Des manuscrits inédits laissés par Victor Hugo, il ne reste à publier que deux volumes, le présent livre de prose et un volume de vers.
Les derniers manuscrits de prose se composent d'assez forts cahiers de grand format et de nombreuses feuilles volantes.
Les cahiers portent ce titre mélancolique :Post-scriptum de ma vie. Ils datent de l'exil, et des années où la santé de Victor Hugo subissait une crise assez grave. Il y a deux parts à faire de ces pages, la part littéraire et la part philosophique : dans la première, les idées sur l'art, la poésie et les poëtes ; dans la seconde, les hautes méditations sur l'âme et la destinée, sur la création et Dieu.
Les feuilles volantes portent ce titre modeste :Tas de pierres. Ces pierres, ce sont des pensées ; des pensées mêlées et variées sur toutes sortes de matières : morale, histoire, politique, les sentiments, l'amour, les femmes, etc., etc. A ce tas de pensées l'auteur avait déjà puisé pour beaucoup de ses livres, mais il en restait un bon nombre, et des meilleures. Pour ménager l'attention du lecteur, on les a espacées, selon les sujets, entre les morceaux plus développés.
L'ensemble donne ainsi une sorte de testament de la pensée du poëte, la somme de son expérience et de sa sagesse, le dernier mot de sa critique littéraire et de sa philosophie religieuse.
Le volume de poésie paraîtra en février 1902, au moment du Centenaire de Victor Hugo, sous le titre :Dernière gerbe.