[7]Madame de Vitrolles s'y trouvait aussi, «pour faire valoir ses prétentions sur la principauté de Salm».[8]C'est ainsi qu'elle avait, une des premières, admiré la poésie de Byron. Elle écrivait, le 12 mars 1820, à Alexandre Guiraud:D'admirer lord Byron, chacun me fait un crime,On médit de mon goût, on l'appelle un travers;Mais mon amour pour lui paraîtra légitime,Si jamais on apprend que je lui dois vos vers.(Inédit.)[9]On sait que Benjamin Constant s'était cassé la jambe, en se promenant un jour, en 1818, chez MmeDavillier, sur le coteau de Meudon, et qu'il resta boiteux jusqu'à la fin de sa vie.[10]La Minerve Française, fondée par Benjamin Constant avec le concours d'Aignan, Etienne, Jay, E. de Jouy, Lacretelle aîné et Tissot, parut au mois de février 1818.[11]Les réunions devaient avoir lieu à l'Hôtel de Ville, mais elles eurent lieu sans apparat, en tenue de ville, chez l'un ou l'autre des plénipotentiaires, tantôt chez lord Castlereagh, qui s'était installé Klein Borcette Strasse, no218,—tantôt chez Metternich, Camphausbadstrasse, no777,—tantôt chez le prince Hardenberg, logé sur le Markt, no910.—Dans les intervalles des séances, la vie mondaine était brillante et animée. Les diplomates se retrouvaient au Kurhaus, sur la Camphausbadstrasse, autour des tables de jeu et le long des promenades à la mode. Entre temps, il y avait les ascensions en ballon de deux femmes aéronautes, les concerts de MmeCatalani, des frères Bohrer et du violoncelliste Lafon. N'oublions pas non plus les séances de pose dans l'atelier de Lawrence, que le prince régent avait envoyé à Aix pour peindre les hommes d'Etat du Congrès. Pour l'y loger, on avait construit, en Angleterre, une maison de bois portative avec un grand atelier; elle devait être élevée dans le jardin de l'ambassadeur anglais, lord Castlereagh, mais elle arriva trop tard, et Lawrence s'installa dans la grande galerie de l'Hôtel de Ville. (Sur le Congrès d'Aix-la-Chapelle, cf. lesLettres du Prince de Metternich à la comtesse de Lieven (1818-1819), 1 vol. in-8, chez Plon, 1909, etUne vie d'ambassadrice au siècle dernier, la princesse de Lieven, 1 vol. in-8, chez Plon, 1903.)[12]Marin (Joseph-Charles), né et mort à Paris (1773-1834), sculpteur, était pensionnaire à la villa Médicis quand Chateaubriand le chargea d'exécuter le mausolée de Pauline de Beaumont, dans l'église de Saint-Louis-des-Français, à Rome.[13]Lettre inédite, communiquée par MmeLéonce Détroyat.[14]Née à Melun, en 1776, elle mourut, à Paris, le 24 juillet 1819.[15]Mémoiresd'Auger (Hippolyte), auteur dramatique né à Auxerre le 25 mai 1795, mort à Menton le 5 janvier 1881, publiés par Paul Cottin dans laRevue rétrospectiveen 1891.[16]Il s'agit ici d'Hortense Allart, futur auteur desEnchantements de Prudenceet cousine-germaine de Delphine.[17]Fils de Sophie Gail, qui se fit, lui aussi, une grande réputation comme helléniste.—Né le 22 octobre 1795, il mourut le 22 avril 1845.[18]La baronne Silvestre, née Garre.[19]Le roi de Prusse arriva, le premier, le 27 septembre; l'empereur d'Autriche, le 28; l'empereur de Russie le 28 aussi. L'empereur de Russie habitait l'ancien palais des préfets français, dans la rue qui fut depuis baptisée, en souvenir de ce fait, la rue Alexandre.[20]Lettre inédite.[21]Ce rapport disait:«Si l'auteur du no103, en ne traitant qu'une partie du sujet (le Dévouement des médecins français et des sœurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone) n'avait donné pour excuse et son sexe, et son jeune âge, l'Académie, à la perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que la pièce était l'ouvrage d'un talent exercé dans les secrets du style et de la poésie; mais la simplicité touchante de divers tableaux, la délicatesse, je dirai même la retenue des pensées et des expressions, auraient permis d'attribuer l'ouvrage à une personne de ce sexe qui sait si bien exprimer tout ce qui tient à la grâce et au sentiment. En se restreignant à l'éloge des sœurs de Sainte-Camille, l'auteur se plaçait, en quelque sorte, hors du concours, et dès lors l'Académie, qui a jugé l'ouvrage digne d'une mention honorable, a cru juste de lui assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions.»Le 1erprix avait été décerné à M. Alletz; le 1eraccessit, à M. Chauvet, poète et critique distingué, à qui Manzoni adressa sa lettre fameusesur l'Unité de temps et de lieu dans la tragédie; le 2eaccessit, à M. Michel Pichat, qui remporta, en 1825, un si grand succès avec sa tragédie deLéonidas.Chose curieuse et digne d'être notée, c'est à peu près dans les mêmes conditions que Victor Hugo, âgé de quinze ans, avait été couronné, la première fois, à l'Académie, et je ne saurais oublier qu'au mois d'avril 1822 il envoya à l'Académie des Jeux Floraux, dont il était «maître» depuis le 28 avril 1820, une ode surle Dévouement dans la peste, que Jules de Rességuier, son correspondant à Toulouse, baptisale Dévouement, tout court, et qui fut publiée sous ce titre définitif dans lesOdes et Ballades, livre IV, odeIV.[22]Lettre inédite.[23]Lettres à Lamartine.—Lettre de Delphine, en date du 6 janvier 1830.[24]Corresp. à Lamartine.—Réponse à Delphine, en date du 25 janvier.[25]Le Val-de-Loup ou la Vallée-aux-Loups, qu'habitait alors Chateaubriand.[26]Lettre inédite.[27]En 1815, il fut battu par Baour-Lormian, et en 1830 par Viennet. Royer-Collard disait à ce propos: «Pour éviter M. de Constant, j'aurais pris au-dessous de Viennet.»[28]Lettre inédite.[29]Lettre inédite.[30]Lettre inédite à Alexandre Guiraud.[31]Elle était morte le 14 juillet 1817.[32]M. Gay, mari de Sophie.[33]Lettre inédite.—Et il fitCorinne au cap Misène.[34]Ambassadeur de Russie à Aix-la-Chapelle.[35]Ce ne pouvait être, m'écrivait M. Charles de Loménie, qu'une promesse d'écrire ou de rester fidèle à l'amitié.[36]Cette lettre, inédite, était adressée à «madame Récamier, rue Basse-du-Rempart, près le passage Sandrié», où elle habitait depuis 1808.[37]Lettre inédite, communiquée par M. Charles de Loménie.[38]Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, t. II, p. 56.[39]Daniel Stern,Mes Souvenirs.[40]Victor Hugo raconté.[41]Elle disait, par exemple, de Mmede Genlis, qu'elle mettait les vices en action et les vertus en précepte;—d'un poète à qui une épître avait valu une pension et avec qui elle s'était brouillée: «Je ne le vois plus depuis qu'il a des rapports avec le ministre de l'Intérieur»;—d'un académicien qu'elle avait beaucoup aimé, mais qui lui avait préféré une femme très riche: «Il est aimable, mais il est cher!»[42]Quand parutla Divine Epopée(1841), elle écrivait dans son courrier dela Presse: «A côté duCompagnon du Tour de France, sur notre table se trouve un autre livre, un poème, un poème épique, signé d'un nom qui nous est cher, écrit par notre maître en poésie, par celui à qui nous devons nos faibles succès; celui qui, aux beaux jours de notre enfance, a corrigé notre premier vers: l'auteur deClytemnestre, deSaül, deJeanne d'Arc, Alexandre Soumet.»[43]Ce poème remontait à l'année 1814.[44]Delphine avait reproduit dans son poème une pensée duGénie du Christianisme.[45]Lettre inédite.[46]Cours de littérature, 2eentretien.[47]Ce surnom lui vint des vers suivants qui terminentla Vision, son «chant du sacre»:Le héros, me cherchant au jour de sa victoire,Si je ne l'ai chanté, doutera de sa gloire;Les autels retiendront mes cantiques sacrés,Et fiers, après ma mort, de mes chants inspirés,Les Français, me pleurant comme une sœur chérie,M'appelleront un jour Muse de la patrie!Lire dansle Cénacle de la Muse françaisele chapitre que nous avons consacré à Delphine.[48]Alexandre Guiraud lui écrivait à ce sujet:«Vous donnez à mes vers la vogue des vôtres, Mademoiselle, et je vous en remercie. Voici encore vingt exemplaires. (Elle avait vendu les premiers.) Vous voyez que j'use largement de votre charité. Soyez la patronne de mes petits Savoyards dans les salons, et vous serez bénie à tous les coins de Paris.» (Lettre inédite.)[49]La duchesse de Duras lui écrivait:«C'est à vous qu'on voudrait ressembler, aimable Delphine, mais cela n'est pas facile; il faut vous aimer pour se consoler de vos perfections. Venez donc dîner vendredi, si ce jour convient à madame votre mère; je suis impatiente d'entendre encore cetteQuêteéloquente, qui va amollir tous les cœurs et ouvrir toutes les bourses. Voulez-vous amener M. Valery! Mille tendres amitiés.» (Lettre inédite.)[50]On lit dansles Réminiscencesde Coulmann, t. I, p. 337:«Delphine disait de Soumet, un jour qu'elle le défendait contre Casimir Delavigne: «Il ne faut pas savoir ce que c'est que la poésie pour ne pas apprécier Soumet. Ses vers sont frappés au coin de Racine; ils me touchent, ils me parlent au cœur et ne sont pas un vain clinquant. C'est là de la grâce, de la sensibilité vraie; je m'y connais, moi.»[51]Sur cetteVisionde Delphine et sa présentation au roi, nous avons une lettre de Sophie Gay, à Tastu, l'imprimeur:«Vous êtes, Monsieur, le plus aimable et le plus obligeant du monde, voilà ce que ma fille veut que je vous dise avant tout; mais nous traitons si rarement avec les souverains que nous voudrions être bien sûres de ne pas leur manquer de parole. C'est pourquoi, s'il vous était possible de nous faire remettre l'exemplaire du roi (tout cartonné) dimanche soir, fût-ce à minuit, nous serions plus tranquilles, car il nous faut être à dix heures au château. Pour le public, il sera servi à loisir.«L'épigraphe portée hier suffit. La citation de M. de Barante donnerait un air pédant àla Vision, et je crois que les propres paroles de Jeanne valent mieux que toutes celles de ses historiens.«SOPHIE GAY.»[52]Lettre inédite.[53]Sophie Gay écrivait à Guiraud, le 24 août 1822:«Monsieur Raynouard vient d'adresser à la Muse des billets de choix pour la séance de ce matin. Elle propose à son aimable flatteur de lui donner la main dans cette solennité pour supporter dignement l'attaque du classique étranger. Si le poète est déjà retenu et quele guerriersoit libre, nous lui offrons notre billet conducteur. Mille amitiés.—Un peu avant deux heures chez moi.«SOPHIE GAY.»(Lettre inédite.)«Leguerrier», c'était Alfred de Vigny.[54]Sur le projet du mariage de Delphine avec Alfred de Vigny, cf. notre livre sur le poète d'Eloa.[55]Document inédit.[56]On lisait, à ce propos, dansle Globedu 7 mai 1825:«On a tort d'accuser les Jésuites de n'aimer ni les arts, ni les beaux vers, ni les femmes: tout Paris ignore donc qu'à Sainte-Geneviève, au-dessus du maître-autel, entre le ciel et la terre, il y a quinze jours, s'est tenue une véritable séance d'académie romaine! C'était une fête à la Léon X. Deux fauteuils d'honneur, un pour le peintre, un pour Corinne. Quarante amis, les uns, fixés sur les tableaux et sur la muse, d'autres en prières et en recueillement pieux; et la voix tombant des cieux comme celle de la sainte bergère, et allant faire tressaillir, dans un coin obscur des catacombes, les cendres oubliées d'un poète et d'un philosophe: n'est-ce donc pas un tableau merveilleux, digne presque des jours de la Grèce? Apelle, prends ton pinceau, et rends-nous cette scène magique: nous la placerons dans l'église souterraine: tu seras l'Alphaet l'Omegade notre vieux Panthéon.»[57]Lettre inédite.[58]Le duc de Doudeauville.[59]Lettre inédite.[60]Lettre inédite.[61]Lettres à Lamartine, p. 50.[62]Car Lamartine s'y prit à deux ou trois fois, comme il faisait souvent.—La fin de cette élégie n'arriva à Delphine qu'au commencement de janvier 1827, comme en témoigne une lettre de Sophie Gay au poète, datée du 4:«En vérité, le ciel ne fait ni mieux ni plus vite. Cette seconde partie est encore plus admirable que l'autre. Delphine s'est empressée de les lire toutes deux au petit nombre de gens dignes que nous voyons ici (à Rome). Français, Italiens, Russes, tous ont admiré les grandes pensées, l'harmonie de ces beaux vers; enfin, ils obtiennent presque le succès qu'ils méritent...» (Lettres à Lamartine, p. 52.)Un an plus tard, Lamartine récitait sa pièce dans le salon de Sophie Gay à Paris, et Villemain, qui assistait à cette audition, la lisait le lendemain, à son cours, au Collège de France.[63]Correspondance de Lamartine, t. III, p. 8.[64]Lettre inédite communiquée par M. Charles de Loménie.[64-a]Réponse de Delphine à David d'Angers.[65]Delphine, mariée à Emile de Girardin, avait-elle demandé à la reine Hortense un article de son fils, le prince Louis-Napoléon, pourle Musée des Famillesoul'Almanach de France? C'est probable.[66]Nommé capitaine d'artillerie à Berne en 1834, le prince devait publier en 1836 sonManuel d'artillerie(1 vol. in-8).[67]Lettre inédite.[68]Lettre inédite.[69]Et David d'Angers «l'envoyait tout droit à la postérité[A]» en faisant son médaillon. Il lui écrivait, le 2 septembre 1828:«Mademoiselle, j'ai l'honneur de vous offrir le croquis en bronze que j'ai fait d'après vous. C'est un bien faible à peu près de vos traits, mais j'espère que celui que je ferai pour le bas-relief de Sainte-Geneviève réussira mieux.» (Lettre inédite.)[70]Le plus joli, c'est que, deux ans après, en pleine Vendée, la duchesse de Berry disait au maréchal de Bourmont qui, après lui avoir monté la tête, lui conseillait de renoncer à la lutte: «Oh! vous, cela ne m'étonne pas, vous n'avez jamais fait que trahir.» (Cf. lesMémoires de Mmede Boigne, t. IV.)[71]Elle habitait alors à Chivres, près Soissons. On montre encore dans le jardin de la maison un hêtre au feuillage pourpré sur l'écorce duquel Lamartine grava un jour au couteau l'initiale de son nom. (Note du maire de Chivres.)[72]«Cours de littérature, 2eEntretien» (1856).[73]Lettre inédite.[74]Lettre inédite.—Mais tout le monde ne pensait pas comme Lamartine. Par exemple, le duc de La Rochefoucauld-Doudeauville disait: «Détestant l'ennui comme la peste, Delphine vous saura gré de la faire rire: et de même qu'elle sait féconder les sujets les plus élevés par les côtés inaperçus qu'elle y découvre, elle sait poétiser la plaisanterie en y jetant toutes les fleurs de son esprit.» (Esquisses et Portraits.)[75]Corresp. de Lamartine, lettre du 8 octobre 1826, t. II, p. 350.[76]Corresp., t. II, p. 129.[77]S'il faut en croire cette mauvaise langue d'Eugène de Mirecourt, ce seraient les allures à la Madame Sans-Gêne de sa mère qui auraient fait manquer le mariage de Delphine. Et le fait est qu'elle était un peu trop tambour-major. Lamartine, qui l'aimait beaucoup et s'en serait voulu d'en dire du mal, ne lui trouvait qu'un défaut, c'était «un excès de nature qui lui faisait négliger quelquefois cette hypocrisie de délicatesse qu'on appelle bienséance. Elle avait, disait-il, conservé la franchise tragique d'idées, d'attitude et d'accent de cet interrègne de la société appelé la Terreur en France. Elle semblait défier la bienséance comme elle avait défié l'échafaud...»[78]Corresp., lettre du 2 juillet 1829, t. II, p. 149.[79]Delphine habitait alors avec sa mère au no11 de la rue de Choiseul, et l'hôtel Rastadt était situé dans la rue Neuve-Saint-Augustin, à deux pas de l'hôtel du maréchal Richelieu.[80]Lettres à Lamartine, p. 73.[81]Corresp., t. IV, p. 352.[82]Corresp., lettre du 25 avril 1837, t. III, p. 420.[83]Lettre inédite.[84]Corresp.Lettre du 15 septembre 1829, t. II, p. 159.[85]Lettres à Lamartine, p. 182.[86]Le duc de Montmorency-Laval écrivait à Lamartine, le 24 octobre 1829, de Londres: «Veuillez faire parvenir à MlleDelphine, qui a des traits de ressemblance avec vous, mes meilleures amitiés romaines.» (Lettres à Lamartine, p. 80.)[87]Ce mariage eut lieu le 1erjuin 1831.[88]Corresp., t. II, p. 252.—Julia, c'était la fille de Lamartine.[89]Elle est intituléela Fête de Noël. En voici quelques strophes:C'est le jour où MarieEnfanta le Sauveur;C'est le jour où je prieAvec plus de ferveur;D'un lourd chagrin mon âmeCe jour-là se défend,O Vierge, je suis femme,Et je n'ai point d'enfant!Bénis ces larmes puresEt je t'apporte en vœuxTout l'or de mes parures,Tout l'or de mes cheveux;Mes plus belles couronnes,Vierge seront pour toi,Si jamais tu me donnesUn fils, un ange à moi.Alors dans ma demeureLe plaisir renaîtrait,Et la femme qui pleurePour l'enfant chanterait.De ma gaîté ravieCélébrant le retour,Je vivrais... et ma vieSerait toute d'amour.[90]Lettres à Lamartine, p. 141.[91]Allusion à la pièce de versContre la peine de mort, que le procès des ministres de Charles X avait inspirée à Lamartine.[92]Lettres à Lamartine, p. 143.[93]Il avait été élu député par le collège de Bergues, pendant son voyage.[94]Lettres à Lamartine, p. 150.[95]Je tiens ce détail de M. Emile Ollivier.[96]Janvier 1836.[97]Lettre inédite.[98]Lettre inédite de Delphine à Lamartine.[99]Voici quels étaient ces vers:Cachez-vous quelquefois dans les pages d'un livreUne fleur du matin, cueillie aux rameaux verts,Quand vous rouvrez la page après de longs hivers,Aussi pur qu'au jardin son parfum vous enivre.Après ces jours bornés qu'ici mon nom doit vivre,Q'une odeur d'amitié sorte encor de ces vers!(Poésies inédites.)Avril 1841.[100]Cela me rappelle un joli mot de Jules Simon: «Le vrai musicien, disait-il, est celui qui chante.»[101]Il s'agissait des vers desRecueillements.[102]Lettre inédite.[103]Ces lettres de Lamartine n'ont pas été recueillies dans saCorrespondance.[104]Et d'autant plus cruellement, il faut bien le dire, que quelques jours avant cet incident,la Presse, répondant auCourrier français, qui avait appelé Lamartine «son candidat» au ministère de l'Instruction publique, publiait la note suivante:«Certes, il n'est aucun homme politique avec lequel nous soyons dans des rapports d'idées plus étroites qu'avec M. de Lamartine, mais plus nous avons de confiance en son avenir, et moins nous devons désirer qu'il fasse partie d'une combinaison qui, avant même d'être formée, a déjà trahi le secret de sa faiblesse et de sa fragilité. M. de Lamartine, par l'élévation des idées, par l'élévation des sentiments, par l'élévation du langage, est aujourd'hui sans contredit et sans comparaison avec un autre, même avec M. Berryer, le premier orateur des deux Chambres. M. de Lamartine ne peut donc, ne doit donc entrer que dans un cabinet fortement constitué et où il occuperait l'un des deux grands départements politiques. Ce moment ne nous paraît pas venu pour lui.» (La Pressedu 29 octobre 1840.)[105]Lettre inédite.[106]Lettre inédite.[107]Lettres à Lamartine, p. 182.[108]Corresp., t. IV, p. 102.[109]Allusion auxCorbeaux avidesde la ballade de Becker.[110]Lettre inédite.[111]Lettre inédite.[112]Lettre inédite.[113]Lettre inédite.[114]«J'ai reçu les 1.000 francs en un billet de banque, lui écrivait-il alors. Je vous remercie de cette négociation plus que satisfaisante pour de mauvais vers. Je suis prêt à les renvoyer à ces messieurs s'ils jugeaient la chose onéreuse.«J'ai écrit ce matin à votre pauvre mère. Je vous remercie de me dire: Je suis mieux, et moi aussi de santé, mais pas d'affaires. Je pars à l'instant pour Lyon et bientôt pour Genève encore, puis pour Paris, j'espère.«Soignez-vous au milieu de ces chagrins et croyez que votre capital d'amitié se grossit de mille intérêts dans mon cœur.»(Lettre inédite.)[115]J'ai sous les yeux le manuscrit original duRessouvenir du lac Léman. Il est daté du 12 août 1841 et contient les corrections suivantes de la main même de Lamartine:Vers 66, version primitive:De frappersous l'esquifla vague recueillie.Version définitive:. . . .sur le bord. . . . . . . . .Vers 182, 1reversion:Sa voix est dans tesbruits...2eversion:Sa voix est dans tescris...Vers 191, 1reversion:Pendant quesous ses pieds l'universavili2eversion:Pendant quesous sa gloire un empireavili.3eversion:Pendant quesous des fersl'univers aviliDu front césarien étudiait le pli.Vers 202, 1reversion:On retrouva leurs feuxéternelsdans ton âme.3eversion:. . . . . . . . . . .immortels. . . . . .Vers 204, 1reversion:Suiventlaservitude au fondde leurcercueil.2eversion:Suiventleurservitude au fondd'un grandcercueil.Vers 205, 1reversion:Qu'imitant destyransl'abjecte idolâtrie2eversion:Qu'imitant des Césars...»Vers 215, 1reversion:Sile grossierencens qui brûle dans leurs mains2eversion:Si lebanal. . . . . . . . . . . . . . . . .Vers 229, 1reversion:Dans le tronc fédéral concentrezplussa sève2eversion:. . . . . . . . . . . . . . .mieux. . .[116]Extrait d'une lettre inédite.[117]Sur la mission du comte Circourt, cf. l'ouvrage en 2 volumes, publié récemment pour la Société d'histoire contemporaine par M. Georges Bourgin, sous le titre:Souvenirs d'une mission à Berlin en 1848.[118]Renseignements fournis par MmeHuber, belle-fille de l'ancien colonel.[119]Journal fondé en 1836 par Huber-Saladin, avec Rossi, pour assurer à son pays un organe politique à la fois conservateur et libéral.[120]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[121]Voy., dansle Correspondantdu 25 septembre 1908, notre article sur «le Mariage de Lamartine».[122]Corresp., t. IV, p. 29.[123]Corresp., t. III, p. 463.[124]Corresp., t. II, p. 4.[125]C'est en effet Mmede Girardin qui l'avait surnommé ainsi, dans son Courrier du 6 mars 1841.[126]Corresp., t. IV, p. 107.[127]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[128]La petite Julia.[129]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[130]Corresp. de Lamartine, t. IV.[131]Le brouillon de ces notes m'a été communiqué par MmeLéonce Détroyat.[132]Quatre ans plus tard, quand la question de l'armement des fortifications revint devant la Chambre. Lamartine écrivait encore à sa nièce, la comtesse de Pierreclos: «Les fortifications de Paris sont selon moi le plus monstrueux anachronisme qu'une politique à contre-sens du siècle ait jamais rêvé à défaut d'idées. C'est un contre-sens à la guerre, car le principe de la guerre moderne, c'est la mobilité des forces, c'est la locomotion des armées, c'est la stratégie qui combat en marchant. M. de Rémusat voudrait voir son nom inscrit sur les fortifications de Paris, et moi je désire voir mon nom inscrit sur les débris des fortifications de Paris.» Lettre publiée par Pierre de Lacretelle dansla Grande Revuedu 25 septembre 1909.[133]Lettres à Lamartine, p. 192.[134]Lettre inédite.[135]Se rappeler à ce propos la lettre que Lamartine écrivait à Boulay-Paty, le 24 mars 1849, en réponse à celle que lui avait adressée MmeLamber, de Nantes, après la lecture desGirondins: «L'amour, disait Lamartine, fait partie de l'histoire. L'en bannir, comme on l'a fait jusqu'ici, c'est mutiler la nature humaine.«Elle dit (MmeLamber) que si les femmes faisaient la gloire, l'histoire desGirondinsen aurait. Cela me fait espérer, car elle doit savoir que le pressentiment de la postérité est dans l'âme des femmes, et que tous les livres qui ont dû vivre ont commencé par être couvés dans leur cœur.»Corresp. de Lamartine, t. IV.[136]Communiqué par MmeLéonce Détroyat.[137]Mélanges et lettres de Doudan, t. II, p. 42.[138]Lettre publiée par MmeEmile Ollivier dans son beau livre surValentine de Lamartine.[139]La Presse, du 3 septembre 1848.[140]Bien que ménagé personnellement parla Presse, Lamartine souffrait beaucoup des attaques d'Emile de Girardin contre ses collègues: «Nous sommes dans une si forte crise d'affaire ce soir et toute la nuit, écrivait-il un jour à Delphine, que nous ne pourrons pas nous voir ce soir. Les mots «la Révolution du ridicule» et «vous faites regretter M. Guizot» sont iniques et font beaucoup de mal. Tout va «divinement», hors un seul point, mais rien ne dépassera notre patriotisme.» (Lettre inédite.)[141]M. de Ligonnès, père de l'évêque actuel de Rodez, qui habitait à Mende.[142]Lettre inédite.[143]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 356. Lettre au marquis de la Grange.[144]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 357. Lettre à M. Valette.[145]Lamartine lui écrivait à cette occasion: «Je passe à votre porte pour laisser une larme bien sincère et très chaude de mes yeux sur votre seuil. J'ai passé deux heures, ce matin, dans ce canapé où elle était hier. Elle est plus heureuse que nous aujourd'hui. Je ne demande pas à franchir cette porte que les consolations d'en haut doivent seules aborder en ce moment. Mais il y a aussi du ciel dans un cœur ami.» (Lettre inédite.)[146]Lettre inédite.[147]Lettre inédite de notre collection particulière. Nous la reproduisons en fac-simile en tête de ce livre.[148]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 230.[149]Cours de littérature.2eEntretien.[150]Lettre inédite communiquée par M. Charles de Loménie.[151]Victor Hugo raconté, t. II, p. 306.[152]Th. Gautier: Introduction auxLettres parisiennesdu vicomte de Launay.[153]C'est là que Delphine habita aussitôt après son mariage. Plus tard elle alla demeurer rue Laffitte et, en 1842, elle transporta ses pénates rue de Chaillot, dans le pavillon Marbœuf, qui avait été bâti par M. de Choiseul sur le modèle de l'Erectheum.[154]Lettre inédite.[155]M. Foucher habitait, comme on le sait, rue du Cherche-Midi dans cet hôtel de Toulouse affecté aux Conseils de guerre, que vient d'éventrer le percement du boulevard Raspail.[156]Lettre inédite.[157]Lettre inédite.[158]Lettre inédite.[159]Lettre inédite.[160]Lettre inédite.[161]Lettre inédite.[162]Lettre inédite.[163]Lettre inédite.[164]Lettre inédite.[165]Lettre inédite.[166]Lettre inédite.[167]Il faut pourtant que je cite encore ce billet:
[7]Madame de Vitrolles s'y trouvait aussi, «pour faire valoir ses prétentions sur la principauté de Salm».[8]C'est ainsi qu'elle avait, une des premières, admiré la poésie de Byron. Elle écrivait, le 12 mars 1820, à Alexandre Guiraud:D'admirer lord Byron, chacun me fait un crime,On médit de mon goût, on l'appelle un travers;Mais mon amour pour lui paraîtra légitime,Si jamais on apprend que je lui dois vos vers.(Inédit.)[9]On sait que Benjamin Constant s'était cassé la jambe, en se promenant un jour, en 1818, chez MmeDavillier, sur le coteau de Meudon, et qu'il resta boiteux jusqu'à la fin de sa vie.[10]La Minerve Française, fondée par Benjamin Constant avec le concours d'Aignan, Etienne, Jay, E. de Jouy, Lacretelle aîné et Tissot, parut au mois de février 1818.[11]Les réunions devaient avoir lieu à l'Hôtel de Ville, mais elles eurent lieu sans apparat, en tenue de ville, chez l'un ou l'autre des plénipotentiaires, tantôt chez lord Castlereagh, qui s'était installé Klein Borcette Strasse, no218,—tantôt chez Metternich, Camphausbadstrasse, no777,—tantôt chez le prince Hardenberg, logé sur le Markt, no910.—Dans les intervalles des séances, la vie mondaine était brillante et animée. Les diplomates se retrouvaient au Kurhaus, sur la Camphausbadstrasse, autour des tables de jeu et le long des promenades à la mode. Entre temps, il y avait les ascensions en ballon de deux femmes aéronautes, les concerts de MmeCatalani, des frères Bohrer et du violoncelliste Lafon. N'oublions pas non plus les séances de pose dans l'atelier de Lawrence, que le prince régent avait envoyé à Aix pour peindre les hommes d'Etat du Congrès. Pour l'y loger, on avait construit, en Angleterre, une maison de bois portative avec un grand atelier; elle devait être élevée dans le jardin de l'ambassadeur anglais, lord Castlereagh, mais elle arriva trop tard, et Lawrence s'installa dans la grande galerie de l'Hôtel de Ville. (Sur le Congrès d'Aix-la-Chapelle, cf. lesLettres du Prince de Metternich à la comtesse de Lieven (1818-1819), 1 vol. in-8, chez Plon, 1909, etUne vie d'ambassadrice au siècle dernier, la princesse de Lieven, 1 vol. in-8, chez Plon, 1903.)[12]Marin (Joseph-Charles), né et mort à Paris (1773-1834), sculpteur, était pensionnaire à la villa Médicis quand Chateaubriand le chargea d'exécuter le mausolée de Pauline de Beaumont, dans l'église de Saint-Louis-des-Français, à Rome.[13]Lettre inédite, communiquée par MmeLéonce Détroyat.[14]Née à Melun, en 1776, elle mourut, à Paris, le 24 juillet 1819.[15]Mémoiresd'Auger (Hippolyte), auteur dramatique né à Auxerre le 25 mai 1795, mort à Menton le 5 janvier 1881, publiés par Paul Cottin dans laRevue rétrospectiveen 1891.[16]Il s'agit ici d'Hortense Allart, futur auteur desEnchantements de Prudenceet cousine-germaine de Delphine.[17]Fils de Sophie Gail, qui se fit, lui aussi, une grande réputation comme helléniste.—Né le 22 octobre 1795, il mourut le 22 avril 1845.[18]La baronne Silvestre, née Garre.[19]Le roi de Prusse arriva, le premier, le 27 septembre; l'empereur d'Autriche, le 28; l'empereur de Russie le 28 aussi. L'empereur de Russie habitait l'ancien palais des préfets français, dans la rue qui fut depuis baptisée, en souvenir de ce fait, la rue Alexandre.[20]Lettre inédite.[21]Ce rapport disait:«Si l'auteur du no103, en ne traitant qu'une partie du sujet (le Dévouement des médecins français et des sœurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone) n'avait donné pour excuse et son sexe, et son jeune âge, l'Académie, à la perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que la pièce était l'ouvrage d'un talent exercé dans les secrets du style et de la poésie; mais la simplicité touchante de divers tableaux, la délicatesse, je dirai même la retenue des pensées et des expressions, auraient permis d'attribuer l'ouvrage à une personne de ce sexe qui sait si bien exprimer tout ce qui tient à la grâce et au sentiment. En se restreignant à l'éloge des sœurs de Sainte-Camille, l'auteur se plaçait, en quelque sorte, hors du concours, et dès lors l'Académie, qui a jugé l'ouvrage digne d'une mention honorable, a cru juste de lui assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions.»Le 1erprix avait été décerné à M. Alletz; le 1eraccessit, à M. Chauvet, poète et critique distingué, à qui Manzoni adressa sa lettre fameusesur l'Unité de temps et de lieu dans la tragédie; le 2eaccessit, à M. Michel Pichat, qui remporta, en 1825, un si grand succès avec sa tragédie deLéonidas.Chose curieuse et digne d'être notée, c'est à peu près dans les mêmes conditions que Victor Hugo, âgé de quinze ans, avait été couronné, la première fois, à l'Académie, et je ne saurais oublier qu'au mois d'avril 1822 il envoya à l'Académie des Jeux Floraux, dont il était «maître» depuis le 28 avril 1820, une ode surle Dévouement dans la peste, que Jules de Rességuier, son correspondant à Toulouse, baptisale Dévouement, tout court, et qui fut publiée sous ce titre définitif dans lesOdes et Ballades, livre IV, odeIV.[22]Lettre inédite.[23]Lettres à Lamartine.—Lettre de Delphine, en date du 6 janvier 1830.[24]Corresp. à Lamartine.—Réponse à Delphine, en date du 25 janvier.[25]Le Val-de-Loup ou la Vallée-aux-Loups, qu'habitait alors Chateaubriand.[26]Lettre inédite.[27]En 1815, il fut battu par Baour-Lormian, et en 1830 par Viennet. Royer-Collard disait à ce propos: «Pour éviter M. de Constant, j'aurais pris au-dessous de Viennet.»[28]Lettre inédite.[29]Lettre inédite.[30]Lettre inédite à Alexandre Guiraud.[31]Elle était morte le 14 juillet 1817.[32]M. Gay, mari de Sophie.[33]Lettre inédite.—Et il fitCorinne au cap Misène.[34]Ambassadeur de Russie à Aix-la-Chapelle.[35]Ce ne pouvait être, m'écrivait M. Charles de Loménie, qu'une promesse d'écrire ou de rester fidèle à l'amitié.[36]Cette lettre, inédite, était adressée à «madame Récamier, rue Basse-du-Rempart, près le passage Sandrié», où elle habitait depuis 1808.[37]Lettre inédite, communiquée par M. Charles de Loménie.[38]Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, t. II, p. 56.[39]Daniel Stern,Mes Souvenirs.[40]Victor Hugo raconté.[41]Elle disait, par exemple, de Mmede Genlis, qu'elle mettait les vices en action et les vertus en précepte;—d'un poète à qui une épître avait valu une pension et avec qui elle s'était brouillée: «Je ne le vois plus depuis qu'il a des rapports avec le ministre de l'Intérieur»;—d'un académicien qu'elle avait beaucoup aimé, mais qui lui avait préféré une femme très riche: «Il est aimable, mais il est cher!»[42]Quand parutla Divine Epopée(1841), elle écrivait dans son courrier dela Presse: «A côté duCompagnon du Tour de France, sur notre table se trouve un autre livre, un poème, un poème épique, signé d'un nom qui nous est cher, écrit par notre maître en poésie, par celui à qui nous devons nos faibles succès; celui qui, aux beaux jours de notre enfance, a corrigé notre premier vers: l'auteur deClytemnestre, deSaül, deJeanne d'Arc, Alexandre Soumet.»[43]Ce poème remontait à l'année 1814.[44]Delphine avait reproduit dans son poème une pensée duGénie du Christianisme.[45]Lettre inédite.[46]Cours de littérature, 2eentretien.[47]Ce surnom lui vint des vers suivants qui terminentla Vision, son «chant du sacre»:Le héros, me cherchant au jour de sa victoire,Si je ne l'ai chanté, doutera de sa gloire;Les autels retiendront mes cantiques sacrés,Et fiers, après ma mort, de mes chants inspirés,Les Français, me pleurant comme une sœur chérie,M'appelleront un jour Muse de la patrie!Lire dansle Cénacle de la Muse françaisele chapitre que nous avons consacré à Delphine.[48]Alexandre Guiraud lui écrivait à ce sujet:«Vous donnez à mes vers la vogue des vôtres, Mademoiselle, et je vous en remercie. Voici encore vingt exemplaires. (Elle avait vendu les premiers.) Vous voyez que j'use largement de votre charité. Soyez la patronne de mes petits Savoyards dans les salons, et vous serez bénie à tous les coins de Paris.» (Lettre inédite.)[49]La duchesse de Duras lui écrivait:«C'est à vous qu'on voudrait ressembler, aimable Delphine, mais cela n'est pas facile; il faut vous aimer pour se consoler de vos perfections. Venez donc dîner vendredi, si ce jour convient à madame votre mère; je suis impatiente d'entendre encore cetteQuêteéloquente, qui va amollir tous les cœurs et ouvrir toutes les bourses. Voulez-vous amener M. Valery! Mille tendres amitiés.» (Lettre inédite.)[50]On lit dansles Réminiscencesde Coulmann, t. I, p. 337:«Delphine disait de Soumet, un jour qu'elle le défendait contre Casimir Delavigne: «Il ne faut pas savoir ce que c'est que la poésie pour ne pas apprécier Soumet. Ses vers sont frappés au coin de Racine; ils me touchent, ils me parlent au cœur et ne sont pas un vain clinquant. C'est là de la grâce, de la sensibilité vraie; je m'y connais, moi.»[51]Sur cetteVisionde Delphine et sa présentation au roi, nous avons une lettre de Sophie Gay, à Tastu, l'imprimeur:«Vous êtes, Monsieur, le plus aimable et le plus obligeant du monde, voilà ce que ma fille veut que je vous dise avant tout; mais nous traitons si rarement avec les souverains que nous voudrions être bien sûres de ne pas leur manquer de parole. C'est pourquoi, s'il vous était possible de nous faire remettre l'exemplaire du roi (tout cartonné) dimanche soir, fût-ce à minuit, nous serions plus tranquilles, car il nous faut être à dix heures au château. Pour le public, il sera servi à loisir.«L'épigraphe portée hier suffit. La citation de M. de Barante donnerait un air pédant àla Vision, et je crois que les propres paroles de Jeanne valent mieux que toutes celles de ses historiens.«SOPHIE GAY.»[52]Lettre inédite.[53]Sophie Gay écrivait à Guiraud, le 24 août 1822:«Monsieur Raynouard vient d'adresser à la Muse des billets de choix pour la séance de ce matin. Elle propose à son aimable flatteur de lui donner la main dans cette solennité pour supporter dignement l'attaque du classique étranger. Si le poète est déjà retenu et quele guerriersoit libre, nous lui offrons notre billet conducteur. Mille amitiés.—Un peu avant deux heures chez moi.«SOPHIE GAY.»(Lettre inédite.)«Leguerrier», c'était Alfred de Vigny.[54]Sur le projet du mariage de Delphine avec Alfred de Vigny, cf. notre livre sur le poète d'Eloa.[55]Document inédit.[56]On lisait, à ce propos, dansle Globedu 7 mai 1825:«On a tort d'accuser les Jésuites de n'aimer ni les arts, ni les beaux vers, ni les femmes: tout Paris ignore donc qu'à Sainte-Geneviève, au-dessus du maître-autel, entre le ciel et la terre, il y a quinze jours, s'est tenue une véritable séance d'académie romaine! C'était une fête à la Léon X. Deux fauteuils d'honneur, un pour le peintre, un pour Corinne. Quarante amis, les uns, fixés sur les tableaux et sur la muse, d'autres en prières et en recueillement pieux; et la voix tombant des cieux comme celle de la sainte bergère, et allant faire tressaillir, dans un coin obscur des catacombes, les cendres oubliées d'un poète et d'un philosophe: n'est-ce donc pas un tableau merveilleux, digne presque des jours de la Grèce? Apelle, prends ton pinceau, et rends-nous cette scène magique: nous la placerons dans l'église souterraine: tu seras l'Alphaet l'Omegade notre vieux Panthéon.»[57]Lettre inédite.[58]Le duc de Doudeauville.[59]Lettre inédite.[60]Lettre inédite.[61]Lettres à Lamartine, p. 50.[62]Car Lamartine s'y prit à deux ou trois fois, comme il faisait souvent.—La fin de cette élégie n'arriva à Delphine qu'au commencement de janvier 1827, comme en témoigne une lettre de Sophie Gay au poète, datée du 4:«En vérité, le ciel ne fait ni mieux ni plus vite. Cette seconde partie est encore plus admirable que l'autre. Delphine s'est empressée de les lire toutes deux au petit nombre de gens dignes que nous voyons ici (à Rome). Français, Italiens, Russes, tous ont admiré les grandes pensées, l'harmonie de ces beaux vers; enfin, ils obtiennent presque le succès qu'ils méritent...» (Lettres à Lamartine, p. 52.)Un an plus tard, Lamartine récitait sa pièce dans le salon de Sophie Gay à Paris, et Villemain, qui assistait à cette audition, la lisait le lendemain, à son cours, au Collège de France.[63]Correspondance de Lamartine, t. III, p. 8.[64]Lettre inédite communiquée par M. Charles de Loménie.[64-a]Réponse de Delphine à David d'Angers.[65]Delphine, mariée à Emile de Girardin, avait-elle demandé à la reine Hortense un article de son fils, le prince Louis-Napoléon, pourle Musée des Famillesoul'Almanach de France? C'est probable.[66]Nommé capitaine d'artillerie à Berne en 1834, le prince devait publier en 1836 sonManuel d'artillerie(1 vol. in-8).[67]Lettre inédite.[68]Lettre inédite.[69]Et David d'Angers «l'envoyait tout droit à la postérité[A]» en faisant son médaillon. Il lui écrivait, le 2 septembre 1828:«Mademoiselle, j'ai l'honneur de vous offrir le croquis en bronze que j'ai fait d'après vous. C'est un bien faible à peu près de vos traits, mais j'espère que celui que je ferai pour le bas-relief de Sainte-Geneviève réussira mieux.» (Lettre inédite.)[70]Le plus joli, c'est que, deux ans après, en pleine Vendée, la duchesse de Berry disait au maréchal de Bourmont qui, après lui avoir monté la tête, lui conseillait de renoncer à la lutte: «Oh! vous, cela ne m'étonne pas, vous n'avez jamais fait que trahir.» (Cf. lesMémoires de Mmede Boigne, t. IV.)[71]Elle habitait alors à Chivres, près Soissons. On montre encore dans le jardin de la maison un hêtre au feuillage pourpré sur l'écorce duquel Lamartine grava un jour au couteau l'initiale de son nom. (Note du maire de Chivres.)[72]«Cours de littérature, 2eEntretien» (1856).[73]Lettre inédite.[74]Lettre inédite.—Mais tout le monde ne pensait pas comme Lamartine. Par exemple, le duc de La Rochefoucauld-Doudeauville disait: «Détestant l'ennui comme la peste, Delphine vous saura gré de la faire rire: et de même qu'elle sait féconder les sujets les plus élevés par les côtés inaperçus qu'elle y découvre, elle sait poétiser la plaisanterie en y jetant toutes les fleurs de son esprit.» (Esquisses et Portraits.)[75]Corresp. de Lamartine, lettre du 8 octobre 1826, t. II, p. 350.[76]Corresp., t. II, p. 129.[77]S'il faut en croire cette mauvaise langue d'Eugène de Mirecourt, ce seraient les allures à la Madame Sans-Gêne de sa mère qui auraient fait manquer le mariage de Delphine. Et le fait est qu'elle était un peu trop tambour-major. Lamartine, qui l'aimait beaucoup et s'en serait voulu d'en dire du mal, ne lui trouvait qu'un défaut, c'était «un excès de nature qui lui faisait négliger quelquefois cette hypocrisie de délicatesse qu'on appelle bienséance. Elle avait, disait-il, conservé la franchise tragique d'idées, d'attitude et d'accent de cet interrègne de la société appelé la Terreur en France. Elle semblait défier la bienséance comme elle avait défié l'échafaud...»[78]Corresp., lettre du 2 juillet 1829, t. II, p. 149.[79]Delphine habitait alors avec sa mère au no11 de la rue de Choiseul, et l'hôtel Rastadt était situé dans la rue Neuve-Saint-Augustin, à deux pas de l'hôtel du maréchal Richelieu.[80]Lettres à Lamartine, p. 73.[81]Corresp., t. IV, p. 352.[82]Corresp., lettre du 25 avril 1837, t. III, p. 420.[83]Lettre inédite.[84]Corresp.Lettre du 15 septembre 1829, t. II, p. 159.[85]Lettres à Lamartine, p. 182.[86]Le duc de Montmorency-Laval écrivait à Lamartine, le 24 octobre 1829, de Londres: «Veuillez faire parvenir à MlleDelphine, qui a des traits de ressemblance avec vous, mes meilleures amitiés romaines.» (Lettres à Lamartine, p. 80.)[87]Ce mariage eut lieu le 1erjuin 1831.[88]Corresp., t. II, p. 252.—Julia, c'était la fille de Lamartine.[89]Elle est intituléela Fête de Noël. En voici quelques strophes:C'est le jour où MarieEnfanta le Sauveur;C'est le jour où je prieAvec plus de ferveur;D'un lourd chagrin mon âmeCe jour-là se défend,O Vierge, je suis femme,Et je n'ai point d'enfant!Bénis ces larmes puresEt je t'apporte en vœuxTout l'or de mes parures,Tout l'or de mes cheveux;Mes plus belles couronnes,Vierge seront pour toi,Si jamais tu me donnesUn fils, un ange à moi.Alors dans ma demeureLe plaisir renaîtrait,Et la femme qui pleurePour l'enfant chanterait.De ma gaîté ravieCélébrant le retour,Je vivrais... et ma vieSerait toute d'amour.[90]Lettres à Lamartine, p. 141.[91]Allusion à la pièce de versContre la peine de mort, que le procès des ministres de Charles X avait inspirée à Lamartine.[92]Lettres à Lamartine, p. 143.[93]Il avait été élu député par le collège de Bergues, pendant son voyage.[94]Lettres à Lamartine, p. 150.[95]Je tiens ce détail de M. Emile Ollivier.[96]Janvier 1836.[97]Lettre inédite.[98]Lettre inédite de Delphine à Lamartine.[99]Voici quels étaient ces vers:Cachez-vous quelquefois dans les pages d'un livreUne fleur du matin, cueillie aux rameaux verts,Quand vous rouvrez la page après de longs hivers,Aussi pur qu'au jardin son parfum vous enivre.Après ces jours bornés qu'ici mon nom doit vivre,Q'une odeur d'amitié sorte encor de ces vers!(Poésies inédites.)Avril 1841.[100]Cela me rappelle un joli mot de Jules Simon: «Le vrai musicien, disait-il, est celui qui chante.»[101]Il s'agissait des vers desRecueillements.[102]Lettre inédite.[103]Ces lettres de Lamartine n'ont pas été recueillies dans saCorrespondance.[104]Et d'autant plus cruellement, il faut bien le dire, que quelques jours avant cet incident,la Presse, répondant auCourrier français, qui avait appelé Lamartine «son candidat» au ministère de l'Instruction publique, publiait la note suivante:«Certes, il n'est aucun homme politique avec lequel nous soyons dans des rapports d'idées plus étroites qu'avec M. de Lamartine, mais plus nous avons de confiance en son avenir, et moins nous devons désirer qu'il fasse partie d'une combinaison qui, avant même d'être formée, a déjà trahi le secret de sa faiblesse et de sa fragilité. M. de Lamartine, par l'élévation des idées, par l'élévation des sentiments, par l'élévation du langage, est aujourd'hui sans contredit et sans comparaison avec un autre, même avec M. Berryer, le premier orateur des deux Chambres. M. de Lamartine ne peut donc, ne doit donc entrer que dans un cabinet fortement constitué et où il occuperait l'un des deux grands départements politiques. Ce moment ne nous paraît pas venu pour lui.» (La Pressedu 29 octobre 1840.)[105]Lettre inédite.[106]Lettre inédite.[107]Lettres à Lamartine, p. 182.[108]Corresp., t. IV, p. 102.[109]Allusion auxCorbeaux avidesde la ballade de Becker.[110]Lettre inédite.[111]Lettre inédite.[112]Lettre inédite.[113]Lettre inédite.[114]«J'ai reçu les 1.000 francs en un billet de banque, lui écrivait-il alors. Je vous remercie de cette négociation plus que satisfaisante pour de mauvais vers. Je suis prêt à les renvoyer à ces messieurs s'ils jugeaient la chose onéreuse.«J'ai écrit ce matin à votre pauvre mère. Je vous remercie de me dire: Je suis mieux, et moi aussi de santé, mais pas d'affaires. Je pars à l'instant pour Lyon et bientôt pour Genève encore, puis pour Paris, j'espère.«Soignez-vous au milieu de ces chagrins et croyez que votre capital d'amitié se grossit de mille intérêts dans mon cœur.»(Lettre inédite.)[115]J'ai sous les yeux le manuscrit original duRessouvenir du lac Léman. Il est daté du 12 août 1841 et contient les corrections suivantes de la main même de Lamartine:Vers 66, version primitive:De frappersous l'esquifla vague recueillie.Version définitive:. . . .sur le bord. . . . . . . . .Vers 182, 1reversion:Sa voix est dans tesbruits...2eversion:Sa voix est dans tescris...Vers 191, 1reversion:Pendant quesous ses pieds l'universavili2eversion:Pendant quesous sa gloire un empireavili.3eversion:Pendant quesous des fersl'univers aviliDu front césarien étudiait le pli.Vers 202, 1reversion:On retrouva leurs feuxéternelsdans ton âme.3eversion:. . . . . . . . . . .immortels. . . . . .Vers 204, 1reversion:Suiventlaservitude au fondde leurcercueil.2eversion:Suiventleurservitude au fondd'un grandcercueil.Vers 205, 1reversion:Qu'imitant destyransl'abjecte idolâtrie2eversion:Qu'imitant des Césars...»Vers 215, 1reversion:Sile grossierencens qui brûle dans leurs mains2eversion:Si lebanal. . . . . . . . . . . . . . . . .Vers 229, 1reversion:Dans le tronc fédéral concentrezplussa sève2eversion:. . . . . . . . . . . . . . .mieux. . .[116]Extrait d'une lettre inédite.[117]Sur la mission du comte Circourt, cf. l'ouvrage en 2 volumes, publié récemment pour la Société d'histoire contemporaine par M. Georges Bourgin, sous le titre:Souvenirs d'une mission à Berlin en 1848.[118]Renseignements fournis par MmeHuber, belle-fille de l'ancien colonel.[119]Journal fondé en 1836 par Huber-Saladin, avec Rossi, pour assurer à son pays un organe politique à la fois conservateur et libéral.[120]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[121]Voy., dansle Correspondantdu 25 septembre 1908, notre article sur «le Mariage de Lamartine».[122]Corresp., t. IV, p. 29.[123]Corresp., t. III, p. 463.[124]Corresp., t. II, p. 4.[125]C'est en effet Mmede Girardin qui l'avait surnommé ainsi, dans son Courrier du 6 mars 1841.[126]Corresp., t. IV, p. 107.[127]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[128]La petite Julia.[129]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[130]Corresp. de Lamartine, t. IV.[131]Le brouillon de ces notes m'a été communiqué par MmeLéonce Détroyat.[132]Quatre ans plus tard, quand la question de l'armement des fortifications revint devant la Chambre. Lamartine écrivait encore à sa nièce, la comtesse de Pierreclos: «Les fortifications de Paris sont selon moi le plus monstrueux anachronisme qu'une politique à contre-sens du siècle ait jamais rêvé à défaut d'idées. C'est un contre-sens à la guerre, car le principe de la guerre moderne, c'est la mobilité des forces, c'est la locomotion des armées, c'est la stratégie qui combat en marchant. M. de Rémusat voudrait voir son nom inscrit sur les fortifications de Paris, et moi je désire voir mon nom inscrit sur les débris des fortifications de Paris.» Lettre publiée par Pierre de Lacretelle dansla Grande Revuedu 25 septembre 1909.[133]Lettres à Lamartine, p. 192.[134]Lettre inédite.[135]Se rappeler à ce propos la lettre que Lamartine écrivait à Boulay-Paty, le 24 mars 1849, en réponse à celle que lui avait adressée MmeLamber, de Nantes, après la lecture desGirondins: «L'amour, disait Lamartine, fait partie de l'histoire. L'en bannir, comme on l'a fait jusqu'ici, c'est mutiler la nature humaine.«Elle dit (MmeLamber) que si les femmes faisaient la gloire, l'histoire desGirondinsen aurait. Cela me fait espérer, car elle doit savoir que le pressentiment de la postérité est dans l'âme des femmes, et que tous les livres qui ont dû vivre ont commencé par être couvés dans leur cœur.»Corresp. de Lamartine, t. IV.[136]Communiqué par MmeLéonce Détroyat.[137]Mélanges et lettres de Doudan, t. II, p. 42.[138]Lettre publiée par MmeEmile Ollivier dans son beau livre surValentine de Lamartine.[139]La Presse, du 3 septembre 1848.[140]Bien que ménagé personnellement parla Presse, Lamartine souffrait beaucoup des attaques d'Emile de Girardin contre ses collègues: «Nous sommes dans une si forte crise d'affaire ce soir et toute la nuit, écrivait-il un jour à Delphine, que nous ne pourrons pas nous voir ce soir. Les mots «la Révolution du ridicule» et «vous faites regretter M. Guizot» sont iniques et font beaucoup de mal. Tout va «divinement», hors un seul point, mais rien ne dépassera notre patriotisme.» (Lettre inédite.)[141]M. de Ligonnès, père de l'évêque actuel de Rodez, qui habitait à Mende.[142]Lettre inédite.[143]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 356. Lettre au marquis de la Grange.[144]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 357. Lettre à M. Valette.[145]Lamartine lui écrivait à cette occasion: «Je passe à votre porte pour laisser une larme bien sincère et très chaude de mes yeux sur votre seuil. J'ai passé deux heures, ce matin, dans ce canapé où elle était hier. Elle est plus heureuse que nous aujourd'hui. Je ne demande pas à franchir cette porte que les consolations d'en haut doivent seules aborder en ce moment. Mais il y a aussi du ciel dans un cœur ami.» (Lettre inédite.)[146]Lettre inédite.[147]Lettre inédite de notre collection particulière. Nous la reproduisons en fac-simile en tête de ce livre.[148]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 230.[149]Cours de littérature.2eEntretien.[150]Lettre inédite communiquée par M. Charles de Loménie.[151]Victor Hugo raconté, t. II, p. 306.[152]Th. Gautier: Introduction auxLettres parisiennesdu vicomte de Launay.[153]C'est là que Delphine habita aussitôt après son mariage. Plus tard elle alla demeurer rue Laffitte et, en 1842, elle transporta ses pénates rue de Chaillot, dans le pavillon Marbœuf, qui avait été bâti par M. de Choiseul sur le modèle de l'Erectheum.[154]Lettre inédite.[155]M. Foucher habitait, comme on le sait, rue du Cherche-Midi dans cet hôtel de Toulouse affecté aux Conseils de guerre, que vient d'éventrer le percement du boulevard Raspail.[156]Lettre inédite.[157]Lettre inédite.[158]Lettre inédite.[159]Lettre inédite.[160]Lettre inédite.[161]Lettre inédite.[162]Lettre inédite.[163]Lettre inédite.[164]Lettre inédite.[165]Lettre inédite.[166]Lettre inédite.[167]Il faut pourtant que je cite encore ce billet:
[7]Madame de Vitrolles s'y trouvait aussi, «pour faire valoir ses prétentions sur la principauté de Salm».[8]C'est ainsi qu'elle avait, une des premières, admiré la poésie de Byron. Elle écrivait, le 12 mars 1820, à Alexandre Guiraud:D'admirer lord Byron, chacun me fait un crime,On médit de mon goût, on l'appelle un travers;Mais mon amour pour lui paraîtra légitime,Si jamais on apprend que je lui dois vos vers.(Inédit.)[9]On sait que Benjamin Constant s'était cassé la jambe, en se promenant un jour, en 1818, chez MmeDavillier, sur le coteau de Meudon, et qu'il resta boiteux jusqu'à la fin de sa vie.[10]La Minerve Française, fondée par Benjamin Constant avec le concours d'Aignan, Etienne, Jay, E. de Jouy, Lacretelle aîné et Tissot, parut au mois de février 1818.[11]Les réunions devaient avoir lieu à l'Hôtel de Ville, mais elles eurent lieu sans apparat, en tenue de ville, chez l'un ou l'autre des plénipotentiaires, tantôt chez lord Castlereagh, qui s'était installé Klein Borcette Strasse, no218,—tantôt chez Metternich, Camphausbadstrasse, no777,—tantôt chez le prince Hardenberg, logé sur le Markt, no910.—Dans les intervalles des séances, la vie mondaine était brillante et animée. Les diplomates se retrouvaient au Kurhaus, sur la Camphausbadstrasse, autour des tables de jeu et le long des promenades à la mode. Entre temps, il y avait les ascensions en ballon de deux femmes aéronautes, les concerts de MmeCatalani, des frères Bohrer et du violoncelliste Lafon. N'oublions pas non plus les séances de pose dans l'atelier de Lawrence, que le prince régent avait envoyé à Aix pour peindre les hommes d'Etat du Congrès. Pour l'y loger, on avait construit, en Angleterre, une maison de bois portative avec un grand atelier; elle devait être élevée dans le jardin de l'ambassadeur anglais, lord Castlereagh, mais elle arriva trop tard, et Lawrence s'installa dans la grande galerie de l'Hôtel de Ville. (Sur le Congrès d'Aix-la-Chapelle, cf. lesLettres du Prince de Metternich à la comtesse de Lieven (1818-1819), 1 vol. in-8, chez Plon, 1909, etUne vie d'ambassadrice au siècle dernier, la princesse de Lieven, 1 vol. in-8, chez Plon, 1903.)[12]Marin (Joseph-Charles), né et mort à Paris (1773-1834), sculpteur, était pensionnaire à la villa Médicis quand Chateaubriand le chargea d'exécuter le mausolée de Pauline de Beaumont, dans l'église de Saint-Louis-des-Français, à Rome.[13]Lettre inédite, communiquée par MmeLéonce Détroyat.[14]Née à Melun, en 1776, elle mourut, à Paris, le 24 juillet 1819.[15]Mémoiresd'Auger (Hippolyte), auteur dramatique né à Auxerre le 25 mai 1795, mort à Menton le 5 janvier 1881, publiés par Paul Cottin dans laRevue rétrospectiveen 1891.[16]Il s'agit ici d'Hortense Allart, futur auteur desEnchantements de Prudenceet cousine-germaine de Delphine.[17]Fils de Sophie Gail, qui se fit, lui aussi, une grande réputation comme helléniste.—Né le 22 octobre 1795, il mourut le 22 avril 1845.[18]La baronne Silvestre, née Garre.[19]Le roi de Prusse arriva, le premier, le 27 septembre; l'empereur d'Autriche, le 28; l'empereur de Russie le 28 aussi. L'empereur de Russie habitait l'ancien palais des préfets français, dans la rue qui fut depuis baptisée, en souvenir de ce fait, la rue Alexandre.[20]Lettre inédite.[21]Ce rapport disait:«Si l'auteur du no103, en ne traitant qu'une partie du sujet (le Dévouement des médecins français et des sœurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone) n'avait donné pour excuse et son sexe, et son jeune âge, l'Académie, à la perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que la pièce était l'ouvrage d'un talent exercé dans les secrets du style et de la poésie; mais la simplicité touchante de divers tableaux, la délicatesse, je dirai même la retenue des pensées et des expressions, auraient permis d'attribuer l'ouvrage à une personne de ce sexe qui sait si bien exprimer tout ce qui tient à la grâce et au sentiment. En se restreignant à l'éloge des sœurs de Sainte-Camille, l'auteur se plaçait, en quelque sorte, hors du concours, et dès lors l'Académie, qui a jugé l'ouvrage digne d'une mention honorable, a cru juste de lui assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions.»Le 1erprix avait été décerné à M. Alletz; le 1eraccessit, à M. Chauvet, poète et critique distingué, à qui Manzoni adressa sa lettre fameusesur l'Unité de temps et de lieu dans la tragédie; le 2eaccessit, à M. Michel Pichat, qui remporta, en 1825, un si grand succès avec sa tragédie deLéonidas.Chose curieuse et digne d'être notée, c'est à peu près dans les mêmes conditions que Victor Hugo, âgé de quinze ans, avait été couronné, la première fois, à l'Académie, et je ne saurais oublier qu'au mois d'avril 1822 il envoya à l'Académie des Jeux Floraux, dont il était «maître» depuis le 28 avril 1820, une ode surle Dévouement dans la peste, que Jules de Rességuier, son correspondant à Toulouse, baptisale Dévouement, tout court, et qui fut publiée sous ce titre définitif dans lesOdes et Ballades, livre IV, odeIV.[22]Lettre inédite.[23]Lettres à Lamartine.—Lettre de Delphine, en date du 6 janvier 1830.[24]Corresp. à Lamartine.—Réponse à Delphine, en date du 25 janvier.[25]Le Val-de-Loup ou la Vallée-aux-Loups, qu'habitait alors Chateaubriand.[26]Lettre inédite.[27]En 1815, il fut battu par Baour-Lormian, et en 1830 par Viennet. Royer-Collard disait à ce propos: «Pour éviter M. de Constant, j'aurais pris au-dessous de Viennet.»[28]Lettre inédite.[29]Lettre inédite.[30]Lettre inédite à Alexandre Guiraud.[31]Elle était morte le 14 juillet 1817.[32]M. Gay, mari de Sophie.[33]Lettre inédite.—Et il fitCorinne au cap Misène.[34]Ambassadeur de Russie à Aix-la-Chapelle.[35]Ce ne pouvait être, m'écrivait M. Charles de Loménie, qu'une promesse d'écrire ou de rester fidèle à l'amitié.[36]Cette lettre, inédite, était adressée à «madame Récamier, rue Basse-du-Rempart, près le passage Sandrié», où elle habitait depuis 1808.[37]Lettre inédite, communiquée par M. Charles de Loménie.[38]Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, t. II, p. 56.[39]Daniel Stern,Mes Souvenirs.[40]Victor Hugo raconté.[41]Elle disait, par exemple, de Mmede Genlis, qu'elle mettait les vices en action et les vertus en précepte;—d'un poète à qui une épître avait valu une pension et avec qui elle s'était brouillée: «Je ne le vois plus depuis qu'il a des rapports avec le ministre de l'Intérieur»;—d'un académicien qu'elle avait beaucoup aimé, mais qui lui avait préféré une femme très riche: «Il est aimable, mais il est cher!»[42]Quand parutla Divine Epopée(1841), elle écrivait dans son courrier dela Presse: «A côté duCompagnon du Tour de France, sur notre table se trouve un autre livre, un poème, un poème épique, signé d'un nom qui nous est cher, écrit par notre maître en poésie, par celui à qui nous devons nos faibles succès; celui qui, aux beaux jours de notre enfance, a corrigé notre premier vers: l'auteur deClytemnestre, deSaül, deJeanne d'Arc, Alexandre Soumet.»[43]Ce poème remontait à l'année 1814.[44]Delphine avait reproduit dans son poème une pensée duGénie du Christianisme.[45]Lettre inédite.[46]Cours de littérature, 2eentretien.[47]Ce surnom lui vint des vers suivants qui terminentla Vision, son «chant du sacre»:Le héros, me cherchant au jour de sa victoire,Si je ne l'ai chanté, doutera de sa gloire;Les autels retiendront mes cantiques sacrés,Et fiers, après ma mort, de mes chants inspirés,Les Français, me pleurant comme une sœur chérie,M'appelleront un jour Muse de la patrie!Lire dansle Cénacle de la Muse françaisele chapitre que nous avons consacré à Delphine.[48]Alexandre Guiraud lui écrivait à ce sujet:«Vous donnez à mes vers la vogue des vôtres, Mademoiselle, et je vous en remercie. Voici encore vingt exemplaires. (Elle avait vendu les premiers.) Vous voyez que j'use largement de votre charité. Soyez la patronne de mes petits Savoyards dans les salons, et vous serez bénie à tous les coins de Paris.» (Lettre inédite.)[49]La duchesse de Duras lui écrivait:«C'est à vous qu'on voudrait ressembler, aimable Delphine, mais cela n'est pas facile; il faut vous aimer pour se consoler de vos perfections. Venez donc dîner vendredi, si ce jour convient à madame votre mère; je suis impatiente d'entendre encore cetteQuêteéloquente, qui va amollir tous les cœurs et ouvrir toutes les bourses. Voulez-vous amener M. Valery! Mille tendres amitiés.» (Lettre inédite.)[50]On lit dansles Réminiscencesde Coulmann, t. I, p. 337:«Delphine disait de Soumet, un jour qu'elle le défendait contre Casimir Delavigne: «Il ne faut pas savoir ce que c'est que la poésie pour ne pas apprécier Soumet. Ses vers sont frappés au coin de Racine; ils me touchent, ils me parlent au cœur et ne sont pas un vain clinquant. C'est là de la grâce, de la sensibilité vraie; je m'y connais, moi.»[51]Sur cetteVisionde Delphine et sa présentation au roi, nous avons une lettre de Sophie Gay, à Tastu, l'imprimeur:«Vous êtes, Monsieur, le plus aimable et le plus obligeant du monde, voilà ce que ma fille veut que je vous dise avant tout; mais nous traitons si rarement avec les souverains que nous voudrions être bien sûres de ne pas leur manquer de parole. C'est pourquoi, s'il vous était possible de nous faire remettre l'exemplaire du roi (tout cartonné) dimanche soir, fût-ce à minuit, nous serions plus tranquilles, car il nous faut être à dix heures au château. Pour le public, il sera servi à loisir.«L'épigraphe portée hier suffit. La citation de M. de Barante donnerait un air pédant àla Vision, et je crois que les propres paroles de Jeanne valent mieux que toutes celles de ses historiens.«SOPHIE GAY.»[52]Lettre inédite.[53]Sophie Gay écrivait à Guiraud, le 24 août 1822:«Monsieur Raynouard vient d'adresser à la Muse des billets de choix pour la séance de ce matin. Elle propose à son aimable flatteur de lui donner la main dans cette solennité pour supporter dignement l'attaque du classique étranger. Si le poète est déjà retenu et quele guerriersoit libre, nous lui offrons notre billet conducteur. Mille amitiés.—Un peu avant deux heures chez moi.«SOPHIE GAY.»(Lettre inédite.)«Leguerrier», c'était Alfred de Vigny.[54]Sur le projet du mariage de Delphine avec Alfred de Vigny, cf. notre livre sur le poète d'Eloa.[55]Document inédit.[56]On lisait, à ce propos, dansle Globedu 7 mai 1825:«On a tort d'accuser les Jésuites de n'aimer ni les arts, ni les beaux vers, ni les femmes: tout Paris ignore donc qu'à Sainte-Geneviève, au-dessus du maître-autel, entre le ciel et la terre, il y a quinze jours, s'est tenue une véritable séance d'académie romaine! C'était une fête à la Léon X. Deux fauteuils d'honneur, un pour le peintre, un pour Corinne. Quarante amis, les uns, fixés sur les tableaux et sur la muse, d'autres en prières et en recueillement pieux; et la voix tombant des cieux comme celle de la sainte bergère, et allant faire tressaillir, dans un coin obscur des catacombes, les cendres oubliées d'un poète et d'un philosophe: n'est-ce donc pas un tableau merveilleux, digne presque des jours de la Grèce? Apelle, prends ton pinceau, et rends-nous cette scène magique: nous la placerons dans l'église souterraine: tu seras l'Alphaet l'Omegade notre vieux Panthéon.»[57]Lettre inédite.[58]Le duc de Doudeauville.[59]Lettre inédite.[60]Lettre inédite.[61]Lettres à Lamartine, p. 50.[62]Car Lamartine s'y prit à deux ou trois fois, comme il faisait souvent.—La fin de cette élégie n'arriva à Delphine qu'au commencement de janvier 1827, comme en témoigne une lettre de Sophie Gay au poète, datée du 4:«En vérité, le ciel ne fait ni mieux ni plus vite. Cette seconde partie est encore plus admirable que l'autre. Delphine s'est empressée de les lire toutes deux au petit nombre de gens dignes que nous voyons ici (à Rome). Français, Italiens, Russes, tous ont admiré les grandes pensées, l'harmonie de ces beaux vers; enfin, ils obtiennent presque le succès qu'ils méritent...» (Lettres à Lamartine, p. 52.)Un an plus tard, Lamartine récitait sa pièce dans le salon de Sophie Gay à Paris, et Villemain, qui assistait à cette audition, la lisait le lendemain, à son cours, au Collège de France.[63]Correspondance de Lamartine, t. III, p. 8.[64]Lettre inédite communiquée par M. Charles de Loménie.[64-a]Réponse de Delphine à David d'Angers.[65]Delphine, mariée à Emile de Girardin, avait-elle demandé à la reine Hortense un article de son fils, le prince Louis-Napoléon, pourle Musée des Famillesoul'Almanach de France? C'est probable.[66]Nommé capitaine d'artillerie à Berne en 1834, le prince devait publier en 1836 sonManuel d'artillerie(1 vol. in-8).[67]Lettre inédite.[68]Lettre inédite.[69]Et David d'Angers «l'envoyait tout droit à la postérité[A]» en faisant son médaillon. Il lui écrivait, le 2 septembre 1828:«Mademoiselle, j'ai l'honneur de vous offrir le croquis en bronze que j'ai fait d'après vous. C'est un bien faible à peu près de vos traits, mais j'espère que celui que je ferai pour le bas-relief de Sainte-Geneviève réussira mieux.» (Lettre inédite.)[70]Le plus joli, c'est que, deux ans après, en pleine Vendée, la duchesse de Berry disait au maréchal de Bourmont qui, après lui avoir monté la tête, lui conseillait de renoncer à la lutte: «Oh! vous, cela ne m'étonne pas, vous n'avez jamais fait que trahir.» (Cf. lesMémoires de Mmede Boigne, t. IV.)[71]Elle habitait alors à Chivres, près Soissons. On montre encore dans le jardin de la maison un hêtre au feuillage pourpré sur l'écorce duquel Lamartine grava un jour au couteau l'initiale de son nom. (Note du maire de Chivres.)[72]«Cours de littérature, 2eEntretien» (1856).[73]Lettre inédite.[74]Lettre inédite.—Mais tout le monde ne pensait pas comme Lamartine. Par exemple, le duc de La Rochefoucauld-Doudeauville disait: «Détestant l'ennui comme la peste, Delphine vous saura gré de la faire rire: et de même qu'elle sait féconder les sujets les plus élevés par les côtés inaperçus qu'elle y découvre, elle sait poétiser la plaisanterie en y jetant toutes les fleurs de son esprit.» (Esquisses et Portraits.)[75]Corresp. de Lamartine, lettre du 8 octobre 1826, t. II, p. 350.[76]Corresp., t. II, p. 129.[77]S'il faut en croire cette mauvaise langue d'Eugène de Mirecourt, ce seraient les allures à la Madame Sans-Gêne de sa mère qui auraient fait manquer le mariage de Delphine. Et le fait est qu'elle était un peu trop tambour-major. Lamartine, qui l'aimait beaucoup et s'en serait voulu d'en dire du mal, ne lui trouvait qu'un défaut, c'était «un excès de nature qui lui faisait négliger quelquefois cette hypocrisie de délicatesse qu'on appelle bienséance. Elle avait, disait-il, conservé la franchise tragique d'idées, d'attitude et d'accent de cet interrègne de la société appelé la Terreur en France. Elle semblait défier la bienséance comme elle avait défié l'échafaud...»[78]Corresp., lettre du 2 juillet 1829, t. II, p. 149.[79]Delphine habitait alors avec sa mère au no11 de la rue de Choiseul, et l'hôtel Rastadt était situé dans la rue Neuve-Saint-Augustin, à deux pas de l'hôtel du maréchal Richelieu.[80]Lettres à Lamartine, p. 73.[81]Corresp., t. IV, p. 352.[82]Corresp., lettre du 25 avril 1837, t. III, p. 420.[83]Lettre inédite.[84]Corresp.Lettre du 15 septembre 1829, t. II, p. 159.[85]Lettres à Lamartine, p. 182.[86]Le duc de Montmorency-Laval écrivait à Lamartine, le 24 octobre 1829, de Londres: «Veuillez faire parvenir à MlleDelphine, qui a des traits de ressemblance avec vous, mes meilleures amitiés romaines.» (Lettres à Lamartine, p. 80.)[87]Ce mariage eut lieu le 1erjuin 1831.[88]Corresp., t. II, p. 252.—Julia, c'était la fille de Lamartine.[89]Elle est intituléela Fête de Noël. En voici quelques strophes:C'est le jour où MarieEnfanta le Sauveur;C'est le jour où je prieAvec plus de ferveur;D'un lourd chagrin mon âmeCe jour-là se défend,O Vierge, je suis femme,Et je n'ai point d'enfant!Bénis ces larmes puresEt je t'apporte en vœuxTout l'or de mes parures,Tout l'or de mes cheveux;Mes plus belles couronnes,Vierge seront pour toi,Si jamais tu me donnesUn fils, un ange à moi.Alors dans ma demeureLe plaisir renaîtrait,Et la femme qui pleurePour l'enfant chanterait.De ma gaîté ravieCélébrant le retour,Je vivrais... et ma vieSerait toute d'amour.[90]Lettres à Lamartine, p. 141.[91]Allusion à la pièce de versContre la peine de mort, que le procès des ministres de Charles X avait inspirée à Lamartine.[92]Lettres à Lamartine, p. 143.[93]Il avait été élu député par le collège de Bergues, pendant son voyage.[94]Lettres à Lamartine, p. 150.[95]Je tiens ce détail de M. Emile Ollivier.[96]Janvier 1836.[97]Lettre inédite.[98]Lettre inédite de Delphine à Lamartine.[99]Voici quels étaient ces vers:Cachez-vous quelquefois dans les pages d'un livreUne fleur du matin, cueillie aux rameaux verts,Quand vous rouvrez la page après de longs hivers,Aussi pur qu'au jardin son parfum vous enivre.Après ces jours bornés qu'ici mon nom doit vivre,Q'une odeur d'amitié sorte encor de ces vers!(Poésies inédites.)Avril 1841.[100]Cela me rappelle un joli mot de Jules Simon: «Le vrai musicien, disait-il, est celui qui chante.»[101]Il s'agissait des vers desRecueillements.[102]Lettre inédite.[103]Ces lettres de Lamartine n'ont pas été recueillies dans saCorrespondance.[104]Et d'autant plus cruellement, il faut bien le dire, que quelques jours avant cet incident,la Presse, répondant auCourrier français, qui avait appelé Lamartine «son candidat» au ministère de l'Instruction publique, publiait la note suivante:«Certes, il n'est aucun homme politique avec lequel nous soyons dans des rapports d'idées plus étroites qu'avec M. de Lamartine, mais plus nous avons de confiance en son avenir, et moins nous devons désirer qu'il fasse partie d'une combinaison qui, avant même d'être formée, a déjà trahi le secret de sa faiblesse et de sa fragilité. M. de Lamartine, par l'élévation des idées, par l'élévation des sentiments, par l'élévation du langage, est aujourd'hui sans contredit et sans comparaison avec un autre, même avec M. Berryer, le premier orateur des deux Chambres. M. de Lamartine ne peut donc, ne doit donc entrer que dans un cabinet fortement constitué et où il occuperait l'un des deux grands départements politiques. Ce moment ne nous paraît pas venu pour lui.» (La Pressedu 29 octobre 1840.)[105]Lettre inédite.[106]Lettre inédite.[107]Lettres à Lamartine, p. 182.[108]Corresp., t. IV, p. 102.[109]Allusion auxCorbeaux avidesde la ballade de Becker.[110]Lettre inédite.[111]Lettre inédite.[112]Lettre inédite.[113]Lettre inédite.[114]«J'ai reçu les 1.000 francs en un billet de banque, lui écrivait-il alors. Je vous remercie de cette négociation plus que satisfaisante pour de mauvais vers. Je suis prêt à les renvoyer à ces messieurs s'ils jugeaient la chose onéreuse.«J'ai écrit ce matin à votre pauvre mère. Je vous remercie de me dire: Je suis mieux, et moi aussi de santé, mais pas d'affaires. Je pars à l'instant pour Lyon et bientôt pour Genève encore, puis pour Paris, j'espère.«Soignez-vous au milieu de ces chagrins et croyez que votre capital d'amitié se grossit de mille intérêts dans mon cœur.»(Lettre inédite.)[115]J'ai sous les yeux le manuscrit original duRessouvenir du lac Léman. Il est daté du 12 août 1841 et contient les corrections suivantes de la main même de Lamartine:Vers 66, version primitive:De frappersous l'esquifla vague recueillie.Version définitive:. . . .sur le bord. . . . . . . . .Vers 182, 1reversion:Sa voix est dans tesbruits...2eversion:Sa voix est dans tescris...Vers 191, 1reversion:Pendant quesous ses pieds l'universavili2eversion:Pendant quesous sa gloire un empireavili.3eversion:Pendant quesous des fersl'univers aviliDu front césarien étudiait le pli.Vers 202, 1reversion:On retrouva leurs feuxéternelsdans ton âme.3eversion:. . . . . . . . . . .immortels. . . . . .Vers 204, 1reversion:Suiventlaservitude au fondde leurcercueil.2eversion:Suiventleurservitude au fondd'un grandcercueil.Vers 205, 1reversion:Qu'imitant destyransl'abjecte idolâtrie2eversion:Qu'imitant des Césars...»Vers 215, 1reversion:Sile grossierencens qui brûle dans leurs mains2eversion:Si lebanal. . . . . . . . . . . . . . . . .Vers 229, 1reversion:Dans le tronc fédéral concentrezplussa sève2eversion:. . . . . . . . . . . . . . .mieux. . .[116]Extrait d'une lettre inédite.[117]Sur la mission du comte Circourt, cf. l'ouvrage en 2 volumes, publié récemment pour la Société d'histoire contemporaine par M. Georges Bourgin, sous le titre:Souvenirs d'une mission à Berlin en 1848.[118]Renseignements fournis par MmeHuber, belle-fille de l'ancien colonel.[119]Journal fondé en 1836 par Huber-Saladin, avec Rossi, pour assurer à son pays un organe politique à la fois conservateur et libéral.[120]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[121]Voy., dansle Correspondantdu 25 septembre 1908, notre article sur «le Mariage de Lamartine».[122]Corresp., t. IV, p. 29.[123]Corresp., t. III, p. 463.[124]Corresp., t. II, p. 4.[125]C'est en effet Mmede Girardin qui l'avait surnommé ainsi, dans son Courrier du 6 mars 1841.[126]Corresp., t. IV, p. 107.[127]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[128]La petite Julia.[129]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.[130]Corresp. de Lamartine, t. IV.[131]Le brouillon de ces notes m'a été communiqué par MmeLéonce Détroyat.[132]Quatre ans plus tard, quand la question de l'armement des fortifications revint devant la Chambre. Lamartine écrivait encore à sa nièce, la comtesse de Pierreclos: «Les fortifications de Paris sont selon moi le plus monstrueux anachronisme qu'une politique à contre-sens du siècle ait jamais rêvé à défaut d'idées. C'est un contre-sens à la guerre, car le principe de la guerre moderne, c'est la mobilité des forces, c'est la locomotion des armées, c'est la stratégie qui combat en marchant. M. de Rémusat voudrait voir son nom inscrit sur les fortifications de Paris, et moi je désire voir mon nom inscrit sur les débris des fortifications de Paris.» Lettre publiée par Pierre de Lacretelle dansla Grande Revuedu 25 septembre 1909.[133]Lettres à Lamartine, p. 192.[134]Lettre inédite.[135]Se rappeler à ce propos la lettre que Lamartine écrivait à Boulay-Paty, le 24 mars 1849, en réponse à celle que lui avait adressée MmeLamber, de Nantes, après la lecture desGirondins: «L'amour, disait Lamartine, fait partie de l'histoire. L'en bannir, comme on l'a fait jusqu'ici, c'est mutiler la nature humaine.«Elle dit (MmeLamber) que si les femmes faisaient la gloire, l'histoire desGirondinsen aurait. Cela me fait espérer, car elle doit savoir que le pressentiment de la postérité est dans l'âme des femmes, et que tous les livres qui ont dû vivre ont commencé par être couvés dans leur cœur.»Corresp. de Lamartine, t. IV.[136]Communiqué par MmeLéonce Détroyat.[137]Mélanges et lettres de Doudan, t. II, p. 42.[138]Lettre publiée par MmeEmile Ollivier dans son beau livre surValentine de Lamartine.[139]La Presse, du 3 septembre 1848.[140]Bien que ménagé personnellement parla Presse, Lamartine souffrait beaucoup des attaques d'Emile de Girardin contre ses collègues: «Nous sommes dans une si forte crise d'affaire ce soir et toute la nuit, écrivait-il un jour à Delphine, que nous ne pourrons pas nous voir ce soir. Les mots «la Révolution du ridicule» et «vous faites regretter M. Guizot» sont iniques et font beaucoup de mal. Tout va «divinement», hors un seul point, mais rien ne dépassera notre patriotisme.» (Lettre inédite.)[141]M. de Ligonnès, père de l'évêque actuel de Rodez, qui habitait à Mende.[142]Lettre inédite.[143]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 356. Lettre au marquis de la Grange.[144]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 357. Lettre à M. Valette.[145]Lamartine lui écrivait à cette occasion: «Je passe à votre porte pour laisser une larme bien sincère et très chaude de mes yeux sur votre seuil. J'ai passé deux heures, ce matin, dans ce canapé où elle était hier. Elle est plus heureuse que nous aujourd'hui. Je ne demande pas à franchir cette porte que les consolations d'en haut doivent seules aborder en ce moment. Mais il y a aussi du ciel dans un cœur ami.» (Lettre inédite.)[146]Lettre inédite.[147]Lettre inédite de notre collection particulière. Nous la reproduisons en fac-simile en tête de ce livre.[148]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 230.[149]Cours de littérature.2eEntretien.[150]Lettre inédite communiquée par M. Charles de Loménie.[151]Victor Hugo raconté, t. II, p. 306.[152]Th. Gautier: Introduction auxLettres parisiennesdu vicomte de Launay.[153]C'est là que Delphine habita aussitôt après son mariage. Plus tard elle alla demeurer rue Laffitte et, en 1842, elle transporta ses pénates rue de Chaillot, dans le pavillon Marbœuf, qui avait été bâti par M. de Choiseul sur le modèle de l'Erectheum.[154]Lettre inédite.[155]M. Foucher habitait, comme on le sait, rue du Cherche-Midi dans cet hôtel de Toulouse affecté aux Conseils de guerre, que vient d'éventrer le percement du boulevard Raspail.[156]Lettre inédite.[157]Lettre inédite.[158]Lettre inédite.[159]Lettre inédite.[160]Lettre inédite.[161]Lettre inédite.[162]Lettre inédite.[163]Lettre inédite.[164]Lettre inédite.[165]Lettre inédite.[166]Lettre inédite.[167]Il faut pourtant que je cite encore ce billet:
[7]Madame de Vitrolles s'y trouvait aussi, «pour faire valoir ses prétentions sur la principauté de Salm».
[8]C'est ainsi qu'elle avait, une des premières, admiré la poésie de Byron. Elle écrivait, le 12 mars 1820, à Alexandre Guiraud:
D'admirer lord Byron, chacun me fait un crime,On médit de mon goût, on l'appelle un travers;Mais mon amour pour lui paraîtra légitime,Si jamais on apprend que je lui dois vos vers.(Inédit.)
D'admirer lord Byron, chacun me fait un crime,On médit de mon goût, on l'appelle un travers;Mais mon amour pour lui paraîtra légitime,Si jamais on apprend que je lui dois vos vers.
D'admirer lord Byron, chacun me fait un crime,
On médit de mon goût, on l'appelle un travers;
Mais mon amour pour lui paraîtra légitime,
Si jamais on apprend que je lui dois vos vers.
(Inédit.)
(Inédit.)
[9]On sait que Benjamin Constant s'était cassé la jambe, en se promenant un jour, en 1818, chez MmeDavillier, sur le coteau de Meudon, et qu'il resta boiteux jusqu'à la fin de sa vie.
[10]La Minerve Française, fondée par Benjamin Constant avec le concours d'Aignan, Etienne, Jay, E. de Jouy, Lacretelle aîné et Tissot, parut au mois de février 1818.
[11]Les réunions devaient avoir lieu à l'Hôtel de Ville, mais elles eurent lieu sans apparat, en tenue de ville, chez l'un ou l'autre des plénipotentiaires, tantôt chez lord Castlereagh, qui s'était installé Klein Borcette Strasse, no218,—tantôt chez Metternich, Camphausbadstrasse, no777,—tantôt chez le prince Hardenberg, logé sur le Markt, no910.—Dans les intervalles des séances, la vie mondaine était brillante et animée. Les diplomates se retrouvaient au Kurhaus, sur la Camphausbadstrasse, autour des tables de jeu et le long des promenades à la mode. Entre temps, il y avait les ascensions en ballon de deux femmes aéronautes, les concerts de MmeCatalani, des frères Bohrer et du violoncelliste Lafon. N'oublions pas non plus les séances de pose dans l'atelier de Lawrence, que le prince régent avait envoyé à Aix pour peindre les hommes d'Etat du Congrès. Pour l'y loger, on avait construit, en Angleterre, une maison de bois portative avec un grand atelier; elle devait être élevée dans le jardin de l'ambassadeur anglais, lord Castlereagh, mais elle arriva trop tard, et Lawrence s'installa dans la grande galerie de l'Hôtel de Ville. (Sur le Congrès d'Aix-la-Chapelle, cf. lesLettres du Prince de Metternich à la comtesse de Lieven (1818-1819), 1 vol. in-8, chez Plon, 1909, etUne vie d'ambassadrice au siècle dernier, la princesse de Lieven, 1 vol. in-8, chez Plon, 1903.)
[12]Marin (Joseph-Charles), né et mort à Paris (1773-1834), sculpteur, était pensionnaire à la villa Médicis quand Chateaubriand le chargea d'exécuter le mausolée de Pauline de Beaumont, dans l'église de Saint-Louis-des-Français, à Rome.
[13]Lettre inédite, communiquée par MmeLéonce Détroyat.
[14]Née à Melun, en 1776, elle mourut, à Paris, le 24 juillet 1819.
[15]Mémoiresd'Auger (Hippolyte), auteur dramatique né à Auxerre le 25 mai 1795, mort à Menton le 5 janvier 1881, publiés par Paul Cottin dans laRevue rétrospectiveen 1891.
[16]Il s'agit ici d'Hortense Allart, futur auteur desEnchantements de Prudenceet cousine-germaine de Delphine.
[17]Fils de Sophie Gail, qui se fit, lui aussi, une grande réputation comme helléniste.—Né le 22 octobre 1795, il mourut le 22 avril 1845.
[18]La baronne Silvestre, née Garre.
[19]Le roi de Prusse arriva, le premier, le 27 septembre; l'empereur d'Autriche, le 28; l'empereur de Russie le 28 aussi. L'empereur de Russie habitait l'ancien palais des préfets français, dans la rue qui fut depuis baptisée, en souvenir de ce fait, la rue Alexandre.
[20]Lettre inédite.
[21]Ce rapport disait:
«Si l'auteur du no103, en ne traitant qu'une partie du sujet (le Dévouement des médecins français et des sœurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone) n'avait donné pour excuse et son sexe, et son jeune âge, l'Académie, à la perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que la pièce était l'ouvrage d'un talent exercé dans les secrets du style et de la poésie; mais la simplicité touchante de divers tableaux, la délicatesse, je dirai même la retenue des pensées et des expressions, auraient permis d'attribuer l'ouvrage à une personne de ce sexe qui sait si bien exprimer tout ce qui tient à la grâce et au sentiment. En se restreignant à l'éloge des sœurs de Sainte-Camille, l'auteur se plaçait, en quelque sorte, hors du concours, et dès lors l'Académie, qui a jugé l'ouvrage digne d'une mention honorable, a cru juste de lui assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions.»
Le 1erprix avait été décerné à M. Alletz; le 1eraccessit, à M. Chauvet, poète et critique distingué, à qui Manzoni adressa sa lettre fameusesur l'Unité de temps et de lieu dans la tragédie; le 2eaccessit, à M. Michel Pichat, qui remporta, en 1825, un si grand succès avec sa tragédie deLéonidas.
Chose curieuse et digne d'être notée, c'est à peu près dans les mêmes conditions que Victor Hugo, âgé de quinze ans, avait été couronné, la première fois, à l'Académie, et je ne saurais oublier qu'au mois d'avril 1822 il envoya à l'Académie des Jeux Floraux, dont il était «maître» depuis le 28 avril 1820, une ode surle Dévouement dans la peste, que Jules de Rességuier, son correspondant à Toulouse, baptisale Dévouement, tout court, et qui fut publiée sous ce titre définitif dans lesOdes et Ballades, livre IV, odeIV.
[22]Lettre inédite.
[23]Lettres à Lamartine.—Lettre de Delphine, en date du 6 janvier 1830.
[24]Corresp. à Lamartine.—Réponse à Delphine, en date du 25 janvier.
[25]Le Val-de-Loup ou la Vallée-aux-Loups, qu'habitait alors Chateaubriand.
[26]Lettre inédite.
[27]En 1815, il fut battu par Baour-Lormian, et en 1830 par Viennet. Royer-Collard disait à ce propos: «Pour éviter M. de Constant, j'aurais pris au-dessous de Viennet.»
[28]Lettre inédite.
[29]Lettre inédite.
[30]Lettre inédite à Alexandre Guiraud.
[31]Elle était morte le 14 juillet 1817.
[32]M. Gay, mari de Sophie.
[33]Lettre inédite.—Et il fitCorinne au cap Misène.
[34]Ambassadeur de Russie à Aix-la-Chapelle.
[35]Ce ne pouvait être, m'écrivait M. Charles de Loménie, qu'une promesse d'écrire ou de rester fidèle à l'amitié.
[36]Cette lettre, inédite, était adressée à «madame Récamier, rue Basse-du-Rempart, près le passage Sandrié», où elle habitait depuis 1808.
[37]Lettre inédite, communiquée par M. Charles de Loménie.
[38]Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, t. II, p. 56.
[39]Daniel Stern,Mes Souvenirs.
[40]Victor Hugo raconté.
[41]Elle disait, par exemple, de Mmede Genlis, qu'elle mettait les vices en action et les vertus en précepte;—d'un poète à qui une épître avait valu une pension et avec qui elle s'était brouillée: «Je ne le vois plus depuis qu'il a des rapports avec le ministre de l'Intérieur»;—d'un académicien qu'elle avait beaucoup aimé, mais qui lui avait préféré une femme très riche: «Il est aimable, mais il est cher!»
[42]Quand parutla Divine Epopée(1841), elle écrivait dans son courrier dela Presse: «A côté duCompagnon du Tour de France, sur notre table se trouve un autre livre, un poème, un poème épique, signé d'un nom qui nous est cher, écrit par notre maître en poésie, par celui à qui nous devons nos faibles succès; celui qui, aux beaux jours de notre enfance, a corrigé notre premier vers: l'auteur deClytemnestre, deSaül, deJeanne d'Arc, Alexandre Soumet.»
[43]Ce poème remontait à l'année 1814.
[44]Delphine avait reproduit dans son poème une pensée duGénie du Christianisme.
[45]Lettre inédite.
[46]Cours de littérature, 2eentretien.
[47]Ce surnom lui vint des vers suivants qui terminentla Vision, son «chant du sacre»:
Le héros, me cherchant au jour de sa victoire,Si je ne l'ai chanté, doutera de sa gloire;Les autels retiendront mes cantiques sacrés,Et fiers, après ma mort, de mes chants inspirés,Les Français, me pleurant comme une sœur chérie,M'appelleront un jour Muse de la patrie!
Le héros, me cherchant au jour de sa victoire,Si je ne l'ai chanté, doutera de sa gloire;Les autels retiendront mes cantiques sacrés,Et fiers, après ma mort, de mes chants inspirés,Les Français, me pleurant comme une sœur chérie,M'appelleront un jour Muse de la patrie!
Le héros, me cherchant au jour de sa victoire,
Si je ne l'ai chanté, doutera de sa gloire;
Les autels retiendront mes cantiques sacrés,
Et fiers, après ma mort, de mes chants inspirés,
Les Français, me pleurant comme une sœur chérie,
M'appelleront un jour Muse de la patrie!
Lire dansle Cénacle de la Muse françaisele chapitre que nous avons consacré à Delphine.
[48]Alexandre Guiraud lui écrivait à ce sujet:
«Vous donnez à mes vers la vogue des vôtres, Mademoiselle, et je vous en remercie. Voici encore vingt exemplaires. (Elle avait vendu les premiers.) Vous voyez que j'use largement de votre charité. Soyez la patronne de mes petits Savoyards dans les salons, et vous serez bénie à tous les coins de Paris.» (Lettre inédite.)
[49]La duchesse de Duras lui écrivait:
«C'est à vous qu'on voudrait ressembler, aimable Delphine, mais cela n'est pas facile; il faut vous aimer pour se consoler de vos perfections. Venez donc dîner vendredi, si ce jour convient à madame votre mère; je suis impatiente d'entendre encore cetteQuêteéloquente, qui va amollir tous les cœurs et ouvrir toutes les bourses. Voulez-vous amener M. Valery! Mille tendres amitiés.» (Lettre inédite.)
[50]On lit dansles Réminiscencesde Coulmann, t. I, p. 337:
«Delphine disait de Soumet, un jour qu'elle le défendait contre Casimir Delavigne: «Il ne faut pas savoir ce que c'est que la poésie pour ne pas apprécier Soumet. Ses vers sont frappés au coin de Racine; ils me touchent, ils me parlent au cœur et ne sont pas un vain clinquant. C'est là de la grâce, de la sensibilité vraie; je m'y connais, moi.»
[51]Sur cetteVisionde Delphine et sa présentation au roi, nous avons une lettre de Sophie Gay, à Tastu, l'imprimeur:
«Vous êtes, Monsieur, le plus aimable et le plus obligeant du monde, voilà ce que ma fille veut que je vous dise avant tout; mais nous traitons si rarement avec les souverains que nous voudrions être bien sûres de ne pas leur manquer de parole. C'est pourquoi, s'il vous était possible de nous faire remettre l'exemplaire du roi (tout cartonné) dimanche soir, fût-ce à minuit, nous serions plus tranquilles, car il nous faut être à dix heures au château. Pour le public, il sera servi à loisir.
«L'épigraphe portée hier suffit. La citation de M. de Barante donnerait un air pédant àla Vision, et je crois que les propres paroles de Jeanne valent mieux que toutes celles de ses historiens.
«SOPHIE GAY.»
[52]Lettre inédite.
[53]Sophie Gay écrivait à Guiraud, le 24 août 1822:
«Monsieur Raynouard vient d'adresser à la Muse des billets de choix pour la séance de ce matin. Elle propose à son aimable flatteur de lui donner la main dans cette solennité pour supporter dignement l'attaque du classique étranger. Si le poète est déjà retenu et quele guerriersoit libre, nous lui offrons notre billet conducteur. Mille amitiés.—Un peu avant deux heures chez moi.
«SOPHIE GAY.»
(Lettre inédite.)
«Leguerrier», c'était Alfred de Vigny.
[54]Sur le projet du mariage de Delphine avec Alfred de Vigny, cf. notre livre sur le poète d'Eloa.
[55]Document inédit.
[56]On lisait, à ce propos, dansle Globedu 7 mai 1825:
«On a tort d'accuser les Jésuites de n'aimer ni les arts, ni les beaux vers, ni les femmes: tout Paris ignore donc qu'à Sainte-Geneviève, au-dessus du maître-autel, entre le ciel et la terre, il y a quinze jours, s'est tenue une véritable séance d'académie romaine! C'était une fête à la Léon X. Deux fauteuils d'honneur, un pour le peintre, un pour Corinne. Quarante amis, les uns, fixés sur les tableaux et sur la muse, d'autres en prières et en recueillement pieux; et la voix tombant des cieux comme celle de la sainte bergère, et allant faire tressaillir, dans un coin obscur des catacombes, les cendres oubliées d'un poète et d'un philosophe: n'est-ce donc pas un tableau merveilleux, digne presque des jours de la Grèce? Apelle, prends ton pinceau, et rends-nous cette scène magique: nous la placerons dans l'église souterraine: tu seras l'Alphaet l'Omegade notre vieux Panthéon.»
[57]Lettre inédite.
[58]Le duc de Doudeauville.
[59]Lettre inédite.
[60]Lettre inédite.
[61]Lettres à Lamartine, p. 50.
[62]Car Lamartine s'y prit à deux ou trois fois, comme il faisait souvent.—La fin de cette élégie n'arriva à Delphine qu'au commencement de janvier 1827, comme en témoigne une lettre de Sophie Gay au poète, datée du 4:
«En vérité, le ciel ne fait ni mieux ni plus vite. Cette seconde partie est encore plus admirable que l'autre. Delphine s'est empressée de les lire toutes deux au petit nombre de gens dignes que nous voyons ici (à Rome). Français, Italiens, Russes, tous ont admiré les grandes pensées, l'harmonie de ces beaux vers; enfin, ils obtiennent presque le succès qu'ils méritent...» (Lettres à Lamartine, p. 52.)
Un an plus tard, Lamartine récitait sa pièce dans le salon de Sophie Gay à Paris, et Villemain, qui assistait à cette audition, la lisait le lendemain, à son cours, au Collège de France.
[63]Correspondance de Lamartine, t. III, p. 8.
[64]Lettre inédite communiquée par M. Charles de Loménie.
[64-a]Réponse de Delphine à David d'Angers.
[65]Delphine, mariée à Emile de Girardin, avait-elle demandé à la reine Hortense un article de son fils, le prince Louis-Napoléon, pourle Musée des Famillesoul'Almanach de France? C'est probable.
[66]Nommé capitaine d'artillerie à Berne en 1834, le prince devait publier en 1836 sonManuel d'artillerie(1 vol. in-8).
[67]Lettre inédite.
[68]Lettre inédite.
[69]Et David d'Angers «l'envoyait tout droit à la postérité[A]» en faisant son médaillon. Il lui écrivait, le 2 septembre 1828:
«Mademoiselle, j'ai l'honneur de vous offrir le croquis en bronze que j'ai fait d'après vous. C'est un bien faible à peu près de vos traits, mais j'espère que celui que je ferai pour le bas-relief de Sainte-Geneviève réussira mieux.» (Lettre inédite.)
[70]Le plus joli, c'est que, deux ans après, en pleine Vendée, la duchesse de Berry disait au maréchal de Bourmont qui, après lui avoir monté la tête, lui conseillait de renoncer à la lutte: «Oh! vous, cela ne m'étonne pas, vous n'avez jamais fait que trahir.» (Cf. lesMémoires de Mmede Boigne, t. IV.)
[71]Elle habitait alors à Chivres, près Soissons. On montre encore dans le jardin de la maison un hêtre au feuillage pourpré sur l'écorce duquel Lamartine grava un jour au couteau l'initiale de son nom. (Note du maire de Chivres.)
[72]«Cours de littérature, 2eEntretien» (1856).
[73]Lettre inédite.
[74]Lettre inédite.—Mais tout le monde ne pensait pas comme Lamartine. Par exemple, le duc de La Rochefoucauld-Doudeauville disait: «Détestant l'ennui comme la peste, Delphine vous saura gré de la faire rire: et de même qu'elle sait féconder les sujets les plus élevés par les côtés inaperçus qu'elle y découvre, elle sait poétiser la plaisanterie en y jetant toutes les fleurs de son esprit.» (Esquisses et Portraits.)
[75]Corresp. de Lamartine, lettre du 8 octobre 1826, t. II, p. 350.
[76]Corresp., t. II, p. 129.
[77]S'il faut en croire cette mauvaise langue d'Eugène de Mirecourt, ce seraient les allures à la Madame Sans-Gêne de sa mère qui auraient fait manquer le mariage de Delphine. Et le fait est qu'elle était un peu trop tambour-major. Lamartine, qui l'aimait beaucoup et s'en serait voulu d'en dire du mal, ne lui trouvait qu'un défaut, c'était «un excès de nature qui lui faisait négliger quelquefois cette hypocrisie de délicatesse qu'on appelle bienséance. Elle avait, disait-il, conservé la franchise tragique d'idées, d'attitude et d'accent de cet interrègne de la société appelé la Terreur en France. Elle semblait défier la bienséance comme elle avait défié l'échafaud...»
[78]Corresp., lettre du 2 juillet 1829, t. II, p. 149.
[79]Delphine habitait alors avec sa mère au no11 de la rue de Choiseul, et l'hôtel Rastadt était situé dans la rue Neuve-Saint-Augustin, à deux pas de l'hôtel du maréchal Richelieu.
[80]Lettres à Lamartine, p. 73.
[81]Corresp., t. IV, p. 352.
[82]Corresp., lettre du 25 avril 1837, t. III, p. 420.
[83]Lettre inédite.
[84]Corresp.Lettre du 15 septembre 1829, t. II, p. 159.
[85]Lettres à Lamartine, p. 182.
[86]Le duc de Montmorency-Laval écrivait à Lamartine, le 24 octobre 1829, de Londres: «Veuillez faire parvenir à MlleDelphine, qui a des traits de ressemblance avec vous, mes meilleures amitiés romaines.» (Lettres à Lamartine, p. 80.)
[87]Ce mariage eut lieu le 1erjuin 1831.
[88]Corresp., t. II, p. 252.—Julia, c'était la fille de Lamartine.
[89]Elle est intituléela Fête de Noël. En voici quelques strophes:
C'est le jour où MarieEnfanta le Sauveur;C'est le jour où je prieAvec plus de ferveur;D'un lourd chagrin mon âmeCe jour-là se défend,O Vierge, je suis femme,Et je n'ai point d'enfant!Bénis ces larmes puresEt je t'apporte en vœuxTout l'or de mes parures,Tout l'or de mes cheveux;Mes plus belles couronnes,Vierge seront pour toi,Si jamais tu me donnesUn fils, un ange à moi.Alors dans ma demeureLe plaisir renaîtrait,Et la femme qui pleurePour l'enfant chanterait.De ma gaîté ravieCélébrant le retour,Je vivrais... et ma vieSerait toute d'amour.
C'est le jour où MarieEnfanta le Sauveur;C'est le jour où je prieAvec plus de ferveur;D'un lourd chagrin mon âmeCe jour-là se défend,O Vierge, je suis femme,Et je n'ai point d'enfant!
C'est le jour où Marie
Enfanta le Sauveur;
C'est le jour où je prie
Avec plus de ferveur;
D'un lourd chagrin mon âme
Ce jour-là se défend,
O Vierge, je suis femme,
Et je n'ai point d'enfant!
Bénis ces larmes puresEt je t'apporte en vœuxTout l'or de mes parures,Tout l'or de mes cheveux;Mes plus belles couronnes,Vierge seront pour toi,Si jamais tu me donnesUn fils, un ange à moi.
Bénis ces larmes pures
Et je t'apporte en vœux
Tout l'or de mes parures,
Tout l'or de mes cheveux;
Mes plus belles couronnes,
Vierge seront pour toi,
Si jamais tu me donnes
Un fils, un ange à moi.
Alors dans ma demeureLe plaisir renaîtrait,Et la femme qui pleurePour l'enfant chanterait.De ma gaîté ravieCélébrant le retour,Je vivrais... et ma vieSerait toute d'amour.
Alors dans ma demeure
Le plaisir renaîtrait,
Et la femme qui pleure
Pour l'enfant chanterait.
De ma gaîté ravie
Célébrant le retour,
Je vivrais... et ma vie
Serait toute d'amour.
[90]Lettres à Lamartine, p. 141.
[91]Allusion à la pièce de versContre la peine de mort, que le procès des ministres de Charles X avait inspirée à Lamartine.
[92]Lettres à Lamartine, p. 143.
[93]Il avait été élu député par le collège de Bergues, pendant son voyage.
[94]Lettres à Lamartine, p. 150.
[95]Je tiens ce détail de M. Emile Ollivier.
[96]Janvier 1836.
[97]Lettre inédite.
[98]Lettre inédite de Delphine à Lamartine.
[99]Voici quels étaient ces vers:
Cachez-vous quelquefois dans les pages d'un livreUne fleur du matin, cueillie aux rameaux verts,Quand vous rouvrez la page après de longs hivers,Aussi pur qu'au jardin son parfum vous enivre.Après ces jours bornés qu'ici mon nom doit vivre,Q'une odeur d'amitié sorte encor de ces vers!(Poésies inédites.)
Cachez-vous quelquefois dans les pages d'un livreUne fleur du matin, cueillie aux rameaux verts,Quand vous rouvrez la page après de longs hivers,Aussi pur qu'au jardin son parfum vous enivre.Après ces jours bornés qu'ici mon nom doit vivre,Q'une odeur d'amitié sorte encor de ces vers!
Cachez-vous quelquefois dans les pages d'un livre
Une fleur du matin, cueillie aux rameaux verts,
Quand vous rouvrez la page après de longs hivers,
Aussi pur qu'au jardin son parfum vous enivre.
Après ces jours bornés qu'ici mon nom doit vivre,
Q'une odeur d'amitié sorte encor de ces vers!
(Poésies inédites.)
(Poésies inédites.)
Avril 1841.
[100]Cela me rappelle un joli mot de Jules Simon: «Le vrai musicien, disait-il, est celui qui chante.»
[101]Il s'agissait des vers desRecueillements.
[102]Lettre inédite.
[103]Ces lettres de Lamartine n'ont pas été recueillies dans saCorrespondance.
[104]Et d'autant plus cruellement, il faut bien le dire, que quelques jours avant cet incident,la Presse, répondant auCourrier français, qui avait appelé Lamartine «son candidat» au ministère de l'Instruction publique, publiait la note suivante:
«Certes, il n'est aucun homme politique avec lequel nous soyons dans des rapports d'idées plus étroites qu'avec M. de Lamartine, mais plus nous avons de confiance en son avenir, et moins nous devons désirer qu'il fasse partie d'une combinaison qui, avant même d'être formée, a déjà trahi le secret de sa faiblesse et de sa fragilité. M. de Lamartine, par l'élévation des idées, par l'élévation des sentiments, par l'élévation du langage, est aujourd'hui sans contredit et sans comparaison avec un autre, même avec M. Berryer, le premier orateur des deux Chambres. M. de Lamartine ne peut donc, ne doit donc entrer que dans un cabinet fortement constitué et où il occuperait l'un des deux grands départements politiques. Ce moment ne nous paraît pas venu pour lui.» (La Pressedu 29 octobre 1840.)
[105]Lettre inédite.
[106]Lettre inédite.
[107]Lettres à Lamartine, p. 182.
[108]Corresp., t. IV, p. 102.
[109]Allusion auxCorbeaux avidesde la ballade de Becker.
[110]Lettre inédite.
[111]Lettre inédite.
[112]Lettre inédite.
[113]Lettre inédite.
[114]«J'ai reçu les 1.000 francs en un billet de banque, lui écrivait-il alors. Je vous remercie de cette négociation plus que satisfaisante pour de mauvais vers. Je suis prêt à les renvoyer à ces messieurs s'ils jugeaient la chose onéreuse.
«J'ai écrit ce matin à votre pauvre mère. Je vous remercie de me dire: Je suis mieux, et moi aussi de santé, mais pas d'affaires. Je pars à l'instant pour Lyon et bientôt pour Genève encore, puis pour Paris, j'espère.
«Soignez-vous au milieu de ces chagrins et croyez que votre capital d'amitié se grossit de mille intérêts dans mon cœur.»
(Lettre inédite.)
[115]J'ai sous les yeux le manuscrit original duRessouvenir du lac Léman. Il est daté du 12 août 1841 et contient les corrections suivantes de la main même de Lamartine:
Vers 66, version primitive:De frappersous l'esquifla vague recueillie.Version définitive:. . . .sur le bord. . . . . . . . .Vers 182, 1reversion:Sa voix est dans tesbruits...2eversion:Sa voix est dans tescris...Vers 191, 1reversion:Pendant quesous ses pieds l'universavili2eversion:Pendant quesous sa gloire un empireavili.3eversion:Pendant quesous des fersl'univers aviliDu front césarien étudiait le pli.Vers 202, 1reversion:On retrouva leurs feuxéternelsdans ton âme.3eversion:. . . . . . . . . . .immortels. . . . . .Vers 204, 1reversion:Suiventlaservitude au fondde leurcercueil.2eversion:Suiventleurservitude au fondd'un grandcercueil.Vers 205, 1reversion:Qu'imitant destyransl'abjecte idolâtrie2eversion:Qu'imitant des Césars...»Vers 215, 1reversion:Sile grossierencens qui brûle dans leurs mains2eversion:Si lebanal. . . . . . . . . . . . . . . . .Vers 229, 1reversion:Dans le tronc fédéral concentrezplussa sève2eversion:. . . . . . . . . . . . . . .mieux. . .
[116]Extrait d'une lettre inédite.
[117]Sur la mission du comte Circourt, cf. l'ouvrage en 2 volumes, publié récemment pour la Société d'histoire contemporaine par M. Georges Bourgin, sous le titre:Souvenirs d'une mission à Berlin en 1848.
[118]Renseignements fournis par MmeHuber, belle-fille de l'ancien colonel.
[119]Journal fondé en 1836 par Huber-Saladin, avec Rossi, pour assurer à son pays un organe politique à la fois conservateur et libéral.
[120]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.
[121]Voy., dansle Correspondantdu 25 septembre 1908, notre article sur «le Mariage de Lamartine».
[122]Corresp., t. IV, p. 29.
[123]Corresp., t. III, p. 463.
[124]Corresp., t. II, p. 4.
[125]C'est en effet Mmede Girardin qui l'avait surnommé ainsi, dans son Courrier du 6 mars 1841.
[126]Corresp., t. IV, p. 107.
[127]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.
[128]La petite Julia.
[129]Lettre inédite communiquée par MmeHuber.
[130]Corresp. de Lamartine, t. IV.
[131]Le brouillon de ces notes m'a été communiqué par MmeLéonce Détroyat.
[132]Quatre ans plus tard, quand la question de l'armement des fortifications revint devant la Chambre. Lamartine écrivait encore à sa nièce, la comtesse de Pierreclos: «Les fortifications de Paris sont selon moi le plus monstrueux anachronisme qu'une politique à contre-sens du siècle ait jamais rêvé à défaut d'idées. C'est un contre-sens à la guerre, car le principe de la guerre moderne, c'est la mobilité des forces, c'est la locomotion des armées, c'est la stratégie qui combat en marchant. M. de Rémusat voudrait voir son nom inscrit sur les fortifications de Paris, et moi je désire voir mon nom inscrit sur les débris des fortifications de Paris.» Lettre publiée par Pierre de Lacretelle dansla Grande Revuedu 25 septembre 1909.
[133]Lettres à Lamartine, p. 192.
[134]Lettre inédite.
[135]Se rappeler à ce propos la lettre que Lamartine écrivait à Boulay-Paty, le 24 mars 1849, en réponse à celle que lui avait adressée MmeLamber, de Nantes, après la lecture desGirondins: «L'amour, disait Lamartine, fait partie de l'histoire. L'en bannir, comme on l'a fait jusqu'ici, c'est mutiler la nature humaine.
«Elle dit (MmeLamber) que si les femmes faisaient la gloire, l'histoire desGirondinsen aurait. Cela me fait espérer, car elle doit savoir que le pressentiment de la postérité est dans l'âme des femmes, et que tous les livres qui ont dû vivre ont commencé par être couvés dans leur cœur.»Corresp. de Lamartine, t. IV.
[136]Communiqué par MmeLéonce Détroyat.
[137]Mélanges et lettres de Doudan, t. II, p. 42.
[138]Lettre publiée par MmeEmile Ollivier dans son beau livre surValentine de Lamartine.
[139]La Presse, du 3 septembre 1848.
[140]Bien que ménagé personnellement parla Presse, Lamartine souffrait beaucoup des attaques d'Emile de Girardin contre ses collègues: «Nous sommes dans une si forte crise d'affaire ce soir et toute la nuit, écrivait-il un jour à Delphine, que nous ne pourrons pas nous voir ce soir. Les mots «la Révolution du ridicule» et «vous faites regretter M. Guizot» sont iniques et font beaucoup de mal. Tout va «divinement», hors un seul point, mais rien ne dépassera notre patriotisme.» (Lettre inédite.)
[141]M. de Ligonnès, père de l'évêque actuel de Rodez, qui habitait à Mende.
[142]Lettre inédite.
[143]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 356. Lettre au marquis de la Grange.
[144]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 357. Lettre à M. Valette.
[145]Lamartine lui écrivait à cette occasion: «Je passe à votre porte pour laisser une larme bien sincère et très chaude de mes yeux sur votre seuil. J'ai passé deux heures, ce matin, dans ce canapé où elle était hier. Elle est plus heureuse que nous aujourd'hui. Je ne demande pas à franchir cette porte que les consolations d'en haut doivent seules aborder en ce moment. Mais il y a aussi du ciel dans un cœur ami.» (Lettre inédite.)
[146]Lettre inédite.
[147]Lettre inédite de notre collection particulière. Nous la reproduisons en fac-simile en tête de ce livre.
[148]Corresp. de Lamartine, t. IV, p. 230.
[149]Cours de littérature.2eEntretien.
[150]Lettre inédite communiquée par M. Charles de Loménie.
[151]Victor Hugo raconté, t. II, p. 306.
[152]Th. Gautier: Introduction auxLettres parisiennesdu vicomte de Launay.
[153]C'est là que Delphine habita aussitôt après son mariage. Plus tard elle alla demeurer rue Laffitte et, en 1842, elle transporta ses pénates rue de Chaillot, dans le pavillon Marbœuf, qui avait été bâti par M. de Choiseul sur le modèle de l'Erectheum.
[154]Lettre inédite.
[155]M. Foucher habitait, comme on le sait, rue du Cherche-Midi dans cet hôtel de Toulouse affecté aux Conseils de guerre, que vient d'éventrer le percement du boulevard Raspail.
[156]Lettre inédite.
[157]Lettre inédite.
[158]Lettre inédite.
[159]Lettre inédite.
[160]Lettre inédite.
[161]Lettre inédite.
[162]Lettre inédite.
[163]Lettre inédite.
[164]Lettre inédite.
[165]Lettre inédite.
[166]Lettre inédite.
[167]Il faut pourtant que je cite encore ce billet: