NOTES:[1]Méhul est en effet de Givet, mais il n'était pas né à l'époque où Pingard prétend avoir parlé de lui à Levaillant.[2]Il faut dire, pour être juste, que si les peintres jugent les musiciens, ceux-ci leur rendent la pareille au concours de peinture, où le prix est donné également à la pluralité des voix par toutes les sections réunies de l'Académie des Beaux-Arts. Il en est de même pour les prix d'architecture, de gravure et de sculpture. Je sens pourtant, en mon âme et conscience, que si j'avais l'honneur d'appartenir à ce docte corps, il me serait bien difficile de motiver mon choix, en donnant le prix à un graveur ou à un architecte, et que je ne pourrais guère faire preuve d'impartialité qu'en tirant le plus méritant à la courte-paille.[3]1erIambe d'Auguste Barbier.[4]Expression du même poète.[5]Monfort avait obtenu en 1830 le prix de composition musicale qui n'avait pas été décerné l'année précédente, il se trouvait conséquemment aussi à Rome quand j'y arrivai.[6]Ce manuscrit est entre les mains de mon ami J. d'Ortigue, avec l'inscription raturée.[7]Si quelqu'un t'offense je te vengerai.Cette statue célèbre est sur la place du Grand-Duc, où se trouve aussi la poste.[8]Nous étions loin de nous douter alors que nous ferions tous les deux en 1840 l'inauguration de la belle colonne de la Bastille, dont il est l'auteur; et qu'il serait chargé de construire un orchestre pour recevoir les exécutants de ma symphonie funèbre.[9]Les théâtres lyriques, à Rome, ne sont ouverts que quatre mois de l'année.[10]Il est fort difficile de se procurer les chefs-d'œuvre de la littérature moderne; la police du S.P. les ayant presque tous mis à l'index.[11]Je l'ai vue un soir chez M. Vernet, avec ses longs cheveux blonds tombant autour de sa figure mélancolique, comme les branches d'un saule pleureur: trois jours après je vis sa charge en terre dans l'atelier de Dantan.[12]Le séjour des pensionnaires musiciens en Italie n'est que de deux ans, ils doivent ensuite voyager un an en Allemagne et revenir à Paris. Les autres artistes, au contraire, sont tenus de passer cinq ans au-delà des monts.[13]J'ai hâte maintenant de dire au lecteur, pour dissiper l'impression trop violente, trop désolante, trop déchirante que mon récit aura sans aucun doute produite sur son imagination et sur son cœur, qu'il n'y a de réel dans l'anecdote que l'amour de Vincenza pour mon ami Gibert, et l'indifférence de celui-ci pour elle. Je serais au désespoir d'affliger quiconque trop profondément. D'ailleurs, tout ce que je raconte dans ces deux volumes est vrai, et j'ai peur de l'ombre mensongère que ce conte pourrait jeter sur le reste de mon récit. Vincenza a bien pleuré souvent au pied des tilleuls du Pincio, elle m'a demandé bien des fois de la raccommoder avec son amant qu'elle ennuyait et qui n'était point jaloux, mais elle ne s'est pas noyée le moins du monde. Elle est morte à Albano, de maladie tout bonnement, deux ans après mon départ. Quant à Gibert, l'indolent créole, qui se soucie de moi comme de Vincenza, il est toujours à Rome, où il passe un tiers de sa vie à sommeiller, l'autre à dormir et le troisième à ne rien faire.[14]Inglese, Anglais.[15]Baïocco, monnaie romaine.[16]Je fumais alors, je n'avais pas encore découvert que l'excitation causée par le tabac est une chose pour moi prodigieusement désagréable.[17]Ceci est encore un mensonge et résulte de la tendance qu'ont toujours les artistes à écrire des phrases qu'ils croient à effet. Je n'ai jamais donné de coups de pied à Crispino; Flacheron est même le seul d'entre nous qui se soit permis avec lui une telle liberté.[18]Cet instrument ne serait-il pas celui dont parle Virgile:..... Ite per altaDindyma, ubi assuetis biforem dat tibia cantum.[19]J'avais écrit les paroles parlées et chantées de cet ouvrage qui sert de conclusion à la Symphonie Fantastique, en revenant de Nice, et pendant le trajet que je fis, à pied, de Sienne à Montefiascone.[20]Grani, monnaie napolitaine.[21]Isidore Flacheron.[22]Faute de pouvoir prononcer mon nom, les Subiacois me désignaient toujours de la sorte.[23]Aujourd'hui madame Flacheron.[24]Assassiner quelqu'un.[25]L**** était un grand séducteur de femmes de chambre; et il prétendait qu'un moyen sûr de s'en faire aimer, c'étaitd'avoir toujours l'air un peu triste et un pantalon blanc.[26]Il faut en excepter une partie de celle de Bellini et de ses imitateurs.[27]Cette correspondance fictive est basée sur des faits historiques: Benvenuto Cellini, l'un des plus grands sculpteurs et ciseleurs de son temps, fut en effet contemporain d'Alfonso della Viola, auteur d'un opéra qui passe pour le second ou le troisième essai de musique dramatique fait au seizième siècle.[28]Historique.[29]Historique.[30]Historique.[31]Historique.[32]Historique.[33]On sait que Cellini professait une singulière aversion pour cet instrument.[34]Cet air n'est pas de Gluck.[35]Nous désignerons ainsi par les premières paroles dans les deux langues, les morceaux qui existent dans les deux partitions.[36]L'intention de Gluck est là trop évidente et trop belle pour ne la rendre à l'exécution qu'avec les moyens ordinaires; c'est trente flûtes au lieu de deux qu'il faudrait pour ce morceau. Oh! si j'étais directeur de l'Opéra![37]Cet air est toujours supprimé à la représentation.
NOTES:
[1]Méhul est en effet de Givet, mais il n'était pas né à l'époque où Pingard prétend avoir parlé de lui à Levaillant.
[1]Méhul est en effet de Givet, mais il n'était pas né à l'époque où Pingard prétend avoir parlé de lui à Levaillant.
[2]Il faut dire, pour être juste, que si les peintres jugent les musiciens, ceux-ci leur rendent la pareille au concours de peinture, où le prix est donné également à la pluralité des voix par toutes les sections réunies de l'Académie des Beaux-Arts. Il en est de même pour les prix d'architecture, de gravure et de sculpture. Je sens pourtant, en mon âme et conscience, que si j'avais l'honneur d'appartenir à ce docte corps, il me serait bien difficile de motiver mon choix, en donnant le prix à un graveur ou à un architecte, et que je ne pourrais guère faire preuve d'impartialité qu'en tirant le plus méritant à la courte-paille.
[2]Il faut dire, pour être juste, que si les peintres jugent les musiciens, ceux-ci leur rendent la pareille au concours de peinture, où le prix est donné également à la pluralité des voix par toutes les sections réunies de l'Académie des Beaux-Arts. Il en est de même pour les prix d'architecture, de gravure et de sculpture. Je sens pourtant, en mon âme et conscience, que si j'avais l'honneur d'appartenir à ce docte corps, il me serait bien difficile de motiver mon choix, en donnant le prix à un graveur ou à un architecte, et que je ne pourrais guère faire preuve d'impartialité qu'en tirant le plus méritant à la courte-paille.
[3]1erIambe d'Auguste Barbier.
[3]1erIambe d'Auguste Barbier.
[4]Expression du même poète.
[4]Expression du même poète.
[5]Monfort avait obtenu en 1830 le prix de composition musicale qui n'avait pas été décerné l'année précédente, il se trouvait conséquemment aussi à Rome quand j'y arrivai.
[5]Monfort avait obtenu en 1830 le prix de composition musicale qui n'avait pas été décerné l'année précédente, il se trouvait conséquemment aussi à Rome quand j'y arrivai.
[6]Ce manuscrit est entre les mains de mon ami J. d'Ortigue, avec l'inscription raturée.
[6]Ce manuscrit est entre les mains de mon ami J. d'Ortigue, avec l'inscription raturée.
[7]Si quelqu'un t'offense je te vengerai.Cette statue célèbre est sur la place du Grand-Duc, où se trouve aussi la poste.
[7]
Si quelqu'un t'offense je te vengerai.
Cette statue célèbre est sur la place du Grand-Duc, où se trouve aussi la poste.
[8]Nous étions loin de nous douter alors que nous ferions tous les deux en 1840 l'inauguration de la belle colonne de la Bastille, dont il est l'auteur; et qu'il serait chargé de construire un orchestre pour recevoir les exécutants de ma symphonie funèbre.
[8]Nous étions loin de nous douter alors que nous ferions tous les deux en 1840 l'inauguration de la belle colonne de la Bastille, dont il est l'auteur; et qu'il serait chargé de construire un orchestre pour recevoir les exécutants de ma symphonie funèbre.
[9]Les théâtres lyriques, à Rome, ne sont ouverts que quatre mois de l'année.
[9]Les théâtres lyriques, à Rome, ne sont ouverts que quatre mois de l'année.
[10]Il est fort difficile de se procurer les chefs-d'œuvre de la littérature moderne; la police du S.P. les ayant presque tous mis à l'index.
[10]Il est fort difficile de se procurer les chefs-d'œuvre de la littérature moderne; la police du S.P. les ayant presque tous mis à l'index.
[11]Je l'ai vue un soir chez M. Vernet, avec ses longs cheveux blonds tombant autour de sa figure mélancolique, comme les branches d'un saule pleureur: trois jours après je vis sa charge en terre dans l'atelier de Dantan.
[11]Je l'ai vue un soir chez M. Vernet, avec ses longs cheveux blonds tombant autour de sa figure mélancolique, comme les branches d'un saule pleureur: trois jours après je vis sa charge en terre dans l'atelier de Dantan.
[12]Le séjour des pensionnaires musiciens en Italie n'est que de deux ans, ils doivent ensuite voyager un an en Allemagne et revenir à Paris. Les autres artistes, au contraire, sont tenus de passer cinq ans au-delà des monts.
[12]Le séjour des pensionnaires musiciens en Italie n'est que de deux ans, ils doivent ensuite voyager un an en Allemagne et revenir à Paris. Les autres artistes, au contraire, sont tenus de passer cinq ans au-delà des monts.
[13]J'ai hâte maintenant de dire au lecteur, pour dissiper l'impression trop violente, trop désolante, trop déchirante que mon récit aura sans aucun doute produite sur son imagination et sur son cœur, qu'il n'y a de réel dans l'anecdote que l'amour de Vincenza pour mon ami Gibert, et l'indifférence de celui-ci pour elle. Je serais au désespoir d'affliger quiconque trop profondément. D'ailleurs, tout ce que je raconte dans ces deux volumes est vrai, et j'ai peur de l'ombre mensongère que ce conte pourrait jeter sur le reste de mon récit. Vincenza a bien pleuré souvent au pied des tilleuls du Pincio, elle m'a demandé bien des fois de la raccommoder avec son amant qu'elle ennuyait et qui n'était point jaloux, mais elle ne s'est pas noyée le moins du monde. Elle est morte à Albano, de maladie tout bonnement, deux ans après mon départ. Quant à Gibert, l'indolent créole, qui se soucie de moi comme de Vincenza, il est toujours à Rome, où il passe un tiers de sa vie à sommeiller, l'autre à dormir et le troisième à ne rien faire.
[13]J'ai hâte maintenant de dire au lecteur, pour dissiper l'impression trop violente, trop désolante, trop déchirante que mon récit aura sans aucun doute produite sur son imagination et sur son cœur, qu'il n'y a de réel dans l'anecdote que l'amour de Vincenza pour mon ami Gibert, et l'indifférence de celui-ci pour elle. Je serais au désespoir d'affliger quiconque trop profondément. D'ailleurs, tout ce que je raconte dans ces deux volumes est vrai, et j'ai peur de l'ombre mensongère que ce conte pourrait jeter sur le reste de mon récit. Vincenza a bien pleuré souvent au pied des tilleuls du Pincio, elle m'a demandé bien des fois de la raccommoder avec son amant qu'elle ennuyait et qui n'était point jaloux, mais elle ne s'est pas noyée le moins du monde. Elle est morte à Albano, de maladie tout bonnement, deux ans après mon départ. Quant à Gibert, l'indolent créole, qui se soucie de moi comme de Vincenza, il est toujours à Rome, où il passe un tiers de sa vie à sommeiller, l'autre à dormir et le troisième à ne rien faire.
[14]Inglese, Anglais.
[14]Inglese, Anglais.
[15]Baïocco, monnaie romaine.
[15]Baïocco, monnaie romaine.
[16]Je fumais alors, je n'avais pas encore découvert que l'excitation causée par le tabac est une chose pour moi prodigieusement désagréable.
[16]Je fumais alors, je n'avais pas encore découvert que l'excitation causée par le tabac est une chose pour moi prodigieusement désagréable.
[17]Ceci est encore un mensonge et résulte de la tendance qu'ont toujours les artistes à écrire des phrases qu'ils croient à effet. Je n'ai jamais donné de coups de pied à Crispino; Flacheron est même le seul d'entre nous qui se soit permis avec lui une telle liberté.
[17]Ceci est encore un mensonge et résulte de la tendance qu'ont toujours les artistes à écrire des phrases qu'ils croient à effet. Je n'ai jamais donné de coups de pied à Crispino; Flacheron est même le seul d'entre nous qui se soit permis avec lui une telle liberté.
[18]Cet instrument ne serait-il pas celui dont parle Virgile:..... Ite per altaDindyma, ubi assuetis biforem dat tibia cantum.
[18]Cet instrument ne serait-il pas celui dont parle Virgile:
[19]J'avais écrit les paroles parlées et chantées de cet ouvrage qui sert de conclusion à la Symphonie Fantastique, en revenant de Nice, et pendant le trajet que je fis, à pied, de Sienne à Montefiascone.
[19]J'avais écrit les paroles parlées et chantées de cet ouvrage qui sert de conclusion à la Symphonie Fantastique, en revenant de Nice, et pendant le trajet que je fis, à pied, de Sienne à Montefiascone.
[20]Grani, monnaie napolitaine.
[20]Grani, monnaie napolitaine.
[21]Isidore Flacheron.
[21]Isidore Flacheron.
[22]Faute de pouvoir prononcer mon nom, les Subiacois me désignaient toujours de la sorte.
[22]Faute de pouvoir prononcer mon nom, les Subiacois me désignaient toujours de la sorte.
[23]Aujourd'hui madame Flacheron.
[23]Aujourd'hui madame Flacheron.
[24]Assassiner quelqu'un.
[24]Assassiner quelqu'un.
[25]L**** était un grand séducteur de femmes de chambre; et il prétendait qu'un moyen sûr de s'en faire aimer, c'étaitd'avoir toujours l'air un peu triste et un pantalon blanc.
[25]L**** était un grand séducteur de femmes de chambre; et il prétendait qu'un moyen sûr de s'en faire aimer, c'étaitd'avoir toujours l'air un peu triste et un pantalon blanc.
[26]Il faut en excepter une partie de celle de Bellini et de ses imitateurs.
[26]Il faut en excepter une partie de celle de Bellini et de ses imitateurs.
[27]Cette correspondance fictive est basée sur des faits historiques: Benvenuto Cellini, l'un des plus grands sculpteurs et ciseleurs de son temps, fut en effet contemporain d'Alfonso della Viola, auteur d'un opéra qui passe pour le second ou le troisième essai de musique dramatique fait au seizième siècle.
[27]Cette correspondance fictive est basée sur des faits historiques: Benvenuto Cellini, l'un des plus grands sculpteurs et ciseleurs de son temps, fut en effet contemporain d'Alfonso della Viola, auteur d'un opéra qui passe pour le second ou le troisième essai de musique dramatique fait au seizième siècle.
[28]Historique.
[28]Historique.
[29]Historique.
[29]Historique.
[30]Historique.
[30]Historique.
[31]Historique.
[31]Historique.
[32]Historique.
[32]Historique.
[33]On sait que Cellini professait une singulière aversion pour cet instrument.
[33]On sait que Cellini professait une singulière aversion pour cet instrument.
[34]Cet air n'est pas de Gluck.
[34]Cet air n'est pas de Gluck.
[35]Nous désignerons ainsi par les premières paroles dans les deux langues, les morceaux qui existent dans les deux partitions.
[35]Nous désignerons ainsi par les premières paroles dans les deux langues, les morceaux qui existent dans les deux partitions.
[36]L'intention de Gluck est là trop évidente et trop belle pour ne la rendre à l'exécution qu'avec les moyens ordinaires; c'est trente flûtes au lieu de deux qu'il faudrait pour ce morceau. Oh! si j'étais directeur de l'Opéra!
[36]L'intention de Gluck est là trop évidente et trop belle pour ne la rendre à l'exécution qu'avec les moyens ordinaires; c'est trente flûtes au lieu de deux qu'il faudrait pour ce morceau. Oh! si j'étais directeur de l'Opéra!
[37]Cet air est toujours supprimé à la représentation.
[37]Cet air est toujours supprimé à la représentation.