[5]Cette mention se trouve au fo20 du ms. d'Amiens qui se compose de 208 folios et au fo42 du ms. de Valenciennes qui compte 123 folios.[6]P. 349.[7]Belgique, prov. Hainaut, arr. Thuin, cant. Binche, à 13 kil. de Mons.[8]La cour de Jeanne et de Wenceslas, par M. Pinchart, p. 68.[9]P. 7 et 209 à 211.[10]P. 209.[11]Voyez p. 210 et cf. la note qui se rapporte à ce passage dans le sommaire du prologue de la première rédaction.[12]Chroniques de Froissartpubliées par Buchon, éd. du Panthéon, t. III, p. 333, col. 2.[13]Froissart,Étude littéraire sur le quatorzième siècle, par M. Kervyn de Lettenhove, tome Ier, p. 52 et 53. Bruxelles, 1857, 2 vol. in-12.[14]Nouvelles recherches sur la vie de Froissart et sur les dates de la composition de ses Chroniques, par M. P. Paris, p. 14. Paris, 1860.[15]Le texte de cette dernière leçon est emprunté au ms. de notre Bibliothèque impériale coté 2655, fo1 vo.[16]Les derniers mots sont dans le ms. 2655 et le ms. 131 de sir Thomas Phillipps:esperons encore à nuit, dans les mss. 2641 et 2642:esperons encore. Cf.Chroniquesdans Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 645.[17]Voyez les notes de Dacier sur les mss. de Froissart conservés à la Bibliothèque du Roi, dans Buchon, t. III, p. 384.[18]Je dis sans doute, car j'ai fait exprès en 1868 le voyage de Cheltenham pour étudier le ms. 131, et le malheur a voulu que sir Thomas Phillipps n'ait pu le retrouver. C'est par M. Kervyn que j'ai appris quels sont les derniers mots du ms. 131, et je renouvelle ici publiquement au célèbre érudit belge mes remerciments.[19]M. Pinchart, qui a publié des extraits de ces comptes, est le savant qui aura le plus fait en ce siècle pour la biographie positive de Froissart. Voyez sa brochure intitulée:La cour de Jeanne et de Wenceslas, p. 68.[20]Chroniques de Froissartdans Buchon, édit. du Panthéon, t. III, p. 369.[21]P. 15 et 17, 220 et 221.[22]P. 90 à 100.[23]P. 114 à 118.[24]P. 132 à 138.[25]P. 154 à 156.[26]P. 190 et 191.[27]P. 194 à 196.[28]P. 199 à 204.[29]P. 77 à 79. Cf. Jean le Bel,Chroniques, éd. Polain, t. I, p. 79 à 81.[30]P. 126 à 129. Cf. Jean le Bel, t. I, p. 127 à 129.[31]Il faut lire dans J. de Hemricourt la description du train de vie fastueux que menait le chanoine grand seigneur: «.... Ilh n'alloit onkes les commons jours delle semaine alle eglize qu'ilh n awist sauzo ou vingt personnes quy le conduysoient, tant de ses proymes come de ses maynyes et de cheaz quy estoyent à ses dras. Et quant c'estoit az jours solempnes, chilz quy estoyent à ses dras le venoyent quère en son hosteit et le mynoyent alle eglize. Sy avoit soventfois assy grant rotte après ly com après l'evesque de Liège, car ilh avoit bin chinquante ou de moins quarante parsiwans qui tos demoroient al dineir deleis ly....»Miroir des nobles de la Hasbaye, par Jacques de Hemricourt, éd. de Salbray, p. 158.[32]P. 211.[33]Ms. 2655, fo154. Cf. Froissart de Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 259.[34]Ms. 2655, fos312 et 313. Cf. Froissart de Buchon, t. I, p. 593 à 595.[35]Bibl. imp., ms. fr. coté 831, fo161 vo.[36]Étude sur Froissart, par M. Kervyn de Lettenhove, t. I, p. 242 et 243, en note.[37]Bibl. imp., ms. fr. no831, fo157 vo.[38]Ms. de Besançon, t. II, fo201.[39]Étude littéraire sur Froissart, par M. Kervyn, t. I, ch.XII, p. 242 à 246.[40]Cf. dans Buchon, t. II, p. 49.[41]Ms. de Besançon, fo371 vo. Le manuscrit de notre Bibliothèque impériale coté 2649, reproduction généralement fidèle de celui de Besançon, contient quelques lignes seulement de plus que la partie de ce dernier manuscrit qui correspond au premier livre des autres exemplaires de la première rédaction proprement dite. Le manuscrit 2649 se termine à ces mots: «.... ains passèrent oultre et prindrent.» Cf. Froissart dans Sauvage, édit. de 1559, t. I, p. 457, ligne 11.[42]Cf. dans Buchon, t. I, p. 717, col. 2, fin du chap. 394.[43]Cf. dans Buchon, t. II, p. 4, fin de la col. 1.[44]Selon M. Kervyn, cette version plus originale, particulière aux manuscrits de la première rédaction revisée pour les années 1350 à 1356, serait postérieure à 1388, époque du voyage de Froissart en Béarn: «Elle est postérieure à 1388, dit-il,puisque Froissart y raconte les démêlés du sire d'Albret avec les habitants de Capestang, d'après ce que ceux-ci lui dirent. Je la crois écrite vers 1391.» Froissart, t. I, p. 243 en note. Voici le passage sur lequel s'appuie l'argumentation de M. Kervyn: «Depuis me fudit qu'ils (il s'agit des habitants de Capestang) laissèrent prendre leurs ostages....» Voyez Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 317. Froissart ne dit nullement dans ce passage qu'il tient les détails qu'il va raconter de la bouche même des habitants de Capestang; par conséquent il n'y a pas lieu d'en conclure avec M. Kervyn que la version des manuscrits revisés pour les années 1350 à 1356 est postérieure au voyage du chroniqueur en Béarn en 1388 et a été écrite vers 1391.[45]Voyez p. 26, l. 21. Le texte devient semblable dans les manuscrits des deux branches après ces mots:Si singlèrent par mer.[46]Les manuscrits désignés simplement par un chiffre appartiennent à notre Bibliothèque impériale. Il faut ajouter à la liste ci-jointe, le bel exemplaire du premier livre conservé dans la bibliothèque du château de Branitz (Prusse). Malheureusement, il ne nous a pas été donné de voir, d'étudier nous-même ce manuscrit; et les renseignements transmis par Son A. le prince de Puckler-Muskau ne nous ont pas permis de le comprendre dans notre classement.[47]Mon ami, M. A. Castan, a publié une excellente étude sur le ms. de Saint-Vincent de Besançon.Bibl. de l'École des Chartes, t. XXVI, p. 114 à 148. Buchon croyait ce manuscrit égaré si non perdu; M. Castan ne l'a pas seulement retrouvé, il a éclairci toutes les questions qui s'y rattachent.[48]Sur la manière dont se terminent ces manuscrits, voyez ce qui a été dit plus haut, p.XIIIetXIV,XXVIIetXXVIII.[49]Voyez l'édition imprimée par Johnes en son château d Hafod en 1803, formats in-4oet in-8o. Johnes est également l'auteur d'une traduction anglaise desMémoires de la Curne de Sainte-Palaye sur Froissart, qui parut à Londres en 1801. Notre chroniqueur a su toujours inspirer de belles passions à nos voisins; espérons que Johnes aura des successeurs.[50]Dans ce tableau, comme dans le précédent, les manuscrits désignés par un simple chiffre appartiennent à notre Bibliothèque impériale.[51]Ce manuscrit, qui provient du fonds de Gaignières, est toujours appelé dans les variantes du texte de ce volume:Ms. de Gaignières. Dans les volumes suivants, il sera désigné sous la rubrique B3, le ms. 6477 à 6479 sous la rubrique B1, le ms. de Mouchy-Noailles sous la rubrique B4.[52]Voyez le chapitreIde la seconde partie de cette introduction.[53]Sur la manière dont se termine le premier livre dans les divers manuscrits de la première rédaction revisée, voyez plus haut la fin du § 2, p.XIIIetXIV,XXVIIetXXVIII.[54]Le copiste doit avoir oublié un C. Ces mots:que Dieu absolne peuvent se rapporter qu'à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, mort à Bruges le 14 juin 1467.[55]Notre édition est la seule où l'on ait utilisé ce précieux abrégé.[56]Grand in-fol. vélin de 208 feuillets. Le texte est disposé sur deux colonnes dont chacune a soixante lignes. Ecriture de la première moitié du quinzième siècle.[57]In-4opapier de 123 feuillets. Le texte est disposé sur une seule colonne. Écriture de la fin du quinzième siècle.[58]P. 425 à 427 de ce volume.[59]Voyez la note de la p. 329.[60]P. 244, dernière ligne, 264, 277, 281, 297, 308, 383, etc. Le manuscrit 6477-6479, auquel nous avons emprunté le texte du premier livre et où l'empreinte wallonne est aussi très marquée, offre parfois la même particularité. Voyez p. 19, l. 17.[61]«.... si qu'ilz ne seurent dedens deux joursleuril estoient.» fo9 vo.—«.... liiez sur une esquielleleurtout le peuple le veoient.» fo12 vo.[62]P. 253.[63]p. 277.[64]Ms. de Valenciennes, fo12 vo.[65]Ibid., fo18 vo.[66]P. 446.[67]p. 485 et 490.[68]p. 445.[69]p. 490.[70]p. 485.[71]P. 221: «.... acquerre et pourchachier amis et confortans....»Pourchachierest une forme wallonne du français actuelpourchasser.[72]P. 333: «.... il chouchièrent grant foison d'arbres et de bois....»Chouchierest une forme vraiment étrange qui pourrait bien être l'équivalent decouchier.[73]En attendant le glossaire qui doit être joint à cette édition, c'est ici l'occasion de signaler aux philologues le motkeckedans le passage suivant du ms. d'Amiens: «.... chiaux de sekeckeensanglantés....» Voyez page 264. M. Kervyn a lu:sieute. Œuvres de Froissart,Chroniques, t. II, p. 123. C'est bien le sens, maissieuten'est pas dans le manuscrit.[74]Voyez chap.I, § 1, p.VIIàIX.[75]P. 349.[76]P. 349, en note.[77]Voyez nos variante, p. 211, 213, 217, etc. Les lacunes du manuscrit d'Amiens ont été comblées à l'aide du texte de Valenciennes.[78]P. 211, l. 14.[79]Mémoire sur le manuscrit de Froissart de la ville d'Amiens et en particulier sur le récit de la bataille de Crécy, par M. Rigollot, dans le t. III desMémoires de la société des antiquaires de Picardie, p. 133, en note.[80]Études sur l'histoire des arts au moyen âge, par Pinchart, p. 17 et 18.[81]Un extrait des comptes du receveur de Binche, publié par M. Pinchart, constate que, le 25 juillet 1382, le duc de Brabant fit don d'une somme de dix francs valant douze livres dix sous «à messire Jehan Froissard, curet de Lestinnez ou Mont,pour un livre qu'il fist pour monseigneur.» Qui sait si ce livre n'était pas un exemplaire de la seconde rédaction du premier livre?[82]Les mots:Carles de Bloisque le copiste n'avait sans doute pas pu lire ont été laissés en blanc dans le manuscrit d'Amiens, mais nous les avons restitués à l'aide du manuscrit de Valenciennes.[83]Ms. de Besançon, t. II, fo333. Les premiers mots omis dans le ms. de Besançon ont été restitués à l'aide des mss. de notre Bibliothèque impériale, qui appartiennent à la même famille.[84]La forme Lestinnes, qui paraît être une abréviation de les Estinnes, est seule usitée dans les documents du quatorzième siècle.[85]Nous devons l'indication détaillée de cet acte, conservé aux Archives du Nord, dans le fonds de la Chambre des Comptes, carton B744, à l'obligeance de MM. Desplanque, Mannier et Losfeld. Voyez l'Inventaire sommaire des archives du Nord, t. I, p. 130 et 131.[86]Lessines, Belgique, prov. Hainaut, arr. Thuin, chef-lieu de canton.[87]En vertu d'une transaction datée du 13 mai 1363, une rente de deux mille livres fut donnée par le comte de Hainaut à titre d'apports d'Elisabeth de Hainaut, mariée à Robert de Namur en 1354; et cette rente fut constituée «sur les terres d'Estrew (Estreux), de Chièvre et de Lessine.»Hist. généal., par le P. Anselme, t. II, p. 748.[88]Histoire de la maison de Chastillon-sur-Marne, par André du Chesne, p. 166 et 167. Paris, 1621, in-fol.[89]Bibl. imp., ms. fr. 831, fo157 vo.[90]Étude littéraire sur Froissart, par M. Kervyn, t. I, p. 101.[91]Ms. d'Amiens, fo93 vo.[92]Ibid.[93]Miroir des nobles de la Hasbaye, éd. de Salbray, p. 158.[94]Les vrayes chroniques de messire Jehan le Bel, publiées par M. L. Polain, t. II, p. 89.[95]Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, t. III, p. 132 à 184. A la dissertation de M. Rigollot est joint un très-bon travail de M. de Cayrol.[96]P. 103 à 114.[97]P. 313 à 315, 316 à 319, 321, 322, 329 à 336, 341 à 352.[98]P. 377 à 388.[99]P. 126 à 129.[100]P. 395 et 396.[101]P. 388 à 393.[102]P. 394 et 395.[103]Ms. d'Amiens, fo46 vo.[104]Ms. d'Amiens, fo52.[105]Ms. d'Amiens, fo83 vo.[106]P. 210.[107]P. 209.[108]On lit: «leroine», fo5 ro; «lefille», fo21 vo; «lebataille de Cassiel», fo25 vo; «lemort dou conte», fo26 ro; «lechevallerie dou conte Guillaume», fo40 ro; «lebataille de Gagant», fo41 ro, «lebataille de Crechy», fo117 vo.[109]P. 234 de ce volume.[110]P. 236.[111]P. 239.[112]P. 243.[113]P. 245.[114]P. 247.[115]P. 239 et 240.[116]P. 471.[117]P. 269.[118]P. 247.[119]P. 257.[120]Froissart se donne à la fin du prologue de la première rédaction revisée (voyez p. 7) le titre de sire; il semble toutefois reconnaître implicitement qu'il n'y avait pas droit, car il ajoute aussitôt ce correctif:qui tant me voet honnerer. On sait en effet que la qualification desireoumessire, appliquée parfois aux clercs à titre gracieux, était plus particulièrement réservée aux gentilshommes; mais il y a une noblesse innée, personnelle, qui s'impose en dépit de toutes les conventions sociales: qui posséda jamais cette noblesse à un plus haut degré que le chroniqueur de Valenciennes?[121]P. 304.[122]P. 214.[123]P. 224.[124]P. 243.[125]P. 249.[126]P. 294.[127]P. 306.[128]P. 307, 319 et 327.[129]P. 312.[130]P. 321.[131]P. 337.[132]P. 338.[133]Voyez p. 286 de ce volume en quels termes touchants Froissart parle de Philippe de Hainaut: «Et tant comme elle vesqui, li roiaulmes d'Engleterre eut grasce, prosperité, honnour et toutes bonnes aventures; ne onques famine ne chier temps de son resgne n'i demorèrent.» Ce passage appartient à la troisième rédaction, et Froissart était chanoine de Chimay lorsqu'il écrivit ce bel éloge de sa bienfaitrice.[134]Froissart avait toujours eu des tendances aristocratiques; mais nulle part il ne les accuse avec plus de force que dans la troisième rédaction, où le dédain pour les vilains est parfois poussé jusqu'à l'injustice et même jusqu'à l'insulte. Il dit des Flamands qui combattirent à Cassel (voyez p. 300): «Toutes fois Dieus ne volt pas consentir que li signeur fuissent là desconfi de telmerdaille.» Il faut plaindre Froissart d'avoir qualifié avec une telle grossièreté ces braves communiers flamands qui se firent tuer avec tant de courage. Lorsqu'il écrivit ces lignes, les excès de la populace anglaise étaient sans doute présents à sa pensée et ne lui inspiraient que du dégoût pour ce peuple dont il était pourtant sorti, comme Jeanne d'Arc allait bientôt en sortir. C'est l'éternelle histoire: on fait expier au peuple les fautes et les crimes de la populace.[135]P. 289 de ce volume. Froissart, qui ne tenait pas de première main le récit de cette admirable scène, n'a pas atteint la grandeur simple du chanoine de Liége, comme on le verra en comparant la première rédaction (p. 79 à 81), reproduction pure et simple du texte de Jean le Bel, à la narration originale qui lui a été substituée dans la troisième (p. 289).[136]Le premier livre des Chroniques de Jehan Froissart, préface, p.XIIetXIII. Bruxelles, 1863, 2 vol. in-8o.[137][OE]uvres de Froissart, publiées sous les auspices de l'Académie royale de Belgique. Chroniques, t. V, p. 87 et 88. Bruxelles, 1868 in-8o.[138]Les passages soulignés sont ceux qui manquent dans l'édition de M. Kervyn.[139]Œuvres de Froissart, t. V, p. 104.[140]Ibid., p. 106.[141][OE]uvres de Froissart, t. V, p. 111.[142]Ibid., p. 116.[143]Œuvres de Froissart, t. V, p. 122.[144]Ibid., p. 141.[145]Ce manuscrit, chef-d'œuvre de la calligraphie de la fin du quatorzième siècle, semble avoir appartenu à quelque membre de la famille flamande des Berthout, seigneurs de Grammene, dont on voit les armes:D'ARGENTà trois pals de gueules, sur le feuillet de garde placé en tête du premier volume. Sur les armes des Berthout, seigneurs de Grammene, voyez Butkens,Trophées de Brabant, édit. de 1724, t. I, p. 319. Les Berthout de Grammene étaient une branche cadette de l'illustre et puissante famille des Berthout, avoués de Malines, qui portaient:D'ORà trois pals de gueules. On peut lire sur ces derniers le beau mémoire de M. Félix van den Branden de Reeth, couronné par l'Académie de Belgique, 1844, in-4ode 195 pages.[146][OE]uvres de Froissart, publiées sous les auspices de l'Académie de Belgique, par M. le baron Kervyn de Lettenhove,Chroniques, t. II, p. 223.[147]Chroniques de Froissart, édit. de Dacier, p. 50. Buchon a suivi Dacier ici comme partout. Voyez l'édition du Panthéon, t. I, p. 40.[148]Froissart et les autres chroniqueurs du quatorzième siècle ont singulièrement exagéré les pertes des Flamands à Cassel. Notre ami, M. Mannier a publié les noms des victimes dont le nombre ne dépassa guère 3000. VoyezLes Flamands à la bataille de Cassel. Paris, A Aubry, 1863.[149]P. 217.[150]Voyez la première partie de cette Introduction, chap.I,§ 4,, p.XXXIV.[151]Une note de Dacier relative à ce passage prévient le lecteur que la leçon «huit» est, non une restitution pure et simple, mais une correction de l'éditeur. L'édition de Dacier dont il s'agit ici, commencée avant 1789, était en cours de publication lorsque la Révolution vint l'interrompre, et elle ne fut jamais reprise par son auteur; il n'en reste que des bonnes feuilles dont le beau caractère fait le plus grand honneur aux presses de l'Imprimerie royale. Notre exemplaire compte 632 pages, et il a été acheté à la vente du cabinet de feu Champollion-Figeac.[152]Le lecteur voudra bien remarquer qu'on s'est abstenu dans le cours de l'édition de signaler les fautes commises par les précédents éditeurs. Ici, force nous était de critiquer les autres, si nous ne voulions laisser croire qu'un certain nombre de variantes véritablement historiques ont été omises dans notre relevé. Il n'en est pas moins vrai que nous n'avons aucun goût, Dieu merci, pour ce genre de besogne. Qui sait d'ailleurs si notre paresse n'y trouve pas son compte?[153]La distinction capitale que nous essayons de marquer ici s'applique, du moins dans une certaine mesure, aux ouvrages de la décadence grecque et latine aussi bien qu'à ceux qui représentent la décomposition de l'ancien français. On n'a pas tenu peut-être un compte suffisant de cette distinction lorsqu'on a publié, au seizième siècle et même de nos jours, certains auteurs de la basse latinité ou de la basse grécité. C'est surtout en matière de langage, ce perpétueldevenir, que la méthode naturaliste et scientifique, propre à notre siècle, doit remplacer l'abus du dogmatisme classique.[154]Voyez p. 168, lignes 16 et 28.[155]On peut citer notamment le manuscrit de la Bibl. imp., coté 6477 à 6479 = B1 d'après lequel a été établi le texte du premier livre et où la fin de chaque phrase est marquée par des points.[156]Cf. la page 221 des variantes, lignes 1 à 14 avec la p. 18, lignes 24 à 30 du texte.[157]Ms. 6477, fo187 vo.[158]Ms. d'Amiens, fo93.[159]Il est curieux de comparer sous ce rapport Froissart aux chroniqueurs des siècles précédents: le curé des Estinnes, le chanoine de Chimay, est beaucoup plus dégagé des préoccupations ecclésiastiques qu'un Villehardouin ou un Joinville, par exemple; il a davantage ce qu'on peut appelerl'esprit laïque, cet esprit qui a dispensé la France au seizième siècle de se faire protestante, et auquel la Révolution française doit ce qu'elle a de sain, la partie malsaine ayant été recueillie dans l'héritage de la centralisation monarchique. Il faut juger l'arbre par ses fruits: la France, animée de cet esprit large, qui est l'une des faces de son génie, a joui de laliberté religieusedans les mœurs aussi bien que dans les lois avant les pays de l'Europe qui ont embrassé la Réforme.[160]P. 151, 161, 437, 438. Cf. Jean le Bel, éd. de M. Polain, t. I, p. 149 et 150.[161]Voyez plus haut, p.LIV.[162]Justice a été rendue à Richard II par un digne compatriote de Froissart, M. H. Wallon dans son beau livre intitulé:Richard II, Épisode de la rivalité de la France et de l'Angleterre. Paris, Hachette, 1864, 2 vol. in-8o. Un art discret est mis dans cet ouvrage au service d'une science approfondie, d'une conviction pleine de chaleur contenue; le passé y est étudié pour lui-même, et l'on n'y trouve aucune de ces allusions par où lespartisansdéguisés en historiens mettent ce qu'ils appellent l'amorce aux passions de leurs contemporains. Aussi le livre de M. Wallon a-t-il échappé à la mode, mais en revanche il ne se fanera pas.[163]P. 395, 437, 449. On retrouvera des passages analogues et plus significatifs encore dans tous les volumes de cette édition.[164]Voyez Jean le Bel, édit. Polain, t. I, p. 122, 125, 133.[165]Voyez la seconde partie de cette Introduction, chap.III, p.XCVIII.[166]P. 1 et 2.[167]Voyez Jean le Bel,Chroniques, édit. Polain, t. I, p. 46. Cf. Froissart, t. I de notre édition, p. 50.[168]Jean le Bel, t. I, p. 80. Cf. Froissart, t. I, p. 78.[169]Jean le Bel, p. 135. Cf. Froissart, t. I, p. 151.[170]Ibid., t. I, p. 95. Cf. Froissart, t. I, p. 105.[171]Ibid., p. 127. Cf. Froissart, t. I, p. 127.[172]P. 316 à 352 de ce volume.[173]P. 377 à 388.[174]P. 385.[175]P. 214.[176]Froissart n'a parfois besoin que d'un coup de crayon pour donner la vie à ses figures. Il dit, par exemple, p. 219 de ce volume, en parlant de la reine Isabelle, mère d'Édouard III: «Si estoit elle très belle dame et feminine et doucement enlangagie.» Voilà bien cette heureuse simplicité, ce naturel aimable jusque dans sa négligence que goûtait tant Fénelon. Et deux pages plus loin, à propos du séjour d'Isabelle et de son jeune fils Édouard à la cour de Charles de Valois: «Et les veoit li rois volentiers et prendoit à la fois grant plaisance ou jone Edouwart, car il estoit biaus fils et rians; et s'esbatoit li rois, qui estoit son oncle, en ses jonèces.» P. 221. N'y-a-t-il pas ici comme un rayon de cette grâce suave et légère qui est l'atticisme de la France?[177]M. le duc de Mouchy, en consentant avec tant de bonne grâce à me prêter son précieux manuscrit, a rendu à la Société de l'histoire de France et à son éditeur un service de premier ordre.[178]Les manuscrits de la première rédaction sont désignés dans les variantes sous la rubriqueMss. A. Comme les prologues méritent une attention toute spéciale à divers points de vue, notre analyse sommaire devient presque une traduction, toutes les fois que l'importance du texte semble l'exiger.[179]Mss. A 7 à 19, 23, 30 à 36à rimer et à ditter. Fo1 vo.—Mss. A 1 à 6, 20 à 22, 24 à 29: à dittier et à rimer. 19 mss., qui appartiennent à sept familles différentes, donnent la première leçon, tandis qu'on ne trouve la seconde que dans 13 mss. répartis entre trois familles seulement, dont les deux dernières sont un simple abrégé de la première. On doit donc, du moins au point de vue de la critique diplomatique, donner la préférence à la première leçon sur la seconde.[180]Les manuscrits de la première rédaction revisée sont désignés dans les variantes sous la rubriqueMss. B.[181]La seconde rédaction est représentée par les manuscrits d'Amiens et de Valenciennes.[182]Ceci est une traduction à peu près littérale du prologue du ms. d'Amiens dont le prologue du ms. de Valenciennes ne diffère que par des variantes insignifiantes.[183]Froissart se désigne ainsi dans le prologue des mss. A: «Pour tous nobles cuers encouragier et eulx monstrer exemple et matière d'onneur,je Jehan Froissartcommence à parler après la relation faicte par monseigneur Jehan le Bel.» Ms. A 1, fo2. On voit que Froissart parle ici de lui-même sur un ton beaucoup plus modeste; mais ce qui est surtout remarquable, c'est qu'il ne fait pas suivre encore son nom de la mention de la qualité de prêtre. On lit dans les mss. A 18, 19, 23 à 36: «Je,sireJehan Froissart.» Fo1 vo.[184]La troisième rédaction n'est représentée que par le manuscrit de Rome.[185]Pays de Liége.[186]Hugues de Fagnolles.[187]Gérard d'Enghien, sire de Havré.[188]Jean, dit Sausses, sire de Boussoit.[189]Guillaume de Jauche, sire de Gommegnies.[190]Guillaume, sire de Potelles.[191]Guillaume, sire de Wargnies.[192]Eustache, sire de Vertain.[193]Jean de Halluin, fils d'Olivier, sire de Heitserot, petit-fils de Roland. Ce Jean mourut au combat de Cadsand en 1337.[194]Henri Berthout IV, sire de Duffel.[195]Gavere est en Flandre (à 19 kil. de Gand); mais Raes (équivalent flamand d'Erasme) van Gavere relevait plusieurs fiefs du duché de Brabant, notamment ceux de Liedekerke (à 22 kil. de Bruxelles) et de Hérinnes (Hérinnes-lez-Enghien, à 30 kil. de Bruxelles).[196]La seigneurie de Gaesbeek appartenait en 1327 à damoiselle Béatrix de Louvain, qui avait succédé en 1324 à son frère Jean, mort sans enfants, et qui fit hommage en 1325 pour la seigneurie de Gaesbeek à Jean III, duc de Brabant (voyez la belle publication de M. L. Galesloot,Livre des feudataires de Jean III, p. 26). Guillaume de Hornes, dit de Gaesbeek, succéda vers 1339 à Béatrix, sa cousine germaine, dans la seigneurie de Gaesbeek. Jean de Gaesbeek m'est inconnu. Serait-ce Jean de Kesterbeke appeléCasterbekedans leLivre des feudataires, p. 143?[197]La forme du texte:Quaderebbea été assimilée à Quarouble, Nord, arrondissement et canton de Valenciennes.[198]Harlebeke est dans la Flandre occidentale (à 15 kil. de Courtrai), et cette seigneurie appartenait à la branche aînée de la famille de Halluin: Gautier de Halluin II du nom, sire de Roosebeke, vicomte de Harlebeke, mourut à Harlebeke en 1338; mais ses petits-fils, Gautier, Roger et Thierry, fils de Daniel, dont on ignore trop la date de naissance pour les assimiler sûrement auxtrois frères de Harlebekede Froissart, pouvaient relever, comme Raes van Gavere, certains fiefs du duché de Brabant, à moins que Jean le Bel et notre chroniqueur n'aient confondu Arnoul, Renier, Jean ou Adam de Holsbeek en Brabant (à 33 kil. de Bruxelles) avec les seigneurs de Harlebeke. Voyez Galesloot,Livre des feudataires, p. 38, 245, 227, 232, 296.[199]Nous avons assimilé la formeHotebergedu texte à Huldenbergh, village et seigneurie du Brabant (à 20 kil. de Bruxelles).[200]Du pays de Liége.[201]Ce Jean le Bel n'est autre que le chanoine de Liége, le célèbre chroniqueur qui a servi de modèle à Froissart pour toute la partie du premier livre comprise entre 1325 et 1356.[202]Le nom de ce chevalier est défiguré dans toutes les rédactions et tous les mss. du premier livre desChroniques. Comme Froissart reproduit ici littéralement Jean le Bel, nous avons restitué même dans le texte le nom véritable d'après la chronique du chanoine de Liége. Lambert III de Dammartin de Warfusée, dit d'Oupeye, maréchal de l'évêque de Liége, mourut le 1erjanvier 1345. Voyez J. de Hemricourt,Miroir des nobles de la Hesbaye, édit. de Jalheau, p. 55. La famille de Dammartin, à laquelle appartenait ce chevalier, fut transplantée, au douzième siècle, de France d'où elle est originaire, dans le pays de Liége. Cette incomparable famille, qui, dès le temps de Hemricourt, ne comptait pas moins de cent seize branches, a couvert de ses innombrables rameaux toute la France de la Meuse; et encore aujourd'hui il n'y a guère en ce pays de famille ancienne qui ne se rattache au tronc puissant et français des Dammartin.[203]Sans doute Carlisle, qui est, non sur la Tyne, comme le dit Froissart, d'après Jean le Bel, mais sur l'Éden, non en Galles, ainsi que l'affirment aussi les deux chroniqueurs, mais à quelque distance du Galloway.Luguvallum, l'ancien nom de Carlisle au temps des Romains et au moyen âge, a pu se contracter enluel, qui, par l'addition decaer, bourg, ville, aurait donné Carluel ou Carduel.[204]Cet écuyer est appelé Thomas de Rokesby dans une charte d'Édouard III, datée de Lincoln le 28 septembre 1327. VoyezRymer, vol. II, part. II, p. 717. Du reste il n'est pas absolument impossible que ces deux nomsHousagreouWhittakeretRokesby, désignent le même personnage dontWhittakerpeut avoir été le nom patronymique ou le surnom, etRokesbyle nom de fief.[205]Dès le 27 août 1326, Isabelle, reine d'Angleterre, s'était engagée à ne rien négliger pour faire accomplir dans le délai de deux ans le mariage projeté entre Édouard duc de Guyenne et Philippe de Hainaut. (Orig. parch., aux Archives du Nord.)[206]Gui Ierde Châtillon, père de Louis Ierde Châtillon et grand-père de Gui II, le protecteur de Froissart.[207]Philippe de Valois, la veille de son sacre, avait fait chevalier le comte de Flandre. De Camps, portef. 83, fo141 vo.[208]Ferri IV, ditle Lutteur, fut tué à la bataille de Cassel.[209]La Saint-Barthélemy tombe le 24 août.[210]Lor, Aisne, ar. Laon, c. Neufchâtel.[211]Robersart, Nord, ar. Avesnes, c. Landrecies. Alard de Robersart, fils de Gérard, ditle Borgne, est mentionné en 1325.[212]Ce chiffre est très-exagéré. Du côté des Flamands, le nombre des victimes, d'après un relevé officiel et nominal, dressé dans les diverses paroisses complices de la révolte, ne fut que de 3192, auxquels il faut ajouter les morts de Cassel non compris dans le relevé exécuté pour la chambre des comptes. Voyez Mannier,Les Flamands à la bataille de Cassel, p. 15.[213]Tous les biens des rebelles ayant été confisqués, Cassel composa pour 4800 livres parisis, Bergues pour 10 000 livres bons parisis forts, Bailleul pour 500 livres. (Arch. de l'empire, JJ 66, p. 1479, 1432, 1477.) Par un don verbal fait à Lille «en retournant de la bataille devant Cassel», Philippe de Valois accorda au comte de Flandre le tiers des biens meubles confisqués sur les rebelles, lequel don fut confirmé en mars 1330 (v. st.). (Arch. de l'empire, JJ 66, p. 709, fo287.)[214]Jeanne de Kent, surnomméela belle vierge de Kent, mariée en à Édouard, prince de Galles, le fameux Prince Noir, mère de l'infortuné Richard II.[215]Castle Rising dans le comté de Norfolk.[216]Mon ami et collègue M. Henri Lot a bien voulu faire des recherches d'où il résulte que Simon d'Orléans et Pierre de Maizières ne figurent pas sur la liste des conseillers au Parlement pour l'année 1329 (voyez U 497, fo113), ni sur celle des avocats; mais leurs noms ont pu être omis, car il s'en faut que ces listes soient complètes.[217]Peut-être le souvenir de cette localité s'est-il conservé à Londres dans Colebrook-row, l'une des rues du quartier d'Islington.[218]Pierre de Chappes, fait cardinal en 1327, fut évêque de Chartres de 1326 à 1336.[219]Jean Ier, frère du célèbre Enguerrand de Marigny, fut évêque de Beauvais de 1313 à 1347, année où il fut promu à l'archevêché de Rouen.[220]Froissart désigne ce seigneur par le titre de comte de Tancarville, mais ce titre ne fut conféré à Jean de Melun qu'en 1352.[221]En mai 1332, Philippe de Valois donne à son fils Jean, duc de Normandie, comte d'Anjou et du Maine, «.... la maison qui fu Robert d'Artoys et toutes les appertenances d'icelle assise à Paris en la rue de Saint-Germain des Prés devant l'ostel de Navarre» confisquée ainsi que tous les biens du dit Robert par arrêt du Parlement. (Arch. de l'Empire, JJ 66, p. 659, fo275.)[222]Mémoires de l'Académie des inscriptions, t. X, p. 622.[223]Sans doute Leeuw-Saint-Pierre, Belgique, province de Brabant, à 13 kilomètres de Bruxelles.[224]Ce prénom est encore porté aujourd'hui et s'est conservé dans l'onomastique française sous la formeArchambaudouArchambauld.[225]Froissart appelle cette localitéUrcol. Arcot, avec lequel nous identifions Urcol, est un village situé dans le sud du Northumberland, au nord de Newcastle, à peu de distance de l'ancienne route de Londres à Edimbourg, qui passait par Newcastle et par Percy ou Alnwick. Cette identification serait à peu prés sûre, s'il était établi qu'il y avait à Arcot un château su quatorzième siècle. Il appartient aux savants anglais de nous renseigner sur ce point.[226]Ces mots deNoire Rivièredésignent sans doute laBlackadder, un des affluents de la Tweed. L'abbaye de bénédictins dont parle Froissart était peut-être l'un des deux monastères dont on voit encore aujourd'hui les ruines sur le Herrit's Dykke près de Greenlaw.[227]Peut-être Jean des Athol-îles ou Jean d'Athol, suivant une conjecture un peu hardie, mais ingénieuse, de Buchon.[228]L'ancien nom de Jedburgh est Jedweorth ou Jedwarth. On voit encore sur les bords de la Jed, rivière qui a donné son nom à Jedburgh, des grottes à trois compartiments qu'on suppose avoir servi de refuge aux habitants du pays durant les invasions des Anglais.[229]Il y a lieu de croire que Froissart ajoute ici une confusion de nom aux autres erreurs dont ce récit abonde: Brancepeth, près de Durham, semble avoir toujours appartenu aux Nevill, non aux Percy.[230]Peut-être, puisque Froissart avertit qu'il donne le nom local, laWhiteou laBlanche, aujourd'huiWhiteadder, petite rivière située au N. O. de Berwick, qui, après avoir fait sa jonction avec laBlackadder, vient se jeter dans la Tweed. Froissart a dû écrire le nom de cette rivière, tel qu'il l'a entendu prononcer par les habitants du pays:Voeeou Boée,Vetheou Bethe.[231]Quoique la rectification des erreurs historiques de Froissart doive faire l'objet d'une publication spéciale, la méprise commise ici est tellement grossière qu'il est impossible de ne la pas relever. Notre chroniqueur paraît avoir confondu dans ce passage la naissance d'Édouard, depuis prince de Galles, qui eut lieu le 16 juin 1330, avec celle de Guillaume, que la reine Philippe mit au monde à Hatfield en 1336, pendant la guerre d'Écosse.[232]Au lieu du roi d'Aragon, le manuscrit de Rome nomme le roi Robert de Naples, comte de Provence, qui serait venu exprès de Sicile et de Pouille pour se rencontrer avec le roi de France; et un autre manuscrit ajoute le roi de Majorque.[233]En novembre 1339, Philippe de Valois fit don à son amé et féal conseiller Charles Grimaldi, chevalier, de 1000 livres tournois de rente annuelle et perpétuelle sur la claverie (douane) d'Aigues-Mortes. (Arch. de l'Empire, JJ 74, p. 70, fo41.)[234]Marie, fille de Philippe de Valois et de Jeanne de Bourgogne, mariée à Jean de Brabant, duc de Limbourg.[235]Les hostilités sourdes commencèrent entre le roi de France et le roi d'Angleterre dès le mois de juin 1337. (V. de Camps, portef. 83, fo190.) Par un mandement en date du 24 août 1337, Philippe de Valois enjoint à Gérard de Picquigny, à Bernard de Moreuil et à Renaud d'Aubigny de convoquer les gens d'armes de l'Amiénois dans la quinzaine de la Nativité pour repousser les ennemis qui inquiètent les frontières sans avoir déclaré la guerre (de Camps, portef. 83, fo156). Par acte donné à Gisors le 7 mai 1337, Philippe de Valois décide que tous les bourgeois, marchands ou non marchands domiciliés en la ville et les faubourgs de Paris, «nous feront en ceste présente année, en nostre host que nous entendons à avoir à l'ayde de Dieu, ayde de quatre cens hommes de cheval par l'espace de six mois, se nous alons ou dit host en nostre propre personne, ou par l'espace de quatre mois, se nous n'y alons et la guerre estoit,» laquelle aide cesserait «se il avenoit par aventure que il convenist que le commun des gens de la dicte ville alast ou dit host par manière de arrère ban ou autrement.» Arch. de l'Empire, JJ 70, p. 371, fo179.
[5]Cette mention se trouve au fo20 du ms. d'Amiens qui se compose de 208 folios et au fo42 du ms. de Valenciennes qui compte 123 folios.[6]P. 349.[7]Belgique, prov. Hainaut, arr. Thuin, cant. Binche, à 13 kil. de Mons.[8]La cour de Jeanne et de Wenceslas, par M. Pinchart, p. 68.[9]P. 7 et 209 à 211.[10]P. 209.[11]Voyez p. 210 et cf. la note qui se rapporte à ce passage dans le sommaire du prologue de la première rédaction.[12]Chroniques de Froissartpubliées par Buchon, éd. du Panthéon, t. III, p. 333, col. 2.[13]Froissart,Étude littéraire sur le quatorzième siècle, par M. Kervyn de Lettenhove, tome Ier, p. 52 et 53. Bruxelles, 1857, 2 vol. in-12.[14]Nouvelles recherches sur la vie de Froissart et sur les dates de la composition de ses Chroniques, par M. P. Paris, p. 14. Paris, 1860.[15]Le texte de cette dernière leçon est emprunté au ms. de notre Bibliothèque impériale coté 2655, fo1 vo.[16]Les derniers mots sont dans le ms. 2655 et le ms. 131 de sir Thomas Phillipps:esperons encore à nuit, dans les mss. 2641 et 2642:esperons encore. Cf.Chroniquesdans Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 645.[17]Voyez les notes de Dacier sur les mss. de Froissart conservés à la Bibliothèque du Roi, dans Buchon, t. III, p. 384.[18]Je dis sans doute, car j'ai fait exprès en 1868 le voyage de Cheltenham pour étudier le ms. 131, et le malheur a voulu que sir Thomas Phillipps n'ait pu le retrouver. C'est par M. Kervyn que j'ai appris quels sont les derniers mots du ms. 131, et je renouvelle ici publiquement au célèbre érudit belge mes remerciments.[19]M. Pinchart, qui a publié des extraits de ces comptes, est le savant qui aura le plus fait en ce siècle pour la biographie positive de Froissart. Voyez sa brochure intitulée:La cour de Jeanne et de Wenceslas, p. 68.[20]Chroniques de Froissartdans Buchon, édit. du Panthéon, t. III, p. 369.[21]P. 15 et 17, 220 et 221.[22]P. 90 à 100.[23]P. 114 à 118.[24]P. 132 à 138.[25]P. 154 à 156.[26]P. 190 et 191.[27]P. 194 à 196.[28]P. 199 à 204.[29]P. 77 à 79. Cf. Jean le Bel,Chroniques, éd. Polain, t. I, p. 79 à 81.[30]P. 126 à 129. Cf. Jean le Bel, t. I, p. 127 à 129.[31]Il faut lire dans J. de Hemricourt la description du train de vie fastueux que menait le chanoine grand seigneur: «.... Ilh n'alloit onkes les commons jours delle semaine alle eglize qu'ilh n awist sauzo ou vingt personnes quy le conduysoient, tant de ses proymes come de ses maynyes et de cheaz quy estoyent à ses dras. Et quant c'estoit az jours solempnes, chilz quy estoyent à ses dras le venoyent quère en son hosteit et le mynoyent alle eglize. Sy avoit soventfois assy grant rotte après ly com après l'evesque de Liège, car ilh avoit bin chinquante ou de moins quarante parsiwans qui tos demoroient al dineir deleis ly....»Miroir des nobles de la Hasbaye, par Jacques de Hemricourt, éd. de Salbray, p. 158.[32]P. 211.[33]Ms. 2655, fo154. Cf. Froissart de Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 259.[34]Ms. 2655, fos312 et 313. Cf. Froissart de Buchon, t. I, p. 593 à 595.[35]Bibl. imp., ms. fr. coté 831, fo161 vo.[36]Étude sur Froissart, par M. Kervyn de Lettenhove, t. I, p. 242 et 243, en note.[37]Bibl. imp., ms. fr. no831, fo157 vo.[38]Ms. de Besançon, t. II, fo201.[39]Étude littéraire sur Froissart, par M. Kervyn, t. I, ch.XII, p. 242 à 246.[40]Cf. dans Buchon, t. II, p. 49.[41]Ms. de Besançon, fo371 vo. Le manuscrit de notre Bibliothèque impériale coté 2649, reproduction généralement fidèle de celui de Besançon, contient quelques lignes seulement de plus que la partie de ce dernier manuscrit qui correspond au premier livre des autres exemplaires de la première rédaction proprement dite. Le manuscrit 2649 se termine à ces mots: «.... ains passèrent oultre et prindrent.» Cf. Froissart dans Sauvage, édit. de 1559, t. I, p. 457, ligne 11.[42]Cf. dans Buchon, t. I, p. 717, col. 2, fin du chap. 394.[43]Cf. dans Buchon, t. II, p. 4, fin de la col. 1.[44]Selon M. Kervyn, cette version plus originale, particulière aux manuscrits de la première rédaction revisée pour les années 1350 à 1356, serait postérieure à 1388, époque du voyage de Froissart en Béarn: «Elle est postérieure à 1388, dit-il,puisque Froissart y raconte les démêlés du sire d'Albret avec les habitants de Capestang, d'après ce que ceux-ci lui dirent. Je la crois écrite vers 1391.» Froissart, t. I, p. 243 en note. Voici le passage sur lequel s'appuie l'argumentation de M. Kervyn: «Depuis me fudit qu'ils (il s'agit des habitants de Capestang) laissèrent prendre leurs ostages....» Voyez Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 317. Froissart ne dit nullement dans ce passage qu'il tient les détails qu'il va raconter de la bouche même des habitants de Capestang; par conséquent il n'y a pas lieu d'en conclure avec M. Kervyn que la version des manuscrits revisés pour les années 1350 à 1356 est postérieure au voyage du chroniqueur en Béarn en 1388 et a été écrite vers 1391.[45]Voyez p. 26, l. 21. Le texte devient semblable dans les manuscrits des deux branches après ces mots:Si singlèrent par mer.[46]Les manuscrits désignés simplement par un chiffre appartiennent à notre Bibliothèque impériale. Il faut ajouter à la liste ci-jointe, le bel exemplaire du premier livre conservé dans la bibliothèque du château de Branitz (Prusse). Malheureusement, il ne nous a pas été donné de voir, d'étudier nous-même ce manuscrit; et les renseignements transmis par Son A. le prince de Puckler-Muskau ne nous ont pas permis de le comprendre dans notre classement.[47]Mon ami, M. A. Castan, a publié une excellente étude sur le ms. de Saint-Vincent de Besançon.Bibl. de l'École des Chartes, t. XXVI, p. 114 à 148. Buchon croyait ce manuscrit égaré si non perdu; M. Castan ne l'a pas seulement retrouvé, il a éclairci toutes les questions qui s'y rattachent.[48]Sur la manière dont se terminent ces manuscrits, voyez ce qui a été dit plus haut, p.XIIIetXIV,XXVIIetXXVIII.[49]Voyez l'édition imprimée par Johnes en son château d Hafod en 1803, formats in-4oet in-8o. Johnes est également l'auteur d'une traduction anglaise desMémoires de la Curne de Sainte-Palaye sur Froissart, qui parut à Londres en 1801. Notre chroniqueur a su toujours inspirer de belles passions à nos voisins; espérons que Johnes aura des successeurs.[50]Dans ce tableau, comme dans le précédent, les manuscrits désignés par un simple chiffre appartiennent à notre Bibliothèque impériale.[51]Ce manuscrit, qui provient du fonds de Gaignières, est toujours appelé dans les variantes du texte de ce volume:Ms. de Gaignières. Dans les volumes suivants, il sera désigné sous la rubrique B3, le ms. 6477 à 6479 sous la rubrique B1, le ms. de Mouchy-Noailles sous la rubrique B4.[52]Voyez le chapitreIde la seconde partie de cette introduction.[53]Sur la manière dont se termine le premier livre dans les divers manuscrits de la première rédaction revisée, voyez plus haut la fin du § 2, p.XIIIetXIV,XXVIIetXXVIII.[54]Le copiste doit avoir oublié un C. Ces mots:que Dieu absolne peuvent se rapporter qu'à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, mort à Bruges le 14 juin 1467.[55]Notre édition est la seule où l'on ait utilisé ce précieux abrégé.[56]Grand in-fol. vélin de 208 feuillets. Le texte est disposé sur deux colonnes dont chacune a soixante lignes. Ecriture de la première moitié du quinzième siècle.[57]In-4opapier de 123 feuillets. Le texte est disposé sur une seule colonne. Écriture de la fin du quinzième siècle.[58]P. 425 à 427 de ce volume.[59]Voyez la note de la p. 329.[60]P. 244, dernière ligne, 264, 277, 281, 297, 308, 383, etc. Le manuscrit 6477-6479, auquel nous avons emprunté le texte du premier livre et où l'empreinte wallonne est aussi très marquée, offre parfois la même particularité. Voyez p. 19, l. 17.[61]«.... si qu'ilz ne seurent dedens deux joursleuril estoient.» fo9 vo.—«.... liiez sur une esquielleleurtout le peuple le veoient.» fo12 vo.[62]P. 253.[63]p. 277.[64]Ms. de Valenciennes, fo12 vo.[65]Ibid., fo18 vo.[66]P. 446.[67]p. 485 et 490.[68]p. 445.[69]p. 490.[70]p. 485.[71]P. 221: «.... acquerre et pourchachier amis et confortans....»Pourchachierest une forme wallonne du français actuelpourchasser.[72]P. 333: «.... il chouchièrent grant foison d'arbres et de bois....»Chouchierest une forme vraiment étrange qui pourrait bien être l'équivalent decouchier.[73]En attendant le glossaire qui doit être joint à cette édition, c'est ici l'occasion de signaler aux philologues le motkeckedans le passage suivant du ms. d'Amiens: «.... chiaux de sekeckeensanglantés....» Voyez page 264. M. Kervyn a lu:sieute. Œuvres de Froissart,Chroniques, t. II, p. 123. C'est bien le sens, maissieuten'est pas dans le manuscrit.[74]Voyez chap.I, § 1, p.VIIàIX.[75]P. 349.[76]P. 349, en note.[77]Voyez nos variante, p. 211, 213, 217, etc. Les lacunes du manuscrit d'Amiens ont été comblées à l'aide du texte de Valenciennes.[78]P. 211, l. 14.[79]Mémoire sur le manuscrit de Froissart de la ville d'Amiens et en particulier sur le récit de la bataille de Crécy, par M. Rigollot, dans le t. III desMémoires de la société des antiquaires de Picardie, p. 133, en note.[80]Études sur l'histoire des arts au moyen âge, par Pinchart, p. 17 et 18.[81]Un extrait des comptes du receveur de Binche, publié par M. Pinchart, constate que, le 25 juillet 1382, le duc de Brabant fit don d'une somme de dix francs valant douze livres dix sous «à messire Jehan Froissard, curet de Lestinnez ou Mont,pour un livre qu'il fist pour monseigneur.» Qui sait si ce livre n'était pas un exemplaire de la seconde rédaction du premier livre?[82]Les mots:Carles de Bloisque le copiste n'avait sans doute pas pu lire ont été laissés en blanc dans le manuscrit d'Amiens, mais nous les avons restitués à l'aide du manuscrit de Valenciennes.[83]Ms. de Besançon, t. II, fo333. Les premiers mots omis dans le ms. de Besançon ont été restitués à l'aide des mss. de notre Bibliothèque impériale, qui appartiennent à la même famille.[84]La forme Lestinnes, qui paraît être une abréviation de les Estinnes, est seule usitée dans les documents du quatorzième siècle.[85]Nous devons l'indication détaillée de cet acte, conservé aux Archives du Nord, dans le fonds de la Chambre des Comptes, carton B744, à l'obligeance de MM. Desplanque, Mannier et Losfeld. Voyez l'Inventaire sommaire des archives du Nord, t. I, p. 130 et 131.[86]Lessines, Belgique, prov. Hainaut, arr. Thuin, chef-lieu de canton.[87]En vertu d'une transaction datée du 13 mai 1363, une rente de deux mille livres fut donnée par le comte de Hainaut à titre d'apports d'Elisabeth de Hainaut, mariée à Robert de Namur en 1354; et cette rente fut constituée «sur les terres d'Estrew (Estreux), de Chièvre et de Lessine.»Hist. généal., par le P. Anselme, t. II, p. 748.[88]Histoire de la maison de Chastillon-sur-Marne, par André du Chesne, p. 166 et 167. Paris, 1621, in-fol.[89]Bibl. imp., ms. fr. 831, fo157 vo.[90]Étude littéraire sur Froissart, par M. Kervyn, t. I, p. 101.[91]Ms. d'Amiens, fo93 vo.[92]Ibid.[93]Miroir des nobles de la Hasbaye, éd. de Salbray, p. 158.[94]Les vrayes chroniques de messire Jehan le Bel, publiées par M. L. Polain, t. II, p. 89.[95]Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, t. III, p. 132 à 184. A la dissertation de M. Rigollot est joint un très-bon travail de M. de Cayrol.[96]P. 103 à 114.[97]P. 313 à 315, 316 à 319, 321, 322, 329 à 336, 341 à 352.[98]P. 377 à 388.[99]P. 126 à 129.[100]P. 395 et 396.[101]P. 388 à 393.[102]P. 394 et 395.[103]Ms. d'Amiens, fo46 vo.[104]Ms. d'Amiens, fo52.[105]Ms. d'Amiens, fo83 vo.[106]P. 210.[107]P. 209.[108]On lit: «leroine», fo5 ro; «lefille», fo21 vo; «lebataille de Cassiel», fo25 vo; «lemort dou conte», fo26 ro; «lechevallerie dou conte Guillaume», fo40 ro; «lebataille de Gagant», fo41 ro, «lebataille de Crechy», fo117 vo.[109]P. 234 de ce volume.[110]P. 236.[111]P. 239.[112]P. 243.[113]P. 245.[114]P. 247.[115]P. 239 et 240.[116]P. 471.[117]P. 269.[118]P. 247.[119]P. 257.[120]Froissart se donne à la fin du prologue de la première rédaction revisée (voyez p. 7) le titre de sire; il semble toutefois reconnaître implicitement qu'il n'y avait pas droit, car il ajoute aussitôt ce correctif:qui tant me voet honnerer. On sait en effet que la qualification desireoumessire, appliquée parfois aux clercs à titre gracieux, était plus particulièrement réservée aux gentilshommes; mais il y a une noblesse innée, personnelle, qui s'impose en dépit de toutes les conventions sociales: qui posséda jamais cette noblesse à un plus haut degré que le chroniqueur de Valenciennes?[121]P. 304.[122]P. 214.[123]P. 224.[124]P. 243.[125]P. 249.[126]P. 294.[127]P. 306.[128]P. 307, 319 et 327.[129]P. 312.[130]P. 321.[131]P. 337.[132]P. 338.[133]Voyez p. 286 de ce volume en quels termes touchants Froissart parle de Philippe de Hainaut: «Et tant comme elle vesqui, li roiaulmes d'Engleterre eut grasce, prosperité, honnour et toutes bonnes aventures; ne onques famine ne chier temps de son resgne n'i demorèrent.» Ce passage appartient à la troisième rédaction, et Froissart était chanoine de Chimay lorsqu'il écrivit ce bel éloge de sa bienfaitrice.[134]Froissart avait toujours eu des tendances aristocratiques; mais nulle part il ne les accuse avec plus de force que dans la troisième rédaction, où le dédain pour les vilains est parfois poussé jusqu'à l'injustice et même jusqu'à l'insulte. Il dit des Flamands qui combattirent à Cassel (voyez p. 300): «Toutes fois Dieus ne volt pas consentir que li signeur fuissent là desconfi de telmerdaille.» Il faut plaindre Froissart d'avoir qualifié avec une telle grossièreté ces braves communiers flamands qui se firent tuer avec tant de courage. Lorsqu'il écrivit ces lignes, les excès de la populace anglaise étaient sans doute présents à sa pensée et ne lui inspiraient que du dégoût pour ce peuple dont il était pourtant sorti, comme Jeanne d'Arc allait bientôt en sortir. C'est l'éternelle histoire: on fait expier au peuple les fautes et les crimes de la populace.[135]P. 289 de ce volume. Froissart, qui ne tenait pas de première main le récit de cette admirable scène, n'a pas atteint la grandeur simple du chanoine de Liége, comme on le verra en comparant la première rédaction (p. 79 à 81), reproduction pure et simple du texte de Jean le Bel, à la narration originale qui lui a été substituée dans la troisième (p. 289).[136]Le premier livre des Chroniques de Jehan Froissart, préface, p.XIIetXIII. Bruxelles, 1863, 2 vol. in-8o.[137][OE]uvres de Froissart, publiées sous les auspices de l'Académie royale de Belgique. Chroniques, t. V, p. 87 et 88. Bruxelles, 1868 in-8o.[138]Les passages soulignés sont ceux qui manquent dans l'édition de M. Kervyn.[139]Œuvres de Froissart, t. V, p. 104.[140]Ibid., p. 106.[141][OE]uvres de Froissart, t. V, p. 111.[142]Ibid., p. 116.[143]Œuvres de Froissart, t. V, p. 122.[144]Ibid., p. 141.[145]Ce manuscrit, chef-d'œuvre de la calligraphie de la fin du quatorzième siècle, semble avoir appartenu à quelque membre de la famille flamande des Berthout, seigneurs de Grammene, dont on voit les armes:D'ARGENTà trois pals de gueules, sur le feuillet de garde placé en tête du premier volume. Sur les armes des Berthout, seigneurs de Grammene, voyez Butkens,Trophées de Brabant, édit. de 1724, t. I, p. 319. Les Berthout de Grammene étaient une branche cadette de l'illustre et puissante famille des Berthout, avoués de Malines, qui portaient:D'ORà trois pals de gueules. On peut lire sur ces derniers le beau mémoire de M. Félix van den Branden de Reeth, couronné par l'Académie de Belgique, 1844, in-4ode 195 pages.[146][OE]uvres de Froissart, publiées sous les auspices de l'Académie de Belgique, par M. le baron Kervyn de Lettenhove,Chroniques, t. II, p. 223.[147]Chroniques de Froissart, édit. de Dacier, p. 50. Buchon a suivi Dacier ici comme partout. Voyez l'édition du Panthéon, t. I, p. 40.[148]Froissart et les autres chroniqueurs du quatorzième siècle ont singulièrement exagéré les pertes des Flamands à Cassel. Notre ami, M. Mannier a publié les noms des victimes dont le nombre ne dépassa guère 3000. VoyezLes Flamands à la bataille de Cassel. Paris, A Aubry, 1863.[149]P. 217.[150]Voyez la première partie de cette Introduction, chap.I,§ 4,, p.XXXIV.[151]Une note de Dacier relative à ce passage prévient le lecteur que la leçon «huit» est, non une restitution pure et simple, mais une correction de l'éditeur. L'édition de Dacier dont il s'agit ici, commencée avant 1789, était en cours de publication lorsque la Révolution vint l'interrompre, et elle ne fut jamais reprise par son auteur; il n'en reste que des bonnes feuilles dont le beau caractère fait le plus grand honneur aux presses de l'Imprimerie royale. Notre exemplaire compte 632 pages, et il a été acheté à la vente du cabinet de feu Champollion-Figeac.[152]Le lecteur voudra bien remarquer qu'on s'est abstenu dans le cours de l'édition de signaler les fautes commises par les précédents éditeurs. Ici, force nous était de critiquer les autres, si nous ne voulions laisser croire qu'un certain nombre de variantes véritablement historiques ont été omises dans notre relevé. Il n'en est pas moins vrai que nous n'avons aucun goût, Dieu merci, pour ce genre de besogne. Qui sait d'ailleurs si notre paresse n'y trouve pas son compte?[153]La distinction capitale que nous essayons de marquer ici s'applique, du moins dans une certaine mesure, aux ouvrages de la décadence grecque et latine aussi bien qu'à ceux qui représentent la décomposition de l'ancien français. On n'a pas tenu peut-être un compte suffisant de cette distinction lorsqu'on a publié, au seizième siècle et même de nos jours, certains auteurs de la basse latinité ou de la basse grécité. C'est surtout en matière de langage, ce perpétueldevenir, que la méthode naturaliste et scientifique, propre à notre siècle, doit remplacer l'abus du dogmatisme classique.[154]Voyez p. 168, lignes 16 et 28.[155]On peut citer notamment le manuscrit de la Bibl. imp., coté 6477 à 6479 = B1 d'après lequel a été établi le texte du premier livre et où la fin de chaque phrase est marquée par des points.[156]Cf. la page 221 des variantes, lignes 1 à 14 avec la p. 18, lignes 24 à 30 du texte.[157]Ms. 6477, fo187 vo.[158]Ms. d'Amiens, fo93.[159]Il est curieux de comparer sous ce rapport Froissart aux chroniqueurs des siècles précédents: le curé des Estinnes, le chanoine de Chimay, est beaucoup plus dégagé des préoccupations ecclésiastiques qu'un Villehardouin ou un Joinville, par exemple; il a davantage ce qu'on peut appelerl'esprit laïque, cet esprit qui a dispensé la France au seizième siècle de se faire protestante, et auquel la Révolution française doit ce qu'elle a de sain, la partie malsaine ayant été recueillie dans l'héritage de la centralisation monarchique. Il faut juger l'arbre par ses fruits: la France, animée de cet esprit large, qui est l'une des faces de son génie, a joui de laliberté religieusedans les mœurs aussi bien que dans les lois avant les pays de l'Europe qui ont embrassé la Réforme.[160]P. 151, 161, 437, 438. Cf. Jean le Bel, éd. de M. Polain, t. I, p. 149 et 150.[161]Voyez plus haut, p.LIV.[162]Justice a été rendue à Richard II par un digne compatriote de Froissart, M. H. Wallon dans son beau livre intitulé:Richard II, Épisode de la rivalité de la France et de l'Angleterre. Paris, Hachette, 1864, 2 vol. in-8o. Un art discret est mis dans cet ouvrage au service d'une science approfondie, d'une conviction pleine de chaleur contenue; le passé y est étudié pour lui-même, et l'on n'y trouve aucune de ces allusions par où lespartisansdéguisés en historiens mettent ce qu'ils appellent l'amorce aux passions de leurs contemporains. Aussi le livre de M. Wallon a-t-il échappé à la mode, mais en revanche il ne se fanera pas.[163]P. 395, 437, 449. On retrouvera des passages analogues et plus significatifs encore dans tous les volumes de cette édition.[164]Voyez Jean le Bel, édit. Polain, t. I, p. 122, 125, 133.[165]Voyez la seconde partie de cette Introduction, chap.III, p.XCVIII.[166]P. 1 et 2.[167]Voyez Jean le Bel,Chroniques, édit. Polain, t. I, p. 46. Cf. Froissart, t. I de notre édition, p. 50.[168]Jean le Bel, t. I, p. 80. Cf. Froissart, t. I, p. 78.[169]Jean le Bel, p. 135. Cf. Froissart, t. I, p. 151.[170]Ibid., t. I, p. 95. Cf. Froissart, t. I, p. 105.[171]Ibid., p. 127. Cf. Froissart, t. I, p. 127.[172]P. 316 à 352 de ce volume.[173]P. 377 à 388.[174]P. 385.[175]P. 214.[176]Froissart n'a parfois besoin que d'un coup de crayon pour donner la vie à ses figures. Il dit, par exemple, p. 219 de ce volume, en parlant de la reine Isabelle, mère d'Édouard III: «Si estoit elle très belle dame et feminine et doucement enlangagie.» Voilà bien cette heureuse simplicité, ce naturel aimable jusque dans sa négligence que goûtait tant Fénelon. Et deux pages plus loin, à propos du séjour d'Isabelle et de son jeune fils Édouard à la cour de Charles de Valois: «Et les veoit li rois volentiers et prendoit à la fois grant plaisance ou jone Edouwart, car il estoit biaus fils et rians; et s'esbatoit li rois, qui estoit son oncle, en ses jonèces.» P. 221. N'y-a-t-il pas ici comme un rayon de cette grâce suave et légère qui est l'atticisme de la France?[177]M. le duc de Mouchy, en consentant avec tant de bonne grâce à me prêter son précieux manuscrit, a rendu à la Société de l'histoire de France et à son éditeur un service de premier ordre.[178]Les manuscrits de la première rédaction sont désignés dans les variantes sous la rubriqueMss. A. Comme les prologues méritent une attention toute spéciale à divers points de vue, notre analyse sommaire devient presque une traduction, toutes les fois que l'importance du texte semble l'exiger.[179]Mss. A 7 à 19, 23, 30 à 36à rimer et à ditter. Fo1 vo.—Mss. A 1 à 6, 20 à 22, 24 à 29: à dittier et à rimer. 19 mss., qui appartiennent à sept familles différentes, donnent la première leçon, tandis qu'on ne trouve la seconde que dans 13 mss. répartis entre trois familles seulement, dont les deux dernières sont un simple abrégé de la première. On doit donc, du moins au point de vue de la critique diplomatique, donner la préférence à la première leçon sur la seconde.[180]Les manuscrits de la première rédaction revisée sont désignés dans les variantes sous la rubriqueMss. B.[181]La seconde rédaction est représentée par les manuscrits d'Amiens et de Valenciennes.[182]Ceci est une traduction à peu près littérale du prologue du ms. d'Amiens dont le prologue du ms. de Valenciennes ne diffère que par des variantes insignifiantes.[183]Froissart se désigne ainsi dans le prologue des mss. A: «Pour tous nobles cuers encouragier et eulx monstrer exemple et matière d'onneur,je Jehan Froissartcommence à parler après la relation faicte par monseigneur Jehan le Bel.» Ms. A 1, fo2. On voit que Froissart parle ici de lui-même sur un ton beaucoup plus modeste; mais ce qui est surtout remarquable, c'est qu'il ne fait pas suivre encore son nom de la mention de la qualité de prêtre. On lit dans les mss. A 18, 19, 23 à 36: «Je,sireJehan Froissart.» Fo1 vo.[184]La troisième rédaction n'est représentée que par le manuscrit de Rome.[185]Pays de Liége.[186]Hugues de Fagnolles.[187]Gérard d'Enghien, sire de Havré.[188]Jean, dit Sausses, sire de Boussoit.[189]Guillaume de Jauche, sire de Gommegnies.[190]Guillaume, sire de Potelles.[191]Guillaume, sire de Wargnies.[192]Eustache, sire de Vertain.[193]Jean de Halluin, fils d'Olivier, sire de Heitserot, petit-fils de Roland. Ce Jean mourut au combat de Cadsand en 1337.[194]Henri Berthout IV, sire de Duffel.[195]Gavere est en Flandre (à 19 kil. de Gand); mais Raes (équivalent flamand d'Erasme) van Gavere relevait plusieurs fiefs du duché de Brabant, notamment ceux de Liedekerke (à 22 kil. de Bruxelles) et de Hérinnes (Hérinnes-lez-Enghien, à 30 kil. de Bruxelles).[196]La seigneurie de Gaesbeek appartenait en 1327 à damoiselle Béatrix de Louvain, qui avait succédé en 1324 à son frère Jean, mort sans enfants, et qui fit hommage en 1325 pour la seigneurie de Gaesbeek à Jean III, duc de Brabant (voyez la belle publication de M. L. Galesloot,Livre des feudataires de Jean III, p. 26). Guillaume de Hornes, dit de Gaesbeek, succéda vers 1339 à Béatrix, sa cousine germaine, dans la seigneurie de Gaesbeek. Jean de Gaesbeek m'est inconnu. Serait-ce Jean de Kesterbeke appeléCasterbekedans leLivre des feudataires, p. 143?[197]La forme du texte:Quaderebbea été assimilée à Quarouble, Nord, arrondissement et canton de Valenciennes.[198]Harlebeke est dans la Flandre occidentale (à 15 kil. de Courtrai), et cette seigneurie appartenait à la branche aînée de la famille de Halluin: Gautier de Halluin II du nom, sire de Roosebeke, vicomte de Harlebeke, mourut à Harlebeke en 1338; mais ses petits-fils, Gautier, Roger et Thierry, fils de Daniel, dont on ignore trop la date de naissance pour les assimiler sûrement auxtrois frères de Harlebekede Froissart, pouvaient relever, comme Raes van Gavere, certains fiefs du duché de Brabant, à moins que Jean le Bel et notre chroniqueur n'aient confondu Arnoul, Renier, Jean ou Adam de Holsbeek en Brabant (à 33 kil. de Bruxelles) avec les seigneurs de Harlebeke. Voyez Galesloot,Livre des feudataires, p. 38, 245, 227, 232, 296.[199]Nous avons assimilé la formeHotebergedu texte à Huldenbergh, village et seigneurie du Brabant (à 20 kil. de Bruxelles).[200]Du pays de Liége.[201]Ce Jean le Bel n'est autre que le chanoine de Liége, le célèbre chroniqueur qui a servi de modèle à Froissart pour toute la partie du premier livre comprise entre 1325 et 1356.[202]Le nom de ce chevalier est défiguré dans toutes les rédactions et tous les mss. du premier livre desChroniques. Comme Froissart reproduit ici littéralement Jean le Bel, nous avons restitué même dans le texte le nom véritable d'après la chronique du chanoine de Liége. Lambert III de Dammartin de Warfusée, dit d'Oupeye, maréchal de l'évêque de Liége, mourut le 1erjanvier 1345. Voyez J. de Hemricourt,Miroir des nobles de la Hesbaye, édit. de Jalheau, p. 55. La famille de Dammartin, à laquelle appartenait ce chevalier, fut transplantée, au douzième siècle, de France d'où elle est originaire, dans le pays de Liége. Cette incomparable famille, qui, dès le temps de Hemricourt, ne comptait pas moins de cent seize branches, a couvert de ses innombrables rameaux toute la France de la Meuse; et encore aujourd'hui il n'y a guère en ce pays de famille ancienne qui ne se rattache au tronc puissant et français des Dammartin.[203]Sans doute Carlisle, qui est, non sur la Tyne, comme le dit Froissart, d'après Jean le Bel, mais sur l'Éden, non en Galles, ainsi que l'affirment aussi les deux chroniqueurs, mais à quelque distance du Galloway.Luguvallum, l'ancien nom de Carlisle au temps des Romains et au moyen âge, a pu se contracter enluel, qui, par l'addition decaer, bourg, ville, aurait donné Carluel ou Carduel.[204]Cet écuyer est appelé Thomas de Rokesby dans une charte d'Édouard III, datée de Lincoln le 28 septembre 1327. VoyezRymer, vol. II, part. II, p. 717. Du reste il n'est pas absolument impossible que ces deux nomsHousagreouWhittakeretRokesby, désignent le même personnage dontWhittakerpeut avoir été le nom patronymique ou le surnom, etRokesbyle nom de fief.[205]Dès le 27 août 1326, Isabelle, reine d'Angleterre, s'était engagée à ne rien négliger pour faire accomplir dans le délai de deux ans le mariage projeté entre Édouard duc de Guyenne et Philippe de Hainaut. (Orig. parch., aux Archives du Nord.)[206]Gui Ierde Châtillon, père de Louis Ierde Châtillon et grand-père de Gui II, le protecteur de Froissart.[207]Philippe de Valois, la veille de son sacre, avait fait chevalier le comte de Flandre. De Camps, portef. 83, fo141 vo.[208]Ferri IV, ditle Lutteur, fut tué à la bataille de Cassel.[209]La Saint-Barthélemy tombe le 24 août.[210]Lor, Aisne, ar. Laon, c. Neufchâtel.[211]Robersart, Nord, ar. Avesnes, c. Landrecies. Alard de Robersart, fils de Gérard, ditle Borgne, est mentionné en 1325.[212]Ce chiffre est très-exagéré. Du côté des Flamands, le nombre des victimes, d'après un relevé officiel et nominal, dressé dans les diverses paroisses complices de la révolte, ne fut que de 3192, auxquels il faut ajouter les morts de Cassel non compris dans le relevé exécuté pour la chambre des comptes. Voyez Mannier,Les Flamands à la bataille de Cassel, p. 15.[213]Tous les biens des rebelles ayant été confisqués, Cassel composa pour 4800 livres parisis, Bergues pour 10 000 livres bons parisis forts, Bailleul pour 500 livres. (Arch. de l'empire, JJ 66, p. 1479, 1432, 1477.) Par un don verbal fait à Lille «en retournant de la bataille devant Cassel», Philippe de Valois accorda au comte de Flandre le tiers des biens meubles confisqués sur les rebelles, lequel don fut confirmé en mars 1330 (v. st.). (Arch. de l'empire, JJ 66, p. 709, fo287.)[214]Jeanne de Kent, surnomméela belle vierge de Kent, mariée en à Édouard, prince de Galles, le fameux Prince Noir, mère de l'infortuné Richard II.[215]Castle Rising dans le comté de Norfolk.[216]Mon ami et collègue M. Henri Lot a bien voulu faire des recherches d'où il résulte que Simon d'Orléans et Pierre de Maizières ne figurent pas sur la liste des conseillers au Parlement pour l'année 1329 (voyez U 497, fo113), ni sur celle des avocats; mais leurs noms ont pu être omis, car il s'en faut que ces listes soient complètes.[217]Peut-être le souvenir de cette localité s'est-il conservé à Londres dans Colebrook-row, l'une des rues du quartier d'Islington.[218]Pierre de Chappes, fait cardinal en 1327, fut évêque de Chartres de 1326 à 1336.[219]Jean Ier, frère du célèbre Enguerrand de Marigny, fut évêque de Beauvais de 1313 à 1347, année où il fut promu à l'archevêché de Rouen.[220]Froissart désigne ce seigneur par le titre de comte de Tancarville, mais ce titre ne fut conféré à Jean de Melun qu'en 1352.[221]En mai 1332, Philippe de Valois donne à son fils Jean, duc de Normandie, comte d'Anjou et du Maine, «.... la maison qui fu Robert d'Artoys et toutes les appertenances d'icelle assise à Paris en la rue de Saint-Germain des Prés devant l'ostel de Navarre» confisquée ainsi que tous les biens du dit Robert par arrêt du Parlement. (Arch. de l'Empire, JJ 66, p. 659, fo275.)[222]Mémoires de l'Académie des inscriptions, t. X, p. 622.[223]Sans doute Leeuw-Saint-Pierre, Belgique, province de Brabant, à 13 kilomètres de Bruxelles.[224]Ce prénom est encore porté aujourd'hui et s'est conservé dans l'onomastique française sous la formeArchambaudouArchambauld.[225]Froissart appelle cette localitéUrcol. Arcot, avec lequel nous identifions Urcol, est un village situé dans le sud du Northumberland, au nord de Newcastle, à peu de distance de l'ancienne route de Londres à Edimbourg, qui passait par Newcastle et par Percy ou Alnwick. Cette identification serait à peu prés sûre, s'il était établi qu'il y avait à Arcot un château su quatorzième siècle. Il appartient aux savants anglais de nous renseigner sur ce point.[226]Ces mots deNoire Rivièredésignent sans doute laBlackadder, un des affluents de la Tweed. L'abbaye de bénédictins dont parle Froissart était peut-être l'un des deux monastères dont on voit encore aujourd'hui les ruines sur le Herrit's Dykke près de Greenlaw.[227]Peut-être Jean des Athol-îles ou Jean d'Athol, suivant une conjecture un peu hardie, mais ingénieuse, de Buchon.[228]L'ancien nom de Jedburgh est Jedweorth ou Jedwarth. On voit encore sur les bords de la Jed, rivière qui a donné son nom à Jedburgh, des grottes à trois compartiments qu'on suppose avoir servi de refuge aux habitants du pays durant les invasions des Anglais.[229]Il y a lieu de croire que Froissart ajoute ici une confusion de nom aux autres erreurs dont ce récit abonde: Brancepeth, près de Durham, semble avoir toujours appartenu aux Nevill, non aux Percy.[230]Peut-être, puisque Froissart avertit qu'il donne le nom local, laWhiteou laBlanche, aujourd'huiWhiteadder, petite rivière située au N. O. de Berwick, qui, après avoir fait sa jonction avec laBlackadder, vient se jeter dans la Tweed. Froissart a dû écrire le nom de cette rivière, tel qu'il l'a entendu prononcer par les habitants du pays:Voeeou Boée,Vetheou Bethe.[231]Quoique la rectification des erreurs historiques de Froissart doive faire l'objet d'une publication spéciale, la méprise commise ici est tellement grossière qu'il est impossible de ne la pas relever. Notre chroniqueur paraît avoir confondu dans ce passage la naissance d'Édouard, depuis prince de Galles, qui eut lieu le 16 juin 1330, avec celle de Guillaume, que la reine Philippe mit au monde à Hatfield en 1336, pendant la guerre d'Écosse.[232]Au lieu du roi d'Aragon, le manuscrit de Rome nomme le roi Robert de Naples, comte de Provence, qui serait venu exprès de Sicile et de Pouille pour se rencontrer avec le roi de France; et un autre manuscrit ajoute le roi de Majorque.[233]En novembre 1339, Philippe de Valois fit don à son amé et féal conseiller Charles Grimaldi, chevalier, de 1000 livres tournois de rente annuelle et perpétuelle sur la claverie (douane) d'Aigues-Mortes. (Arch. de l'Empire, JJ 74, p. 70, fo41.)[234]Marie, fille de Philippe de Valois et de Jeanne de Bourgogne, mariée à Jean de Brabant, duc de Limbourg.[235]Les hostilités sourdes commencèrent entre le roi de France et le roi d'Angleterre dès le mois de juin 1337. (V. de Camps, portef. 83, fo190.) Par un mandement en date du 24 août 1337, Philippe de Valois enjoint à Gérard de Picquigny, à Bernard de Moreuil et à Renaud d'Aubigny de convoquer les gens d'armes de l'Amiénois dans la quinzaine de la Nativité pour repousser les ennemis qui inquiètent les frontières sans avoir déclaré la guerre (de Camps, portef. 83, fo156). Par acte donné à Gisors le 7 mai 1337, Philippe de Valois décide que tous les bourgeois, marchands ou non marchands domiciliés en la ville et les faubourgs de Paris, «nous feront en ceste présente année, en nostre host que nous entendons à avoir à l'ayde de Dieu, ayde de quatre cens hommes de cheval par l'espace de six mois, se nous alons ou dit host en nostre propre personne, ou par l'espace de quatre mois, se nous n'y alons et la guerre estoit,» laquelle aide cesserait «se il avenoit par aventure que il convenist que le commun des gens de la dicte ville alast ou dit host par manière de arrère ban ou autrement.» Arch. de l'Empire, JJ 70, p. 371, fo179.
[5]Cette mention se trouve au fo20 du ms. d'Amiens qui se compose de 208 folios et au fo42 du ms. de Valenciennes qui compte 123 folios.[6]P. 349.[7]Belgique, prov. Hainaut, arr. Thuin, cant. Binche, à 13 kil. de Mons.[8]La cour de Jeanne et de Wenceslas, par M. Pinchart, p. 68.[9]P. 7 et 209 à 211.[10]P. 209.[11]Voyez p. 210 et cf. la note qui se rapporte à ce passage dans le sommaire du prologue de la première rédaction.[12]Chroniques de Froissartpubliées par Buchon, éd. du Panthéon, t. III, p. 333, col. 2.[13]Froissart,Étude littéraire sur le quatorzième siècle, par M. Kervyn de Lettenhove, tome Ier, p. 52 et 53. Bruxelles, 1857, 2 vol. in-12.[14]Nouvelles recherches sur la vie de Froissart et sur les dates de la composition de ses Chroniques, par M. P. Paris, p. 14. Paris, 1860.[15]Le texte de cette dernière leçon est emprunté au ms. de notre Bibliothèque impériale coté 2655, fo1 vo.[16]Les derniers mots sont dans le ms. 2655 et le ms. 131 de sir Thomas Phillipps:esperons encore à nuit, dans les mss. 2641 et 2642:esperons encore. Cf.Chroniquesdans Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 645.[17]Voyez les notes de Dacier sur les mss. de Froissart conservés à la Bibliothèque du Roi, dans Buchon, t. III, p. 384.[18]Je dis sans doute, car j'ai fait exprès en 1868 le voyage de Cheltenham pour étudier le ms. 131, et le malheur a voulu que sir Thomas Phillipps n'ait pu le retrouver. C'est par M. Kervyn que j'ai appris quels sont les derniers mots du ms. 131, et je renouvelle ici publiquement au célèbre érudit belge mes remerciments.[19]M. Pinchart, qui a publié des extraits de ces comptes, est le savant qui aura le plus fait en ce siècle pour la biographie positive de Froissart. Voyez sa brochure intitulée:La cour de Jeanne et de Wenceslas, p. 68.[20]Chroniques de Froissartdans Buchon, édit. du Panthéon, t. III, p. 369.[21]P. 15 et 17, 220 et 221.[22]P. 90 à 100.[23]P. 114 à 118.[24]P. 132 à 138.[25]P. 154 à 156.[26]P. 190 et 191.[27]P. 194 à 196.[28]P. 199 à 204.[29]P. 77 à 79. Cf. Jean le Bel,Chroniques, éd. Polain, t. I, p. 79 à 81.[30]P. 126 à 129. Cf. Jean le Bel, t. I, p. 127 à 129.[31]Il faut lire dans J. de Hemricourt la description du train de vie fastueux que menait le chanoine grand seigneur: «.... Ilh n'alloit onkes les commons jours delle semaine alle eglize qu'ilh n awist sauzo ou vingt personnes quy le conduysoient, tant de ses proymes come de ses maynyes et de cheaz quy estoyent à ses dras. Et quant c'estoit az jours solempnes, chilz quy estoyent à ses dras le venoyent quère en son hosteit et le mynoyent alle eglize. Sy avoit soventfois assy grant rotte après ly com après l'evesque de Liège, car ilh avoit bin chinquante ou de moins quarante parsiwans qui tos demoroient al dineir deleis ly....»Miroir des nobles de la Hasbaye, par Jacques de Hemricourt, éd. de Salbray, p. 158.[32]P. 211.[33]Ms. 2655, fo154. Cf. Froissart de Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 259.[34]Ms. 2655, fos312 et 313. Cf. Froissart de Buchon, t. I, p. 593 à 595.[35]Bibl. imp., ms. fr. coté 831, fo161 vo.[36]Étude sur Froissart, par M. Kervyn de Lettenhove, t. I, p. 242 et 243, en note.[37]Bibl. imp., ms. fr. no831, fo157 vo.[38]Ms. de Besançon, t. II, fo201.[39]Étude littéraire sur Froissart, par M. Kervyn, t. I, ch.XII, p. 242 à 246.[40]Cf. dans Buchon, t. II, p. 49.[41]Ms. de Besançon, fo371 vo. Le manuscrit de notre Bibliothèque impériale coté 2649, reproduction généralement fidèle de celui de Besançon, contient quelques lignes seulement de plus que la partie de ce dernier manuscrit qui correspond au premier livre des autres exemplaires de la première rédaction proprement dite. Le manuscrit 2649 se termine à ces mots: «.... ains passèrent oultre et prindrent.» Cf. Froissart dans Sauvage, édit. de 1559, t. I, p. 457, ligne 11.[42]Cf. dans Buchon, t. I, p. 717, col. 2, fin du chap. 394.[43]Cf. dans Buchon, t. II, p. 4, fin de la col. 1.[44]Selon M. Kervyn, cette version plus originale, particulière aux manuscrits de la première rédaction revisée pour les années 1350 à 1356, serait postérieure à 1388, époque du voyage de Froissart en Béarn: «Elle est postérieure à 1388, dit-il,puisque Froissart y raconte les démêlés du sire d'Albret avec les habitants de Capestang, d'après ce que ceux-ci lui dirent. Je la crois écrite vers 1391.» Froissart, t. I, p. 243 en note. Voici le passage sur lequel s'appuie l'argumentation de M. Kervyn: «Depuis me fudit qu'ils (il s'agit des habitants de Capestang) laissèrent prendre leurs ostages....» Voyez Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 317. Froissart ne dit nullement dans ce passage qu'il tient les détails qu'il va raconter de la bouche même des habitants de Capestang; par conséquent il n'y a pas lieu d'en conclure avec M. Kervyn que la version des manuscrits revisés pour les années 1350 à 1356 est postérieure au voyage du chroniqueur en Béarn en 1388 et a été écrite vers 1391.[45]Voyez p. 26, l. 21. Le texte devient semblable dans les manuscrits des deux branches après ces mots:Si singlèrent par mer.[46]Les manuscrits désignés simplement par un chiffre appartiennent à notre Bibliothèque impériale. Il faut ajouter à la liste ci-jointe, le bel exemplaire du premier livre conservé dans la bibliothèque du château de Branitz (Prusse). Malheureusement, il ne nous a pas été donné de voir, d'étudier nous-même ce manuscrit; et les renseignements transmis par Son A. le prince de Puckler-Muskau ne nous ont pas permis de le comprendre dans notre classement.[47]Mon ami, M. A. Castan, a publié une excellente étude sur le ms. de Saint-Vincent de Besançon.Bibl. de l'École des Chartes, t. XXVI, p. 114 à 148. Buchon croyait ce manuscrit égaré si non perdu; M. Castan ne l'a pas seulement retrouvé, il a éclairci toutes les questions qui s'y rattachent.[48]Sur la manière dont se terminent ces manuscrits, voyez ce qui a été dit plus haut, p.XIIIetXIV,XXVIIetXXVIII.[49]Voyez l'édition imprimée par Johnes en son château d Hafod en 1803, formats in-4oet in-8o. Johnes est également l'auteur d'une traduction anglaise desMémoires de la Curne de Sainte-Palaye sur Froissart, qui parut à Londres en 1801. Notre chroniqueur a su toujours inspirer de belles passions à nos voisins; espérons que Johnes aura des successeurs.[50]Dans ce tableau, comme dans le précédent, les manuscrits désignés par un simple chiffre appartiennent à notre Bibliothèque impériale.[51]Ce manuscrit, qui provient du fonds de Gaignières, est toujours appelé dans les variantes du texte de ce volume:Ms. de Gaignières. Dans les volumes suivants, il sera désigné sous la rubrique B3, le ms. 6477 à 6479 sous la rubrique B1, le ms. de Mouchy-Noailles sous la rubrique B4.[52]Voyez le chapitreIde la seconde partie de cette introduction.[53]Sur la manière dont se termine le premier livre dans les divers manuscrits de la première rédaction revisée, voyez plus haut la fin du § 2, p.XIIIetXIV,XXVIIetXXVIII.[54]Le copiste doit avoir oublié un C. Ces mots:que Dieu absolne peuvent se rapporter qu'à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, mort à Bruges le 14 juin 1467.[55]Notre édition est la seule où l'on ait utilisé ce précieux abrégé.[56]Grand in-fol. vélin de 208 feuillets. Le texte est disposé sur deux colonnes dont chacune a soixante lignes. Ecriture de la première moitié du quinzième siècle.[57]In-4opapier de 123 feuillets. Le texte est disposé sur une seule colonne. Écriture de la fin du quinzième siècle.[58]P. 425 à 427 de ce volume.[59]Voyez la note de la p. 329.[60]P. 244, dernière ligne, 264, 277, 281, 297, 308, 383, etc. Le manuscrit 6477-6479, auquel nous avons emprunté le texte du premier livre et où l'empreinte wallonne est aussi très marquée, offre parfois la même particularité. Voyez p. 19, l. 17.[61]«.... si qu'ilz ne seurent dedens deux joursleuril estoient.» fo9 vo.—«.... liiez sur une esquielleleurtout le peuple le veoient.» fo12 vo.[62]P. 253.[63]p. 277.[64]Ms. de Valenciennes, fo12 vo.[65]Ibid., fo18 vo.[66]P. 446.[67]p. 485 et 490.[68]p. 445.[69]p. 490.[70]p. 485.[71]P. 221: «.... acquerre et pourchachier amis et confortans....»Pourchachierest une forme wallonne du français actuelpourchasser.[72]P. 333: «.... il chouchièrent grant foison d'arbres et de bois....»Chouchierest une forme vraiment étrange qui pourrait bien être l'équivalent decouchier.[73]En attendant le glossaire qui doit être joint à cette édition, c'est ici l'occasion de signaler aux philologues le motkeckedans le passage suivant du ms. d'Amiens: «.... chiaux de sekeckeensanglantés....» Voyez page 264. M. Kervyn a lu:sieute. Œuvres de Froissart,Chroniques, t. II, p. 123. C'est bien le sens, maissieuten'est pas dans le manuscrit.[74]Voyez chap.I, § 1, p.VIIàIX.[75]P. 349.[76]P. 349, en note.[77]Voyez nos variante, p. 211, 213, 217, etc. Les lacunes du manuscrit d'Amiens ont été comblées à l'aide du texte de Valenciennes.[78]P. 211, l. 14.[79]Mémoire sur le manuscrit de Froissart de la ville d'Amiens et en particulier sur le récit de la bataille de Crécy, par M. Rigollot, dans le t. III desMémoires de la société des antiquaires de Picardie, p. 133, en note.[80]Études sur l'histoire des arts au moyen âge, par Pinchart, p. 17 et 18.[81]Un extrait des comptes du receveur de Binche, publié par M. Pinchart, constate que, le 25 juillet 1382, le duc de Brabant fit don d'une somme de dix francs valant douze livres dix sous «à messire Jehan Froissard, curet de Lestinnez ou Mont,pour un livre qu'il fist pour monseigneur.» Qui sait si ce livre n'était pas un exemplaire de la seconde rédaction du premier livre?[82]Les mots:Carles de Bloisque le copiste n'avait sans doute pas pu lire ont été laissés en blanc dans le manuscrit d'Amiens, mais nous les avons restitués à l'aide du manuscrit de Valenciennes.[83]Ms. de Besançon, t. II, fo333. Les premiers mots omis dans le ms. de Besançon ont été restitués à l'aide des mss. de notre Bibliothèque impériale, qui appartiennent à la même famille.[84]La forme Lestinnes, qui paraît être une abréviation de les Estinnes, est seule usitée dans les documents du quatorzième siècle.[85]Nous devons l'indication détaillée de cet acte, conservé aux Archives du Nord, dans le fonds de la Chambre des Comptes, carton B744, à l'obligeance de MM. Desplanque, Mannier et Losfeld. Voyez l'Inventaire sommaire des archives du Nord, t. I, p. 130 et 131.[86]Lessines, Belgique, prov. Hainaut, arr. Thuin, chef-lieu de canton.[87]En vertu d'une transaction datée du 13 mai 1363, une rente de deux mille livres fut donnée par le comte de Hainaut à titre d'apports d'Elisabeth de Hainaut, mariée à Robert de Namur en 1354; et cette rente fut constituée «sur les terres d'Estrew (Estreux), de Chièvre et de Lessine.»Hist. généal., par le P. Anselme, t. II, p. 748.[88]Histoire de la maison de Chastillon-sur-Marne, par André du Chesne, p. 166 et 167. Paris, 1621, in-fol.[89]Bibl. imp., ms. fr. 831, fo157 vo.[90]Étude littéraire sur Froissart, par M. Kervyn, t. I, p. 101.[91]Ms. d'Amiens, fo93 vo.[92]Ibid.[93]Miroir des nobles de la Hasbaye, éd. de Salbray, p. 158.[94]Les vrayes chroniques de messire Jehan le Bel, publiées par M. L. Polain, t. II, p. 89.[95]Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, t. III, p. 132 à 184. A la dissertation de M. Rigollot est joint un très-bon travail de M. de Cayrol.[96]P. 103 à 114.[97]P. 313 à 315, 316 à 319, 321, 322, 329 à 336, 341 à 352.[98]P. 377 à 388.[99]P. 126 à 129.[100]P. 395 et 396.[101]P. 388 à 393.[102]P. 394 et 395.[103]Ms. d'Amiens, fo46 vo.[104]Ms. d'Amiens, fo52.[105]Ms. d'Amiens, fo83 vo.[106]P. 210.[107]P. 209.[108]On lit: «leroine», fo5 ro; «lefille», fo21 vo; «lebataille de Cassiel», fo25 vo; «lemort dou conte», fo26 ro; «lechevallerie dou conte Guillaume», fo40 ro; «lebataille de Gagant», fo41 ro, «lebataille de Crechy», fo117 vo.[109]P. 234 de ce volume.[110]P. 236.[111]P. 239.[112]P. 243.[113]P. 245.[114]P. 247.[115]P. 239 et 240.[116]P. 471.[117]P. 269.[118]P. 247.[119]P. 257.[120]Froissart se donne à la fin du prologue de la première rédaction revisée (voyez p. 7) le titre de sire; il semble toutefois reconnaître implicitement qu'il n'y avait pas droit, car il ajoute aussitôt ce correctif:qui tant me voet honnerer. On sait en effet que la qualification desireoumessire, appliquée parfois aux clercs à titre gracieux, était plus particulièrement réservée aux gentilshommes; mais il y a une noblesse innée, personnelle, qui s'impose en dépit de toutes les conventions sociales: qui posséda jamais cette noblesse à un plus haut degré que le chroniqueur de Valenciennes?[121]P. 304.[122]P. 214.[123]P. 224.[124]P. 243.[125]P. 249.[126]P. 294.[127]P. 306.[128]P. 307, 319 et 327.[129]P. 312.[130]P. 321.[131]P. 337.[132]P. 338.[133]Voyez p. 286 de ce volume en quels termes touchants Froissart parle de Philippe de Hainaut: «Et tant comme elle vesqui, li roiaulmes d'Engleterre eut grasce, prosperité, honnour et toutes bonnes aventures; ne onques famine ne chier temps de son resgne n'i demorèrent.» Ce passage appartient à la troisième rédaction, et Froissart était chanoine de Chimay lorsqu'il écrivit ce bel éloge de sa bienfaitrice.[134]Froissart avait toujours eu des tendances aristocratiques; mais nulle part il ne les accuse avec plus de force que dans la troisième rédaction, où le dédain pour les vilains est parfois poussé jusqu'à l'injustice et même jusqu'à l'insulte. Il dit des Flamands qui combattirent à Cassel (voyez p. 300): «Toutes fois Dieus ne volt pas consentir que li signeur fuissent là desconfi de telmerdaille.» Il faut plaindre Froissart d'avoir qualifié avec une telle grossièreté ces braves communiers flamands qui se firent tuer avec tant de courage. Lorsqu'il écrivit ces lignes, les excès de la populace anglaise étaient sans doute présents à sa pensée et ne lui inspiraient que du dégoût pour ce peuple dont il était pourtant sorti, comme Jeanne d'Arc allait bientôt en sortir. C'est l'éternelle histoire: on fait expier au peuple les fautes et les crimes de la populace.[135]P. 289 de ce volume. Froissart, qui ne tenait pas de première main le récit de cette admirable scène, n'a pas atteint la grandeur simple du chanoine de Liége, comme on le verra en comparant la première rédaction (p. 79 à 81), reproduction pure et simple du texte de Jean le Bel, à la narration originale qui lui a été substituée dans la troisième (p. 289).[136]Le premier livre des Chroniques de Jehan Froissart, préface, p.XIIetXIII. Bruxelles, 1863, 2 vol. in-8o.[137][OE]uvres de Froissart, publiées sous les auspices de l'Académie royale de Belgique. Chroniques, t. V, p. 87 et 88. Bruxelles, 1868 in-8o.[138]Les passages soulignés sont ceux qui manquent dans l'édition de M. Kervyn.[139]Œuvres de Froissart, t. V, p. 104.[140]Ibid., p. 106.[141][OE]uvres de Froissart, t. V, p. 111.[142]Ibid., p. 116.[143]Œuvres de Froissart, t. V, p. 122.[144]Ibid., p. 141.[145]Ce manuscrit, chef-d'œuvre de la calligraphie de la fin du quatorzième siècle, semble avoir appartenu à quelque membre de la famille flamande des Berthout, seigneurs de Grammene, dont on voit les armes:D'ARGENTà trois pals de gueules, sur le feuillet de garde placé en tête du premier volume. Sur les armes des Berthout, seigneurs de Grammene, voyez Butkens,Trophées de Brabant, édit. de 1724, t. I, p. 319. Les Berthout de Grammene étaient une branche cadette de l'illustre et puissante famille des Berthout, avoués de Malines, qui portaient:D'ORà trois pals de gueules. On peut lire sur ces derniers le beau mémoire de M. Félix van den Branden de Reeth, couronné par l'Académie de Belgique, 1844, in-4ode 195 pages.[146][OE]uvres de Froissart, publiées sous les auspices de l'Académie de Belgique, par M. le baron Kervyn de Lettenhove,Chroniques, t. II, p. 223.[147]Chroniques de Froissart, édit. de Dacier, p. 50. Buchon a suivi Dacier ici comme partout. Voyez l'édition du Panthéon, t. I, p. 40.[148]Froissart et les autres chroniqueurs du quatorzième siècle ont singulièrement exagéré les pertes des Flamands à Cassel. Notre ami, M. Mannier a publié les noms des victimes dont le nombre ne dépassa guère 3000. VoyezLes Flamands à la bataille de Cassel. Paris, A Aubry, 1863.[149]P. 217.[150]Voyez la première partie de cette Introduction, chap.I,§ 4,, p.XXXIV.[151]Une note de Dacier relative à ce passage prévient le lecteur que la leçon «huit» est, non une restitution pure et simple, mais une correction de l'éditeur. L'édition de Dacier dont il s'agit ici, commencée avant 1789, était en cours de publication lorsque la Révolution vint l'interrompre, et elle ne fut jamais reprise par son auteur; il n'en reste que des bonnes feuilles dont le beau caractère fait le plus grand honneur aux presses de l'Imprimerie royale. Notre exemplaire compte 632 pages, et il a été acheté à la vente du cabinet de feu Champollion-Figeac.[152]Le lecteur voudra bien remarquer qu'on s'est abstenu dans le cours de l'édition de signaler les fautes commises par les précédents éditeurs. Ici, force nous était de critiquer les autres, si nous ne voulions laisser croire qu'un certain nombre de variantes véritablement historiques ont été omises dans notre relevé. Il n'en est pas moins vrai que nous n'avons aucun goût, Dieu merci, pour ce genre de besogne. Qui sait d'ailleurs si notre paresse n'y trouve pas son compte?[153]La distinction capitale que nous essayons de marquer ici s'applique, du moins dans une certaine mesure, aux ouvrages de la décadence grecque et latine aussi bien qu'à ceux qui représentent la décomposition de l'ancien français. On n'a pas tenu peut-être un compte suffisant de cette distinction lorsqu'on a publié, au seizième siècle et même de nos jours, certains auteurs de la basse latinité ou de la basse grécité. C'est surtout en matière de langage, ce perpétueldevenir, que la méthode naturaliste et scientifique, propre à notre siècle, doit remplacer l'abus du dogmatisme classique.[154]Voyez p. 168, lignes 16 et 28.[155]On peut citer notamment le manuscrit de la Bibl. imp., coté 6477 à 6479 = B1 d'après lequel a été établi le texte du premier livre et où la fin de chaque phrase est marquée par des points.[156]Cf. la page 221 des variantes, lignes 1 à 14 avec la p. 18, lignes 24 à 30 du texte.[157]Ms. 6477, fo187 vo.[158]Ms. d'Amiens, fo93.[159]Il est curieux de comparer sous ce rapport Froissart aux chroniqueurs des siècles précédents: le curé des Estinnes, le chanoine de Chimay, est beaucoup plus dégagé des préoccupations ecclésiastiques qu'un Villehardouin ou un Joinville, par exemple; il a davantage ce qu'on peut appelerl'esprit laïque, cet esprit qui a dispensé la France au seizième siècle de se faire protestante, et auquel la Révolution française doit ce qu'elle a de sain, la partie malsaine ayant été recueillie dans l'héritage de la centralisation monarchique. Il faut juger l'arbre par ses fruits: la France, animée de cet esprit large, qui est l'une des faces de son génie, a joui de laliberté religieusedans les mœurs aussi bien que dans les lois avant les pays de l'Europe qui ont embrassé la Réforme.[160]P. 151, 161, 437, 438. Cf. Jean le Bel, éd. de M. Polain, t. I, p. 149 et 150.[161]Voyez plus haut, p.LIV.[162]Justice a été rendue à Richard II par un digne compatriote de Froissart, M. H. Wallon dans son beau livre intitulé:Richard II, Épisode de la rivalité de la France et de l'Angleterre. Paris, Hachette, 1864, 2 vol. in-8o. Un art discret est mis dans cet ouvrage au service d'une science approfondie, d'une conviction pleine de chaleur contenue; le passé y est étudié pour lui-même, et l'on n'y trouve aucune de ces allusions par où lespartisansdéguisés en historiens mettent ce qu'ils appellent l'amorce aux passions de leurs contemporains. Aussi le livre de M. Wallon a-t-il échappé à la mode, mais en revanche il ne se fanera pas.[163]P. 395, 437, 449. On retrouvera des passages analogues et plus significatifs encore dans tous les volumes de cette édition.[164]Voyez Jean le Bel, édit. Polain, t. I, p. 122, 125, 133.[165]Voyez la seconde partie de cette Introduction, chap.III, p.XCVIII.[166]P. 1 et 2.[167]Voyez Jean le Bel,Chroniques, édit. Polain, t. I, p. 46. Cf. Froissart, t. I de notre édition, p. 50.[168]Jean le Bel, t. I, p. 80. Cf. Froissart, t. I, p. 78.[169]Jean le Bel, p. 135. Cf. Froissart, t. I, p. 151.[170]Ibid., t. I, p. 95. Cf. Froissart, t. I, p. 105.[171]Ibid., p. 127. Cf. Froissart, t. I, p. 127.[172]P. 316 à 352 de ce volume.[173]P. 377 à 388.[174]P. 385.[175]P. 214.[176]Froissart n'a parfois besoin que d'un coup de crayon pour donner la vie à ses figures. Il dit, par exemple, p. 219 de ce volume, en parlant de la reine Isabelle, mère d'Édouard III: «Si estoit elle très belle dame et feminine et doucement enlangagie.» Voilà bien cette heureuse simplicité, ce naturel aimable jusque dans sa négligence que goûtait tant Fénelon. Et deux pages plus loin, à propos du séjour d'Isabelle et de son jeune fils Édouard à la cour de Charles de Valois: «Et les veoit li rois volentiers et prendoit à la fois grant plaisance ou jone Edouwart, car il estoit biaus fils et rians; et s'esbatoit li rois, qui estoit son oncle, en ses jonèces.» P. 221. N'y-a-t-il pas ici comme un rayon de cette grâce suave et légère qui est l'atticisme de la France?[177]M. le duc de Mouchy, en consentant avec tant de bonne grâce à me prêter son précieux manuscrit, a rendu à la Société de l'histoire de France et à son éditeur un service de premier ordre.[178]Les manuscrits de la première rédaction sont désignés dans les variantes sous la rubriqueMss. A. Comme les prologues méritent une attention toute spéciale à divers points de vue, notre analyse sommaire devient presque une traduction, toutes les fois que l'importance du texte semble l'exiger.[179]Mss. A 7 à 19, 23, 30 à 36à rimer et à ditter. Fo1 vo.—Mss. A 1 à 6, 20 à 22, 24 à 29: à dittier et à rimer. 19 mss., qui appartiennent à sept familles différentes, donnent la première leçon, tandis qu'on ne trouve la seconde que dans 13 mss. répartis entre trois familles seulement, dont les deux dernières sont un simple abrégé de la première. On doit donc, du moins au point de vue de la critique diplomatique, donner la préférence à la première leçon sur la seconde.[180]Les manuscrits de la première rédaction revisée sont désignés dans les variantes sous la rubriqueMss. B.[181]La seconde rédaction est représentée par les manuscrits d'Amiens et de Valenciennes.[182]Ceci est une traduction à peu près littérale du prologue du ms. d'Amiens dont le prologue du ms. de Valenciennes ne diffère que par des variantes insignifiantes.[183]Froissart se désigne ainsi dans le prologue des mss. A: «Pour tous nobles cuers encouragier et eulx monstrer exemple et matière d'onneur,je Jehan Froissartcommence à parler après la relation faicte par monseigneur Jehan le Bel.» Ms. A 1, fo2. On voit que Froissart parle ici de lui-même sur un ton beaucoup plus modeste; mais ce qui est surtout remarquable, c'est qu'il ne fait pas suivre encore son nom de la mention de la qualité de prêtre. On lit dans les mss. A 18, 19, 23 à 36: «Je,sireJehan Froissart.» Fo1 vo.[184]La troisième rédaction n'est représentée que par le manuscrit de Rome.[185]Pays de Liége.[186]Hugues de Fagnolles.[187]Gérard d'Enghien, sire de Havré.[188]Jean, dit Sausses, sire de Boussoit.[189]Guillaume de Jauche, sire de Gommegnies.[190]Guillaume, sire de Potelles.[191]Guillaume, sire de Wargnies.[192]Eustache, sire de Vertain.[193]Jean de Halluin, fils d'Olivier, sire de Heitserot, petit-fils de Roland. Ce Jean mourut au combat de Cadsand en 1337.[194]Henri Berthout IV, sire de Duffel.[195]Gavere est en Flandre (à 19 kil. de Gand); mais Raes (équivalent flamand d'Erasme) van Gavere relevait plusieurs fiefs du duché de Brabant, notamment ceux de Liedekerke (à 22 kil. de Bruxelles) et de Hérinnes (Hérinnes-lez-Enghien, à 30 kil. de Bruxelles).[196]La seigneurie de Gaesbeek appartenait en 1327 à damoiselle Béatrix de Louvain, qui avait succédé en 1324 à son frère Jean, mort sans enfants, et qui fit hommage en 1325 pour la seigneurie de Gaesbeek à Jean III, duc de Brabant (voyez la belle publication de M. L. Galesloot,Livre des feudataires de Jean III, p. 26). Guillaume de Hornes, dit de Gaesbeek, succéda vers 1339 à Béatrix, sa cousine germaine, dans la seigneurie de Gaesbeek. Jean de Gaesbeek m'est inconnu. Serait-ce Jean de Kesterbeke appeléCasterbekedans leLivre des feudataires, p. 143?[197]La forme du texte:Quaderebbea été assimilée à Quarouble, Nord, arrondissement et canton de Valenciennes.[198]Harlebeke est dans la Flandre occidentale (à 15 kil. de Courtrai), et cette seigneurie appartenait à la branche aînée de la famille de Halluin: Gautier de Halluin II du nom, sire de Roosebeke, vicomte de Harlebeke, mourut à Harlebeke en 1338; mais ses petits-fils, Gautier, Roger et Thierry, fils de Daniel, dont on ignore trop la date de naissance pour les assimiler sûrement auxtrois frères de Harlebekede Froissart, pouvaient relever, comme Raes van Gavere, certains fiefs du duché de Brabant, à moins que Jean le Bel et notre chroniqueur n'aient confondu Arnoul, Renier, Jean ou Adam de Holsbeek en Brabant (à 33 kil. de Bruxelles) avec les seigneurs de Harlebeke. Voyez Galesloot,Livre des feudataires, p. 38, 245, 227, 232, 296.[199]Nous avons assimilé la formeHotebergedu texte à Huldenbergh, village et seigneurie du Brabant (à 20 kil. de Bruxelles).[200]Du pays de Liége.[201]Ce Jean le Bel n'est autre que le chanoine de Liége, le célèbre chroniqueur qui a servi de modèle à Froissart pour toute la partie du premier livre comprise entre 1325 et 1356.[202]Le nom de ce chevalier est défiguré dans toutes les rédactions et tous les mss. du premier livre desChroniques. Comme Froissart reproduit ici littéralement Jean le Bel, nous avons restitué même dans le texte le nom véritable d'après la chronique du chanoine de Liége. Lambert III de Dammartin de Warfusée, dit d'Oupeye, maréchal de l'évêque de Liége, mourut le 1erjanvier 1345. Voyez J. de Hemricourt,Miroir des nobles de la Hesbaye, édit. de Jalheau, p. 55. La famille de Dammartin, à laquelle appartenait ce chevalier, fut transplantée, au douzième siècle, de France d'où elle est originaire, dans le pays de Liége. Cette incomparable famille, qui, dès le temps de Hemricourt, ne comptait pas moins de cent seize branches, a couvert de ses innombrables rameaux toute la France de la Meuse; et encore aujourd'hui il n'y a guère en ce pays de famille ancienne qui ne se rattache au tronc puissant et français des Dammartin.[203]Sans doute Carlisle, qui est, non sur la Tyne, comme le dit Froissart, d'après Jean le Bel, mais sur l'Éden, non en Galles, ainsi que l'affirment aussi les deux chroniqueurs, mais à quelque distance du Galloway.Luguvallum, l'ancien nom de Carlisle au temps des Romains et au moyen âge, a pu se contracter enluel, qui, par l'addition decaer, bourg, ville, aurait donné Carluel ou Carduel.[204]Cet écuyer est appelé Thomas de Rokesby dans une charte d'Édouard III, datée de Lincoln le 28 septembre 1327. VoyezRymer, vol. II, part. II, p. 717. Du reste il n'est pas absolument impossible que ces deux nomsHousagreouWhittakeretRokesby, désignent le même personnage dontWhittakerpeut avoir été le nom patronymique ou le surnom, etRokesbyle nom de fief.[205]Dès le 27 août 1326, Isabelle, reine d'Angleterre, s'était engagée à ne rien négliger pour faire accomplir dans le délai de deux ans le mariage projeté entre Édouard duc de Guyenne et Philippe de Hainaut. (Orig. parch., aux Archives du Nord.)[206]Gui Ierde Châtillon, père de Louis Ierde Châtillon et grand-père de Gui II, le protecteur de Froissart.[207]Philippe de Valois, la veille de son sacre, avait fait chevalier le comte de Flandre. De Camps, portef. 83, fo141 vo.[208]Ferri IV, ditle Lutteur, fut tué à la bataille de Cassel.[209]La Saint-Barthélemy tombe le 24 août.[210]Lor, Aisne, ar. Laon, c. Neufchâtel.[211]Robersart, Nord, ar. Avesnes, c. Landrecies. Alard de Robersart, fils de Gérard, ditle Borgne, est mentionné en 1325.[212]Ce chiffre est très-exagéré. Du côté des Flamands, le nombre des victimes, d'après un relevé officiel et nominal, dressé dans les diverses paroisses complices de la révolte, ne fut que de 3192, auxquels il faut ajouter les morts de Cassel non compris dans le relevé exécuté pour la chambre des comptes. Voyez Mannier,Les Flamands à la bataille de Cassel, p. 15.[213]Tous les biens des rebelles ayant été confisqués, Cassel composa pour 4800 livres parisis, Bergues pour 10 000 livres bons parisis forts, Bailleul pour 500 livres. (Arch. de l'empire, JJ 66, p. 1479, 1432, 1477.) Par un don verbal fait à Lille «en retournant de la bataille devant Cassel», Philippe de Valois accorda au comte de Flandre le tiers des biens meubles confisqués sur les rebelles, lequel don fut confirmé en mars 1330 (v. st.). (Arch. de l'empire, JJ 66, p. 709, fo287.)[214]Jeanne de Kent, surnomméela belle vierge de Kent, mariée en à Édouard, prince de Galles, le fameux Prince Noir, mère de l'infortuné Richard II.[215]Castle Rising dans le comté de Norfolk.[216]Mon ami et collègue M. Henri Lot a bien voulu faire des recherches d'où il résulte que Simon d'Orléans et Pierre de Maizières ne figurent pas sur la liste des conseillers au Parlement pour l'année 1329 (voyez U 497, fo113), ni sur celle des avocats; mais leurs noms ont pu être omis, car il s'en faut que ces listes soient complètes.[217]Peut-être le souvenir de cette localité s'est-il conservé à Londres dans Colebrook-row, l'une des rues du quartier d'Islington.[218]Pierre de Chappes, fait cardinal en 1327, fut évêque de Chartres de 1326 à 1336.[219]Jean Ier, frère du célèbre Enguerrand de Marigny, fut évêque de Beauvais de 1313 à 1347, année où il fut promu à l'archevêché de Rouen.[220]Froissart désigne ce seigneur par le titre de comte de Tancarville, mais ce titre ne fut conféré à Jean de Melun qu'en 1352.[221]En mai 1332, Philippe de Valois donne à son fils Jean, duc de Normandie, comte d'Anjou et du Maine, «.... la maison qui fu Robert d'Artoys et toutes les appertenances d'icelle assise à Paris en la rue de Saint-Germain des Prés devant l'ostel de Navarre» confisquée ainsi que tous les biens du dit Robert par arrêt du Parlement. (Arch. de l'Empire, JJ 66, p. 659, fo275.)[222]Mémoires de l'Académie des inscriptions, t. X, p. 622.[223]Sans doute Leeuw-Saint-Pierre, Belgique, province de Brabant, à 13 kilomètres de Bruxelles.[224]Ce prénom est encore porté aujourd'hui et s'est conservé dans l'onomastique française sous la formeArchambaudouArchambauld.[225]Froissart appelle cette localitéUrcol. Arcot, avec lequel nous identifions Urcol, est un village situé dans le sud du Northumberland, au nord de Newcastle, à peu de distance de l'ancienne route de Londres à Edimbourg, qui passait par Newcastle et par Percy ou Alnwick. Cette identification serait à peu prés sûre, s'il était établi qu'il y avait à Arcot un château su quatorzième siècle. Il appartient aux savants anglais de nous renseigner sur ce point.[226]Ces mots deNoire Rivièredésignent sans doute laBlackadder, un des affluents de la Tweed. L'abbaye de bénédictins dont parle Froissart était peut-être l'un des deux monastères dont on voit encore aujourd'hui les ruines sur le Herrit's Dykke près de Greenlaw.[227]Peut-être Jean des Athol-îles ou Jean d'Athol, suivant une conjecture un peu hardie, mais ingénieuse, de Buchon.[228]L'ancien nom de Jedburgh est Jedweorth ou Jedwarth. On voit encore sur les bords de la Jed, rivière qui a donné son nom à Jedburgh, des grottes à trois compartiments qu'on suppose avoir servi de refuge aux habitants du pays durant les invasions des Anglais.[229]Il y a lieu de croire que Froissart ajoute ici une confusion de nom aux autres erreurs dont ce récit abonde: Brancepeth, près de Durham, semble avoir toujours appartenu aux Nevill, non aux Percy.[230]Peut-être, puisque Froissart avertit qu'il donne le nom local, laWhiteou laBlanche, aujourd'huiWhiteadder, petite rivière située au N. O. de Berwick, qui, après avoir fait sa jonction avec laBlackadder, vient se jeter dans la Tweed. Froissart a dû écrire le nom de cette rivière, tel qu'il l'a entendu prononcer par les habitants du pays:Voeeou Boée,Vetheou Bethe.[231]Quoique la rectification des erreurs historiques de Froissart doive faire l'objet d'une publication spéciale, la méprise commise ici est tellement grossière qu'il est impossible de ne la pas relever. Notre chroniqueur paraît avoir confondu dans ce passage la naissance d'Édouard, depuis prince de Galles, qui eut lieu le 16 juin 1330, avec celle de Guillaume, que la reine Philippe mit au monde à Hatfield en 1336, pendant la guerre d'Écosse.[232]Au lieu du roi d'Aragon, le manuscrit de Rome nomme le roi Robert de Naples, comte de Provence, qui serait venu exprès de Sicile et de Pouille pour se rencontrer avec le roi de France; et un autre manuscrit ajoute le roi de Majorque.[233]En novembre 1339, Philippe de Valois fit don à son amé et féal conseiller Charles Grimaldi, chevalier, de 1000 livres tournois de rente annuelle et perpétuelle sur la claverie (douane) d'Aigues-Mortes. (Arch. de l'Empire, JJ 74, p. 70, fo41.)[234]Marie, fille de Philippe de Valois et de Jeanne de Bourgogne, mariée à Jean de Brabant, duc de Limbourg.[235]Les hostilités sourdes commencèrent entre le roi de France et le roi d'Angleterre dès le mois de juin 1337. (V. de Camps, portef. 83, fo190.) Par un mandement en date du 24 août 1337, Philippe de Valois enjoint à Gérard de Picquigny, à Bernard de Moreuil et à Renaud d'Aubigny de convoquer les gens d'armes de l'Amiénois dans la quinzaine de la Nativité pour repousser les ennemis qui inquiètent les frontières sans avoir déclaré la guerre (de Camps, portef. 83, fo156). Par acte donné à Gisors le 7 mai 1337, Philippe de Valois décide que tous les bourgeois, marchands ou non marchands domiciliés en la ville et les faubourgs de Paris, «nous feront en ceste présente année, en nostre host que nous entendons à avoir à l'ayde de Dieu, ayde de quatre cens hommes de cheval par l'espace de six mois, se nous alons ou dit host en nostre propre personne, ou par l'espace de quatre mois, se nous n'y alons et la guerre estoit,» laquelle aide cesserait «se il avenoit par aventure que il convenist que le commun des gens de la dicte ville alast ou dit host par manière de arrère ban ou autrement.» Arch. de l'Empire, JJ 70, p. 371, fo179.
[5]Cette mention se trouve au fo20 du ms. d'Amiens qui se compose de 208 folios et au fo42 du ms. de Valenciennes qui compte 123 folios.
[6]P. 349.
[7]Belgique, prov. Hainaut, arr. Thuin, cant. Binche, à 13 kil. de Mons.
[8]La cour de Jeanne et de Wenceslas, par M. Pinchart, p. 68.
[9]P. 7 et 209 à 211.
[10]P. 209.
[11]Voyez p. 210 et cf. la note qui se rapporte à ce passage dans le sommaire du prologue de la première rédaction.
[12]Chroniques de Froissartpubliées par Buchon, éd. du Panthéon, t. III, p. 333, col. 2.
[13]Froissart,Étude littéraire sur le quatorzième siècle, par M. Kervyn de Lettenhove, tome Ier, p. 52 et 53. Bruxelles, 1857, 2 vol. in-12.
[14]Nouvelles recherches sur la vie de Froissart et sur les dates de la composition de ses Chroniques, par M. P. Paris, p. 14. Paris, 1860.
[15]Le texte de cette dernière leçon est emprunté au ms. de notre Bibliothèque impériale coté 2655, fo1 vo.
[16]Les derniers mots sont dans le ms. 2655 et le ms. 131 de sir Thomas Phillipps:esperons encore à nuit, dans les mss. 2641 et 2642:esperons encore. Cf.Chroniquesdans Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 645.
[17]Voyez les notes de Dacier sur les mss. de Froissart conservés à la Bibliothèque du Roi, dans Buchon, t. III, p. 384.
[18]Je dis sans doute, car j'ai fait exprès en 1868 le voyage de Cheltenham pour étudier le ms. 131, et le malheur a voulu que sir Thomas Phillipps n'ait pu le retrouver. C'est par M. Kervyn que j'ai appris quels sont les derniers mots du ms. 131, et je renouvelle ici publiquement au célèbre érudit belge mes remerciments.
[19]M. Pinchart, qui a publié des extraits de ces comptes, est le savant qui aura le plus fait en ce siècle pour la biographie positive de Froissart. Voyez sa brochure intitulée:La cour de Jeanne et de Wenceslas, p. 68.
[20]Chroniques de Froissartdans Buchon, édit. du Panthéon, t. III, p. 369.
[21]P. 15 et 17, 220 et 221.
[22]P. 90 à 100.
[23]P. 114 à 118.
[24]P. 132 à 138.
[25]P. 154 à 156.
[26]P. 190 et 191.
[27]P. 194 à 196.
[28]P. 199 à 204.
[29]P. 77 à 79. Cf. Jean le Bel,Chroniques, éd. Polain, t. I, p. 79 à 81.
[30]P. 126 à 129. Cf. Jean le Bel, t. I, p. 127 à 129.
[31]Il faut lire dans J. de Hemricourt la description du train de vie fastueux que menait le chanoine grand seigneur: «.... Ilh n'alloit onkes les commons jours delle semaine alle eglize qu'ilh n awist sauzo ou vingt personnes quy le conduysoient, tant de ses proymes come de ses maynyes et de cheaz quy estoyent à ses dras. Et quant c'estoit az jours solempnes, chilz quy estoyent à ses dras le venoyent quère en son hosteit et le mynoyent alle eglize. Sy avoit soventfois assy grant rotte après ly com après l'evesque de Liège, car ilh avoit bin chinquante ou de moins quarante parsiwans qui tos demoroient al dineir deleis ly....»Miroir des nobles de la Hasbaye, par Jacques de Hemricourt, éd. de Salbray, p. 158.
[32]P. 211.
[33]Ms. 2655, fo154. Cf. Froissart de Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 259.
[34]Ms. 2655, fos312 et 313. Cf. Froissart de Buchon, t. I, p. 593 à 595.
[35]Bibl. imp., ms. fr. coté 831, fo161 vo.
[36]Étude sur Froissart, par M. Kervyn de Lettenhove, t. I, p. 242 et 243, en note.
[37]Bibl. imp., ms. fr. no831, fo157 vo.
[38]Ms. de Besançon, t. II, fo201.
[39]Étude littéraire sur Froissart, par M. Kervyn, t. I, ch.XII, p. 242 à 246.
[40]Cf. dans Buchon, t. II, p. 49.
[41]Ms. de Besançon, fo371 vo. Le manuscrit de notre Bibliothèque impériale coté 2649, reproduction généralement fidèle de celui de Besançon, contient quelques lignes seulement de plus que la partie de ce dernier manuscrit qui correspond au premier livre des autres exemplaires de la première rédaction proprement dite. Le manuscrit 2649 se termine à ces mots: «.... ains passèrent oultre et prindrent.» Cf. Froissart dans Sauvage, édit. de 1559, t. I, p. 457, ligne 11.
[42]Cf. dans Buchon, t. I, p. 717, col. 2, fin du chap. 394.
[43]Cf. dans Buchon, t. II, p. 4, fin de la col. 1.
[44]Selon M. Kervyn, cette version plus originale, particulière aux manuscrits de la première rédaction revisée pour les années 1350 à 1356, serait postérieure à 1388, époque du voyage de Froissart en Béarn: «Elle est postérieure à 1388, dit-il,puisque Froissart y raconte les démêlés du sire d'Albret avec les habitants de Capestang, d'après ce que ceux-ci lui dirent. Je la crois écrite vers 1391.» Froissart, t. I, p. 243 en note. Voici le passage sur lequel s'appuie l'argumentation de M. Kervyn: «Depuis me fudit qu'ils (il s'agit des habitants de Capestang) laissèrent prendre leurs ostages....» Voyez Buchon, éd. du Panthéon, t. I, p. 317. Froissart ne dit nullement dans ce passage qu'il tient les détails qu'il va raconter de la bouche même des habitants de Capestang; par conséquent il n'y a pas lieu d'en conclure avec M. Kervyn que la version des manuscrits revisés pour les années 1350 à 1356 est postérieure au voyage du chroniqueur en Béarn en 1388 et a été écrite vers 1391.
[45]Voyez p. 26, l. 21. Le texte devient semblable dans les manuscrits des deux branches après ces mots:Si singlèrent par mer.
[46]Les manuscrits désignés simplement par un chiffre appartiennent à notre Bibliothèque impériale. Il faut ajouter à la liste ci-jointe, le bel exemplaire du premier livre conservé dans la bibliothèque du château de Branitz (Prusse). Malheureusement, il ne nous a pas été donné de voir, d'étudier nous-même ce manuscrit; et les renseignements transmis par Son A. le prince de Puckler-Muskau ne nous ont pas permis de le comprendre dans notre classement.
[47]Mon ami, M. A. Castan, a publié une excellente étude sur le ms. de Saint-Vincent de Besançon.Bibl. de l'École des Chartes, t. XXVI, p. 114 à 148. Buchon croyait ce manuscrit égaré si non perdu; M. Castan ne l'a pas seulement retrouvé, il a éclairci toutes les questions qui s'y rattachent.
[48]Sur la manière dont se terminent ces manuscrits, voyez ce qui a été dit plus haut, p.XIIIetXIV,XXVIIetXXVIII.
[49]Voyez l'édition imprimée par Johnes en son château d Hafod en 1803, formats in-4oet in-8o. Johnes est également l'auteur d'une traduction anglaise desMémoires de la Curne de Sainte-Palaye sur Froissart, qui parut à Londres en 1801. Notre chroniqueur a su toujours inspirer de belles passions à nos voisins; espérons que Johnes aura des successeurs.
[50]Dans ce tableau, comme dans le précédent, les manuscrits désignés par un simple chiffre appartiennent à notre Bibliothèque impériale.
[51]Ce manuscrit, qui provient du fonds de Gaignières, est toujours appelé dans les variantes du texte de ce volume:Ms. de Gaignières. Dans les volumes suivants, il sera désigné sous la rubrique B3, le ms. 6477 à 6479 sous la rubrique B1, le ms. de Mouchy-Noailles sous la rubrique B4.
[52]Voyez le chapitreIde la seconde partie de cette introduction.
[53]Sur la manière dont se termine le premier livre dans les divers manuscrits de la première rédaction revisée, voyez plus haut la fin du § 2, p.XIIIetXIV,XXVIIetXXVIII.
[54]Le copiste doit avoir oublié un C. Ces mots:que Dieu absolne peuvent se rapporter qu'à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, mort à Bruges le 14 juin 1467.
[55]Notre édition est la seule où l'on ait utilisé ce précieux abrégé.
[56]Grand in-fol. vélin de 208 feuillets. Le texte est disposé sur deux colonnes dont chacune a soixante lignes. Ecriture de la première moitié du quinzième siècle.
[57]In-4opapier de 123 feuillets. Le texte est disposé sur une seule colonne. Écriture de la fin du quinzième siècle.
[58]P. 425 à 427 de ce volume.
[59]Voyez la note de la p. 329.
[60]P. 244, dernière ligne, 264, 277, 281, 297, 308, 383, etc. Le manuscrit 6477-6479, auquel nous avons emprunté le texte du premier livre et où l'empreinte wallonne est aussi très marquée, offre parfois la même particularité. Voyez p. 19, l. 17.
[61]«.... si qu'ilz ne seurent dedens deux joursleuril estoient.» fo9 vo.—«.... liiez sur une esquielleleurtout le peuple le veoient.» fo12 vo.
[62]P. 253.
[63]p. 277.
[64]Ms. de Valenciennes, fo12 vo.
[65]Ibid., fo18 vo.
[66]P. 446.
[67]p. 485 et 490.
[68]p. 445.
[69]p. 490.
[70]p. 485.
[71]P. 221: «.... acquerre et pourchachier amis et confortans....»Pourchachierest une forme wallonne du français actuelpourchasser.
[72]P. 333: «.... il chouchièrent grant foison d'arbres et de bois....»Chouchierest une forme vraiment étrange qui pourrait bien être l'équivalent decouchier.
[73]En attendant le glossaire qui doit être joint à cette édition, c'est ici l'occasion de signaler aux philologues le motkeckedans le passage suivant du ms. d'Amiens: «.... chiaux de sekeckeensanglantés....» Voyez page 264. M. Kervyn a lu:sieute. Œuvres de Froissart,Chroniques, t. II, p. 123. C'est bien le sens, maissieuten'est pas dans le manuscrit.
[74]Voyez chap.I, § 1, p.VIIàIX.
[75]P. 349.
[76]P. 349, en note.
[77]Voyez nos variante, p. 211, 213, 217, etc. Les lacunes du manuscrit d'Amiens ont été comblées à l'aide du texte de Valenciennes.
[78]P. 211, l. 14.
[79]Mémoire sur le manuscrit de Froissart de la ville d'Amiens et en particulier sur le récit de la bataille de Crécy, par M. Rigollot, dans le t. III desMémoires de la société des antiquaires de Picardie, p. 133, en note.
[80]Études sur l'histoire des arts au moyen âge, par Pinchart, p. 17 et 18.
[81]Un extrait des comptes du receveur de Binche, publié par M. Pinchart, constate que, le 25 juillet 1382, le duc de Brabant fit don d'une somme de dix francs valant douze livres dix sous «à messire Jehan Froissard, curet de Lestinnez ou Mont,pour un livre qu'il fist pour monseigneur.» Qui sait si ce livre n'était pas un exemplaire de la seconde rédaction du premier livre?
[82]Les mots:Carles de Bloisque le copiste n'avait sans doute pas pu lire ont été laissés en blanc dans le manuscrit d'Amiens, mais nous les avons restitués à l'aide du manuscrit de Valenciennes.
[83]Ms. de Besançon, t. II, fo333. Les premiers mots omis dans le ms. de Besançon ont été restitués à l'aide des mss. de notre Bibliothèque impériale, qui appartiennent à la même famille.
[84]La forme Lestinnes, qui paraît être une abréviation de les Estinnes, est seule usitée dans les documents du quatorzième siècle.
[85]Nous devons l'indication détaillée de cet acte, conservé aux Archives du Nord, dans le fonds de la Chambre des Comptes, carton B744, à l'obligeance de MM. Desplanque, Mannier et Losfeld. Voyez l'Inventaire sommaire des archives du Nord, t. I, p. 130 et 131.
[86]Lessines, Belgique, prov. Hainaut, arr. Thuin, chef-lieu de canton.
[87]En vertu d'une transaction datée du 13 mai 1363, une rente de deux mille livres fut donnée par le comte de Hainaut à titre d'apports d'Elisabeth de Hainaut, mariée à Robert de Namur en 1354; et cette rente fut constituée «sur les terres d'Estrew (Estreux), de Chièvre et de Lessine.»Hist. généal., par le P. Anselme, t. II, p. 748.
[88]Histoire de la maison de Chastillon-sur-Marne, par André du Chesne, p. 166 et 167. Paris, 1621, in-fol.
[89]Bibl. imp., ms. fr. 831, fo157 vo.
[90]Étude littéraire sur Froissart, par M. Kervyn, t. I, p. 101.
[91]Ms. d'Amiens, fo93 vo.
[92]Ibid.
[93]Miroir des nobles de la Hasbaye, éd. de Salbray, p. 158.
[94]Les vrayes chroniques de messire Jehan le Bel, publiées par M. L. Polain, t. II, p. 89.
[95]Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, t. III, p. 132 à 184. A la dissertation de M. Rigollot est joint un très-bon travail de M. de Cayrol.
[96]P. 103 à 114.
[97]P. 313 à 315, 316 à 319, 321, 322, 329 à 336, 341 à 352.
[98]P. 377 à 388.
[99]P. 126 à 129.
[100]P. 395 et 396.
[101]P. 388 à 393.
[102]P. 394 et 395.
[103]Ms. d'Amiens, fo46 vo.
[104]Ms. d'Amiens, fo52.
[105]Ms. d'Amiens, fo83 vo.
[106]P. 210.
[107]P. 209.
[108]On lit: «leroine», fo5 ro; «lefille», fo21 vo; «lebataille de Cassiel», fo25 vo; «lemort dou conte», fo26 ro; «lechevallerie dou conte Guillaume», fo40 ro; «lebataille de Gagant», fo41 ro, «lebataille de Crechy», fo117 vo.
[109]P. 234 de ce volume.
[110]P. 236.
[111]P. 239.
[112]P. 243.
[113]P. 245.
[114]P. 247.
[115]P. 239 et 240.
[116]P. 471.
[117]P. 269.
[118]P. 247.
[119]P. 257.
[120]Froissart se donne à la fin du prologue de la première rédaction revisée (voyez p. 7) le titre de sire; il semble toutefois reconnaître implicitement qu'il n'y avait pas droit, car il ajoute aussitôt ce correctif:qui tant me voet honnerer. On sait en effet que la qualification desireoumessire, appliquée parfois aux clercs à titre gracieux, était plus particulièrement réservée aux gentilshommes; mais il y a une noblesse innée, personnelle, qui s'impose en dépit de toutes les conventions sociales: qui posséda jamais cette noblesse à un plus haut degré que le chroniqueur de Valenciennes?
[121]P. 304.
[122]P. 214.
[123]P. 224.
[124]P. 243.
[125]P. 249.
[126]P. 294.
[127]P. 306.
[128]P. 307, 319 et 327.
[129]P. 312.
[130]P. 321.
[131]P. 337.
[132]P. 338.
[133]Voyez p. 286 de ce volume en quels termes touchants Froissart parle de Philippe de Hainaut: «Et tant comme elle vesqui, li roiaulmes d'Engleterre eut grasce, prosperité, honnour et toutes bonnes aventures; ne onques famine ne chier temps de son resgne n'i demorèrent.» Ce passage appartient à la troisième rédaction, et Froissart était chanoine de Chimay lorsqu'il écrivit ce bel éloge de sa bienfaitrice.
[134]Froissart avait toujours eu des tendances aristocratiques; mais nulle part il ne les accuse avec plus de force que dans la troisième rédaction, où le dédain pour les vilains est parfois poussé jusqu'à l'injustice et même jusqu'à l'insulte. Il dit des Flamands qui combattirent à Cassel (voyez p. 300): «Toutes fois Dieus ne volt pas consentir que li signeur fuissent là desconfi de telmerdaille.» Il faut plaindre Froissart d'avoir qualifié avec une telle grossièreté ces braves communiers flamands qui se firent tuer avec tant de courage. Lorsqu'il écrivit ces lignes, les excès de la populace anglaise étaient sans doute présents à sa pensée et ne lui inspiraient que du dégoût pour ce peuple dont il était pourtant sorti, comme Jeanne d'Arc allait bientôt en sortir. C'est l'éternelle histoire: on fait expier au peuple les fautes et les crimes de la populace.
[135]P. 289 de ce volume. Froissart, qui ne tenait pas de première main le récit de cette admirable scène, n'a pas atteint la grandeur simple du chanoine de Liége, comme on le verra en comparant la première rédaction (p. 79 à 81), reproduction pure et simple du texte de Jean le Bel, à la narration originale qui lui a été substituée dans la troisième (p. 289).
[136]Le premier livre des Chroniques de Jehan Froissart, préface, p.XIIetXIII. Bruxelles, 1863, 2 vol. in-8o.
[137][OE]uvres de Froissart, publiées sous les auspices de l'Académie royale de Belgique. Chroniques, t. V, p. 87 et 88. Bruxelles, 1868 in-8o.
[138]Les passages soulignés sont ceux qui manquent dans l'édition de M. Kervyn.
[139]Œuvres de Froissart, t. V, p. 104.
[140]Ibid., p. 106.
[141][OE]uvres de Froissart, t. V, p. 111.
[142]Ibid., p. 116.
[143]Œuvres de Froissart, t. V, p. 122.
[144]Ibid., p. 141.
[145]Ce manuscrit, chef-d'œuvre de la calligraphie de la fin du quatorzième siècle, semble avoir appartenu à quelque membre de la famille flamande des Berthout, seigneurs de Grammene, dont on voit les armes:D'ARGENTà trois pals de gueules, sur le feuillet de garde placé en tête du premier volume. Sur les armes des Berthout, seigneurs de Grammene, voyez Butkens,Trophées de Brabant, édit. de 1724, t. I, p. 319. Les Berthout de Grammene étaient une branche cadette de l'illustre et puissante famille des Berthout, avoués de Malines, qui portaient:D'ORà trois pals de gueules. On peut lire sur ces derniers le beau mémoire de M. Félix van den Branden de Reeth, couronné par l'Académie de Belgique, 1844, in-4ode 195 pages.
[146][OE]uvres de Froissart, publiées sous les auspices de l'Académie de Belgique, par M. le baron Kervyn de Lettenhove,Chroniques, t. II, p. 223.
[147]Chroniques de Froissart, édit. de Dacier, p. 50. Buchon a suivi Dacier ici comme partout. Voyez l'édition du Panthéon, t. I, p. 40.
[148]Froissart et les autres chroniqueurs du quatorzième siècle ont singulièrement exagéré les pertes des Flamands à Cassel. Notre ami, M. Mannier a publié les noms des victimes dont le nombre ne dépassa guère 3000. VoyezLes Flamands à la bataille de Cassel. Paris, A Aubry, 1863.
[149]P. 217.
[150]Voyez la première partie de cette Introduction, chap.I,§ 4,, p.XXXIV.
[151]Une note de Dacier relative à ce passage prévient le lecteur que la leçon «huit» est, non une restitution pure et simple, mais une correction de l'éditeur. L'édition de Dacier dont il s'agit ici, commencée avant 1789, était en cours de publication lorsque la Révolution vint l'interrompre, et elle ne fut jamais reprise par son auteur; il n'en reste que des bonnes feuilles dont le beau caractère fait le plus grand honneur aux presses de l'Imprimerie royale. Notre exemplaire compte 632 pages, et il a été acheté à la vente du cabinet de feu Champollion-Figeac.
[152]Le lecteur voudra bien remarquer qu'on s'est abstenu dans le cours de l'édition de signaler les fautes commises par les précédents éditeurs. Ici, force nous était de critiquer les autres, si nous ne voulions laisser croire qu'un certain nombre de variantes véritablement historiques ont été omises dans notre relevé. Il n'en est pas moins vrai que nous n'avons aucun goût, Dieu merci, pour ce genre de besogne. Qui sait d'ailleurs si notre paresse n'y trouve pas son compte?
[153]La distinction capitale que nous essayons de marquer ici s'applique, du moins dans une certaine mesure, aux ouvrages de la décadence grecque et latine aussi bien qu'à ceux qui représentent la décomposition de l'ancien français. On n'a pas tenu peut-être un compte suffisant de cette distinction lorsqu'on a publié, au seizième siècle et même de nos jours, certains auteurs de la basse latinité ou de la basse grécité. C'est surtout en matière de langage, ce perpétueldevenir, que la méthode naturaliste et scientifique, propre à notre siècle, doit remplacer l'abus du dogmatisme classique.
[154]Voyez p. 168, lignes 16 et 28.
[155]On peut citer notamment le manuscrit de la Bibl. imp., coté 6477 à 6479 = B1 d'après lequel a été établi le texte du premier livre et où la fin de chaque phrase est marquée par des points.
[156]Cf. la page 221 des variantes, lignes 1 à 14 avec la p. 18, lignes 24 à 30 du texte.
[157]Ms. 6477, fo187 vo.
[158]Ms. d'Amiens, fo93.
[159]Il est curieux de comparer sous ce rapport Froissart aux chroniqueurs des siècles précédents: le curé des Estinnes, le chanoine de Chimay, est beaucoup plus dégagé des préoccupations ecclésiastiques qu'un Villehardouin ou un Joinville, par exemple; il a davantage ce qu'on peut appelerl'esprit laïque, cet esprit qui a dispensé la France au seizième siècle de se faire protestante, et auquel la Révolution française doit ce qu'elle a de sain, la partie malsaine ayant été recueillie dans l'héritage de la centralisation monarchique. Il faut juger l'arbre par ses fruits: la France, animée de cet esprit large, qui est l'une des faces de son génie, a joui de laliberté religieusedans les mœurs aussi bien que dans les lois avant les pays de l'Europe qui ont embrassé la Réforme.
[160]P. 151, 161, 437, 438. Cf. Jean le Bel, éd. de M. Polain, t. I, p. 149 et 150.
[161]Voyez plus haut, p.LIV.
[162]Justice a été rendue à Richard II par un digne compatriote de Froissart, M. H. Wallon dans son beau livre intitulé:Richard II, Épisode de la rivalité de la France et de l'Angleterre. Paris, Hachette, 1864, 2 vol. in-8o. Un art discret est mis dans cet ouvrage au service d'une science approfondie, d'une conviction pleine de chaleur contenue; le passé y est étudié pour lui-même, et l'on n'y trouve aucune de ces allusions par où lespartisansdéguisés en historiens mettent ce qu'ils appellent l'amorce aux passions de leurs contemporains. Aussi le livre de M. Wallon a-t-il échappé à la mode, mais en revanche il ne se fanera pas.
[163]P. 395, 437, 449. On retrouvera des passages analogues et plus significatifs encore dans tous les volumes de cette édition.
[164]Voyez Jean le Bel, édit. Polain, t. I, p. 122, 125, 133.
[165]Voyez la seconde partie de cette Introduction, chap.III, p.XCVIII.
[166]P. 1 et 2.
[167]Voyez Jean le Bel,Chroniques, édit. Polain, t. I, p. 46. Cf. Froissart, t. I de notre édition, p. 50.
[168]Jean le Bel, t. I, p. 80. Cf. Froissart, t. I, p. 78.
[169]Jean le Bel, p. 135. Cf. Froissart, t. I, p. 151.
[170]Ibid., t. I, p. 95. Cf. Froissart, t. I, p. 105.
[171]Ibid., p. 127. Cf. Froissart, t. I, p. 127.
[172]P. 316 à 352 de ce volume.
[173]P. 377 à 388.
[174]P. 385.
[175]P. 214.
[176]Froissart n'a parfois besoin que d'un coup de crayon pour donner la vie à ses figures. Il dit, par exemple, p. 219 de ce volume, en parlant de la reine Isabelle, mère d'Édouard III: «Si estoit elle très belle dame et feminine et doucement enlangagie.» Voilà bien cette heureuse simplicité, ce naturel aimable jusque dans sa négligence que goûtait tant Fénelon. Et deux pages plus loin, à propos du séjour d'Isabelle et de son jeune fils Édouard à la cour de Charles de Valois: «Et les veoit li rois volentiers et prendoit à la fois grant plaisance ou jone Edouwart, car il estoit biaus fils et rians; et s'esbatoit li rois, qui estoit son oncle, en ses jonèces.» P. 221. N'y-a-t-il pas ici comme un rayon de cette grâce suave et légère qui est l'atticisme de la France?
[177]M. le duc de Mouchy, en consentant avec tant de bonne grâce à me prêter son précieux manuscrit, a rendu à la Société de l'histoire de France et à son éditeur un service de premier ordre.
[178]Les manuscrits de la première rédaction sont désignés dans les variantes sous la rubriqueMss. A. Comme les prologues méritent une attention toute spéciale à divers points de vue, notre analyse sommaire devient presque une traduction, toutes les fois que l'importance du texte semble l'exiger.
[179]Mss. A 7 à 19, 23, 30 à 36à rimer et à ditter. Fo1 vo.—Mss. A 1 à 6, 20 à 22, 24 à 29: à dittier et à rimer. 19 mss., qui appartiennent à sept familles différentes, donnent la première leçon, tandis qu'on ne trouve la seconde que dans 13 mss. répartis entre trois familles seulement, dont les deux dernières sont un simple abrégé de la première. On doit donc, du moins au point de vue de la critique diplomatique, donner la préférence à la première leçon sur la seconde.
[180]Les manuscrits de la première rédaction revisée sont désignés dans les variantes sous la rubriqueMss. B.
[181]La seconde rédaction est représentée par les manuscrits d'Amiens et de Valenciennes.
[182]Ceci est une traduction à peu près littérale du prologue du ms. d'Amiens dont le prologue du ms. de Valenciennes ne diffère que par des variantes insignifiantes.
[183]Froissart se désigne ainsi dans le prologue des mss. A: «Pour tous nobles cuers encouragier et eulx monstrer exemple et matière d'onneur,je Jehan Froissartcommence à parler après la relation faicte par monseigneur Jehan le Bel.» Ms. A 1, fo2. On voit que Froissart parle ici de lui-même sur un ton beaucoup plus modeste; mais ce qui est surtout remarquable, c'est qu'il ne fait pas suivre encore son nom de la mention de la qualité de prêtre. On lit dans les mss. A 18, 19, 23 à 36: «Je,sireJehan Froissart.» Fo1 vo.
[184]La troisième rédaction n'est représentée que par le manuscrit de Rome.
[185]Pays de Liége.
[186]Hugues de Fagnolles.
[187]Gérard d'Enghien, sire de Havré.
[188]Jean, dit Sausses, sire de Boussoit.
[189]Guillaume de Jauche, sire de Gommegnies.
[190]Guillaume, sire de Potelles.
[191]Guillaume, sire de Wargnies.
[192]Eustache, sire de Vertain.
[193]Jean de Halluin, fils d'Olivier, sire de Heitserot, petit-fils de Roland. Ce Jean mourut au combat de Cadsand en 1337.
[194]Henri Berthout IV, sire de Duffel.
[195]Gavere est en Flandre (à 19 kil. de Gand); mais Raes (équivalent flamand d'Erasme) van Gavere relevait plusieurs fiefs du duché de Brabant, notamment ceux de Liedekerke (à 22 kil. de Bruxelles) et de Hérinnes (Hérinnes-lez-Enghien, à 30 kil. de Bruxelles).
[196]La seigneurie de Gaesbeek appartenait en 1327 à damoiselle Béatrix de Louvain, qui avait succédé en 1324 à son frère Jean, mort sans enfants, et qui fit hommage en 1325 pour la seigneurie de Gaesbeek à Jean III, duc de Brabant (voyez la belle publication de M. L. Galesloot,Livre des feudataires de Jean III, p. 26). Guillaume de Hornes, dit de Gaesbeek, succéda vers 1339 à Béatrix, sa cousine germaine, dans la seigneurie de Gaesbeek. Jean de Gaesbeek m'est inconnu. Serait-ce Jean de Kesterbeke appeléCasterbekedans leLivre des feudataires, p. 143?
[197]La forme du texte:Quaderebbea été assimilée à Quarouble, Nord, arrondissement et canton de Valenciennes.
[198]Harlebeke est dans la Flandre occidentale (à 15 kil. de Courtrai), et cette seigneurie appartenait à la branche aînée de la famille de Halluin: Gautier de Halluin II du nom, sire de Roosebeke, vicomte de Harlebeke, mourut à Harlebeke en 1338; mais ses petits-fils, Gautier, Roger et Thierry, fils de Daniel, dont on ignore trop la date de naissance pour les assimiler sûrement auxtrois frères de Harlebekede Froissart, pouvaient relever, comme Raes van Gavere, certains fiefs du duché de Brabant, à moins que Jean le Bel et notre chroniqueur n'aient confondu Arnoul, Renier, Jean ou Adam de Holsbeek en Brabant (à 33 kil. de Bruxelles) avec les seigneurs de Harlebeke. Voyez Galesloot,Livre des feudataires, p. 38, 245, 227, 232, 296.
[199]Nous avons assimilé la formeHotebergedu texte à Huldenbergh, village et seigneurie du Brabant (à 20 kil. de Bruxelles).
[200]Du pays de Liége.
[201]Ce Jean le Bel n'est autre que le chanoine de Liége, le célèbre chroniqueur qui a servi de modèle à Froissart pour toute la partie du premier livre comprise entre 1325 et 1356.
[202]Le nom de ce chevalier est défiguré dans toutes les rédactions et tous les mss. du premier livre desChroniques. Comme Froissart reproduit ici littéralement Jean le Bel, nous avons restitué même dans le texte le nom véritable d'après la chronique du chanoine de Liége. Lambert III de Dammartin de Warfusée, dit d'Oupeye, maréchal de l'évêque de Liége, mourut le 1erjanvier 1345. Voyez J. de Hemricourt,Miroir des nobles de la Hesbaye, édit. de Jalheau, p. 55. La famille de Dammartin, à laquelle appartenait ce chevalier, fut transplantée, au douzième siècle, de France d'où elle est originaire, dans le pays de Liége. Cette incomparable famille, qui, dès le temps de Hemricourt, ne comptait pas moins de cent seize branches, a couvert de ses innombrables rameaux toute la France de la Meuse; et encore aujourd'hui il n'y a guère en ce pays de famille ancienne qui ne se rattache au tronc puissant et français des Dammartin.
[203]Sans doute Carlisle, qui est, non sur la Tyne, comme le dit Froissart, d'après Jean le Bel, mais sur l'Éden, non en Galles, ainsi que l'affirment aussi les deux chroniqueurs, mais à quelque distance du Galloway.Luguvallum, l'ancien nom de Carlisle au temps des Romains et au moyen âge, a pu se contracter enluel, qui, par l'addition decaer, bourg, ville, aurait donné Carluel ou Carduel.
[204]Cet écuyer est appelé Thomas de Rokesby dans une charte d'Édouard III, datée de Lincoln le 28 septembre 1327. VoyezRymer, vol. II, part. II, p. 717. Du reste il n'est pas absolument impossible que ces deux nomsHousagreouWhittakeretRokesby, désignent le même personnage dontWhittakerpeut avoir été le nom patronymique ou le surnom, etRokesbyle nom de fief.
[205]Dès le 27 août 1326, Isabelle, reine d'Angleterre, s'était engagée à ne rien négliger pour faire accomplir dans le délai de deux ans le mariage projeté entre Édouard duc de Guyenne et Philippe de Hainaut. (Orig. parch., aux Archives du Nord.)
[206]Gui Ierde Châtillon, père de Louis Ierde Châtillon et grand-père de Gui II, le protecteur de Froissart.
[207]Philippe de Valois, la veille de son sacre, avait fait chevalier le comte de Flandre. De Camps, portef. 83, fo141 vo.
[208]Ferri IV, ditle Lutteur, fut tué à la bataille de Cassel.
[209]La Saint-Barthélemy tombe le 24 août.
[210]Lor, Aisne, ar. Laon, c. Neufchâtel.
[211]Robersart, Nord, ar. Avesnes, c. Landrecies. Alard de Robersart, fils de Gérard, ditle Borgne, est mentionné en 1325.
[212]Ce chiffre est très-exagéré. Du côté des Flamands, le nombre des victimes, d'après un relevé officiel et nominal, dressé dans les diverses paroisses complices de la révolte, ne fut que de 3192, auxquels il faut ajouter les morts de Cassel non compris dans le relevé exécuté pour la chambre des comptes. Voyez Mannier,Les Flamands à la bataille de Cassel, p. 15.
[213]Tous les biens des rebelles ayant été confisqués, Cassel composa pour 4800 livres parisis, Bergues pour 10 000 livres bons parisis forts, Bailleul pour 500 livres. (Arch. de l'empire, JJ 66, p. 1479, 1432, 1477.) Par un don verbal fait à Lille «en retournant de la bataille devant Cassel», Philippe de Valois accorda au comte de Flandre le tiers des biens meubles confisqués sur les rebelles, lequel don fut confirmé en mars 1330 (v. st.). (Arch. de l'empire, JJ 66, p. 709, fo287.)
[214]Jeanne de Kent, surnomméela belle vierge de Kent, mariée en à Édouard, prince de Galles, le fameux Prince Noir, mère de l'infortuné Richard II.
[215]Castle Rising dans le comté de Norfolk.
[216]Mon ami et collègue M. Henri Lot a bien voulu faire des recherches d'où il résulte que Simon d'Orléans et Pierre de Maizières ne figurent pas sur la liste des conseillers au Parlement pour l'année 1329 (voyez U 497, fo113), ni sur celle des avocats; mais leurs noms ont pu être omis, car il s'en faut que ces listes soient complètes.
[217]Peut-être le souvenir de cette localité s'est-il conservé à Londres dans Colebrook-row, l'une des rues du quartier d'Islington.
[218]Pierre de Chappes, fait cardinal en 1327, fut évêque de Chartres de 1326 à 1336.
[219]Jean Ier, frère du célèbre Enguerrand de Marigny, fut évêque de Beauvais de 1313 à 1347, année où il fut promu à l'archevêché de Rouen.
[220]Froissart désigne ce seigneur par le titre de comte de Tancarville, mais ce titre ne fut conféré à Jean de Melun qu'en 1352.
[221]En mai 1332, Philippe de Valois donne à son fils Jean, duc de Normandie, comte d'Anjou et du Maine, «.... la maison qui fu Robert d'Artoys et toutes les appertenances d'icelle assise à Paris en la rue de Saint-Germain des Prés devant l'ostel de Navarre» confisquée ainsi que tous les biens du dit Robert par arrêt du Parlement. (Arch. de l'Empire, JJ 66, p. 659, fo275.)
[222]Mémoires de l'Académie des inscriptions, t. X, p. 622.
[223]Sans doute Leeuw-Saint-Pierre, Belgique, province de Brabant, à 13 kilomètres de Bruxelles.
[224]Ce prénom est encore porté aujourd'hui et s'est conservé dans l'onomastique française sous la formeArchambaudouArchambauld.
[225]Froissart appelle cette localitéUrcol. Arcot, avec lequel nous identifions Urcol, est un village situé dans le sud du Northumberland, au nord de Newcastle, à peu de distance de l'ancienne route de Londres à Edimbourg, qui passait par Newcastle et par Percy ou Alnwick. Cette identification serait à peu prés sûre, s'il était établi qu'il y avait à Arcot un château su quatorzième siècle. Il appartient aux savants anglais de nous renseigner sur ce point.
[226]Ces mots deNoire Rivièredésignent sans doute laBlackadder, un des affluents de la Tweed. L'abbaye de bénédictins dont parle Froissart était peut-être l'un des deux monastères dont on voit encore aujourd'hui les ruines sur le Herrit's Dykke près de Greenlaw.
[227]Peut-être Jean des Athol-îles ou Jean d'Athol, suivant une conjecture un peu hardie, mais ingénieuse, de Buchon.
[228]L'ancien nom de Jedburgh est Jedweorth ou Jedwarth. On voit encore sur les bords de la Jed, rivière qui a donné son nom à Jedburgh, des grottes à trois compartiments qu'on suppose avoir servi de refuge aux habitants du pays durant les invasions des Anglais.
[229]Il y a lieu de croire que Froissart ajoute ici une confusion de nom aux autres erreurs dont ce récit abonde: Brancepeth, près de Durham, semble avoir toujours appartenu aux Nevill, non aux Percy.
[230]Peut-être, puisque Froissart avertit qu'il donne le nom local, laWhiteou laBlanche, aujourd'huiWhiteadder, petite rivière située au N. O. de Berwick, qui, après avoir fait sa jonction avec laBlackadder, vient se jeter dans la Tweed. Froissart a dû écrire le nom de cette rivière, tel qu'il l'a entendu prononcer par les habitants du pays:Voeeou Boée,Vetheou Bethe.
[231]Quoique la rectification des erreurs historiques de Froissart doive faire l'objet d'une publication spéciale, la méprise commise ici est tellement grossière qu'il est impossible de ne la pas relever. Notre chroniqueur paraît avoir confondu dans ce passage la naissance d'Édouard, depuis prince de Galles, qui eut lieu le 16 juin 1330, avec celle de Guillaume, que la reine Philippe mit au monde à Hatfield en 1336, pendant la guerre d'Écosse.
[232]Au lieu du roi d'Aragon, le manuscrit de Rome nomme le roi Robert de Naples, comte de Provence, qui serait venu exprès de Sicile et de Pouille pour se rencontrer avec le roi de France; et un autre manuscrit ajoute le roi de Majorque.
[233]En novembre 1339, Philippe de Valois fit don à son amé et féal conseiller Charles Grimaldi, chevalier, de 1000 livres tournois de rente annuelle et perpétuelle sur la claverie (douane) d'Aigues-Mortes. (Arch. de l'Empire, JJ 74, p. 70, fo41.)
[234]Marie, fille de Philippe de Valois et de Jeanne de Bourgogne, mariée à Jean de Brabant, duc de Limbourg.
[235]Les hostilités sourdes commencèrent entre le roi de France et le roi d'Angleterre dès le mois de juin 1337. (V. de Camps, portef. 83, fo190.) Par un mandement en date du 24 août 1337, Philippe de Valois enjoint à Gérard de Picquigny, à Bernard de Moreuil et à Renaud d'Aubigny de convoquer les gens d'armes de l'Amiénois dans la quinzaine de la Nativité pour repousser les ennemis qui inquiètent les frontières sans avoir déclaré la guerre (de Camps, portef. 83, fo156). Par acte donné à Gisors le 7 mai 1337, Philippe de Valois décide que tous les bourgeois, marchands ou non marchands domiciliés en la ville et les faubourgs de Paris, «nous feront en ceste présente année, en nostre host que nous entendons à avoir à l'ayde de Dieu, ayde de quatre cens hommes de cheval par l'espace de six mois, se nous alons ou dit host en nostre propre personne, ou par l'espace de quatre mois, se nous n'y alons et la guerre estoit,» laquelle aide cesserait «se il avenoit par aventure que il convenist que le commun des gens de la dicte ville alast ou dit host par manière de arrère ban ou autrement.» Arch. de l'Empire, JJ 70, p. 371, fo179.