AVIS DE LA MAIRIE

N° 158.Prix du Numéro: 0,05Jeudi 18 Mai 1916

Tickets de pain.--Il est recommandé aux familles de s'approvisionner de tickets de pain pour une semaine au moins.

Ci-dessous le barème du nombre de tickets à acheterpar semaine:

Nombre          Poids du       Tickets                SommesRations           pain            1 K.--1.5001                  3 kg.          3       »          1 f.202                  6 »            6       »            2.403                  9 »            »       6            3.604                 12 »            3       6            4.805                 15 »            6       6            6  »6                 18 »            »      12            7.207                 21 »            3      12            8.408                 24 »            6      12            9.609                 27 »            »      18           10.8010                30 »            3      18           12  »

Les familles de 3 personnes et plus, doivent surtout s'approvisionner de tickets de 1500 grammes.

Un bureau de vente de ticketsest installé à la Préfecture (entrée par la rue Jacquemars-Giélée)

Charbons. La ville reçoit actuellement du charbon en assez grande quantité. Il est de l'intérêt de tous les consommateurs de se préoccuper de leur approvisionnement. Les prix de vente des charbons sont toujours ceux en application depuis le 16 avril dernier et qui ont été publiés dans leBulletin de Lillenº 150 du jeudi 20 avril 1916.

Echange de bons communaux.--Dans le but de limiter les émissions des bons communaux, M. le Maire de Lille prie ses concitoyens, qui auraient à leur disposition une somme importante de bons, dont ils ne prévoient pas prochainement l'emploi, de les échanger à la Recette municipale contre des récépissés. Il leur serait toujours loisible de retirer, à première demande, les sommes dont ils pourraient avoir besoin.

Les versements devraient être d'au moins 1000 fr., et les retraits, d'au moins 500 fr.

Un guichet spécial sera ouvert, à cet effet, à la Recette municipale, qui demande que les billets dela même valeur, soient épinglés par liasses de 10.

Un guichet spécial est ouvert, à cet effet, à la Recette municipale, installée àla Banque de France, 69, rue Royale.

Bourses des Lycées

Une session d'examen d'aptitude aux bourses de la Ville de Lille, dans les deux lycées de garçons et de jeunes filles de cette ville, aura lieu lejeudi 8 juinprochain, auRectorat29, rue des Jardins, à 8 h. 3/4 du matin (heure des horloges publiques).

Le registre d'inscription sera ouvert à la Préfecture, Direction de l'enseignement, jusqu'au 31 mai courant.

Le Recteur de l'Académie: G. LYON.

CHRONIQUE JUDICIAIREAudience correctionnelle du 6 Mai 1916

--L'affaire de l'escroquerie au carbure, que nous avons antérieurement signalée, a été jugée à cette audience. Malgré les faibles indices qu'il pouvait avoir, le service de la sûreté a découvert que c'était un sieur Vlérik, qui avait combiné ce commerce ingénieux, de vendre des cailloux pour du carbure.

Après s'être procuré des tonneaux, Vlérik les avait rempli de cailloux, les avait soudés, et les avait déposés dans une auberge; puis il avait eu recours à un tiers pour placer cette prétendue marchandise. La vente avait été faite pour 2.800 fr.

Vlérik, convaincu du délit qui lui était imputé, a été condamné à deux ans de prison.

Deux personnes, qui étaient prévenues avec lui de complicité de ce vol, ont été acquittées.

--A la même audience, le Tribunal a condamné à un an de prison chacun,pour vol commis dans les décombresde la rue du Vieux-Marché-aux-Moutons, le sieur Cretel et le sieur Cruyplandt, ce dernier par défaut.

Le fils Cretel, âgé de 17 ans, qui avait été entraîné par son père, à l'assister dans cette affaire, a été remis à sa mère.

--Le 8 mai, Gruson Louis, 44 ans, journalier à Lille, a été arrêté pour vol de légumes, dans différents jardins, rue Parmentier. Il a comparu devant le Tribunal correctionnel le 10 mai, et a été condamné à 6 mois de prison, il était en état de récidive.

--Le 7 mai, vers 8 h. 40 du soir, un commencement d'incendie s'est déclaré, 54, rue des Guinguettes, au 1er étage, dans une chambre occupée par M. Dupont, retraité. Le feu a été éteint avec quelques seaux d'eau. Dégâts insignifiants.

--Le 8 mai, la demoiselle W..., 20 ans, servante à Tourcoing, s'est jetée, vers 9 heures du soir, dans le canal de la Deûle, près du Pont du Ramponneau. M. Jules Martin, demeurant à Lille, façade de l'Esplanade 14, s'est porté à son secours et l'a retirée de l'eau presque aussitôt. Conduite au poste de police, elle a déclaré avoir voulu mettre fin à ses jours, par suite de chagrins intimes. Après avoir reçu des soins, elle a été remise à son oncle.

--Le 9 mai, procès-verbal a été dressé sur plainte de M. Louis Pacaux, rue du Long-Pot, 225, et de Mme Droissart, 9, rue Malesherbes, contre Mme Cuvelier, née Thibaut, garde-barrière à Hellemmes, qui s'était fait remettre 15 fr. par chacun d'eux, en leur promettant de leur procurer des pommes de terre. Mme Cuvelier n'a pas reparu à son domicile, elle cherche peut-être les pommes de terre qu'elle a promises, et il y a gros à parier qu'elle n'en trouvera pas..., à Lille, du moins.

--Le 9 mai, vers 6 heures du soir, le sieur Watine, camionneur, a laissé tomber, en déchargeant son camion rue Nationale, un tonneau de mélasse qui a laissé échapper une partie de son contenu sur la chaussée.

Il faudrait la plume d'un Fulbert Dumonteil pour, dans une prose colorée et vibrante, faire l'éloge des fromages.

Sans vouloir diminuer les mérites des fromages de Hollande, de Gouda ou de Gruyère, qui ont été pour nous, en ces moments de ravitaillement plutôt difficiles, de précieuses réalités, nous pouvons arrêter un moment nos souvenirs sur toute la gamme des fromages gras ou maigres, fromages cuits ou crus, fromages frais, fromages salés, etc.

Que de visions dans le passé! que de pâtes molles ou sèches sous le couteau, pendant que le Bourgogne attend dans un verre fin! que de parfums!

Et alors chante dans notre mémoire cette chanson sur les fromages:

Fromage, poésie,Bouquet de nos repas,Que sentirait la vieSi nous ne t'avions pas.

Fromage, poésie,Bouquet de nos repas,Que sentirait la vieSi nous ne t'avions pas.

Fromage, poésie,

Bouquet de nos repas,

Que sentirait la vie

Si nous ne t'avions pas.

On l'a chantée au Grand Cercle, au boulevard de la Liberté, il y a bien longtemps.

Quand aurons-nous ces visions et ces parfums? et surtout le parfum de Maroilles, si cher aux Lillois.

Quand pourrons-nous, entre la poire et le fromage, nous entretenir, avec les absents d'aujourd'hui, des émotions de ces années terribles?

O rus, quando ego te adspiciam, quandoque licebit......

Faut-il que le Science essaie de jeter une ombre au tableau!

Un savant étranger, M. Adametz, a fait, à l'école de laiterie de Sornthal, en Suisse, de curieuses et patientes recherches sur la... population de certains fromages succulents. Et voici ce qu'il a trouvé:

Un gramme d'Emmenthal frais contient de 90.000 à 140.000 microbes. Avec le temps, ce nombre augmente. Un fromage de soixante et onze jours renferme 800.000 bactéries par gramme.

Le fromage mou est encore plus habité. Sa population est extrêmement dense. Au bout de vingt-cinq jours, il contient 1.200.000 microbes par gramme et, après quarante-cinq jours, 2 millions.

Et encore ces chiffres ne s'appliquent-ils qu'aux régions du milieu d'un fromage. Près des bords, la population d'un gramme atteint de 3.000.000 à 5.600.000... habitants.

Si nous prenons la moyenne de ces nombres, nous arrivons à conclure qu'il y a presque autant d'êtres vivants dans 360 grammes d'un fromage, que d'hommes sur la terre! Un vrai microcosme, quoi!

Mais opposons la Science à la Science. Le fromage est un aliment sain, nourrissant, et qui, après le repas, excite les papilles de l'estomac et favorise la digestion.

Nous ne demandons qu'à renouveler ces expériences de digestibilité des fromages.

Aussi, amis lecteurs, que le fromage soit sec ou mou, qu'il renferme ou non des microbes, mon souhait est que vous puissiez apprécier les fromages (et mêmes leurs microbes)..... quand vous en aurez.

Grosses et Petites Semences

C'est une notion généralement répandue parmi les jardiniers, que la grosse graine est préférable à la petite, pour les ensemencements, et donne une récolte plus abondante.

Un expérimentateur américain M. J. Arthur Harris, a voulu en avoir la confirmation, et il s'est livré à ce sujet, à des expériences précises faites sur le haricot, dont il a rendu compte dansBiometrika. La conclusion est que l'opinion des jardiniers est exacte. L'auteur a constaté qu'il y a une relation sensible entre le poids de la graine semée et le nombre de gousses produit par la plante, issue de cette graine. Il y a également corrélation entre le poids de la graine et le nombre des ovules et graines produits dans les gousses de la plante. Les jardiniers feront donc bien de conserver, pour les semis, les graines provenant des plantes fournissant les graines les plus abondantes et les plus volumineuses à la fois.

Hannetonnage

L'époque des hannetons approche et il importe, comme chaque année, de leur faire la chasse, car ils sont fort nuisibles aux arbres et aux arbustes. Le meilleur moyen de les combattre consiste à secouer fortement les arbres et à recueillir soigneusement tous les insectes qui en tombent. On les étouffe ensuite, en les plongeant dans l'eau bouillante. Ainsi traités, ils constituent pour les poules une excellente nourriture. On peut aussi préparer avec eux un aliment de conserve. Pour cela, on les fera sécher et on les conservera, en sacs, dans des endroits bien secs. Les poules acceptent toujours volontiers ce complément de nourriture, qui exerce une action favorable sur la production des oeufs.

Doit-on boire en mangeant?

Ce qu'on boit, en mangeant, a-t-il quelque influence, bonne ou mauvaise, sur la digestion des aliments? De façon générale, dit M. Henry de Varigny, l'influence est tenue pour mauvaise: le conseil de la Faculté est de boire peu. Même de ne pas boire du tout aux repas, l'absorption du liquide se faisant seulement à certains moments, en dehors des repas.

L'adjonction des liquides aux aliments solides serait nuisible de façons diverses: il y aurait humectation artificielle des aliments solides, ce qui empêcherait le flux normal de salive; et la dilution des sucs digestifs en diminuerait la puissance, naturellement. On ajoute que, comme l'eau passe assez vite à travers l'estomac et l'intestin, elle risque d'entraîner les aliments avec elle, avant digestion suffisante.

Ce sont là des arguments de valeur. Mais ce ne sont que des arguments d'ordre verbal. On ne démontre pas l'exactitude des raisons énoncées de prohiber ou restreindre l'usage des boissons, lors des repas.

Deux Américains, MM. Mattill et Hawk, ont donc voulu étudier le problème expérimentalement, et ils ont eu parfaitement raison.

La question qu'ils se sont posée est celle-ci: Quand on boit en mangeant, absorbe-t-on et utilise-t-on davantage ou moins de matières alimentaires, azotées, sucrées, ou graisseuses? C'est bien là ce qu'il s'agit de savoir: le retentissement des liquides sur la nutrition.

L'expérience a été conduite en commençant par déterminer le taux d'utilisation des divers aliments au régime sec. Le sujet absorbe une certaine ration, sans boire: on voit ce qu'il en retient. Puis on lui donne la même ration, avec boisson, et on fait de même, et on compare les résultats fournis par l'analyse chimique des ingesta et desexcreta, autrement dit, des entrées et des sorties.

Or, les résultats obtenus au cours d'expériences faites sur plusieurs individus sont, dit laRevue générale des Sciences, très concordants et inattendus aussi.

Chez les sujets absorbant un litre d'eau, à leurs repas, en dehors de l'eau contenue dans les aliments, il y a diminution marquée de la graisse, de l'azote et des hydrocarbonés dans lesexcreta. Ceci montre que la digestibilité a été accrue par l'ingestion d'eau. Si la quantité d'eau absorbée est moindre (1/2 litre) l'effet reste le même, mais moins prononcé, en ce qui concerne les graisses et les sucres; mais rien n'est changé à la digestibilité des albuminoïdes.

L'influence favorable de l'eau sur la digestibilité n'est pas transitoire: elle dure assez longtemps après que l'ingestion copieuse d'eau aux repas a cessé.

Ces résultats s'expliqueraient par une augmentation de sécrétion des sucs digestifs due à l'action stimulante de l'eau, et par la dilution du contenu stomacal ou intestinal qui faciliterait l'action des enzymes et favoriserait l'absorption; enfin l'eau augmenterait le péristaltisme intestinal, et la pression sanguine.

De quelque manière qu'on veuille s'expliquer les choses, il reste acquis que les expériences de MM. Mattill et Hawk sont tout à fait contraires à l'opinion courante. En réalité, «l'eau nourrit»: non pas qu'elle soit alimentaire en elle-même, et capable de remplacer des aliments, mais elle favoriserait l'assimilation et l'absorption.

Les individus qui se nourrissent trop, se trouveront donc bien de ne pas boire aux repas; ceux qui n'absorbent qu'une proportion insuffisante, ou tout juste suffisante d'aliments devront y joindre du liquide. Le paysan a raison de faire à la soupe la place qu'il lui a faite dans l'économie de la nutrition; les obèses, les arthritiques, par contre, feront bien d'éviter ce mets, et de réduire leur consommation liquide.

--Comme on le prévoyait, la Chambre luxembourgeoise a voté l'introduction de l'heure d'été. La Hollande et la Suède ont également adopté le nouvel horaire.

D'autre part, la Chambre de commerce de Paris s'est prononcée pour l'application immédiate et permanente de l'heure d'été, même après la guerre.

--Le gouvernement suédois a rapporté tous les décrets qui autorisaient l'exportation de produits hors de Suède.

--L'industrie américaine de l'acier est de toutes les branches industrielles, celle qui a le plus profité de la guerre. Sa production, qui avait été de 11 millions de tonnes en 1901, s'est élevée en 1915, à 40 millions de tonnes.

--D'aprèsDjen, une conférence doit avoir lieu prochainement à Saint-Pétersbourg, en vue de l'introduction de l'instruction obligatoire en Russie.

--On lit dansScientific American: Les administrations des chemins de fer américains ont une tendance, de plus en plus marquée, à faire prédominer l'acier, dans la construction du matériel roulant; aussi adoptent-elles volontiers toute innovation, impliquant la suppression de quelque partie en bois. Dans cet ordre d'idées, quelques grandes lignes viennent d'adopter les vitrages, sans cadres de bois, pour les fenêtres des wagons. Les glaces de ces fenêtres coulissent simplement de chaque, côté, entre deux bandes de feutre épais, entre lesquelles elles sont serrées, de telle sorte qu'un léger effort suffit, pour les monter ou les abaisser. L'adhérence entre le feutre et la glace est suffisante pour maintenir la glace, dans n'importe quelle position, sans qu'un dispositif d'arrêt spécial soit nécessaire. La glace porte simplement à sa partie supérieure, deux boutons, ou taquets d'arrêt qui servent à la manoeuvrer, en même temps qu'ils l'empêchent de descendre trop bas, une légère garniture métallique protège la partie supérieure de la glace. Ces glaces coulissantes, sans cadres, sont déjà en usage, en Europe, dans quelques trains rapides des chemins de fer badois et bavarois. Ici, les glaces ont une épaisseur de 8 millimètres, et leurs bords sont recouverts d'une légère gaine en aluminium.

--Le célèbre romancier et poète polonais Henri Sienkiewicz, a atteint, le 5 mai, l'âge de 70 ans. Les polonais, qui trouvent dans les oeuvres de Sienkiewicz leur credo patriotique, le placent à côté de Mickiewicz, Malczewski, Krasinski, Kraszewski, Dygasinski et autres, parmi les représentants les plus éminents de la littérature nationale, c'est pour eux, le patriarche et l'écrivain le plus représentatif et le plus distingué de l'ancienne génération. En France, il est surtout connu par son célèbre roman historiqueQuo Vadis, paru en 1895, écrit en grande partie à St-Maur, près de Paris, dont le succès fut éclatant, et qui, peut-on dire, consacra universellement sa gloire. Sienkiewicz a reçu en 1910, comme don national, la propriété d'Olegorek, en Pologne, à l'occasion de son jubilé de 25 ans, comme écrivain, et, en 1905, le prix Nobel pour la littérature.

Annonces diverses

--Les annonces et réponses aux annoncessont reçues au Bureau du Journal, spécialement installé à cet effet à la Préfecture (entrée par la grille, place de la République).

est sans conteste l'art le plus récréatif et le plus salutaire au point de vue moral. Suivons l'exemple de nos grands maîtres, tels que St-Saëns, Chopin, Beethoven, Schumann et autres qui, aux époques les plus critiques, ont trouvé dans l'étude du piano, une distraction et un réconfort. Que les mères de famille n'hésitent pas à faire continuer l'éducation musicale de leurs enfants et à se recueillir elles-mêmes dans l'étude du piano. Les personnes qui n'ont pu parvenir dans leur jeunesse, à acquérir un talent de pianiste, peuvent y suppléer par lePleyela pianoqui permet l'exécution immédiate, en virtuose, de tous les répertoires, procurant une distraction à la fois agréable et instructive.

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Du 12 Mai.--Dewèvre Albert, rue Cabanis, cité Casseville, 15.

Du 13 Mai.--Verbruggen J. B., rue du Capitaine-Ferber, 4--Capy Raymonde, rue du Bourdeau, 21.

Du 15 Mai.--Wahl Mathilde, rue des Etaques.

Du 9 Mai.--Desmont Philomène, 74 ans, rue Royale, 131--De Boever Théodore, 62 ans, rue de Thumesnil, 56--Durohart Elisa, 73 ans, veuve Charmont, quai de la Basse-Deûle, 104--Tangue Constantin, 71 ans, époux Dignan, rue et cité St Maurice, 42--Cabaret Jean, 76 ans, veuf Philippe, quai de la Basse-Deûle, 104--Lavogee Marie, 77 ans, veuve Drumez, rue de la Barre, 58--Delacroix Noela, 1 an, rue Doudin, 44--Bodin Adèle, 57 ans, rue d'Esquermes, 96--Humel Elisa, 47 ans, époux Lepers, rue d'Esquermes, 93--Liébar Henri, 60 ans, époux Lancry, rue Montaigne, 30--Meersseman Octavie, 72 ans, veuve Maurin, rue Léon-Gambetta, 63--Wattecamps Léopold, 63 ans, veuf Van Geem, rue du Vieux-Moulin, 21--Rommes Emile, 73 ans, époux Mazengarbe, avenue de Dunkerque, 119.

Du 10 Mai.--Fumery Justin, 71 ans, rue des Postes, 261--Dehenne Marceau, 2 ans, rue du Général-Dewet, cour Lebleu, 2--Lefebvre Gustave, 60 ans, époux Desplancq, square Jussieu, 14--Dufrénoy Désiré, 78 ans, veuf Breton, rue du Buisson, 77--Caron Louis, 71 ans, époux Vanacker, rue Boucher-de-Perthes. 81--Verwaerde Robert, 25 ans, rue du Fg-de-Roubaix, 242--Hallo Joseph, 57 ans, rue d'Avesnes, 12--Fourmaux Clémence, 71 ans, bd Montebello, 196--Vanmeitis Elodie, 52 ans, époux Carey rue Malakoff, 1--Sucche Albert, 52 ans, rue Solférino, 125--Poublon Marcelle, 1 an, rue des Postes, 239--Mastaing Louise, 5 ans, rue des Sarrazins, 51, cour des Sarrazins, 6--Lefebvre Joséphine, 71 ans, épouse Ghesquier, rue des Meuniers, 108--Gossart Léonie, 72 ans, veuve Niquet, rue Léon-Gambetta, 309--Devaux Henri, 6 ans, rue de Poids, 25--Plancq Pauline, 83 ans, veuve André, rue Cassini, 8--Déjardin Eugénie, 39 ans, épouse Tordoir, rue de l'Arbrisseau, 12--Monnier Roger, 3 ans, rue Saint-Gabriel, 32--Mullier André, 2 ans, bd Montebello, 196--Demaeseneire Marguerite, 20 ans, rue des Postes, 78--Lefebvre Rosalie, 83 ans, veuve Gourdin, quai de la Basse-Deûle, 104.

Du 11 Mai.--Verbeyen Germaine, 4 ans, rue Baudin, cour Vandevelde, 16--Vandendrische Alphonse, 76 ans, époux Cramette, rue St-Sauveur 59--Desmis Léon, 53 ans, époux Decourtray, rue Brûle-Maison, 35--Dejardin Hubert, 16 ans, rue de Roubaix, 24--Dupriez Oscar, 81 ans, époux Cooren, rue la Monnaie, 32--Bourgeaux Blanche, 40 ans, rue de Juliers, 108--Veys Henri, 68 ans, époux Delattre, rue du Faubourg-des-Postes, 20--Peirenboom Jules, 19 ans, rue de Wazemmes, 170--Cormont Marie, 31 ans, place Simon-Vollant, 11--Soots Marie, 17 ans, rue de Jemmapes, 15--Lecocq Fernand, 40 ans, rue Meurein, 75.

Du 12 Mai.--Duchatelet Marguerite, 4 ans, rue Montaigne, 3--Fiévet Charles, 69 ans, époux Leurent, cité Philantropique, 147--Marsal Lonis, 7 ans, rue Fontenelle, 41--Billiet Adolphine, 18 ans, rue Léonard-Danel, cour du Vacher, 11--Lamérand Henriette, 14 ans, rue St-François, 15--Leclerc Auguste, 79 ans, quai de la Basse-Deûle, 104--Desailly Mathilde, 55 ans, veuve Simon, rue de la Halle, 1 bis--Bovyn Alphonse, 52 ans, rue d'Esquermes, 93--Devos Marie, 45 ans, rue d'Esquermes, 93--Deja Adélaïde, 70 ans, veuve Delafare, rue de Paris, 224--Rose Charlotte, 71 ans, veuve Lapeire, rue d'Amiens, 28--Mathiot Arthur, 46 ans, époux Lefebvre, rue Boucher-de-Perthes, 86--Blanquart Céline, 57 ans, rue de Thionville, 12 bis--Christiaens Emile, 53 ans, époux Devestelle, rue du Four-à-Chaux, 69.

Du 13 Mai.--Baelde Louis, 66 ans, veuf Vienne, rue de la Monnaie, 32--Lagneau Philomène, 45 ans, rue de la Justice, 11, cour Descamps--Lefebvre Alexandre, 75 ans, époux Bilhaut, quai de la Basse-Deûle, 104--Letan Léa, 31 ans, épouse Bossuyt, rue de Fives, 40--Hottelart Irma, 56 ans, épouse Méesse, bd Montebello, 196--Verdin Alphonse, 54 ans, époux Perignon, rue de Lannoy, 84--Morel Elise, 77 ans, veuve Gruson, rue St-Sauveur, 59--Rousseau Céline, 75 ans, veuve Plastevoet, rue des Postes, 55--Delebarre Marie, 63 ans, épouse Duthoit, rue Degland, 26--Schietegatte Marie, 85 ans, veuve Gokière, rue Malsence, 79.

Du 14 Mai.--Landtsheere Hélène, 56 ans, rue Newton, 20--Wauquier Clarisse, 78 ans, épouse Bahalle, quai de la Basse-Deûle, 104--Verdière Denise, 20 mois, rue Ratisbonne, 32--Richez Marie, 62 ans, épouse Geldhof, rue d'Esquermes, 93--Demory Angélique, 82 ans, veuve Lacquement, rue Charles-de-Muyssart, 6--Hilde Madeleine, 48 ans, veuve Evrard, rue de La Madeleine, 24--Duroux Gustave, 53 ans, époux Ruckebusch, rue du Faisan, 2--Duflot Arnould, 65 ans, rue du Château, 15.

Du 15 Mai.--Bonnel Désiré, 66 ans, époux Chabrier, rue Dubrunfaut, 8--Masson Marguerite, 22 ans, rue du Pont-du-Lion-d'Or, 15 bis--Burggraeve Marie, 81 ans, veuve Bertrand, rue St-André, 138--Der Amandine, 67 ans, époux Payen, rue Esquermoise, 122--Debouvris Raoul, 58 ans, rue du Gard, 16--Gallet Charles, 71 ans, veuf Duburcq, rue Delezennes, 16, cour Marguerite--Delobel Ernest, 68 ans, veuf Fontaine, rue des Processions, 73--L'Herminez Laure, 52 ans, épouse Ponthieu, rue de l'Hôpital-Militaire, 35--Blanquart Jules, 73 ans époux Reverd, rue Lottin, 6--Darras Louis, 65 ans, époux Descendres, rue de l'Arc, 23--Masurel Agathe 63 ans, rue Royale, 47--Lemaire Boniface, 59 ans, rue de Flandre, 70--De Leers François, 69 ans, époux Hennebutte, rue d'Iéna, 122, cour Philippe, 1--Falloux Léontine, 43 ans, épouse Caron, rue d'Esquermes, 93--Hennebelle, Gergonie, 79 ans, rue d'Esquermes, 93--Galiot Victor, 51 ans, rue d'Austerlitz, 92--Ruysschaert Pierre, 57 ans, veuf Vandenheede, rue Rubens, 40.

CONSEILSet renseig. surHéritages, Inventaires, testaments, rédaction de tous actes. S'ad. àM. S. Pamart. ex-princip. clerc de notaire 51, rue du Maire-André, de 9 à 10 h. et de 2 à 5 h.

--M. et Mme Georges Crépy, M. et Mme Lucien Crépy, M. Gabriel Crépy et la Famille, très touchés des nombreux témoignages de sympathie qu'ils ont reçus, à l'occasion de la mort deM. Eugène CRÉPY, adressent à toutes les personnes qui ont assisté aux funérailles, leurs plus sincères remerciements et s'excusent, vu les circonstances, de ne pouvoir le faire directement.

--M. et Mme Lorguez-Despinoy, Mme Lorguez-Désespringalle, Mme veuve Lorguez-Tilly et toute la famille, remercient sincèrement les personnes qui ont assisté aux funérailles deMlle Zulma LORGUEZ, décédée le 1er mai 1916, à l'âge de 46 ans, et s'excusent auprès de celles qui, en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.

--M. et Mme Fernand Granier-Spriet, M. Maurice Lesaffre (en campagne) et Mme S. Spriet, cruellement éprouvés par la mort de leur fille, soeur et petite-fille,Renée LESAFFRE, âgée de 17 ans et 6 mois, ont été profondément touchés des marques de sympathie qui leur ont été exprimées dans cette circonstance si douloureuse, par les nombreuses personnes qui ont assisté aux funérailles célébrées le 10 mai, et les prient de bien vouloir agréer leurs sincères remerciements.

Erratum. Aux remerciements relatifs au décès de Raymond Trenchant, du précédent numéro lire: décédé à l'âge de14 ans(au lieu de 4 ans).

LETTRES MORTUAIRESaux prix ordinaires à l'Imprimerie La Gutenberg, 5-7, rue Desrousseaux.

N° 159.Prix du Numéro: 0,05Dimanche 21 Mai 1916

Viande. La 3e distribution de viande fraîche se fera suivant l'ordre affiché dans les boucheries.

A titre exceptionnel, les personnes qui, pour une raison quelconque, ne désireront pas profiter de cette 3e distribution pourront recevoir en échange, dans les locaux du Comité Hispano-Américain, à leur jour de distribution, une ration supplémentaire de saindoux de 0.50 par personne ou une ration supplémentaire de café de 0.20 par personne.

Comité Hispano-Américain

La prochaine distribution, qui commencera demainlundi, comprendra:

Haricot            0  30, 1 ration par personneRiz                0  30, 2   --          --Café               0  20, 2   --          --Saindoux           0  75, 1   --          --Céréaline          0  10, 1   --          --Savon              0  15, 1   --          --Cristaux de soude  0  10, 1   --          --

Lard salé. Le stock actuel de lard salé ne permet pas de faire une nouvelle distribution en ce moment.

Pour parer à cet inconvénient, il sera fait, dans quelques jours, une distribution de morue salée à toute la population. Les avis seront affichés comme d'habitude dans les locaux de pain.

La Comité d'Alimentation du Nord de la France, à Bruxelles,a adressé au Comité de District de Lille, en réponse à la lettre de ce dernier, en date du 5 Mai 1916, reproduite dans le Nº 157 du Bulletin de Lille, la lettre suivante:

Bruxelles, le 10 Mai 1916.66, rue des Colonies.

Au Comité du District de Lille.

Messieurs,

Nous avons bien reçu votre lettre du 5 courant, lettre que nous nous sommes empressés de communiquer aux organismes supérieurs, qui coopèrent au ravitaillement du Nord de la France:The Commission for Relief in Belgium et le Comité National.

Les sentiments exprimés à notre égard dans cette correspondance, nous ont profondément touchés; nous vous en remercions bien sincèrement.

Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de notre considération distinguée.

Signé: LE BLANVan Bréé.

UNIVERSITÉ DE LILLE

Une session de baccalauréat s'ouvrira le lundi 10 juillet 1916, devant les Facultés des Sciences et des Lettres de l'Université de Lille.

Les registres d'inscription seront ouverts aux Secrétariat desdites Facultés du 29 mai au 10 juin.

Examens de l'Enseignement primaire Ces divers examens auront lieu, à Lille, aux dates suivantes:

1ºBrevet élémentaire. Aspirants: Lundi 3 juillet; Aspirantes: Lundi 10 juillet;

2ºBrevet supérieur. Aspirants et Aspirantes: Lundi 17 juillet;

3ºCertificat d'études primaires supérieures: Aspirants et Aspirantes: Lundi 24 juillet.

Le 10 mai, vers 1 h. 15 du soir, un commencement d'incendie s'est déclaré rue des Tours, 40, chez M. Naessens, marchand de meubles. Le feu, qui a pris naissance dans la cave, a été éteint à l'aide de quelques seaux d'eau. Dégâts insignifiants.

Le 15 mai, vers 3 heures du soir, le jeune Ver Ecke Jean, âgé de 4 ans, demeurant rue des Sarrazins, 96, a eu le doigt majeur de la main droite écrasé par la porte de l'estaminet, même rue, 25, qu'une personne imprudente a fermée, sans avoir aperçu l'enfant.

Même date, vers 7 heures, rupture d'un fil de trolley, rue des Postes, en face du nº 266.

Pourquoi dormons-nous?

Quelle est la meilleure position à adopter pour dormir?

Pourquoi dormons-nous et pourquoi le tiers de notre existence se passe-t-il dans l'inconscience du sommeil? Telle est, la question traitée dans un important ouvrage sur leProblème physiologique du sommeil, dû à M. H. Piéron, physiologiste distingué, où l'auteur se livre à un examen critique des diverses théories en présence, pour expliquer le sommeil: théorie physiologique, théorie du neurone, théorie toxique, etc.

On ne dort pas nécessairement parce que fatigué. Nous avons tous éprouvé qu'un effort physique considérable, provoque plus aisément l'insomnie que le sommeil. D'autre part, l'entraînement, l'habitude, jouent un rôle important dans la question, comme nous pouvons tous le voir: les uns parce que farcis d'habitudes, les autres parce que totalement dépourvus de celles-ci; les uns accoutumés à dormir beaucoup, et d'autres à dormir très peu. Un fait curieux, et très certain, est, qu'en somme, on dort beaucoup par désintérêt. Tant de gens dorment en omnibus et en Métro, parce qu'on s'y ennuie cordialement à ne rien voir de neuf, surtout dans le dernier. L'esprit n'est point stimulé par le paysage, par la vie, par le mouvement: rien ne l'intéresse, il se met en boule et dort.

Et un fait de la plus grande importance physiologique est que l'animal meurt plus vite de la privation artificielle de sommeil--une bien cruelle expérience, car on ne peut empêcher la victime d'en sentir toute la souffrance--que de la privation de nourriture. C'est donc que la fonction du sommeil est plus importante encore que celle de la nutrition.

Pourtant, on ne voit rien de très significatif dans le fonctionnement de l'organisme durant le sommeil. Le coeur se ralentit, les vaisseaux se dilatent, la pression artérielle diminue, la respiration se ralentit et les échanges sont réduits: le tube digestif et le rein continuent leur besogne. On ne voit rien dans tout cela qui explique l'importance du sommeil. Il faut bien dire, aussi, que la plupart des théories du sommeil sont insuffisantes.

On dort par anémie cérébrale, disent les uns. Non pas, crient d'autres: par congestion cérébrale. La vérité n'est ni à droite, ni à gauche. D'autres, restés fidèles à la théorie du neurone, et des prolongements mobiles de cellules cérébrales, capables de s'allonger et de se rétracter, et aussi d'établir et de supprimer le contact avec les cellules voisines, supposent que, lors du sommeil, les prolongements se rétractent et suppriment les communications. Seulement, personne n'a vu ces prolongements se raccourcir.

L'organisme qui a besoin de sommeil, serait-il plus ou moins appauvri en telle ou telle substance provenant d'une glande à sécrétion interne? Ou bien serait-il empoisonné par une accumulation de déchets, de toxines?

Mais des faits bien connus sont opposés à ces interprétations. Les changements observés peuvent être la conséquence, aussi bien que la cause du sommeil. Et d'autres objections se dressent et se pressent contre les diverses hypothèses.

Celle qui se tiendrait le mieux, à l'heure présente, de l'avis de ceux qui s'occupent de la question, serait la théorie dite biologique, formulée il y a quelques années par M. Claparède.

D'après cette théorie, le sommeil serait non pas seulement un repos, un arrêt de fonctionnement de l'organisme, mais une fonction active et de défense.

Le besoin du sommeil se ferait sentir, non quand celui-ci est devenu impérieux, mais plus tôt, avant d'être devenu une nécessité absolue: le besoin de sommeil serait un instinct, survenant comme la plupart des instincts sous l'influence de l'intérêt du moment.

Contre quoi cet instinct nous protégerait-il? C'est la question que s'est posée M. H. Piéron, et le résultat des expériences qu'il a faites sur des malheureux animaux, à qui il rendait le sommeil impossible, a été la démonstration des méfaits de l'insomnie prolongée. L'insomnie tue les animaux au bout d'une dizaine de jours, et elle les tue par des lésions cérébrales évidentes. Leur état, vers la fin, est pitoyable: ils ne peuvent plus garder les yeux ouverts, l'attention n'existe plus chez eux, les pattes fléchissent sans cesse; ils sont harassés, exténués. Si l'on prolonge cette cruelle épreuve, la bête meurt d'épuisement, mais si on la laisse dormir, elle tombe dans un sommeil profond et prolongé d'où elle sort reposée et rétablie. Les lésions cellulaires se sont réparées et l'organisme est redevenu normal.

Ces lésions sont dues à une intoxication. Ce qui le prouve, c'est qu'en injectant le sang de l'animal épuisé par l'insomnie à un animal normal, on provoque aussitôt chez celui-ci les symptômes que présente le premier. Les symptômes, et aussi les lésions cérébrales.

Chez l'animal soumis à la torture de l'insomnie, il se fait ou s'accumule dans le sang une substance de nature encore indéterminée, qui provoque le besoin de dormir, et aussi les lésions cérébrales de l'insomnie.

On dormirait, en somme, pour défendre l'organisme contre la formation et l'accumulation d'une substance toxique produite durant la veille, on ne sait où et on ne sait comment, substance dont on ne sait à peu près rien pour le moment.

Bien évidemment M. H. Piéron ne résout point le problème du sommeil, mais la théorie qu'il en esquisse est intéressante. Il s'agirait, maintenant, d'entreprendre l'étude du sommeil, au point de vue chimique, pour se faire une idée de la nature de la substance toxique, de l'endroit où elle peut prendre naissance, et du mécanisme présidant à sa genèse. Il y a encore de quoi s'occuper avec le sommeil.

Les avis ne sont pas moins partagés sur la question de savoircomment on doit dormir, autrement dit, quel est ledecubitusle plus favorable à adopter pour s'assurer un repos bien réparateur, c'est-à-dire ininterrompu.

Voici, sur cette question, quelques opinions entre cent:

Un auteur du XVIe siècle, de Calviac, édicté ce précepte: «Il ne faut pas, dit-il, se coucher à l'envers, ni au contraire la face contre le lict, mais de costé, parce que cela est plus sain».

Loys Guyon, dans ses «Leçons de civilité», consacre un chapitre à la situation qu'on doit tenir pendant qu'on dort, tant pour la civilité que pour la santé. «On doit, écrit-il, dormir sur le côté droit au premier sommeil, afin que la viande descende au fond de l'estomach. Puis, au second sommeil, ayant demeuré quelque quatre heures ou environ sur le dit côté droit, on se doit retourner sur le gauche, afin que le foye se pause et estende mieux sur l'estomach... Le dormir sur le ventre ne vaut rien. Le dormir sur le dos engendre pierre et sable. Il est malsain de dormir les yeux ouverts, ou la bouche ouverte. Parler et ronfler de nuit est une très grande incivilité».

Sur quoi, l'auteur donne une recette pour s'empêcher de ronfler, et termine en invitant «les parents et les pédagogues à contraindre les enfants encore tendrelets à se coucher en honneste situation. Outre que c'est chose salubre, c'est aussi grande civilité, et d'estre mauvais coucheur, j'en ay vu advenir beaucoup de débats et querelles, et souvent entre le mari et la femme».

Mais en cette matière, comme en beaucoup d'autres, relatives à la vie courante, l'instinct de chacun n'est-il pas un guide plus sûr que toutes les théories? C'est à proprement parler une question d'espèce, comme on dit au Palais. Chacun adopte, spontanément, ou après un petit nombre de tâtonnements, ledecubitusle plus favorable à une bonne nuit. Les réveils intempestifs au cours du sommeil, sont souvent dus à une fausse position prise involontairement en dormant, d'où résultent des troubles passagers et locaux dans la circulation et la respiration, qui finissent par prendre assez d'importance pour provoquer le réveil. On fera donc bien d'éviter de prendre le soir, avant de se coucher, tout excitant capable de provoquer des versions pendant le sommeil.

Une légende tenace. L'Amiral Suisse

On sait combien les légendes ont la vie dure! Essayons cependant de faire bonne justice de l'une d'elles, nous voulons parler de la plaisanterie légendaire, rebattue et usée de l'amiral suisse, pour caractériser une fonction impossible ou invraisemblable. Or, c'est, le croirez-vous, dire une absurdité. Car l'amiral suisse n'a pas toujours été un mythe, il a bel et bien existé, en chair et en os; et s'il a disparu, c'est tout simplement que le besoin ne s'en faisait plus sentir, la fonction abolie, l'organe a tout naturellement cessé d'exister. Il y a quelques siècles, les cantons qui forment la Suisse, n'étaient pas réunis comme maintenant en confédération. Ils étaient séparés et hostiles entre eux. Et ils ne se bornaient pas à être divisés entre eux, mais étaient, en outre, sans cesse en dispute avec la Savoie. Autour du lac de Genève, ou plutôt du lac Léman (ceci soit dit pour ne pas irriter les gens de Lausanne et autres riverains du lac, très ombrageux à l'endroit de son appellation), les armées de terre étaient doublées d'armées de mer et de vaisseaux de guerre, qui menaient la lutte sur l'eau. Berne, Genève, le Valais avaient des bateaux de guerre ou galères.

Dans une vieille chronique du temps, on retrouve même les noms de quelques-unes de celles-ci: le Soleil, le Grand-Ours, le Petit-Ours, ces bateaux portaient chacun une dizaine de canons et 4 à 500 hommes d'équipage.

A une flotte de guerre, il fallait nécessairement un chef maritime et on lit, en effet, dans cette même chronique, qu'en 1590, «la République de Genève nomma un amiral de tout le navigage, qui commandait aux capitaines des galères et frégates de la flotte genevoise».

L'amiral suisse exista donc. Pas longtemps cependant. Car en 1798, la flotte suisse n'était plus qu'un souvenir, quand les troupes françaises envahirent le pays en traversant le lac de Thonon à Ouchy.

LES CHAMPIGNONS MORTELSComment les reconnaître? Inefficacité du «Blanchissage»

De recherches faites au laboratoire de cryptogamie de l'Ecole de pharmacie de Paris, par le professeur Radais et son préparateur M. Sartory, il ressort que le poison des amanites et des volvaires serait beaucoup plus fixe qu'on ne le pense généralement; c'est ainsi qu'il se conserve inaltéré pendant plus d'une année dans la poudre desséchée du champignon; elles montrent d'autre part qu'une température de 120°, prolongée pendant dix minutes, ne le détruit pas; enfin que le poison peut être retenu à l'intérieur des cellules fongiques, d'où il peut être libéré par une exosmose brutale on par la destruction de la paroi cellulaire.

Si de nombreuses victimes payent chaque année de leur vie le dangereux attrait du «plat des Césars», les mycophages ont leurs défenseurs, et nombreuses (autant qu'inefficaces) sont les recettes plus ou moins empiriques qui sollicitent l'amateur, pour distinguer du bon le mauvais champignon, ou simplement annihiler les propriétés toxiques de ce dernier.

Pourtant, d'après le savant entomologiste J.-H. Fabre, mort récemment, après une existence presque centenaire, consacrée toute entière aux plus minutieuses, aux plus pénétrantes et aux plus persévérantes recherches sur la vie des insectes, il suffirait, pour rendre les champignons vénéneux inoffensifs de les faire «blanchir», c'est-à-dire de les jeter dans l'eau bouillante, légèrement salée, en achevant le traitement par quelques lavages à froide. Voici, d'ailleurs, comment il s'exprime sur ce sujet dans son si intéressant et si attachant ouvrage intitulé «Souvenirs», dont on ne saurait trop recommander la lecture:

«Bien des fois, courant les bois du voisinage, je visite les paniers des récolteurs et des récolteuses qui, volontiers, me laissent faire. J'y vois de quoi scandaliser les maîtres en mycologie. J'y trouve fréquemment le bolet pourpre, classé parmi les plus dangereux; l'agaric annulaire (Armillaria mellea Fries), qualité devalde venenatuspar Persoon, un maître en la matière. C'est même le champignon dont l'emploi est le plus fréquent, à cause de son abondance, à la base des mûriers surtout. J'y trouve le bolet satan, dangereux tentateur; le lactaire zoné, dont l'âcreté rivalise avec le poivre du lactaire mouton; l'amanite à tête lisse, magnifique coupole blanche, issue d'un ample volva et frangée sur les bords de ruines farineuses semblables à des flocons de caséine. L'odeur vineuse et l'arrière-goût de savon devraient rendre suspecte cette coupole d'ivoire. On n'en tient aucun compte.

«Comment, avec une telle insoucieuse récolte, évite-t-on les accidents? Dans mon village et bien loin à la ronde, il est de règle de faire blanchir les champignons, c'est-à-dire de les faire cuire dans l'eau bouillante légèrement salée. Quelques lavages à l'eau froide achèvent le traitement. Ils sont alors préparés de telle façon que l'on veut. De la sorte, ce qui pourrait être dangereux au début devient inoffensif, parce que l'ébullition et les lavages ont éliminé les principes nocifs.

«Mon expérience personnelle confirme l'efficacité de la méthode rurale. Très fréquemment, j'ai fait usage, avec ma famille, de l'agaric annulaire, réputé très vénéneux. Assaini par l'eau bouillante, c'est un mets dont je n'ai que du bien à dire.

«Un de mes amis, médecin, à qui j'avais fait part de mes idées sur le traitement par l'eau bouillante, voulut essayer de son côté. Pour le repas du soir, il choisit l'amanite citrine, de mauvais renom à l'égal de l'amanite panthère. Tout se passa sans la moindre encombre.

«De ces faits, il résulte qu'une bonne ébullition préalable est la meilleure sauvegarde contre les accidents occasionnés par les champignons. Mais c'est là, dira-t-on, une cuisine de sauvage; le traitement par l'eau bouillante réduira les champignons en purée; il leur enlèvera tout arôme et toute sapidité. Erreur profonde. Le champignon supporte très bien l'épreuve. La sapidité n'y perd rien et l'arôme ne faiblit guère. De plus, la digestibilité s'améliore. Aussi, dans mon ménage, l'habitude est de soumettre le tout à l'eau bouillante, même la glorieuse oronge.

«Je suis un profane, il est vrai, un barbare que séduisent peu les raffinements de la cuisine. Je me croirais dédommagé de mes persévérantes observations si je parvenais, si peu soit-il, à populariser la prudente recette provinciale concernant les champignons, nourriture excellente, et qui fait agréable diversion à la pâtée de haricots ou de pommes de terre, lorsqu'on sait tourner la difficulté de la distinction entre l'offensif et le dangereux».

MM. Radais et Sartory ne sont pas de l'avis de Fabre. Tout en reconnaissant que certains champignons toxiques, et d'ailleurs en général non mortels, comme la fausse oronge, l'amanite panthère, et quelques autres, dont le principe toxique est très soluble dans l'eau bouillante, peuvent devenir inoffensifs par l'opération du «blanchissage», ils mettent en garde contre l'application générale de ce procédé, qui peut conduire à desmécomptes funestes. Ce procédé serait notamment insuffisant vis-à-vis des amanites à phalline, et en particulier de l'amanite phalloïde ou oronge cigüe, la plus toxique de toutes. Il résulte en effet de leurs expériences que, pour cette dernière en particulier, le procédé de traitement par l'eau bouillante, suivi de lavages à l'eau froide, laisse intacte une partie du poison, qui est énergiquement retenu dans la trame fongique ou dans les cellules. Quant à la chaleur de l'eau bouillante, elle ne saurait détruire le poison qui résiste à la température de 120°. Aussi MM. Radais et Sartory considèrent-ils comme dangereux de répandre dans le public cette notion, d'ailleurs peu nouvelle mais inexacte, que le «blanchissage» des champignons à l'eau bouillante peut, dans tous les cas, les rendre inoffensifs. En résume, elle n'est pas plus fondée, dit M. Guignard, en terminant, que celle qui repose sur l'efficacité de la pièce ou de la cuiller d'argent. La moindre réflexion suffit à prouver que la croyance à toutes ces prétendues recettes n'est qu'un absurde et dangereux préjugé. La cuiller d'argent ou la pièce de monnaie noircissent toujours lorsqu'on les soumet au contact de l'hydrogène sulfuré, que ce gaz malodorant soit dégagé par du jaune d'oeuf, par des champignons comestibles un peu vieux, ou même par de la viande un peu faisandée; l'argent reste brillant, au contraire, en présence de toute matière ne dégageant pas d'hydrogène sulfuré, telle que les champignons frais et récemment cueillis, fussent-ils les plus redoutables qui existent.

Quant à l'oignon, il n'est pas une cuisinière qui ne sache qu'on peut le faire demeurer blanc ou le brunir à volonté, suivant qu'on le laisse ou non manquer de beurre pendant la cuisson. Enfin les insectes, les vers, les limaces s'attaquent à tous les champignons indistinctement, et ne paraissent nullement incommodés par la consommation des espèces les plus dangereuses pour l'homme.

Donc, il n'existe aucune recette, aucun procédé permettant de reconnaître si un champignon est comestible ou vénéneux.

Si l'on désire en consommer sans danger, il faut apprendre à «connaître parfaitement» les caractères et les propriétés des espèces les plus communes et les plus abondantes, dans la région qu'on habite et s'en tenir à la consommation de celles-là. On apprend bien à différencier le persil de la ciguë. Pourquoi ne s'appliquerait-on pas à reconnaître, sans erreur possible, les cinq à six--car il n'y en a pas plus--catégories de champignons mortels?

Annonces diverses

--Les annonces et réponses aux annoncessont reçues au Bureau du Journal, spécialement installé à cet effet à la Préfecture (entrée par la grille, place de la République).


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