Zwei Brüder, Zöglinge der Pariser Normalschule, treiben „Deutsch“, ihr Lehrer giebt ihnen eine Tieck’sche Erzählung in die Hand, an der sie, sich übend, lernen sollen, und lernend machen die jungen Leute, den Versuch, den deutschen Dichter ins Französische zu übersetzen, weil „sie fürchten schlechte Bürger zu seyn, wollten sie sich nicht bemühen ihren Landsleuten den Genuß zu verschaffen, den sie gehabt.“ — Der zweite dieser Briefe, in deutscher Sprache geschrieben, spricht sehr für ihren Lehrer und für den Schüler Henri.
Zwei Brüder, Zöglinge der Pariser Normalschule, treiben „Deutsch“, ihr Lehrer giebt ihnen eine Tieck’sche Erzählung in die Hand, an der sie, sich übend, lernen sollen, und lernend machen die jungen Leute, den Versuch, den deutschen Dichter ins Französische zu übersetzen, weil „sie fürchten schlechte Bürger zu seyn, wollten sie sich nicht bemühen ihren Landsleuten den Genuß zu verschaffen, den sie gehabt.“ — Der zweite dieser Briefe, in deutscher Sprache geschrieben, spricht sehr für ihren Lehrer und für den Schüler Henri.
Bélesme, 30. 7bre. 1833.
Monsieur,
J’éspère de votre bonté que vous voudrez bien nous pardonner d’avoir osé porter une main inhabile sur votre charmante nouvelle du sabbat des Sorcières. Elle a perdu dans notre traduction une partie de sa grâce, et je crains vraiment que vous n’ayez de la peine à la reconnaître dépouillée du style enchanteur dont vous aviez su la parer. Notre première pensée en commençant à traduire cette nouvelle avait été seulement de faire connaissance avec vos admirables ouvrages; sa lecture nous a fait éprouver un si vif plaisir que nous avons craint d’être de mauvais citoyens si nous ne mettions nos compatriotes qui ignorent votre belle langue à mème de connaître une de vos délicieuses et nombreuses productions. Mr. De Sinner nous a beaucoupencouragés dans cette pensée en nous parlant de la bonté et de la bienveillance toute paternelle avec la quelle vous acceuillez les premiers essais de la jeunesse; il s’est d’ailleurs chargé d’obtenir de vous notre pardon, et de revoir notre traduction pour en faire disparaître les contresens qui auraient pu échapper à notre inexperience de la langue Allemande; il a été jusqu’à nous faire espèrer que vous auriez la bonté de répondre quelques mots à la lettre que nous prenons la liberté de vous écrire. Nous nous sommes enfin rendus aux conseils de Mr. De Sinner: personne n’a sur nous plus d’empire que lui; et certainement il l’a bien mérité. Français nous avons été trop heureux de trouver un étranger qui voulut bien nous initier aux connaissances de la docte Allemagne, et diriger nos pas dans la carrière de la philologie, malheureusement trop négligée aujourd’hui dans notre pays. Depuis plus d’un an notre excellent professeur Mr. De Sinner n’a cessé de nous prodiguer ses soins avec une admirable constance. Malheureusement nous craignons que l’Allemagne ne vienne nous l’enlever; nous espérons toutefois que les hommes qui dirigent l’instruction en France connaissent trop bien les véritables intérêts de notre patrie pour ne pas retenir ici un homme qui lui serait si utile par ses talents et son dévouement pour ses éléves.
Vous serez peut-être surpris de trouver à la fin du volume que nous vous envoyons quelques notes historiques; je vous prie encore de nous pardonner cette petite pedanterie professorale. Nous avons pensé qu’il ne serait peut-être pas sans intérêt pour quelques personnes de connaître positivement les données primitives sur les quelles vous avez construit cette admirable nouvelle. Nous avons cru par ce moyen faire mieux ressortir toute la richesse de colorit dont votre pinceau poëtique a su embellir des faits quisemblent par eux-mêmes bien nus et bien arides. Nous nous sommes encore permis de rendre à quelques noms propres leur orthographe primitive: ces noms étaient français; cette considération nous a paru suffisante. Il eut peut-être mieux valu adopter l’orthographe de Duclerq de préférence à toute autre; mais nous n’avions pas alors ce chroniqueur à notre disposition; nous avons suivi partout Mr. De Barante. J’ai une dernière grâce à vous demander, c’est de vouloir bien excuser les nombreuses fautes typographiques qui se trouvent dans ce volume; mais nos occupations à l’école Normale ne nous permettaient pas de surveiller nous-mêmes l’impression de notre traduction.
Je ne veux pas abuser plus long-temps de votre patience; je crains d’être déjà trop indiscret d’oser vous demander quelques mots de réponse.
J’ai l’honneur d’être,Monsieur,avec le plus profond respect,votre très humble et très obeïssant serviteur,S. Martin,Élève de l’école Normale.
J’ai l’honneur d’être,
Monsieur,
avec le plus profond respect,
votre très humble et très obeïssant serviteur,
S. Martin,
Élève de l’école Normale.
Hochverehrter Herr Hofrath!
Nehmen Sie mit Wohlgefallen diese Zeilen an, die Ihnen zu schreiben ein junger Student sich erkühnt. Die deutsche Sprache war mir noch sehr wenig bekannt, als der gelehrte HerrDr.von Sinner, ein vortrefflicher und vielgeliebter Lehrer, Ihre reitzende Novelle, der Hexen Sabbath, mir in die Hände gab. Ich habe dieselbe zuerst mit höchstem Vergnügen, und dann vielmal wieder immer mit stets vermehrter Bewunderung gelesen. Kein anderes Buch konntetauglicher seyn, an dieser schönen Sprache Geschmack mir einzuflößen, und derselben Kenntniß durch ein vortreffliches Muster mir zu verschaffen. Das Vergnügen, das ich in der Lesung dieses Buchs gefunden hatte, wollte ich den französischen Lesern mittheilen; so meinte ich meinen Landsleuten etwas Gefälliges und Nützliches zu thun. Aber die Furcht hielt mich zurück, ich könnte durch eine schlechte Übersetzung Ihre schöne Novelle entfärben. Doch endlich, durch den von mir höchstverehrten Herrn von Sinner ermuntert, habe ich, mit meinem Bruder, den Versuch gewagt. Wenn wir etwa gefehlt haben, so bitte ich Sie, uns, um der guten Absicht willen, zu verzeihen. Das Gefallen an dieser Arbeit hat uns fortgerissen; wir haben auch dadurch das Vermögen erworben, Ihre übrigen Werke und die andern Meisterstücke dieser so reichen Litteratur mit Leichtigkeit zu lesen. Ein gütiges Wort zu uns, von Ihrer Hand geschrieben, würde uns der tröstlichste Lohn seyn, den wir kaum zu hoffen und zu fordern wagen: und doch, muß ich gestehen, wir hoffen noch mehr, das heißt, einmal in Deutschland reisend, bei Ihnen vorgelassen zu werden, und das Gespräch des Mannes zu hören, dessen Schriften wir mit so viel Bewunderung gelesen haben, und dessen Umgang als nicht minder gefällig berühmt ist.
Ich habe die Ehre zu seyn
Euer Hochwohlgeboren
Hochachtungsvoll ergebenster DienerHenri Martin,Zögling der Normalschule in Paris.
Hochachtungsvoll ergebenster Diener
Henri Martin,
Zögling der Normalschule in Paris.