Sur Robert il est impossible de formuler aucune opinion, tant sa carrière a été promptement brisée. Nous nous bornerons à enregistrer qu'après avoir été très sévèrement jugé par ses contemporains, il est devenu un héros épique sous le nom de Robert de Montdidier[298]. Les appréciations qu'on a formulées au sujet de Raoul ne sont pas toutes concordantes. Pour les uns c'est un usurpateur, et par suite l'universalité de ses actes est comprise dans la même réprobation générale. Pour les autres, au contraire, ses qualités personnelles en font une figure sympathique à tous les égards. Il est incontestable que sa valeur militaire suffit à le mettre hors de pair. Dans les nombreuses luttes qu'il eut à soutenir, il paya toujours de sa personne, et il fut grièvement blessé en combattant les Normands. Il semble même, à dire vrai, que son audace soit allée souvent jusqu'à la témérité, et que son instinct guerrier une fois déchaîné ne fût pas exempt d'une certaine cruauté.
S'il se montra d'une bravoure accomplie en un siècle où la vaillance était la première des vertus, il n'en posséda pas moins à un haut degré les qualités nécessaires pour gouverner. Il était versé dans les lettres[299]. Les chroniqueurs contemporains ont loué sa dévotion et sa générosité envers les églises, ce qui, sous la plume d'écrivains ecclésiastiques, signifie qu'il sut faire des largesses utiles à son influence et comprit les nécessités matérielles de son temps. Les abbayes de Sainte-Colombe de Sens et de Saint-Germain d'Auxerre, dont il était avoué, les églises d'Autun, d'Auxerre[300] et d'Orléans[301], les abbayes de Saint-Martin de Tours[302], de Saint-Benoît-sur-Loire[303], de Tulle[304] et de Cluny[305] furent comblées de ses dons. Il se montra toujours protecteur de la justice et de l'ordre, suivant les traditions de son père Richard, qu'on a précisément surnommé le «Justicier»[306]. Aussi est-ce à lui que s'adressa le pape Jean X pour faire restituer à l'abbaye de Cluny les domaines occupés par Guy, abbé de Gigny, en violation du testament de Bernon[307].
Toujours prêt à combattre contre des difficultés sans cesse renaissantes, il déploya une admirable activité, pendant les douze années que dura son règne. Sa fermeté, sa constance et aussi son savoir-faire se trouvent amplement décelés par les circonstances de sa vie. Il est loin d'égaler le politique sans scrupule qu'est Herbert de Vermandois; mais il sait se tracer une ligne de conduite et exécuter, malgré les obstacles, un plan arrêté à l'avance. La manière dont il se servit de son frère Boson, en Lorraine et en Provence, et les phases diverses de sa lutte contre Herbert, admirablement menée après quelques hésitations au début, en apportent la démonstration la plus limpide.
On a très justement mis en parallèle Raoul avec ses contemporains, les souverains allemands Conrad de Franconie et Henri de Saxe, et on a observé que la comparaison ne lui était en rien défavorable[308]. S'il fut moins heureux que le second, dont le fils Otton le Grand put recueillir l'héritage et l'accroître, du moins arriva-t-il à faire reconnaître partout sa souveraineté, ce à quoi le premier ne put jamais parvenir.
L'oeuvre de Raoul fut difficile principalement à cause du régime social de son royaume, où la féodalité en se constituant avait déterminé l'anarchie. Les intérêts particularistes des seigneurs, opposés les uns aux autres, rendaient extrêmement ingrate la tâche d'un roi féodal, dont l'autorité dépendait du concours des grands vassaux. La soif d'accroissement d'Herbert de Vermandois amena sa rupture avec Raoul. Le fils de Robert Ier, Hugues, fut d'abord entraîné par lui contre un suzerain trop peu docile qu'il regretta naturellement très vite de s'être donné; il ne se rapprocha de Raoul que lorsqu'il le vit suffisamment affaibli et qu'Herbert devint dangereux pour lui-même. Les grands avaient espéré, en créant roi le duc de Bourgogne, régner à sa place et s'en servir comme d'auxiliaire contre les Normands, et ils se heurtèrent à la volonté d'un homme autoritaire et actif qui entendait gouverner autrement que de nom. Ils s'aperçurent qu'ils s'étaient donné un maître et ils éprouvèrent bien vite que le pouvoir royal entre les mains d'un roi élu par eux était devenu plus fort qu'entre celles d'un dynaste affaibli. Toutefois à un point de vue plus élevé, le choix de Raoul avait été excellent au moment où s'ouvraient les successions de Lorraine et de Provence, puisqu'il était allié aux familles royales de ces pays, que son frère Boson y était possessionné et épousa même la petite-fille de Lothaire II de Lorraine, nièce de Hugues de Provence.
La difficulté de la tâche de Raoul était encore accrue par la rivalité du roi de Germanie en Lorraine. Celui-ci avait affaire à une féodalité moins développée et, partant, plus aisée à dominer. En dehors des grands feudataires laïques et ecclésiastiques, il ne semble pas qu'il y ait eu alors en Germanie le même esprit d'indépendance dans cette classe turbulente des comtes et vicomtes désireux de s'accroître, qui empêcha même un moment Raoul d'être assuré de la soumission de son propre duché. Il est vrai que pour satisfaire les goûts belliqueux et les appétits insatiables de tous ces féodaux, Raoul ne disposait pas, comme Henri l'Oiseleur, de nouveaux territoires conquis sur les Slaves. Il n'avait que les rares débris d'un domaine royal tellement ébréché par ses prédécesseurs qu'il comprit la nécessité de le sauvegarder à tout prix.
C'était la troisième fois qu'un roi désigné par une élection véritable parvenait au trône de France. Cette royauté féodale naissante nous est en somme très mal connue, faute de documents. Il semble qu'elle puisse être ainsi définie: un suzerain choisi par l'élection des grands et consacré par l'onction religieuse, qui est le seigneur des seigneurs et dont tous les sujets sont considérés comme les vassaux. Elle paraît dépouillée de presque toutes les prérogatives de la souveraineté. Les mesures générales prises par le roi, levées d'hommes ou d'argent, ont un caractère exceptionnel et transitoire. Il n'y a plus d'armée royale, plus d'impôts, plus de dîmes, plus de justice royale. Nous assistons à l'abandon successif du droit régalien de battre monnaie en faveur des grands feudataires laïques et ecclésiastiques. Enfin il n'existe plus de législation royale édictée par des capitulaires: depuis Carloman, on trouve trace uniquement de mesures d'ordre privé, prises par de simples diplômes. Néanmoins telle était la force des souvenirs récents de la puissance d'un Charlemagne ou d'un Charles le Chauve, que le principe de l'unité monarchique, contre-poids nécessaire au morcellement féodal, prévalut sur le système des anciens partages germaniques, dont Louis le Bègue avait encore fait l'application. Cette royauté apparaissait comme un élément stable, dans l'anarchie issue de la décomposition d'un ancien organisme en ruines et conséquence naturelle des nouveaux phénomènes sociaux[309].
Des bords de l'Escaut jusqu'en Navarre, Raoul parvint à faire reconnaître sa suzeraineté, grâce â son habile politique et à son ascendant moral, fruit de ses victoires sur les Normands qu'il tailla en pièces en de rudes batailles, à Chalmont, Estresse, Eu et Fauquembergue. Il donnait des actes relatifs au comté de Tournai[310], et le seigneur gascon Loup Aznar qui vint lui prêter hommage, du fond de la Gascogne, sur sa «rossinante» était, semble-t-il, le propre beau-père de Sanche-Garcie[311]. Enfin des monnaies au nom de Raoul étaient frappées notamment à Angoulême, Beauvais, Bourges, Château-Gaillard, Château-Landon, Châteaubleau, Châteaudun, Chartres, Compiègne, Dreux, Etampes, Langres, Laon, au Mans, au Puy, à Meaux, Nogent, Nevers, Orléans, Paris, Poissy, Saint-Denis, Sens, Soissons, peut-être à Lyon[312].
Le passage de Raoul au pouvoir eut cependant, on ne peut le nier, deux résultats fâcheux: la perte de la Lorraine et la reprise des hostilités par les Normands. S'il réussit à forcer ces derniers à la paix, et s'il parvint à étendre sa suzeraineté sur le Viennois, Raoul ne rentra néanmoins en possession de la Lorraine que temporairement et ne fut jamais reconnu dans la Marche d'Espagne[313]. Ainsi la France se trouva amoindrie, en passant des mains du Carolingien réputé «simple», en celles d'un roi féodal choisi par les grands à cause de ses brillantes qualités et de sa redoutable puissance matérielle. La cause en remonte principalement, il convient de le reconnaître, aux perpétuelles intrigues des grands eux-mêmes, surtout à celles d'Herbert de Vermandois, homme néfaste qui, toute sa vie, fut le mauvais génie de son pays et qui assume, en grande partie, devant l'histoire, la responsabilité d'avoir rendu impossible une domination française durable en Lorraine ou en Provence[314].
MM. Alexandre Cartellieri et Wolf Stechele viennent de publier une excellente édition du texte de la partie de laChronique universellede l'Anonyme de Laon, concernant les années 1151 à 1219[315]. Bien que ce soit là le morceau capital et vraiment original de l'ouvrage, il ne faudrait pas dédaigner systématiquement tout ce qui précède. Divers passages peuvent présenter de l'intérêt sinon au point de vue purement historique, du moins au point de vue légendaire. En voici un exemple. Ce sont deux extraits relatifs à Herbert II, comte de Vermandois, renfermant une quantité de détails précis qu'on ne trouve pas ailleurs. On y relève déjà la fameuse anecdote de la pendaison d'Herbert, que j'ai signalée ailleurs[316] dans la partie inédite de la Chronique de Guillaume de Nangis, dont il est à présumer que l'Anonyme est la source. Il est impossible, en l'état des choses, de formuler une hypothèse motivée sur la façon dont l'Anonyme a pu réunir les renseignements qu'il fournit: en tout cas il paraît bien difficile d'admettre qu'il n'ait puisé qu'à la tradition orale.
«Karolus rex Francorum Robertum, fratrem Odonis, sibi congressum juxta Suessionem cum multis suorum interfecit auxilio Lotharingorum.—Anno II [regni Henrici]. Hic est annus XXI Karoli qui dictus est Simplex, quod (sic) omnes proceres regni regem habent exosum propter quemdam Haganonem obscure natum, quem rex habuit consiliarium; qui cum injuriatus fuisset Herberto comiti Viromandensium, cui suberat omnis terra ab Alhamarla usque Namucum[318], nec rex eidem justiciam fecisset, conquestus est cunctis baronibus repli. Postea cum interfuisset idem comes curie Aquisgrani, inperator volens ei addere terram a Namuco usque Renum, insuper fecit eum prothospatarium inperii ut laboraret id perficere, quod rex inperatori faceret hominium. Tunc fertur Herbertum respondisse se ista lion debere, presertim cum ipsum regem licet sibi exosum non efesticaverat[319]. Inducias querit, regem adit, conqueritur nec ei emendatur, set magis ei conviciis injuriatur, unde magis contra regem exasperatur. Rediit comes ad imperatorem. Congregatur exercitus; non latuit regem neque barones regni. Comes vero Tiebaldus Blesensis non odiosi regis amore set regni affuit regi; et cunctis tocius regni navibus et naviculis Parisius adductis, ne transitus fluviorum hostibus pateret[320], et tradito sibi sigillo regio, scripsit comes memoratus cunctis regni proceribus sigillatim ne in tali articulo deessent corone, quod fieret eis et eorum posteris obprobrium sempiternum. Quid multa? Aderant[321] omnes, sed interim inperator Parisius venit. Fit colloquium inter comites Herbertum et Theobaldum, et dato Herberto signo utrum Francorum excercitus venturus esset necne, quisque ad suum regem revertitur. Statuto vero die et hora fuit uterque in loco sibi ante prefixo, Secane fluvio interfluente. Tunc comes Theobaldus, secundum signum quod inter se fecerant, erecta virga, quam manu portabat in altum, deinde submissam viriliter fregit et frustra in Secanam projecit. Tunc cogito exercitus et baronum adventu, Herbertus sucgesit inperatori ut recederet. Inperatore reverso, obsedit rex Herbertum infra Peronam, qui locusCignorum Monsvocabatur[322], quem pro tutiori loco tocius terre sue habebat, obi proceres suos cum rebus sibi caris adesse fecerat. Obsidione per aliquot dies perdurante, diffidunt obsessi de viribus suis et ciborum penuria. Rex vero, procerum [fol. 104, v°] consilio cummunicato, Herbertum nec salvo ejus honore nec ad misericordiam, sicut se obtulerat, recipere volens, obtulit se ad regis voluntatem, quod rex cura suis principibus annuit gratanter. Tunc Herbertus, quia res promta ei erat, subtili et versuto dolo usus est: «Mi, inquit, rex pro meis baronibus, qui in nullo tuam offenderunt majestatem, rogo ne vulgi manibus tradantur. Est enim servorum condicio semper nobilitati contraria. Benefaciens principibus tuis donativa hec tam grata, pro inpensa libi gratia et eorum laboribus recompensa.» Tunc principes, hac pollicitatione cecati, collaudant viri consilium. Eliguntur de primoribus usque ad quinquaginta qui cum rege municionem ad dividenda inter se spolia intraverunt. Set Herbertus, non immemor doli a se excogitati, armatorum manum de abditis exire jussit et regem cum omnibus castrum ingressis cepit et custodire mancipavit. Que res cum innotuisset exercitui qui foris regressum suorum precelabatur, velut grex bestiarum sine pastore collectis sarcinulis suis nimio neglectis discedunt. Fuerunt cum rege sublimes principes [Willelmus][323] dux Normannie, [Conanus][324] dux Britannie, [Willelmus][325] dux Aquitanie, [Amphusus][326] dux Narbonensis provincie, [Odo][327] dux Burgundie, comites [Fulco][328] Cenomannensis, [Galfridus][329] Andegavensis, [Arnaldus][330] Engolismensis, Hugo[331] Campanensis, Richardus[332] Pontuensis, Hugo[333] Parisiensis, Theobaldus[334] Blesensis. Barones vero erant cum rege quamplurimi. Hos omnes allocutus est Herbertus, cum esset sub ejus custodia, dicens se nullum rancorem ad eos tenere, set tamen adversus regem, et, si vellent se ei prestare caucionem juratoriam quod super hoc facto de cetero contra eum arma non producerent nec ferri facerent, muneratos eos ad propria remitteret. Juraverunt omnes arma contra eum nunquam conrepturos, ad propria sunt restituti.
Solus vero sub custodia tenebatur rex simplex. Argrina[335] vero, cum Ludovico filio vix quinquenni, ad patrem suum reversa est in Angliam. Radulfus quidam, assencientibus sibi quibusdam de primoribus regni, coronatur. Interca rex de custodia elapsus, ad lapidem qui usque hodie extra Peronam erectus servatur ob memoriam[336] veniens, cepit deliberare quo se verteret, sciens se nullum fidum habere amicum. Tandem cogitante illo quod per neminem alium tam de facili posset regnum recuperare quam per Herbertum, [fol. 105] si vellet ejus misereri, reversus est ad custodes a quibus evaserat. Illi recognito, de vita sua timentes si forte iterato evaderet, mandaverunt ut alios regi provideret custodes. Comes autem adveniens, de evasione regis furens, ipsum enervavit. Rex autem pre dolore nimio infra breve tempus mortuus est Perone exul et martir.»
FOL. 105, v°-106.
«Ludovicus, rex Francorum, omnibus modis laboravit gratiam principum regni Francorum obtinere et maxime Hereberti, comitis Viromandorum. Hic, primo anno Ottonis imperatoris, curiam quam sollempnem apud Laudunum tenuit. Cui ad mandatum et ad preces regis omnes proceres regni interfuerunt, exceptis paucis qui se litteris suis excusaverunt. Cumque omnes cum rege una essent in loco, ecce quidam brevigerulus in modum cursoris apte aptatus, sicut rex ipse elam aliis ordinaverat. Is ingeniculatus ad pedes regis, palam omnibus, quasi de Anglia tunc advenisset, regem ex parte avi sui regis Anglorum[337] salutavit. Rex vero ex nomine nuncium resalutavit. Erat ei nomen Galopinus[338], et data regi epistola et a cancellario lecta subrisit rex, dicens: «Revera dubium non est Anglos sensu esse pueriles et fatuo, nec id mirum cum extra mundum conversentur[339]!» Tunc principibus de re querentibus, ait rex: «Avus meus rex hec mandat: Quidam rurestris homo dominum suum invitavit ad epulas et eum infra domum suam morte ignobili jugulavit. Querit igitur per vos, o proceres Francie, quod sit mortis genus ceteris magis probrosum, quo moriatur qui hoc fecit.» Comes vero Theobaldus Blesensis, ceteris sensu et in dandis consiliis clarior, rogatus sic ait: «Non est, meo judicio, inter mortes, que magis heredibus et amicis in obprobrium vertatur sempiternum, quam interire suspendio.» Hanc vero comitis sentenciam cum omnes et ipse comes Herebertus approbassent, prosilientes armati qui aderant a rege ordinati, arreptum eum in monte quodam, jubente rege, suspenderunt, sic dicente rege ad eum: «Tu dominum tuum patrem meum rege[m] invitasti, et infra domum tuam ignominiose occidisti, nunc recipe quod meruisti.» Mons vero, in quo suspensus interiit, usque in hodiernum diemMons Herbertiappellatur.»
[Footnote 285: Flod.,Ann., a. 935; E. Lemaire,Essai sur l'hist. de Saint-Quentin,loc. cit., p. 281.]
[Footnote 286:Recueil des historiens de France, IX, 580.]
[Footnote 287: Flod.,loc. cit.; Varin,Archives législatives deReims, II, 1, p. 169, note.]
[Footnote 288: Flod.,Ann., a. 935. Cette invasion normande en Berry a pu être confondue par l'auteur duChron. Dolenseavec l'invasion hongroise qui eut lieu deux ans après dans la même région. Voy. ci-dessus, p. 75, n. 4.]
[Footnote 289: Flod., ibid. etHist. eccl. Rem., IV, 25.]
[Footnote 290:Recueil des historiens de France, IX, 580; Justel,Hist. de la maison de Turenne, pr., P. 16, Ce document d'une forme assez insolite n'est connu que par une copie.]
[Footnote 291: Flod.Ann., a. 935.]
[Footnote 292:Recueil des historiens de France, IX, 581; R. deLespinasse,Le Nirvernois et les comtes de Nevers, t. I, p. 174.]
[Footnote 293: Flod.,Ann., a. 936;Hist. eccl. Rem., IV, 24; Richer, I, 65; Adon,Contin. altera, au 14 Janvier;Ann. Floriae., a. 936;Hist. Francor. Senon., au 15 janvier;Ann. S. Germani Paris., a. 942,S. Medardi Suession. S. Quintin. Veromand., a. 936 (M.G.h., Scr., II, 326, 255; IX, 366; III, 168; XXVI, 520; XVI, 507);Ann. S. Columbae Senon., au 14 janvier (Duru,Bibl. hist. de l'Yonne, I, 205); nécrologe de Nevers, au 15 janvier et nécrologe d'Auxerre au 14 janvier (Lebeuf,Mém. concernant l'hist. d Auxerre, II, p. 48 et pr., p. 274; nouv. éd., III, 48 et IV, 9); Clarius,Chron. S. Petri Viri Senon., au 13 janvier (Rec. des histor. de France, IX, 34); L'obituaire de Sainte-Colombe de Sens fournit la date du 12 janvier qui est moins vraisemblable (Obituaires de la province de Sens, éd. A. Molinier, P. 15): «11 id. jan. Depositio domni Rodulfi regis. Hic debet thesaurarius pitantiam sollempnem conventui».]
[Footnote 294:Append. Miracut. S. Germ. Autiss. (Bibl. hist. de l'Yonne, II, 198). Le Psautier de la reine Emma (Mabillon,De re dipl., p. 200) donne le 11 juillet: «Depositio Rodulfi ineliti regis v. idus julii.»—Sur le lieu de sépulture, voy. Quesvers et Stein,Inscriptions de l'ancien diocèse de Sens, t. II (Paris, 1900, in-4), p. 46-47, et Bibl. nat.,Coll. de Champagne, vol. 43, fol. 114 verso.]
[Footnote 295:Ann. S. Columbae, Senon., a. 1148;Contin. Adon. alt. (M.G.h., Scr., I, 107; II, 326).]
[Footnote 296:Chron. S. Benigni Dirion. (Rec. des histor. deFrance, VIII, 243); Hugues de Flavigny,Chron.; Aubry deTrois-Fontaines,Chron., (M.G.h., Scr., VIII, 359; XXIII, 757).]
[Footnote 297:Recueil des chartes de Cluny, I, p. 358, n° 379 (donation de Romainmoutier à Cluny, en 929): «… pro annua germani et dulcissimi mei domini Rodulfi regis, harum videlicet rerum largiloris, tum vero pro requie domini mei piae memoriae principis Richardi ac pro Vuella regina, dehinc pro me et domino Rodulfo rege, filio meo, iitem(sic)Rodulfo rege nepote meo, pro aliis quoque filiis meis Hugone, Bosone, etLudovico nepotescilicet et pro coeteris consanguineis nostris atque his qui nostro servitio adherent, pro genitore etiam ac genitrice mea et domino Hugone, insigni abbate, seu ceteris nostris utriusque sexus propinquis … »]
[Footnote 298: F. Lot,Études sur le règne de Hugues Capet, p. 305, 307 et 327.]
[Footnote 299: Richer (I, 47): «virum strenuum et litteris liberalibus non mediocriter instructum».]
[Footnote 300:Gesta pontificum Autissiodor., c. 41 et 43 (Bibl. hist. de l'Yonne, I, p. 362, 378 et 379).]
[Footnote 301: Diplôme royal perdu mentionné dans une bulle de Léon VII du 9 janvier 938. Jaffé-Löwenfeld,Regesta pontif. roman., n° 3607.]
[Footnote 302: Bibl. nat., Coll. Baluze, vol. 390, n° 508. Cf.Mabille,La pancarte noire de Saint-Martin de Tours, n° VI (136).]
[Footnote 303:Vila S. Odonis, I. III, c. 8: «Per illud tempus vir Elisiardus, qui tune erat comes illustris nunc vero in monastico degit habitu, audiens infamiam horum monachorum, proedictam abbatiam a Rodulfo rege petiit et accepit, acceptamque patri nostro tradidit» (Mabillon,Acta SS. ord. S. Bened., saec. V, p. 182). D'après Aimoin,De miraculis S. Benedicti, II, c. III (éd. de Certain, p. 100), Raoul tua même de sa main l'usurpateur d'un domaine (Dyé, dans l'Yonne, arr. de Tonnerre) dépendant de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.]
[Footnote 304:Recueil des historiens de France, IX, 578 (diplôme deRaoul faisant allusion à un autre diplôme aujourd'hui perdu).]
[Footnote 305: Bruel,Recueil des chartes de Cluny, I,loc. cit., et n° 408 (charte des moines de Cluny faisant allusion à un diplôme de Raoul qui semble perdu).]
[Footnote 306:Chron. S. Benigni Divion.: «Et hoc post mortemRichardi ducis qui ab executione justitiae cognomen accepit» (éd.Bougaud et Garnier, p. 280).]
[Footnote 307: Jaffé-Löwenfeld,Regesta, n° 3578;Recueil des historiens de France, IX, 217 et 718; cf. E. Sackur,Die Cluniacenser, p. 67.]
[Footnote 308: Lippert, p. 99.]
[Footnote 309: C. Rayel, C. Plister et A. Kleinclausz,Le christianisme, Les Barbares, Mérovingiens et Carolingiens(t. III de Lavisse,Hist. de France, Paris, 1903, in-8), p. 121 et 437-438; P. Viollet,Hist. des instit. polit. et admin. de la France, II, p. 22; Fustel de Coulanges,Hist. des instit. pol. de l'anc. France. Les transformations de la royauté pendant l'époque carolingienne, pp. 697-698. Sur la royauté féodale constituée, voy. Plister,Robert le Pieux, p. 86-179, et A. Luchaire,Hist. des instit. monarchiques, 2e éd., 1, p. 84, 43 et suiv.,Manuel des instit. franç., p. 457; Glasson,Hist. du droit et des instit. de la France IV, p. 487 et suiv., V, p. 282; Esmein,Cours élém. d'hist. du droit français, p. 484.]
[Footnote 310: Wauters,Tabl. chronol. des chartes et diplômes impr. concernant l'hist. de la Belgique, I. 1, p. 338.]
[Footnote 311: J.-F. Bladé,Origine du duché de Gascogne(Agen, 1897, in-8), p. 37.]
[Footnote 312: Gariel,Les monnaies royales de France sous la race carlovingienne(Strasbourg, 1883, in-4.) p. 299 et suiv.]
[Footnote 313:Marca Hispanica, col. 386, et Append., col. 846-847. Le seul acte où le nom de Raoul apparaisse, concerne le Roussillon: il est tiré du cartulaire d'Elne (loc. cit., no LXXII).Chron. Barcinonense (Marca Hisp., Append., col. 738): «Karolus rex post obitum Odonis XXIII annos, III menses. Post cujus obitum non habuerunt regem per annos octo.» (Voy. aussiEspana sagrada, t. XXIX, p. 199, et XLIII, p. 125 et 400, no XVII: Charte du comte d'Urgel Suniaire, datée de 934, sixième année après la mort du roi Charles); Bofarull y Mascaro,Los condes de Barcelona rindicados, t. 1 (Barcelone, 1836, in-8) p. 49. Eckel (p. 147) a montré par les dates du Cartulaire d'Elne que Raoul ne fut reconnu en Roussillon qu'en 932 et que l'on comptait ses années de règne à partir de la mort de Charles le Simple (929).]
[Footnote 314: M. Flach, dansLes origines de l'ancienne France, t. III (Paris, 1904), p. 397, a très exactement caractérisé la politique d'Herbert II.]
[Footnote 315:Chronicon universale Anonymi Landunensis, von 1154 bis zum Schluss(1219), éd. Alexander Cartellieri et Wolf Slechele. Leipzig-Paris, 1909, in-8, 87 pages.]
[Footnote 316:Le règne de Louis IV d'Outre-Mer, pp. 296-298. M. Longuon vient de fournir tout dernièrement une date de jour pour la mort d'Herbert II, le 23 février 943, d'après les obituaires de Reims (Nouvelles recherches sur Raoul de Cambrai, dansRomania, XXXVIII, p. 229).]
[Footnote 317: Le même passage se retrouve dans le ms. de BerlinPhillipps 144, fol. 99 et suiv.]
[Footnote 318: Il s'agit d'Aumale (Seine-Inférieure, arr. deNeufchâtel-en-Bray) et de Namur (Belgique).]
[Footnote 319: Poureffestucaverat, abandonner selon la forme juridique de lafestuca.Cf. le passage fourni par le ms. C² de laChroniqued'Adémar de Chabannes, 1. III, c. 22(éd. Chavanon, p. 142), déjà cité plus haut, p. 9, n. 2.]
[Footnote 320: Ce trait est un souvenir de ce que fit Hugues le Grand lors de l'expédition d'Otton Ier, en France, en 946. Richer, II, c. 57; Cf.Louis d'Outre-Mer, p. 151. Il y a là une confusion bizarre entre l'expédition d'Otton Ier de 946 et l'aide prêtée par les Lorrains à Charles le Simple.]
[Footnote 321: Ouaccesserant.Le manuscrit porte «acerant»(sic).]
[Footnote 322: Il n'existe pas de lieu dit «Mont-des-Cygnes», à Péronne, mais dans lesVirtutes Furesei abbatis Latiniacensis(M.G.h., Scr.rer. Merov., IV, pp. 444 et 447) on trouve les passages suivants: «praeparabo montem Cygnopum qui Perrona noncupatur» et «deduxerunt sanctum corpus ad montent Cygnophum». Sur cette dénomination de la colline de Péronne, voy. F.-J. Martel,Essai hist. et chronol. sur la ville de Péronne(Péronne, 1860), pp. 3-4 et 9-10; Eustache de Sachy,Essais sur l'hist. de Péronne, p. 1-2; J. Dournel,Hist. gén. de Péronne, p. 1. Ce siège de Péronne est un souvenir de la lutte entre Raoul et Herbert, de 932 à 935, au cours de laquelle Péronne fut assiégée par Hugues le Grand et Gilbert de Lorraine.]
[Footnote 323: Il s'agit ici probablement de Guillaume Ier Longue-Épée. Les noms propres mis entre crochets ont été biffés sur le manuscrit à une date qui semble de peu postérieure à l'époque de la transcription. On y remarquera de nombreux anachronismes.]
[Footnote 324: Conan Ier le Tort, comte de Rennes (m. 992).]
[Footnote 325: Peut-être Guillaume tête d'Étoupe, comte de Poitiers, ou Guillaume le pieux, comte d'Auvergne.]
[Footnote 326: PourAlphonsus, réminiscence d'Alphonse-Jourdain, comte de Toulouse et vicomte de Narbonne (1134-1143).]
[Footnote 327: Ce nom paraît provenir d'une confusion entre Otton deBourgogne (956-965) et Eudes Ier (1078-1102).]
[Footnote 328: Foulques Ier ou Foulques II, comte d'Anjou. Le qualificatif de «comte du Mans» qui lui est appliqué est un surnom épique.]
[Footnote 329: Geoffroy Ier Grisegonelle devenu de bonne heure, comme on sait, un héros épique, qui succéda précisément à Foulques II d'Anjou.]
[Footnote 330: Arnaud Bouration, comte de Périgord et d'Angoulême (962-975), ou Arnaud Manzer, bâtard de Guillaume Taillefer, qui lui succéda (975-1001).]
[Footnote 331: Hugues Ier comte de Champagne (vers 1093-1123).]
[Footnote 332: Il n'y a jamais eu de comte de Ponthieu de ce nom. Ce doit être une confusion avec Roger ou Raoul.]
[Footnote 333: Hugues le Grand.]
[Footnote 334: Thibaud le Tricheur, comte de Blois.]
[Footnote 335: Forme fautive pourAedgiva.]
[Footnote 336: Il se pourrait que toute la légende rapportée ici fût née à l'occasion de cette pierre, comme il est arrivé parfois dans des cas analogues.]
[Footnote 337: Édouard Ier l'Ancien, père de la reine-mère Ogive, mort avant l'avènement de Louis IV.]
[Footnote 338: Le même nom se retrouve dans Guillaume de Nangis. Il signifie précisément «messager».]
[Footnote 339: Sur l'opinion peu favorable que les Français se faisaient des Anglais au moyen âge, cf. Ch.-V. Langlois,Les Anglais au moyen âge d'après les sources françaises (Revue historique, t. LII, pp. 298-315).]
ABBON, évêque de Soissons, chancelier de Robert Ier, partisan de Raoul;—à Autun, chancelier de Raoul;—accompagne le roi Raoul;—soutient Herbert II de Vermandois; sollicite à Rome l'approbation de Jean X pour les actes d'Herbert II;—devenu archichancelier royal, perd le vicariat du diocèse de Reims;—remplacé comme archichancelier royal, par Anseïs de Troyes.
Aefredus, voy. AFFRÉ.
Acinarius, voy. LOUP AZNAR.
Ad Destricios.Lieu dit où les Normands sont anéantis par Raoul.
ADÈLE DE VERMANDOIS, fille d'Herbert II, épouse Arnoul de Flandre.
ADÉLAÏDE, seconde femme de Louis le Bègue;—mère de Charles leSimple.
ADÉLAÏDE, fille de Conrad d'Auxerre, épouse Richard leJusticier;—mère de Raoul, roi de France;—charte;—intervient enfaveur de Saint-Symphorien d'Autun.
Adelelmus.Charte pour Sainte-Radegonde de Poitiers.
ADÉMAR, vicomte de Turenne. Fait approuver son testament par Raoul.
ADÉMAR DE CHABANNES. Son récit des exploits de Guillaume Taillefer.
ADSON, impétrant d'un diplôme en faveur de Saint-Symphorien d'Autun.
Aedgiva, voy. OGIVE.
AFFRÉ ou EFFROI, frère de Guillaume II d'Aquitaine, avoué de l'abbaye de Brioude;—occupe Nevers;—succède à Guillaume II, duc d'Aquitaine;—sa mort.
AIMOIN, chroniqueur. Explication du choix de Raoul;—vante letriomphe de Raoul sur les Normands.
AIMOIN (Continuateur d'). Son récit du pillage deSaint-Benoît-sur-Loire, par Rögnvald.
AIRARD, évêque de Noyon. Sa mort.
AISNE, riv. Charles le Simple la traverse.
AIX-EN-PROVENCE. Odalric, archevêque.
AIX-LA-CHAPELLE;—le procès de Bernard d'Italie y est jugé.
ALAIN BARBE-TORTE, duc de Bretagne;—aidé par les Anglo-Saxons, constitue une principauté féodale en Bretagne.
Albamarla, voy. AUMALE.
ALDRIC, fidèle de Raoul.
ALLARD, évêque du Puy, accompagne Guillaume d'Aquitaine près Raoul.
ALLEAUME, comte d'Arras. Repousse les Normands;—s'empare de Noyon;il est tué dans la basilique;—à sa mort, Arnoul de Flandre prendArras.
ALLEAUME, évêque de Laon. Établit des chanoines à Saint-Vincent deLaon.
ALLOU, comte de Boulogne-Térouanne;—opère avec Raoul contre lesNormands;—frère d'Arnoul de Flandre, abbé de Saint-Bertin.
ALPES. Les Hongrois y sont un instant cernés par Rodolphe II etHugues de Provence.
ALPHONSE-JOURDAIN, comte de Toulouse, et vicomte de Narbonne, à lacour royale.
ALSACE. Charles le Simple et Robert y séjournent.—Voy. SAVERNE.
AMAURY, rapporte de Rome lepalliumà Artaud.
AMIÉNOIS, pays envahi par les Normands.
AMIENS. Raoul y est reconnu roi;—menacé par les Normands; dévoré par un incendie;—assiégé par Hugues le Grand qui reçoit des otages de la garnison d'Herbert II.
ANGERS. Raoul y est reconnu;—Cathédrale et Saint-Aubin, cartulaires.
ANGLAIS. Opinion des Français sur leur caractère.
ANGLETERRE. La reine Ogive s'y réfugie avec son fils Louis.
ANGOULÊME. Guillaume Taillefer, comte; les moines de Charroux s'y réfugient;—monnaie de Raoul;—comté.
ANGOUMOIS, pillé par les Normands.
ANJOU. Comté.
ANNALES. Voy. au nom d'auteur ou de provenance et les notes autexte.
ANONYME DE LAON. Fragments inédits de sa chronique relatifs àHerbert II de Vermandois.
ANSE, en Lyonnais. Raoul y séjourne.
ANSEAU, vassal de Boson, châtelain de Vitry, reçoit Coucy d'HerbertII.
ANSEÏS, évêque de Troyes, à Autun, près de Raoul;—lutte coutreRögnvald;—blessé à Chalmont;—dans un diplôme pourMontiéramey;—intervient dans un diplôme de Raoul commearchichancelier.
ANSELME, évêque d'Autun. Acte de donation approuvé par Raoul.
ANSGARDE, première femme de Louis de Bégue.
AQUITAINE. Duché;—soumise à Charles;—tactique des seigneurs de ce pays à l'égard de la royauté;—transfert du titre de duc à la maison de Poitiers; pillée par les Normands;—reconnaît Raoul comme roi.
ARCIAT, sur la Saône, Raoul s'y arrête.
ARCY (Saône-et-Loire).
ARGENTEUIL. (Seine-et-Oise) Obituaire.
ARGENTEUIL, en Tonnerrois. Défaite des Normands.
Argrina, forme fautive pourAedgiva.Ogive, femme de Charles le Simple.
ARLES. Comté. Appartient à Boson, du chef de sa femme Berthe.
ARLES (Royaume d'). Son origine;—Rodolphe II, roi.
ARNAUD BOURATION, comte de Périgord et d'Angoulême, à la cour royale.
ARNAUD MANZIER, bâtard de Guillaume Taillefer, à la cour royale.
ARNOUL, marquis de Flandre. Opère avec Raoul contre les Normands;—les Normands veulent s'en venger;—enlève Mortagne à Roger de Lion;—s'empare d'Arras;—épouse Adèle de Vermandois; occupe Arras; entre en possession de Boulogne et Térouanne et devient abbé de Saint-Bertin, à la mort d'Allou.
ARRAS. Le comte Alleaume repousse les Normands;—menacé par les Normands;—assiégé par Raoul;—Arnoul, marquis de Flandre, s'en empare à la mort du comte Alleaume;—pris par Arnoul de Flandre.
ARTAUD, élu archévèque de Reims;—réunit un synode pour excommunierMilon de Châlons;—moine de Saint-Remy, se rend auprès de Hugues leGrand;—archevêque de Reims, accompagne Raoul au siège deChâteau-Thierry et Hugues le Grand à la prise de Roye;—réunit unsynode à Fismes.
ARTOIS, pays envahi par les Normands.
ATHELSTAN, oncle de Louis IV, le reçoit à sa cour.
ATTIGNY. Charles le Simple s'y rend;—résidence royale;—plaid décidant une expédition en Lorraine;—fisc royal, rendu par Raoul à Charles le Simple;—Raoul s'y rend et envoie de là Hugues le Grand en ambassade auprès d'Henri 1er;—Raoul y réside;—Raoul y donne un diplôme.
AUBRY DE TROIS-FONTAINES. Sa chronique—attribue un fils à Raoul.
AUMALE,Albamarla, limite des domaines d'Herbert II.
AURILLAC. Charte de Frolard pour cette ville.
AUTUN. Église, chartes de Raoul;—Walon, évêque;—comté de Raoul, début de son règne;—Saint-Martin, abbaye; Eimon abbé; dépendances en Viennois et Provence; ses privilèges;—Saint-Symphorien, Hermoud prévot;—Raoul y séjourne;—Saint-Andoche.
AUVERGNE. Maison comtale;—a pour dépendances le Velay et leGévaudan;—reconnaît la suzeraineté de Raoul;—comté.
AUXERRE. Relations de ses vicomtes avec le duc de Bourgogne;—Rainard vicomte;—monastère Saint-Germain: la reine, Emma lui enlève lavilla Quinciacum;—Raoul y donne un diplôme à son fidèle Allard;—Raoul y confirme des concessions de Geoffroi de Nevers à l'évêqueTedalyrinus;—Louis IV y séjourne avec Hugues le Grand;—monastère de Saint-Germain, Raoul en est avoué.
AVALLON. Comté de Raoul;—château, enlevé au comte Gilbert par la reine Emma.
AVIGNON, Comté. Appartient à Boson, du chef de sa femme, Berthe.
AVRANCHIN, pays cédé par Raoul aux Normands.
AZNAR, voy. Loup Aznar.
BAUDOIN II LE CHAUVE. Ses fils;—hostile à Herbert II.
BEAULIEU. Cartulaire;—chartes datées des années de Raoul.
BEAUVAIS. Heudegier, évêque;—monnaie de Raoul.
BEAUVAISIS, pays envahi par les Normands.
BÉATRICE DE VERMANDOIS, mère de Hugues le Grand.
BENNON, évêque de Metz, successeur de Guerri.
BENOÎT (Saint) Miracles;—son apparition à Rögnvald;—reliquesportées à Saint-Benoît-sur-Loire pendant l'invasion normande.
BÉRENGER, empereur. Son intervention sollicitée en faveur deCharles le simple; sa mort.
BÉRENGER, comte dupagus Lommensis. Se brouille avec Gilbert, sonbeau-frère.
BERNARD, comte (de Senlis?), cousin d'Herbert II deVermandois;—aurait été de bonne foi en trompant le roi Charles.
BERNARD D'ITALIE, aïeul d'Herbert II de Vermandois;—sa révoltecontre Louis le Pieux et sa mort.
BERNOIN, évêque de Verdun, neveu de Dadon.
BERNON, abbé de Cluny. Testament.
BERRY. Raoul y est reconnu;—pays restitué par Raoul à Guillaume II d'Aquitaine;—invasion hongroise;—les habitants repoussent les Normands.
BERTHE, comtesse d'Arles et d'Avignon, nièce de Hugues de Provence;épouse Boson, frère de Raoul.
BESSIN, pays cédé par Hugues le Grand aux Normands;—les habitantsattaquent les Normands de la Seine;—habitants.
BEUVES, évêque de Châlons. Soutient Herbert II;—chassé parBoson;—condamné à la destitution;—rétabli sur son siège par lafaveur de Hugues le Grand;—Raoul lui rend son évêché d'accord avecHugues le Grand.
BÉZIERS. Chartes y constatant l'interrègne.
BLANDIGNY. Annales.
BLOIS. Raoul y est reconnu:—Saint-Lomer, monastère, reçoit deRaoul l'église Saint-Lubin;—comté.
BONN (Traité de), entre Charles le Simple et Henri l'Oiseleur.
BOSON, frère cadet de Raoul;—son partisan;—prête l'hommage à Raoul;—tue Ricoin malade, pour s'emparer de Verdun;—épouse Berthe, comtesse d'Arles et d'Avignon;—ennemi d'Otton, fils de Ricoin;—obligé de reconnaître la suzeraineté d'Henri Ier;—conclut la paix avec Henri Ier; se réconcilie avec Gilbert de Lorraine;—s'empare de domaines des évêchés de Verdun et Metz; assiégé dansDurofostumpar Henri Ier;—s'empare de Chelles;—rentre dans Vitry, et prend Monzon; s'allie à Gilbert de Lorraine et à Hugues le Grand contre Herbert II; a pour vassal Anseau de Vitry; compris dans un accord entre Hugues le Grand et Herbert II;—se brouille avec Gilbert de Lorraine qui lui prendDurofostum;—se soustrait à la suzeraineté d'Henri Ier beau-père de Gilbert;—accompagne Raoul au siège de Reims;—époux de Berthe, nièce de Hugues, possède Arles et Avignon;—se soumet à Henri Ier qui lui rend presque tous ses domaines;—prend part a l'expédition lorraine contre Hugues le Grand; se rencontre avec Raoul à Attigny; concède Domrémy à Saint-Remy de Reims; y est enseveli;—sa femme est petite-fille de Lothaire II de Lorraine, nièce de Hugues de Provence.
BOSON, roi de Provence. Oncle de Raoul, roi de France;—fils deThierry d'Autun;—son royaume.
BOUFFIGNEREUX, près de Laon. Les troupes royales y campent.
BOULOGNE.—Généalogie des comtes;—occupé par Arnoul de Flandre.
BOULONNAIS. Littoral ravagé par la flotte normande.
BOURGES. Pris par Raoul de Bourgogne;—monnaie de Raoul.
BOURGOGNE. Duché;—maison ducale; alliée à Robert;—royaume indépendant sous Rodolphe Ier;—les moines de Montiérender s'y réfugient;—Raoul y est reconnu roi—pouvoir ducal de Raoul;—Raoul y séjourne;—Herbert II s'y rend;—faveurs de Raoul pour les abbayes de ce pays;—échappe aux pillages normands;—des contingents en sortent pour rallier l'armée de Raoul.
BOURGUIGNONS. Luttent contre les Normands à Chalmont.
BRAISNE-SUR-LA-VESLE. Enlevé par Hugues à l'archevêque de Rouen,Gonthard; pris et détruit par Herbert II.
BRÊLE, fl. côtier.
BRETAGNE. Indépendante sous Alain;—soumise à Charles;—dans l'anarchie;—cession faite par Robert à Rögnvald non exécutée.
BRIARE. Raoul y confirme les privilèges de Cluny.
BRIE. Comté. Raoul y est reconnu.
BRIOUDE. Abbaye Saint-Julien; Affré en est avoué;—dates des chartes;—cartulaire.
CAHORS. Frotard vicomte;—chartes datées des années de Raoul, 50.
CALAIS (Saint). Translation de ses reliques à Saint-Lomer de Blois.
CAMBRAI. Évêques;—Isaac comte;—Gilbert de Lorraine y tient unplaid.
CARCASSÈS. Possessions de l'abbaye de Montolieu situées dans cepays.
CARLOMAN, roi de France;—sa mort;—le dernier capitulaire date deson règne.
Carolingicae domus genealogia.
CHALMONT (Seine-et-Marne). Défaite des Normands.
CHÂLON-SUR-SAÔNE. (comté). Début du règne de Raoul;—Bernard d'Italie s'y rencontre avec Louis le Pieux;—Raoul y séjourne avec toute sa cour;—diplômes de Raoul datés de cette ville.
CHALONNAIS. Dépendances de Tournus, sises dans ce pays.
CHÂLONS-SUR-MARNE. Cartulaire.
CHAMPAGNE. Comté.
CHARLEMAGNE. S'associe son second fils Louis le Pieux;—diplôme pour Marmoutier;—son souvenir.
CHARLES-CONSTANTIN, bâtard de Louis l'Aveugle, comte de Vienne.—Rentre en possession de Vienne;—comte de Vienne au mépris des droits d'Eudes de Vermandois; se soumet à Raoul;—reçoit Raoul comme suzerain à Vienne.
CHARLES LE CHAUVE. Oncle de Raoul;—épouse Richilde; aïeul des comtes de Flandre;—diplôme pour Marmoutier;—son souvenir.
CHARLES LE GROS, empereur.
CHARLES LE SIMPLE. Fils de Louis le Bègue.—parrain de Raoul de Bourgogne; né en 879;—son diplôme en faveur de l'abbaye de Prüm;—prescrit à Étienne, abbé de Saint-Martial de Limoges, de construire deux tours pour résister à Guillaume d'Aquitaine;—fils posthume de Louis le Bègue;—concession à Rollon; signe le traité de Bonn;—s'enfuit en Lorraine; en revient avec des troupes; sa défaite à Laon; assiège Chièvremont, repoussé par Hugues le Grand;—lutte à Soissons contre Robert; envoie des messagers à Herbert II et à Séulf;—appelle les Normands à son aide;—reconnu en Normandie, Bretagne et Aquitaine;—délivre des diplômes à Guy de Girone;—reconnu dans le Midi;—fait des démarches inutiles auprès de Séulf;—reconnu en Poitou;—reconnu longtemps dans la Marche d'Espagne;—ses domaines;—envoie des reliques de saint Denis à Henri Ier, avec une ambassade; négocie avec Henri Ier de Germanie;—sa captivité; enfermé à Château-Thierry; se rend à Saint-Quentin avec la députation d'Herbert II;—ses enfants légitimes et naturels;—donation aux Normands de la Seine;—enfermé au donjon de Château-Thierry, puis à Péronne; tiré de sa prison par Herbert II;—Rome intervient en sa faveur;—retourne en prison;—captif à Reims, reçoit la visite de Raoul;—sa mort en captivité à Péronne; enseveli à Saint-Fursy;—a pour tante Rohaut;—sa mort décide le Midi à reconnaître Raoul comme roi.
CHARROUX, abbaye. Pérégrinations des moines.
CHARTRES. Défaite des Normands;—Saint-Père, cartulaire;—Raoul y est reconnu;—monnaie de Raoul.
CHÂTEAUBLEAU. Monnaie de Raoul.
CHÂTEAUDUN. Monnaie de Raoul.
CHÂTEAU-GAILLARD. Monnaie de Raoul.
CHÂTEAU-GAILLOT, à Laon.
CHÂTEAU-LANDON. Monnaie de Raoul.
CHÂTEAU-THIERRY. Charles le Simple y est enfermé;—incendie dudonjon;—un des derniers réduits d'Herbert II, avecPéronne;—assiégé par Raoul et les archevêques Téotolon etArtaud;—Herbert II y rentre; assiégé à deux reprises par Raoul etHugues le Grand; abandonné par Herbert II.
CHELLES, abbaye. Enlevée à Rohaut et concédée par Charles le Simpleà Haganon;—occupée par Boson à la mort de l'abbesse Rohaut.
CHIERS, riv. Henri Ier se rencontre sur ses bords avec Raoul.
CHIÈVREMONT. Assiégé par Charles, débloqué par Hugues le Grand.
CHRONIQUE de Saint-Bénigne de Dijon. Attribue un fils à Raoul.
Cignorum Mons, à Péronne.
CLERGÉ, maltraité par Herbert II à Reims.
CLUNY, abbaye. Chartes concernant les comtés de Mâcon, Châlon et Autun;—diplômes de Raoul en faveur de ce monastère; son droit de battre monnaie; abbaye dotée par Raoul.
COLOGNE. L'archevêque s'abstient de reconnaître Raoul.
COMMINGES. Loup Aznar en aurait été seigneur.
COMPIÈGNE. Résidence royale;—Raoul s'y rend avec ses troupes;—Raoul y convoque Herbert II;—Raoul y délivre un diplôme, à Saint-Corneille, en faveur de Marmoutier;—monnaie de Raoul.
CONAN Ier LE TORT, comte de Rennes; à la cour royale.
CONQUES, en Rouergue, abbaye. Cartulaire; chartes constatant l'interrègne;—actes datés des années du règne de Raoul.
CONRAD, comte d'Auxerre.
CONRAD DE FRANCONIE, mis en parallèle avec le roi Raoul.
CONRAD LE PACIFIQUE, fils de Rodolphe II, roi d'Arles. ÉpouseMathilde, fille de Louis d'Outre-Mer.
CORMICY. Quartier général des troupes royales lors del'investissement de Reims.
COTENTIN. Les possessions de Rollon s'y seraient étendues;—cédépar Raoul aux Normands.
COUCY, dépendance de l'église de Reims. Environs ravagés par lagarnison royale de Laon;—donné à Anseau de Vitry par Herbert II.
COURONNE de Raoul. Son histoire.
Cygnophum, lieu dit à Péronne.
DADON, évêque de Verdun;—sa mort.
DALMACE. Intervient dans un diplôme de Raoul pour Montolieu.
DENAIN. Enlevé à Herbert II par Raoul.
DENIS (S.). Reliques envoyées par Charles le Simple à Henri Ier deGermanie.
DÉOLS, monastère. Obtient de Raoul l'immunité, à la requêted'Ebbon.
Destricios (Ad), Voy.Ad Destricios.
DIJON. Saint-Bénigne;—relations de ses vicomtes avec le duc deBourgogne;—Manassès, comte;—pris par le comte Boson; assiégé parRaoul.
DOUAI, repris par Hugues le Grand à Herbert II et concédé par lui àRoger de Laon.
DREUX. Monnaie de Raoul.
DUDON DE SAINT-QUENTIN;—prête à Bernard de Senlis un rôle dediplomate.
Durofostum, château sur la Meuse. Boson y est assiégé par HenriIer;—pris par Gilbert de Lorraine.
Dux Francorum, titre.
DYÉ (Yonne). Domaine de Saint-Benoît-sur-Loire, restitué à l'abbaye par Raoul.
EADHILD, fille d'Édouard Ier l'Ancien, roi des Anglo-Saxons. ÉpouseHugues le Grand.
ERBON, seigneur de Déols. Obtient de Raoul l'immunité pour lemonastère fondé par lui;—sa mort.
EBERHARD de Franconie. Intervient en faveur d'Herbert II.
ÈBLES MANZER, comte de Poitiers. Charte pour l'abbaye de Noaillé;—fils de Renoul II, duc d'Aquitaine;—ne porte pas le titre de duc d'Aquitaine.
EBRARD, frère d'Héloin de Montreuil. Herbert lui enlève Ham et le fait prisonnier.
ÉCOLE riv., affl. de la Seine. Les Normands campent auprès.
ÉDOUARD Ier l'Ancien, roi des Anglo-Saxons, père de la reineOgive;—son prétendu messager envoyé à Louis IV.
Effestucare, sens de ce mot.
EFFROI, voy. AFFRÉ.
ÉGLISE, alliée à Charles le Simple.
EIMON, abbé de Saint-Martin d'Autun.
EINSIEDELN, monastère. Annales.
ELISIARD, comte. Appelle Eudes de Cluny àSaint-Benoît-sur-Loire;—intervient auprès de Raoul en faveur deCluny.
ELNE. Chartes y constatant l'interrègne;—Wadaldusévêque;—cartulaire, acte daté du règne de Raoul.
EMMA, fille de Robert Ier, femme de Raoul;—haute valeur de cette princesse;—son rôle dans l'élection de Raoul;—rejoint Raoul à Autun;—déshéritée par Raoul en faveur de Saint-Remy;—souscrit une précaire de Saint-Martin de Tours;—son courage; elle défend Laon;—abandonne Laon;—enlève le château d'Avallon au comte Gilbert, fils de Manassès de Dijon;—enlève la villaQuinciacumà Saint-Germain d'Auxerre;—intervient dans un diplôme de Raoul en faveur de Cluny;—accompagne Raoul au siège de Château-Thierry;—son psautier;—sa mort, rôle joué par elle.
ENGRAND, doyen de Saint-Médard de Soissons, élu évêque de Laon.
ENJEUGER, fils de Foulques d'Anjou. Sa mort.
ENJORREN DE LEUZE. Combat les Normands.
EPTE, riv. traversée par Raoul.
ERMENGAUD, comte de Rouergue, ne reconnaît Raoul qu'en 932;—prêtel'hommage à Raoul.
ERMENJART, impératrice, femme de Louis le Pieux. Son ambassade àBernard d'Italie.
ERMENJART, soeur de Raoul de Bourgogne; femme de Gilbert de Dijon.
ERMENTRUDE, femme de Charles le Chauve.
ERNAUT de Douai, vassal de Hugues. Passe au parti d'HerbertII;—dépossédé reçoit d'Herbert II Saint-Quentin.
ESCAUT, fl. Limite septentrionale de la France.
ESPAGNE. Marche; Charles le Simple y est longtemps reconnu;—n'accepte pas la suzeraineté de Raoul.
ESTRÉES. Les reliques de saint Genoul y sont déposées. ESTRESSE, près de Beaulieu (Corrèze). Identifié avecAd Destricios, où Raoul battit les Normands.
ÉTAMPES. Monnaie de Raoul.
ÉTIENNE, abbé de Saint-Martial de Limoges. Fortifie l'abbaye.
ÉTIENNE, évêque de Cambrai. Différend avec le comte Isaac.
EU. Garnison renforcée;—enlevé aux Normands par lesFrançais;—entrevue de Rollon et Guillaume Longue-Épée avec HerbertII;—victoire de Raoul sur les Normands.
EUDES, roi de France. Frère de Robert Ier;—son accord avec Charles le Simple;—fils de Robert le Fort, élu roi;—couronné par Gautier, archevêque de Sens;—oncle de Hugues le Grand—chartes datées à partir de son décès et;—diplôme pour Marmoutier.
EUDES Ier DE BOURGOGNE, à la cour royale.
EUDES DE CLUNY. Appelé à Saint-Benoît-sur-Loire.
EUDES DE VERMANDOIS, fils d'Herbert II, candidat au comté deLaon;—donné en otage à Rollon;—renvoyé par Rollon;—obtient laViennoise; semble n'y avoir jamais exercé la moindre autorité.
FAUQUEMBERGUE. Raoul y est blessé en luttant contre les Normands.
FÉLÉCAN, chef normand massacré avec ses compagnons par les Bretons.
FÉODALITÉ. Son développement;—son caractère en France et enGermanie à cette époque.
FÉTU. Abandon de Charles le Simple «par jet de fétu».
FISC. Sa diminution.
FISMES, église Sainte-Macre. Artaud y réunit un synode.
FLANDRE.—Maison comtale; ses bons rapports avec Robert Ier.
FLODOARD, annaliste; perd la prébende reçue de l'archevêque deReims Hervé.
Floriacum, voy. SAINT-BENOÎT-SUR-LOIRE.
FOLCUIN, chroniqueur. Élection de Raoul;—récit de la capture deCharles le Simple;—date qu'il assigne à la mort de Charles leSimple.
FOUBERT, comte, porte-enseigne de Charles le Simple. Tue RobertIer.
FOULQUES Ier, comte d'Anjou. Charte;—à la cour royale.
FRANCE. Duché.
Francia.
FRÉJUS, possession de Saint-Martin d'Autun.
FRÉRONE, seconde femme de Charles le Simple. Ses quatre filles.
FROTARD, vicomte de Cahors. Charte pour Aurillac.
FROTIER II, évêque de Poitiers, reconnaît Raoul.
Fulbertusvoy. FOUBERT.
GARNIER, comte de Sens. Lutte contre Rögnvald;—sa mort à Chalmont.
GALOPIN, prétendu messager envoyé par Édouard Ier l'Ancien à LouisIV.
GASCOGNE. Raoul n'y est reconnu qu'en 932.
GÂTINAIS, pays.—Les dépendances de l'abbaye de Saint-Paul situéesdans ce pays données à Allard par le roi Raoul.
GAUBERT, abbé de Corbie, élu évêque de Noyon; chassé puisréinstallé et consacré par Artaud.
GAUTIER, archevêque de Sens. Couronne Eudes puis RobertIer;—couronne Raoul.
GEILON, neveu d'Allard, fidèle de Raoul.
GENOUL. (S.). Reliques portées à Estrées, pendant l'invasion normande.
GEOFFROY, comte de Nevers. Intervient dans un diplôme de Raoul;—perdViriliacum, secouru par Raoul contre les Aquitains; chargé de négocier une entrevue avec Henri Ier de Germanie;—ses concessions à l'évêqueTedalgrinus.
GEOFFROY Ier GRISEGONELLE, comte d'Anjou; à la cour royale.
GERRI, monastère. Cartulaire.
GÉVAUDAN. Comté; suit la politique du duc d'Aquitaine.
GIGNY, abbaye. Guy abbé, usurpateur des biens de Cluny.
GILBERT, comte de Dijon, fils de Manassès. À Autun, prèsRaoul;—neveu de Rainard d'Auxerre, assiège ce dernier àMont-Saint-Jean;—s'allie au comte Richard, fils de Garnier deSens; le château d'Avallon lui est enlevé.
GILBERT, duc de Lorraine, partisan de Robert.—Son attitude à l'égard de Raoul;—refuse de se soumettre à Raoul;—appelle Henri Ier de Germanie en Lorraine;—se brouille avec son beau-frère Bérenger et son frère Renier; lutte contre Isaac de Cambrai; se rapproche de Raoul;—son caractère inconstant; son échec auprès de Raoul;—entre en pourparlers avec les seigneurs français;—prête l'hommage à Raoul;—fils de Renier Ier, duc de Lorraine;—s'allie à Boson et à Hugues le Grand contre Herbert II;—enlève le château deDurofostumà Boson;—vient aider Herbert II contre Raoul; il conclut un armistice avec ce dernier;—coopère avec Hugues le Grand et Raoul au siège de Péronne;—intervient en faveur d'Herbert II;—intervient de nouveau en faveur d'Herbert II, et fait conclure un nouvel armistice.
GILBERT, vassal de Raoul, révolté contre lui et châtié.
GIRONE, en Catalogne.
GISON, rapporte de Rome lepalliumà Artaud.
GONTHARD, archevêque de Rouen. Perd la forteresse deBraisne-sur-la-Vesle.
GORZE, abbaye. Cartulaire;—chartes.
GOSBERT, évêque de Laon. Sa mort.
GOTHIE, pays envahi par les Hongrois.
GUERRI, évêque de Metz. Décide Raoul à assiéger Saverne;—s'empare de Saverne et en fait raser le château-fort;—sa mort.
GUILLAUME Ier LE PIEUX, d'Aquitaine, oncle de Guillaume II.
GUILLAUME II D'AQUITAINE, neveu de Guillaume Ier d'Aquitaine. S'empare de Bourges; reçoit le Berry de Raoul moyennant l'hommage;—d'abord hostile à Raoul finit par se soumettre;—prend aussi le titre de comte d'Auvergne;—sur la Loire; se rend au camp de Raoul et lui prête l'hommage;—accompagné par l'évêque du Puy, Allard;—comte de Velay, intercède auprès de Raoul en faveur de l'évêque du Puy;—négocie avec Rögnvald;—fait défection;—sa mort.
GUILLAUME DE NANGIS. Passage de sa Chronique en rapport avec l'Anonyme de Laon.
GUILLAUME LONGUE-ÉPÉE, associé à son père Rollon, l'accompagne à Eu près d'Herbert II de Vermandois;—prête l'hommage à Charles le Simple;—prête l'hommage à Raoul, et reçoit le littoral contigu à la Bretagne;—à la cour royale.
GUILLAUME TAILLEFER, comte d'Angoulême. Exploits contre lesNormands;—a pour successeur son bâtard Arnaud Manzer.
GUILLAUME TÊTE D'ÉTOUPE. Autorise une libéralité de l'évêqueFrotier II en faveur de Saint-Cyprien;—fils d'Èbles, ducd'Aquitaine et comte d'Auvergne;—comte de Poitiers.
GUY, abbé de Gigny. Restitue à Cluny les domaines qu'il avaitusurpés.
GUY DE GIRONE, Diplôme en sa faveur.
GUY DE SPOLÈTE. Tient le pape Jean X prisonnier.
HAGANON, favori de Charles le Simple;—accompagne Charles le Simple en Lorraine.
HAM. Enlevé par Herbert II à Héloin de Montreuil;—assiégé parRaoul et Hugues le Grand, livre des otages;—retourne au partid'Herbert II qui y établit son fils Eudes.
HELGAUD, comte de Ponthieu.—Harcèle les Normands;—opère avecRaoul contre les Normands;—les Normands cherchent à s'envenger;—à la bataille de Fauquembergue;—père d'Héloin.
HÉLOIN DE MONTREUIL, fils d'Helgaud de Ponthieu. Condamné pourbigamie à Trosly;—assiégé par Herbert II et Hugues le Grand; seréconcilie avec ce dernier;—a pour frère Ébrard.
HÉLUIS, père de Raoul de Gouy.
HENRI Ier L'OISELEUR, roi de Germanie. Signe le traité de Bonn;—reçoit des envoyés de Charles le Simple;—sa garnison de Saverne capitule;—appelé par Gilbert et l'archevêque de Trèves, passe le Rhin; conclut un armistice avec les Lorrains, emmenant troupeaux et otages en Germanie;—reconnu à Toul entre le 16 octobre 923 et le 14 octobre 924;—malade sur la frontière slave;—passe le Rhin, enlève Zülpich à Gilbert de Lorraine;—Herbert II se rend auprès de lui avec Hugues le Grand;—donne l'évêché de Metz à Bennon;—assiège Boson àDurofostum, et conclut la paix avec lui;—refuse à Herbert II d'agir en faveur de Charles le Simple;—intervient en France et fait signer un armistice entre Boson et Herbert II;—Herbert II lui prête l'hommage;—son appui sollicité par Herbert II; aux prises avec des difficultés intérieures et la guerre hongroise;—écrase les Hongrois sur les bords de l'Unstrutt;—vainqueur des Hongrois, des Slaves et des Danois, envoie Gilbert de Lorraine et Éberhard de Franconie au secours d'Herbert II;—envoie une ambassade à Raoul, à Soissons; se rencontre: avec lui sur les bords de la Chiers;—envoie une armée aider Herbert II à reprendre Saint-Quentin;—parallèle avec Raoul;—domine mieux la féodalité de son pays que Raoul.
HERBERT Ier, comte de Vermandois, fils de Pépin, petit-fils deBernard d'Italie.
HERBERT II, comte de Vermandois. Aurait épousé sa nièce, fille de Robert Ier;—met en déroute les Lorrains à Soissons; reçoit des messagers de Charles le Simple;—descendant de Bernard d'Italie;—empêche Séulf de répondre aux démarches de Charles le Simple;—envoie une députation à Charles le Simple;—aurait caché ses desseins â ses envoyés auprès du roi Charles;—sa conduite sévèrement jugée par ses contemporains; essai d'explication;—sa prétendue tentative pour s'emparer de Louis, fils de Charles le Simple;—ses vassaux infligent un échec aux Normands; se rend en Bourgogne après la capture du roi Charles;—fournit des contingents contre les Normands;—défend la ligne de l'Oise contre les Normands; conclut un armistice avec eux;—à Autun, près de Raoul;—reçoit Péronne du Raoul;—chargé par Raoul de négocier la paix avec les Normands;—fait condamner le comte de Cambrai Isaac au synode de Trosly;—à l'arrière-garde des troupes françaises, prêt à tirer parti des événements;—réussit à gagner Hugues le Grand;—apparaît sur les rives de l'Oise pour arrêter les Normands;—amène les vassaux de l'église de Reims à Raoul;—accusé d'empoisonnement;—fait élire archevêque de Reims son fils Hugues;—accompagne Raoul au siège de Nevers;—s'empare de Péronne et de Reims; se brouille avec Raoul;—lutte contre les Normands de la Loire et leur abandonne le comté de Nantes; réunit le synode de Trosly malgré Raoul;—oppose Charles le Simple à Raoul; tente un coup de main sur Laon;—conclut une alliance avec les Normands à Eu;—sa lettre au pape Jean X; se rend à Reims et y rédige une lettre à Jean X; conclut un accord avec Raoul, et donne des otages;—se rencontre avec Raoul; amène Hugues le Grand à une entrevue auprès de Rollon; entre à Laon;—échoue auprès d'Henri Ier; donne Saint-Timothée et une prébende de chanoine à Odalric d'Aix;—ayant échoué avec la restauration de Charles, prête l'hommage à Raoul qui lui concède Laon;—obtient la Viennoise pour son fils Eudes; s'empare du château de Vitry-en-Perthois; assiège Héloin dans Montreuil; attire à son parti Heudoin, vassal de Hugues le Grand;—rend Vitry à Boson; concède Saint-Quentin à Ernaut de Douai; conclut un accord avec Hugues le Grand; péril et reprend Mouzon;—se rapproche de Gilbert de Lorraine; sa rupture avec Raoul;—enlève Braisne-sur-la-Vesle à Hugues le Grand et détruit la place;—prête l'hommage à Hugues le Grand;—assiégé par Raoul à Laon; obtient d'en sortir en y laissant sa femme;—enlève Ham à Ébrard, frère d'Héloin de Montreuil;—sa situation précaire; recherche sans succès l'appui d'Henri Ier de Germanie;—recouvre Ham puis Saint-Quentin, mais reperd vite cette dernière ville;—reprend Château-Thierry; obtient, grâce à la médiation lorraine, un armistice moyennant l'abandon de Château-Thierry, reste en possession de Péronne et de Ham;—acquiert l'alliance d'Arnoul de Flandre; approvisionne Péronne; enlève les récoltes des partisans de Hugues le Grand;—fait sa soumission â l'entrevue des bords de la Chiers; il reçoit divers domaines occupés par Hugues le Grand, et se réconcilie avec lui;—sa lutte avec Raoul;—sa cupidité;—son rôle néfaste;—jour de sa mort;—amène une invasion en France;—se rend au roi de France;—s'empare de Charles le Simple, le fait mutiler et mourir en prison;—sa prétendue pendaison par ordre de Louis IV.