BIBLIOGRAPHICAL DATA: VOL. VI

See VolumeV. for particulars of this document.

The incomplete letter from Paul le Jeune to his provincial, dated at Quebec, 1634 (without month or day), we obtain from Carayon'sPremière Mission, pp. 122-156. The original, written in French, is in the archives of the Gèsu, at Rome, where in 1858 it was copied for Carayon, by Father Martin; this apograph now rests in the archives of St. Mary's College, Montreal.

In reprinting the text of Le Jeune'sRelationof 1634 (closed at Quebec, August 7), we follow the example of the first edition (Paris, 1635), in the Lenox Library; but the "Table des Chapitres" we obtain from that library's copy of the second edition, as this feature is not a part of the first. These two editions are known to bibliographers as "H. 60" and "H. 61," respectively, because referred to in Harrisse'sNotes, nos. 60 and 61. The "Privilege" bears date, December 8, 1634, four months and a day later than the date of the document.

Collation of first edition: Title, with verso blank, 1 l.; Privilege, with verso blank, 1 l.; text, pp. 1-342. The signatures of the text are in eights, except Y which is in six, the last three leaves being blank, one of which is usually pasted to the cover. There aretwo copies of this edition (H. 60) in the Lenox Library. In one of these the paragraph of fourteen lines beginning, "Le 24. du mesme mois" is, through an error, given on p. 327, after the paragraph commencing with "Le premier de Iuillet." In the other copy this is corrected by transposition, the former paragraph appearing on p. 326. This peculiarity serves to fix the priority of editions; for in H. 61 the reprinter has followed the corrected issue of H. 60 in this respect, though not line for line. This is likewise true of the Avignon edition, noticed below.

The second edition collates as follows: Title, with verso blank, 1 l.; text, pp. 1-342; "Table des Chapitres," 1 l.; "Extraict du Priuilege du Roy," with verso blank, 1 l. The signatures are A-Y in eights; sig. Y consists of text, 3 ll.; table, 1 l.; privilege, 1 l.; blank, 3 ll.

The pagination is quite erratic. In two copies of the first edition which we have examined, the following errors appear in both: 132 mispaged 332; 229 mispaged 129; 321 and 322 mispaged 323 and 324; 335 mispaged 33. In the first issue of this edition 66 and 67 are mispaged 67 and 68, and 70 and 71 are mispaged 60 and 61; but in the second issue of this edition these latter mistakes have been corrected. In the second edition 220, 221, 281, 310, and 321-336 are mispaged 200, 121, 283, 210, and 323-338, respectively.

The second edition (H. 61) is in every way a reprint, varying from the first edition in line and page-lengths, in contractions, in line-endings, in text, in folio headings, and in typographic style. While the title-pages of both editions end similarly, line for line, the type of the first edition is generally largerthan that of the second;L'ANNE'EandM DC. XXXVin the first, are printedL'ANNEEandM. DC. XXXV, in the second edition. In the Privilege of the first edition the head ornament consists of eighteen parts, bisected by four dots; but in the second there are but seventeen parts without a division. The word "consecutiues" in the first is printed "cõsecutiues" in the second; many similar differences in the text, too numerous to mention here, are evident. Among other differences may be noted the fact that whereas, in the first edition, native words are sometimes set in Roman and sometimes in Italic, they are uniformly in Italic in the second edition.

There is still another, a third, edition of this Relation of 1634, which may be designated as the Avignon edition. The only copy known to us is in the Lenox Library. It is imperfect; for almost half of the upper part of the title-page, half of leaf A₄ (pp. 7 and 8), and nearly the whole of the last four pages (413-416) are lacking. It was reprinted, together with the Relation of 1635, and the following title is restored by conjecture, through the help of the wording of similar lines in other Relations.

[Relations] | d[e ce qvi s'est passé] | en [la Novvelle France,] | en [les années 1634 et 1635.] | Enuoyée a[u R. Pere Provincial de] | la Compagni[e de Iesvs en la] | Prouince de F[rance.] | Par le Pere le Ievne de la m[esme] | Compagnie, Superieur de la | Residence de Kebec. | [A cross patté] | En Avignon, | De l'Imprimerie de Iaqves Bramereav, | Imprimeur de sa Sainctetè, de la Ville, & | Vniuersité. Auec permission des Superieurs |M. DC. XXXVI.|

Collation: Title, with verso blank, 1 l.; preface headed "A MESSIEVRS," etc., pp. (8); Le Jeune's Relationof 1634, pp. 1-269; p. 270 blank; Relation of 1635, pp. 271-336; Brébeuf's Huron Relation, pp. 337-392; Perrault's Relation of Cape Breton, pp. 393-400; "Divers Sentimens," pp. 401-416. Sig. a in five, and A-Cc in eights. Sig. O is by mistake printed Oo; pp. 27, 152, 212, 323, and 345 are mispaged 77, 52, 122, 223, and 245, respectively. There is a special preface, as follows, covering eight unnumbered pages:

A Messievrs les Prefect, Assistans, Conseillers, & Confreresde la grande Congregation de N. Dame erigée auCollege d'Auignon sous le tiltre de l'immaculeeCōception de la Vierge.MESSIEVRS,Voicy des Sauuages qui sortent de leurs forests, pour se produire au iour dans la France, & changer d'air & d'humeur dans le plus agreable seiour du monde. Ils[2]viennent de paroistre à la Cour, ou l'on a pris plaisir a voir ces visages d'vn autre monde: le Roy les à veus comme l'vne des conquestes de sa pieté & celuy qui luy a presenté cette Relation à eu le mesme accueil que le courrier qui luy auroit porté les nouuelles d'vne Prouince gaignée. Ce grand Genie de l'Estat venant de forcer l'Heresie dans ses meilleures villes, a fait passer encore son zele au dela des mers, pour y donner la chasse à l'Idolatrie, iusques dans ses forests. Il est vray qu'il a fallu plus de sueur que de sang en vne guerre, d'où l'on ne pretendoit autre auantage que sur des ames, & où l'on ne[3]vouloit rien gaigner que sur des esprits, qui ne sont difficiles a estre vaincus, que parce qu'ils sont trop foibles. Vous verrez des catécumenes, chez qui la premiere disposition pour estre Chrestiens, c'est de deuenir Hommes; & peutestre que vous benirez auec moy les trauaux de ces conquerans de la Croix, que la charité arrache du sein de leur patrie pour changer le Ciel de la Frãce en vn climat qui voit d'autres astres que cettui-cy, & où l'on n'a rien de commun auec nous que les Elemens. Au reste ie vous presente cet ouurage comme vne piece qui est toute acquise à vostre Maistresse, & que i'appends comme[4]vn anatheme voué à cet auguste Oratoire où la Reyne du Ciel voit autour de ses Autels l'vne des plus honorables assemblées qui soient en France. Vous aurez de laconsolation à voir des Pays inconnus, qui donnent des seruiteurs àMARIE, & la passion que vous auez pour sa gloire, vous fera prendre vos interests dans les heureux progrez que ces commencemens nous promettent, puisque la creance du Fils est la premiere disposition à l'honneur de la Mere: vous estes les domestiques de l'vn & de l'autre; & voicy des Estrangers qui cherchent de la faueur, & qui esperent que commeMARIE[5]agréera le bon accueil que ses deuots feront aux nouueaux subiets deJESVSaussiIESVSles verra de bon œil, si les deuots deMARIEles luy presentent. Que si nos Canadois à leur abord vous saluent de mauuaise grace, Messieurs, ne vous rebutez pas; ce sont les complimens d'vn peuple qui voit plus souuent des Elans que des hommes, & que nos François appriuoisent à la vie ciuile, sous des cabanes. Ie sçay bien que dans l'estat ou vous les verrez vous ne leur donnerez aucun autre rapport auec nous que celuy de la figure, & que vous iugerez que dans le rang des natures intelligentes,[6]ils composent vne espece nouuelle, entre l'hōme & la beste: & cela mesme à mon iugemēt doit seruir à les faire mieux receuoir, puisque vous lirez sur ces faces mal-faittes les obligatiõs immortelles que vous auez à cette Prouidence qui à contribué autant de perfections differentes pour vous rendre accomplis, qu'elle a laissé de defauts dans les corps, & dans les esprits de nos pauures Sauuages. Peutestre que le commerce qu'ils ont auec nos François leur sera vne leçon ordinaire de cette humanité dont nous tenons eschole ouuerte à toute l'Europe. Qui sçait si ces landes steriles seront vn iour l'vne des[7]belles parties du monde. Pourrions nous bien desauoüer que ces belles Prouinces que nous habitōs maintenant, & où les Nations estrangeres viennent faire l'amour aux Graces, n'ayent esté autrefois la Nouuelle France? & les Peres de ceux qui viennent estudier chez nous l'art de viure auec les hommes, n'ont-ils pas fait passer nos ancestres pour des Barbares? Que si nos Peres ont seulement adoré des Dieux d'or & de marbre, nos Sauuages ne sont pas plus impies, pour estre superstitieux auec moins de despense; & tousiours ils auront cet auantage qu'ils ne perdront pas tant a brusler leurs Idoles. Que si[8]vous agrées (Messieurs) cete offre, ie redoubleray mes vœus & mes prieres pour haster la conuersion de ces peuples afin que ma presse suë plus souuent, & trauaille sur quelque ouurage plus grand ou vous recognoistrez que ie suis.MESSIEVRS,Vostre tres-humble & tres obeissant seruiteur.IAQVES BRAMEREAV.

A Messievrs les Prefect, Assistans, Conseillers, & Confreresde la grande Congregation de N. Dame erigée auCollege d'Auignon sous le tiltre de l'immaculeeCōception de la Vierge.

MESSIEVRS,

Voicy des Sauuages qui sortent de leurs forests, pour se produire au iour dans la France, & changer d'air & d'humeur dans le plus agreable seiour du monde. Ils[2]viennent de paroistre à la Cour, ou l'on a pris plaisir a voir ces visages d'vn autre monde: le Roy les à veus comme l'vne des conquestes de sa pieté & celuy qui luy a presenté cette Relation à eu le mesme accueil que le courrier qui luy auroit porté les nouuelles d'vne Prouince gaignée. Ce grand Genie de l'Estat venant de forcer l'Heresie dans ses meilleures villes, a fait passer encore son zele au dela des mers, pour y donner la chasse à l'Idolatrie, iusques dans ses forests. Il est vray qu'il a fallu plus de sueur que de sang en vne guerre, d'où l'on ne pretendoit autre auantage que sur des ames, & où l'on ne[3]vouloit rien gaigner que sur des esprits, qui ne sont difficiles a estre vaincus, que parce qu'ils sont trop foibles. Vous verrez des catécumenes, chez qui la premiere disposition pour estre Chrestiens, c'est de deuenir Hommes; & peutestre que vous benirez auec moy les trauaux de ces conquerans de la Croix, que la charité arrache du sein de leur patrie pour changer le Ciel de la Frãce en vn climat qui voit d'autres astres que cettui-cy, & où l'on n'a rien de commun auec nous que les Elemens. Au reste ie vous presente cet ouurage comme vne piece qui est toute acquise à vostre Maistresse, & que i'appends comme[4]vn anatheme voué à cet auguste Oratoire où la Reyne du Ciel voit autour de ses Autels l'vne des plus honorables assemblées qui soient en France. Vous aurez de laconsolation à voir des Pays inconnus, qui donnent des seruiteurs àMARIE, & la passion que vous auez pour sa gloire, vous fera prendre vos interests dans les heureux progrez que ces commencemens nous promettent, puisque la creance du Fils est la premiere disposition à l'honneur de la Mere: vous estes les domestiques de l'vn & de l'autre; & voicy des Estrangers qui cherchent de la faueur, & qui esperent que commeMARIE[5]agréera le bon accueil que ses deuots feront aux nouueaux subiets deJESVSaussiIESVSles verra de bon œil, si les deuots deMARIEles luy presentent. Que si nos Canadois à leur abord vous saluent de mauuaise grace, Messieurs, ne vous rebutez pas; ce sont les complimens d'vn peuple qui voit plus souuent des Elans que des hommes, & que nos François appriuoisent à la vie ciuile, sous des cabanes. Ie sçay bien que dans l'estat ou vous les verrez vous ne leur donnerez aucun autre rapport auec nous que celuy de la figure, & que vous iugerez que dans le rang des natures intelligentes,[6]ils composent vne espece nouuelle, entre l'hōme & la beste: & cela mesme à mon iugemēt doit seruir à les faire mieux receuoir, puisque vous lirez sur ces faces mal-faittes les obligatiõs immortelles que vous auez à cette Prouidence qui à contribué autant de perfections differentes pour vous rendre accomplis, qu'elle a laissé de defauts dans les corps, & dans les esprits de nos pauures Sauuages. Peutestre que le commerce qu'ils ont auec nos François leur sera vne leçon ordinaire de cette humanité dont nous tenons eschole ouuerte à toute l'Europe. Qui sçait si ces landes steriles seront vn iour l'vne des[7]belles parties du monde. Pourrions nous bien desauoüer que ces belles Prouinces que nous habitōs maintenant, & où les Nations estrangeres viennent faire l'amour aux Graces, n'ayent esté autrefois la Nouuelle France? & les Peres de ceux qui viennent estudier chez nous l'art de viure auec les hommes, n'ont-ils pas fait passer nos ancestres pour des Barbares? Que si nos Peres ont seulement adoré des Dieux d'or & de marbre, nos Sauuages ne sont pas plus impies, pour estre superstitieux auec moins de despense; & tousiours ils auront cet auantage qu'ils ne perdront pas tant a brusler leurs Idoles. Que si[8]vous agrées (Messieurs) cete offre, ie redoubleray mes vœus & mes prieres pour haster la conuersion de ces peuples afin que ma presse suë plus souuent, & trauaille sur quelque ouurage plus grand ou vous recognoistrez que ie suis.

MESSIEVRS,

Vostre tres-humble & tres obeissant seruiteur.

IAQVES BRAMEREAV.

The Avignon has one peculiarity which we have not seen noted elsewhere. Signature F ends on p. 96 with the catch-word "Pour." In commencing the next sheet, signature G, the printer begins with the word "Pour" found near top of p. 130 of the Paris first issue; from that point, he continues his type-setting, seemingly without discovering that he has omitted the whole of the matter from line 4, p. 125, to line 3, p. 130 of the Paris first edition.

Harrisse's descriptions (nos. 60, 61, and 64) are entirely useless, being in these titles very inaccurate. There are errors and omissions, too, in Sabin, vol. xvi., p. 537, nos. iii. and iv. As the statements of other catalogues and bibliographies are generally based on these, we omit, in this case, to refer to them. Copies of the Paris editions have been sold or priced as follows: Barlow (1889), no. 1274, $25.; O'Callaghan (1882), no. 1215, first edition, $9.; no. 1213, second edition, but called there first, $65.—it had cost him 68 francs; Moore sale, pt. 2 (1894), no. 639, second edition, $10.; Dufossé, of Paris, priced (1891 and 1892) at 150 francs; Harrassowitz, of Leipzig, priced (1882) at 180 marks. Copies of the Paris editions, first or second, may be found in the following libraries: Lenox (2 editions), Harvard, Library of Parliament (Ottawa), Brown (private), British Museum, and Bibliothèque Nationale, Paris.


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