Chapter 6

« RICHARD W. TRUST. »

« RICHARD W. TRUST. »

« RICHARD W. TRUST. »

Oui! tout allait bien, puisque rien n’était changé à l’état de choses, sauf les désastres produits dans le Wamasai, en partie rasé par cette trombe artificielle, et les naufrages provoqués par le déplacement des couches aériennes. Et n’en avait-il pas été ainsi, lorsque la fameuse Columbiad avait lancé son projectile vers la Lune? La secousse, communiquée au sol de la Floride, ne s’était-elle pas fait sentir dans un rayon de cent milles? Oui, certes! et, cette fois, l’effet avait dû être centuplé.

Quoi qu’il en soit, la dépêche apprenait deux choses aux intéressés de l’Ancien et du Nouveau Continent :

1° Que l’énorme engin avait pu être fabriqué dans les flancs mêmes du Kilimandjaro.

2° Que le coup avait été tiré à l’heure dite.

Et, alors, le monde entier poussa un immense soupir de satisfaction, qui fut suivi d’un immense éclat de rire.

La tentative de Barbicane and Co avait échoué piteusement! Les formules de J.-T. Maston étaient bonnes à mettre au panier! LaNorth Polar Practical Associationn’avait plus qu’à se déclarer en faillite!

Ah ça! est-ce que, par hasard, le secrétaire du Gun-Club se serait trompé dans ses calculs?

« Je croirais plutôt m’être trompée dans l’affection qu’il m’inspire! » se disait Mrs Evangélina Scorbitt.

Et, de tous, l’être humain le plus déconfit qui existât alors à la surface du sphéroïde, c’était bien J.-T. Maston. En voyant que rien n’avait été changé aux conditions dans lesquelles se mouvait la Terre depuis sa création, il s’était bercé de l’espoir que quelque accident aurait pu retarder l’opération de ses collègues Barbicane et Nicholl…

Mais, depuis la dépêche de Zanzibar, il lui fallait bien reconnaître que l’opération avait échoué.

Échoué!… Et les équations, les formules, desquelles il avait conclu à la réussite de l’entreprise! Est-ce donc qu’un engin, long de six cents mètres, large de vingt-sept mètres, lançant un projectile de cent quatre-vingts millions de kilogrammes sous la déflagration de deux mille de méli- mélonite avec une vitesse initiale de deux mille huit cents kilomètres, était insuffisant pour provoquer le déplacement des Pôles? Non!… Ce n’était pas admissible!

Et pourtant!…

Aussi, J.-T. Maston, en proie à une violente exaltation, déclara-t-il qu’il voulait quitter sa retraite. Mrs Evangélina Scorbitt essaya vainement de l’en empêcher. Non qu’elle eût à craindre pour sa vie désormais, puisque le danger avait pris fin. Mais les plaisanteries qui seraient adressées au malencontreux calculateur, les quolibets qu’on ne lui épargnerait guère, les lazzi qui pleuvraient sur son oeuvre, elle eût voulu les lui épargner!

Et, chose plus grave, quel accueil lui feraient ses collègues du Gun-Club? Ne s’en prendraient-ils pas à leur secrétaire d’un insuccès qui les couvrait de ridicule? N’était- ce pas à lui, l’auteur des calculs, que remontait l’entière responsabilité de cet échec?

J.-T. Maston ne voulut rien entendre. Il résista aux supplications comme aux larmes de Mrs Evangélina Scorbitt. Il sortit de la maison où il se tenait caché. Il parut dans les rues de Baltimore. Il fut reconnu, et ceux qu’il avait menacés dans leur fortune et leur existence, dont il avait perpétué les transes par l’obstination de son mutisme, se vengèrent en le bafouant, en le daubant de mille manières.

Il fallait entendre ces gamins d’Amérique, qui en eussent remontré aux gavroches parisiens!

« Eh! va donc, redresseur d’axe!

— Eh! va donc, rafistoleur d’horloges!

— Eh! va donc, rhabilleur de patraques! »

Bref, le déconfit, le houspillé secrétaire du Gun-Club fut contraint de rentrer à l’hôtel de New-Park, où Mrs Evangélina Scorbitt épuisa tout le stock de ses tendresses pour le consoler. Ce fut en vain. J.-T. Maston ­ à l’exemple de Niobé ­noluit consolari, parce que son canon n’avait pas produit sur le sphéroïde terrestre plus d’effet qu’un simple pétard de la Saint-Jean!

Quinze jours s’écoulèrent dans ces conditions, et le Monde, remis de ses anciennes épouvantes, ne pensait déjà plus aux projets de laNorth Polar Practical Association.

Quinze jours, et pas de nouvelles du président Barbicane ni du capitaine Nicholl! Avaient-ils donc péri dans le contrecoup de l’explosion, lors des ravages produits à la surface de Wamasai? Avaient-ils payé de leur vie la plus immense mystification des temps modernes?

Non!

Après la détonation, renversés tous deux, culbutés en même temps que le sultan, sa cour et quelques milliers d’indigènes, ils s’étaient relevés, sains et saufs.

« Est-ce que cela a réussi?… demanda Bâli-Bâli, en se frottant les épaules.

— En doutez-vous?

— Moi… douter!… Mais quand saurez-vous?…

— Dans quelques jours! » répondit le président Barbicane.

Avait-il compris que l’opération était manquée?… Peut- être! Mais jamais il n’eût voulu en convenir devant le souverain du Wamasai.

Quarante-huit heures après, les deux collègues avaient pris congé de Bâli-Bâli, non sans avoir payé une forte somme pour les désastres causés à la surface de son royaume. Comme cette somme entra dans les caisses particulières du sultan, et que ses sujets n’en reçurent pas un dollar, Sa Majesté n’eut point lieu de regretter cette lucrative affaire.

Puis, les deux collègues, suivis de leurs contremaîtres, gagnèrent Zanzibar, où se trouvait un navire en partance pour Suez. De là, sous de faux noms, le paquebot des Messageries maritimesMoerisles transporta à Marseille, le P.-L.-M. à Paris ­ sans déraillement ni collision ­ le chemin de fer de l’ouest au Havre, et enfin le transatlantiquela Bourgogneen Amérique.

En vingt-deux jours, ils étaient venus du Wamasai à New- York, État de New-York.

Et le 15 octobre, à trois heures après midi, tous deux frappaient à la porte de l’hôtel de New-Park…

Un instant après, ils se trouvèrent en présence de Mrs Evangélina Scorbitt et de J.-T. Maston.

« Barbicane?… Nicholl?…

— Maston!

— Vous?…

— Nous! »

Et, dans ce pronom, lancé simultanément par les deux collègues d’un ton singulier, on sentait tout ce qu’il y avait d’ironie et de reproches.

J.-T. Maston passa son crochet de fer sur son front. Puis, d’une voix qui sifflait entre ses lèvres ­ comme celle d’un aspic, eût dit Ponson du Terrail :

« Votre galerie du Kilimandjaro avait bien six cents mètres sur une largeur de vingt-sept? demanda-t-il.

— Oui!

— Votre projectile pesait bien cent quatre-vingts millions de kilogrammes?

— Oui!

— Et le tir s’est bien effectué avec deux mille tonnes de méli-mélonite?

—Oui! »

Ces trois oui tombèrent comme des coups de massue sur l’occiput de J.-T. Maston.

« Alors je conclus… reprit-il.

— Comment?… demanda le président Barbicane.

— Comme ceci, répondit J.-T. Maston : Puisque l’opération n’a pas réussi, c’est que la poudre n’a pas donné au projectile une vitesse initiale de deux mille huit cents kilomètres!

— Vraiment!… fit le capitaine Nicholl.

— C’est que votre méli-mélonite n’est bonne qu’à charger des pistolets de paille! »

Le capitaine Nicholl bondit à ce mot, qui se tournait pour lui en sanglante injure.

« Maston! s’écria-t-il.

— Nicholl!

— Quand vous voudrez vous battre à la méli-mélonite…

— Non!… Au fulmi-coton!… C’est plus sûr! »

Mrs Evangélina Scorbitt dut intervenir pour calmer les deux irascibles artilleurs.

« Messieurs!… messieurs! dit-elle. Entre collègues!… »

Et, alors, le président Barbicane prit la parole d’une voix plus calme, disant :

« À quoi bon récriminer? Il est certain que les calculs de notre ami Maston devaient être justes, comme il est certain que l’explosif de notre ami Nicholl devait être suffisant! Oui!… Nous avons mis exactement en pratique les données de la science!… Et, cependant, l’expérience a manqué! Pour quelles raisons?… Peut-être ne le saura-t-on jamais?…

— Eh bien! s’écria le secrétaire du Gun-Club, nous la recommencerons!

— Et l’argent, qui a été dépensé en pure perte! fit observer le capitaine Nicholl.

— Et l’opinion publique, ajouta Mrs Evangélina Scorbitt, qui ne vous permettrait pas de risquer une seconde fois le sort du Monde!

— Que va devenir notre domaine circumpolaire? répliqua le capitaine Nicholl.

— À quel taux vont tomber les actions de laNorth Polar Practical Association? » s’écria le président Barbicane.

L’effondrement!… Il s’était produit déjà, et l’on offrait les titres par paquet au prix du vieux papier.

Tel fut le résultat final de cette opération gigantesque. Tel fut le fiasco mémorable, auquel aboutirent les projets surhumains de Barbicane and Co.

Si jamais la risée publique se donna libre carrière pour accabler de braves ingénieurs mal inspirés, si jamais les articles fantaisistes des journaux, les caricatures, les chansons, les parodies, eurent matière à s’exercer, on peut affirmer que ce fut bien en cette occasion. Le président Barbicane, les administrateurs de la nouvelle Société, leurs collègues du Club, furent littéralement conspués. On les qualifia parfois de façon si… gauloise, que ces qualifications ne sauraient être redites pas même en latin ­ pas même en zolapük. L’Europe surtout s’abandonna à un déchaînement de plaisanteries tel que les Yankees finirent par être scandalisés. Et, n’oubliant pas que Barbicane, Nichol et Maston étaient d’origine américaine, qu’ils appartenaient à cette célèbre association de Baltimore, peu s’en fallut qu’ils n’obligeassent le gouvernement fédéral à déclarer la guerre à l’ancien Monde.

Enfin, le dernier coup fut porté par une chanson française que l’illustre Paulus ­ il vivait encore à cette époque ­ mit à la mode. Cette machine courut les cafés-concerts du monde entier.

Voici quel était l’un des couplets les plus applaudis :

Pour modifier notre patraque,Dont l’ancien axe se détraque,Ils ont fait un canon qu’on braque,Afin de mettra tout en vrac!C’est bien pour vous flanquer le trac!Ordre est donné pour qu’on les traque,Ces trois imbéciles!… Mais… crac!Le coup est parti… Rien ne craque!Vive notre vieille patraque!

Enfin, saurait-on jamais à quoi était dû l’insuccès de cette entreprise? Cet insuccès prouvait-il que l’opération était impossible à réaliser, que les forces dont disposent les hommes ne seront jamais suffisantes pour amener une modification dans le mouvement diurne de la Terre, que jamais les territoires du Pôle arctique ne pourront être déplacés en latitude pour être reportés au point où les banquises et les glaces seraient naturellement fondues par les rayons solaires?

On fut fixé à ce sujet, quelques jours après le retour du président Barbicane et de son collègue aux États-Unis.

Une simple note parut dans le Temps du 17 octobre, et le journal de M. Hébrard rendit au Monde le service de le renseigner sur ce point si intéressant pour sa sécurité.

Cette note était ainsi conçue :

« On sait quel a été le résultat nul de l’entreprise qui avait pour but la création d’un nouvel axe. Cependant les calculs de J.-T. Maston, reposant sur des données justes, auraient produit les résultats cherchés, si, par suite d’une distraction inexplicable, ils n’eussent été entachés d’erreur dès le début.

« En effet, lorsque le célèbre secrétaire du Gun-Club a pris pour base la circonférence du sphéroïde terrestre, il l’a portée àquarante mille mètresau lieu dequarante mille kilomètres­ ce qui a faussé la solution du problème.

« D’où a pu venir une pareille erreur?… Qui a pu la causer?… Comment un aussi remarquable calculateur a-t-il pu la commettre?… On se perd en vaines conjectures.

« Ce qui est certain, c’est que le problème de la modification de l’axe terrestre étant correctement posé, il aurait dû être exactement résolu. Mais cet oubli de trois zéros a produit une erreur dedouze zérosau résultat final.

« Ce n’est pas un canon un million de fois gros comme le canon de vingt-sept, ce serait un trillion de ces canons, lançant un trillion de projectiles de cent quatre-vingt mille tonnes, qu’il faudrait pour déplacer le Pôle de 23°28’, en admettant que la méli-mélonite eût la puissance expansive que lui attribue le capitaine Nicholl.

« En somme, l’unique coup, dans les conditions où il a été tiré au Kilimandjaro, n’a déplacé le pôle que de trois microns (3 millièmes de millimètre), et il n’a fait varier le niveau de la mer au maximum que de neuf millièmes de microns.

« Quant au projectile, nouvelle petite planète, il appartient désormais à notre système, où le retient l’attraction solaire.

« ALCIDE PIERDEUX »

« ALCIDE PIERDEUX »

« ALCIDE PIERDEUX »

Ainsi c’était une distraction de J.-T. Maston, une erreur de trois zéros au début de ses calculs, qui avait produit ce résultat humiliant pour la nouvelle Société!

Mais si ses collègues du Gun-Club se montrèrent furieux contre lui, s’ils l’accablèrent de leurs malédictions, il se fit dans le public une réaction en faveur du pauvre homme. Après tout, c’était cette faute qui avait été cause de tout le mal ­ ou plutôt de tout le bien, puisqu’elle avait épargné au monde la plus effroyable des catastrophes.

Il s’ensuit donc que les compliments arrivèrent de toutes parts, avec des millions de lettres, qui félicitaient J.-T. Maston de s’être trompé de trois zéros!

J.-T. Maston, plus déconfit, plus estomaqué que jamais, ne voulut rien entendre du formidable hurrah que la Terre poussait en son honneur. Le président Barbicane, le capitaine Nicholl, Tom Hunter aux jambes de bois, le colonel Bloomsberry, le fringant Bilsby et leurs collègues ne lui pardonneraient jamais…

Du moins, il lui restait Mrs Evangelina Scorbitt. Cette excellente femme ne pouvait lui en vouloir.

Avant tout, J.-T. Maston avait tenu à refaire ses calculs, se refusant à admettre qu’il eût été distrait à ce point.

Cela était pourtant. L’ingénieur Alcide Pierdeux ne s’était pas trompé. Et voilà pourquoi, ayant reconnu l’erreur au dernier moment, lorsqu’il n’avait plus le temps de rassurer ses semblables, cet original gardait un calme si parfait au milieu des transes générales. Voilà pourquoi il portait un toast au vieux Monde, à l’heure où partait le coup du Kilimandjaro.

Oui! Trois zéros oubliés dans la mesure de la circonférence terrestre!…

Subitement alors le souvenir revint à J.-T. Maston. C’était au début de son travail, lorsqu’il venait de se renfermer dans son cabinet de Balistic-Cottage. Il avait parfaitement écrit le nombre 40 000 000 sur le tableau noir…

À ce moment, sonnerie précipitée du timbre téléphonique… J.-T. Maston se dirige vers la plaque… Il échange quelques mots avec Mrs Evangélina Scorbitt… Voilà qu’un coup de foudre le renverse et culbute son tableau… Il se relève… Il commence à retracer le nombre à demi effacé dans la chute… Il avait à peine écrit les chiffres 40 000… quand le timbre résonne une seconde fois… Et, lorsqu’il se remet au travail, il oublie les trois derniers zéros du nombre qui mesure la circonférence terrestre!

Eh bien! tout cela, c’était la faute à Mrs Evangélina Scorbitt! Si elle ne l’eût pas dérangé, peut-être n’aurait-il pas reçu le contrecoup de la décharge électrique! Peut-être le tonnerre ne lui aurait-il pas joué un de ces tours pendables, qui suffisent à compromettre toute une existence de bons et honnêtes calculs!

Quelle secousse reçut la malheureuse femme, lorsque J.- T. Maston dut lui dire dans quelles circonstances s’était produite l’erreur!… Oui!… elle était la cause de ce désastre!… C’était par elle que J.-T. Maston se voyait déshonoré pour les longues années qui lui restaient à vivre, car on mourait généralement centenaire dans la vénérable association du Gun-club!

Et, après cet entretien, J.-T. Maston avait fui l’hôtel de New-Park. Il était rentré à Balistic-Cottage. Il arpentait son cabinet de travail, se répétant :

« Maintenant je ne suis plus bon à rien en ce monde!…

— Pas même à vous marier?… » dit une voix que l’émotion rendait déchirante.

C’était Mrs Evangélina Scorbitt. Éplorée, éperdue, elle avait suivi J.-T. Maston…

« Cher Maston!… dit-elle.

— Eh bien! oui!… Mais à une condition… c’est que je ne ferai plus jamais de mathématiques!

— Ami, je les ai en horreur! » répondit l’excellente veuve.

Et le secrétaire du Gun-Club fit de Mrs Evangélina Scorbitt Mrs J.-T. Maston.

Quant à la note d’Alcide Pierdeux, quel honneur, quelle célébrité elle apporta à cet ingénieur et aussi à « l’École » en sa personne! Traduite dans toutes les langues, insérée dans tous les journaux, cette note répandit son nom à travers le monde entier. Il arriva donc que le père de la jolie Provençale, qui lui avait refusé la main de sa fille, « parce qu’il était trop savant, » lut ladite note dans lePetit Marseillais. Aussi, après être parvenu à en comprendre la signification sans aucun secours étranger, pris de remords et en attendant mieux, envoya-t-il à son auteur une invitation à dîner.

— De notre ancienne astronomie, fit observer Boris Karkof, et que ces insensés prétendaient anéantir!

— Ils en seront pour leurs frais et leur honte! ajouta Jacques Jansen, par la bouche duquel la Hollande semblait parler tout entière.

— Et le domaine arctique restera éternellement sous les glaces qui le recouvrent! riposta le professeur Jan Harald.

— Hurrah pour le Soleil! s’écria le major Donellan. Tel il est, tel il suffit au besoin du Monde!

— Hurrah!… Hurrah! » répétèrent d’une seule voix les représentants de la vieille Europe.

Et, désormais, que les habitants de la Terre se rassurent! Le président Barbicane et le capitaine Nicholl ne reprendront point leur entreprise si piteusement avortée. J.-T. Maston ne refera pas ses calculs, exempts d’erreur cette fois. Ce serait inutile. La note de l’ingénieur Alcide Pierdeux a dit vrai. Ce que démontre la mécanique, c’est que, pour produire un déplacement d’axe de 23°28’, même avec la méli-mélonite, il faudrait un trillion de canons semblables à l’engin qui a été creusé dans le massif du Kilimandjaro. Or, notre sphéroïde ­ toute sa surface fût-elle solide ­ est trop petit pour les contenir.

Il semble donc que les habitants du globe peuvent dormir en paix. Modifier les conditions dans lesquelles se meut la Terre, cela est au-dessus des efforts permis à l’humanité. Il n’appartient pas aux hommes de rien changer à l’ordre établi par le Créateur dans le système de l’Univers.


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