[106]Il résulterait des travaux, de Lepsius, aussi bien que d’autres égyptologues, d’après MM. Nott et Gliddon, qu’avant la fondation du premier empire.... la population de cette contrée (l’Égypte) était africaine, et la langue originaire de la vallée du Nil (Nott and Gliddon,Indigenous races of the earth, vol. 1, ch.I, num. 9-10.—Perier,Sur l’Ethnogénie égyptienne, etc., dans les Mém. de la Société d’Anthropologie, tom. I, pag. 464).[107]Brugsch,Histoire d’Égypte, etc. page 3.—Aubin,Mémoire sur la peinture didactique et l’écriture figurative des anciens Mexicains, page 13.—Pruner-Bey.Recherches sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les Mémoires de la société d’Anthropologie, Paris, 1863, tom. I, page 462.[108]Le lecteur qui voudra se donner le plaisir de voir un spécimen de la race américaine des bords du Nil, n’a qu’à jeter les yeux sur le petit grammate assis sur un socle, au centre de la salle nº 2 du Musée égyptien du Louvre. Quiconque a vu et observé de près l’indigène américain, ne saurait s’y méprendre; pour moi c’est le portrait vivant d’un Indien de Rabinal.[109]Ceci est un fait généralement admis et sur lequel il est inutile de s’appesantir. On pourrait y objecter qu’en bien des lieux les hommes se peignaient en rouge, en signe de supériorité ou de victoire; mais où a-t-on vu ailleurs que dans les peintures égyptiennes ou mexicaines, qu’ils fussent à la fois rouges et sans barbe, surtout sans moustaches? L’appendice qui leur estattachéau menton ne peut être qu’un ornement et ne passera jamais pour de la barbe, aux yeux de gens non prévenus.[110]Essai sur l’hist. de la géogr. du N. Continent, tome I, page 170.[111]Voir leCritias, trad. de M. Victor Cousin, tom. XII.[112]Pruner-Bey,Recherches sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les mémoires de la Société d’Anthropologie, tome I, Conclusions, page 632 et autres, ainsi que dans le Bulletin,passim.[113]Broca,Sur l’ancienne race égyptienne, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome II, page 551, etc.[114]Sur les brachycéphales de la France, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome II, page 651.[115]Charencey,La langue basque et les idiomes de l’Oural. Paris, 1862.[116]Pruner-Bey,Sur la mâchoire d’Abbeville, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome IV, page 302.[117]Chavée,Sur les origines étrusques, dans le Bulletin de la Société d’Anthrop., tome III, pag. 447.[118]Diodore,Biblioth. hist., lib. 1, 28.[119]Herrera,Hist. gén. de las Indias occid., decad. VI, lib. III, cap.XIX.—Les belles ruines de l’antique cité de Copan appartenaient aux tribus de race care. Voir plus haut, § 1, note 3.[120]LeDiccion. geogr. d’hist.d’Alcedo et la table générale des matières d’Herrera donnent à eux seuls plus de trois cents noms de peuples ou de localités commençant parcaroucara, mot qui, dans la plupart des langues américaines, était synonyme, comme en Asie, d’homme par excellence,guerrier, etc. C’est leKarldes langues germaniques.[121]Les Cares ou Cariens de l’antiquité, 2ᵉ part. VI, dans la Revue archéologique,XVᵉ année.[122]Herodot.Hist., lib. II, 158.[123]Les Cares et Cariens, part. VII.[124]Reisen und Entdeckungen in Nord un Central Africa, etc., vol. I, pag. 256.[125]Voir l’Ecrit du frère Romain Pane, à la suite de Landa, pag. 438, 440. LesCaracaracolssont d’entre les populations les plus antiques de Haïti et des autres Antilles.—Caribest un pluriel quiché decaretcaraibdecara.[126]Rochefort,Hist. nat. et morale des Antilles, page 401. D’après cet écrivain,Caraibsignifiaitbelliqueux, vaillant, doué d’une dextérité, d’une force extraordinaire. C’est le même sens que donne au motGuaranile père Antonio Ruiz (Tesoro de la lengua Guarani). AlorsGuarani,Carini,Caribeauraient la même origine que le motwar, guerre, ainsi que dans plusieurs langues germaniques (Al. d’Orbigny,L’homme américain, tom. II, page 268).[127]Les Cares ou Cariens dans l’antiquité, IIᵉ part.I.[128]Popol Vuh ouLivre sacré des Quichés. Introduction, pagesCLXVIII,CCXXIIIetCCXLIII.[129]Genèse, cap.X, v. 6.[130]Nahum, cap.III, v. 9.[131]Matute,Prosop. de Christ., edad. II, cap. 2, § 2, fol. 76.—Mortier,Ætymolog. sacr.ad verb.Africa, fol. 19.[132]Pierre Martyr d’Anghiera,De Insulis, etc.[133]Pruner-Bey,Sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les Mém. de la Société d’Anthrop., tome I, page 401.—Eckstein,les Cares et les Cariens, etc., 2ᵉ part. IX.—Berthelot,Mémoire sur les Guanches, dans les Mém. de la Société ethnologique de Paris, tome I, 1841.—Barnard Davis,Sur les déformations plastiques du crâne, dans les Mém. de la Société d’Anthr. 1863, tome I, page 379.[134]Eckstein,Les Cares et les Cariens, 2ᵉ part.VIII.[135]Je renvoie encore au Mémoire si intéressant et à la fois si savant de M. Pruner-BeySur l’origine de l’ancienne race égyptienne, passim.[136]Si cet empire atlantique, dont le prêtre de Saïs entretenait Platon, a pu étendre son influence jusqu’en Égypte, qui sait si ce n’est pas de là qu’il faut dater le commencement de Menés? LesHycsosseraient les épaves de ces invasions, restées en Afrique après le bouleversement. Les belles statues et les sphinx trouvés par M. Mariette dans les fouilles de Tanis, ont bien plus le caractère berbère et américain que sémite; les poissons dont les premiers font offrande à Soutech, rappelleraient d’ailleurs l’océan d’où ils sont sortis, et les dieuxMakaresou poissons, autres symboles du dieu. Voir les deux lettres de M. MarietteSur les fouilles de Tanis, dans laRevue Archéologique, datées du Caire du 20 décembre 1860 et du 30 décembre 1861.[137]Strabon, lib. III, 3.[138]Eckstein,les Cares ou Cariens, etc. 2ᵉ part,VII,VIII, etc.[139]Strabon, lib. III, 4.[140]Relacion del licenciado Palacios.—Herrera,Hist. gen. de las Ind. Occ.decad. IV, lib. 10, cap. 14.[141]Popol Vuh ouLivre Sacré, etc. Introd. pagesCLXXIetCCII.[142]Houzé,Atlas universel historique et géographique, cartes d’Espagne, I à IV.[143]Les Cares ou les Cariens, etc. page 197.—Brugsch,Dic. Géogr. der Nachbarlænder Egyptens, pag. 83-88.[144]Momsen,Hist. Romaine, trad. édit. de Bruxelles. Tom. I, chap. 9.[145]Calancha,Coronica moralizada de la provincia de San Augustin del Peru, tom. I, pag. 473.[146]Voir monPopol Vuh, etc. pageCLXVIII, etc.[147]Eckstein. LesCares ou Cariens, 2ᵉ part. page 197.[148]Eckstein,loc. cit.[149]Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, p. 209.[150]Pierre Martyr,Sum. Rel. delle Indic. Occid.Coll. di Ramuzio, tom. III, f. 34-5.—Ecrit. du frère Romain Pane.Voir ci-après pages 440, 442, 437.[151]Guevara,Hist. del Paraguay, etc. en la col. deHist. Argentina, tom. I, pag. 76.[152]Ce texte est d’autant plus curieux qu’à l’époque de la découverte de l’Amérique, les Guarani ne bâtissaient plus de villes, mais de simples bourgades. «Resolvieron levantarciudadespara su morada,las primeras, segun ellos decian, de todo el pais.»[153]Velasco,Hist. du royaume de Quito, trad. Ternaux, lib. I, § 1.[154]Herrera,Hist. gen.dec. v, lib. III, cap. 6.—Dans le même chapitre, l’auteur parle d’une ville deChangara, commandée et défendue, dans la suite, par des amazones contre un chef contraire aux Cares, et qui, suivant Zarate, aurait été la tige des Incas du Pérou: ce qui rappelle l’existence de la gynécocratie carienne.[155]Voir tous les auteurs qui ont traité de l’histoire de la découverte et de la conquête, principalement de l’Amérique méridionale.[156]Eckstein,Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, page 150.—C’est ainsi que dans les vestiges des traditions de Haïti, on voit Guahagiona enlever les femmes et les transporter à Matinino (Martinique), île de la mer des Antilles, puis jouir d’une autre dans l’Océan, etc. Voir plus bas l’Ecrit du frère Romain Pane, pages 434-435.[157]Macar, composé dema, mot dont ils usent dans le sens de vieux, ancien, et aussi comme une parole d’amour,—et decar, poisson et femme mondaine, prostituée (Ximenez,Tesoro de las lenguas quiché, cakchiquel y zutuhil, etc. part. I). Qui sait même si le motmaquereau, oumakerel, fils demacar, ne viendrait pas de là? Les étymologies ont quelquefois une origine si étrange.[158]Ymoxse traduit encore par espadon, sorte de monstre marin, dans leVocabulaire de la langue quichée.[159]Voir la note précédente.—Du motcar, quiché, se dérivent une foule de mots servant à indiquer l’obscénité, la prostitution, etc. plus ou moins, comme le mot poissarde en français. A propos du motMakarah, Eckstein dit qu’il n’a pas de racine dans l’idiome desAryas: «Il aura appartenu à la vieille race des Éthiopiens de l’Orient et de l’Occident, ajoute-t-il, en passant d’eux et de leur culte aux Sémites et aux Aryas. Movers en a largement traité dans le premier volume de son important ouvrage; mais il a la manie de vouloir tout ramener à un type strictement phénicien.» (Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, pages 150-151.) Qu’eût dit Eckstein, s’il avait connu les sources américaines de ce nom?[160]Castellanos,Elegias de varones ilustres de Indias, en la Bibl. de Autores esp. Madrid, 1847. Part. II, canto 3ᵉ, page 533. Ce nom est répété à plusieurs reprises, tantôt comme titre, tantôt comme nom propre, et il est donné aussi interverti enMaraconaetMarona, peut-être par licence poétique, aux montagnes où ces chefs commandaient. Le nom du lac ou golfeMaracaibon’est lui-même que le nom deMacaraibointerverti.[161]Piedrahita,Hist. gén. de las conquistas del nuevo Reyno de Granada, lib. III, cap. 1.—Julian,La Perla de la América, prov. de Santa-Marta, reconocida, etc. Dis. VIII, § 4.—Laet. (De novo orbe) dit: «Ab oppido Santae Marthae ad Ramadam auri reperiuntur metalla: in Tayrona quoque plurima Lemma, quantumvia pretii.»[162]Melcarth, en supprimant lethfinal, a encore un sens analogue dans le quiché:mel, parole d’amour, signifie ma chérie, etc. etcar, poisson, ou femme mondaine, etc. (Ximenez,Tesoro de las lenguas, etc.) Dans le canon d’Eusèbe, édité par Scaliger, ce nom est traduit par θεοδας, qui signifie, dit-il, Dieu des amants. (Scaliger ad Euseb. 1, 498.)[163]Anton. August.Dialog.VIII.Monet. 9, fol. 323.[164]Eckstein.Sur les sources de la cosmog., etc. pag. 153.[165]Cod. Mex. Tell. Rem.[166]Ibid.—Fabregat,Exposizione del Cod. Borgia, MS. de macoll.[167]Cod. Mex. Tell. Rem.fol. 17. verso.—«L’homme, le Tchâkchuschah, issu du fleuve de l’Oxus, et d’origine fluviale, y invente une science, une industrie. Le jour ou la canne sert d’hiéroglyphe, et pour la mesure du temps. L’heure de vingt-quatre minutes reçoit le nom d’une nâdi, nâdikâ; elle est indiquée sur la tige du jour aquatique, elle y est gravée ou incrustée comme une mesure du temps. Le nâdi mandalam est l’expression de l’équateur céleste; le nâdi-nakchatram est l’étoile de la naissance de l’homme, etc. Le nâdi-taranga est l’astronome, l’astrologue qui calcule les ondes dans le mouvement des temps.» (Eckstein,Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, page 249.)[168]Stephens,Incidents of travel in Yucatan, vol. I, page 302.—Voir aussi les photographies de M. Charnay et son ouvrageCités et ruines américaines.[169]Popol Vuh,Livre Sacré, etc. page 7. Les motsqo pa ha zaktetoh, être sur l’eau comme une lumière mouvante; dans le Popol Vuh nous traduisons comme une lumière grandissante, ce qu’exprime le motzaktetohqui signifie le reflet d’une lumière brillante, mais tremblottante sur l’eau, légèrement ridée; c’est bien là l’idée d’une étoile réfléchie sur la mer par un beau temps.[170]Popol Vuh,Livre Sacré, etc. page 7.[171]Ibid.pages 11, 12 et 13.[172]Aglaophamus, vol. I, cap. v, pages 465-593, et Eckstein,Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, page 11.[173]Histoire d’Égypte, part. I, page 3.[174]De Iside et Oriside, page 444, 365.[175]Champollion,Grammaire égyptienne ou principes généraux de l’Écriture sacrée égyptienne, Paris, 1836. Ch. II, n. 62, page 39.[176]Salvolini,Analyse raisonnée, pag. 68, 69.[177]Quetzal-cohuatl, l’oiseau quetzal et le serpent, ou le serpent aux plumes de quetzal;gucumatzouguk-cumatz, serpent aux plumes (de quetzal);kukul-can, la même chose, en tzendalcuchut-chan.[178]Grammaire égyptienne, p. 110 et 118.[179]Analyse raisonnée, page 196.[180]Peyron,Dictionnaire de la langue copte, au motPan.—Goulianof,Archéologie égyptienne, tom. III, page 284 et suiv.[181]E. de Rougé,Étude sur une stèle égyptienne, appartenant à la Bibliothèque impériale. Paris, 1858, p. 24-25.[182]Panthéon égyptien, texte h. pl. 1 et 5.[183]A. Maury,Histoire des religions de la Grèce antique, depuis leur origine jusqu’à leur plus parfaite constitution. Paris, 1857, tome I, pages 106-106.[184]Cod. Mex. Tell. Rem.fol. 15. v. «Pantecatl, marido deMayaguel, que por otro nombre se dixoCipactonal, que salio del diluvio.—Este Pantecatl es señor destos trece dias y de unas rayces quellos echavan en el vino, porque sin estas rayces no se podian emborrachar, aunque mas beviessen. Y este Pantecatl dio el arte de hacer el vino, porque como este hizo, o dio orden como se hiciesse el vino, y los hombres que han bevido estan valientes, bien assi los que aqui naciessen, serian esforçados.»[185]Sahagun,Hist. gen. de las cosas de Nueva España, édit. Bustamante, Mexico, 1830, tom. III, lib. X, cap.XXIX, § 12. «Era muger la que començo y supo primero, ahugerar los magueyes para sacar la miel de que se hace el vino, y llamabaseMaiaoel, y el que hallo primero las raices que echan en la miel se llamabaPantecatl..... y hubo unCuexteco, que era caudillo y señor de losGuaxtecas, que bebio cinco tasas de el, con las cuales perdio su juicio, y estando sin él, echo por ahi sus maxtles, descubriendo sus vergüenzas....»[186]MayaouMaïa, nom antique d’une partie du Yucatan, paraît signifier aussi la terre, et le complément de son nomhuel,oelouel, est ce qui sort ou surgit, comme le jet ou la pousse du maguey ou aloès dont il va être question. Quant au vin dont on parle ici, c’est l’octlinahuatl, aujourd’huipulquéau Mexique, c’est-à-dire la sève de l’aloès qui se réunit dans le centre de la plante, lorsqu’on en a tranché le cœur ou le jet.[187]Panucoa dans Sahagun une tout autre étymologie; il fait venir ce nom depanoaia, débarquer, et dit que le lieu s’appelait anciennementPantlanouPanutla, qui présentent néanmoins la même étymologie,panoupantliétant le drapeau, l’étendard, etc.Tlanetco, désignant également une localité, etc. C’est ainsi que demexitlon a faitMexico, dechalli,Chalco, etc.[188]«In altre provincie, dit le Conquérant anonyme, e particularemente in quella di Panuco adorano il membro, que portano gli huomini fra le gambe, e lo tengono nella meschita, e posto similmente sopra la piazza insieme con le imagini di rilievo di tutti modi di piaceri che possono essere fra l’uomo e la donna, e gli hanno di ritratto con le gambe alzate in diversi modi. In questa provincia di Panuco sono gran sodomiti gli huomini, e gran poltroni, e imbriachi, in tanto che stanchi di non poter bere più vino per bocca si colcano, e alzando le gambe se lo fanno metter con una cannella per le parti di sotto, fin tanto che il corpo ne puo tenere.» (Relacione d’alcune cose della Nuova Spagna e della gran città di Temistitan Messico, falta per un gentilhuomo del signor Fernando Cortese.) Coll. de Ramusio, tom. III, page 257.[189]Voir aussi à ce sujet Stephens,Incidents of travel in Yucatan, vol. I. Note en latin, dans l’appendice, page 434.[190]Voir plus bas, Landa, pages 36 et 37.[191]Aubin,Mémoire sur la peinture didactique, etc., page 43.[192]Basseta,Vocabulario en lengua quiche, etc. MS de ma collection.[193]Molina,Vocab. en lengua mexicana.—Ajoutons ici pour ce qui concerne l’explication du motpan, en tant quehache, qu’une tradition antique de la province d’Oaxaca disait que les dieux du monde, établis au sommet du mont d’Apoala, y avaient bâti un palais somptueux, et que sur la cime la plus élevée de cet édifice existait unehachede cuivre, dont le tranchant tourné par en haut soutenait le ciel. (Ex quodam MS Vicarii Cuylapensis. Ord. Præd. ap. Garcia,Origen de las Indios, lib. V, cap.IV, page 37.)[194]CenteotlouCinteotl, decentli, oucintli, la gerbe de maïs. Voir Torquemada,Mon. Ind.lib. VI, cap.XXV.[195]Cod. Mex. Vatic.ap. Rios, et Fabregat,Esposizione delle figure del Cod. Borgia, n. 19.—«Mammis multis et uberibus exstructa, dit Minutius.» (Octav. 22.) ap. A. Maury,Hist. des relig. de la Grèce antique, tome III, page 156. Ce symbole des mamelles pourrait fort bien avoir pris son origine de l’épi même du maïs, recouvert de ses graines, en forme de mamelles, et dont le nombre quatre centscentzontli, en mexicain, donne l’idée de l’année la plus fertile, lorsque d’un grain la terre en rend 400.[196]A. Maury,Histoire des religions de la Grèce antique, tome III, page 157.—Torquemada,loc. cit.lib. IX, cap.XXVI.[197]Torquemada,loc. cit.lib. VIII, cap. v.[198]Bunsen,Egypt’s place in universal history, vol. I, page 373.[199]Voir à la suite de Landa, etc. l’Ecrit du frère Romain Pane, dans ce volume, pages 431-432.[200]Catlin,Lettres and notes on the manners, customs and conditions of the North American Indians, vol. I, page 215.—Nous tenons de M. Catlin lui-même des détails particuliers, extrêmement curieux sur cette matière.[201]Centeotl, composé deceoucen, un, etteotl, dieu, ou decentli, la gerbe de maïs et deteotl.[202]A. Maury.Hist. des relig. de la Grèce antique, tom. I, pag. 108 et suiv.[203]Voir Cogolludo,Hist. de Yucatan, lib. IV, cap. vi.—Hunab-ku, un ou unique dieu, a exactement le même sens quecenteotl.[204]A la suite de Landa,Relacion de las cosas de Yucatan, page 357 dans ce volume.[205]Itzenpourtzen ou tzem, outzam, d’où Itzamna ou Zamna, comme on appelle indifféremment cette divinité.[206]Bunsen,loc. cit.page 374.—Voir Landa dans ce volume, page 221. Dans le manuscrit original, ce nom est écrit tout d’une pièce. Nous avons faitahcoc,ahmut; le premier signifiecelui de la tortue; nous n’avons pu trouver le sens du second, à cause de l’insuffisance de notre vocabulaire: dans le tzendal, langue assez rapprochée du maya,mut, est un oiseau. Conjointement avec Zamna on adorait au Yucatan une déesse qui passait pour la mère des dieux; on l’appelaitXchelouIxchel. Le motchels’appliquait à un oiseau sacré, c’était aussi le nom d’une famille sacerdotale;xouix, prononcerish, désignait le fémininixixouishish, le sexe de la femme.[207]De Iside et Osiride, page 396.[208]Champollion,l’Égypte sous les Pharaons, tom. I, page 217 et suiv.[209]Cod. Mex. Tell. Rem, fol. 3. v.[210]Motolinia,Hist. de los Indios de la Nueva-España, partie inédite, Manuscrit de don José Maria Andrade de Mexico.—Voir Landa, plus bas, page 255.Chac, l’orage, la pluie, le Dieu des eaux ainsi queTlalocau Mexique, et par conséquent des productions de la terre. Cette fête de l’éteignement du feu s’appelaitTuppkak, qui en est la signification et qui symboliquement, peut-être, rappelait l’éteignement par le déluge des feux allumés par les volcans, au temps du cataclysme.[211]Passalaqua,Catalogue raisonné des antiquités découvertes en Égypte, etc. page 168 (ad.XXVI). Des vases d’un genre analogue servaient au Mexique, au Yucatan, ainsi qu’en Égypte, à renfermer là les cendres, ici les entrailles des défunts. Il existe au musée de Mexico deux ou trois vases de ce genre d’une grande beauté: nous possédons les copies de deux des plus curieux, dessinés par M. Ed. Pingret.[212]Calancha,Coronica moralisada, etc. lib. II, cap. x. Ces pénates sont appelés indifféremmentcanapaouconopa, nom où l’on reconnaît celui deconouchon, dont il a été parlé précédemment.[213]Voir Landa, page 207 et suiv.[214]Bunsen,Egypt’s place in universal history, vol. I, page 514. Au nº 254 de la liste des signes hiéroglyphiques idéographiques, se trouve l’animal précité, sous le nom dejerboaoujerboise, ce qui n’est pas exact, suivi de ces motssense unknown. On le retrouve dans un grand nombre de documents, quelquefois très-exact, d’autres fois plus ou moins défiguré; ceci s’explique par l’interruption des communications de l’Égypte avec l’Amérique, seul pays où existe le Sarigue, qu’on finit par oublier avec le temps et qu’on regarda peut-être comme un animal symbolique. Tel l’énonce M. de Rougé, en le donnant comme l’animal symbolique deSet, à la suite d’une explication touchant le groupe de la page 16 de son ouvrageÉtude sur une stèle égyptienne, page 17. Dans laGramm. Égypt.de Champollion, on le retrouve avec la même tête de Sarigue, page 114, ayant la légende: «Avec la tête d’un animal fantastique et sous le nom deBôrouBoré,» page 119, ayant la légende: «une espèce de griffon.» Page 120, cette tête de sarigue est devenue, par l’oubli du temps sans doute, une tête d’âne et ensuite d’antilope.[215]Dans leLivre Sacré, le Sarigue apparaît d’abord comme un des quatre grands dieux, page 2. Il revient ensuite, page 167, dans une fiction fort difficile à interpréter. Toute la scène, cependant, paraît faire allusion à un tremblement de terre, quatre fois répété, exprimé par l’idée que leSarigue ouvre ses jambes, et où le volcan Hunahpu joue encore son rôle: ce qui se serait répété quatre jours de suite.[216]Utiuest l’animal appelécoyotlen nahuatl; c’est lechacalaméricain.Hun-ahpu-utiu, un Tireur de sarbacane au chacal, est le même que l’anupuouanubisdes monuments d’Égypte, également représenté par un chacal.
[106]Il résulterait des travaux, de Lepsius, aussi bien que d’autres égyptologues, d’après MM. Nott et Gliddon, qu’avant la fondation du premier empire.... la population de cette contrée (l’Égypte) était africaine, et la langue originaire de la vallée du Nil (Nott and Gliddon,Indigenous races of the earth, vol. 1, ch.I, num. 9-10.—Perier,Sur l’Ethnogénie égyptienne, etc., dans les Mém. de la Société d’Anthropologie, tom. I, pag. 464).
[106]Il résulterait des travaux, de Lepsius, aussi bien que d’autres égyptologues, d’après MM. Nott et Gliddon, qu’avant la fondation du premier empire.... la population de cette contrée (l’Égypte) était africaine, et la langue originaire de la vallée du Nil (Nott and Gliddon,Indigenous races of the earth, vol. 1, ch.I, num. 9-10.—Perier,Sur l’Ethnogénie égyptienne, etc., dans les Mém. de la Société d’Anthropologie, tom. I, pag. 464).
[107]Brugsch,Histoire d’Égypte, etc. page 3.—Aubin,Mémoire sur la peinture didactique et l’écriture figurative des anciens Mexicains, page 13.—Pruner-Bey.Recherches sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les Mémoires de la société d’Anthropologie, Paris, 1863, tom. I, page 462.
[107]Brugsch,Histoire d’Égypte, etc. page 3.—Aubin,Mémoire sur la peinture didactique et l’écriture figurative des anciens Mexicains, page 13.—Pruner-Bey.Recherches sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les Mémoires de la société d’Anthropologie, Paris, 1863, tom. I, page 462.
[108]Le lecteur qui voudra se donner le plaisir de voir un spécimen de la race américaine des bords du Nil, n’a qu’à jeter les yeux sur le petit grammate assis sur un socle, au centre de la salle nº 2 du Musée égyptien du Louvre. Quiconque a vu et observé de près l’indigène américain, ne saurait s’y méprendre; pour moi c’est le portrait vivant d’un Indien de Rabinal.
[108]Le lecteur qui voudra se donner le plaisir de voir un spécimen de la race américaine des bords du Nil, n’a qu’à jeter les yeux sur le petit grammate assis sur un socle, au centre de la salle nº 2 du Musée égyptien du Louvre. Quiconque a vu et observé de près l’indigène américain, ne saurait s’y méprendre; pour moi c’est le portrait vivant d’un Indien de Rabinal.
[109]Ceci est un fait généralement admis et sur lequel il est inutile de s’appesantir. On pourrait y objecter qu’en bien des lieux les hommes se peignaient en rouge, en signe de supériorité ou de victoire; mais où a-t-on vu ailleurs que dans les peintures égyptiennes ou mexicaines, qu’ils fussent à la fois rouges et sans barbe, surtout sans moustaches? L’appendice qui leur estattachéau menton ne peut être qu’un ornement et ne passera jamais pour de la barbe, aux yeux de gens non prévenus.
[109]Ceci est un fait généralement admis et sur lequel il est inutile de s’appesantir. On pourrait y objecter qu’en bien des lieux les hommes se peignaient en rouge, en signe de supériorité ou de victoire; mais où a-t-on vu ailleurs que dans les peintures égyptiennes ou mexicaines, qu’ils fussent à la fois rouges et sans barbe, surtout sans moustaches? L’appendice qui leur estattachéau menton ne peut être qu’un ornement et ne passera jamais pour de la barbe, aux yeux de gens non prévenus.
[110]Essai sur l’hist. de la géogr. du N. Continent, tome I, page 170.
[110]Essai sur l’hist. de la géogr. du N. Continent, tome I, page 170.
[111]Voir leCritias, trad. de M. Victor Cousin, tom. XII.
[111]Voir leCritias, trad. de M. Victor Cousin, tom. XII.
[112]Pruner-Bey,Recherches sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les mémoires de la Société d’Anthropologie, tome I, Conclusions, page 632 et autres, ainsi que dans le Bulletin,passim.
[112]Pruner-Bey,Recherches sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les mémoires de la Société d’Anthropologie, tome I, Conclusions, page 632 et autres, ainsi que dans le Bulletin,passim.
[113]Broca,Sur l’ancienne race égyptienne, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome II, page 551, etc.
[113]Broca,Sur l’ancienne race égyptienne, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome II, page 551, etc.
[114]Sur les brachycéphales de la France, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome II, page 651.
[114]Sur les brachycéphales de la France, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome II, page 651.
[115]Charencey,La langue basque et les idiomes de l’Oural. Paris, 1862.
[115]Charencey,La langue basque et les idiomes de l’Oural. Paris, 1862.
[116]Pruner-Bey,Sur la mâchoire d’Abbeville, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome IV, page 302.
[116]Pruner-Bey,Sur la mâchoire d’Abbeville, dans le Bulletin de la Société d’Anthropologie, tome IV, page 302.
[117]Chavée,Sur les origines étrusques, dans le Bulletin de la Société d’Anthrop., tome III, pag. 447.
[117]Chavée,Sur les origines étrusques, dans le Bulletin de la Société d’Anthrop., tome III, pag. 447.
[118]Diodore,Biblioth. hist., lib. 1, 28.
[118]Diodore,Biblioth. hist., lib. 1, 28.
[119]Herrera,Hist. gén. de las Indias occid., decad. VI, lib. III, cap.XIX.—Les belles ruines de l’antique cité de Copan appartenaient aux tribus de race care. Voir plus haut, § 1, note 3.
[119]Herrera,Hist. gén. de las Indias occid., decad. VI, lib. III, cap.XIX.—Les belles ruines de l’antique cité de Copan appartenaient aux tribus de race care. Voir plus haut, § 1, note 3.
[120]LeDiccion. geogr. d’hist.d’Alcedo et la table générale des matières d’Herrera donnent à eux seuls plus de trois cents noms de peuples ou de localités commençant parcaroucara, mot qui, dans la plupart des langues américaines, était synonyme, comme en Asie, d’homme par excellence,guerrier, etc. C’est leKarldes langues germaniques.
[120]LeDiccion. geogr. d’hist.d’Alcedo et la table générale des matières d’Herrera donnent à eux seuls plus de trois cents noms de peuples ou de localités commençant parcaroucara, mot qui, dans la plupart des langues américaines, était synonyme, comme en Asie, d’homme par excellence,guerrier, etc. C’est leKarldes langues germaniques.
[121]Les Cares ou Cariens de l’antiquité, 2ᵉ part. VI, dans la Revue archéologique,XVᵉ année.
[121]Les Cares ou Cariens de l’antiquité, 2ᵉ part. VI, dans la Revue archéologique,XVᵉ année.
[122]Herodot.Hist., lib. II, 158.
[122]Herodot.Hist., lib. II, 158.
[123]Les Cares et Cariens, part. VII.
[123]Les Cares et Cariens, part. VII.
[124]Reisen und Entdeckungen in Nord un Central Africa, etc., vol. I, pag. 256.
[124]Reisen und Entdeckungen in Nord un Central Africa, etc., vol. I, pag. 256.
[125]Voir l’Ecrit du frère Romain Pane, à la suite de Landa, pag. 438, 440. LesCaracaracolssont d’entre les populations les plus antiques de Haïti et des autres Antilles.—Caribest un pluriel quiché decaretcaraibdecara.
[125]Voir l’Ecrit du frère Romain Pane, à la suite de Landa, pag. 438, 440. LesCaracaracolssont d’entre les populations les plus antiques de Haïti et des autres Antilles.—Caribest un pluriel quiché decaretcaraibdecara.
[126]Rochefort,Hist. nat. et morale des Antilles, page 401. D’après cet écrivain,Caraibsignifiaitbelliqueux, vaillant, doué d’une dextérité, d’une force extraordinaire. C’est le même sens que donne au motGuaranile père Antonio Ruiz (Tesoro de la lengua Guarani). AlorsGuarani,Carini,Caribeauraient la même origine que le motwar, guerre, ainsi que dans plusieurs langues germaniques (Al. d’Orbigny,L’homme américain, tom. II, page 268).
[126]Rochefort,Hist. nat. et morale des Antilles, page 401. D’après cet écrivain,Caraibsignifiaitbelliqueux, vaillant, doué d’une dextérité, d’une force extraordinaire. C’est le même sens que donne au motGuaranile père Antonio Ruiz (Tesoro de la lengua Guarani). AlorsGuarani,Carini,Caribeauraient la même origine que le motwar, guerre, ainsi que dans plusieurs langues germaniques (Al. d’Orbigny,L’homme américain, tom. II, page 268).
[127]Les Cares ou Cariens dans l’antiquité, IIᵉ part.I.
[127]Les Cares ou Cariens dans l’antiquité, IIᵉ part.I.
[128]Popol Vuh ouLivre sacré des Quichés. Introduction, pagesCLXVIII,CCXXIIIetCCXLIII.
[128]Popol Vuh ouLivre sacré des Quichés. Introduction, pagesCLXVIII,CCXXIIIetCCXLIII.
[129]Genèse, cap.X, v. 6.
[129]Genèse, cap.X, v. 6.
[130]Nahum, cap.III, v. 9.
[130]Nahum, cap.III, v. 9.
[131]Matute,Prosop. de Christ., edad. II, cap. 2, § 2, fol. 76.—Mortier,Ætymolog. sacr.ad verb.Africa, fol. 19.
[131]Matute,Prosop. de Christ., edad. II, cap. 2, § 2, fol. 76.—Mortier,Ætymolog. sacr.ad verb.Africa, fol. 19.
[132]Pierre Martyr d’Anghiera,De Insulis, etc.
[132]Pierre Martyr d’Anghiera,De Insulis, etc.
[133]Pruner-Bey,Sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les Mém. de la Société d’Anthrop., tome I, page 401.—Eckstein,les Cares et les Cariens, etc., 2ᵉ part. IX.—Berthelot,Mémoire sur les Guanches, dans les Mém. de la Société ethnologique de Paris, tome I, 1841.—Barnard Davis,Sur les déformations plastiques du crâne, dans les Mém. de la Société d’Anthr. 1863, tome I, page 379.
[133]Pruner-Bey,Sur l’origine de l’ancienne race égyptienne, dans les Mém. de la Société d’Anthrop., tome I, page 401.—Eckstein,les Cares et les Cariens, etc., 2ᵉ part. IX.—Berthelot,Mémoire sur les Guanches, dans les Mém. de la Société ethnologique de Paris, tome I, 1841.—Barnard Davis,Sur les déformations plastiques du crâne, dans les Mém. de la Société d’Anthr. 1863, tome I, page 379.
[134]Eckstein,Les Cares et les Cariens, 2ᵉ part.VIII.
[134]Eckstein,Les Cares et les Cariens, 2ᵉ part.VIII.
[135]Je renvoie encore au Mémoire si intéressant et à la fois si savant de M. Pruner-BeySur l’origine de l’ancienne race égyptienne, passim.
[135]Je renvoie encore au Mémoire si intéressant et à la fois si savant de M. Pruner-BeySur l’origine de l’ancienne race égyptienne, passim.
[136]Si cet empire atlantique, dont le prêtre de Saïs entretenait Platon, a pu étendre son influence jusqu’en Égypte, qui sait si ce n’est pas de là qu’il faut dater le commencement de Menés? LesHycsosseraient les épaves de ces invasions, restées en Afrique après le bouleversement. Les belles statues et les sphinx trouvés par M. Mariette dans les fouilles de Tanis, ont bien plus le caractère berbère et américain que sémite; les poissons dont les premiers font offrande à Soutech, rappelleraient d’ailleurs l’océan d’où ils sont sortis, et les dieuxMakaresou poissons, autres symboles du dieu. Voir les deux lettres de M. MarietteSur les fouilles de Tanis, dans laRevue Archéologique, datées du Caire du 20 décembre 1860 et du 30 décembre 1861.
[136]Si cet empire atlantique, dont le prêtre de Saïs entretenait Platon, a pu étendre son influence jusqu’en Égypte, qui sait si ce n’est pas de là qu’il faut dater le commencement de Menés? LesHycsosseraient les épaves de ces invasions, restées en Afrique après le bouleversement. Les belles statues et les sphinx trouvés par M. Mariette dans les fouilles de Tanis, ont bien plus le caractère berbère et américain que sémite; les poissons dont les premiers font offrande à Soutech, rappelleraient d’ailleurs l’océan d’où ils sont sortis, et les dieuxMakaresou poissons, autres symboles du dieu. Voir les deux lettres de M. MarietteSur les fouilles de Tanis, dans laRevue Archéologique, datées du Caire du 20 décembre 1860 et du 30 décembre 1861.
[137]Strabon, lib. III, 3.
[137]Strabon, lib. III, 3.
[138]Eckstein,les Cares ou Cariens, etc. 2ᵉ part,VII,VIII, etc.
[138]Eckstein,les Cares ou Cariens, etc. 2ᵉ part,VII,VIII, etc.
[139]Strabon, lib. III, 4.
[139]Strabon, lib. III, 4.
[140]Relacion del licenciado Palacios.—Herrera,Hist. gen. de las Ind. Occ.decad. IV, lib. 10, cap. 14.
[140]Relacion del licenciado Palacios.—Herrera,Hist. gen. de las Ind. Occ.decad. IV, lib. 10, cap. 14.
[141]Popol Vuh ouLivre Sacré, etc. Introd. pagesCLXXIetCCII.
[141]Popol Vuh ouLivre Sacré, etc. Introd. pagesCLXXIetCCII.
[142]Houzé,Atlas universel historique et géographique, cartes d’Espagne, I à IV.
[142]Houzé,Atlas universel historique et géographique, cartes d’Espagne, I à IV.
[143]Les Cares ou les Cariens, etc. page 197.—Brugsch,Dic. Géogr. der Nachbarlænder Egyptens, pag. 83-88.
[143]Les Cares ou les Cariens, etc. page 197.—Brugsch,Dic. Géogr. der Nachbarlænder Egyptens, pag. 83-88.
[144]Momsen,Hist. Romaine, trad. édit. de Bruxelles. Tom. I, chap. 9.
[144]Momsen,Hist. Romaine, trad. édit. de Bruxelles. Tom. I, chap. 9.
[145]Calancha,Coronica moralizada de la provincia de San Augustin del Peru, tom. I, pag. 473.
[145]Calancha,Coronica moralizada de la provincia de San Augustin del Peru, tom. I, pag. 473.
[146]Voir monPopol Vuh, etc. pageCLXVIII, etc.
[146]Voir monPopol Vuh, etc. pageCLXVIII, etc.
[147]Eckstein. LesCares ou Cariens, 2ᵉ part. page 197.
[147]Eckstein. LesCares ou Cariens, 2ᵉ part. page 197.
[148]Eckstein,loc. cit.
[148]Eckstein,loc. cit.
[149]Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, p. 209.
[149]Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, p. 209.
[150]Pierre Martyr,Sum. Rel. delle Indic. Occid.Coll. di Ramuzio, tom. III, f. 34-5.—Ecrit. du frère Romain Pane.Voir ci-après pages 440, 442, 437.
[150]Pierre Martyr,Sum. Rel. delle Indic. Occid.Coll. di Ramuzio, tom. III, f. 34-5.—Ecrit. du frère Romain Pane.Voir ci-après pages 440, 442, 437.
[151]Guevara,Hist. del Paraguay, etc. en la col. deHist. Argentina, tom. I, pag. 76.
[151]Guevara,Hist. del Paraguay, etc. en la col. deHist. Argentina, tom. I, pag. 76.
[152]Ce texte est d’autant plus curieux qu’à l’époque de la découverte de l’Amérique, les Guarani ne bâtissaient plus de villes, mais de simples bourgades. «Resolvieron levantarciudadespara su morada,las primeras, segun ellos decian, de todo el pais.»
[152]Ce texte est d’autant plus curieux qu’à l’époque de la découverte de l’Amérique, les Guarani ne bâtissaient plus de villes, mais de simples bourgades. «Resolvieron levantarciudadespara su morada,las primeras, segun ellos decian, de todo el pais.»
[153]Velasco,Hist. du royaume de Quito, trad. Ternaux, lib. I, § 1.
[153]Velasco,Hist. du royaume de Quito, trad. Ternaux, lib. I, § 1.
[154]Herrera,Hist. gen.dec. v, lib. III, cap. 6.—Dans le même chapitre, l’auteur parle d’une ville deChangara, commandée et défendue, dans la suite, par des amazones contre un chef contraire aux Cares, et qui, suivant Zarate, aurait été la tige des Incas du Pérou: ce qui rappelle l’existence de la gynécocratie carienne.
[154]Herrera,Hist. gen.dec. v, lib. III, cap. 6.—Dans le même chapitre, l’auteur parle d’une ville deChangara, commandée et défendue, dans la suite, par des amazones contre un chef contraire aux Cares, et qui, suivant Zarate, aurait été la tige des Incas du Pérou: ce qui rappelle l’existence de la gynécocratie carienne.
[155]Voir tous les auteurs qui ont traité de l’histoire de la découverte et de la conquête, principalement de l’Amérique méridionale.
[155]Voir tous les auteurs qui ont traité de l’histoire de la découverte et de la conquête, principalement de l’Amérique méridionale.
[156]Eckstein,Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, page 150.—C’est ainsi que dans les vestiges des traditions de Haïti, on voit Guahagiona enlever les femmes et les transporter à Matinino (Martinique), île de la mer des Antilles, puis jouir d’une autre dans l’Océan, etc. Voir plus bas l’Ecrit du frère Romain Pane, pages 434-435.
[156]Eckstein,Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, page 150.—C’est ainsi que dans les vestiges des traditions de Haïti, on voit Guahagiona enlever les femmes et les transporter à Matinino (Martinique), île de la mer des Antilles, puis jouir d’une autre dans l’Océan, etc. Voir plus bas l’Ecrit du frère Romain Pane, pages 434-435.
[157]Macar, composé dema, mot dont ils usent dans le sens de vieux, ancien, et aussi comme une parole d’amour,—et decar, poisson et femme mondaine, prostituée (Ximenez,Tesoro de las lenguas quiché, cakchiquel y zutuhil, etc. part. I). Qui sait même si le motmaquereau, oumakerel, fils demacar, ne viendrait pas de là? Les étymologies ont quelquefois une origine si étrange.
[157]Macar, composé dema, mot dont ils usent dans le sens de vieux, ancien, et aussi comme une parole d’amour,—et decar, poisson et femme mondaine, prostituée (Ximenez,Tesoro de las lenguas quiché, cakchiquel y zutuhil, etc. part. I). Qui sait même si le motmaquereau, oumakerel, fils demacar, ne viendrait pas de là? Les étymologies ont quelquefois une origine si étrange.
[158]Ymoxse traduit encore par espadon, sorte de monstre marin, dans leVocabulaire de la langue quichée.
[158]Ymoxse traduit encore par espadon, sorte de monstre marin, dans leVocabulaire de la langue quichée.
[159]Voir la note précédente.—Du motcar, quiché, se dérivent une foule de mots servant à indiquer l’obscénité, la prostitution, etc. plus ou moins, comme le mot poissarde en français. A propos du motMakarah, Eckstein dit qu’il n’a pas de racine dans l’idiome desAryas: «Il aura appartenu à la vieille race des Éthiopiens de l’Orient et de l’Occident, ajoute-t-il, en passant d’eux et de leur culte aux Sémites et aux Aryas. Movers en a largement traité dans le premier volume de son important ouvrage; mais il a la manie de vouloir tout ramener à un type strictement phénicien.» (Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, pages 150-151.) Qu’eût dit Eckstein, s’il avait connu les sources américaines de ce nom?
[159]Voir la note précédente.—Du motcar, quiché, se dérivent une foule de mots servant à indiquer l’obscénité, la prostitution, etc. plus ou moins, comme le mot poissarde en français. A propos du motMakarah, Eckstein dit qu’il n’a pas de racine dans l’idiome desAryas: «Il aura appartenu à la vieille race des Éthiopiens de l’Orient et de l’Occident, ajoute-t-il, en passant d’eux et de leur culte aux Sémites et aux Aryas. Movers en a largement traité dans le premier volume de son important ouvrage; mais il a la manie de vouloir tout ramener à un type strictement phénicien.» (Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, pages 150-151.) Qu’eût dit Eckstein, s’il avait connu les sources américaines de ce nom?
[160]Castellanos,Elegias de varones ilustres de Indias, en la Bibl. de Autores esp. Madrid, 1847. Part. II, canto 3ᵉ, page 533. Ce nom est répété à plusieurs reprises, tantôt comme titre, tantôt comme nom propre, et il est donné aussi interverti enMaraconaetMarona, peut-être par licence poétique, aux montagnes où ces chefs commandaient. Le nom du lac ou golfeMaracaibon’est lui-même que le nom deMacaraibointerverti.
[160]Castellanos,Elegias de varones ilustres de Indias, en la Bibl. de Autores esp. Madrid, 1847. Part. II, canto 3ᵉ, page 533. Ce nom est répété à plusieurs reprises, tantôt comme titre, tantôt comme nom propre, et il est donné aussi interverti enMaraconaetMarona, peut-être par licence poétique, aux montagnes où ces chefs commandaient. Le nom du lac ou golfeMaracaibon’est lui-même que le nom deMacaraibointerverti.
[161]Piedrahita,Hist. gén. de las conquistas del nuevo Reyno de Granada, lib. III, cap. 1.—Julian,La Perla de la América, prov. de Santa-Marta, reconocida, etc. Dis. VIII, § 4.—Laet. (De novo orbe) dit: «Ab oppido Santae Marthae ad Ramadam auri reperiuntur metalla: in Tayrona quoque plurima Lemma, quantumvia pretii.»
[161]Piedrahita,Hist. gén. de las conquistas del nuevo Reyno de Granada, lib. III, cap. 1.—Julian,La Perla de la América, prov. de Santa-Marta, reconocida, etc. Dis. VIII, § 4.—Laet. (De novo orbe) dit: «Ab oppido Santae Marthae ad Ramadam auri reperiuntur metalla: in Tayrona quoque plurima Lemma, quantumvia pretii.»
[162]Melcarth, en supprimant lethfinal, a encore un sens analogue dans le quiché:mel, parole d’amour, signifie ma chérie, etc. etcar, poisson, ou femme mondaine, etc. (Ximenez,Tesoro de las lenguas, etc.) Dans le canon d’Eusèbe, édité par Scaliger, ce nom est traduit par θεοδας, qui signifie, dit-il, Dieu des amants. (Scaliger ad Euseb. 1, 498.)
[162]Melcarth, en supprimant lethfinal, a encore un sens analogue dans le quiché:mel, parole d’amour, signifie ma chérie, etc. etcar, poisson, ou femme mondaine, etc. (Ximenez,Tesoro de las lenguas, etc.) Dans le canon d’Eusèbe, édité par Scaliger, ce nom est traduit par θεοδας, qui signifie, dit-il, Dieu des amants. (Scaliger ad Euseb. 1, 498.)
[163]Anton. August.Dialog.VIII.Monet. 9, fol. 323.
[163]Anton. August.Dialog.VIII.Monet. 9, fol. 323.
[164]Eckstein.Sur les sources de la cosmog., etc. pag. 153.
[164]Eckstein.Sur les sources de la cosmog., etc. pag. 153.
[165]Cod. Mex. Tell. Rem.
[165]Cod. Mex. Tell. Rem.
[166]Ibid.—Fabregat,Exposizione del Cod. Borgia, MS. de macoll.
[166]Ibid.—Fabregat,Exposizione del Cod. Borgia, MS. de macoll.
[167]Cod. Mex. Tell. Rem.fol. 17. verso.—«L’homme, le Tchâkchuschah, issu du fleuve de l’Oxus, et d’origine fluviale, y invente une science, une industrie. Le jour ou la canne sert d’hiéroglyphe, et pour la mesure du temps. L’heure de vingt-quatre minutes reçoit le nom d’une nâdi, nâdikâ; elle est indiquée sur la tige du jour aquatique, elle y est gravée ou incrustée comme une mesure du temps. Le nâdi mandalam est l’expression de l’équateur céleste; le nâdi-nakchatram est l’étoile de la naissance de l’homme, etc. Le nâdi-taranga est l’astronome, l’astrologue qui calcule les ondes dans le mouvement des temps.» (Eckstein,Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, page 249.)
[167]Cod. Mex. Tell. Rem.fol. 17. verso.—«L’homme, le Tchâkchuschah, issu du fleuve de l’Oxus, et d’origine fluviale, y invente une science, une industrie. Le jour ou la canne sert d’hiéroglyphe, et pour la mesure du temps. L’heure de vingt-quatre minutes reçoit le nom d’une nâdi, nâdikâ; elle est indiquée sur la tige du jour aquatique, elle y est gravée ou incrustée comme une mesure du temps. Le nâdi mandalam est l’expression de l’équateur céleste; le nâdi-nakchatram est l’étoile de la naissance de l’homme, etc. Le nâdi-taranga est l’astronome, l’astrologue qui calcule les ondes dans le mouvement des temps.» (Eckstein,Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, page 249.)
[168]Stephens,Incidents of travel in Yucatan, vol. I, page 302.—Voir aussi les photographies de M. Charnay et son ouvrageCités et ruines américaines.
[168]Stephens,Incidents of travel in Yucatan, vol. I, page 302.—Voir aussi les photographies de M. Charnay et son ouvrageCités et ruines américaines.
[169]Popol Vuh,Livre Sacré, etc. page 7. Les motsqo pa ha zaktetoh, être sur l’eau comme une lumière mouvante; dans le Popol Vuh nous traduisons comme une lumière grandissante, ce qu’exprime le motzaktetohqui signifie le reflet d’une lumière brillante, mais tremblottante sur l’eau, légèrement ridée; c’est bien là l’idée d’une étoile réfléchie sur la mer par un beau temps.
[169]Popol Vuh,Livre Sacré, etc. page 7. Les motsqo pa ha zaktetoh, être sur l’eau comme une lumière mouvante; dans le Popol Vuh nous traduisons comme une lumière grandissante, ce qu’exprime le motzaktetohqui signifie le reflet d’une lumière brillante, mais tremblottante sur l’eau, légèrement ridée; c’est bien là l’idée d’une étoile réfléchie sur la mer par un beau temps.
[170]Popol Vuh,Livre Sacré, etc. page 7.
[170]Popol Vuh,Livre Sacré, etc. page 7.
[171]Ibid.pages 11, 12 et 13.
[171]Ibid.pages 11, 12 et 13.
[172]Aglaophamus, vol. I, cap. v, pages 465-593, et Eckstein,Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, page 11.
[172]Aglaophamus, vol. I, cap. v, pages 465-593, et Eckstein,Sur les sources de la Cosmogonie de Sanchoniathon, page 11.
[173]Histoire d’Égypte, part. I, page 3.
[173]Histoire d’Égypte, part. I, page 3.
[174]De Iside et Oriside, page 444, 365.
[174]De Iside et Oriside, page 444, 365.
[175]Champollion,Grammaire égyptienne ou principes généraux de l’Écriture sacrée égyptienne, Paris, 1836. Ch. II, n. 62, page 39.
[175]Champollion,Grammaire égyptienne ou principes généraux de l’Écriture sacrée égyptienne, Paris, 1836. Ch. II, n. 62, page 39.
[176]Salvolini,Analyse raisonnée, pag. 68, 69.
[176]Salvolini,Analyse raisonnée, pag. 68, 69.
[177]Quetzal-cohuatl, l’oiseau quetzal et le serpent, ou le serpent aux plumes de quetzal;gucumatzouguk-cumatz, serpent aux plumes (de quetzal);kukul-can, la même chose, en tzendalcuchut-chan.
[177]Quetzal-cohuatl, l’oiseau quetzal et le serpent, ou le serpent aux plumes de quetzal;gucumatzouguk-cumatz, serpent aux plumes (de quetzal);kukul-can, la même chose, en tzendalcuchut-chan.
[178]Grammaire égyptienne, p. 110 et 118.
[178]Grammaire égyptienne, p. 110 et 118.
[179]Analyse raisonnée, page 196.
[179]Analyse raisonnée, page 196.
[180]Peyron,Dictionnaire de la langue copte, au motPan.—Goulianof,Archéologie égyptienne, tom. III, page 284 et suiv.
[180]Peyron,Dictionnaire de la langue copte, au motPan.—Goulianof,Archéologie égyptienne, tom. III, page 284 et suiv.
[181]E. de Rougé,Étude sur une stèle égyptienne, appartenant à la Bibliothèque impériale. Paris, 1858, p. 24-25.
[181]E. de Rougé,Étude sur une stèle égyptienne, appartenant à la Bibliothèque impériale. Paris, 1858, p. 24-25.
[182]Panthéon égyptien, texte h. pl. 1 et 5.
[182]Panthéon égyptien, texte h. pl. 1 et 5.
[183]A. Maury,Histoire des religions de la Grèce antique, depuis leur origine jusqu’à leur plus parfaite constitution. Paris, 1857, tome I, pages 106-106.
[183]A. Maury,Histoire des religions de la Grèce antique, depuis leur origine jusqu’à leur plus parfaite constitution. Paris, 1857, tome I, pages 106-106.
[184]Cod. Mex. Tell. Rem.fol. 15. v. «Pantecatl, marido deMayaguel, que por otro nombre se dixoCipactonal, que salio del diluvio.—Este Pantecatl es señor destos trece dias y de unas rayces quellos echavan en el vino, porque sin estas rayces no se podian emborrachar, aunque mas beviessen. Y este Pantecatl dio el arte de hacer el vino, porque como este hizo, o dio orden como se hiciesse el vino, y los hombres que han bevido estan valientes, bien assi los que aqui naciessen, serian esforçados.»
[184]Cod. Mex. Tell. Rem.fol. 15. v. «Pantecatl, marido deMayaguel, que por otro nombre se dixoCipactonal, que salio del diluvio.—Este Pantecatl es señor destos trece dias y de unas rayces quellos echavan en el vino, porque sin estas rayces no se podian emborrachar, aunque mas beviessen. Y este Pantecatl dio el arte de hacer el vino, porque como este hizo, o dio orden como se hiciesse el vino, y los hombres que han bevido estan valientes, bien assi los que aqui naciessen, serian esforçados.»
[185]Sahagun,Hist. gen. de las cosas de Nueva España, édit. Bustamante, Mexico, 1830, tom. III, lib. X, cap.XXIX, § 12. «Era muger la que començo y supo primero, ahugerar los magueyes para sacar la miel de que se hace el vino, y llamabaseMaiaoel, y el que hallo primero las raices que echan en la miel se llamabaPantecatl..... y hubo unCuexteco, que era caudillo y señor de losGuaxtecas, que bebio cinco tasas de el, con las cuales perdio su juicio, y estando sin él, echo por ahi sus maxtles, descubriendo sus vergüenzas....»
[185]Sahagun,Hist. gen. de las cosas de Nueva España, édit. Bustamante, Mexico, 1830, tom. III, lib. X, cap.XXIX, § 12. «Era muger la que començo y supo primero, ahugerar los magueyes para sacar la miel de que se hace el vino, y llamabaseMaiaoel, y el que hallo primero las raices que echan en la miel se llamabaPantecatl..... y hubo unCuexteco, que era caudillo y señor de losGuaxtecas, que bebio cinco tasas de el, con las cuales perdio su juicio, y estando sin él, echo por ahi sus maxtles, descubriendo sus vergüenzas....»
[186]MayaouMaïa, nom antique d’une partie du Yucatan, paraît signifier aussi la terre, et le complément de son nomhuel,oelouel, est ce qui sort ou surgit, comme le jet ou la pousse du maguey ou aloès dont il va être question. Quant au vin dont on parle ici, c’est l’octlinahuatl, aujourd’huipulquéau Mexique, c’est-à-dire la sève de l’aloès qui se réunit dans le centre de la plante, lorsqu’on en a tranché le cœur ou le jet.
[186]MayaouMaïa, nom antique d’une partie du Yucatan, paraît signifier aussi la terre, et le complément de son nomhuel,oelouel, est ce qui sort ou surgit, comme le jet ou la pousse du maguey ou aloès dont il va être question. Quant au vin dont on parle ici, c’est l’octlinahuatl, aujourd’huipulquéau Mexique, c’est-à-dire la sève de l’aloès qui se réunit dans le centre de la plante, lorsqu’on en a tranché le cœur ou le jet.
[187]Panucoa dans Sahagun une tout autre étymologie; il fait venir ce nom depanoaia, débarquer, et dit que le lieu s’appelait anciennementPantlanouPanutla, qui présentent néanmoins la même étymologie,panoupantliétant le drapeau, l’étendard, etc.Tlanetco, désignant également une localité, etc. C’est ainsi que demexitlon a faitMexico, dechalli,Chalco, etc.
[187]Panucoa dans Sahagun une tout autre étymologie; il fait venir ce nom depanoaia, débarquer, et dit que le lieu s’appelait anciennementPantlanouPanutla, qui présentent néanmoins la même étymologie,panoupantliétant le drapeau, l’étendard, etc.Tlanetco, désignant également une localité, etc. C’est ainsi que demexitlon a faitMexico, dechalli,Chalco, etc.
[188]«In altre provincie, dit le Conquérant anonyme, e particularemente in quella di Panuco adorano il membro, que portano gli huomini fra le gambe, e lo tengono nella meschita, e posto similmente sopra la piazza insieme con le imagini di rilievo di tutti modi di piaceri che possono essere fra l’uomo e la donna, e gli hanno di ritratto con le gambe alzate in diversi modi. In questa provincia di Panuco sono gran sodomiti gli huomini, e gran poltroni, e imbriachi, in tanto che stanchi di non poter bere più vino per bocca si colcano, e alzando le gambe se lo fanno metter con una cannella per le parti di sotto, fin tanto che il corpo ne puo tenere.» (Relacione d’alcune cose della Nuova Spagna e della gran città di Temistitan Messico, falta per un gentilhuomo del signor Fernando Cortese.) Coll. de Ramusio, tom. III, page 257.
[188]«In altre provincie, dit le Conquérant anonyme, e particularemente in quella di Panuco adorano il membro, que portano gli huomini fra le gambe, e lo tengono nella meschita, e posto similmente sopra la piazza insieme con le imagini di rilievo di tutti modi di piaceri che possono essere fra l’uomo e la donna, e gli hanno di ritratto con le gambe alzate in diversi modi. In questa provincia di Panuco sono gran sodomiti gli huomini, e gran poltroni, e imbriachi, in tanto che stanchi di non poter bere più vino per bocca si colcano, e alzando le gambe se lo fanno metter con una cannella per le parti di sotto, fin tanto che il corpo ne puo tenere.» (Relacione d’alcune cose della Nuova Spagna e della gran città di Temistitan Messico, falta per un gentilhuomo del signor Fernando Cortese.) Coll. de Ramusio, tom. III, page 257.
[189]Voir aussi à ce sujet Stephens,Incidents of travel in Yucatan, vol. I. Note en latin, dans l’appendice, page 434.
[189]Voir aussi à ce sujet Stephens,Incidents of travel in Yucatan, vol. I. Note en latin, dans l’appendice, page 434.
[190]Voir plus bas, Landa, pages 36 et 37.
[190]Voir plus bas, Landa, pages 36 et 37.
[191]Aubin,Mémoire sur la peinture didactique, etc., page 43.
[191]Aubin,Mémoire sur la peinture didactique, etc., page 43.
[192]Basseta,Vocabulario en lengua quiche, etc. MS de ma collection.
[192]Basseta,Vocabulario en lengua quiche, etc. MS de ma collection.
[193]Molina,Vocab. en lengua mexicana.—Ajoutons ici pour ce qui concerne l’explication du motpan, en tant quehache, qu’une tradition antique de la province d’Oaxaca disait que les dieux du monde, établis au sommet du mont d’Apoala, y avaient bâti un palais somptueux, et que sur la cime la plus élevée de cet édifice existait unehachede cuivre, dont le tranchant tourné par en haut soutenait le ciel. (Ex quodam MS Vicarii Cuylapensis. Ord. Præd. ap. Garcia,Origen de las Indios, lib. V, cap.IV, page 37.)
[193]Molina,Vocab. en lengua mexicana.—Ajoutons ici pour ce qui concerne l’explication du motpan, en tant quehache, qu’une tradition antique de la province d’Oaxaca disait que les dieux du monde, établis au sommet du mont d’Apoala, y avaient bâti un palais somptueux, et que sur la cime la plus élevée de cet édifice existait unehachede cuivre, dont le tranchant tourné par en haut soutenait le ciel. (Ex quodam MS Vicarii Cuylapensis. Ord. Præd. ap. Garcia,Origen de las Indios, lib. V, cap.IV, page 37.)
[194]CenteotlouCinteotl, decentli, oucintli, la gerbe de maïs. Voir Torquemada,Mon. Ind.lib. VI, cap.XXV.
[194]CenteotlouCinteotl, decentli, oucintli, la gerbe de maïs. Voir Torquemada,Mon. Ind.lib. VI, cap.XXV.
[195]Cod. Mex. Vatic.ap. Rios, et Fabregat,Esposizione delle figure del Cod. Borgia, n. 19.—«Mammis multis et uberibus exstructa, dit Minutius.» (Octav. 22.) ap. A. Maury,Hist. des relig. de la Grèce antique, tome III, page 156. Ce symbole des mamelles pourrait fort bien avoir pris son origine de l’épi même du maïs, recouvert de ses graines, en forme de mamelles, et dont le nombre quatre centscentzontli, en mexicain, donne l’idée de l’année la plus fertile, lorsque d’un grain la terre en rend 400.
[195]Cod. Mex. Vatic.ap. Rios, et Fabregat,Esposizione delle figure del Cod. Borgia, n. 19.—«Mammis multis et uberibus exstructa, dit Minutius.» (Octav. 22.) ap. A. Maury,Hist. des relig. de la Grèce antique, tome III, page 156. Ce symbole des mamelles pourrait fort bien avoir pris son origine de l’épi même du maïs, recouvert de ses graines, en forme de mamelles, et dont le nombre quatre centscentzontli, en mexicain, donne l’idée de l’année la plus fertile, lorsque d’un grain la terre en rend 400.
[196]A. Maury,Histoire des religions de la Grèce antique, tome III, page 157.—Torquemada,loc. cit.lib. IX, cap.XXVI.
[196]A. Maury,Histoire des religions de la Grèce antique, tome III, page 157.—Torquemada,loc. cit.lib. IX, cap.XXVI.
[197]Torquemada,loc. cit.lib. VIII, cap. v.
[197]Torquemada,loc. cit.lib. VIII, cap. v.
[198]Bunsen,Egypt’s place in universal history, vol. I, page 373.
[198]Bunsen,Egypt’s place in universal history, vol. I, page 373.
[199]Voir à la suite de Landa, etc. l’Ecrit du frère Romain Pane, dans ce volume, pages 431-432.
[199]Voir à la suite de Landa, etc. l’Ecrit du frère Romain Pane, dans ce volume, pages 431-432.
[200]Catlin,Lettres and notes on the manners, customs and conditions of the North American Indians, vol. I, page 215.—Nous tenons de M. Catlin lui-même des détails particuliers, extrêmement curieux sur cette matière.
[200]Catlin,Lettres and notes on the manners, customs and conditions of the North American Indians, vol. I, page 215.—Nous tenons de M. Catlin lui-même des détails particuliers, extrêmement curieux sur cette matière.
[201]Centeotl, composé deceoucen, un, etteotl, dieu, ou decentli, la gerbe de maïs et deteotl.
[201]Centeotl, composé deceoucen, un, etteotl, dieu, ou decentli, la gerbe de maïs et deteotl.
[202]A. Maury.Hist. des relig. de la Grèce antique, tom. I, pag. 108 et suiv.
[202]A. Maury.Hist. des relig. de la Grèce antique, tom. I, pag. 108 et suiv.
[203]Voir Cogolludo,Hist. de Yucatan, lib. IV, cap. vi.—Hunab-ku, un ou unique dieu, a exactement le même sens quecenteotl.
[203]Voir Cogolludo,Hist. de Yucatan, lib. IV, cap. vi.—Hunab-ku, un ou unique dieu, a exactement le même sens quecenteotl.
[204]A la suite de Landa,Relacion de las cosas de Yucatan, page 357 dans ce volume.
[204]A la suite de Landa,Relacion de las cosas de Yucatan, page 357 dans ce volume.
[205]Itzenpourtzen ou tzem, outzam, d’où Itzamna ou Zamna, comme on appelle indifféremment cette divinité.
[205]Itzenpourtzen ou tzem, outzam, d’où Itzamna ou Zamna, comme on appelle indifféremment cette divinité.
[206]Bunsen,loc. cit.page 374.—Voir Landa dans ce volume, page 221. Dans le manuscrit original, ce nom est écrit tout d’une pièce. Nous avons faitahcoc,ahmut; le premier signifiecelui de la tortue; nous n’avons pu trouver le sens du second, à cause de l’insuffisance de notre vocabulaire: dans le tzendal, langue assez rapprochée du maya,mut, est un oiseau. Conjointement avec Zamna on adorait au Yucatan une déesse qui passait pour la mère des dieux; on l’appelaitXchelouIxchel. Le motchels’appliquait à un oiseau sacré, c’était aussi le nom d’une famille sacerdotale;xouix, prononcerish, désignait le fémininixixouishish, le sexe de la femme.
[206]Bunsen,loc. cit.page 374.—Voir Landa dans ce volume, page 221. Dans le manuscrit original, ce nom est écrit tout d’une pièce. Nous avons faitahcoc,ahmut; le premier signifiecelui de la tortue; nous n’avons pu trouver le sens du second, à cause de l’insuffisance de notre vocabulaire: dans le tzendal, langue assez rapprochée du maya,mut, est un oiseau. Conjointement avec Zamna on adorait au Yucatan une déesse qui passait pour la mère des dieux; on l’appelaitXchelouIxchel. Le motchels’appliquait à un oiseau sacré, c’était aussi le nom d’une famille sacerdotale;xouix, prononcerish, désignait le fémininixixouishish, le sexe de la femme.
[207]De Iside et Osiride, page 396.
[207]De Iside et Osiride, page 396.
[208]Champollion,l’Égypte sous les Pharaons, tom. I, page 217 et suiv.
[208]Champollion,l’Égypte sous les Pharaons, tom. I, page 217 et suiv.
[209]Cod. Mex. Tell. Rem, fol. 3. v.
[209]Cod. Mex. Tell. Rem, fol. 3. v.
[210]Motolinia,Hist. de los Indios de la Nueva-España, partie inédite, Manuscrit de don José Maria Andrade de Mexico.—Voir Landa, plus bas, page 255.Chac, l’orage, la pluie, le Dieu des eaux ainsi queTlalocau Mexique, et par conséquent des productions de la terre. Cette fête de l’éteignement du feu s’appelaitTuppkak, qui en est la signification et qui symboliquement, peut-être, rappelait l’éteignement par le déluge des feux allumés par les volcans, au temps du cataclysme.
[210]Motolinia,Hist. de los Indios de la Nueva-España, partie inédite, Manuscrit de don José Maria Andrade de Mexico.—Voir Landa, plus bas, page 255.Chac, l’orage, la pluie, le Dieu des eaux ainsi queTlalocau Mexique, et par conséquent des productions de la terre. Cette fête de l’éteignement du feu s’appelaitTuppkak, qui en est la signification et qui symboliquement, peut-être, rappelait l’éteignement par le déluge des feux allumés par les volcans, au temps du cataclysme.
[211]Passalaqua,Catalogue raisonné des antiquités découvertes en Égypte, etc. page 168 (ad.XXVI). Des vases d’un genre analogue servaient au Mexique, au Yucatan, ainsi qu’en Égypte, à renfermer là les cendres, ici les entrailles des défunts. Il existe au musée de Mexico deux ou trois vases de ce genre d’une grande beauté: nous possédons les copies de deux des plus curieux, dessinés par M. Ed. Pingret.
[211]Passalaqua,Catalogue raisonné des antiquités découvertes en Égypte, etc. page 168 (ad.XXVI). Des vases d’un genre analogue servaient au Mexique, au Yucatan, ainsi qu’en Égypte, à renfermer là les cendres, ici les entrailles des défunts. Il existe au musée de Mexico deux ou trois vases de ce genre d’une grande beauté: nous possédons les copies de deux des plus curieux, dessinés par M. Ed. Pingret.
[212]Calancha,Coronica moralisada, etc. lib. II, cap. x. Ces pénates sont appelés indifféremmentcanapaouconopa, nom où l’on reconnaît celui deconouchon, dont il a été parlé précédemment.
[212]Calancha,Coronica moralisada, etc. lib. II, cap. x. Ces pénates sont appelés indifféremmentcanapaouconopa, nom où l’on reconnaît celui deconouchon, dont il a été parlé précédemment.
[213]Voir Landa, page 207 et suiv.
[213]Voir Landa, page 207 et suiv.
[214]Bunsen,Egypt’s place in universal history, vol. I, page 514. Au nº 254 de la liste des signes hiéroglyphiques idéographiques, se trouve l’animal précité, sous le nom dejerboaoujerboise, ce qui n’est pas exact, suivi de ces motssense unknown. On le retrouve dans un grand nombre de documents, quelquefois très-exact, d’autres fois plus ou moins défiguré; ceci s’explique par l’interruption des communications de l’Égypte avec l’Amérique, seul pays où existe le Sarigue, qu’on finit par oublier avec le temps et qu’on regarda peut-être comme un animal symbolique. Tel l’énonce M. de Rougé, en le donnant comme l’animal symbolique deSet, à la suite d’une explication touchant le groupe de la page 16 de son ouvrageÉtude sur une stèle égyptienne, page 17. Dans laGramm. Égypt.de Champollion, on le retrouve avec la même tête de Sarigue, page 114, ayant la légende: «Avec la tête d’un animal fantastique et sous le nom deBôrouBoré,» page 119, ayant la légende: «une espèce de griffon.» Page 120, cette tête de sarigue est devenue, par l’oubli du temps sans doute, une tête d’âne et ensuite d’antilope.
[214]Bunsen,Egypt’s place in universal history, vol. I, page 514. Au nº 254 de la liste des signes hiéroglyphiques idéographiques, se trouve l’animal précité, sous le nom dejerboaoujerboise, ce qui n’est pas exact, suivi de ces motssense unknown. On le retrouve dans un grand nombre de documents, quelquefois très-exact, d’autres fois plus ou moins défiguré; ceci s’explique par l’interruption des communications de l’Égypte avec l’Amérique, seul pays où existe le Sarigue, qu’on finit par oublier avec le temps et qu’on regarda peut-être comme un animal symbolique. Tel l’énonce M. de Rougé, en le donnant comme l’animal symbolique deSet, à la suite d’une explication touchant le groupe de la page 16 de son ouvrageÉtude sur une stèle égyptienne, page 17. Dans laGramm. Égypt.de Champollion, on le retrouve avec la même tête de Sarigue, page 114, ayant la légende: «Avec la tête d’un animal fantastique et sous le nom deBôrouBoré,» page 119, ayant la légende: «une espèce de griffon.» Page 120, cette tête de sarigue est devenue, par l’oubli du temps sans doute, une tête d’âne et ensuite d’antilope.
[215]Dans leLivre Sacré, le Sarigue apparaît d’abord comme un des quatre grands dieux, page 2. Il revient ensuite, page 167, dans une fiction fort difficile à interpréter. Toute la scène, cependant, paraît faire allusion à un tremblement de terre, quatre fois répété, exprimé par l’idée que leSarigue ouvre ses jambes, et où le volcan Hunahpu joue encore son rôle: ce qui se serait répété quatre jours de suite.
[215]Dans leLivre Sacré, le Sarigue apparaît d’abord comme un des quatre grands dieux, page 2. Il revient ensuite, page 167, dans une fiction fort difficile à interpréter. Toute la scène, cependant, paraît faire allusion à un tremblement de terre, quatre fois répété, exprimé par l’idée que leSarigue ouvre ses jambes, et où le volcan Hunahpu joue encore son rôle: ce qui se serait répété quatre jours de suite.
[216]Utiuest l’animal appelécoyotlen nahuatl; c’est lechacalaméricain.Hun-ahpu-utiu, un Tireur de sarbacane au chacal, est le même que l’anupuouanubisdes monuments d’Égypte, également représenté par un chacal.
[216]Utiuest l’animal appelécoyotlen nahuatl; c’est lechacalaméricain.Hun-ahpu-utiu, un Tireur de sarbacane au chacal, est le même que l’anupuouanubisdes monuments d’Égypte, également représenté par un chacal.