Chapter 21

P.174, l. 30: France.—Ms. A 29: Le roy d’Engleterre, qui avoit ordonné ses gens d’armes et ses archers et autres pietons des marches de Galles et d’ailleurs en troys batailles tous à pied, et qui s’estoient mis à terre pour estre moins foulés au besoin, comme dict est, incontinent qu’il veit les François aprocher, il commanda que tout homme se levast ordonneement; et se rengèrent en leurs batailles, celle du prince de Galles tout premierement, dont les archers estoyent en manière d’une herse, et les gens d’armes tout au fons de la bataille. Le conte de Northanthonne, le conte d’Arondel, le sire de Roos, le sire de Ligi, le sire de Villebi, le sire de Basset, le sire de Saint Aubin et pluiseurs autres qui faisoyent la seconde, se tenoyent sus esle moult bel et ordonneement, pour conforter la bataille du prince, s’il besognoit. Vous devés savoir que les grans seigneurs, comme roys, ducs, princes et barons françoys, ne vindrent pas jusque devant la bataille des Angloys tous ensemble, mais venoyent l’un devant et l’autre derrière, sans ordre.

P.176, l. 25: traire.—Ms. A 29: de gros carreaux.

P.176, l. 32: perçoient.—Ms. A 29: leurs habillemens et navroyent à tous lés. Pluiseurs couppèrent les cordes de leursarbalestes, et disoient les aucuns: «Nous ne pouvons tirer de nos arbalestes, les cordes sont de la pluye fort retraictes.»

P.177, l. 15: relevèrent.—Ms. A 29: Là entre ces Englès avoit pillars et bidaus, Gallois et Cornouaillois, qui portoyent grans coustilles et fort trenchans.

P.178, l. 13: gens.—Ms. A 29: comme celuy qui ne voloit partir sans faire armes.

P.178, l. 19: amoient.—Ms. A 29: l’eussent envis laissé.

P.179, l. 17: quatre.—Ms. A 29: voire plus de six.

P.181, l. 16: moult.—Ms. A 29: dangereuse et horrible, mortelle et sans pitié, car princes, roys, ducs, contes, barons, ne autres n’i estoyent receus à merci ne à rançon; et y advindrent maints haults faits d’armes, qui pas ne vindrent tous à conoissance.

P.181, l. 24: occis.—Ms. A 29: car dès le matin le roy d’Angleterre et les barons de son ost avoyent ordonné et conclu que, s’ils avoient bataille aux François, jà homme ils ne prendroyent à rençon.

P.184, l. 25: tout tart.—Ms. A 29: le roy de France, qui n’avoit à son departement que soixante hommes, qu’uns qu’autres, fut admonesté par monseigneur Jehan de Haynault, qui là estoit et l’avoit remonté une fois, ayant le coursier du roy esté occis par le trait, de se retirer, en lui disant: «Sire, pour Dieu, soyés content de vous retraire; il est plus que temps. Ne vous perdez mie si simplement. Si vous avés perdu à ceste fois, vous gangnerés à une autre.» Lors le print par le frein et l’emmena, ensi comme par force, en sus et en dehors des batailles; et paravant il l’avoit jà prié qu’il vousisist retraire, mais ce fu pour neant: dont il fu plus d’une foys en grant dangier.

P.189, l. 27: merci.—Ms. A 29: Et me fu dict et certifié que, de gens de pié et communauté des cités et bonnes villes de France et du pais de Picardie et de Normandie, il en y eut de mors ce dimanche, pour tout le jour, plus de quatre foys autant que le samedi n’avoit eu à la bataille, qui tant fu dure et mortelle.

FIN DES VARIANTES DU TOME TROISIÈME.


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