NOTES:[1]Napoléon Ierfut, si je ne me trompe, l'un de ces nonnitiés qui citait la régularité des tournoiements célestes comme preuve de l'existence de Dieu.[2]Quelques nouvelles hypothèses, assez admissibles, viennent d'être émises sur la genèse du soleil, mais elles soulèvent encore,—et toujours et toujours,—de nouveauxpourquoiplus effroyables; alors, à quoi bon?[3]On connaît les lézards à membranes et même le lézard à plumes (archéopterix) qui fut essayé après lui.[4]On s'en occupe déjà beaucoup, de nos soldats aveugles, je le sais bien, pour leur trouver du travail, leur assurer l'existence matérielle; mais il faudrait aussi les distraire de leur déchéance affreuse, en faisant pénétrer dans leur nuit de belles images colorées, en les intéressant à des aventures réelles ou imaginaires, qui leur apporteraient la diversion et l'oubli; ce serait au moins aussi utile que de leur donner du pain.Or, cette petite histoire du sergent Lormont, qui est une entre mille, je l'ai notée sur la prière d'un aveugle éminent, M. Maurice de La Sizeranne, je l'ai notée pour attirer un peu l'attention sur son œuvre admirable, car il a consacré sa vie aux autres aveugles ses frères. Il dirige et il enrichit, par tous les moyens en son pouvoir, une bibliothèque pour ceux qui lisent sans yeux, qui lisent en promenant les doigts sur des feuillets blancs piqués d'innombrables trous d'épingle.Qui dira tout le bien qu'il a déjà fait, en rendant à tant et tant de pauvres êtres, isolés dans leur nuit, cette joie de lire! Mais sa bibliothèque, qui suffisait à peine avant la guerre, se trouve aujourd'hui n'avoir plus le quart des volumes qu'il faudrait. Quand nos combattants, aveugles d'hier, ont été amenés là, au bras de quelqu'un, pour emprunter de ces livres spéciaux à leur usage, souvent ensuite il s'en retournent déçus et plus tristes: on a été obligé de leur en refuser, parce qu'ils étaient tous en lecture,—et l'argent manque pour en préparer d'autres.On a déjà tant donné, dans notre pays, donné à pleines mains pour nos blessés, que l'on donnera bien encore, il me semble, pour apporter un peu de détente et d'enchantement aux plus terriblement touchés d'eux tous, à ceux qui n'y voient plus. Si l'on n'a pas déjà souscrit davantage pour cette œuvre, c'est surtout, j'en suis convaincu, parce qu'on n'y pensait pas, parce qu'on ne savait pas. Je demande donc, ici, que l'on vienne au secours de la si précieuse bibliothèque, que la guerre, hélas! n'a que trop mise à l'ordre du jour.[5]Des détachements de matelots en armes, presque tous des survivants de l'Yser, garnissaient ce jour-là la scène du Théâtre Français, entourant M. Pierre Loti qui, pour finir, s'est adressé à eux.[6]Voir la brochure de MmeJuliette Adam:Non, l'Alsace n'est ni germaine ni germanisante.[7]Pluriel arabe d'Ouled-Naïl.[8]On sait que les Ouled-Naïlia sont devenues souvent, contre l'étranger, d'héroïques guerrières.[9]Celui du sultan Mahmoud.[10]A cette même conférence, MmeBartet venait de lire une lettre de jeune femme turque.[11]Aujourd'hui de pauvres irresponsables ont complètement défiguré l'exquis village, en bâtissant juste au-dessus de la place du jeu de pelote, au-dessus du glorieux fronton suranné, une villa moderne avec faïences polychromes.—P. L.[12]Aujourd'hui, hélas! on y va en auto![13]Aujourd'hui tous les châtaigniers ont achevé de mourir; ils ne sont plus que des squelettes grisâtres, se desséchant au soleil.—P. L.[14]Aujourd'hui un barrage en a fait un véritable lac souterrain, où se reflètent les piliers de la voûte. Il faut franchir ce lac dans un batelet pour aborder aux longues galeries pleines d'ombre.[15]Beaucoup de ces voûtes ont été stupidement dépouillées de leurs franges, de leurs pendantifs millénaires, la commune de Sare les ayant vendus à un entrepreneur qui les a fait briser à coup de masse. Soixante charrettes qui en étaient remplies, se sont dirigées vers Biarritz, et les stalactites, qui avaient été l'œuvre des temps sans nombre, ont servi à construire l'une des plus grotesques parmi ces villas qui déshonorent la côte basque depuis qu'elle est, «aménagée» pour le tourisme.—P. L.[16]A l'entrée de la grotte, on vient, hélas! de construire pour les touristes une maison et un restaurant qui ont changé ces aspects millénaires.—P. L.[17]La grande tragédienne américaine, chargée du rôle de laFille du Ciel.(Note du transcripteur)changes faites:Abd-ul-Hamid => Abdul-HamidFARRÉRE => FARRÈRE
[1]Napoléon Ierfut, si je ne me trompe, l'un de ces nonnitiés qui citait la régularité des tournoiements célestes comme preuve de l'existence de Dieu.
[1]Napoléon Ierfut, si je ne me trompe, l'un de ces nonnitiés qui citait la régularité des tournoiements célestes comme preuve de l'existence de Dieu.
[2]Quelques nouvelles hypothèses, assez admissibles, viennent d'être émises sur la genèse du soleil, mais elles soulèvent encore,—et toujours et toujours,—de nouveauxpourquoiplus effroyables; alors, à quoi bon?
[2]Quelques nouvelles hypothèses, assez admissibles, viennent d'être émises sur la genèse du soleil, mais elles soulèvent encore,—et toujours et toujours,—de nouveauxpourquoiplus effroyables; alors, à quoi bon?
[3]On connaît les lézards à membranes et même le lézard à plumes (archéopterix) qui fut essayé après lui.
[3]On connaît les lézards à membranes et même le lézard à plumes (archéopterix) qui fut essayé après lui.
[4]On s'en occupe déjà beaucoup, de nos soldats aveugles, je le sais bien, pour leur trouver du travail, leur assurer l'existence matérielle; mais il faudrait aussi les distraire de leur déchéance affreuse, en faisant pénétrer dans leur nuit de belles images colorées, en les intéressant à des aventures réelles ou imaginaires, qui leur apporteraient la diversion et l'oubli; ce serait au moins aussi utile que de leur donner du pain.Or, cette petite histoire du sergent Lormont, qui est une entre mille, je l'ai notée sur la prière d'un aveugle éminent, M. Maurice de La Sizeranne, je l'ai notée pour attirer un peu l'attention sur son œuvre admirable, car il a consacré sa vie aux autres aveugles ses frères. Il dirige et il enrichit, par tous les moyens en son pouvoir, une bibliothèque pour ceux qui lisent sans yeux, qui lisent en promenant les doigts sur des feuillets blancs piqués d'innombrables trous d'épingle.Qui dira tout le bien qu'il a déjà fait, en rendant à tant et tant de pauvres êtres, isolés dans leur nuit, cette joie de lire! Mais sa bibliothèque, qui suffisait à peine avant la guerre, se trouve aujourd'hui n'avoir plus le quart des volumes qu'il faudrait. Quand nos combattants, aveugles d'hier, ont été amenés là, au bras de quelqu'un, pour emprunter de ces livres spéciaux à leur usage, souvent ensuite il s'en retournent déçus et plus tristes: on a été obligé de leur en refuser, parce qu'ils étaient tous en lecture,—et l'argent manque pour en préparer d'autres.On a déjà tant donné, dans notre pays, donné à pleines mains pour nos blessés, que l'on donnera bien encore, il me semble, pour apporter un peu de détente et d'enchantement aux plus terriblement touchés d'eux tous, à ceux qui n'y voient plus. Si l'on n'a pas déjà souscrit davantage pour cette œuvre, c'est surtout, j'en suis convaincu, parce qu'on n'y pensait pas, parce qu'on ne savait pas. Je demande donc, ici, que l'on vienne au secours de la si précieuse bibliothèque, que la guerre, hélas! n'a que trop mise à l'ordre du jour.
[4]On s'en occupe déjà beaucoup, de nos soldats aveugles, je le sais bien, pour leur trouver du travail, leur assurer l'existence matérielle; mais il faudrait aussi les distraire de leur déchéance affreuse, en faisant pénétrer dans leur nuit de belles images colorées, en les intéressant à des aventures réelles ou imaginaires, qui leur apporteraient la diversion et l'oubli; ce serait au moins aussi utile que de leur donner du pain.
Or, cette petite histoire du sergent Lormont, qui est une entre mille, je l'ai notée sur la prière d'un aveugle éminent, M. Maurice de La Sizeranne, je l'ai notée pour attirer un peu l'attention sur son œuvre admirable, car il a consacré sa vie aux autres aveugles ses frères. Il dirige et il enrichit, par tous les moyens en son pouvoir, une bibliothèque pour ceux qui lisent sans yeux, qui lisent en promenant les doigts sur des feuillets blancs piqués d'innombrables trous d'épingle.
Qui dira tout le bien qu'il a déjà fait, en rendant à tant et tant de pauvres êtres, isolés dans leur nuit, cette joie de lire! Mais sa bibliothèque, qui suffisait à peine avant la guerre, se trouve aujourd'hui n'avoir plus le quart des volumes qu'il faudrait. Quand nos combattants, aveugles d'hier, ont été amenés là, au bras de quelqu'un, pour emprunter de ces livres spéciaux à leur usage, souvent ensuite il s'en retournent déçus et plus tristes: on a été obligé de leur en refuser, parce qu'ils étaient tous en lecture,—et l'argent manque pour en préparer d'autres.
On a déjà tant donné, dans notre pays, donné à pleines mains pour nos blessés, que l'on donnera bien encore, il me semble, pour apporter un peu de détente et d'enchantement aux plus terriblement touchés d'eux tous, à ceux qui n'y voient plus. Si l'on n'a pas déjà souscrit davantage pour cette œuvre, c'est surtout, j'en suis convaincu, parce qu'on n'y pensait pas, parce qu'on ne savait pas. Je demande donc, ici, que l'on vienne au secours de la si précieuse bibliothèque, que la guerre, hélas! n'a que trop mise à l'ordre du jour.
[5]Des détachements de matelots en armes, presque tous des survivants de l'Yser, garnissaient ce jour-là la scène du Théâtre Français, entourant M. Pierre Loti qui, pour finir, s'est adressé à eux.
[5]Des détachements de matelots en armes, presque tous des survivants de l'Yser, garnissaient ce jour-là la scène du Théâtre Français, entourant M. Pierre Loti qui, pour finir, s'est adressé à eux.
[6]Voir la brochure de MmeJuliette Adam:Non, l'Alsace n'est ni germaine ni germanisante.
[6]Voir la brochure de MmeJuliette Adam:Non, l'Alsace n'est ni germaine ni germanisante.
[7]Pluriel arabe d'Ouled-Naïl.
[7]Pluriel arabe d'Ouled-Naïl.
[8]On sait que les Ouled-Naïlia sont devenues souvent, contre l'étranger, d'héroïques guerrières.
[8]On sait que les Ouled-Naïlia sont devenues souvent, contre l'étranger, d'héroïques guerrières.
[9]Celui du sultan Mahmoud.
[9]Celui du sultan Mahmoud.
[10]A cette même conférence, MmeBartet venait de lire une lettre de jeune femme turque.
[10]A cette même conférence, MmeBartet venait de lire une lettre de jeune femme turque.
[11]Aujourd'hui de pauvres irresponsables ont complètement défiguré l'exquis village, en bâtissant juste au-dessus de la place du jeu de pelote, au-dessus du glorieux fronton suranné, une villa moderne avec faïences polychromes.—P. L.
[11]Aujourd'hui de pauvres irresponsables ont complètement défiguré l'exquis village, en bâtissant juste au-dessus de la place du jeu de pelote, au-dessus du glorieux fronton suranné, une villa moderne avec faïences polychromes.—P. L.
[12]Aujourd'hui, hélas! on y va en auto!
[12]Aujourd'hui, hélas! on y va en auto!
[13]Aujourd'hui tous les châtaigniers ont achevé de mourir; ils ne sont plus que des squelettes grisâtres, se desséchant au soleil.—P. L.
[13]Aujourd'hui tous les châtaigniers ont achevé de mourir; ils ne sont plus que des squelettes grisâtres, se desséchant au soleil.—P. L.
[14]Aujourd'hui un barrage en a fait un véritable lac souterrain, où se reflètent les piliers de la voûte. Il faut franchir ce lac dans un batelet pour aborder aux longues galeries pleines d'ombre.
[14]Aujourd'hui un barrage en a fait un véritable lac souterrain, où se reflètent les piliers de la voûte. Il faut franchir ce lac dans un batelet pour aborder aux longues galeries pleines d'ombre.
[15]Beaucoup de ces voûtes ont été stupidement dépouillées de leurs franges, de leurs pendantifs millénaires, la commune de Sare les ayant vendus à un entrepreneur qui les a fait briser à coup de masse. Soixante charrettes qui en étaient remplies, se sont dirigées vers Biarritz, et les stalactites, qui avaient été l'œuvre des temps sans nombre, ont servi à construire l'une des plus grotesques parmi ces villas qui déshonorent la côte basque depuis qu'elle est, «aménagée» pour le tourisme.—P. L.
[15]Beaucoup de ces voûtes ont été stupidement dépouillées de leurs franges, de leurs pendantifs millénaires, la commune de Sare les ayant vendus à un entrepreneur qui les a fait briser à coup de masse. Soixante charrettes qui en étaient remplies, se sont dirigées vers Biarritz, et les stalactites, qui avaient été l'œuvre des temps sans nombre, ont servi à construire l'une des plus grotesques parmi ces villas qui déshonorent la côte basque depuis qu'elle est, «aménagée» pour le tourisme.—P. L.
[16]A l'entrée de la grotte, on vient, hélas! de construire pour les touristes une maison et un restaurant qui ont changé ces aspects millénaires.—P. L.
[16]A l'entrée de la grotte, on vient, hélas! de construire pour les touristes une maison et un restaurant qui ont changé ces aspects millénaires.—P. L.
[17]La grande tragédienne américaine, chargée du rôle de laFille du Ciel.
[17]La grande tragédienne américaine, chargée du rôle de laFille du Ciel.
(Note du transcripteur)changes faites:Abd-ul-Hamid => Abdul-HamidFARRÉRE => FARRÈRE
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\PRIX GONCOURT40emilleHenri BARBUSSE———LE FEU(Journal d'une Escouade)ROMAN/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Réformé du temps de paix, le poète et romancier Henri Barbusse a, dès le commencement des hostilités, contracté un engagement pour la durée de la guerre. Il a été cité plusieurs fois à l'Ordre du jour. Voici le texte de sa plus récente citation:«D'une valeur morale supérieure, s'est engagé volontairement pour la durée de la guerre; a refusé d'être versé dans la territoriale, malgré son âge et son état de santé. S'est toujours offert spontanément pour toutes les missions dangereuses, et notamment pour aider à installer, sous un feu violent, un poste de secours avancé dans les lignes qui venaient d'être conquises sur l'ennemi.»Au cours d'un congé de convalescence—pour le dédier à la mémoire de ses camarades tombés à côté de lui, à Crouÿ et à la cote 119—il a écrit ce poignant roman:Le Feu, qui porte en sous-titre cette mention: «Journal d'une escouade», et qui est sans doute l'œuvre la plus sincère et la plus vibrante que l'on ait écrite sur la guerre.Le Feu,—qu'a couronné, comme on le sait, l'Académie Goncourt—n'est pas seulement un superbe document; c'est un roman admirable et captivant.Un volume in-18.—Prix:3fr.50Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\PRIX GONCOURT40emilleHenri BARBUSSE———LE FEU(Journal d'une Escouade)ROMAN/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Réformé du temps de paix, le poète et romancier Henri Barbusse a, dès le commencement des hostilités, contracté un engagement pour la durée de la guerre. Il a été cité plusieurs fois à l'Ordre du jour. Voici le texte de sa plus récente citation:«D'une valeur morale supérieure, s'est engagé volontairement pour la durée de la guerre; a refusé d'être versé dans la territoriale, malgré son âge et son état de santé. S'est toujours offert spontanément pour toutes les missions dangereuses, et notamment pour aider à installer, sous un feu violent, un poste de secours avancé dans les lignes qui venaient d'être conquises sur l'ennemi.»Au cours d'un congé de convalescence—pour le dédier à la mémoire de ses camarades tombés à côté de lui, à Crouÿ et à la cote 119—il a écrit ce poignant roman:Le Feu, qui porte en sous-titre cette mention: «Journal d'une escouade», et qui est sans doute l'œuvre la plus sincère et la plus vibrante que l'on ait écrite sur la guerre.Le Feu,—qu'a couronné, comme on le sait, l'Académie Goncourt—n'est pas seulement un superbe document; c'est un roman admirable et captivant.Un volume in-18.—Prix:3fr.50Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris
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PRIX GONCOURT40emille
Henri BARBUSSE
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LE FEU
(Journal d'une Escouade)ROMAN
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Réformé du temps de paix, le poète et romancier Henri Barbusse a, dès le commencement des hostilités, contracté un engagement pour la durée de la guerre. Il a été cité plusieurs fois à l'Ordre du jour. Voici le texte de sa plus récente citation:
«D'une valeur morale supérieure, s'est engagé volontairement pour la durée de la guerre; a refusé d'être versé dans la territoriale, malgré son âge et son état de santé. S'est toujours offert spontanément pour toutes les missions dangereuses, et notamment pour aider à installer, sous un feu violent, un poste de secours avancé dans les lignes qui venaient d'être conquises sur l'ennemi.»
Au cours d'un congé de convalescence—pour le dédier à la mémoire de ses camarades tombés à côté de lui, à Crouÿ et à la cote 119—il a écrit ce poignant roman:Le Feu, qui porte en sous-titre cette mention: «Journal d'une escouade», et qui est sans doute l'œuvre la plus sincère et la plus vibrante que l'on ait écrite sur la guerre.
Le Feu,—qu'a couronné, comme on le sait, l'Académie Goncourt—n'est pas seulement un superbe document; c'est un roman admirable et captivant.
Un volume in-18.—Prix:3fr.50
Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Paul ACKER———9emilleL'OISEAU VAINQUEURROMAN/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Paul Acker est mort, on le sait, en service commandé, le 27 Juin 1915, près de Thann. Il repose, aujourd'hui, dans le cimetière de Moosch, en Alsace reconquise.L'Oiseau vainqueurest le dernier roman que Paul Acker ait écrit en entier.L'Oiseau vainqueurest le roman d'amour d'un aviateur; c'est une œuvre délicieuse, une œuvre émouvante et captivante.Il faut lireL'Oiseau vainqueuravant de le placer, d'un geste mélancolique et pieux, dans sa bibliothèque, à côté des œuvres exquises de ce fin, subtil et pénétrant romancier, qui, mort à quarante ans à peine, laisse cependant des œuvres aussi élégantes, aussi parfaites queLe soldat Bernard,Les demoiselles Bertram,Les Deux Amours,Les Exilés... ou cetOiseau vainqueur.Un volume in-18.—Prix:3fr.50Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Paul ACKER———9emilleL'OISEAU VAINQUEURROMAN/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Paul Acker est mort, on le sait, en service commandé, le 27 Juin 1915, près de Thann. Il repose, aujourd'hui, dans le cimetière de Moosch, en Alsace reconquise.L'Oiseau vainqueurest le dernier roman que Paul Acker ait écrit en entier.L'Oiseau vainqueurest le roman d'amour d'un aviateur; c'est une œuvre délicieuse, une œuvre émouvante et captivante.Il faut lireL'Oiseau vainqueuravant de le placer, d'un geste mélancolique et pieux, dans sa bibliothèque, à côté des œuvres exquises de ce fin, subtil et pénétrant romancier, qui, mort à quarante ans à peine, laisse cependant des œuvres aussi élégantes, aussi parfaites queLe soldat Bernard,Les demoiselles Bertram,Les Deux Amours,Les Exilés... ou cetOiseau vainqueur.Un volume in-18.—Prix:3fr.50Envoi contre mandat-poste
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Paul ACKER
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9emille
L'OISEAU VAINQUEUR
ROMAN
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Paul Acker est mort, on le sait, en service commandé, le 27 Juin 1915, près de Thann. Il repose, aujourd'hui, dans le cimetière de Moosch, en Alsace reconquise.
L'Oiseau vainqueurest le dernier roman que Paul Acker ait écrit en entier.
L'Oiseau vainqueurest le roman d'amour d'un aviateur; c'est une œuvre délicieuse, une œuvre émouvante et captivante.
Il faut lireL'Oiseau vainqueuravant de le placer, d'un geste mélancolique et pieux, dans sa bibliothèque, à côté des œuvres exquises de ce fin, subtil et pénétrant romancier, qui, mort à quarante ans à peine, laisse cependant des œuvres aussi élégantes, aussi parfaites queLe soldat Bernard,Les demoiselles Bertram,Les Deux Amours,Les Exilés... ou cetOiseau vainqueur.
Un volume in-18.—Prix:3fr.50
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LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Claude FARRÈRE———20emilleQUATORZEHISTOIRES DE SOLDATS/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\On se souvient du grand succès qu'avait obtenu, à la veille de la guerre, le beau livre que Claude Farrère avait publié alors sous ce titre:Dix-sept histoires de marins.Claude Farrère vient de donner en librairie une œuvre nouvelle:Quatorze histoires de soldats.C'est un livre admirable.Bien qu'il contienne, comme son titre l'annonce, quatorze histoires séparées, le nouveau livre—le nouveau chef-d'œuvre de Claude Farrère—est vraiment, à proprement parler, un roman. C'est le roman des soldats.Toute l'âme des soldats, vibrante, chevaleresque, héroïque, y est chantée par un de leurs frères, qui est aussi un conteur merveilleux, et un merveilleux poète.Un volume in-18.—Prix:3fr.50Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Claude FARRÈRE———20emilleQUATORZEHISTOIRES DE SOLDATS/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\On se souvient du grand succès qu'avait obtenu, à la veille de la guerre, le beau livre que Claude Farrère avait publié alors sous ce titre:Dix-sept histoires de marins.Claude Farrère vient de donner en librairie une œuvre nouvelle:Quatorze histoires de soldats.C'est un livre admirable.Bien qu'il contienne, comme son titre l'annonce, quatorze histoires séparées, le nouveau livre—le nouveau chef-d'œuvre de Claude Farrère—est vraiment, à proprement parler, un roman. C'est le roman des soldats.Toute l'âme des soldats, vibrante, chevaleresque, héroïque, y est chantée par un de leurs frères, qui est aussi un conteur merveilleux, et un merveilleux poète.Un volume in-18.—Prix:3fr.50Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris
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Claude FARRÈRE
———
20emille
QUATORZEHISTOIRES DE SOLDATS
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On se souvient du grand succès qu'avait obtenu, à la veille de la guerre, le beau livre que Claude Farrère avait publié alors sous ce titre:Dix-sept histoires de marins.
Claude Farrère vient de donner en librairie une œuvre nouvelle:Quatorze histoires de soldats.C'est un livre admirable.
Bien qu'il contienne, comme son titre l'annonce, quatorze histoires séparées, le nouveau livre—le nouveau chef-d'œuvre de Claude Farrère—est vraiment, à proprement parler, un roman. C'est le roman des soldats.
Toute l'âme des soldats, vibrante, chevaleresque, héroïque, y est chantée par un de leurs frères, qui est aussi un conteur merveilleux, et un merveilleux poète.
Un volume in-18.—Prix:3fr.50
Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Paul MARGUERITTE(DE L'ACADÉMIE GONCOURT)———30emilleL'EMBUSQUÉROMAN/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\L'Embusqué?... C'est l'histoire dramatique de ces êtres déconcertants que l'opinion publique raille et flétrit avec tant de justice.Avec quel tact et quelle force vengeresse M. Paul Margueritte nous dévoile un de ces cyniques déserteurs du devoir! Il le montre, esquivant le front par ruse et adresse, flagellé bientôt par le mépris de la femme qui l'adore, et finalement châtié comme il le mérite.L'Embusquétout palpitant de vérité, d'amour, d'indignation et de douleur, comporte, malgré l'ignominie de Maxime Archer, un noble réconfort, car à travers la faute et le rachat de la touchante Henriette, nous assistons au drame de la guerre; nous admirons les vertus de la famille française; et nous retrouvons, dans la mâle conduite de Pierre Forment, l'époux magnanime, toute la vaillance de notre race et tout l'héroïsme de nos soldats.C'est un roman passionné et passionnant.Un volume in-18.—Prix:3 fr. 50Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\Paul MARGUERITTE(DE L'ACADÉMIE GONCOURT)———30emilleL'EMBUSQUÉROMAN/\/\/\/\/\/\//\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\L'Embusqué?... C'est l'histoire dramatique de ces êtres déconcertants que l'opinion publique raille et flétrit avec tant de justice.Avec quel tact et quelle force vengeresse M. Paul Margueritte nous dévoile un de ces cyniques déserteurs du devoir! Il le montre, esquivant le front par ruse et adresse, flagellé bientôt par le mépris de la femme qui l'adore, et finalement châtié comme il le mérite.L'Embusquétout palpitant de vérité, d'amour, d'indignation et de douleur, comporte, malgré l'ignominie de Maxime Archer, un noble réconfort, car à travers la faute et le rachat de la touchante Henriette, nous assistons au drame de la guerre; nous admirons les vertus de la famille française; et nous retrouvons, dans la mâle conduite de Pierre Forment, l'époux magnanime, toute la vaillance de notre race et tout l'héroïsme de nos soldats.C'est un roman passionné et passionnant.Un volume in-18.—Prix:3 fr. 50Envoi contre mandat-poste
LibrairieErnestFLAMMARION, 26, Rue Racine,Paris
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Paul MARGUERITTE(DE L'ACADÉMIE GONCOURT)
———
30emille
L'EMBUSQUÉ
ROMAN
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L'Embusqué?... C'est l'histoire dramatique de ces êtres déconcertants que l'opinion publique raille et flétrit avec tant de justice.
Avec quel tact et quelle force vengeresse M. Paul Margueritte nous dévoile un de ces cyniques déserteurs du devoir! Il le montre, esquivant le front par ruse et adresse, flagellé bientôt par le mépris de la femme qui l'adore, et finalement châtié comme il le mérite.
L'Embusquétout palpitant de vérité, d'amour, d'indignation et de douleur, comporte, malgré l'ignominie de Maxime Archer, un noble réconfort, car à travers la faute et le rachat de la touchante Henriette, nous assistons au drame de la guerre; nous admirons les vertus de la famille française; et nous retrouvons, dans la mâle conduite de Pierre Forment, l'époux magnanime, toute la vaillance de notre race et tout l'héroïsme de nos soldats.
C'est un roman passionné et passionnant.
Un volume in-18.—Prix:3 fr. 50
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5460—Paris.—Imp. Hemmerlé et Cie.—1-17