LEVECHE NOSTRE-DAME
Le projet que nous avons aujourd'hui l'honneur de vous soumettre, Monsieur le Ministre, n'est donc que l'étude en grand de la disposition prise par nous dans notre projet d'archevêché. Nous avons choisi l'emplacement actuel consacré par un long usage, parce qu'il est le plus à proximité du chœur, et parce qu'il permet d'isoler ce bâtiment de l'église, dont il ne masque qu'une faible partie, et sur un point qui, d'ailleurs, l'a toujours été.
Ce parti présente encore l'avantage de n'apporter aucun changement dans la disposition générale du plan de Notre-Dame.
Le choix de l'emplacement une fois arrêté, il nous restait encore à résoudre la question du style à adopter pour cette annexe, si peu importante relativement à l'ensemble de la cathédrale. Nous l'avouons, Monsieur le Ministre, il ne nous a pas semblé possible d'hésiter un instant; car nous avons la conviction qu'il fallait rester en harmonie avec cette partie du monument.
Il est évident que si l'on abandonne l'imitation de l'architecture de Notre-Dame pour édifier une sacristie dans le style de notre époque, autant vaut peut-être conserver celle de Soufflot en la complétant.
Les formes de cette architecture ne sont certainement pas plus en désaccord avec le monument que celles en usage aujourd'hui. Dans l'un et l'autre cas, il est positif que ce serait là une tache sur le flanc de Notre-Dame. Nous avons cru devoir considérer la sacristie comme partie inhérente au monument, et, par conséquent, nous ne pouvions que nous efforcer d'en imiter le style.
Du reste, Monsieur le Ministre, nous avons fait tous nos efforts pour satisfaire aux données du programme que vous avez bien voulu nous adresser. Nous avons établi au rez-de-chaussée tous les services journaliers de plein-pied avec le sol de l'église. Un grand vestibule et le petit passage couvert permettraient aux processions de prendre leur ordre avant d'entrer dans le chœur. Les latrines sont disposées le plus en dehors possible du bâtiment, de manière à éviter la mauvaise odeur. Une porte de service est réservée pour l'entrée directe du vin dans la cave et pour la vidange de la fosse. Un large soupirail, donnant dans la petite cour, du côté de l'ouest, permet l'introduction du bois et du charbon qui seront nécessaires pour chauffer le calorifère établi dans une des caves; enfin, l'escalier présente une communication facile du grand vestibule à la salle capitulaire, qui, par son étendue, pourra, dans certaines occasions solennelles, recevoir un grand concours de monde: elle servira de bibliothèque et de lieu de réunion pour le chapitre.
Il nous reste, Monsieur le Ministre, à vous faire part des motifs qui nous ont déterminés dans le choix des échelles adoptées pour l'exécution des dessins. Nous avons pensé que l'échelle d'un centimètre pour un mètre était celle qui convenait le mieux aux ensembles, d'abord parce qu'elle est imposée par l'administration, puis parce qu'elle nous permettait de saisir plus facilement l'aspect général de notre restauration. Une échelle plus grande n'aurait pu l'être assez pour faire voir dans les dessins de façades toutes les délicatesses de la construction et de la forme, sous peine d'avoir des feuilles d'une dimension démesurée et difficiles à embrasser d'un seul coup d'œil. Mais aussi, pour les détails, nous avons choisi une échelle beaucoup plus grande, c'est-à-dire de quatre centimètres pour un mètre, ce qui nous a permis d'indiquer d'une manière précise toutes les formes de l'architecture et de l'ornementation des points importans que nous proposons de restaurer.
Quant à la dépense qu'entraînera l'exécution des travaux nécessaires pour la restaurationcomplètede Notre-Dame et la construction d'une sacristie neuve, nous avons cru devoir la prévoir aussi largement et aussi complètement que possible; mais nous avons disposé nos devis de façon à ce qu'il soit très facile d'établir toutes les coupures et divisions que Votre Excellence pourra juger convenables pour fractionner le travail.
Nous avons l'honneur d'être, avec le plus profond respect,Monsieur le Ministre,De Votre Excellence,Les très humbles et très obéissans serviteurs,LASSUS, VIOLLET-LEDUC.
Port Principale De Notre Dame de Paris
NOTES:[1]Tableau comparé des prix des fenêtres à meneaux en pierre ou en fonte, présenté au conseil des bâtimens civils, à sa séance du 13 février 1840.Évaluation faite pour les fenêtres de Saint-Germain-l'Auxerrois.PIERRE.Maçonnerie d'après un mémoire réglé et accepté par l'entrepreneur. Le résumé du mémoire se monte à1,23123MENUISERIE.Pour les calibres en feuillets, taillés sur l'épure, 27 00, courant de feuillet sapin, 0,70 c vaut1870La façon desdits pour corroyer, joindre, coller, tracer et chantourner, douze journées de menuisier à 5 francs60»Fourniture de colle forte et clous estimés6»SCULPTURE.8 chapiteaux à 10 fr. chaque80»Fourniture de 17 lames de plomb entre les joints et 26 goujons en plomb90»======Total1,48593FONTE.En supposant la répartition des modèles sur 24 fenêtres identiquement semblables, la fonte coûterait 65 fr. les 100 kil. compris les frais de modèle.(Il faut remarquer ici, que si les fenêtres étaient toutes variées, les frais de modèles augmenteraient beaucoup le prix du kil. de fonte.)Le poids total d'une fenêtre, dont toutes les parties seraient fondues en coquilles et ajustées comme l'indique la figure, serait de 1,200 k. à 65 f. le k. vaut780»L'ajustement et assemblage de toutes les parties boulonnées avec 130 âmes de fer forgé, et 200 vis taraudées, retouché au burin, estimé600»Le double transport et montage conjointement avec les maçons, estimé pour le serrurier seulement80»5 journées de compagnon, maçon et garçon31»PEINTURE.Première couche au minium et deux couches couleur de pierre, estimées, superficiel, à 1 f. 25 c30»Plus value des chapiteaux16»Échafaudage25»======Total1,562»[2]Ce dessin appartient à M. Gilbert.[3]Sainte-Foix, Dubreul, Lebœuf.[4]Corrozet.[5]«Est à noter que la fondation où sont les piliers qui portent les arcades et le mur en pourtour du chœur de l'église Notre-Dame, a dix-huit pieds de profondeur au-dessous de leurs bases qui sont enterrées six pouces plus bas que le rez-de-chaussée du pavé de la même église, posées sur la glaise ferme, sans pilotis ni plates formes, construites par le haut au-dessous du rez-de-chaussée avec trois assises de pierre de taille dure dans tout le pourtour d'une égale hauteur, et faisant retraite les unes sur les autres, posées et taillées proprement, et le surplus au-dessus de gros moellons et mortier de chaux et sable plus dur que la pierre.» (Procès-verbal de la pose du maître-autel.)[6]À cette époque (en 1774), le sieur Boulland, architecte du chapitre, fit faire, derrière le chœur, une fouille de vingt-quatre pieds de profondeur et d'une grande longueur, et se trouva à un pied au-dessous des fondations, et découvrit sous chaque pilier trois assises égales de libages en pierre de Conflans, d'une grande hauteur, parfaitement conservées et posées sur terre franche. Entre les piliers, existe une bonne maçonnerie de moellon et de mortier.[7]Ces statues, données par Montfaucon dans la monarchie française, comme celles des rois de France, étaient, ainsi que le disent très bien Lebœuf et Corrozet, celles des rois de Juda.[8]ANNO. DOMINI. MCCLVII. MENSE. FEBRVARIO. IDUS. SECUNDO. HOC. FUIT. INCEPTUM. CHRISTI. GENITRICIS. HONORE. KALLENSI. LATHOMO. VIVENTE. JOHANNE. MAGISTRO.[9]Lebœuf.Observations sur l'antiquité de l'édifice de Notre-Dame.[10]Plan de Turgot.—Corrozet. (Voir les dessins, preuves à l'appui.)[11]Dissertations sur l'Histoire ecclésiastique et civile de Paris, 1739, t. I, p. 75 et 112.—Nécrologie du XIIIesiècle. M. S., fonds de N.-D., Bibliot. du Roi, n° 3883.[12]C'est maître Jean Ravy, qui fut maçon de Notre-Dame de Paris l'espace de vingt-six ans, et commença ces nouvelles histoires; et maître Jean Bouteillier les a parfaites en l'an MCCCLI.[13]Le chœur de l'église Notre-Dame est clos d'un mur percé à jour autour du grand autel, au haut duquel sont représentés en grands personnages de pierre, dorés et bien peints, l'Histoire du Nouveau-Testament, et, plus bas, l'Histoire du Vieux-Testament, avec des écrits au-dessous qui expliquent lesdites histoires. Le grand Crucifix qui est au-dessus de la grande porte du chœur avec la croix, n'est que d'une pièce; et le pied d'iccluy, fait en arcade, d'une autre seule pièce, qui sont deux chefs-d'œuvre de taille et de sculpture. (Dubreul.—Théâtre des antiquités de Paris.)[14]Descriptions historiques des curiosités de l'église de Paris, par M. C. P. G., 1763. Paris.[15]Sauval.—Histoire des Antiquités de Paris, t. I.[16]Bib. royale. Estampes.—Topographie, et Artifices de la perspective, de Viator, trad. Pellegrin.[17]Poids total du plomb: 220,240 livres.[18]Curiosités de l'église de Paris, par M. C. P. G. 1765.[19]Ce vitrail représentait la cour céleste des papes, des empereurs, des rois, des reines, des légats, des cardinaux, des archevêques, des évêques, des religieux et religieuses de différens ordres. Il n'en existe plus qu'une description dans lesCuriosités de l'église de Paris.[20]Recueil des conclusions du Chapitrede 1767 à 1772.[21]Ce travail coûta 40,000 livres.[22]Description historique de la basilique métropolitaine de Paris, par A. P. M. Gilbert.[23]Monumens enlevés de l'église Notre-Dame de Paris, transférés au musée des Petits-Augustins, leur destination actuelle.1° Une pierre octogone ayant servi de support à une statue de l'évêque Matiffas de Bucy. Elle porte cette inscription:Ci est le ymage de bonne mémoire SimüMatiffas de Buci de le esveschie de Soissons jadis esveques de Paris par qui furent fondées premièrement ces trois chapeles ou il gist en lä de grace MCCXXIIII et XVI et puis lë fit toutes les autres envirñ le cœur de ceste eglise. Pics pour lui.La statue de l'évêque, posée debout sur ce support, ne s'est pas retrouvée; mais la pierre, dont l'inscription vient d'être reproduite, est à Saint-Denis, dans la cour des Valois, où elle se dégrade. M. Debret la tient, depuis plusieurs mois, à la disposition du Ministre de l'Intérieur, afin qu'elle soit réintégrée à Notre-Dame.2° Une statue en pierre, de grandeur naturelle, représentant Adam. Cette figure est nue. Adam se couvre les parties sexuelles d'une large feuille de figuier.Monument de la fin du XIIIesiècle, provenant, suivant Lenoir, d'un des portails de Notre-Dame. La statue a été portée à Saint-Denis, où elle gît en ce moment couchée par terre dans la cour des Valois. Les déplace mens qu'elle a subis l'ont privée des deux jambes, qui existent encore, mais séparées du corps.3° Les deux statues à genoux, en pierre peinte, de Jean Juvenal des Ursins, et de sa femme, Michelle de Vitry. XVesiècle.Ces deux statues font maintenant partie du musée de Versailles.4° Inscription funéraire en l'honneur de la famille des Ursins, sur marbre blanc. XVIIIesiècle.Cette épitaphe, long-temps abandonnée dans une cour des Petits-Augustins, a été, dit-on, employée comme un marbre ordinaire pour servir de revêtement. Il pourrait se faire qu'elle eût été simplement retournée, et qu'une nouvelle inscription eût été gravée sur le revers de l'ancienne.5° La Figure agenouillée du chanoine Pierre de Fayel, avec ses armoiries, et une inscription indicative des sommes données par lui pour les sculptures de la clôture du chœur de Notre-Dame. XIVesiècle.Cette Figure, en demi-relief, qui faisait elle-même partie de la clôture du chœur, a été portée à Versailles. Elle n'a point encore été placée dans les galeries du musée, et se trouve au rez-de-chaussée, dans une salle de dépôt, près de la galerie des tableaux-plans.6° Une Mort, squelette d'albâtre, peint couleur de bronze, attribuée par Lenoir au sculpteur François Gentil. Ce monument, placé originairement au cimetière des Innocens, fut transféré à Notre-Dame, lors de la suppression du cimetière.La Mort tient une faulx, et s'appuie sur un cartel portant cette inscription:Il n'est vivant tant soit plein d'artNi de force pour résistance,Que je ne frappe de mon dartPour donner aux vers leur pitance.Priez Dieu pour les trépassés.La figure de la Mort est déposée au palais des Beaux-Arts, dans une des salles du rez-de-chaussée, au fond de la troisième cour, à droite en regardant l'hémicycle.7° Une Vierge en marbre blanc de grandeur naturelle. XIVesiècle.On ignore ce que ce monument est devenu.8° Le célèbre tableau représentant toute la famille des Ursins. XVesiècle.Ce tableau est au musée de Versailles, dans la première salle de la collection des portraits.9° Plusieurs Vierges en pierre peinte ont été transportées du musée des Petits-Augustins à Saint-Denis. Une de ces statues provenait de Notre-Dame.10° Statue en marbre, à genoux, du cardinal Pierre de Gondi, évêque de Paris, placée sur un entablement que portent quatre colonnes de marbre noir, au milieu desquelles on voit un grand cénotaphe de pareil marbre, chargé d'atributs et d'une inscription. XVIIesiècle.La Statue est à Versailles. Les autres parties du tombeau ont été dispersées, l'entablement se voit encore au Salon des Beaux-Arts, dans le cloître près de la chapelle. On fera remarquer à ce sujet que lors de la translation des monumens historiques de l'ancien musée des Petits-Augustins, à Versailles, on enleva un certain nombre de mausolées dont les statues ont seules reparu dans le nouveau musée, dépourvues de la décoration qui les accompagnait originairement. Pour citer quelques exemples, les armoiries, l'épitaphe, les pilastres du tombeau du cardinal Mazarin, la décoration architectorale du tombeau du commandant de Souvré, les épitaphes de Caylus et de Chérin, l'écusson, l'épitaphe et la tombe de Raymond Philippeaux, conseiller d'état, etc., etc., transférés à Versailles, n'ont pas été rétablis dans les galeries du musée.11° Statue en marbre blanc, à genoux, d'Albert de Gondi, duc de Retz, maréchal de France.Monument composé comme celui du cardinal de Gondi. XVIIesiècle.Même observation.L'effigie du maréchal fait partie du musée de Versailles.12° Louis XIV, à genoux, statue en marbre blanc, par Coyzevoz.Rendu à Notre-Dame en 1816, enlevée en 1832, puis transportée dans la chapelle de Versailles.13° Louis XIII, à genoux, sculpté en marbre blanc, par Guillaume Coustou.Même observation que pour la statue de Louis XIV.14° Groupe de la descente de croix, par Nicolas Coustou.Réintégré à Notre-Dame.15° Mausolée du compte d'Harcourt, par Pigalle.Réintégré à Notre-Dame, maladroitement restauré.16 Le Christ au tombeau, bas-relief, par Vassé.À Notre-Dame, au maître-autel,17° Statues, en marbre blanc, de Saint-Louis et de Saint-Maurice, sculptées en marbre blanc, par Jacques Rousseau, pour la chapelle de Noailles, XVIIIesiècle.Ces figures ont été données à l'église de Choisy-le-Roy.(1) Il existe aux Archives du royaume des dessins très complets et très bien exécutés de toutes ces tombes. M. Gilbert, conservateur de Notre-Dame, possède un dessin, peut-être unique, de le statue de Philippe-le-Bel.(2) Voir aux Archives du royaume, les procès-verbaux détaillés de tous les objets qui composaient le trésor.[24]Gilbert.[25]À Chartres, les statues des rois qui ornent le portail du midi, sont des rois de Juda, ainsi que le prouve une figure de Jessé qui est placée sous le premier.À la cathédrale de Paris, toutes les autorités que nous avons consultées n'admettent, sur le portail, que des rois de France, et cependant la statue de Pepin, placée au centre et montée sur un lion, est précisément dans la même condition que celle de David, du portail de Chartres, posée de même sur un lion; à Reims, les statues colossales du portail de Notre-Dame étaient de même des rois de France.Pièce du XIIIesiècle, publiée par M. A. Juhinal, extraite des vingt-trois manières de Vilain (Manuscrit).Li vilains Rabuins est cil ki va devant Nostre-Dame, à Paris, et regarde les rois et dist: «Ves-là Pépin, vès-là Charlemainne,» et on li coupe sa borse par derrière.Bib. royale:Manuscrit5921, écriture du XIIIesiècle.Extrait:Hæc sunt nomina regum Francorum IN PORTA Beatæ Mariæ Parisius scripta.Primus rex.—Clodoveus.Secundus—Lotharius.Tertius—Chilpericus.Quartus—Lotharius.Quintus—Dagobertus.Sextus—Clodoveus.Septimus—Lotharius.Octavus—Theodoricus.Nonus—Hildericus.X—Theodoricus.XI—Clodoveus.XII—Hildebertus.XIII—Clodoveus.XIV—Lotharius.XV—Chilpericus.XVI—Theodoricus.XVII—Hildericus.XVIII—Pippinus.XIX—Karolus magnus.XX—Lodovicus, filius ejus.XXI—Lotharius.XXII—Karolus.XXIII—Lodovicus balbus.XXIV—Karolus.XXV—Odo.XXVI—Karolus.XXVII—Rudolfus.XXVIII—Ludovicus.XXIX—Lotharius.XXX—Ludovicus regnavit anno uno.XXXI—Hugo.XXXII—Robertus.XXXIII—Henricus.XXXIV—Philippus.XXXV—Ludovicus.XXXVI—Ludovicus.XXXVII—Philippus, bonus rex.XXXVIII—Ludovicus, filius ejuz.XXXIX—Ludovicus qui regnat.Il est à remarquer, dans ce catalogue, qu'il y a trente-neuf rois, et que dans la galerie de la façade occidentale, il n'y a place que pour vingt-huit; mais, dans le titre, le motin portaindique que ces noms étaient inscrits soit sur le pied-droit de la porte principale, soit sur les ventaux.[26](Corrozet).—Le dessin, appartenant à M. Dépaulis, indique d'une manière positive, sur l'éperon du côté de l'Hôtel-Dieu, une statue d'évêque; sur ceux qui viennent ensuite, la Religion juive, puis la Religion chrétienne, et enfin, sur le dernier, une figure drapée et nimbée.(Curiosités de Paris, par M. C. P. G.).—Sur les quatre grands pilastres sont représentées, en grandes figures, deuxFemmes couronnées, dont l'une représente la Religion; l'autre, la Foi (la Religion chrétienne et la Religion juive); du côté de l'archevêché, saint Denis, et du côté du cloître saint Étienne.[27]Plan de la ville de Paris, par Turgot.Côté du nord, près le portail du transcept, le support du premier pignon des chapelles de la nef existe: C'est une petite figure d'homme, accroupie. De ce côté, quelques crochets de l'ancienne corniche se voient encore dans la corniche neuve, refaite en 1812.(Voir le dessin:Détail d'une travée de la nef).[28]Tout le comble est appuyé d'arcs-boutans, au bout desquels, en partie, sont des pyramides carrées et triangulaires, aux effigies de rois et autres personnages qui sont dedans et dessus. (Corrozet.)[29]Curiosités de Paris, par M. C. P. C. 1763.[30]Nous possédons un calque de ce précieux dessin, fait avant la révolution de 1789.[31]Voir lefac-similed'un ancien dessin représentant la sainte chapelle avec la sacristie, détruite sous Louis XVI.
[1]Tableau comparé des prix des fenêtres à meneaux en pierre ou en fonte, présenté au conseil des bâtimens civils, à sa séance du 13 février 1840.Évaluation faite pour les fenêtres de Saint-Germain-l'Auxerrois.PIERRE.Maçonnerie d'après un mémoire réglé et accepté par l'entrepreneur. Le résumé du mémoire se monte à1,23123MENUISERIE.Pour les calibres en feuillets, taillés sur l'épure, 27 00, courant de feuillet sapin, 0,70 c vaut1870La façon desdits pour corroyer, joindre, coller, tracer et chantourner, douze journées de menuisier à 5 francs60»Fourniture de colle forte et clous estimés6»SCULPTURE.8 chapiteaux à 10 fr. chaque80»Fourniture de 17 lames de plomb entre les joints et 26 goujons en plomb90»======Total1,48593FONTE.En supposant la répartition des modèles sur 24 fenêtres identiquement semblables, la fonte coûterait 65 fr. les 100 kil. compris les frais de modèle.(Il faut remarquer ici, que si les fenêtres étaient toutes variées, les frais de modèles augmenteraient beaucoup le prix du kil. de fonte.)Le poids total d'une fenêtre, dont toutes les parties seraient fondues en coquilles et ajustées comme l'indique la figure, serait de 1,200 k. à 65 f. le k. vaut780»L'ajustement et assemblage de toutes les parties boulonnées avec 130 âmes de fer forgé, et 200 vis taraudées, retouché au burin, estimé600»Le double transport et montage conjointement avec les maçons, estimé pour le serrurier seulement80»5 journées de compagnon, maçon et garçon31»PEINTURE.Première couche au minium et deux couches couleur de pierre, estimées, superficiel, à 1 f. 25 c30»Plus value des chapiteaux16»Échafaudage25»======Total1,562»
[1]Tableau comparé des prix des fenêtres à meneaux en pierre ou en fonte, présenté au conseil des bâtimens civils, à sa séance du 13 février 1840.
[2]Ce dessin appartient à M. Gilbert.
[2]Ce dessin appartient à M. Gilbert.
[3]Sainte-Foix, Dubreul, Lebœuf.
[3]Sainte-Foix, Dubreul, Lebœuf.
[4]Corrozet.
[4]Corrozet.
[5]«Est à noter que la fondation où sont les piliers qui portent les arcades et le mur en pourtour du chœur de l'église Notre-Dame, a dix-huit pieds de profondeur au-dessous de leurs bases qui sont enterrées six pouces plus bas que le rez-de-chaussée du pavé de la même église, posées sur la glaise ferme, sans pilotis ni plates formes, construites par le haut au-dessous du rez-de-chaussée avec trois assises de pierre de taille dure dans tout le pourtour d'une égale hauteur, et faisant retraite les unes sur les autres, posées et taillées proprement, et le surplus au-dessus de gros moellons et mortier de chaux et sable plus dur que la pierre.» (Procès-verbal de la pose du maître-autel.)
[5]«Est à noter que la fondation où sont les piliers qui portent les arcades et le mur en pourtour du chœur de l'église Notre-Dame, a dix-huit pieds de profondeur au-dessous de leurs bases qui sont enterrées six pouces plus bas que le rez-de-chaussée du pavé de la même église, posées sur la glaise ferme, sans pilotis ni plates formes, construites par le haut au-dessous du rez-de-chaussée avec trois assises de pierre de taille dure dans tout le pourtour d'une égale hauteur, et faisant retraite les unes sur les autres, posées et taillées proprement, et le surplus au-dessus de gros moellons et mortier de chaux et sable plus dur que la pierre.» (Procès-verbal de la pose du maître-autel.)
[6]À cette époque (en 1774), le sieur Boulland, architecte du chapitre, fit faire, derrière le chœur, une fouille de vingt-quatre pieds de profondeur et d'une grande longueur, et se trouva à un pied au-dessous des fondations, et découvrit sous chaque pilier trois assises égales de libages en pierre de Conflans, d'une grande hauteur, parfaitement conservées et posées sur terre franche. Entre les piliers, existe une bonne maçonnerie de moellon et de mortier.
[6]À cette époque (en 1774), le sieur Boulland, architecte du chapitre, fit faire, derrière le chœur, une fouille de vingt-quatre pieds de profondeur et d'une grande longueur, et se trouva à un pied au-dessous des fondations, et découvrit sous chaque pilier trois assises égales de libages en pierre de Conflans, d'une grande hauteur, parfaitement conservées et posées sur terre franche. Entre les piliers, existe une bonne maçonnerie de moellon et de mortier.
[7]Ces statues, données par Montfaucon dans la monarchie française, comme celles des rois de France, étaient, ainsi que le disent très bien Lebœuf et Corrozet, celles des rois de Juda.
[7]Ces statues, données par Montfaucon dans la monarchie française, comme celles des rois de France, étaient, ainsi que le disent très bien Lebœuf et Corrozet, celles des rois de Juda.
[8]ANNO. DOMINI. MCCLVII. MENSE. FEBRVARIO. IDUS. SECUNDO. HOC. FUIT. INCEPTUM. CHRISTI. GENITRICIS. HONORE. KALLENSI. LATHOMO. VIVENTE. JOHANNE. MAGISTRO.
[8]ANNO. DOMINI. MCCLVII. MENSE. FEBRVARIO. IDUS. SECUNDO. HOC. FUIT. INCEPTUM. CHRISTI. GENITRICIS. HONORE. KALLENSI. LATHOMO. VIVENTE. JOHANNE. MAGISTRO.
[9]Lebœuf.Observations sur l'antiquité de l'édifice de Notre-Dame.
[9]Lebœuf.Observations sur l'antiquité de l'édifice de Notre-Dame.
[10]Plan de Turgot.—Corrozet. (Voir les dessins, preuves à l'appui.)
[10]Plan de Turgot.—Corrozet. (Voir les dessins, preuves à l'appui.)
[11]Dissertations sur l'Histoire ecclésiastique et civile de Paris, 1739, t. I, p. 75 et 112.—Nécrologie du XIIIesiècle. M. S., fonds de N.-D., Bibliot. du Roi, n° 3883.
[11]Dissertations sur l'Histoire ecclésiastique et civile de Paris, 1739, t. I, p. 75 et 112.—Nécrologie du XIIIesiècle. M. S., fonds de N.-D., Bibliot. du Roi, n° 3883.
[12]C'est maître Jean Ravy, qui fut maçon de Notre-Dame de Paris l'espace de vingt-six ans, et commença ces nouvelles histoires; et maître Jean Bouteillier les a parfaites en l'an MCCCLI.
[12]C'est maître Jean Ravy, qui fut maçon de Notre-Dame de Paris l'espace de vingt-six ans, et commença ces nouvelles histoires; et maître Jean Bouteillier les a parfaites en l'an MCCCLI.
[13]Le chœur de l'église Notre-Dame est clos d'un mur percé à jour autour du grand autel, au haut duquel sont représentés en grands personnages de pierre, dorés et bien peints, l'Histoire du Nouveau-Testament, et, plus bas, l'Histoire du Vieux-Testament, avec des écrits au-dessous qui expliquent lesdites histoires. Le grand Crucifix qui est au-dessus de la grande porte du chœur avec la croix, n'est que d'une pièce; et le pied d'iccluy, fait en arcade, d'une autre seule pièce, qui sont deux chefs-d'œuvre de taille et de sculpture. (Dubreul.—Théâtre des antiquités de Paris.)
[13]Le chœur de l'église Notre-Dame est clos d'un mur percé à jour autour du grand autel, au haut duquel sont représentés en grands personnages de pierre, dorés et bien peints, l'Histoire du Nouveau-Testament, et, plus bas, l'Histoire du Vieux-Testament, avec des écrits au-dessous qui expliquent lesdites histoires. Le grand Crucifix qui est au-dessus de la grande porte du chœur avec la croix, n'est que d'une pièce; et le pied d'iccluy, fait en arcade, d'une autre seule pièce, qui sont deux chefs-d'œuvre de taille et de sculpture. (Dubreul.—Théâtre des antiquités de Paris.)
[14]Descriptions historiques des curiosités de l'église de Paris, par M. C. P. G., 1763. Paris.
[14]Descriptions historiques des curiosités de l'église de Paris, par M. C. P. G., 1763. Paris.
[15]Sauval.—Histoire des Antiquités de Paris, t. I.
[15]Sauval.—Histoire des Antiquités de Paris, t. I.
[16]Bib. royale. Estampes.—Topographie, et Artifices de la perspective, de Viator, trad. Pellegrin.
[16]Bib. royale. Estampes.—Topographie, et Artifices de la perspective, de Viator, trad. Pellegrin.
[17]Poids total du plomb: 220,240 livres.
[17]Poids total du plomb: 220,240 livres.
[18]Curiosités de l'église de Paris, par M. C. P. G. 1765.
[18]Curiosités de l'église de Paris, par M. C. P. G. 1765.
[19]Ce vitrail représentait la cour céleste des papes, des empereurs, des rois, des reines, des légats, des cardinaux, des archevêques, des évêques, des religieux et religieuses de différens ordres. Il n'en existe plus qu'une description dans lesCuriosités de l'église de Paris.
[19]Ce vitrail représentait la cour céleste des papes, des empereurs, des rois, des reines, des légats, des cardinaux, des archevêques, des évêques, des religieux et religieuses de différens ordres. Il n'en existe plus qu'une description dans lesCuriosités de l'église de Paris.
[20]Recueil des conclusions du Chapitrede 1767 à 1772.
[20]Recueil des conclusions du Chapitrede 1767 à 1772.
[21]Ce travail coûta 40,000 livres.
[21]Ce travail coûta 40,000 livres.
[22]Description historique de la basilique métropolitaine de Paris, par A. P. M. Gilbert.
[22]Description historique de la basilique métropolitaine de Paris, par A. P. M. Gilbert.
[23]Monumens enlevés de l'église Notre-Dame de Paris, transférés au musée des Petits-Augustins, leur destination actuelle.1° Une pierre octogone ayant servi de support à une statue de l'évêque Matiffas de Bucy. Elle porte cette inscription:Ci est le ymage de bonne mémoire SimüMatiffas de Buci de le esveschie de Soissons jadis esveques de Paris par qui furent fondées premièrement ces trois chapeles ou il gist en lä de grace MCCXXIIII et XVI et puis lë fit toutes les autres envirñ le cœur de ceste eglise. Pics pour lui.La statue de l'évêque, posée debout sur ce support, ne s'est pas retrouvée; mais la pierre, dont l'inscription vient d'être reproduite, est à Saint-Denis, dans la cour des Valois, où elle se dégrade. M. Debret la tient, depuis plusieurs mois, à la disposition du Ministre de l'Intérieur, afin qu'elle soit réintégrée à Notre-Dame.2° Une statue en pierre, de grandeur naturelle, représentant Adam. Cette figure est nue. Adam se couvre les parties sexuelles d'une large feuille de figuier.Monument de la fin du XIIIesiècle, provenant, suivant Lenoir, d'un des portails de Notre-Dame. La statue a été portée à Saint-Denis, où elle gît en ce moment couchée par terre dans la cour des Valois. Les déplace mens qu'elle a subis l'ont privée des deux jambes, qui existent encore, mais séparées du corps.3° Les deux statues à genoux, en pierre peinte, de Jean Juvenal des Ursins, et de sa femme, Michelle de Vitry. XVesiècle.Ces deux statues font maintenant partie du musée de Versailles.4° Inscription funéraire en l'honneur de la famille des Ursins, sur marbre blanc. XVIIIesiècle.Cette épitaphe, long-temps abandonnée dans une cour des Petits-Augustins, a été, dit-on, employée comme un marbre ordinaire pour servir de revêtement. Il pourrait se faire qu'elle eût été simplement retournée, et qu'une nouvelle inscription eût été gravée sur le revers de l'ancienne.5° La Figure agenouillée du chanoine Pierre de Fayel, avec ses armoiries, et une inscription indicative des sommes données par lui pour les sculptures de la clôture du chœur de Notre-Dame. XIVesiècle.Cette Figure, en demi-relief, qui faisait elle-même partie de la clôture du chœur, a été portée à Versailles. Elle n'a point encore été placée dans les galeries du musée, et se trouve au rez-de-chaussée, dans une salle de dépôt, près de la galerie des tableaux-plans.6° Une Mort, squelette d'albâtre, peint couleur de bronze, attribuée par Lenoir au sculpteur François Gentil. Ce monument, placé originairement au cimetière des Innocens, fut transféré à Notre-Dame, lors de la suppression du cimetière.La Mort tient une faulx, et s'appuie sur un cartel portant cette inscription:Il n'est vivant tant soit plein d'artNi de force pour résistance,Que je ne frappe de mon dartPour donner aux vers leur pitance.Priez Dieu pour les trépassés.La figure de la Mort est déposée au palais des Beaux-Arts, dans une des salles du rez-de-chaussée, au fond de la troisième cour, à droite en regardant l'hémicycle.7° Une Vierge en marbre blanc de grandeur naturelle. XIVesiècle.On ignore ce que ce monument est devenu.8° Le célèbre tableau représentant toute la famille des Ursins. XVesiècle.Ce tableau est au musée de Versailles, dans la première salle de la collection des portraits.9° Plusieurs Vierges en pierre peinte ont été transportées du musée des Petits-Augustins à Saint-Denis. Une de ces statues provenait de Notre-Dame.10° Statue en marbre, à genoux, du cardinal Pierre de Gondi, évêque de Paris, placée sur un entablement que portent quatre colonnes de marbre noir, au milieu desquelles on voit un grand cénotaphe de pareil marbre, chargé d'atributs et d'une inscription. XVIIesiècle.La Statue est à Versailles. Les autres parties du tombeau ont été dispersées, l'entablement se voit encore au Salon des Beaux-Arts, dans le cloître près de la chapelle. On fera remarquer à ce sujet que lors de la translation des monumens historiques de l'ancien musée des Petits-Augustins, à Versailles, on enleva un certain nombre de mausolées dont les statues ont seules reparu dans le nouveau musée, dépourvues de la décoration qui les accompagnait originairement. Pour citer quelques exemples, les armoiries, l'épitaphe, les pilastres du tombeau du cardinal Mazarin, la décoration architectorale du tombeau du commandant de Souvré, les épitaphes de Caylus et de Chérin, l'écusson, l'épitaphe et la tombe de Raymond Philippeaux, conseiller d'état, etc., etc., transférés à Versailles, n'ont pas été rétablis dans les galeries du musée.11° Statue en marbre blanc, à genoux, d'Albert de Gondi, duc de Retz, maréchal de France.Monument composé comme celui du cardinal de Gondi. XVIIesiècle.Même observation.L'effigie du maréchal fait partie du musée de Versailles.12° Louis XIV, à genoux, statue en marbre blanc, par Coyzevoz.Rendu à Notre-Dame en 1816, enlevée en 1832, puis transportée dans la chapelle de Versailles.13° Louis XIII, à genoux, sculpté en marbre blanc, par Guillaume Coustou.Même observation que pour la statue de Louis XIV.14° Groupe de la descente de croix, par Nicolas Coustou.Réintégré à Notre-Dame.15° Mausolée du compte d'Harcourt, par Pigalle.Réintégré à Notre-Dame, maladroitement restauré.16 Le Christ au tombeau, bas-relief, par Vassé.À Notre-Dame, au maître-autel,17° Statues, en marbre blanc, de Saint-Louis et de Saint-Maurice, sculptées en marbre blanc, par Jacques Rousseau, pour la chapelle de Noailles, XVIIIesiècle.Ces figures ont été données à l'église de Choisy-le-Roy.(1) Il existe aux Archives du royaume des dessins très complets et très bien exécutés de toutes ces tombes. M. Gilbert, conservateur de Notre-Dame, possède un dessin, peut-être unique, de le statue de Philippe-le-Bel.(2) Voir aux Archives du royaume, les procès-verbaux détaillés de tous les objets qui composaient le trésor.
[23]Monumens enlevés de l'église Notre-Dame de Paris, transférés au musée des Petits-Augustins, leur destination actuelle.
1° Une pierre octogone ayant servi de support à une statue de l'évêque Matiffas de Bucy. Elle porte cette inscription:
Ci est le ymage de bonne mémoire Simü
Ci est le ymage de bonne mémoire Simü
Matiffas de Buci de le esveschie de Soissons jadis esveques de Paris par qui furent fondées premièrement ces trois chapeles ou il gist en lä de grace MCCXXIIII et XVI et puis lë fit toutes les autres envirñ le cœur de ceste eglise. Pics pour lui.
La statue de l'évêque, posée debout sur ce support, ne s'est pas retrouvée; mais la pierre, dont l'inscription vient d'être reproduite, est à Saint-Denis, dans la cour des Valois, où elle se dégrade. M. Debret la tient, depuis plusieurs mois, à la disposition du Ministre de l'Intérieur, afin qu'elle soit réintégrée à Notre-Dame.
2° Une statue en pierre, de grandeur naturelle, représentant Adam. Cette figure est nue. Adam se couvre les parties sexuelles d'une large feuille de figuier.
Monument de la fin du XIIIesiècle, provenant, suivant Lenoir, d'un des portails de Notre-Dame. La statue a été portée à Saint-Denis, où elle gît en ce moment couchée par terre dans la cour des Valois. Les déplace mens qu'elle a subis l'ont privée des deux jambes, qui existent encore, mais séparées du corps.
3° Les deux statues à genoux, en pierre peinte, de Jean Juvenal des Ursins, et de sa femme, Michelle de Vitry. XVesiècle.
Ces deux statues font maintenant partie du musée de Versailles.
4° Inscription funéraire en l'honneur de la famille des Ursins, sur marbre blanc. XVIIIesiècle.
Cette épitaphe, long-temps abandonnée dans une cour des Petits-Augustins, a été, dit-on, employée comme un marbre ordinaire pour servir de revêtement. Il pourrait se faire qu'elle eût été simplement retournée, et qu'une nouvelle inscription eût été gravée sur le revers de l'ancienne.
5° La Figure agenouillée du chanoine Pierre de Fayel, avec ses armoiries, et une inscription indicative des sommes données par lui pour les sculptures de la clôture du chœur de Notre-Dame. XIVesiècle.
Cette Figure, en demi-relief, qui faisait elle-même partie de la clôture du chœur, a été portée à Versailles. Elle n'a point encore été placée dans les galeries du musée, et se trouve au rez-de-chaussée, dans une salle de dépôt, près de la galerie des tableaux-plans.
6° Une Mort, squelette d'albâtre, peint couleur de bronze, attribuée par Lenoir au sculpteur François Gentil. Ce monument, placé originairement au cimetière des Innocens, fut transféré à Notre-Dame, lors de la suppression du cimetière.
La Mort tient une faulx, et s'appuie sur un cartel portant cette inscription:
Il n'est vivant tant soit plein d'artNi de force pour résistance,Que je ne frappe de mon dartPour donner aux vers leur pitance.Priez Dieu pour les trépassés.
Il n'est vivant tant soit plein d'artNi de force pour résistance,Que je ne frappe de mon dartPour donner aux vers leur pitance.Priez Dieu pour les trépassés.
La figure de la Mort est déposée au palais des Beaux-Arts, dans une des salles du rez-de-chaussée, au fond de la troisième cour, à droite en regardant l'hémicycle.
7° Une Vierge en marbre blanc de grandeur naturelle. XIVesiècle.
On ignore ce que ce monument est devenu.
8° Le célèbre tableau représentant toute la famille des Ursins. XVesiècle.
Ce tableau est au musée de Versailles, dans la première salle de la collection des portraits.
9° Plusieurs Vierges en pierre peinte ont été transportées du musée des Petits-Augustins à Saint-Denis. Une de ces statues provenait de Notre-Dame.
10° Statue en marbre, à genoux, du cardinal Pierre de Gondi, évêque de Paris, placée sur un entablement que portent quatre colonnes de marbre noir, au milieu desquelles on voit un grand cénotaphe de pareil marbre, chargé d'atributs et d'une inscription. XVIIesiècle.
La Statue est à Versailles. Les autres parties du tombeau ont été dispersées, l'entablement se voit encore au Salon des Beaux-Arts, dans le cloître près de la chapelle. On fera remarquer à ce sujet que lors de la translation des monumens historiques de l'ancien musée des Petits-Augustins, à Versailles, on enleva un certain nombre de mausolées dont les statues ont seules reparu dans le nouveau musée, dépourvues de la décoration qui les accompagnait originairement. Pour citer quelques exemples, les armoiries, l'épitaphe, les pilastres du tombeau du cardinal Mazarin, la décoration architectorale du tombeau du commandant de Souvré, les épitaphes de Caylus et de Chérin, l'écusson, l'épitaphe et la tombe de Raymond Philippeaux, conseiller d'état, etc., etc., transférés à Versailles, n'ont pas été rétablis dans les galeries du musée.
11° Statue en marbre blanc, à genoux, d'Albert de Gondi, duc de Retz, maréchal de France.
Monument composé comme celui du cardinal de Gondi. XVIIesiècle.
Même observation.
L'effigie du maréchal fait partie du musée de Versailles.
12° Louis XIV, à genoux, statue en marbre blanc, par Coyzevoz.
Rendu à Notre-Dame en 1816, enlevée en 1832, puis transportée dans la chapelle de Versailles.
13° Louis XIII, à genoux, sculpté en marbre blanc, par Guillaume Coustou.
Même observation que pour la statue de Louis XIV.
14° Groupe de la descente de croix, par Nicolas Coustou.
Réintégré à Notre-Dame.
15° Mausolée du compte d'Harcourt, par Pigalle.
Réintégré à Notre-Dame, maladroitement restauré.
16 Le Christ au tombeau, bas-relief, par Vassé.
À Notre-Dame, au maître-autel,
17° Statues, en marbre blanc, de Saint-Louis et de Saint-Maurice, sculptées en marbre blanc, par Jacques Rousseau, pour la chapelle de Noailles, XVIIIesiècle.
Ces figures ont été données à l'église de Choisy-le-Roy.
(1) Il existe aux Archives du royaume des dessins très complets et très bien exécutés de toutes ces tombes. M. Gilbert, conservateur de Notre-Dame, possède un dessin, peut-être unique, de le statue de Philippe-le-Bel.
(2) Voir aux Archives du royaume, les procès-verbaux détaillés de tous les objets qui composaient le trésor.
[24]Gilbert.
[24]Gilbert.
[25]À Chartres, les statues des rois qui ornent le portail du midi, sont des rois de Juda, ainsi que le prouve une figure de Jessé qui est placée sous le premier.À la cathédrale de Paris, toutes les autorités que nous avons consultées n'admettent, sur le portail, que des rois de France, et cependant la statue de Pepin, placée au centre et montée sur un lion, est précisément dans la même condition que celle de David, du portail de Chartres, posée de même sur un lion; à Reims, les statues colossales du portail de Notre-Dame étaient de même des rois de France.Pièce du XIIIesiècle, publiée par M. A. Juhinal, extraite des vingt-trois manières de Vilain (Manuscrit).Li vilains Rabuins est cil ki va devant Nostre-Dame, à Paris, et regarde les rois et dist: «Ves-là Pépin, vès-là Charlemainne,» et on li coupe sa borse par derrière.Bib. royale:Manuscrit5921, écriture du XIIIesiècle.Extrait:Hæc sunt nomina regum Francorum IN PORTA Beatæ Mariæ Parisius scripta.Primus rex.—Clodoveus.Secundus—Lotharius.Tertius—Chilpericus.Quartus—Lotharius.Quintus—Dagobertus.Sextus—Clodoveus.Septimus—Lotharius.Octavus—Theodoricus.Nonus—Hildericus.X—Theodoricus.XI—Clodoveus.XII—Hildebertus.XIII—Clodoveus.XIV—Lotharius.XV—Chilpericus.XVI—Theodoricus.XVII—Hildericus.XVIII—Pippinus.XIX—Karolus magnus.XX—Lodovicus, filius ejus.XXI—Lotharius.XXII—Karolus.XXIII—Lodovicus balbus.XXIV—Karolus.XXV—Odo.XXVI—Karolus.XXVII—Rudolfus.XXVIII—Ludovicus.XXIX—Lotharius.XXX—Ludovicus regnavit anno uno.XXXI—Hugo.XXXII—Robertus.XXXIII—Henricus.XXXIV—Philippus.XXXV—Ludovicus.XXXVI—Ludovicus.XXXVII—Philippus, bonus rex.XXXVIII—Ludovicus, filius ejuz.XXXIX—Ludovicus qui regnat.Il est à remarquer, dans ce catalogue, qu'il y a trente-neuf rois, et que dans la galerie de la façade occidentale, il n'y a place que pour vingt-huit; mais, dans le titre, le motin portaindique que ces noms étaient inscrits soit sur le pied-droit de la porte principale, soit sur les ventaux.
[25]À Chartres, les statues des rois qui ornent le portail du midi, sont des rois de Juda, ainsi que le prouve une figure de Jessé qui est placée sous le premier.
À la cathédrale de Paris, toutes les autorités que nous avons consultées n'admettent, sur le portail, que des rois de France, et cependant la statue de Pepin, placée au centre et montée sur un lion, est précisément dans la même condition que celle de David, du portail de Chartres, posée de même sur un lion; à Reims, les statues colossales du portail de Notre-Dame étaient de même des rois de France.
Pièce du XIIIesiècle, publiée par M. A. Juhinal, extraite des vingt-trois manières de Vilain (Manuscrit).
Li vilains Rabuins est cil ki va devant Nostre-Dame, à Paris, et regarde les rois et dist: «Ves-là Pépin, vès-là Charlemainne,» et on li coupe sa borse par derrière.
Bib. royale:Manuscrit5921, écriture du XIIIesiècle.
Extrait:Hæc sunt nomina regum Francorum IN PORTA Beatæ Mariæ Parisius scripta.
[26](Corrozet).—Le dessin, appartenant à M. Dépaulis, indique d'une manière positive, sur l'éperon du côté de l'Hôtel-Dieu, une statue d'évêque; sur ceux qui viennent ensuite, la Religion juive, puis la Religion chrétienne, et enfin, sur le dernier, une figure drapée et nimbée.(Curiosités de Paris, par M. C. P. G.).—Sur les quatre grands pilastres sont représentées, en grandes figures, deuxFemmes couronnées, dont l'une représente la Religion; l'autre, la Foi (la Religion chrétienne et la Religion juive); du côté de l'archevêché, saint Denis, et du côté du cloître saint Étienne.
[26](Corrozet).—Le dessin, appartenant à M. Dépaulis, indique d'une manière positive, sur l'éperon du côté de l'Hôtel-Dieu, une statue d'évêque; sur ceux qui viennent ensuite, la Religion juive, puis la Religion chrétienne, et enfin, sur le dernier, une figure drapée et nimbée.
(Curiosités de Paris, par M. C. P. G.).—Sur les quatre grands pilastres sont représentées, en grandes figures, deuxFemmes couronnées, dont l'une représente la Religion; l'autre, la Foi (la Religion chrétienne et la Religion juive); du côté de l'archevêché, saint Denis, et du côté du cloître saint Étienne.
[27]Plan de la ville de Paris, par Turgot.Côté du nord, près le portail du transcept, le support du premier pignon des chapelles de la nef existe: C'est une petite figure d'homme, accroupie. De ce côté, quelques crochets de l'ancienne corniche se voient encore dans la corniche neuve, refaite en 1812.(Voir le dessin:Détail d'une travée de la nef).
[27]Plan de la ville de Paris, par Turgot.
Côté du nord, près le portail du transcept, le support du premier pignon des chapelles de la nef existe: C'est une petite figure d'homme, accroupie. De ce côté, quelques crochets de l'ancienne corniche se voient encore dans la corniche neuve, refaite en 1812.
(Voir le dessin:Détail d'une travée de la nef).
[28]Tout le comble est appuyé d'arcs-boutans, au bout desquels, en partie, sont des pyramides carrées et triangulaires, aux effigies de rois et autres personnages qui sont dedans et dessus. (Corrozet.)
[28]Tout le comble est appuyé d'arcs-boutans, au bout desquels, en partie, sont des pyramides carrées et triangulaires, aux effigies de rois et autres personnages qui sont dedans et dessus. (Corrozet.)
[29]Curiosités de Paris, par M. C. P. C. 1763.
[29]Curiosités de Paris, par M. C. P. C. 1763.
[30]Nous possédons un calque de ce précieux dessin, fait avant la révolution de 1789.
[30]Nous possédons un calque de ce précieux dessin, fait avant la révolution de 1789.
[31]Voir lefac-similed'un ancien dessin représentant la sainte chapelle avec la sacristie, détruite sous Louis XVI.
[31]Voir lefac-similed'un ancien dessin représentant la sainte chapelle avec la sacristie, détruite sous Louis XVI.