Chapter 22

Dieu de lassus, fai tes cieulx fraindre:Envoie nous ton filz en terre,Par quoy soit finée la guerreQue tu as à l’umain lignage,Si qu’avoir puissons l’eritagePour quoy, sire, tu nous formas.Et, sire, longuement nous asAnoncié par tes sains prophètes,Et tant belles promesses faitesDu rachat de lignie humaineQue li Sathans en enfer maine!Ysaïes a dit pour voirQu’une vierge doit concepvoirEt enfanter un vierge filQui hors gettera du perilD’enfer le peuple d’Israel,Et ara nom Emanuel.Sire Dieu père, ceste graceQue faire nous doiz, quant sera ce?Ha! Dieux, cil enfes quant venraNe quant sera ce qu’il naistra.Afin que je veoir le puisse?Je ne cuit pas que ci me truisseCest enfant que je tant désir.Dieux, te venroit il à plaisirA moi de grâce pourveoir,Tant que cil œil ci de veoirYcellui soient saoulé,Par qui de mon cuer reveilléSeront il œil?

Dieu de lassus, fai tes cieulx fraindre:Envoie nous ton filz en terre,Par quoy soit finée la guerreQue tu as à l’umain lignage,Si qu’avoir puissons l’eritagePour quoy, sire, tu nous formas.Et, sire, longuement nous asAnoncié par tes sains prophètes,Et tant belles promesses faitesDu rachat de lignie humaineQue li Sathans en enfer maine!Ysaïes a dit pour voirQu’une vierge doit concepvoirEt enfanter un vierge filQui hors gettera du perilD’enfer le peuple d’Israel,Et ara nom Emanuel.Sire Dieu père, ceste graceQue faire nous doiz, quant sera ce?Ha! Dieux, cil enfes quant venraNe quant sera ce qu’il naistra.Afin que je veoir le puisse?Je ne cuit pas que ci me truisseCest enfant que je tant désir.Dieux, te venroit il à plaisirA moi de grâce pourveoir,Tant que cil œil ci de veoirYcellui soient saoulé,Par qui de mon cuer reveilléSeront il œil?

Dieu de lassus, fai tes cieulx fraindre:Envoie nous ton filz en terre,Par quoy soit finée la guerreQue tu as à l’umain lignage,Si qu’avoir puissons l’eritagePour quoy, sire, tu nous formas.Et, sire, longuement nous asAnoncié par tes sains prophètes,Et tant belles promesses faitesDu rachat de lignie humaineQue li Sathans en enfer maine!Ysaïes a dit pour voirQu’une vierge doit concepvoirEt enfanter un vierge filQui hors gettera du perilD’enfer le peuple d’Israel,Et ara nom Emanuel.Sire Dieu père, ceste graceQue faire nous doiz, quant sera ce?Ha! Dieux, cil enfes quant venraNe quant sera ce qu’il naistra.Afin que je veoir le puisse?Je ne cuit pas que ci me truisseCest enfant que je tant désir.Dieux, te venroit il à plaisirA moi de grâce pourveoir,Tant que cil œil ci de veoirYcellui soient saoulé,Par qui de mon cuer reveilléSeront il œil?

MICHIEL.

Gabriel amis, aler vueil,Car il m’est de Dieu conmandé,A Simeon qui demandéLi a un don par grant desir.Ne vous vueilliez de ci partir;Si revenray.

Gabriel amis, aler vueil,Car il m’est de Dieu conmandé,A Simeon qui demandéLi a un don par grant desir.Ne vous vueilliez de ci partir;Si revenray.

Gabriel amis, aler vueil,Car il m’est de Dieu conmandé,A Simeon qui demandéLi a un don par grant desir.Ne vous vueilliez de ci partir;Si revenray.

GABRIEL.

Michiel, ci vous attenderay;Alez au Dieu plaisir, amis:Puisque vous y estes conmis,C’est bien raison.

Michiel, ci vous attenderay;Alez au Dieu plaisir, amis:Puisque vous y estes conmis,C’est bien raison.

Michiel, ci vous attenderay;Alez au Dieu plaisir, amis:Puisque vous y estes conmis,C’est bien raison.

MICHIEL.

Paix soit avec toy, Simeon!En ton cuer doiz avoir grant joieSains Esperiz à toi m’envoieEt te mande, n’en doubte pas,Que ja la mort ne gousterasSi aras veu le SauveurDu monde: ceste grant honneurTe veult il faire.

Paix soit avec toy, Simeon!En ton cuer doiz avoir grant joieSains Esperiz à toi m’envoieEt te mande, n’en doubte pas,Que ja la mort ne gousterasSi aras veu le SauveurDu monde: ceste grant honneurTe veult il faire.

Paix soit avec toy, Simeon!En ton cuer doiz avoir grant joieSains Esperiz à toi m’envoieEt te mande, n’en doubte pas,Que ja la mort ne gousterasSi aras veu le SauveurDu monde: ceste grant honneurTe veult il faire.

SIMÉON.

Ha! vrai Diex, pere debonnaire,Quant ert ce? Ja sui je si vieulxQu’à peine puis lever les yeulxEt mon corps sur piez soustenir:Je ne cuiday onques venirA tel vieillesce.

Ha! vrai Diex, pere debonnaire,Quant ert ce? Ja sui je si vieulxQu’à peine puis lever les yeulxEt mon corps sur piez soustenir:Je ne cuiday onques venirA tel vieillesce.

Ha! vrai Diex, pere debonnaire,Quant ert ce? Ja sui je si vieulxQu’à peine puis lever les yeulxEt mon corps sur piez soustenir:Je ne cuiday onques venirA tel vieillesce.

MICHIEL.

Or aiez cuer plain de leesce.Pour ce que tant l’as désiréEt en ce désir demouréEst devant Dieu ta voix oie,Et ta clamour est essaucie,Si que venuz es à ce pointQue le verras; n’en doubtes point.A Dieu te dy.

Or aiez cuer plain de leesce.Pour ce que tant l’as désiréEt en ce désir demouréEst devant Dieu ta voix oie,Et ta clamour est essaucie,Si que venuz es à ce pointQue le verras; n’en doubtes point.A Dieu te dy.

Or aiez cuer plain de leesce.Pour ce que tant l’as désiréEt en ce désir demouréEst devant Dieu ta voix oie,Et ta clamour est essaucie,Si que venuz es à ce pointQue le verras; n’en doubtes point.A Dieu te dy.

SIMÉON.

A! Dieu pére, je vous mercy,Quant en ce siècle tant vivrayQu’à mes deux yeux celui verrayQui sauveur du monde sera;Certes, mon cuer repos n’araTant que le voie.

A! Dieu pére, je vous mercy,Quant en ce siècle tant vivrayQu’à mes deux yeux celui verrayQui sauveur du monde sera;Certes, mon cuer repos n’araTant que le voie.

A! Dieu pére, je vous mercy,Quant en ce siècle tant vivrayQu’à mes deux yeux celui verrayQui sauveur du monde sera;Certes, mon cuer repos n’araTant que le voie.

NOSTRE DAME.

Zebel, il est temps que je doyeDe ceste gesine lever,Et au temple de Dieu alerPour ma purificacion,Et mon filz en oblacionPorter: c’est droiz.

Zebel, il est temps que je doyeDe ceste gesine lever,Et au temple de Dieu alerPour ma purificacion,Et mon filz en oblacionPorter: c’est droiz.

Zebel, il est temps que je doyeDe ceste gesine lever,Et au temple de Dieu alerPour ma purificacion,Et mon filz en oblacionPorter: c’est droiz.

ZEBEL.

C’est mon, dame; il a plus d’un moisQue vous acouchates, ce croy,Voire quarante jours, par foy:Bien m’en souvient.

C’est mon, dame; il a plus d’un moisQue vous acouchates, ce croy,Voire quarante jours, par foy:Bien m’en souvient.

C’est mon, dame; il a plus d’un moisQue vous acouchates, ce croy,Voire quarante jours, par foy:Bien m’en souvient.

NOSTRE DAME.

C’est voir, m’amie; il vous convientQue vous m’alliez deux turtres querreOu deux jeunes coulons bonne erre,Qu’avec moy seront apportez:Mon enfant en ert rachatezAprès s’offrande.

C’est voir, m’amie; il vous convientQue vous m’alliez deux turtres querreOu deux jeunes coulons bonne erre,Qu’avec moy seront apportez:Mon enfant en ert rachatezAprès s’offrande.

C’est voir, m’amie; il vous convientQue vous m’alliez deux turtres querreOu deux jeunes coulons bonne erre,Qu’avec moy seront apportez:Mon enfant en ert rachatezAprès s’offrande.

ZEBEL.

Dame, mon cuer se reconmandeA faire tout vostre plaisir:Querre les vois de grant desir,Telz que je sçay qu’ils doivent estre.Je ne revenray en cest estreSi les aray.

Dame, mon cuer se reconmandeA faire tout vostre plaisir:Querre les vois de grant desir,Telz que je sçay qu’ils doivent estre.Je ne revenray en cest estreSi les aray.

Dame, mon cuer se reconmandeA faire tout vostre plaisir:Querre les vois de grant desir,Telz que je sçay qu’ils doivent estre.Je ne revenray en cest estreSi les aray.

NOSTRE DAME.

Or ne faites pas long delay,M’amie chiére.

Or ne faites pas long delay,M’amie chiére.

Or ne faites pas long delay,M’amie chiére.

ZEBEL.

Dame, revien je tost arriére?Vezci une paire d’oisiaux,Qui sont et gracieux et biaux,Je vous creant.

Dame, revien je tost arriére?Vezci une paire d’oisiaux,Qui sont et gracieux et biaux,Je vous creant.

Dame, revien je tost arriére?Vezci une paire d’oisiaux,Qui sont et gracieux et biaux,Je vous creant.

NOSTRE DAME.

M’amie, et nous fault mon enfantCouchier en nouviaux drapelez,Touz les plus biaux et les plus nezQue j’ay; et puis si en ironsMoi et vous, et le porteronsAu temple offrir.

M’amie, et nous fault mon enfantCouchier en nouviaux drapelez,Touz les plus biaux et les plus nezQue j’ay; et puis si en ironsMoi et vous, et le porteronsAu temple offrir.

M’amie, et nous fault mon enfantCouchier en nouviaux drapelez,Touz les plus biaux et les plus nezQue j’ay; et puis si en ironsMoi et vous, et le porteronsAu temple offrir.

ZEBEL.

Ainsi le fault pour acomplirDe la loy le conmandement.Delivrons-nous, dame, briévement;Il en est heure.

Ainsi le fault pour acomplirDe la loy le conmandement.Delivrons-nous, dame, briévement;Il en est heure.

Ainsi le fault pour acomplirDe la loy le conmandement.Delivrons-nous, dame, briévement;Il en est heure.

SIMÉON.

Pére des cieulx, moult me demeureQue je voie ton enfant chier,Que tu doiz en terre envoierPour le sauvement des humains.Haste toy, doulx pére hautains;Romps tes cieulx, euvre paradis.Acomplis ce que m’as promis,Dieu de lassus!

Pére des cieulx, moult me demeureQue je voie ton enfant chier,Que tu doiz en terre envoierPour le sauvement des humains.Haste toy, doulx pére hautains;Romps tes cieulx, euvre paradis.Acomplis ce que m’as promis,Dieu de lassus!

Pére des cieulx, moult me demeureQue je voie ton enfant chier,Que tu doiz en terre envoierPour le sauvement des humains.Haste toy, doulx pére hautains;Romps tes cieulx, euvre paradis.Acomplis ce que m’as promis,Dieu de lassus!

GABRIEL.

Or tost, Symeon, liéve sus;Aorne toy sanz deporter.Vez ci c’on te vient apporterL’enfant, moult te doit estre bel,Qui sera du peuple IsraelSauveur et sire.

Or tost, Symeon, liéve sus;Aorne toy sanz deporter.Vez ci c’on te vient apporterL’enfant, moult te doit estre bel,Qui sera du peuple IsraelSauveur et sire.

Or tost, Symeon, liéve sus;Aorne toy sanz deporter.Vez ci c’on te vient apporterL’enfant, moult te doit estre bel,Qui sera du peuple IsraelSauveur et sire.

SIMÉON.

Ha! Dieux, onques mais n’oy direChose qui tant me feist joie.Certes tenir ne me pourroieQu’à l’encontre de li ne voise:Car sa venue moult m’envoiseEt rebaudist.

Ha! Dieux, onques mais n’oy direChose qui tant me feist joie.Certes tenir ne me pourroieQu’à l’encontre de li ne voise:Car sa venue moult m’envoiseEt rebaudist.

Ha! Dieux, onques mais n’oy direChose qui tant me feist joie.Certes tenir ne me pourroieQu’à l’encontre de li ne voise:Car sa venue moult m’envoiseEt rebaudist.

ZEBEL.

Dame, or veez s’il vous suffist.Vezci votre enfant; couchié l’ayAu miex que je couchier le say,Se m’aist Diex.

Dame, or veez s’il vous suffist.Vezci votre enfant; couchié l’ayAu miex que je couchier le say,Se m’aist Diex.

Dame, or veez s’il vous suffist.Vezci votre enfant; couchié l’ayAu miex que je couchier le say,Se m’aist Diex.

NOSTRE DAME.

Zebel, m’amie, on ne peut miex:Or en alons.

Zebel, m’amie, on ne peut miex:Or en alons.

Zebel, m’amie, on ne peut miex:Or en alons.

GABRIEL.

Michiel, cy plus ne nous tenons:Alons nostre Dieu convoier,Et pensons de nous avoierD’un biau chant dire.

Michiel, cy plus ne nous tenons:Alons nostre Dieu convoier,Et pensons de nous avoierD’un biau chant dire.

Michiel, cy plus ne nous tenons:Alons nostre Dieu convoier,Et pensons de nous avoierD’un biau chant dire.

MICHIEL.

Je ne vous vueil mie desdire.Mon tresdoulx ami Gabriel;Je vous pri, disons ce rondel:Car de moy joie le cuer emble.

Je ne vous vueil mie desdire.Mon tresdoulx ami Gabriel;Je vous pri, disons ce rondel:Car de moy joie le cuer emble.

Je ne vous vueil mie desdire.Mon tresdoulx ami Gabriel;Je vous pri, disons ce rondel:Car de moy joie le cuer emble.

Rondel.

Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnoréePlus que nulle autre, se me samble,Et miex amée,Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née:Car pour vous d’omme et Dieu ensambleEst hui donnéeOffrande au temple desirée;Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnorée.

Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnoréePlus que nulle autre, se me samble,Et miex amée,Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née:Car pour vous d’omme et Dieu ensambleEst hui donnéeOffrande au temple desirée;Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnorée.

Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnoréePlus que nulle autre, se me samble,Et miex amée,Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née:Car pour vous d’omme et Dieu ensambleEst hui donnéeOffrande au temple desirée;Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnorée.

SIMÉON.

Bien puissiez estre relevée,Dame, qui au temple venez!Ce doulx enfant que vous tenez,Pour Dieu mettez le sur mes bras;Dessus l’autel, n’en doubtez pas,Le porteray.

Bien puissiez estre relevée,Dame, qui au temple venez!Ce doulx enfant que vous tenez,Pour Dieu mettez le sur mes bras;Dessus l’autel, n’en doubtez pas,Le porteray.

Bien puissiez estre relevée,Dame, qui au temple venez!Ce doulx enfant que vous tenez,Pour Dieu mettez le sur mes bras;Dessus l’autel, n’en doubtez pas,Le porteray.

NOSTRE DAME.

Voulentiers le vous bailleray.Tenez, sire, je le vous offre:Après vous feray j’une autre offre,Pour li ravoir.

Voulentiers le vous bailleray.Tenez, sire, je le vous offre:Après vous feray j’une autre offre,Pour li ravoir.

Voulentiers le vous bailleray.Tenez, sire, je le vous offre:Après vous feray j’une autre offre,Pour li ravoir.

ZEBEL.

Dame, vez la ci preste, voir,En ce panier.

Dame, vez la ci preste, voir,En ce panier.

Dame, vez la ci preste, voir,En ce panier.

SIMÉON.

Dieu, je te doy bien mercier,Qui le mien cuer en paix as mis;Car ainsi com tu m’as promisPar ta parole qui est voire,Je voy le salut et la gloireQu’a ton peuple as appareillié;S’en ay, sire, le cuer si liéQu’avis m’est que doie partir.Or fay de mon corps departir,Sire, l’ame quant te plaira,Puis que mon cuer son desir a,Dont tant ay joie.

Dieu, je te doy bien mercier,Qui le mien cuer en paix as mis;Car ainsi com tu m’as promisPar ta parole qui est voire,Je voy le salut et la gloireQu’a ton peuple as appareillié;S’en ay, sire, le cuer si liéQu’avis m’est que doie partir.Or fay de mon corps departir,Sire, l’ame quant te plaira,Puis que mon cuer son desir a,Dont tant ay joie.

Dieu, je te doy bien mercier,Qui le mien cuer en paix as mis;Car ainsi com tu m’as promisPar ta parole qui est voire,Je voy le salut et la gloireQu’a ton peuple as appareillié;S’en ay, sire, le cuer si liéQu’avis m’est que doie partir.Or fay de mon corps departir,Sire, l’ame quant te plaira,Puis que mon cuer son desir a,Dont tant ay joie.

NOSTRE DAME.

Zebel, il est temps que je doieFaire m’offrande, ce m’est vis.Bailliez ça ces oisellez visEt ce cierge aussi alumé,Ainsi qu’il est acoustumé:Pour mon enfant ravoir, au prestreVoulray tout donner, et pour estrePurifiée

Zebel, il est temps que je doieFaire m’offrande, ce m’est vis.Bailliez ça ces oisellez visEt ce cierge aussi alumé,Ainsi qu’il est acoustumé:Pour mon enfant ravoir, au prestreVoulray tout donner, et pour estrePurifiée

Zebel, il est temps que je doieFaire m’offrande, ce m’est vis.Bailliez ça ces oisellez visEt ce cierge aussi alumé,Ainsi qu’il est acoustumé:Pour mon enfant ravoir, au prestreVoulray tout donner, et pour estrePurifiée

ZEBEL.

Je feray de voulenté lie,Dame, vostre conmandement.Tenez, offrez appertementAu nom de Dieu.

Je feray de voulenté lie,Dame, vostre conmandement.Tenez, offrez appertementAu nom de Dieu.

Je feray de voulenté lie,Dame, vostre conmandement.Tenez, offrez appertementAu nom de Dieu.

NOSTRE DAME.

Sire prestre, tenez en lieuDe ma purificacionCe cierge, et en oblacionDe mon enfant ces oisiaux ci.Que Dieu par la seue merciNous vueille aidier!

Sire prestre, tenez en lieuDe ma purificacionCe cierge, et en oblacionDe mon enfant ces oisiaux ci.Que Dieu par la seue merciNous vueille aidier!

Sire prestre, tenez en lieuDe ma purificacionCe cierge, et en oblacionDe mon enfant ces oisiaux ci.Que Dieu par la seue merciNous vueille aidier!

SIMEON.

Dame, je tien que nul mestierDe purefiement n’avez:Car ce filz qui de vous est nezN’est pas venuz par euvre d’omme;Ainsi est filz de Dieu, c’est la somme,Qui pris a corps et nouvelle ame;Et pour ce je vous di bien, dame,Qu’à l’eure de sa passion,Pour la grant tribulacion,Dame, qu’endurer li verrez,Si tourmentée en cuer serezQue la douleur qu’il souffreraParmi vostre ame passera,Et sa mort vous sera à mort.Li cuer si me dit et remortQu’ainsi doit avenir sanz faille.Tenez, dame, je le vous baille.Alez vous ent.

Dame, je tien que nul mestierDe purefiement n’avez:Car ce filz qui de vous est nezN’est pas venuz par euvre d’omme;Ainsi est filz de Dieu, c’est la somme,Qui pris a corps et nouvelle ame;Et pour ce je vous di bien, dame,Qu’à l’eure de sa passion,Pour la grant tribulacion,Dame, qu’endurer li verrez,Si tourmentée en cuer serezQue la douleur qu’il souffreraParmi vostre ame passera,Et sa mort vous sera à mort.Li cuer si me dit et remortQu’ainsi doit avenir sanz faille.Tenez, dame, je le vous baille.Alez vous ent.

Dame, je tien que nul mestierDe purefiement n’avez:Car ce filz qui de vous est nezN’est pas venuz par euvre d’omme;Ainsi est filz de Dieu, c’est la somme,Qui pris a corps et nouvelle ame;Et pour ce je vous di bien, dame,Qu’à l’eure de sa passion,Pour la grant tribulacion,Dame, qu’endurer li verrez,Si tourmentée en cuer serezQue la douleur qu’il souffreraParmi vostre ame passera,Et sa mort vous sera à mort.Li cuer si me dit et remortQu’ainsi doit avenir sanz faille.Tenez, dame, je le vous baille.Alez vous ent.

NOSTRE DAME.

Diex en fera à son talent,Sire; c’est bien raisons et droiz.Par vostre congié je m’en vois;A Dieu vous di.

Diex en fera à son talent,Sire; c’est bien raisons et droiz.Par vostre congié je m’en vois;A Dieu vous di.

Diex en fera à son talent,Sire; c’est bien raisons et droiz.Par vostre congié je m’en vois;A Dieu vous di.

ZABEL.

Sire, je vous commant aussiA Dieu le pere.

Sire, je vous commant aussiA Dieu le pere.

Sire, je vous commant aussiA Dieu le pere.

GABRIEL.

Or fault que nostre voiz s’appereEn chantant, Michiel, doulx amis,Tant que nostre rondel pardisSera du tout.

Or fault que nostre voiz s’appereEn chantant, Michiel, doulx amis,Tant que nostre rondel pardisSera du tout.

Or fault que nostre voiz s’appereEn chantant, Michiel, doulx amis,Tant que nostre rondel pardisSera du tout.

MICHIEL.

Gabriel, mettez soing et coust,Que vostre chant au mien s’assemble.

Gabriel, mettez soing et coust,Que vostre chant au mien s’assemble.

Gabriel, mettez soing et coust,Que vostre chant au mien s’assemble.

Rondel.

Car par vous d’omme et Dieu ensambleEst hui donnéeOffrande au temple desirée;Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnorée.

Car par vous d’omme et Dieu ensambleEst hui donnéeOffrande au temple desirée;Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnorée.

Car par vous d’omme et Dieu ensambleEst hui donnéeOffrande au temple desirée;Humble vierge, à qui ne ressamblePersonne née,Par droit devez estre honnorée.

JOSEPH.

Dame, je say qu’acoustuméeEst que l’evesque et li provoireFont hui moult grant feste, en memoireQue Dieu noz peres tant amaQue d’Egipte les delivraHors des mains au roy Pharaon,Par Moyse et par Aaron.En savez rien?

Dame, je say qu’acoustuméeEst que l’evesque et li provoireFont hui moult grant feste, en memoireQue Dieu noz peres tant amaQue d’Egipte les delivraHors des mains au roy Pharaon,Par Moyse et par Aaron.En savez rien?

Dame, je say qu’acoustuméeEst que l’evesque et li provoireFont hui moult grant feste, en memoireQue Dieu noz peres tant amaQue d’Egipte les delivraHors des mains au roy Pharaon,Par Moyse et par Aaron.En savez rien?

NOSTRE DAME.

Joseph, sire, il me membre bienQu’en fait hui feste, en remembranceDe ce que Dieux à delivranceMist tout son peuple hors d’Egipte,Et que la mer où nulz n’abitePassèrent sanz estre moillez,Et l’ost d’Egipte y fut noiezEt tout perdu.

Joseph, sire, il me membre bienQu’en fait hui feste, en remembranceDe ce que Dieux à delivranceMist tout son peuple hors d’Egipte,Et que la mer où nulz n’abitePassèrent sanz estre moillez,Et l’ost d’Egipte y fut noiezEt tout perdu.

Joseph, sire, il me membre bienQu’en fait hui feste, en remembranceDe ce que Dieux à delivranceMist tout son peuple hors d’Egipte,Et que la mer où nulz n’abitePassèrent sanz estre moillez,Et l’ost d’Egipte y fut noiezEt tout perdu.

JOSEPH.

Marie, c’est voir; ainsi fu:Et pour ce de toute JudéeA ceste solempnel journéeEn Jherusalem leur offrandePortent tuit. Ainsi le conmandeDame, la loys.

Marie, c’est voir; ainsi fu:Et pour ce de toute JudéeA ceste solempnel journéeEn Jherusalem leur offrandePortent tuit. Ainsi le conmandeDame, la loys.

Marie, c’est voir; ainsi fu:Et pour ce de toute JudéeA ceste solempnel journéeEn Jherusalem leur offrandePortent tuit. Ainsi le conmandeDame, la loys.

NOSTRE DAME.

Sire, c’est bien raison et droizQue moy et vous donc y alons,Et Jhesu, nostre enfant, menonsAvec nous: s’offerrons ensemble.C’est bon à faire, se me semble;Et vous qu’en dites?

Sire, c’est bien raison et droizQue moy et vous donc y alons,Et Jhesu, nostre enfant, menonsAvec nous: s’offerrons ensemble.C’est bon à faire, se me semble;Et vous qu’en dites?

Sire, c’est bien raison et droizQue moy et vous donc y alons,Et Jhesu, nostre enfant, menonsAvec nous: s’offerrons ensemble.C’est bon à faire, se me semble;Et vous qu’en dites?

JOSEPH.

Nous n’en pouons, dame, estre quittesAutrement; si que par amourAppareilliez vous sanz demour,Et vous, biau filz: si en irons.Au temple de Dieu vous menronsHui, se Dieu plaist.

Nous n’en pouons, dame, estre quittesAutrement; si que par amourAppareilliez vous sanz demour,Et vous, biau filz: si en irons.Au temple de Dieu vous menronsHui, se Dieu plaist.

Nous n’en pouons, dame, estre quittesAutrement; si que par amourAppareilliez vous sanz demour,Et vous, biau filz: si en irons.Au temple de Dieu vous menronsHui, se Dieu plaist.

JHESUS.

Je sui tout prest, sire, s’ous plaistMa mére et vous.

Je sui tout prest, sire, s’ous plaistMa mére et vous.

Je sui tout prest, sire, s’ous plaistMa mére et vous.

NOSTRE DAME.

Oil certes, mon enfant doulx.Alons men, sire.

Oil certes, mon enfant doulx.Alons men, sire.

Oil certes, mon enfant doulx.Alons men, sire.

JOSEPH.

Or alons, que Dieu nous gart d’ire.Il n’y a pas de ci granment;Nous y serons assez briement.Venez, biau filz.

Or alons, que Dieu nous gart d’ire.Il n’y a pas de ci granment;Nous y serons assez briement.Venez, biau filz.

Or alons, que Dieu nous gart d’ire.Il n’y a pas de ci granment;Nous y serons assez briement.Venez, biau filz.

JHESUS.

Pere, soiés certains et fizQue g’y vois moult tres voulentiers.Avançons nous endementiersQue temps avons.

Pere, soiés certains et fizQue g’y vois moult tres voulentiers.Avançons nous endementiersQue temps avons.

Pere, soiés certains et fizQue g’y vois moult tres voulentiers.Avançons nous endementiersQue temps avons.

NOSTRE DAME.

Vezci le temple où nous alons.Biau filz, tout bellement venez;Pour Dieu, de moy près vous tenez.Je vous en pri.

Vezci le temple où nous alons.Biau filz, tout bellement venez;Pour Dieu, de moy près vous tenez.Je vous en pri.

Vezci le temple où nous alons.Biau filz, tout bellement venez;Pour Dieu, de moy près vous tenez.Je vous en pri.

JHESUS.

Mére, alez; si feray je si:Ne vous doubtez.

Mére, alez; si feray je si:Ne vous doubtez.

Mére, alez; si feray je si:Ne vous doubtez.

JOSEPH.

Marie dame, or m’escoutez.Ceens ara ja si grant presce,Que maint y seront à destresce:Car gens venront de toutes pars.Ne soions pas d’offrir eschars,Mais dessus cest autel mettonsNostre offrande, et nous en alonsYsnellement.

Marie dame, or m’escoutez.Ceens ara ja si grant presce,Que maint y seront à destresce:Car gens venront de toutes pars.Ne soions pas d’offrir eschars,Mais dessus cest autel mettonsNostre offrande, et nous en alonsYsnellement.

Marie dame, or m’escoutez.Ceens ara ja si grant presce,Que maint y seront à destresce:Car gens venront de toutes pars.Ne soions pas d’offrir eschars,Mais dessus cest autel mettonsNostre offrande, et nous en alonsYsnellement.

NOSTRE DAME.

Sire, je l’accors bonnement:Or, offrez donques sanz delay.J’ay tout prest ce que j’offerraySur cest autel.

Sire, je l’accors bonnement:Or, offrez donques sanz delay.J’ay tout prest ce que j’offerraySur cest autel.

Sire, je l’accors bonnement:Or, offrez donques sanz delay.J’ay tout prest ce que j’offerraySur cest autel.

JOSEPH.

J’ay offert; or faites autelQue j’ay fait, dame.

J’ay offert; or faites autelQue j’ay fait, dame.

J’ay offert; or faites autelQue j’ay fait, dame.

NOSTRE DAME.

Joseph, moult voulentiers, par m’ame.Qu’il est raisons.

Joseph, moult voulentiers, par m’ame.Qu’il est raisons.

Joseph, moult voulentiers, par m’ame.Qu’il est raisons.

JOSEPH.

Par amour, or nous en alons,Puis que noz offrandes sont faites:On verra maishui moult de sectesDe gens venir.

Par amour, or nous en alons,Puis que noz offrandes sont faites:On verra maishui moult de sectesDe gens venir.

Par amour, or nous en alons,Puis que noz offrandes sont faites:On verra maishui moult de sectesDe gens venir.

NOSTRE DAME.

Je ne me vueil ci plus tenir.Venez vous en, biau filz Jhesus.E! lasse! qu’est il devenuz?Pas ne le voy?

Je ne me vueil ci plus tenir.Venez vous en, biau filz Jhesus.E! lasse! qu’est il devenuz?Pas ne le voy?

Je ne me vueil ci plus tenir.Venez vous en, biau filz Jhesus.E! lasse! qu’est il devenuz?Pas ne le voy?

JOSEPH.

Avoy, ma doulce amie, avoy!Comment! Jhésus est-il perduz?Haro! je sui touz esperduz!Que n’en voy point.

Avoy, ma doulce amie, avoy!Comment! Jhésus est-il perduz?Haro! je sui touz esperduz!Que n’en voy point.

Avoy, ma doulce amie, avoy!Comment! Jhésus est-il perduz?Haro! je sui touz esperduz!Que n’en voy point.

NOSTRE DAME.

E! lasse! grant douleur m’espoint.Je ne scay où il est alez.Lasse! lasse! il s’est egarez!Lasse! biau filz, où te querray?Lasse! je croy de dueil morray,Se ne te truis.

E! lasse! grant douleur m’espoint.Je ne scay où il est alez.Lasse! lasse! il s’est egarez!Lasse! biau filz, où te querray?Lasse! je croy de dueil morray,Se ne te truis.

E! lasse! grant douleur m’espoint.Je ne scay où il est alez.Lasse! lasse! il s’est egarez!Lasse! biau filz, où te querray?Lasse! je croy de dueil morray,Se ne te truis.

JOSEPH.

Dame, alons tost de huis en huisDemander se nuz l’a veu.Lasse! comme il a deceu,S’il n’est chiez l’un de noz parens!Yssons de ci: parmy ces rensSi l’alons querre.

Dame, alons tost de huis en huisDemander se nuz l’a veu.Lasse! comme il a deceu,S’il n’est chiez l’un de noz parens!Yssons de ci: parmy ces rensSi l’alons querre.

Dame, alons tost de huis en huisDemander se nuz l’a veu.Lasse! comme il a deceu,S’il n’est chiez l’un de noz parens!Yssons de ci: parmy ces rensSi l’alons querre.

NOSTRE DAME.

Pour Dieu, Joseph, alons bonne erre;Sa perte moult me desconforte.Lasse! je sui honnie et morte,S’il n’est trouvez.

Pour Dieu, Joseph, alons bonne erre;Sa perte moult me desconforte.Lasse! je sui honnie et morte,S’il n’est trouvez.

Pour Dieu, Joseph, alons bonne erre;Sa perte moult me desconforte.Lasse! je sui honnie et morte,S’il n’est trouvez.

JOSEPH.

Dame, ne vous desconfortez:Car en tant de lieux le querrons,Se Dieu plaist, que le trouveronsEncore ennuit.

Dame, ne vous desconfortez:Car en tant de lieux le querrons,Se Dieu plaist, que le trouveronsEncore ennuit.

Dame, ne vous desconfortez:Car en tant de lieux le querrons,Se Dieu plaist, que le trouveronsEncore ennuit.

JHESUS.

Amis, mais qu’il ne vous ennuit,Je vous pri que vous me monstrezCe livre: assez tost le rarez,Je vous creant.

Amis, mais qu’il ne vous ennuit,Je vous pri que vous me monstrezCe livre: assez tost le rarez,Je vous creant.

Amis, mais qu’il ne vous ennuit,Je vous pri que vous me monstrezCe livre: assez tost le rarez,Je vous creant.

LE LIBRAIRE.

Voulentiers; tenez, mon enfant.C’est un livre de prophecies,Et le fist le bon Ysaïes:N’en doubtés point.

Voulentiers; tenez, mon enfant.C’est un livre de prophecies,Et le fist le bon Ysaïes:N’en doubtés point.

Voulentiers; tenez, mon enfant.C’est un livre de prophecies,Et le fist le bon Ysaïes:N’en doubtés point.

JHESUS.

De par Dieu, en aussi bon pointQue le bailliez, le vous rendray:Car de ci ne me mouverayTant que le vous aie rendu:N’en aiez ja cuer esperdu.

De par Dieu, en aussi bon pointQue le bailliez, le vous rendray:Car de ci ne me mouverayTant que le vous aie rendu:N’en aiez ja cuer esperdu.

De par Dieu, en aussi bon pointQue le bailliez, le vous rendray:Car de ci ne me mouverayTant que le vous aie rendu:N’en aiez ja cuer esperdu.

Spiritus Domini super me; eo unxit me,evangelizare pauperibus misit me,sanare contritos corde et predicare captivisremissionem et cecis visum, dimittereconfractos in remissionem, predicareannum Domini acceptum et diemretribucionis.

Spiritus Domini super me; eo unxit me,evangelizare pauperibus misit me,sanare contritos corde et predicare captivisremissionem et cecis visum, dimittereconfractos in remissionem, predicareannum Domini acceptum et diemretribucionis.

Spiritus Domini super me; eo unxit me,evangelizare pauperibus misit me,sanare contritos corde et predicare captivisremissionem et cecis visum, dimittereconfractos in remissionem, predicareannum Domini acceptum et diemretribucionis.

Vostre livre tenez, amis;Je vous le rens entier et sain.Biaux seigneurs, sachiez de certain,Combien que soiez li greigneurMaistre de la loy et docteur,Ne le tenez ja à merveilles,Qu’aujourd’hui est en voz oreillesCeste prophecie acomplie,Et ceste escripture aempliePar verité.

Vostre livre tenez, amis;Je vous le rens entier et sain.Biaux seigneurs, sachiez de certain,Combien que soiez li greigneurMaistre de la loy et docteur,Ne le tenez ja à merveilles,Qu’aujourd’hui est en voz oreillesCeste prophecie acomplie,Et ceste escripture aempliePar verité.

Vostre livre tenez, amis;Je vous le rens entier et sain.Biaux seigneurs, sachiez de certain,Combien que soiez li greigneurMaistre de la loy et docteur,Ne le tenez ja à merveilles,Qu’aujourd’hui est en voz oreillesCeste prophecie acomplie,Et ceste escripture aempliePar verité.

PREMIER MAISTRE.

Seigneurs, avez vous escoutéCest enfant, conme il a leuEt puis conment sur ce meuA sa raison?

Seigneurs, avez vous escoutéCest enfant, conme il a leuEt puis conment sur ce meuA sa raison?

Seigneurs, avez vous escoutéCest enfant, conme il a leuEt puis conment sur ce meuA sa raison?

DEUXIESME MAISTRE.

Hé! c’est parole d’enfançon;On la doit mettre en nonchaloir:Il lui semble bien qu’il dit voir;Laissons ester.

Hé! c’est parole d’enfançon;On la doit mettre en nonchaloir:Il lui semble bien qu’il dit voir;Laissons ester.

Hé! c’est parole d’enfançon;On la doit mettre en nonchaloir:Il lui semble bien qu’il dit voir;Laissons ester.

TROISIESME MAISTRE.

Qui le meut ore à repliquerAinsi contre nous l’escripture?Que Dieux li doint male aventure!Qui peut il estre?

Qui le meut ore à repliquerAinsi contre nous l’escripture?Que Dieux li doint male aventure!Qui peut il estre?

Qui le meut ore à repliquerAinsi contre nous l’escripture?Que Dieux li doint male aventure!Qui peut il estre?

QUATRIESME MAISTRE.

Je sçay bien qu’il n’ot onques maistreNe ne hanta onques l’escole;Mais ainsi de nous se rigoleConme un enfant sot et nicet.Ne savez vous pas qui il est?C’est Jhesus, c’on dit qui est filzDe Joseph, qui est touz flourizJa par viel aage.

Je sçay bien qu’il n’ot onques maistreNe ne hanta onques l’escole;Mais ainsi de nous se rigoleConme un enfant sot et nicet.Ne savez vous pas qui il est?C’est Jhesus, c’on dit qui est filzDe Joseph, qui est touz flourizJa par viel aage.

Je sçay bien qu’il n’ot onques maistreNe ne hanta onques l’escole;Mais ainsi de nous se rigoleConme un enfant sot et nicet.Ne savez vous pas qui il est?C’est Jhesus, c’on dit qui est filzDe Joseph, qui est touz flourizJa par viel aage.

PREMIER MAISTRE.

Il a dit parole trop sage,Et bien l’a sceu appliquier.Enfes, ça vien: je te requierQue tu me dies verité.Dy moy: en quelle auctoritéDiz tu de ceste prophecieQu’elle est hui en nous acomplie?Qui t’a donné ceste scienceQu’osé l’as, en plaine audienceDevant nous dire?

Il a dit parole trop sage,Et bien l’a sceu appliquier.Enfes, ça vien: je te requierQue tu me dies verité.Dy moy: en quelle auctoritéDiz tu de ceste prophecieQu’elle est hui en nous acomplie?Qui t’a donné ceste scienceQu’osé l’as, en plaine audienceDevant nous dire?

Il a dit parole trop sage,Et bien l’a sceu appliquier.Enfes, ça vien: je te requierQue tu me dies verité.Dy moy: en quelle auctoritéDiz tu de ceste prophecieQu’elle est hui en nous acomplie?Qui t’a donné ceste scienceQu’osé l’as, en plaine audienceDevant nous dire?

JHESUS.

S’enquerre et savoir voulez, sire,Qui m’a donné ceste science.Respondez moy ci en presenceDe ce que vous demanderay.Se me respondez sanz delay,Mais que ne me mentez de nientDont ceste science me vientTantost sarez.

S’enquerre et savoir voulez, sire,Qui m’a donné ceste science.Respondez moy ci en presenceDe ce que vous demanderay.Se me respondez sanz delay,Mais que ne me mentez de nientDont ceste science me vientTantost sarez.

S’enquerre et savoir voulez, sire,Qui m’a donné ceste science.Respondez moy ci en presenceDe ce que vous demanderay.Se me respondez sanz delay,Mais que ne me mentez de nientDont ceste science me vientTantost sarez.

PREMIER MAISTRE.

Biau sire, et vous response arez:Demandez tost.

Biau sire, et vous response arez:Demandez tost.

Biau sire, et vous response arez:Demandez tost.

JHESUS.

Je vous demans sanz plus ce mot:Respondez en selon vostre esme.Vint du ciel le Jehan batesmeOu bien des hommes?

Je vous demans sanz plus ce mot:Respondez en selon vostre esme.Vint du ciel le Jehan batesmeOu bien des hommes?

Je vous demans sanz plus ce mot:Respondez en selon vostre esme.Vint du ciel le Jehan batesmeOu bien des hommes?

PREMIER MAISTRE.

Seigneurs, oez vous con nous sommesDe cest enfant ci argué?Nous serons du peuple hué,Se nous ne li savons respondre.D’une autre part nous fault respondre,Pour prendre advis.

Seigneurs, oez vous con nous sommesDe cest enfant ci argué?Nous serons du peuple hué,Se nous ne li savons respondre.D’une autre part nous fault respondre,Pour prendre advis.

Seigneurs, oez vous con nous sommesDe cest enfant ci argué?Nous serons du peuple hué,Se nous ne li savons respondre.D’une autre part nous fault respondre,Pour prendre advis.

DEUXIESME MAISTRE.

Je vous diray que j’en devis.Se nous disons que du ciel est,Il est de respondre tout prest:Pourquoy donques ne le creons?Se des hommes est li disons,En verité il semblera,Et respondre aussi le pourra,Que nous cremons le peuple plusQue Dieu: ainsi sommes confus.Qu’en dites-vous?

Je vous diray que j’en devis.Se nous disons que du ciel est,Il est de respondre tout prest:Pourquoy donques ne le creons?Se des hommes est li disons,En verité il semblera,Et respondre aussi le pourra,Que nous cremons le peuple plusQue Dieu: ainsi sommes confus.Qu’en dites-vous?

Je vous diray que j’en devis.Se nous disons que du ciel est,Il est de respondre tout prest:Pourquoy donques ne le creons?Se des hommes est li disons,En verité il semblera,Et respondre aussi le pourra,Que nous cremons le peuple plusQue Dieu: ainsi sommes confus.Qu’en dites-vous?

TROISIESME MAISTRE.

Que dire n’en sçay, sire doulz,Par le grant Dieu.

Que dire n’en sçay, sire doulz,Par le grant Dieu.

Que dire n’en sçay, sire doulz,Par le grant Dieu.

QUATRIESME MAISTRE.

Onques mais je ne fui en lieuOu l’en trouvast enfant si sage.Il nous fera avoir hontageA touz ensemble.

Onques mais je ne fui en lieuOu l’en trouvast enfant si sage.Il nous fera avoir hontageA touz ensemble.

Onques mais je ne fui en lieuOu l’en trouvast enfant si sage.Il nous fera avoir hontageA touz ensemble.

DEUXIESME MAISTRE.

Non fera, seigneurs, qu’il me sembleQue j’ay responce contre luiQui luy pourra estre à annui.Alons à li; je la feray.Biau sire, je vous respondray:Le baptesme dont vous parlez,Dont il vient, ce nous demandez;Nous ne savons.

Non fera, seigneurs, qu’il me sembleQue j’ay responce contre luiQui luy pourra estre à annui.Alons à li; je la feray.Biau sire, je vous respondray:Le baptesme dont vous parlez,Dont il vient, ce nous demandez;Nous ne savons.

Non fera, seigneurs, qu’il me sembleQue j’ay responce contre luiQui luy pourra estre à annui.Alons à li; je la feray.Biau sire, je vous respondray:Le baptesme dont vous parlez,Dont il vient, ce nous demandez;Nous ne savons.

JHESUS.

Ne je ne vous feray responsNul aussi, en quelle scienceJ’ay ci dit, en vostre audience,Ce que j’ay dit à touz ensemble.Mais dites moi voir que vous semble.D’un homme qui deux filz avoit:A l’un dit: va t’en bon exploit,Filz, en ma vigne labourer;Et cil li sçot bien refuserEt de son pere se parti;Mais assez tost se repentiEt en la vigne ouvrer ala.Le pere à l’autre filz dit aAussi qu’au premier avait fait:Le filz respondit tout à faitQue son conmandement feroitEt qu’en sa vigne ouvrer yroit:Toutes voies point n’y ala.Dites moy liquelx des deux aMieux fait le voloir de son pere:C’est ci une chose legièrePour y respondre.

Ne je ne vous feray responsNul aussi, en quelle scienceJ’ay ci dit, en vostre audience,Ce que j’ay dit à touz ensemble.Mais dites moi voir que vous semble.D’un homme qui deux filz avoit:A l’un dit: va t’en bon exploit,Filz, en ma vigne labourer;Et cil li sçot bien refuserEt de son pere se parti;Mais assez tost se repentiEt en la vigne ouvrer ala.Le pere à l’autre filz dit aAussi qu’au premier avait fait:Le filz respondit tout à faitQue son conmandement feroitEt qu’en sa vigne ouvrer yroit:Toutes voies point n’y ala.Dites moy liquelx des deux aMieux fait le voloir de son pere:C’est ci une chose legièrePour y respondre.

Ne je ne vous feray responsNul aussi, en quelle scienceJ’ay ci dit, en vostre audience,Ce que j’ay dit à touz ensemble.Mais dites moi voir que vous semble.D’un homme qui deux filz avoit:A l’un dit: va t’en bon exploit,Filz, en ma vigne labourer;Et cil li sçot bien refuserEt de son pere se parti;Mais assez tost se repentiEt en la vigne ouvrer ala.Le pere à l’autre filz dit aAussi qu’au premier avait fait:Le filz respondit tout à faitQue son conmandement feroitEt qu’en sa vigne ouvrer yroit:Toutes voies point n’y ala.Dites moy liquelx des deux aMieux fait le voloir de son pere:C’est ci une chose legièrePour y respondre.

DEUXIESME MAISTRE.

Sanz ceste chose plus espondre,Nous disons: celui le fist plusQui premier ot fait le refus,Et puis ouvra.

Sanz ceste chose plus espondre,Nous disons: celui le fist plusQui premier ot fait le refus,Et puis ouvra.

Sanz ceste chose plus espondre,Nous disons: celui le fist plusQui premier ot fait le refus,Et puis ouvra.

JHESUS.

Aussi sachiez qu’il avenraPour voir, ains le derrenier jour,Que li publique pecheourOu regne Dieu seront avantMis que vous, je le vous creant,Aussi seront les foles fames;Pour ce vous sera grant diffames,Pour ce qu’il ont creu JehanEntre elles et li publiquan,Et vous ne l’avez pas creu,Ne n’avez repentance euDe vos durtez, c’est chose voire,Quant à lui veez telz gens croireEt vous n’i eustes creance;Pour ce vous sera à grevance;A honte et à confusionA la grant resurreccionDe toutes gens.

Aussi sachiez qu’il avenraPour voir, ains le derrenier jour,Que li publique pecheourOu regne Dieu seront avantMis que vous, je le vous creant,Aussi seront les foles fames;Pour ce vous sera grant diffames,Pour ce qu’il ont creu JehanEntre elles et li publiquan,Et vous ne l’avez pas creu,Ne n’avez repentance euDe vos durtez, c’est chose voire,Quant à lui veez telz gens croireEt vous n’i eustes creance;Pour ce vous sera à grevance;A honte et à confusionA la grant resurreccionDe toutes gens.

Aussi sachiez qu’il avenraPour voir, ains le derrenier jour,Que li publique pecheourOu regne Dieu seront avantMis que vous, je le vous creant,Aussi seront les foles fames;Pour ce vous sera grant diffames,Pour ce qu’il ont creu JehanEntre elles et li publiquan,Et vous ne l’avez pas creu,Ne n’avez repentance euDe vos durtez, c’est chose voire,Quant à lui veez telz gens croireEt vous n’i eustes creance;Pour ce vous sera à grevance;A honte et à confusionA la grant resurreccionDe toutes gens.

TROISIESME MAISTRE.

Il pert bien conme es negligensEt fol, quant nous fais mencionQu’il soit ja resurreccionN’autre siècle qu’il a icy.Or me respons donc a cecy:Conment ce que diz avenra?Moises dist et conmandaEn la loy que s’ome moroitSanz lignie, se femme avoit,Que son frere si l’espousast,A la fin que il recouvrastEn lieu de son frere lignie.Or avons veu qu’il n’a mieGranment, qu’il estoient set frere,Dont li aisné, c’est chose clere,Qui femme avoit, morut sanz hoir.Avint que li secons avoirConvint la dame et l’espousa,Mais sanz lignie trespassa:Ainsi du tiers, du quart, du quint,Du sixiesme et setiesme advint.Touz set celle dame espouserent,Et sanz avoir hoirs trespasserent.La dame après est trespassée.Quant venra à celle journée,Que tu diz que tout ressourdront,A qui sera-el femme adonc?Tuit l’ont eue.

Il pert bien conme es negligensEt fol, quant nous fais mencionQu’il soit ja resurreccionN’autre siècle qu’il a icy.Or me respons donc a cecy:Conment ce que diz avenra?Moises dist et conmandaEn la loy que s’ome moroitSanz lignie, se femme avoit,Que son frere si l’espousast,A la fin que il recouvrastEn lieu de son frere lignie.Or avons veu qu’il n’a mieGranment, qu’il estoient set frere,Dont li aisné, c’est chose clere,Qui femme avoit, morut sanz hoir.Avint que li secons avoirConvint la dame et l’espousa,Mais sanz lignie trespassa:Ainsi du tiers, du quart, du quint,Du sixiesme et setiesme advint.Touz set celle dame espouserent,Et sanz avoir hoirs trespasserent.La dame après est trespassée.Quant venra à celle journée,Que tu diz que tout ressourdront,A qui sera-el femme adonc?Tuit l’ont eue.

Il pert bien conme es negligensEt fol, quant nous fais mencionQu’il soit ja resurreccionN’autre siècle qu’il a icy.Or me respons donc a cecy:Conment ce que diz avenra?Moises dist et conmandaEn la loy que s’ome moroitSanz lignie, se femme avoit,Que son frere si l’espousast,A la fin que il recouvrastEn lieu de son frere lignie.Or avons veu qu’il n’a mieGranment, qu’il estoient set frere,Dont li aisné, c’est chose clere,Qui femme avoit, morut sanz hoir.Avint que li secons avoirConvint la dame et l’espousa,Mais sanz lignie trespassa:Ainsi du tiers, du quart, du quint,Du sixiesme et setiesme advint.Touz set celle dame espouserent,Et sanz avoir hoirs trespasserent.La dame après est trespassée.Quant venra à celle journée,Que tu diz que tout ressourdront,A qui sera-el femme adonc?Tuit l’ont eue.

JHESUS.

Que vous estes gent malostrueEt plains d’erreur, quant à ce pointL’Escripture ne savez point,Non faites vous la Dieu vertu!Savoir devez, fol malostru,Qu’à celle resurreccionOn n’y espousera pas, non,Ne ne sera l’en espousé;Mais tuit li bon resuscitéSeront comme ange en la Dieu gloire.Ne lisez vous, c’est chose voire,Du resuscitement des mors,Que Dieu qui est misericorsSi vous a escript à vos yex?«Je suis d’Abraham, dit il, Diex,Dieu d’Isaac et de Jacob.»Estes vous soluz a ce cop?Or aiez en vous ce remors,Qu’il ne se dit pas Dieu des mors,Mais des vivans.

Que vous estes gent malostrueEt plains d’erreur, quant à ce pointL’Escripture ne savez point,Non faites vous la Dieu vertu!Savoir devez, fol malostru,Qu’à celle resurreccionOn n’y espousera pas, non,Ne ne sera l’en espousé;Mais tuit li bon resuscitéSeront comme ange en la Dieu gloire.Ne lisez vous, c’est chose voire,Du resuscitement des mors,Que Dieu qui est misericorsSi vous a escript à vos yex?«Je suis d’Abraham, dit il, Diex,Dieu d’Isaac et de Jacob.»Estes vous soluz a ce cop?Or aiez en vous ce remors,Qu’il ne se dit pas Dieu des mors,Mais des vivans.

Que vous estes gent malostrueEt plains d’erreur, quant à ce pointL’Escripture ne savez point,Non faites vous la Dieu vertu!Savoir devez, fol malostru,Qu’à celle resurreccionOn n’y espousera pas, non,Ne ne sera l’en espousé;Mais tuit li bon resuscitéSeront comme ange en la Dieu gloire.Ne lisez vous, c’est chose voire,Du resuscitement des mors,Que Dieu qui est misericorsSi vous a escript à vos yex?«Je suis d’Abraham, dit il, Diex,Dieu d’Isaac et de Jacob.»Estes vous soluz a ce cop?Or aiez en vous ce remors,Qu’il ne se dit pas Dieu des mors,Mais des vivans.

NOSTRE DAME.

E! Diex, or est li mien dueilz granz,Et ce n’est mie sanz raison.Hé! biau filz, par quelle achoisonDe moy t’es ainsi departiz?Mon cuer à grant doleur partiz,Et me fais plaine de destresce.Lasse! lasse! filz, coment est ceQue de moy es si esloingniez?E! lasse! et que le m’enseigniez,Bonne gent, se le savez point.Il m’est avis que l’en me pointEt fiert d’un glaive en chascun membreQuant de mon enfant me remembre,Que ne truis mie.

E! Diex, or est li mien dueilz granz,Et ce n’est mie sanz raison.Hé! biau filz, par quelle achoisonDe moy t’es ainsi departiz?Mon cuer à grant doleur partiz,Et me fais plaine de destresce.Lasse! lasse! filz, coment est ceQue de moy es si esloingniez?E! lasse! et que le m’enseigniez,Bonne gent, se le savez point.Il m’est avis que l’en me pointEt fiert d’un glaive en chascun membreQuant de mon enfant me remembre,Que ne truis mie.

E! Diex, or est li mien dueilz granz,Et ce n’est mie sanz raison.Hé! biau filz, par quelle achoisonDe moy t’es ainsi departiz?Mon cuer à grant doleur partiz,Et me fais plaine de destresce.Lasse! lasse! filz, coment est ceQue de moy es si esloingniez?E! lasse! et que le m’enseigniez,Bonne gent, se le savez point.Il m’est avis que l’en me pointEt fiert d’un glaive en chascun membreQuant de mon enfant me remembre,Que ne truis mie.

JOSEPH.

Par foy, c’est mau fait, doulce amie,De vous ainsi desconforter:Pour Dieu vueilliez vous deporter.Au temple arriére retournons;Espoir que nous l’i trouverons,Et qu’il est là.

Par foy, c’est mau fait, doulce amie,De vous ainsi desconforter:Pour Dieu vueilliez vous deporter.Au temple arriére retournons;Espoir que nous l’i trouverons,Et qu’il est là.

Par foy, c’est mau fait, doulce amie,De vous ainsi desconforter:Pour Dieu vueilliez vous deporter.Au temple arriére retournons;Espoir que nous l’i trouverons,Et qu’il est là.

NOSTRE DAME.

Sire, allons où il vous plaira,Pour Dieu et me laissiez en paiz.Pour li ne vueil user jamaisQu’en pleur mes ans.

Sire, allons où il vous plaira,Pour Dieu et me laissiez en paiz.Pour li ne vueil user jamaisQu’en pleur mes ans.

Sire, allons où il vous plaira,Pour Dieu et me laissiez en paiz.Pour li ne vueil user jamaisQu’en pleur mes ans.

QUATRIESME MAISTRE.

Biau maistre, encore te demansQui est selon ton escientTout le plus grant conmandementDe nostre loy.

Biau maistre, encore te demansQui est selon ton escientTout le plus grant conmandementDe nostre loy.

Biau maistre, encore te demansQui est selon ton escientTout le plus grant conmandementDe nostre loy.

JHESUS.

Je t’en responderay par foyCe qui n’est pas à getter pueur:«Aime Dieu de trestout ton cueur,»Non pas conme un homme aime famme;Aime l’ainçois de toute t’ame,Et aussi de tout ton pouoir.Li second conmandement voirEst à ce premier ci semblables:C’est que tu soies amiables;Car il dit: «Aime ton prouchainCom toy mesmes»; et de certainEn ces deux conmandemens ciPent toute la loys et aussiTuit li prophete.

Je t’en responderay par foyCe qui n’est pas à getter pueur:«Aime Dieu de trestout ton cueur,»Non pas conme un homme aime famme;Aime l’ainçois de toute t’ame,Et aussi de tout ton pouoir.Li second conmandement voirEst à ce premier ci semblables:C’est que tu soies amiables;Car il dit: «Aime ton prouchainCom toy mesmes»; et de certainEn ces deux conmandemens ciPent toute la loys et aussiTuit li prophete.

Je t’en responderay par foyCe qui n’est pas à getter pueur:«Aime Dieu de trestout ton cueur,»Non pas conme un homme aime famme;Aime l’ainçois de toute t’ame,Et aussi de tout ton pouoir.Li second conmandement voirEst à ce premier ci semblables:C’est que tu soies amiables;Car il dit: «Aime ton prouchainCom toy mesmes»; et de certainEn ces deux conmandemens ciPent toute la loys et aussiTuit li prophete.

QUATRIESME MAISTRE.

Ceste response est si honneste,Maistre, qu’à dire sui tenuzQue tu es de par Dieu venuz:Car nul ne peut ce que tu dizDire, de ce sui je touz fiz,Se premièrement ne venoitDe par Dieu, et se Dieu n’estoitAvecques lui.

Ceste response est si honneste,Maistre, qu’à dire sui tenuzQue tu es de par Dieu venuz:Car nul ne peut ce que tu dizDire, de ce sui je touz fiz,Se premièrement ne venoitDe par Dieu, et se Dieu n’estoitAvecques lui.

Ceste response est si honneste,Maistre, qu’à dire sui tenuzQue tu es de par Dieu venuz:Car nul ne peut ce que tu dizDire, de ce sui je touz fiz,Se premièrement ne venoitDe par Dieu, et se Dieu n’estoitAvecques lui.

JHESUS.

Et pour tout certain je te dy:Qui ne renaist nouvellementLe royaume Dieu nullementNe peut veoir.

Et pour tout certain je te dy:Qui ne renaist nouvellementLe royaume Dieu nullementNe peut veoir.

Et pour tout certain je te dy:Qui ne renaist nouvellementLe royaume Dieu nullementNe peut veoir.

QUATRIESME MAISTRE.


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