anciens Romains, s'embarrassent aussi peu qu'eux de l'infidélité de leurs femmes; ils imitent les Luculle, les Pompée, les Antoine et les Caton, qui eurent des femmes galantes dont ils n'ignoraient pas la conduite, sans s'en mettre en peine; ils laissent au seul Lepidus la sotte gloire d'en mourir de déplaisir; et quand ils rentrent chez eux, ils font en même temps avertir leurs femmes; ce préliminaire est moins une preuve de leur politesse que de leur indifférence sur l'article de la jalousie; de sorte qu'il convient mieux d'appeler ces ceinturesdes ceintures à la Bergamasque, comme l'a fait Rabelais, t. III, liv. III, ch. 35.
[31]Misson,Voyage d'Italie, t. I, p. 217.
[31]Misson,Voyage d'Italie, t. I, p. 217.
[32]Ibi sunt seræ et varia repagula, quibus turpe illud monstrum pellices suas occludebat.Misson, au lieu cité.
[32]Ibi sunt seræ et varia repagula, quibus turpe illud monstrum pellices suas occludebat.Misson, au lieu cité.
[33]Misson,ibid.
[33]Misson,ibid.
[34]Mém. du comte de Bonneval, t. I, p. 74.
[34]Mém. du comte de Bonneval, t. I, p. 74.
[35]Brant., t. II, disc. I, p. 176.
[35]Brant., t. II, disc. I, p. 176.
[36]Rabelais, t. III, liv. III, ch. 35, aux notes.
[36]Rabelais, t. III, liv. III, ch. 35, aux notes.
[37]L'Inquisition.
[37]L'Inquisition.
[38]Boniface, t. I, liv. V, titre 8, ch. 3.
[38]Boniface, t. I, liv. V, titre 8, ch. 3.