Chapter 13

[1]Par le mariage de Béatrix de Bourbon avec Robert, l'un des fils du roi saint Louis.[2]Charlotte de Bourbon, ainsi que le prouve un acte émané d'elle le 25 août 1565, lequel sera ci-après reproduit, ignorait à tel point la date précise de sa naissance, qu'elle ne pouvait pas plus se dire, en 1565, âgée de treize ans que de douze.[3]Psaume XXVII, 10.[4]Ep. aux Galates. VI. 7.[5]Ce prêtre, l'un des familiers de la maison du duc et de la duchesse de Montpensier, à titre de précepteur de leur fils, n'était autre queRuzé, qui depuis devint évêque d'Angers: c'est ce que déclara le duc de Montpensier lui-même dans une lettre adressée, le 28 mars 1572 à l'électeur palatin, et insérée ici au no2 de l'Appendice.[6]Voir une information secrète du 28 avril 1572, dont le texte complet sera reproduit plus loin.[7]A peine est-il nécessaire d'ajouter que la résignation du titre et des fonctions d'abbesse de Jouarre, par la tante au profit de sa nièce, concorda avecl'entrée en religiondont il s'agit.[8]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3, 182, fo82.—Ibid.Collect. Clérambault. vol. 1,114, fo182.—Coustureau,Vie du duc de Montpensier, in-4o, p. 217.[9]Coustureau,Vie du duc de Montpensier, p. 221.[10]Ils sont, avec addition de détails complémentaires, pleinement confirmés par l'information secrète du 28 avril 1572, contenant les dépositions de six religieuses de l'abbaye de Jouarre, autres que celles qui avaient, le 25 août 1565, attesté, en leur déclaration la sincérité des faits énoncés par Charlotte de Bourbon, dans sa protestation du même jour.[11]«Quant au duc de Montpensier, il portoit telle inimitié à la religion (réformée), et avoit esté de telle sorte pratiqué par ceux de Guise, qu'il se bandoit du tout contre soy-mesme, sans pouvoir gouster la conséquence des entreprises contraires.» (Regnier de La Planche,Hist. du règne de François II, édit. de 1576, p. 567).[12]De Thou,Hist. univ., t. III, p. 59.[13]Regnier de La Planche,loc. cit., p. 39.[14]Ap. Tommasco, Relazioni, in-4o, t. Ier, p. 133.[15]De La Place,Comment., édit. de 1565, p. 109, 110, 111.—De Thou,Hist. univ., t. II, 824, 825.[16]De Thou,Hist. univ., t. II, p. 832.[17]Hist. univ., t. II, p. 776.[18]De La Place,Comment., p. 237.[19]Comment., p. 237.—Voir à l'Appendice, no1, une pièce de vers composée, peu de temps après la mort de la duchesse de Montpensier, et qui donne une idée des sentiments élevés dont on la savait animée.[20]«La duchesse de Montpensier avoit destiné une de ses filles, nommée Charlotte au duc de Longueville.» (De Thou,Hist. univ., t. III, p. 60.)[21]Lettres françaises de Calvin, t. II, p. 179, 265, 267, 286, 499. L'une de ces lettres, adressée par Calvin au jeune duc de Longueville, le 22 août 1559 (p. 286) contenait ce passage: «Monseigneur, vous avez un grand advantage, en ce que madame vostre mère ne désire rien plus que de vous voir cheminer rondement en la crainte de Dieu, et ne sçauroit recevoir plus grand plaisir de vous qu'en vous voyant porter vertueusement la foy de l'Évangile.»][22]D'Aubigné,Hist. univ., t. II, liv. Ier, ch. 11.[23]Information secrète du 28 avril 1572.—François Daverly portait le titre de seigneur de Minay.[24]Il nous semble impossible qu'une active correspondance, inspirée par la plus tendre affection, n'ait pas existé entre Charlotte de Bourbon et sa sœur la duchesse de Bouillon, surtout depuis l'année 1562; époque à laquelle cette femme si distinguée, à tant de titres, avait, ainsi que le duc, son mari, ouvertement embrassé la religion réformée, et dès lors chaleureusement servi, avec lui, non seulement les intérêts spirituels et matériels des habitants du duché, mais aussi ceux d'une foule de personnes venues de France, auxquelles un asile était accordé à Sedan et à Jametz. Des documents précis, postérieurs à 1572, témoignent au surplus de l'étroite amitié qui unissait l'une à l'autre les deux sœurs, Charlotte et Françoise de Bourbon.[25]Nous ne tracerons pas ici le tableau des monstrueux excès par lesquels le duc se déshonora. On frémit d'indignation et de dégoût à l'aspect des lugubres et cyniques détails dans lesquels sont entrés, sur ce point, Brantôme (édit. L. Lal., t. V, p. 9 et suiv.), et, plus amplement encore l'auteur de l'Histoire des martyrs(in-fo1608, p. 589 à 591, et 593, 594).—Voir aussi l'Histoire des choses mémorables advenues en France, de 1547 à 1597(édit. de 1599, p. 186 à 193).[26]On lit dans un rapport relatif à un synode provincial des églises réformées, tenu à Laferté-sous-Jouarre, le 27 avril 1564, le passage suivant: «Le duc de Bouillon a envoyé paroles de créance par Perucelly, qui disoit avoir parlé à luy à Troyes, ou ès environs, et par Journelle, par lesquelles il faisoit entendre le bon vouloir qu'il a de s'employer pour le Seigneur,avec madame sa femme, et que, en brief temps il exterminerait la messe et prestres de ses terres, et que de cela ne pouvait estre empesché, parce qu'il ne dépendoit que de Dieu et de l'espée. Il prioit l'assemblée de luy faire venir des régents de Genève pour dresser un collège à Sedan, lequel il veult renter de deux ou troys mille francs; promettant que ses places seront toujours seur refuge aux fidèles, et qu'elles estoient munies suffisamment de tout ce qu'il falloit.» (Bibl. nat. mss., f. fr., vol. 6.616, fos96, 97).[27]E. Benoit,Histoire de l'Édit de Nantes, t. Ier, p. 42.—De Thou,Histoire univ., t. III, p. 655.—Bayle,Dict. phil., VeRosier (Hugues, Sureau du).[28]«Quoy que le duc de Montpensier eût eu de la duchesse, sa femme, un fils et plusieurs filles, il ne laissa pas de songer à un second mariage, à l'âge de cinquante-cinq ans passés; et ayant fait choix de Catherine de Lorraine, fille de François de Lorraine, duc de Guise, et d'Anne d'Este, pour lors âgée seulement de dix-huit ans, le traité en fut passé à Angers, le 4 février 1570.» (Coustureau,Vie du duc de Montpensier, addit., p. 179).—Brantôme dit de Catherine de Lorraine que «bien tendrette d'aage, elle espousa son mary qui eût pu estre son ayeul». (Édit. L. Lal., t. IX, p. 646).—Le Laboureur (addit. auxMém. de Castelnau, t. II, p. 735) allant au fond des choses, n'hésite pas à dire: «Le duc de Montpensier se maria, en premières noces à Jacqueline de Long-Vic, pour profiter du crédit de l'admiral Chabot, qui avoit épousé Françoise de Long-Vic, sa sœur aînée; et ce fut pour la mesme considération qu'il prit pour seconde femme Catherine de Lorraine, sœur du duc de Guise, auquel cette alliance fut plus utile pour achever de détacher ce prince des intérêts de sa maison, et pour le discréditer parmi des siens, qu'elle ne lui fut avantageuse..... Il apprit par les suites des différends qu'il eut à la cour et par la conduite que cette seconde femme tint avec lui, qu'on n'avoit eu d'autre dessein que de désunir sa maison....., en luy donnant pour le veiller une femme fort entreprenante et qui luy donna bien des affaires.»][29]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.[30]Jacques Couet, ministre de la parole de Dieu, auteur duTraité servant à l'esclaircissement de la doctrine de la prédestination, Basle, »in-8o, 1779.»—Les lignes ci-dessus transcrites sont tirées de la préface de ce traité, dans laquelle Couet s'adresse «à haulte et puissante» dame, madame Louise-Julienne de Nassau, Electrice palatine.»][31]Mémoires sur la vie et la mort de la sérénissime princesse Loyse-Julienne, Electrice palatine, née princesse d'Orange.1 vol. in-4o; à Leyden, de l'imprimerie de Jean Main, 1625, fo12.[32]De Thou,Hist. univ., t. II, p. 701.[33]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 6.619.[34]Frédéric III s'est, en quelque sorte, peint lui-même dans cette vaste correspondance et dans son testament. En publiant l'une et l'autre, le savant et judicieux M. Kluckhohn a élevé un monument durable à la mémoire du prince électeur. Voir 1osur Frédéric III, Le Laboureur, addit. auxMém. de Castelnau, in-fo, t. Ier, p. 538 à 542;—lesMém. de Condé, passim;—D'Aubigné,Histoire univ., passim;—La Popolinière,Hist., passim;—Brantôme, édit., L. Lal., t. Ier, p. 313;—Baum,Th. de Bèze, append.;—Archives de Stuttgard, Frankreich, 16, no40;—Bulletin de la Soc. d'hist. du prot. fr., année 1869, p. 287.—2oÉcrits de Frédéric III—das Testament Friedrichs des frommen, Kurfürsten der Pfalz, von A. Kluckhohn, in-4o;—Kluckhohn,Briefe Friedrichs des frommen, etc., etc., in-8o, 1868, 3 vol.—Voir, pour d'autres lettres de Frédéric III, en Angleterre,Calendar of State papers, foreign series, ann. 1560, 1562, 1563, 1567, 1668 et suiv.;—à Genève, Archiv., portef. histor., no1.753;—en France, Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 2.812, 3.193, 3.196, 3.210, 3.314, 3.318, 6.619, 15.544, et fonds Colbert, Vevol. 397.[35]Dédicace de son célèbre ouvrage, intituléla Gaule françoise(ap.Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. II, p. 579).[36]Mém. de Condé, in-4o, t. III, p. 431.[37]Frédéric III couronna sa carrière par une profession solennelle de sa foi qu'il consigna dans un testament du 23 septembre 1575, contenant d'ailleurs, sur des points divers, une longue suite de dispositions. L'une d'elles, notamment, atteste sa constante sollicitude pour les nombreuses victimes des persécutions religieuses, qui, à leur sortie de France ou d'autres pays, avaient trouvé dans le Palatinat un accueil hospitalier, et pour celles qui à l'avenir, y chercheraient un refuge; il voulait que les unes continuassent à jouir des avantages dont elles étaient pourvues, et que des secours fussent assurés d'avance aux autres. Sa sollicitude se portait aussi, dans l'intérêt des professeurs, des étudiants et étrangers, de toutes conditions, qui ne parlaient pas l'allemand, sur la continuation du service divin qui se célébrait,en langue française, à Heydelberg.[38]Loc. cit.][39]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.193, fo62.[40]Lettre du duc de Montpensier à sa fille, l'abbesse de Farmoutiers (ap. dom Toussaint Duplessis,Hist. de l'église de Meaux, in-4o, 1731, t. II,Pièces justificatives, no5).[41]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.353, fo23.[42]Cette réponse, démesurément longue, est intégralement reproduite avec les annotations qu'elle nécessite, au no2 de l'Appendice, dans la rudesse de ses assertions, pour la plupart outrageantes et mensongères.[43]«Le duc de Montpensier lors emplissoit la cour de plaintes, pour sa fille, l'abbesse de Jouarre, qui, se voyant menacée, s'enfuit à Heidelberg.» (D'Aubigné,Hist. univ., t. II, liv. 1er, ch. II.)[44]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3,182, fos58 et suiv.—Au dos du document ci-dessus transcrit se trouve la mention suivante: «Par commandement de messieurs le premier président et Boissonnet, conseiller, ceste information faicte par les officiers de Jouerre.»][45]«Il y eut force dépesches vers le comte palatin pour r'avoir Charlotte de Bourbon, mais lui, ne voulant la renvoyer qu'avec bonnes cautions, pour la liberté de la dame en sa vie et en sa religion, le père aima mieux ne l'avoir jamais.» (D'Aubigné,Hist. univ., t. II., liv. Ier, chap. II).—«Le père, grand catholique, avoit redemandé sa fille à l'électeur, vers lequel fut envoyé M. le président de Thou, et puis M. d'Aumont. L'électeur offrit de la renvoyer au roi, pourvu qu'on ne la forçât point dans sa religion; mais M. de Montpensier aima mieux la laisser vivre éloignée de lui que de la voir, à ses yeux, professer une religion qui lui étoit si à contre-cœur.» (Mémoires pour servir à l'histoire de la Hollande et des autres provinces uniespar Aubery de Maurier. Paris, in-12, 1688, p. 63.)[46]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.[47]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.[48]«La de Vandoma(qualification dédaigneusement appliquée par les Espagnols à Jeanne d'Albret) partio ayer para la dicha Vandoma. Oy el conde Lodovico, el almirante y toda la camarada se han de hallar alli para hazer su cena y el enterramiento del principe de Condé que por la honrra le quieren poner en la yglesia entre los otros de su sangre.» (Pedro de Aguila au duc d'Albe; Blois, 5 mai 1572, Archiv. nat. de France, K. 1.526, B. 32.)[49]Jeanne d'Albret succomba, à Paris, le 9 juin 1572.—Voir sur ses derniers moments et sur sa mort, notre publication intitulée:Gaspard de Coligny, amiral de France, t. III, p. 383, 384, 385.[50]Lettre de l'électeur Frédéric III, à J. Junius, de juin 1572 (ap. Kluckhohn,Briefe, etc., etc., Zweiter Band, no662, p. 467).—Voir aussi, Calendar of state papers, foreign series, lettre du 27 juin 1572. On y lit: «Mademoiselle de Bourbon is very grieved at the death of the queen of Navarra.»][51]Benoit,Hist. de l'édit de Nantes, t. Ier, p. 42.—Bayle,Dict. phil., VcRosier (Hugues Sureau du).—Voir aussi les détails que donne sur les missions de Maldonat et de du Rosier un écrit intitulé: «Oraison funèbre pour la mémoire de très noble madame Françoise de Bourbon, princesse de Sedan, faicte et prononcée par de Lalouette, président de Sedan, etc., etc. Sedan, in-4o, p. 10.»][52]La confession et recongnoissance d'Hugues Sureau, dit du Rosier touchant sa chute en la papauté et les horribles scandales par lui commis, à, etc. (Mémoires de l'Estat de France sous Charles IX, t. II, p. 238 et suiv.).[53]Relation, ap. Kluckhohn,Briefe Friederich des frommens, Erst Band, p. 215 à 229.—Voir, sur la mission de Boquin, les développements contenus dans notre publication intitulée:Les protestants à la cour de Saint-Germain, lors du colloque de Poissy, 1574.[54]Doneau fut appelé, le 19 décembre 1572, à Heydelberg, pour y enseigner le droit romain.[55]Voir sur François Dujon, D. 1oScrinium antiquarium, Groning, 1754, t. Ier, part. 2,Francisci Junii vita ab ipsomet conscripta; 2oG. Brandts,Historie der Reformatie, Amst., 1677, in-4o, Boek 5, 6, 7, 8, 9, 10, 15, 17.[56]«Taffin (Jean), Bleef echter tot in 1572, te Metz, beget zich naar den Paltz in weerdfransch predikant te Heidelberg.» (Dict. biogr., Holland.)—Voir sur J. Taffin, l'intéressante et substantielle monographie de M. Charles Rahlenbeck, intitulée:Jean Taffin, un réformateur belge duXVIesiècle, Leyde, 1886, br. in-8o.[57]La lettre écrite à Chastillon et à d'Andelot par Charlotte de Bourbon, le 12 mars 1573, est ici intégralement reproduite d'après l'original que M. le duc de La Trémoille possède dans ses riches archives, et qu'il a bien voulu me communiquer.[58]Jacqueline d'Entremont, que le duc de Savoie tenait alors en captivité. (Voir, sur ce point, notre publication intituléeMadame l'amirale de Coligny, après la Saint-Barthélemy. Br. in-8o, Paris, 1867.)[59]Archives de M. le duc de La Trémoille (même indication que dans la note précédente).[60]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 6 à 15.—La Popelinière,Hist., t. II, liv. 36, fos196, 197, 198.—Du Bouchet,Hist. de la maison de Coligny, p. 569.[61]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 8.[62]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 14, 15.[63]«Le roi, dit de Thou (Hist. univ., t. V, p. 6), éluda leurs demandes sous prétexte qu'elles n'intéressoient en rien la Pologne.»][64]Bibl. nat., mss., f. Colbert, Vevol. 397, fo947.[65]Calendar of state papers, foreign series: 1oThe queen to DrValentin Dale, 3 février 1574;—2oDrDale to the queen, 19 février 1574;—3oAnswer, 8 mars 1574;—4oInstruction to lord North in special embassy to the French king, 5 octobre 1574.[66]Sa suite se composait du duc de Nevers, du duc de Mayenne, du marquis d'Elbeuf, de Jacques de Silly, comte de Rochefort, du comte de Chaunes, de Jean Saulx-Tavannes, vicomte de Lagny, de Louis P. de la Mirandole, de René de Villequier, de Gaspard de Schomberg, d'Albert de Gondi, maréchal de Retz, de Roger de Bellegarde, de Belville, de Jacques de Levi de Quélus, de Gordes, des frères de Balzac d'Entragues, et de plus de six cents autres Français, tous gentilhommes. Il y avait, en outre, Pomponne de Bellièvre qui suivait le prince en qualité d'ambassadeur de France à la cour de Pologne, Gui du Faur de Pibrac, Gilbert de Noailles et Vincent Lauro, évêque de Mondovi, ministre du pape. (De Thou,Hist. univ., t. V, p. 21.)[67]Hist. univ., t. II, liv. II, ch. XIV.[68]Rappelons ici ces belles paroles que, quelques années auparavant, Frédéric III avait adressées à l'amiral:«Gratulamur tibi quod, præ cæteris, posthabitis omnibus iis rebus quas mundus amat, suscipit et admiratur, totus in propagatione gloriæ Dei acquiescas; nec dubitamus quin Deus his tuis conatibus felicem et exoptatum successum sit daturus, quos nos arduis ad Christum precibus juvare non cessabimus.»(Lettre du 23 mai 1561, ap. Kluckhohn,Briefe Friederich des frommen, Kurfürsten von der Pfalz, 1868, in-8o, t. Ier, p. 179).—L'électeur palatin, Frédéric III, a rédigé, sur son entrevue à Heydelberg avec le roi de Pologne, un récit en allemand, qui a été imprimé dans un recueil intitulé:Monumenta pietatis et litteraria virorum in re publica et litteraria illustrium selecta, Francfort, 1701, in-4o, et que reproduit le tome IV des œuvres de Brantôme (édit. L. Lal.), à l'appendice, p. 412 et suiv.[69]Mémoires, in-8o, 1877, t. Ier, p. 195, 196.[70]Kluckhohn,Briefe Friedrichs des frommen, t. II, p. 694.[71]Mém. de MmeDuplessis-Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 80.—Histoire de la vie de messire Philippe de Mornay, Leyde, 1647, in-4o, p. 28.[72]«Condœus prœsens nuper publice processus est, in ecclesia gallica quæ est Argentorati, se gravissime Deum in eo offendisse, quod post illam parisiensem stragem, metu mortis, ad sacra pontificia accesserit, et petiit à Deo et ab ecclesia ut id sibi ignosceretur.» (Huberti Langueti Epist., lib. Ier, p. 19, 24 junii 1574.)[73]Lettre de Guillaume Ier, prince d'Orange, au comte Jean de Nassau, du 7 mai 1574. (Groen van Prinsterer,Correspondance de la maison d'Orange-Nassau, 1resérie, t. IV, p. 385.)—Cette lettre, dans laquelle Guillaume parle de l'arrivée de Condé à Heydelberg, contient ce passage remarquable: «Il nous faut avoir cette assurance que Dieu n'abandonnera jamais les siens; dont nous voyons maintenant si mémorable exemple, en la France, où, après si cruel massacre de tant de seigneurs, gentilshommes et autres personnes de toutes qualitez, sexe et aage, et que chacun se proposoit la fin et une entière extirpation de tous ceux de la religion, et de la religion mesme, nous voyons ce néantmoins qu'ils ont de rechef la teste eslevée plus que jamais.»][74]Charlotte Arbaleste de La Borde, veuve de Jean de Pas, seigneur de Feuquères. Elle était en 1572, âgée de vingt-deux ans.[75]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 71.[76]Philippe de Mornay, en 1572, était âgé de vingt-trois ans.[77]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 82.[78]Henri-Robert, duc de Bouillon, mourut le 2 décembre 1574. Il eut pour successeur Guillaume-Robert, son fils aîné, âgé de douze ans.[79]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 84, 85.—Voir aussi l'Histoire de la vie de messire Philippe de Mornay, Leyde, in-4o.[80]Elle était fille de Diane de Poitiers, et avait hérité de la haine de celle-ci contre les protestants, ainsi que de l'âpre cupidité qui la poussait à s'enrichir de leurs dépouilles.[81]On voit par là que Mmede Bouillon mère était de la même école que le duc de Montpensier, et qu'elle n'avait pas plus de ménagements pour son fils, que Louis de Bourbon II n'en avait pour sa fille aînée; car, si la duchesse de Bouillon était exposée aux obsessions tenaces de son père, en matière religieuse, le duc de Bouillon, de son côté, avait à redouter et à déjouer les coupables manœuvres de sa mère, hostile à la religion réformée qu'il professait, et, par voie de conséquence, aux droits dont il était investi, dans l'étendue de son duché.[82]De Thou (Hist. univ., t. V, p. 166) dit en parlant de Charlotte de Bourbon: «C'estoit une princesse d'une grande beauté et de beaucoup d'esprit.»—Un autre écrivain dit: «Si le visage de cette princesse avoit de la sérénité et de la majesté, tout ensemble et des grâces non communes, son esprit avoit encore plus de beauté, et ses vertus, des attraits indicibles. (Mémoires sur la vie et la mort de la sérenissime princesse Louyse-Julianne, Electrice palatine, Leyde, 1625, 1 vol. in-4o.)[83]Durant les premiers mois de l'année 1572, Guillaume de Nassau séjourna en Allemagne, et tout particulièrement à Dillembourg, ainsi que le prouvent plusieurs de ses lettres datées de cette ville, il s'occupait d'organiser une armée, à la tête de laquelle il marcherait au secours de son frère Louis, qui se trouvait alors aux prises, dans le Hainaut, avec les forces espagnoles. Voulant, au sujet de l'expédition qu'il préparait, se concerter avec l'électeur palatin, il se rendit à Heydelberg, et ce fut très probablement alors qu'à la cour de ce prince il vit Charlotte de Bourbon. M. Groen van Prinsterer (Corresp. de la maison d'Orange-Nassau, Iresérie, t. V, p. 113) se rapproche de notre opinion, sur ce point. Il en est de même de J. Van der Aa, dans l'ouvrage intitulé:Biographisch Woordenboek der Nederlanden, 1858, in-fo, Derde Deele, V. Charlotte de Bourbon.[84]«Quant à ceux qui avoient la cognoissance de la religion, je confesse que je ne les ai jamais haïs, car, puisque, dès le berceau, j'y avois été nourri, monsieur mon père y avoit vécu, y estoit mort, ayant chassé de ses seigneuries les abus de l'Eglise, qui est-ce qui trouvera estrange si ceste doctrine estoit tellement engravée en mon cœur et y avoit jecté telles racines, qu'en son temps elle est venue à apporter ses fruicts? Car combien, pour avoir esté, si longues années, nourri en la chambre de l'empereur, et estant en âge de porter les armes, que je me trouvai aussitôt enveloppé de grandes charges ès armées, pour ces raisons, dis-je, et veu le peu de bonne nourriture, quant à la religion, que nous avions, j'avois lors plus à la teste les armes, la chasse et autres exercices de jeunes seigneurs, que non pas ce qui estoit de mon salut: toutefois, j'ai grande occasion de remercier Dieu, qui n'a pas permis ceste sainte semence s'étouffer, qu'il avoit semée luy-mesme en moy; et dis dadvantage, que jamais ne m'ont plû ces cruelles exécutions de feux, de glaive, de submersions, qui estoient pour lors trop ordinaires à l'endroit de ceux de la religion.» (Apologie de Guillaume de Nassau, prince d'Orange, contre l'édict de proscription publié en 1580 par Philippe II, roi d'Espagne, Bruxelles et Leipzig, 1 vol. in-8o, p. 87, 88.)[85]Loin d'être taciturne, il se montrait au contraire si bien doué d'expansion et d'affabilité, qu'on a dit de lui: «C'étoit un personnage d'une merveilleuse vivacité d'esprit.... jamais parole indiscrète ou arrogante ne sortait de sa bouche par colère, ni autrement; mesmes si aulcuns de ses domestiques luy faisoient faulte, il se contentoit de les admonester gracieusement, sans user de menaces ou propos injurieux; il avoit la parole douce et agréable, avec laquelle il faisoit ploïer les aultres seigneurs de la court, ainsy que bon luy sembloit; aimé et bien voulu sur tous aultres, pour une gracieuse façon de faire, qu'il avoit, de saluer, caresser, et arraisonner familièrement tout le monde.» (Mémoires de Pontus Payen, Bruxelles, Leipzig et Gand, 1861, in-8o, t. Ier, p. 42).—On lit dans un récit manuscrit, intitulé:Troubles des Pays-Bas(Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 24.179): «Quand Guillaume de Nassau parloit, sa conversation étoit séduisante; son silence même étoit éloquent; on pouvoit lui appliquer le proverbe italien:Tacendo parla, parlando incanta.»][86]Apologie précitée, p. 88.[87]Il existe une touchante lettre de lui sur ce grave sujet (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. Ier, p. 47. Lettre du 15 octobre 1559, datée de Bruxelles). On y rencontre l'expression des louables sentiments qui l'animaient comme fils et comme frère, et auxquels il demeura fidèle.[88]Apologie précitée, p. 109.[89]J.-F. Lepetit,la Grande chronique de Hollande, Zélande, etc., in-fo, t. II, p. 174, 175, 176.[90]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. IV, p. 175. Lettre du 22 juillet 1573.[91]P. Bor,Historie der Nederlandtsche Oorlogen, Seste Boek, p. 447, 448, 9Augusti1573.[92]Il écrivait au comte Jean de Nassau, à propos de la mort de Louis et de Henri: «Je vous confesse qu'il ne m'eust sçeu venir chose à plus grand regret; si est-ce que tousjours il nous faut conformer à la volonté de Dieu et avoir esgard à sa divine providence, que celui qui a respandu le sang de son fils unique, pour maintenir son église, ne fera rien que ce qui redondera à l'avancement de sa gloire et maintenement de son église, oires qu'il semble au monde chose impossible. Et combien que nous tous viendrions à mourir, et que tout ce pauvre peuple fust massacré et chassé, il nous faut toutefois avoir cette asseurance, que Dieu n'abandonnera jamais les siens, dont voyons maintenant si mémorable exemple en la France, où après si cruel massacre de tant de seigneurs, gentilshommes et autres personnes de toutes qualitez, sexe et âge, et que chacun se proposoit la fin et une entière extirpation de tous ceux de la religion, et de la religion mesme, nous voyons ce néantmoins, qu'ils ont derechef la teste eslevée plus que jamais, se trouvant le roy en plus de peines et fascheries que oncques auparavant, espérant que le seigneur Dieu, le bras duquel ne se raccourcit point, usera de sa puissance et miséricorde envers nous.» (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. IV, p. 386, 387.)[93]VoirAppendice, no3.[94]Lettre du 7 septembre 1574 (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 53).[95]Voir, sur les divers points ci-dessus indiqués, les documents recueillis par M. Groen van Prinsterer dans laCorrespondance de la maison d'Orange-Nassau, 1resérie, t. III, p. 326, 354, 367, 369, 387, 391, 394, 397.[96]VoirAppendice, no4.[97]VoirAppendice, no5.[98]Autographe (archives de M. le duc de La Trémoille).[99]Certains historiens des Pays-Bas qualifiaient la princesse de «vray miroir de toute vertu, et de princesse vrayment douée d'une piété singulière.» (Voir Lepetit,la Grande chronique de Hollande, Zélande, etc., t. II, p. 301.—Hist. des troubles et guerres civiles des Pays-Bas, par T. D. L., 1 vol. in-12, 1582, p. 358. Ouvrage attribué au prédicateur Ryckwaert d'Ypres.)[100]Genèse, chap. II, v. 18.—Proverbes, chap. XXXI, v. 12.[101]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 165.[102]VoirAppendice, no5.[103]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 192.[104]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 205.[105]«Charlotte van Bourbon quam over Embden, alwaer de prince de selve twe wel toegeruste Oorlog-schepen sond, diese brachten na de Mase, etc., etc.» (Voir Bor,Historie der Nederlandtsche Oorlogen, in-fo, t. Ier, p. 644.)[106]Archives générales du royaume de Hollande.[107]On lit dans le recueildes Résolutionsdes états de Hollande (Archives générales du royaume de Hollande): «Séance du 10 juin 1575.—Les villes et états de Hollande ayant résolu d'offrir à la princesse Charlotte de Bourbon, à titre de congratulation et de don, une somme de six mille livres, il sera demandé à Son Excellence en quoi elle désire que le don consiste, soit en numéraire soit en pierres précieuses.» «Séance du 16 juin 1575.—Son Excellence a déclaré désirer que le don destiné à la princesse lui soit offert en numéraire, afin qu'elle en puisse faire tel usage que bon lui semblera.»][108]VoirAppendice, no6.[109]Ce détail, ainsi que plusieurs autres, relatifs à l'entrée et au séjour de Charlotte de Bourbon à Dordrecht, est consigné dans la publication suivante:Dordrecht, door DrG. V. J. Schotel, te Dordrecht bij H. Lagerewij, 1858, br. in-8o, p. 50 et suiv. (Komst van Charlotte van Bourbon te Dordrecht in 1575). Il y est parlé, notamment d'une association littéraire, dite desRhétoriciens, ayant pour devise les «mots:joie pure, laquelle joua, pour le bon plaisir de Son Excellence, une moralité.»][110]Geuse Liet Boek, waer in begrepen is den Oorsprongh van de troubelen der Nederlansche Oorlogen, en et geen doer op gevolght is. «T'Amsterdam gedruckt by Jan Jacobsz Bonneau, woonende op 't water, anno 1656, in-8o».[111]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 230.[112]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 244 et suiv.[113]Anne de Saxe.[114]VoirAppendice, no7.[115]Lettre datée de Dillembourg, 21 nov. 1575 (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 312.)[116]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, suppl., p. 174.[117]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.415, fo34.[118]«Le duc de Montpensier reçut le déplaisir de perdre la duchesse douairière de Nevers, sa fille, cette même année (1575), à laquelle,quoique de la religion, il fit faire des obsèques avec grande cérémonie, à Champigny, le 25 novembre.» (Coustureau,Vie du duc de Montpensier, addit., p. 192.)[119]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 335.[120]Archives de M. le duc de La Trémoille.[121]Rien ne prouve que Louis II de Bourbon eût fait trêve, en l'année 1576, à ses injustes et durs procédés envers la princesse d'Orange. Il est certain, au contraire, qu'ils se prolongèrent, sans interruption, bien au delà de cette même année. D'où il est naturel de conclure que ces mots: «Mmela comtesse de Culembourg, au nom de M. le duc de Montpensier» n'impliquent nullement l'idée d'une autorisation accordée par le duc à la comtesse de le représenter au baptême. Ils n'ont d'autre signification que celle d'une preuve de déférence de la princesse envers son père. Charlotte de Bourbon voulut que sa fille, en recevant le nom de son aïeule paternelle (Julienne), reçut aussi celui de son aïeul maternel (Louis).[122]Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.—Marie de Nassau était alors âgée de vingt ans.[123]On ne sait pourquoi Marie employait ici vis-à-vis du prince le mot deMonsieur, tandis qu'elle l'appelait habituellementcher et bon père.][124]Lettre du 2 juin 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 366.)[125]Le traité de paix de 1576 réintégrait Guillaume de Nassau dans sa principauté d'Orange et dans ses autres possessions de France.—Lors des préliminaires de cette paix, dans lesquels le maréchal de Montmorency joua un rôle honorable, sa femme, Diane de France, qui, ainsi que lui, soutenait d'excellentes relations avec Charlotte de Bourbon, adressa à cette dernière une lettre dont la teneur donne la mesure des sentiments que la princesse avait inspirés à Diane et au maréchal. (Voir cette lettre à l'Appendice, no7.)[126]Voir à l'Appendice, no8, le texte complet de la lettre de Charlotte de Bourbon à son frère, du 28 août 1576.[127]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo19.[128]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo46.[129]22 octobre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 457.)[130]Lettre du 15 octobre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 428.)[131]Voir le texte du traité dans Le Petit,Grande chronique de Hollande et de Zélande, etc., etc., t. II, p. 318 et suiv.[132]Lettre du 11 novembre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 515.)[133]Voir le texte du traité d'union de Bruxelles, dans Le Petit,Chron. de Hollande et de Zélande, t. II, p. 326.[134]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 610.[135]Lettre du 22 février 1577. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 624.)[136]Lettre du 19 mars 1577. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 15.)[137]Lettre du 2 avril 1577. (Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2241a.)[138]Lettre du 20 février 1577. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo49.)[139]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo51.[140]Mémoire des nativités de mesdemoiselles de Nassau.(Archives de M. le duc de La Trémoille.)[141]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 44.[142]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 44. Mmed'Aremberg, Anne de Croy, était fille du duc d'Arschot; il suffit de connaître la nature fort peu cordiale des rapports existant entre les maisons de Nassau et de Croy pour apprécier la véritable portée et la finesse des expressions employées ici par Charlotte de Bourbon.[143]Lettre du 6 mai 1577. (Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.)[144]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 69.[145]La mère du prince n'écrivait qu'en allemand.[146]Ces mots permettent de supposer que, si la mère du prince n'écrivait pas le français, elle pouvait du moins comprendre cette langue.[147]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 86.[148]Du 4 mai 1577. (VoirAppendice, no10.)[149]Archives générales du royaume de Hollande, 7 février 1577.[150]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 88.[151]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 86.[152]Collection desRésolutionsdes états de Hollande, à la date du 28 mai 1577. (Archives générales du royaume de Hollande.)—La même collection contient, à la date du 17 août 1577, cette mention: «Ceux de Zélande ont adopté et consenti le présent de baptême de la demoiselle Élisabeth d'Orange, fille du seigneur prince, jusqu'à deux mille livres.»—Il importe de remarquer que leMémoire sur les nativités de mesdemoiselles de Nassau, se référant, quant au don fait par les états,à des lettres sur ce dépeschées, établit que l'allocation définitive se composa d'une rente de deux mille florins, dont quinze cents à la charge des états de Hollande, et cinq cents à celle des états de Zélande.[153]Archives de M. le duc de La Trémoille.—La reine d'Angleterre, parlant plus tard des filles de Charlotte de Bourbon dans des termes prouvant la sincérité de l'intérêt qu'elle leur portait, ne manqua pas de dire: «La seconde d'entre ellesest notre filleule.» (Lettre du 17 octobre 1584. British museum. Bibl. Cott., t. II, fo188.)[154]Lettre du 2 juin 1577. (Calendar of State papers, foreign series, no1.451.)[155]Lettre du 28 juin 1577. (Calendar of State papers, foreign series, no1.486.)[156]Lettre du 18 juin 1577, datée de Delft. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 100.)[157]Hoofts Nederlandshe historien, p. 525.—Wagenaar Vaderlandsche hist., t. VII, p. 159.[158]P. Bor, X Boeck.—Hoofts Neder. hist., p. 527.—Wagenaar Vaderl. hist., t. VII, p. 160.[159]Bibl. nat., mss. f. tr., vol. 3.182, fo134.—Coustureau,Vie du duc de Montpensier, p. 225.—Voir à l'Appendice, no11, le texte de la note.[160]VoirAppendice, no12.[161]Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.[162]Voir sur l'expulsion des Allemands, de Bois-le-Duc, l'Histoire des troubles et guerres civiles des Pays-Bas, par Théophile D. L., in-12, 1582.[163]P. Bor,loc. cit., p. 870.[164]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 172.[165]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 173.[166]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 174.[167]Les Allemands en garnison à Bréda, sous les ordres de Frosberg, y avaient causé de grands dégâts au palais du prince.[168]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 177.[169]Ils voyaient avec peine que le prince, par excès de confiance, exposait sa personne.[170]On lit dans une lettre de Charlotte de Bourbon à Guillaume Martinij, greffier d'Anvers, en date du 4 octobre 1577: «Je vous prie de vouloir tousjours me mander comme le tout se passe pardelà et ce que je doibs espérer. Je désirerois bien qu'il plûst à monseigneur le prince me mander, ou bien qu'il revint pardecà; car encores que je cognois bien le bon zèle et cœur que ceulx de vostre ville d'Anvers et ceulx de Bruxelles luy portent, toutesfois l'esloignement de sa présence me donne beaucoup de peines et de craintes. Néantmoins je remets le tout en la main de Dieu et le supplie de vouloir bien garder mondit seigneur avec tous les bons patriotes, dont vous tenez des premiers rangs, et conduire par eux les affaires à une heureuse fin.»][171]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 181.[172]Ce présent était destiné probablement au comte Jean de Nassau, pour fêter sa bienvenue.[173]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 190.[174]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 198, 199.[175]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 200.[176]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 205.[177]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 207.[178]Cette lettre, en date du 20 décembre 1577, sera reproduite ci-après.[179]Lettre du 30 octobre 1577, datée d'Anvers. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo53.)[180]Lettre du 9 décembre 1577. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo55.)[181]Lettre du 23 décembre, datée d'Anvers (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo82).[182]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo23.[183]Lettre du 17 octobre 1577 (Amyraut,Vie de Lanoue, p. 232, 233).[184]Lettre de Lanoue à Despruneaux, datée de La Fère, 26 janv. 1578 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo6).[185]Lettre précitée du 26 janvier 1578 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo6).[186]Appendice, no13.[187]Lettre datée d'Anvers (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo38).[188]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo51.[189]Appendice, no14.[190]Lettre aux états généraux (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.426, fo6).[191]Mémoires de MmeDuplessis-Mornay, t. Ier, p. 121.[192]Voir Gachard,Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 310 et suiv.[193]«Rapport sommaire des affaires d'importance traictées et passées ez estatz généraulx depuis le 26 de may 1578 jusques au 6 octobre 1579», par MeBarthélemy, Liébart, etc. (ap. Gachard,Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 311, 312).[194]VoirAppendice, no15.[195]Archives de M. le duc de La Trémoille.[196]Lepetit,Chronique, t. II, p. 372 à 375.

[1]Par le mariage de Béatrix de Bourbon avec Robert, l'un des fils du roi saint Louis.[2]Charlotte de Bourbon, ainsi que le prouve un acte émané d'elle le 25 août 1565, lequel sera ci-après reproduit, ignorait à tel point la date précise de sa naissance, qu'elle ne pouvait pas plus se dire, en 1565, âgée de treize ans que de douze.[3]Psaume XXVII, 10.[4]Ep. aux Galates. VI. 7.[5]Ce prêtre, l'un des familiers de la maison du duc et de la duchesse de Montpensier, à titre de précepteur de leur fils, n'était autre queRuzé, qui depuis devint évêque d'Angers: c'est ce que déclara le duc de Montpensier lui-même dans une lettre adressée, le 28 mars 1572 à l'électeur palatin, et insérée ici au no2 de l'Appendice.[6]Voir une information secrète du 28 avril 1572, dont le texte complet sera reproduit plus loin.[7]A peine est-il nécessaire d'ajouter que la résignation du titre et des fonctions d'abbesse de Jouarre, par la tante au profit de sa nièce, concorda avecl'entrée en religiondont il s'agit.[8]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3, 182, fo82.—Ibid.Collect. Clérambault. vol. 1,114, fo182.—Coustureau,Vie du duc de Montpensier, in-4o, p. 217.[9]Coustureau,Vie du duc de Montpensier, p. 221.[10]Ils sont, avec addition de détails complémentaires, pleinement confirmés par l'information secrète du 28 avril 1572, contenant les dépositions de six religieuses de l'abbaye de Jouarre, autres que celles qui avaient, le 25 août 1565, attesté, en leur déclaration la sincérité des faits énoncés par Charlotte de Bourbon, dans sa protestation du même jour.[11]«Quant au duc de Montpensier, il portoit telle inimitié à la religion (réformée), et avoit esté de telle sorte pratiqué par ceux de Guise, qu'il se bandoit du tout contre soy-mesme, sans pouvoir gouster la conséquence des entreprises contraires.» (Regnier de La Planche,Hist. du règne de François II, édit. de 1576, p. 567).[12]De Thou,Hist. univ., t. III, p. 59.[13]Regnier de La Planche,loc. cit., p. 39.[14]Ap. Tommasco, Relazioni, in-4o, t. Ier, p. 133.[15]De La Place,Comment., édit. de 1565, p. 109, 110, 111.—De Thou,Hist. univ., t. II, 824, 825.[16]De Thou,Hist. univ., t. II, p. 832.[17]Hist. univ., t. II, p. 776.[18]De La Place,Comment., p. 237.[19]Comment., p. 237.—Voir à l'Appendice, no1, une pièce de vers composée, peu de temps après la mort de la duchesse de Montpensier, et qui donne une idée des sentiments élevés dont on la savait animée.[20]«La duchesse de Montpensier avoit destiné une de ses filles, nommée Charlotte au duc de Longueville.» (De Thou,Hist. univ., t. III, p. 60.)[21]Lettres françaises de Calvin, t. II, p. 179, 265, 267, 286, 499. L'une de ces lettres, adressée par Calvin au jeune duc de Longueville, le 22 août 1559 (p. 286) contenait ce passage: «Monseigneur, vous avez un grand advantage, en ce que madame vostre mère ne désire rien plus que de vous voir cheminer rondement en la crainte de Dieu, et ne sçauroit recevoir plus grand plaisir de vous qu'en vous voyant porter vertueusement la foy de l'Évangile.»][22]D'Aubigné,Hist. univ., t. II, liv. Ier, ch. 11.[23]Information secrète du 28 avril 1572.—François Daverly portait le titre de seigneur de Minay.[24]Il nous semble impossible qu'une active correspondance, inspirée par la plus tendre affection, n'ait pas existé entre Charlotte de Bourbon et sa sœur la duchesse de Bouillon, surtout depuis l'année 1562; époque à laquelle cette femme si distinguée, à tant de titres, avait, ainsi que le duc, son mari, ouvertement embrassé la religion réformée, et dès lors chaleureusement servi, avec lui, non seulement les intérêts spirituels et matériels des habitants du duché, mais aussi ceux d'une foule de personnes venues de France, auxquelles un asile était accordé à Sedan et à Jametz. Des documents précis, postérieurs à 1572, témoignent au surplus de l'étroite amitié qui unissait l'une à l'autre les deux sœurs, Charlotte et Françoise de Bourbon.[25]Nous ne tracerons pas ici le tableau des monstrueux excès par lesquels le duc se déshonora. On frémit d'indignation et de dégoût à l'aspect des lugubres et cyniques détails dans lesquels sont entrés, sur ce point, Brantôme (édit. L. Lal., t. V, p. 9 et suiv.), et, plus amplement encore l'auteur de l'Histoire des martyrs(in-fo1608, p. 589 à 591, et 593, 594).—Voir aussi l'Histoire des choses mémorables advenues en France, de 1547 à 1597(édit. de 1599, p. 186 à 193).[26]On lit dans un rapport relatif à un synode provincial des églises réformées, tenu à Laferté-sous-Jouarre, le 27 avril 1564, le passage suivant: «Le duc de Bouillon a envoyé paroles de créance par Perucelly, qui disoit avoir parlé à luy à Troyes, ou ès environs, et par Journelle, par lesquelles il faisoit entendre le bon vouloir qu'il a de s'employer pour le Seigneur,avec madame sa femme, et que, en brief temps il exterminerait la messe et prestres de ses terres, et que de cela ne pouvait estre empesché, parce qu'il ne dépendoit que de Dieu et de l'espée. Il prioit l'assemblée de luy faire venir des régents de Genève pour dresser un collège à Sedan, lequel il veult renter de deux ou troys mille francs; promettant que ses places seront toujours seur refuge aux fidèles, et qu'elles estoient munies suffisamment de tout ce qu'il falloit.» (Bibl. nat. mss., f. fr., vol. 6.616, fos96, 97).[27]E. Benoit,Histoire de l'Édit de Nantes, t. Ier, p. 42.—De Thou,Histoire univ., t. III, p. 655.—Bayle,Dict. phil., VeRosier (Hugues, Sureau du).[28]«Quoy que le duc de Montpensier eût eu de la duchesse, sa femme, un fils et plusieurs filles, il ne laissa pas de songer à un second mariage, à l'âge de cinquante-cinq ans passés; et ayant fait choix de Catherine de Lorraine, fille de François de Lorraine, duc de Guise, et d'Anne d'Este, pour lors âgée seulement de dix-huit ans, le traité en fut passé à Angers, le 4 février 1570.» (Coustureau,Vie du duc de Montpensier, addit., p. 179).—Brantôme dit de Catherine de Lorraine que «bien tendrette d'aage, elle espousa son mary qui eût pu estre son ayeul». (Édit. L. Lal., t. IX, p. 646).—Le Laboureur (addit. auxMém. de Castelnau, t. II, p. 735) allant au fond des choses, n'hésite pas à dire: «Le duc de Montpensier se maria, en premières noces à Jacqueline de Long-Vic, pour profiter du crédit de l'admiral Chabot, qui avoit épousé Françoise de Long-Vic, sa sœur aînée; et ce fut pour la mesme considération qu'il prit pour seconde femme Catherine de Lorraine, sœur du duc de Guise, auquel cette alliance fut plus utile pour achever de détacher ce prince des intérêts de sa maison, et pour le discréditer parmi des siens, qu'elle ne lui fut avantageuse..... Il apprit par les suites des différends qu'il eut à la cour et par la conduite que cette seconde femme tint avec lui, qu'on n'avoit eu d'autre dessein que de désunir sa maison....., en luy donnant pour le veiller une femme fort entreprenante et qui luy donna bien des affaires.»][29]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.[30]Jacques Couet, ministre de la parole de Dieu, auteur duTraité servant à l'esclaircissement de la doctrine de la prédestination, Basle, »in-8o, 1779.»—Les lignes ci-dessus transcrites sont tirées de la préface de ce traité, dans laquelle Couet s'adresse «à haulte et puissante» dame, madame Louise-Julienne de Nassau, Electrice palatine.»][31]Mémoires sur la vie et la mort de la sérénissime princesse Loyse-Julienne, Electrice palatine, née princesse d'Orange.1 vol. in-4o; à Leyden, de l'imprimerie de Jean Main, 1625, fo12.[32]De Thou,Hist. univ., t. II, p. 701.[33]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 6.619.[34]Frédéric III s'est, en quelque sorte, peint lui-même dans cette vaste correspondance et dans son testament. En publiant l'une et l'autre, le savant et judicieux M. Kluckhohn a élevé un monument durable à la mémoire du prince électeur. Voir 1osur Frédéric III, Le Laboureur, addit. auxMém. de Castelnau, in-fo, t. Ier, p. 538 à 542;—lesMém. de Condé, passim;—D'Aubigné,Histoire univ., passim;—La Popolinière,Hist., passim;—Brantôme, édit., L. Lal., t. Ier, p. 313;—Baum,Th. de Bèze, append.;—Archives de Stuttgard, Frankreich, 16, no40;—Bulletin de la Soc. d'hist. du prot. fr., année 1869, p. 287.—2oÉcrits de Frédéric III—das Testament Friedrichs des frommen, Kurfürsten der Pfalz, von A. Kluckhohn, in-4o;—Kluckhohn,Briefe Friedrichs des frommen, etc., etc., in-8o, 1868, 3 vol.—Voir, pour d'autres lettres de Frédéric III, en Angleterre,Calendar of State papers, foreign series, ann. 1560, 1562, 1563, 1567, 1668 et suiv.;—à Genève, Archiv., portef. histor., no1.753;—en France, Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 2.812, 3.193, 3.196, 3.210, 3.314, 3.318, 6.619, 15.544, et fonds Colbert, Vevol. 397.[35]Dédicace de son célèbre ouvrage, intituléla Gaule françoise(ap.Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. II, p. 579).[36]Mém. de Condé, in-4o, t. III, p. 431.[37]Frédéric III couronna sa carrière par une profession solennelle de sa foi qu'il consigna dans un testament du 23 septembre 1575, contenant d'ailleurs, sur des points divers, une longue suite de dispositions. L'une d'elles, notamment, atteste sa constante sollicitude pour les nombreuses victimes des persécutions religieuses, qui, à leur sortie de France ou d'autres pays, avaient trouvé dans le Palatinat un accueil hospitalier, et pour celles qui à l'avenir, y chercheraient un refuge; il voulait que les unes continuassent à jouir des avantages dont elles étaient pourvues, et que des secours fussent assurés d'avance aux autres. Sa sollicitude se portait aussi, dans l'intérêt des professeurs, des étudiants et étrangers, de toutes conditions, qui ne parlaient pas l'allemand, sur la continuation du service divin qui se célébrait,en langue française, à Heydelberg.[38]Loc. cit.][39]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.193, fo62.[40]Lettre du duc de Montpensier à sa fille, l'abbesse de Farmoutiers (ap. dom Toussaint Duplessis,Hist. de l'église de Meaux, in-4o, 1731, t. II,Pièces justificatives, no5).[41]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.353, fo23.[42]Cette réponse, démesurément longue, est intégralement reproduite avec les annotations qu'elle nécessite, au no2 de l'Appendice, dans la rudesse de ses assertions, pour la plupart outrageantes et mensongères.[43]«Le duc de Montpensier lors emplissoit la cour de plaintes, pour sa fille, l'abbesse de Jouarre, qui, se voyant menacée, s'enfuit à Heidelberg.» (D'Aubigné,Hist. univ., t. II, liv. 1er, ch. II.)[44]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3,182, fos58 et suiv.—Au dos du document ci-dessus transcrit se trouve la mention suivante: «Par commandement de messieurs le premier président et Boissonnet, conseiller, ceste information faicte par les officiers de Jouerre.»][45]«Il y eut force dépesches vers le comte palatin pour r'avoir Charlotte de Bourbon, mais lui, ne voulant la renvoyer qu'avec bonnes cautions, pour la liberté de la dame en sa vie et en sa religion, le père aima mieux ne l'avoir jamais.» (D'Aubigné,Hist. univ., t. II., liv. Ier, chap. II).—«Le père, grand catholique, avoit redemandé sa fille à l'électeur, vers lequel fut envoyé M. le président de Thou, et puis M. d'Aumont. L'électeur offrit de la renvoyer au roi, pourvu qu'on ne la forçât point dans sa religion; mais M. de Montpensier aima mieux la laisser vivre éloignée de lui que de la voir, à ses yeux, professer une religion qui lui étoit si à contre-cœur.» (Mémoires pour servir à l'histoire de la Hollande et des autres provinces uniespar Aubery de Maurier. Paris, in-12, 1688, p. 63.)[46]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.[47]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.[48]«La de Vandoma(qualification dédaigneusement appliquée par les Espagnols à Jeanne d'Albret) partio ayer para la dicha Vandoma. Oy el conde Lodovico, el almirante y toda la camarada se han de hallar alli para hazer su cena y el enterramiento del principe de Condé que por la honrra le quieren poner en la yglesia entre los otros de su sangre.» (Pedro de Aguila au duc d'Albe; Blois, 5 mai 1572, Archiv. nat. de France, K. 1.526, B. 32.)[49]Jeanne d'Albret succomba, à Paris, le 9 juin 1572.—Voir sur ses derniers moments et sur sa mort, notre publication intitulée:Gaspard de Coligny, amiral de France, t. III, p. 383, 384, 385.[50]Lettre de l'électeur Frédéric III, à J. Junius, de juin 1572 (ap. Kluckhohn,Briefe, etc., etc., Zweiter Band, no662, p. 467).—Voir aussi, Calendar of state papers, foreign series, lettre du 27 juin 1572. On y lit: «Mademoiselle de Bourbon is very grieved at the death of the queen of Navarra.»][51]Benoit,Hist. de l'édit de Nantes, t. Ier, p. 42.—Bayle,Dict. phil., VcRosier (Hugues Sureau du).—Voir aussi les détails que donne sur les missions de Maldonat et de du Rosier un écrit intitulé: «Oraison funèbre pour la mémoire de très noble madame Françoise de Bourbon, princesse de Sedan, faicte et prononcée par de Lalouette, président de Sedan, etc., etc. Sedan, in-4o, p. 10.»][52]La confession et recongnoissance d'Hugues Sureau, dit du Rosier touchant sa chute en la papauté et les horribles scandales par lui commis, à, etc. (Mémoires de l'Estat de France sous Charles IX, t. II, p. 238 et suiv.).[53]Relation, ap. Kluckhohn,Briefe Friederich des frommens, Erst Band, p. 215 à 229.—Voir, sur la mission de Boquin, les développements contenus dans notre publication intitulée:Les protestants à la cour de Saint-Germain, lors du colloque de Poissy, 1574.[54]Doneau fut appelé, le 19 décembre 1572, à Heydelberg, pour y enseigner le droit romain.[55]Voir sur François Dujon, D. 1oScrinium antiquarium, Groning, 1754, t. Ier, part. 2,Francisci Junii vita ab ipsomet conscripta; 2oG. Brandts,Historie der Reformatie, Amst., 1677, in-4o, Boek 5, 6, 7, 8, 9, 10, 15, 17.[56]«Taffin (Jean), Bleef echter tot in 1572, te Metz, beget zich naar den Paltz in weerdfransch predikant te Heidelberg.» (Dict. biogr., Holland.)—Voir sur J. Taffin, l'intéressante et substantielle monographie de M. Charles Rahlenbeck, intitulée:Jean Taffin, un réformateur belge duXVIesiècle, Leyde, 1886, br. in-8o.[57]La lettre écrite à Chastillon et à d'Andelot par Charlotte de Bourbon, le 12 mars 1573, est ici intégralement reproduite d'après l'original que M. le duc de La Trémoille possède dans ses riches archives, et qu'il a bien voulu me communiquer.[58]Jacqueline d'Entremont, que le duc de Savoie tenait alors en captivité. (Voir, sur ce point, notre publication intituléeMadame l'amirale de Coligny, après la Saint-Barthélemy. Br. in-8o, Paris, 1867.)[59]Archives de M. le duc de La Trémoille (même indication que dans la note précédente).[60]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 6 à 15.—La Popelinière,Hist., t. II, liv. 36, fos196, 197, 198.—Du Bouchet,Hist. de la maison de Coligny, p. 569.[61]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 8.[62]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 14, 15.[63]«Le roi, dit de Thou (Hist. univ., t. V, p. 6), éluda leurs demandes sous prétexte qu'elles n'intéressoient en rien la Pologne.»][64]Bibl. nat., mss., f. Colbert, Vevol. 397, fo947.[65]Calendar of state papers, foreign series: 1oThe queen to DrValentin Dale, 3 février 1574;—2oDrDale to the queen, 19 février 1574;—3oAnswer, 8 mars 1574;—4oInstruction to lord North in special embassy to the French king, 5 octobre 1574.[66]Sa suite se composait du duc de Nevers, du duc de Mayenne, du marquis d'Elbeuf, de Jacques de Silly, comte de Rochefort, du comte de Chaunes, de Jean Saulx-Tavannes, vicomte de Lagny, de Louis P. de la Mirandole, de René de Villequier, de Gaspard de Schomberg, d'Albert de Gondi, maréchal de Retz, de Roger de Bellegarde, de Belville, de Jacques de Levi de Quélus, de Gordes, des frères de Balzac d'Entragues, et de plus de six cents autres Français, tous gentilhommes. Il y avait, en outre, Pomponne de Bellièvre qui suivait le prince en qualité d'ambassadeur de France à la cour de Pologne, Gui du Faur de Pibrac, Gilbert de Noailles et Vincent Lauro, évêque de Mondovi, ministre du pape. (De Thou,Hist. univ., t. V, p. 21.)[67]Hist. univ., t. II, liv. II, ch. XIV.[68]Rappelons ici ces belles paroles que, quelques années auparavant, Frédéric III avait adressées à l'amiral:«Gratulamur tibi quod, præ cæteris, posthabitis omnibus iis rebus quas mundus amat, suscipit et admiratur, totus in propagatione gloriæ Dei acquiescas; nec dubitamus quin Deus his tuis conatibus felicem et exoptatum successum sit daturus, quos nos arduis ad Christum precibus juvare non cessabimus.»(Lettre du 23 mai 1561, ap. Kluckhohn,Briefe Friederich des frommen, Kurfürsten von der Pfalz, 1868, in-8o, t. Ier, p. 179).—L'électeur palatin, Frédéric III, a rédigé, sur son entrevue à Heydelberg avec le roi de Pologne, un récit en allemand, qui a été imprimé dans un recueil intitulé:Monumenta pietatis et litteraria virorum in re publica et litteraria illustrium selecta, Francfort, 1701, in-4o, et que reproduit le tome IV des œuvres de Brantôme (édit. L. Lal.), à l'appendice, p. 412 et suiv.[69]Mémoires, in-8o, 1877, t. Ier, p. 195, 196.[70]Kluckhohn,Briefe Friedrichs des frommen, t. II, p. 694.[71]Mém. de MmeDuplessis-Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 80.—Histoire de la vie de messire Philippe de Mornay, Leyde, 1647, in-4o, p. 28.[72]«Condœus prœsens nuper publice processus est, in ecclesia gallica quæ est Argentorati, se gravissime Deum in eo offendisse, quod post illam parisiensem stragem, metu mortis, ad sacra pontificia accesserit, et petiit à Deo et ab ecclesia ut id sibi ignosceretur.» (Huberti Langueti Epist., lib. Ier, p. 19, 24 junii 1574.)[73]Lettre de Guillaume Ier, prince d'Orange, au comte Jean de Nassau, du 7 mai 1574. (Groen van Prinsterer,Correspondance de la maison d'Orange-Nassau, 1resérie, t. IV, p. 385.)—Cette lettre, dans laquelle Guillaume parle de l'arrivée de Condé à Heydelberg, contient ce passage remarquable: «Il nous faut avoir cette assurance que Dieu n'abandonnera jamais les siens; dont nous voyons maintenant si mémorable exemple, en la France, où, après si cruel massacre de tant de seigneurs, gentilshommes et autres personnes de toutes qualitez, sexe et aage, et que chacun se proposoit la fin et une entière extirpation de tous ceux de la religion, et de la religion mesme, nous voyons ce néantmoins qu'ils ont de rechef la teste eslevée plus que jamais.»][74]Charlotte Arbaleste de La Borde, veuve de Jean de Pas, seigneur de Feuquères. Elle était en 1572, âgée de vingt-deux ans.[75]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 71.[76]Philippe de Mornay, en 1572, était âgé de vingt-trois ans.[77]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 82.[78]Henri-Robert, duc de Bouillon, mourut le 2 décembre 1574. Il eut pour successeur Guillaume-Robert, son fils aîné, âgé de douze ans.[79]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 84, 85.—Voir aussi l'Histoire de la vie de messire Philippe de Mornay, Leyde, in-4o.[80]Elle était fille de Diane de Poitiers, et avait hérité de la haine de celle-ci contre les protestants, ainsi que de l'âpre cupidité qui la poussait à s'enrichir de leurs dépouilles.[81]On voit par là que Mmede Bouillon mère était de la même école que le duc de Montpensier, et qu'elle n'avait pas plus de ménagements pour son fils, que Louis de Bourbon II n'en avait pour sa fille aînée; car, si la duchesse de Bouillon était exposée aux obsessions tenaces de son père, en matière religieuse, le duc de Bouillon, de son côté, avait à redouter et à déjouer les coupables manœuvres de sa mère, hostile à la religion réformée qu'il professait, et, par voie de conséquence, aux droits dont il était investi, dans l'étendue de son duché.[82]De Thou (Hist. univ., t. V, p. 166) dit en parlant de Charlotte de Bourbon: «C'estoit une princesse d'une grande beauté et de beaucoup d'esprit.»—Un autre écrivain dit: «Si le visage de cette princesse avoit de la sérénité et de la majesté, tout ensemble et des grâces non communes, son esprit avoit encore plus de beauté, et ses vertus, des attraits indicibles. (Mémoires sur la vie et la mort de la sérenissime princesse Louyse-Julianne, Electrice palatine, Leyde, 1625, 1 vol. in-4o.)[83]Durant les premiers mois de l'année 1572, Guillaume de Nassau séjourna en Allemagne, et tout particulièrement à Dillembourg, ainsi que le prouvent plusieurs de ses lettres datées de cette ville, il s'occupait d'organiser une armée, à la tête de laquelle il marcherait au secours de son frère Louis, qui se trouvait alors aux prises, dans le Hainaut, avec les forces espagnoles. Voulant, au sujet de l'expédition qu'il préparait, se concerter avec l'électeur palatin, il se rendit à Heydelberg, et ce fut très probablement alors qu'à la cour de ce prince il vit Charlotte de Bourbon. M. Groen van Prinsterer (Corresp. de la maison d'Orange-Nassau, Iresérie, t. V, p. 113) se rapproche de notre opinion, sur ce point. Il en est de même de J. Van der Aa, dans l'ouvrage intitulé:Biographisch Woordenboek der Nederlanden, 1858, in-fo, Derde Deele, V. Charlotte de Bourbon.[84]«Quant à ceux qui avoient la cognoissance de la religion, je confesse que je ne les ai jamais haïs, car, puisque, dès le berceau, j'y avois été nourri, monsieur mon père y avoit vécu, y estoit mort, ayant chassé de ses seigneuries les abus de l'Eglise, qui est-ce qui trouvera estrange si ceste doctrine estoit tellement engravée en mon cœur et y avoit jecté telles racines, qu'en son temps elle est venue à apporter ses fruicts? Car combien, pour avoir esté, si longues années, nourri en la chambre de l'empereur, et estant en âge de porter les armes, que je me trouvai aussitôt enveloppé de grandes charges ès armées, pour ces raisons, dis-je, et veu le peu de bonne nourriture, quant à la religion, que nous avions, j'avois lors plus à la teste les armes, la chasse et autres exercices de jeunes seigneurs, que non pas ce qui estoit de mon salut: toutefois, j'ai grande occasion de remercier Dieu, qui n'a pas permis ceste sainte semence s'étouffer, qu'il avoit semée luy-mesme en moy; et dis dadvantage, que jamais ne m'ont plû ces cruelles exécutions de feux, de glaive, de submersions, qui estoient pour lors trop ordinaires à l'endroit de ceux de la religion.» (Apologie de Guillaume de Nassau, prince d'Orange, contre l'édict de proscription publié en 1580 par Philippe II, roi d'Espagne, Bruxelles et Leipzig, 1 vol. in-8o, p. 87, 88.)[85]Loin d'être taciturne, il se montrait au contraire si bien doué d'expansion et d'affabilité, qu'on a dit de lui: «C'étoit un personnage d'une merveilleuse vivacité d'esprit.... jamais parole indiscrète ou arrogante ne sortait de sa bouche par colère, ni autrement; mesmes si aulcuns de ses domestiques luy faisoient faulte, il se contentoit de les admonester gracieusement, sans user de menaces ou propos injurieux; il avoit la parole douce et agréable, avec laquelle il faisoit ploïer les aultres seigneurs de la court, ainsy que bon luy sembloit; aimé et bien voulu sur tous aultres, pour une gracieuse façon de faire, qu'il avoit, de saluer, caresser, et arraisonner familièrement tout le monde.» (Mémoires de Pontus Payen, Bruxelles, Leipzig et Gand, 1861, in-8o, t. Ier, p. 42).—On lit dans un récit manuscrit, intitulé:Troubles des Pays-Bas(Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 24.179): «Quand Guillaume de Nassau parloit, sa conversation étoit séduisante; son silence même étoit éloquent; on pouvoit lui appliquer le proverbe italien:Tacendo parla, parlando incanta.»][86]Apologie précitée, p. 88.[87]Il existe une touchante lettre de lui sur ce grave sujet (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. Ier, p. 47. Lettre du 15 octobre 1559, datée de Bruxelles). On y rencontre l'expression des louables sentiments qui l'animaient comme fils et comme frère, et auxquels il demeura fidèle.[88]Apologie précitée, p. 109.[89]J.-F. Lepetit,la Grande chronique de Hollande, Zélande, etc., in-fo, t. II, p. 174, 175, 176.[90]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. IV, p. 175. Lettre du 22 juillet 1573.[91]P. Bor,Historie der Nederlandtsche Oorlogen, Seste Boek, p. 447, 448, 9Augusti1573.[92]Il écrivait au comte Jean de Nassau, à propos de la mort de Louis et de Henri: «Je vous confesse qu'il ne m'eust sçeu venir chose à plus grand regret; si est-ce que tousjours il nous faut conformer à la volonté de Dieu et avoir esgard à sa divine providence, que celui qui a respandu le sang de son fils unique, pour maintenir son église, ne fera rien que ce qui redondera à l'avancement de sa gloire et maintenement de son église, oires qu'il semble au monde chose impossible. Et combien que nous tous viendrions à mourir, et que tout ce pauvre peuple fust massacré et chassé, il nous faut toutefois avoir cette asseurance, que Dieu n'abandonnera jamais les siens, dont voyons maintenant si mémorable exemple en la France, où après si cruel massacre de tant de seigneurs, gentilshommes et autres personnes de toutes qualitez, sexe et âge, et que chacun se proposoit la fin et une entière extirpation de tous ceux de la religion, et de la religion mesme, nous voyons ce néantmoins, qu'ils ont derechef la teste eslevée plus que jamais, se trouvant le roy en plus de peines et fascheries que oncques auparavant, espérant que le seigneur Dieu, le bras duquel ne se raccourcit point, usera de sa puissance et miséricorde envers nous.» (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. IV, p. 386, 387.)[93]VoirAppendice, no3.[94]Lettre du 7 septembre 1574 (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 53).[95]Voir, sur les divers points ci-dessus indiqués, les documents recueillis par M. Groen van Prinsterer dans laCorrespondance de la maison d'Orange-Nassau, 1resérie, t. III, p. 326, 354, 367, 369, 387, 391, 394, 397.[96]VoirAppendice, no4.[97]VoirAppendice, no5.[98]Autographe (archives de M. le duc de La Trémoille).[99]Certains historiens des Pays-Bas qualifiaient la princesse de «vray miroir de toute vertu, et de princesse vrayment douée d'une piété singulière.» (Voir Lepetit,la Grande chronique de Hollande, Zélande, etc., t. II, p. 301.—Hist. des troubles et guerres civiles des Pays-Bas, par T. D. L., 1 vol. in-12, 1582, p. 358. Ouvrage attribué au prédicateur Ryckwaert d'Ypres.)[100]Genèse, chap. II, v. 18.—Proverbes, chap. XXXI, v. 12.[101]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 165.[102]VoirAppendice, no5.[103]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 192.[104]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 205.[105]«Charlotte van Bourbon quam over Embden, alwaer de prince de selve twe wel toegeruste Oorlog-schepen sond, diese brachten na de Mase, etc., etc.» (Voir Bor,Historie der Nederlandtsche Oorlogen, in-fo, t. Ier, p. 644.)[106]Archives générales du royaume de Hollande.[107]On lit dans le recueildes Résolutionsdes états de Hollande (Archives générales du royaume de Hollande): «Séance du 10 juin 1575.—Les villes et états de Hollande ayant résolu d'offrir à la princesse Charlotte de Bourbon, à titre de congratulation et de don, une somme de six mille livres, il sera demandé à Son Excellence en quoi elle désire que le don consiste, soit en numéraire soit en pierres précieuses.» «Séance du 16 juin 1575.—Son Excellence a déclaré désirer que le don destiné à la princesse lui soit offert en numéraire, afin qu'elle en puisse faire tel usage que bon lui semblera.»][108]VoirAppendice, no6.[109]Ce détail, ainsi que plusieurs autres, relatifs à l'entrée et au séjour de Charlotte de Bourbon à Dordrecht, est consigné dans la publication suivante:Dordrecht, door DrG. V. J. Schotel, te Dordrecht bij H. Lagerewij, 1858, br. in-8o, p. 50 et suiv. (Komst van Charlotte van Bourbon te Dordrecht in 1575). Il y est parlé, notamment d'une association littéraire, dite desRhétoriciens, ayant pour devise les «mots:joie pure, laquelle joua, pour le bon plaisir de Son Excellence, une moralité.»][110]Geuse Liet Boek, waer in begrepen is den Oorsprongh van de troubelen der Nederlansche Oorlogen, en et geen doer op gevolght is. «T'Amsterdam gedruckt by Jan Jacobsz Bonneau, woonende op 't water, anno 1656, in-8o».[111]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 230.[112]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 244 et suiv.[113]Anne de Saxe.[114]VoirAppendice, no7.[115]Lettre datée de Dillembourg, 21 nov. 1575 (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 312.)[116]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, suppl., p. 174.[117]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.415, fo34.[118]«Le duc de Montpensier reçut le déplaisir de perdre la duchesse douairière de Nevers, sa fille, cette même année (1575), à laquelle,quoique de la religion, il fit faire des obsèques avec grande cérémonie, à Champigny, le 25 novembre.» (Coustureau,Vie du duc de Montpensier, addit., p. 192.)[119]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 335.[120]Archives de M. le duc de La Trémoille.[121]Rien ne prouve que Louis II de Bourbon eût fait trêve, en l'année 1576, à ses injustes et durs procédés envers la princesse d'Orange. Il est certain, au contraire, qu'ils se prolongèrent, sans interruption, bien au delà de cette même année. D'où il est naturel de conclure que ces mots: «Mmela comtesse de Culembourg, au nom de M. le duc de Montpensier» n'impliquent nullement l'idée d'une autorisation accordée par le duc à la comtesse de le représenter au baptême. Ils n'ont d'autre signification que celle d'une preuve de déférence de la princesse envers son père. Charlotte de Bourbon voulut que sa fille, en recevant le nom de son aïeule paternelle (Julienne), reçut aussi celui de son aïeul maternel (Louis).[122]Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.—Marie de Nassau était alors âgée de vingt ans.[123]On ne sait pourquoi Marie employait ici vis-à-vis du prince le mot deMonsieur, tandis qu'elle l'appelait habituellementcher et bon père.][124]Lettre du 2 juin 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 366.)[125]Le traité de paix de 1576 réintégrait Guillaume de Nassau dans sa principauté d'Orange et dans ses autres possessions de France.—Lors des préliminaires de cette paix, dans lesquels le maréchal de Montmorency joua un rôle honorable, sa femme, Diane de France, qui, ainsi que lui, soutenait d'excellentes relations avec Charlotte de Bourbon, adressa à cette dernière une lettre dont la teneur donne la mesure des sentiments que la princesse avait inspirés à Diane et au maréchal. (Voir cette lettre à l'Appendice, no7.)[126]Voir à l'Appendice, no8, le texte complet de la lettre de Charlotte de Bourbon à son frère, du 28 août 1576.[127]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo19.[128]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo46.[129]22 octobre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 457.)[130]Lettre du 15 octobre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 428.)[131]Voir le texte du traité dans Le Petit,Grande chronique de Hollande et de Zélande, etc., etc., t. II, p. 318 et suiv.[132]Lettre du 11 novembre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 515.)[133]Voir le texte du traité d'union de Bruxelles, dans Le Petit,Chron. de Hollande et de Zélande, t. II, p. 326.[134]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 610.[135]Lettre du 22 février 1577. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 624.)[136]Lettre du 19 mars 1577. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 15.)[137]Lettre du 2 avril 1577. (Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2241a.)[138]Lettre du 20 février 1577. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo49.)[139]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo51.[140]Mémoire des nativités de mesdemoiselles de Nassau.(Archives de M. le duc de La Trémoille.)[141]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 44.[142]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 44. Mmed'Aremberg, Anne de Croy, était fille du duc d'Arschot; il suffit de connaître la nature fort peu cordiale des rapports existant entre les maisons de Nassau et de Croy pour apprécier la véritable portée et la finesse des expressions employées ici par Charlotte de Bourbon.[143]Lettre du 6 mai 1577. (Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.)[144]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 69.[145]La mère du prince n'écrivait qu'en allemand.[146]Ces mots permettent de supposer que, si la mère du prince n'écrivait pas le français, elle pouvait du moins comprendre cette langue.[147]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 86.[148]Du 4 mai 1577. (VoirAppendice, no10.)[149]Archives générales du royaume de Hollande, 7 février 1577.[150]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 88.[151]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 86.[152]Collection desRésolutionsdes états de Hollande, à la date du 28 mai 1577. (Archives générales du royaume de Hollande.)—La même collection contient, à la date du 17 août 1577, cette mention: «Ceux de Zélande ont adopté et consenti le présent de baptême de la demoiselle Élisabeth d'Orange, fille du seigneur prince, jusqu'à deux mille livres.»—Il importe de remarquer que leMémoire sur les nativités de mesdemoiselles de Nassau, se référant, quant au don fait par les états,à des lettres sur ce dépeschées, établit que l'allocation définitive se composa d'une rente de deux mille florins, dont quinze cents à la charge des états de Hollande, et cinq cents à celle des états de Zélande.[153]Archives de M. le duc de La Trémoille.—La reine d'Angleterre, parlant plus tard des filles de Charlotte de Bourbon dans des termes prouvant la sincérité de l'intérêt qu'elle leur portait, ne manqua pas de dire: «La seconde d'entre ellesest notre filleule.» (Lettre du 17 octobre 1584. British museum. Bibl. Cott., t. II, fo188.)[154]Lettre du 2 juin 1577. (Calendar of State papers, foreign series, no1.451.)[155]Lettre du 28 juin 1577. (Calendar of State papers, foreign series, no1.486.)[156]Lettre du 18 juin 1577, datée de Delft. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 100.)[157]Hoofts Nederlandshe historien, p. 525.—Wagenaar Vaderlandsche hist., t. VII, p. 159.[158]P. Bor, X Boeck.—Hoofts Neder. hist., p. 527.—Wagenaar Vaderl. hist., t. VII, p. 160.[159]Bibl. nat., mss. f. tr., vol. 3.182, fo134.—Coustureau,Vie du duc de Montpensier, p. 225.—Voir à l'Appendice, no11, le texte de la note.[160]VoirAppendice, no12.[161]Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.[162]Voir sur l'expulsion des Allemands, de Bois-le-Duc, l'Histoire des troubles et guerres civiles des Pays-Bas, par Théophile D. L., in-12, 1582.[163]P. Bor,loc. cit., p. 870.[164]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 172.[165]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 173.[166]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 174.[167]Les Allemands en garnison à Bréda, sous les ordres de Frosberg, y avaient causé de grands dégâts au palais du prince.[168]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 177.[169]Ils voyaient avec peine que le prince, par excès de confiance, exposait sa personne.[170]On lit dans une lettre de Charlotte de Bourbon à Guillaume Martinij, greffier d'Anvers, en date du 4 octobre 1577: «Je vous prie de vouloir tousjours me mander comme le tout se passe pardelà et ce que je doibs espérer. Je désirerois bien qu'il plûst à monseigneur le prince me mander, ou bien qu'il revint pardecà; car encores que je cognois bien le bon zèle et cœur que ceulx de vostre ville d'Anvers et ceulx de Bruxelles luy portent, toutesfois l'esloignement de sa présence me donne beaucoup de peines et de craintes. Néantmoins je remets le tout en la main de Dieu et le supplie de vouloir bien garder mondit seigneur avec tous les bons patriotes, dont vous tenez des premiers rangs, et conduire par eux les affaires à une heureuse fin.»][171]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 181.[172]Ce présent était destiné probablement au comte Jean de Nassau, pour fêter sa bienvenue.[173]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 190.[174]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 198, 199.[175]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 200.[176]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 205.[177]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 207.[178]Cette lettre, en date du 20 décembre 1577, sera reproduite ci-après.[179]Lettre du 30 octobre 1577, datée d'Anvers. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo53.)[180]Lettre du 9 décembre 1577. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo55.)[181]Lettre du 23 décembre, datée d'Anvers (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo82).[182]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo23.[183]Lettre du 17 octobre 1577 (Amyraut,Vie de Lanoue, p. 232, 233).[184]Lettre de Lanoue à Despruneaux, datée de La Fère, 26 janv. 1578 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo6).[185]Lettre précitée du 26 janvier 1578 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo6).[186]Appendice, no13.[187]Lettre datée d'Anvers (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo38).[188]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo51.[189]Appendice, no14.[190]Lettre aux états généraux (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.426, fo6).[191]Mémoires de MmeDuplessis-Mornay, t. Ier, p. 121.[192]Voir Gachard,Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 310 et suiv.[193]«Rapport sommaire des affaires d'importance traictées et passées ez estatz généraulx depuis le 26 de may 1578 jusques au 6 octobre 1579», par MeBarthélemy, Liébart, etc. (ap. Gachard,Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 311, 312).[194]VoirAppendice, no15.[195]Archives de M. le duc de La Trémoille.[196]Lepetit,Chronique, t. II, p. 372 à 375.

[1]Par le mariage de Béatrix de Bourbon avec Robert, l'un des fils du roi saint Louis.

[2]Charlotte de Bourbon, ainsi que le prouve un acte émané d'elle le 25 août 1565, lequel sera ci-après reproduit, ignorait à tel point la date précise de sa naissance, qu'elle ne pouvait pas plus se dire, en 1565, âgée de treize ans que de douze.

[3]Psaume XXVII, 10.

[4]Ep. aux Galates. VI. 7.

[5]Ce prêtre, l'un des familiers de la maison du duc et de la duchesse de Montpensier, à titre de précepteur de leur fils, n'était autre queRuzé, qui depuis devint évêque d'Angers: c'est ce que déclara le duc de Montpensier lui-même dans une lettre adressée, le 28 mars 1572 à l'électeur palatin, et insérée ici au no2 de l'Appendice.

[6]Voir une information secrète du 28 avril 1572, dont le texte complet sera reproduit plus loin.

[7]A peine est-il nécessaire d'ajouter que la résignation du titre et des fonctions d'abbesse de Jouarre, par la tante au profit de sa nièce, concorda avecl'entrée en religiondont il s'agit.

[8]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3, 182, fo82.—Ibid.Collect. Clérambault. vol. 1,114, fo182.—Coustureau,Vie du duc de Montpensier, in-4o, p. 217.

[9]Coustureau,Vie du duc de Montpensier, p. 221.

[10]Ils sont, avec addition de détails complémentaires, pleinement confirmés par l'information secrète du 28 avril 1572, contenant les dépositions de six religieuses de l'abbaye de Jouarre, autres que celles qui avaient, le 25 août 1565, attesté, en leur déclaration la sincérité des faits énoncés par Charlotte de Bourbon, dans sa protestation du même jour.

[11]«Quant au duc de Montpensier, il portoit telle inimitié à la religion (réformée), et avoit esté de telle sorte pratiqué par ceux de Guise, qu'il se bandoit du tout contre soy-mesme, sans pouvoir gouster la conséquence des entreprises contraires.» (Regnier de La Planche,Hist. du règne de François II, édit. de 1576, p. 567).

[12]De Thou,Hist. univ., t. III, p. 59.

[13]Regnier de La Planche,loc. cit., p. 39.

[14]Ap. Tommasco, Relazioni, in-4o, t. Ier, p. 133.

[15]De La Place,Comment., édit. de 1565, p. 109, 110, 111.—De Thou,Hist. univ., t. II, 824, 825.

[16]De Thou,Hist. univ., t. II, p. 832.

[17]Hist. univ., t. II, p. 776.

[18]De La Place,Comment., p. 237.

[19]Comment., p. 237.—Voir à l'Appendice, no1, une pièce de vers composée, peu de temps après la mort de la duchesse de Montpensier, et qui donne une idée des sentiments élevés dont on la savait animée.

[20]«La duchesse de Montpensier avoit destiné une de ses filles, nommée Charlotte au duc de Longueville.» (De Thou,Hist. univ., t. III, p. 60.)

[21]Lettres françaises de Calvin, t. II, p. 179, 265, 267, 286, 499. L'une de ces lettres, adressée par Calvin au jeune duc de Longueville, le 22 août 1559 (p. 286) contenait ce passage: «Monseigneur, vous avez un grand advantage, en ce que madame vostre mère ne désire rien plus que de vous voir cheminer rondement en la crainte de Dieu, et ne sçauroit recevoir plus grand plaisir de vous qu'en vous voyant porter vertueusement la foy de l'Évangile.»]

[22]D'Aubigné,Hist. univ., t. II, liv. Ier, ch. 11.

[23]Information secrète du 28 avril 1572.—François Daverly portait le titre de seigneur de Minay.

[24]Il nous semble impossible qu'une active correspondance, inspirée par la plus tendre affection, n'ait pas existé entre Charlotte de Bourbon et sa sœur la duchesse de Bouillon, surtout depuis l'année 1562; époque à laquelle cette femme si distinguée, à tant de titres, avait, ainsi que le duc, son mari, ouvertement embrassé la religion réformée, et dès lors chaleureusement servi, avec lui, non seulement les intérêts spirituels et matériels des habitants du duché, mais aussi ceux d'une foule de personnes venues de France, auxquelles un asile était accordé à Sedan et à Jametz. Des documents précis, postérieurs à 1572, témoignent au surplus de l'étroite amitié qui unissait l'une à l'autre les deux sœurs, Charlotte et Françoise de Bourbon.

[25]Nous ne tracerons pas ici le tableau des monstrueux excès par lesquels le duc se déshonora. On frémit d'indignation et de dégoût à l'aspect des lugubres et cyniques détails dans lesquels sont entrés, sur ce point, Brantôme (édit. L. Lal., t. V, p. 9 et suiv.), et, plus amplement encore l'auteur de l'Histoire des martyrs(in-fo1608, p. 589 à 591, et 593, 594).—Voir aussi l'Histoire des choses mémorables advenues en France, de 1547 à 1597(édit. de 1599, p. 186 à 193).

[26]On lit dans un rapport relatif à un synode provincial des églises réformées, tenu à Laferté-sous-Jouarre, le 27 avril 1564, le passage suivant: «Le duc de Bouillon a envoyé paroles de créance par Perucelly, qui disoit avoir parlé à luy à Troyes, ou ès environs, et par Journelle, par lesquelles il faisoit entendre le bon vouloir qu'il a de s'employer pour le Seigneur,avec madame sa femme, et que, en brief temps il exterminerait la messe et prestres de ses terres, et que de cela ne pouvait estre empesché, parce qu'il ne dépendoit que de Dieu et de l'espée. Il prioit l'assemblée de luy faire venir des régents de Genève pour dresser un collège à Sedan, lequel il veult renter de deux ou troys mille francs; promettant que ses places seront toujours seur refuge aux fidèles, et qu'elles estoient munies suffisamment de tout ce qu'il falloit.» (Bibl. nat. mss., f. fr., vol. 6.616, fos96, 97).

[27]E. Benoit,Histoire de l'Édit de Nantes, t. Ier, p. 42.—De Thou,Histoire univ., t. III, p. 655.—Bayle,Dict. phil., VeRosier (Hugues, Sureau du).

[28]«Quoy que le duc de Montpensier eût eu de la duchesse, sa femme, un fils et plusieurs filles, il ne laissa pas de songer à un second mariage, à l'âge de cinquante-cinq ans passés; et ayant fait choix de Catherine de Lorraine, fille de François de Lorraine, duc de Guise, et d'Anne d'Este, pour lors âgée seulement de dix-huit ans, le traité en fut passé à Angers, le 4 février 1570.» (Coustureau,Vie du duc de Montpensier, addit., p. 179).—Brantôme dit de Catherine de Lorraine que «bien tendrette d'aage, elle espousa son mary qui eût pu estre son ayeul». (Édit. L. Lal., t. IX, p. 646).—Le Laboureur (addit. auxMém. de Castelnau, t. II, p. 735) allant au fond des choses, n'hésite pas à dire: «Le duc de Montpensier se maria, en premières noces à Jacqueline de Long-Vic, pour profiter du crédit de l'admiral Chabot, qui avoit épousé Françoise de Long-Vic, sa sœur aînée; et ce fut pour la mesme considération qu'il prit pour seconde femme Catherine de Lorraine, sœur du duc de Guise, auquel cette alliance fut plus utile pour achever de détacher ce prince des intérêts de sa maison, et pour le discréditer parmi des siens, qu'elle ne lui fut avantageuse..... Il apprit par les suites des différends qu'il eut à la cour et par la conduite que cette seconde femme tint avec lui, qu'on n'avoit eu d'autre dessein que de désunir sa maison....., en luy donnant pour le veiller une femme fort entreprenante et qui luy donna bien des affaires.»]

[29]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.

[30]Jacques Couet, ministre de la parole de Dieu, auteur duTraité servant à l'esclaircissement de la doctrine de la prédestination, Basle, »in-8o, 1779.»—Les lignes ci-dessus transcrites sont tirées de la préface de ce traité, dans laquelle Couet s'adresse «à haulte et puissante» dame, madame Louise-Julienne de Nassau, Electrice palatine.»]

[31]Mémoires sur la vie et la mort de la sérénissime princesse Loyse-Julienne, Electrice palatine, née princesse d'Orange.1 vol. in-4o; à Leyden, de l'imprimerie de Jean Main, 1625, fo12.

[32]De Thou,Hist. univ., t. II, p. 701.

[33]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 6.619.

[34]Frédéric III s'est, en quelque sorte, peint lui-même dans cette vaste correspondance et dans son testament. En publiant l'une et l'autre, le savant et judicieux M. Kluckhohn a élevé un monument durable à la mémoire du prince électeur. Voir 1osur Frédéric III, Le Laboureur, addit. auxMém. de Castelnau, in-fo, t. Ier, p. 538 à 542;—lesMém. de Condé, passim;—D'Aubigné,Histoire univ., passim;—La Popolinière,Hist., passim;—Brantôme, édit., L. Lal., t. Ier, p. 313;—Baum,Th. de Bèze, append.;—Archives de Stuttgard, Frankreich, 16, no40;—Bulletin de la Soc. d'hist. du prot. fr., année 1869, p. 287.—2oÉcrits de Frédéric III—das Testament Friedrichs des frommen, Kurfürsten der Pfalz, von A. Kluckhohn, in-4o;—Kluckhohn,Briefe Friedrichs des frommen, etc., etc., in-8o, 1868, 3 vol.—Voir, pour d'autres lettres de Frédéric III, en Angleterre,Calendar of State papers, foreign series, ann. 1560, 1562, 1563, 1567, 1668 et suiv.;—à Genève, Archiv., portef. histor., no1.753;—en France, Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 2.812, 3.193, 3.196, 3.210, 3.314, 3.318, 6.619, 15.544, et fonds Colbert, Vevol. 397.

[35]Dédicace de son célèbre ouvrage, intituléla Gaule françoise(ap.Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. II, p. 579).

[36]Mém. de Condé, in-4o, t. III, p. 431.

[37]Frédéric III couronna sa carrière par une profession solennelle de sa foi qu'il consigna dans un testament du 23 septembre 1575, contenant d'ailleurs, sur des points divers, une longue suite de dispositions. L'une d'elles, notamment, atteste sa constante sollicitude pour les nombreuses victimes des persécutions religieuses, qui, à leur sortie de France ou d'autres pays, avaient trouvé dans le Palatinat un accueil hospitalier, et pour celles qui à l'avenir, y chercheraient un refuge; il voulait que les unes continuassent à jouir des avantages dont elles étaient pourvues, et que des secours fussent assurés d'avance aux autres. Sa sollicitude se portait aussi, dans l'intérêt des professeurs, des étudiants et étrangers, de toutes conditions, qui ne parlaient pas l'allemand, sur la continuation du service divin qui se célébrait,en langue française, à Heydelberg.

[38]Loc. cit.]

[39]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.193, fo62.

[40]Lettre du duc de Montpensier à sa fille, l'abbesse de Farmoutiers (ap. dom Toussaint Duplessis,Hist. de l'église de Meaux, in-4o, 1731, t. II,Pièces justificatives, no5).

[41]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.353, fo23.

[42]Cette réponse, démesurément longue, est intégralement reproduite avec les annotations qu'elle nécessite, au no2 de l'Appendice, dans la rudesse de ses assertions, pour la plupart outrageantes et mensongères.

[43]«Le duc de Montpensier lors emplissoit la cour de plaintes, pour sa fille, l'abbesse de Jouarre, qui, se voyant menacée, s'enfuit à Heidelberg.» (D'Aubigné,Hist. univ., t. II, liv. 1er, ch. II.)

[44]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3,182, fos58 et suiv.—Au dos du document ci-dessus transcrit se trouve la mention suivante: «Par commandement de messieurs le premier président et Boissonnet, conseiller, ceste information faicte par les officiers de Jouerre.»]

[45]«Il y eut force dépesches vers le comte palatin pour r'avoir Charlotte de Bourbon, mais lui, ne voulant la renvoyer qu'avec bonnes cautions, pour la liberté de la dame en sa vie et en sa religion, le père aima mieux ne l'avoir jamais.» (D'Aubigné,Hist. univ., t. II., liv. Ier, chap. II).—«Le père, grand catholique, avoit redemandé sa fille à l'électeur, vers lequel fut envoyé M. le président de Thou, et puis M. d'Aumont. L'électeur offrit de la renvoyer au roi, pourvu qu'on ne la forçât point dans sa religion; mais M. de Montpensier aima mieux la laisser vivre éloignée de lui que de la voir, à ses yeux, professer une religion qui lui étoit si à contre-cœur.» (Mémoires pour servir à l'histoire de la Hollande et des autres provinces uniespar Aubery de Maurier. Paris, in-12, 1688, p. 63.)

[46]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.

[47]British museum, mss. Harlay, 1.582, fo367.

[48]«La de Vandoma(qualification dédaigneusement appliquée par les Espagnols à Jeanne d'Albret) partio ayer para la dicha Vandoma. Oy el conde Lodovico, el almirante y toda la camarada se han de hallar alli para hazer su cena y el enterramiento del principe de Condé que por la honrra le quieren poner en la yglesia entre los otros de su sangre.» (Pedro de Aguila au duc d'Albe; Blois, 5 mai 1572, Archiv. nat. de France, K. 1.526, B. 32.)

[49]Jeanne d'Albret succomba, à Paris, le 9 juin 1572.—Voir sur ses derniers moments et sur sa mort, notre publication intitulée:Gaspard de Coligny, amiral de France, t. III, p. 383, 384, 385.

[50]Lettre de l'électeur Frédéric III, à J. Junius, de juin 1572 (ap. Kluckhohn,Briefe, etc., etc., Zweiter Band, no662, p. 467).—Voir aussi, Calendar of state papers, foreign series, lettre du 27 juin 1572. On y lit: «Mademoiselle de Bourbon is very grieved at the death of the queen of Navarra.»]

[51]Benoit,Hist. de l'édit de Nantes, t. Ier, p. 42.—Bayle,Dict. phil., VcRosier (Hugues Sureau du).—Voir aussi les détails que donne sur les missions de Maldonat et de du Rosier un écrit intitulé: «Oraison funèbre pour la mémoire de très noble madame Françoise de Bourbon, princesse de Sedan, faicte et prononcée par de Lalouette, président de Sedan, etc., etc. Sedan, in-4o, p. 10.»]

[52]La confession et recongnoissance d'Hugues Sureau, dit du Rosier touchant sa chute en la papauté et les horribles scandales par lui commis, à, etc. (Mémoires de l'Estat de France sous Charles IX, t. II, p. 238 et suiv.).

[53]Relation, ap. Kluckhohn,Briefe Friederich des frommens, Erst Band, p. 215 à 229.—Voir, sur la mission de Boquin, les développements contenus dans notre publication intitulée:Les protestants à la cour de Saint-Germain, lors du colloque de Poissy, 1574.

[54]Doneau fut appelé, le 19 décembre 1572, à Heydelberg, pour y enseigner le droit romain.

[55]Voir sur François Dujon, D. 1oScrinium antiquarium, Groning, 1754, t. Ier, part. 2,Francisci Junii vita ab ipsomet conscripta; 2oG. Brandts,Historie der Reformatie, Amst., 1677, in-4o, Boek 5, 6, 7, 8, 9, 10, 15, 17.

[56]«Taffin (Jean), Bleef echter tot in 1572, te Metz, beget zich naar den Paltz in weerdfransch predikant te Heidelberg.» (Dict. biogr., Holland.)—Voir sur J. Taffin, l'intéressante et substantielle monographie de M. Charles Rahlenbeck, intitulée:Jean Taffin, un réformateur belge duXVIesiècle, Leyde, 1886, br. in-8o.

[57]La lettre écrite à Chastillon et à d'Andelot par Charlotte de Bourbon, le 12 mars 1573, est ici intégralement reproduite d'après l'original que M. le duc de La Trémoille possède dans ses riches archives, et qu'il a bien voulu me communiquer.

[58]Jacqueline d'Entremont, que le duc de Savoie tenait alors en captivité. (Voir, sur ce point, notre publication intituléeMadame l'amirale de Coligny, après la Saint-Barthélemy. Br. in-8o, Paris, 1867.)

[59]Archives de M. le duc de La Trémoille (même indication que dans la note précédente).

[60]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 6 à 15.—La Popelinière,Hist., t. II, liv. 36, fos196, 197, 198.—Du Bouchet,Hist. de la maison de Coligny, p. 569.

[61]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 8.

[62]Mém. de l'Estat de France sous Charles IX, t. III, p. 14, 15.

[63]«Le roi, dit de Thou (Hist. univ., t. V, p. 6), éluda leurs demandes sous prétexte qu'elles n'intéressoient en rien la Pologne.»]

[64]Bibl. nat., mss., f. Colbert, Vevol. 397, fo947.

[65]Calendar of state papers, foreign series: 1oThe queen to DrValentin Dale, 3 février 1574;—2oDrDale to the queen, 19 février 1574;—3oAnswer, 8 mars 1574;—4oInstruction to lord North in special embassy to the French king, 5 octobre 1574.

[66]Sa suite se composait du duc de Nevers, du duc de Mayenne, du marquis d'Elbeuf, de Jacques de Silly, comte de Rochefort, du comte de Chaunes, de Jean Saulx-Tavannes, vicomte de Lagny, de Louis P. de la Mirandole, de René de Villequier, de Gaspard de Schomberg, d'Albert de Gondi, maréchal de Retz, de Roger de Bellegarde, de Belville, de Jacques de Levi de Quélus, de Gordes, des frères de Balzac d'Entragues, et de plus de six cents autres Français, tous gentilhommes. Il y avait, en outre, Pomponne de Bellièvre qui suivait le prince en qualité d'ambassadeur de France à la cour de Pologne, Gui du Faur de Pibrac, Gilbert de Noailles et Vincent Lauro, évêque de Mondovi, ministre du pape. (De Thou,Hist. univ., t. V, p. 21.)

[67]Hist. univ., t. II, liv. II, ch. XIV.

[68]Rappelons ici ces belles paroles que, quelques années auparavant, Frédéric III avait adressées à l'amiral:«Gratulamur tibi quod, præ cæteris, posthabitis omnibus iis rebus quas mundus amat, suscipit et admiratur, totus in propagatione gloriæ Dei acquiescas; nec dubitamus quin Deus his tuis conatibus felicem et exoptatum successum sit daturus, quos nos arduis ad Christum precibus juvare non cessabimus.»(Lettre du 23 mai 1561, ap. Kluckhohn,Briefe Friederich des frommen, Kurfürsten von der Pfalz, 1868, in-8o, t. Ier, p. 179).—L'électeur palatin, Frédéric III, a rédigé, sur son entrevue à Heydelberg avec le roi de Pologne, un récit en allemand, qui a été imprimé dans un recueil intitulé:Monumenta pietatis et litteraria virorum in re publica et litteraria illustrium selecta, Francfort, 1701, in-4o, et que reproduit le tome IV des œuvres de Brantôme (édit. L. Lal.), à l'appendice, p. 412 et suiv.

[69]Mémoires, in-8o, 1877, t. Ier, p. 195, 196.

[70]Kluckhohn,Briefe Friedrichs des frommen, t. II, p. 694.

[71]Mém. de MmeDuplessis-Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 80.—Histoire de la vie de messire Philippe de Mornay, Leyde, 1647, in-4o, p. 28.

[72]«Condœus prœsens nuper publice processus est, in ecclesia gallica quæ est Argentorati, se gravissime Deum in eo offendisse, quod post illam parisiensem stragem, metu mortis, ad sacra pontificia accesserit, et petiit à Deo et ab ecclesia ut id sibi ignosceretur.» (Huberti Langueti Epist., lib. Ier, p. 19, 24 junii 1574.)

[73]Lettre de Guillaume Ier, prince d'Orange, au comte Jean de Nassau, du 7 mai 1574. (Groen van Prinsterer,Correspondance de la maison d'Orange-Nassau, 1resérie, t. IV, p. 385.)—Cette lettre, dans laquelle Guillaume parle de l'arrivée de Condé à Heydelberg, contient ce passage remarquable: «Il nous faut avoir cette assurance que Dieu n'abandonnera jamais les siens; dont nous voyons maintenant si mémorable exemple, en la France, où, après si cruel massacre de tant de seigneurs, gentilshommes et autres personnes de toutes qualitez, sexe et aage, et que chacun se proposoit la fin et une entière extirpation de tous ceux de la religion, et de la religion mesme, nous voyons ce néantmoins qu'ils ont de rechef la teste eslevée plus que jamais.»]

[74]Charlotte Arbaleste de La Borde, veuve de Jean de Pas, seigneur de Feuquères. Elle était en 1572, âgée de vingt-deux ans.

[75]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 71.

[76]Philippe de Mornay, en 1572, était âgé de vingt-trois ans.

[77]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 82.

[78]Henri-Robert, duc de Bouillon, mourut le 2 décembre 1574. Il eut pour successeur Guillaume-Robert, son fils aîné, âgé de douze ans.

[79]Mém. de Mmede Mornay, édit. de 1824, t. Ier, p. 84, 85.—Voir aussi l'Histoire de la vie de messire Philippe de Mornay, Leyde, in-4o.

[80]Elle était fille de Diane de Poitiers, et avait hérité de la haine de celle-ci contre les protestants, ainsi que de l'âpre cupidité qui la poussait à s'enrichir de leurs dépouilles.

[81]On voit par là que Mmede Bouillon mère était de la même école que le duc de Montpensier, et qu'elle n'avait pas plus de ménagements pour son fils, que Louis de Bourbon II n'en avait pour sa fille aînée; car, si la duchesse de Bouillon était exposée aux obsessions tenaces de son père, en matière religieuse, le duc de Bouillon, de son côté, avait à redouter et à déjouer les coupables manœuvres de sa mère, hostile à la religion réformée qu'il professait, et, par voie de conséquence, aux droits dont il était investi, dans l'étendue de son duché.

[82]De Thou (Hist. univ., t. V, p. 166) dit en parlant de Charlotte de Bourbon: «C'estoit une princesse d'une grande beauté et de beaucoup d'esprit.»—Un autre écrivain dit: «Si le visage de cette princesse avoit de la sérénité et de la majesté, tout ensemble et des grâces non communes, son esprit avoit encore plus de beauté, et ses vertus, des attraits indicibles. (Mémoires sur la vie et la mort de la sérenissime princesse Louyse-Julianne, Electrice palatine, Leyde, 1625, 1 vol. in-4o.)

[83]Durant les premiers mois de l'année 1572, Guillaume de Nassau séjourna en Allemagne, et tout particulièrement à Dillembourg, ainsi que le prouvent plusieurs de ses lettres datées de cette ville, il s'occupait d'organiser une armée, à la tête de laquelle il marcherait au secours de son frère Louis, qui se trouvait alors aux prises, dans le Hainaut, avec les forces espagnoles. Voulant, au sujet de l'expédition qu'il préparait, se concerter avec l'électeur palatin, il se rendit à Heydelberg, et ce fut très probablement alors qu'à la cour de ce prince il vit Charlotte de Bourbon. M. Groen van Prinsterer (Corresp. de la maison d'Orange-Nassau, Iresérie, t. V, p. 113) se rapproche de notre opinion, sur ce point. Il en est de même de J. Van der Aa, dans l'ouvrage intitulé:Biographisch Woordenboek der Nederlanden, 1858, in-fo, Derde Deele, V. Charlotte de Bourbon.

[84]«Quant à ceux qui avoient la cognoissance de la religion, je confesse que je ne les ai jamais haïs, car, puisque, dès le berceau, j'y avois été nourri, monsieur mon père y avoit vécu, y estoit mort, ayant chassé de ses seigneuries les abus de l'Eglise, qui est-ce qui trouvera estrange si ceste doctrine estoit tellement engravée en mon cœur et y avoit jecté telles racines, qu'en son temps elle est venue à apporter ses fruicts? Car combien, pour avoir esté, si longues années, nourri en la chambre de l'empereur, et estant en âge de porter les armes, que je me trouvai aussitôt enveloppé de grandes charges ès armées, pour ces raisons, dis-je, et veu le peu de bonne nourriture, quant à la religion, que nous avions, j'avois lors plus à la teste les armes, la chasse et autres exercices de jeunes seigneurs, que non pas ce qui estoit de mon salut: toutefois, j'ai grande occasion de remercier Dieu, qui n'a pas permis ceste sainte semence s'étouffer, qu'il avoit semée luy-mesme en moy; et dis dadvantage, que jamais ne m'ont plû ces cruelles exécutions de feux, de glaive, de submersions, qui estoient pour lors trop ordinaires à l'endroit de ceux de la religion.» (Apologie de Guillaume de Nassau, prince d'Orange, contre l'édict de proscription publié en 1580 par Philippe II, roi d'Espagne, Bruxelles et Leipzig, 1 vol. in-8o, p. 87, 88.)

[85]Loin d'être taciturne, il se montrait au contraire si bien doué d'expansion et d'affabilité, qu'on a dit de lui: «C'étoit un personnage d'une merveilleuse vivacité d'esprit.... jamais parole indiscrète ou arrogante ne sortait de sa bouche par colère, ni autrement; mesmes si aulcuns de ses domestiques luy faisoient faulte, il se contentoit de les admonester gracieusement, sans user de menaces ou propos injurieux; il avoit la parole douce et agréable, avec laquelle il faisoit ploïer les aultres seigneurs de la court, ainsy que bon luy sembloit; aimé et bien voulu sur tous aultres, pour une gracieuse façon de faire, qu'il avoit, de saluer, caresser, et arraisonner familièrement tout le monde.» (Mémoires de Pontus Payen, Bruxelles, Leipzig et Gand, 1861, in-8o, t. Ier, p. 42).—On lit dans un récit manuscrit, intitulé:Troubles des Pays-Bas(Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 24.179): «Quand Guillaume de Nassau parloit, sa conversation étoit séduisante; son silence même étoit éloquent; on pouvoit lui appliquer le proverbe italien:Tacendo parla, parlando incanta.»]

[86]Apologie précitée, p. 88.

[87]Il existe une touchante lettre de lui sur ce grave sujet (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. Ier, p. 47. Lettre du 15 octobre 1559, datée de Bruxelles). On y rencontre l'expression des louables sentiments qui l'animaient comme fils et comme frère, et auxquels il demeura fidèle.

[88]Apologie précitée, p. 109.

[89]J.-F. Lepetit,la Grande chronique de Hollande, Zélande, etc., in-fo, t. II, p. 174, 175, 176.

[90]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. IV, p. 175. Lettre du 22 juillet 1573.

[91]P. Bor,Historie der Nederlandtsche Oorlogen, Seste Boek, p. 447, 448, 9Augusti1573.

[92]Il écrivait au comte Jean de Nassau, à propos de la mort de Louis et de Henri: «Je vous confesse qu'il ne m'eust sçeu venir chose à plus grand regret; si est-ce que tousjours il nous faut conformer à la volonté de Dieu et avoir esgard à sa divine providence, que celui qui a respandu le sang de son fils unique, pour maintenir son église, ne fera rien que ce qui redondera à l'avancement de sa gloire et maintenement de son église, oires qu'il semble au monde chose impossible. Et combien que nous tous viendrions à mourir, et que tout ce pauvre peuple fust massacré et chassé, il nous faut toutefois avoir cette asseurance, que Dieu n'abandonnera jamais les siens, dont voyons maintenant si mémorable exemple en la France, où après si cruel massacre de tant de seigneurs, gentilshommes et autres personnes de toutes qualitez, sexe et âge, et que chacun se proposoit la fin et une entière extirpation de tous ceux de la religion, et de la religion mesme, nous voyons ce néantmoins, qu'ils ont derechef la teste eslevée plus que jamais, se trouvant le roy en plus de peines et fascheries que oncques auparavant, espérant que le seigneur Dieu, le bras duquel ne se raccourcit point, usera de sa puissance et miséricorde envers nous.» (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. IV, p. 386, 387.)

[93]VoirAppendice, no3.

[94]Lettre du 7 septembre 1574 (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 53).

[95]Voir, sur les divers points ci-dessus indiqués, les documents recueillis par M. Groen van Prinsterer dans laCorrespondance de la maison d'Orange-Nassau, 1resérie, t. III, p. 326, 354, 367, 369, 387, 391, 394, 397.

[96]VoirAppendice, no4.

[97]VoirAppendice, no5.

[98]Autographe (archives de M. le duc de La Trémoille).

[99]Certains historiens des Pays-Bas qualifiaient la princesse de «vray miroir de toute vertu, et de princesse vrayment douée d'une piété singulière.» (Voir Lepetit,la Grande chronique de Hollande, Zélande, etc., t. II, p. 301.—Hist. des troubles et guerres civiles des Pays-Bas, par T. D. L., 1 vol. in-12, 1582, p. 358. Ouvrage attribué au prédicateur Ryckwaert d'Ypres.)

[100]Genèse, chap. II, v. 18.—Proverbes, chap. XXXI, v. 12.

[101]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 165.

[102]VoirAppendice, no5.

[103]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 192.

[104]Groen van Prinsterer,Correspondance, 1resérie, t. V, p. 205.

[105]«Charlotte van Bourbon quam over Embden, alwaer de prince de selve twe wel toegeruste Oorlog-schepen sond, diese brachten na de Mase, etc., etc.» (Voir Bor,Historie der Nederlandtsche Oorlogen, in-fo, t. Ier, p. 644.)

[106]Archives générales du royaume de Hollande.

[107]On lit dans le recueildes Résolutionsdes états de Hollande (Archives générales du royaume de Hollande): «Séance du 10 juin 1575.—Les villes et états de Hollande ayant résolu d'offrir à la princesse Charlotte de Bourbon, à titre de congratulation et de don, une somme de six mille livres, il sera demandé à Son Excellence en quoi elle désire que le don consiste, soit en numéraire soit en pierres précieuses.» «Séance du 16 juin 1575.—Son Excellence a déclaré désirer que le don destiné à la princesse lui soit offert en numéraire, afin qu'elle en puisse faire tel usage que bon lui semblera.»]

[108]VoirAppendice, no6.

[109]Ce détail, ainsi que plusieurs autres, relatifs à l'entrée et au séjour de Charlotte de Bourbon à Dordrecht, est consigné dans la publication suivante:Dordrecht, door DrG. V. J. Schotel, te Dordrecht bij H. Lagerewij, 1858, br. in-8o, p. 50 et suiv. (Komst van Charlotte van Bourbon te Dordrecht in 1575). Il y est parlé, notamment d'une association littéraire, dite desRhétoriciens, ayant pour devise les «mots:joie pure, laquelle joua, pour le bon plaisir de Son Excellence, une moralité.»]

[110]Geuse Liet Boek, waer in begrepen is den Oorsprongh van de troubelen der Nederlansche Oorlogen, en et geen doer op gevolght is. «T'Amsterdam gedruckt by Jan Jacobsz Bonneau, woonende op 't water, anno 1656, in-8o».

[111]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 230.

[112]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 244 et suiv.

[113]Anne de Saxe.

[114]VoirAppendice, no7.

[115]Lettre datée de Dillembourg, 21 nov. 1575 (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 312.)

[116]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, suppl., p. 174.

[117]Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3.415, fo34.

[118]«Le duc de Montpensier reçut le déplaisir de perdre la duchesse douairière de Nevers, sa fille, cette même année (1575), à laquelle,quoique de la religion, il fit faire des obsèques avec grande cérémonie, à Champigny, le 25 novembre.» (Coustureau,Vie du duc de Montpensier, addit., p. 192.)

[119]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 335.

[120]Archives de M. le duc de La Trémoille.

[121]Rien ne prouve que Louis II de Bourbon eût fait trêve, en l'année 1576, à ses injustes et durs procédés envers la princesse d'Orange. Il est certain, au contraire, qu'ils se prolongèrent, sans interruption, bien au delà de cette même année. D'où il est naturel de conclure que ces mots: «Mmela comtesse de Culembourg, au nom de M. le duc de Montpensier» n'impliquent nullement l'idée d'une autorisation accordée par le duc à la comtesse de le représenter au baptême. Ils n'ont d'autre signification que celle d'une preuve de déférence de la princesse envers son père. Charlotte de Bourbon voulut que sa fille, en recevant le nom de son aïeule paternelle (Julienne), reçut aussi celui de son aïeul maternel (Louis).

[122]Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.—Marie de Nassau était alors âgée de vingt ans.

[123]On ne sait pourquoi Marie employait ici vis-à-vis du prince le mot deMonsieur, tandis qu'elle l'appelait habituellementcher et bon père.]

[124]Lettre du 2 juin 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 366.)

[125]Le traité de paix de 1576 réintégrait Guillaume de Nassau dans sa principauté d'Orange et dans ses autres possessions de France.—Lors des préliminaires de cette paix, dans lesquels le maréchal de Montmorency joua un rôle honorable, sa femme, Diane de France, qui, ainsi que lui, soutenait d'excellentes relations avec Charlotte de Bourbon, adressa à cette dernière une lettre dont la teneur donne la mesure des sentiments que la princesse avait inspirés à Diane et au maréchal. (Voir cette lettre à l'Appendice, no7.)

[126]Voir à l'Appendice, no8, le texte complet de la lettre de Charlotte de Bourbon à son frère, du 28 août 1576.

[127]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo19.

[128]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo46.

[129]22 octobre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 457.)

[130]Lettre du 15 octobre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 428.)

[131]Voir le texte du traité dans Le Petit,Grande chronique de Hollande et de Zélande, etc., etc., t. II, p. 318 et suiv.

[132]Lettre du 11 novembre 1576. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 515.)

[133]Voir le texte du traité d'union de Bruxelles, dans Le Petit,Chron. de Hollande et de Zélande, t. II, p. 326.

[134]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 610.

[135]Lettre du 22 février 1577. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. V, p. 624.)

[136]Lettre du 19 mars 1577. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 15.)

[137]Lettre du 2 avril 1577. (Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2241a.)

[138]Lettre du 20 février 1577. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo49.)

[139]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo51.

[140]Mémoire des nativités de mesdemoiselles de Nassau.(Archives de M. le duc de La Trémoille.)

[141]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 44.

[142]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 44. Mmed'Aremberg, Anne de Croy, était fille du duc d'Arschot; il suffit de connaître la nature fort peu cordiale des rapports existant entre les maisons de Nassau et de Croy pour apprécier la véritable portée et la finesse des expressions employées ici par Charlotte de Bourbon.

[143]Lettre du 6 mai 1577. (Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.)

[144]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 69.

[145]La mère du prince n'écrivait qu'en allemand.

[146]Ces mots permettent de supposer que, si la mère du prince n'écrivait pas le français, elle pouvait du moins comprendre cette langue.

[147]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 86.

[148]Du 4 mai 1577. (VoirAppendice, no10.)

[149]Archives générales du royaume de Hollande, 7 février 1577.

[150]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 88.

[151]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 86.

[152]Collection desRésolutionsdes états de Hollande, à la date du 28 mai 1577. (Archives générales du royaume de Hollande.)—La même collection contient, à la date du 17 août 1577, cette mention: «Ceux de Zélande ont adopté et consenti le présent de baptême de la demoiselle Élisabeth d'Orange, fille du seigneur prince, jusqu'à deux mille livres.»—Il importe de remarquer que leMémoire sur les nativités de mesdemoiselles de Nassau, se référant, quant au don fait par les états,à des lettres sur ce dépeschées, établit que l'allocation définitive se composa d'une rente de deux mille florins, dont quinze cents à la charge des états de Hollande, et cinq cents à celle des états de Zélande.

[153]Archives de M. le duc de La Trémoille.—La reine d'Angleterre, parlant plus tard des filles de Charlotte de Bourbon dans des termes prouvant la sincérité de l'intérêt qu'elle leur portait, ne manqua pas de dire: «La seconde d'entre ellesest notre filleule.» (Lettre du 17 octobre 1584. British museum. Bibl. Cott., t. II, fo188.)

[154]Lettre du 2 juin 1577. (Calendar of State papers, foreign series, no1.451.)

[155]Lettre du 28 juin 1577. (Calendar of State papers, foreign series, no1.486.)

[156]Lettre du 18 juin 1577, datée de Delft. (Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 100.)

[157]Hoofts Nederlandshe historien, p. 525.—Wagenaar Vaderlandsche hist., t. VII, p. 159.

[158]P. Bor, X Boeck.—Hoofts Neder. hist., p. 527.—Wagenaar Vaderl. hist., t. VII, p. 160.

[159]Bibl. nat., mss. f. tr., vol. 3.182, fo134.—Coustureau,Vie du duc de Montpensier, p. 225.—Voir à l'Appendice, no11, le texte de la note.

[160]VoirAppendice, no12.

[161]Archives de la maison d'Orange-Nassau, no2.241a.

[162]Voir sur l'expulsion des Allemands, de Bois-le-Duc, l'Histoire des troubles et guerres civiles des Pays-Bas, par Théophile D. L., in-12, 1582.

[163]P. Bor,loc. cit., p. 870.

[164]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 172.

[165]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 173.

[166]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 174.

[167]Les Allemands en garnison à Bréda, sous les ordres de Frosberg, y avaient causé de grands dégâts au palais du prince.

[168]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 177.

[169]Ils voyaient avec peine que le prince, par excès de confiance, exposait sa personne.

[170]On lit dans une lettre de Charlotte de Bourbon à Guillaume Martinij, greffier d'Anvers, en date du 4 octobre 1577: «Je vous prie de vouloir tousjours me mander comme le tout se passe pardelà et ce que je doibs espérer. Je désirerois bien qu'il plûst à monseigneur le prince me mander, ou bien qu'il revint pardecà; car encores que je cognois bien le bon zèle et cœur que ceulx de vostre ville d'Anvers et ceulx de Bruxelles luy portent, toutesfois l'esloignement de sa présence me donne beaucoup de peines et de craintes. Néantmoins je remets le tout en la main de Dieu et le supplie de vouloir bien garder mondit seigneur avec tous les bons patriotes, dont vous tenez des premiers rangs, et conduire par eux les affaires à une heureuse fin.»]

[171]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 181.

[172]Ce présent était destiné probablement au comte Jean de Nassau, pour fêter sa bienvenue.

[173]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 190.

[174]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 198, 199.

[175]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 200.

[176]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 205.

[177]Groen van Prinsterer,Corresp., 1resérie, t. VI, p. 207.

[178]Cette lettre, en date du 20 décembre 1577, sera reproduite ci-après.

[179]Lettre du 30 octobre 1577, datée d'Anvers. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo53.)

[180]Lettre du 9 décembre 1577. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo55.)

[181]Lettre du 23 décembre, datée d'Anvers (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo82).

[182]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.415, fo23.

[183]Lettre du 17 octobre 1577 (Amyraut,Vie de Lanoue, p. 232, 233).

[184]Lettre de Lanoue à Despruneaux, datée de La Fère, 26 janv. 1578 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo6).

[185]Lettre précitée du 26 janvier 1578 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo6).

[186]Appendice, no13.

[187]Lettre datée d'Anvers (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo38).

[188]Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fo51.

[189]Appendice, no14.

[190]Lettre aux états généraux (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.426, fo6).

[191]Mémoires de MmeDuplessis-Mornay, t. Ier, p. 121.

[192]Voir Gachard,Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 310 et suiv.

[193]«Rapport sommaire des affaires d'importance traictées et passées ez estatz généraulx depuis le 26 de may 1578 jusques au 6 octobre 1579», par MeBarthélemy, Liébart, etc. (ap. Gachard,Corresp. de Guillaume le Taciturne, t. VI, p. 311, 312).

[194]VoirAppendice, no15.

[195]Archives de M. le duc de La Trémoille.

[196]Lepetit,Chronique, t. II, p. 372 à 375.


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