[1]Voir maCatherine de Médicis.[2]J'ai peint cette époque avec ses vives couleurs dans mon travail surPhilippe-Auguste.[3]Presque toutes les épopées en vers desXIIeetXIIIesiècles, furent traduites en prose de 1480 à 1520. Ces traductions ont été parmi les premiers livres imprimés in-folio. La Bibliothèque impériale en possède une belle collection.[4]Le manuscrit desTournois du roi Rénéest un précieux monument de l'art. Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Impériale en possède un magnifique exemplaire.[5]La description de la Fête-Dieu d'Aixdu roi Réné a été plusieurs fois imprimée; l'édition la plus exacte est celle d'Aix (1610).[6]Préfacedu déduit de la chasse au cerf.[7]Bouteillier,Somme rurale, un des livres de jurisprudence le plus remarquable du moyen-âge. Bouteillier était conseiller au Parlement de Paris au milieu duXVesiècle.[8]Charles VI envoya à Bajazet des vautours et des faucons; il les accompagna de gants bordés de perles destinas au sultan pour les porter en chasse. Les deux frères Ste-Palaye ont donné de bien curieux renseignements sur lâchasse au moyen-âge dans leurs admirablesMémoires sur la Chevalerie.[9]Sur cette guerre, on peut consulter les savantes recherches de Foncemagne, tomesXVIetXVIIde l'Académie des Inscriptions.[10]Philippe de Comines, livreVIII. Les Génois avaient dit dans une supplique: «Nous nous donnons à vous.» Louis XI impatienté répondit: «Et moi je vous donne au diable!»[11]Le beau travail de Ducange ne laisse rien à désirer sur la domination des Empereurs francs à Constantinople, Paris 1642.—Cette grande famille de Ducange a laissé des monuments impérissables sur lesquels vivent les érudits modernes qui refont les lexiques et les glossaires.[12]Ce diplôme est donné dans le travail de Foncemagne:Éclaircissements sur le voyage de Charles VIII en Italie, t.XVII, Académie des Inscriptions.[13]Les premières gravures de la Renaissance reproduisent l'entrée de Louis XII à Milan et à Gênes (Bibliothèque Impériale). On peut y voir quelles étaient les armures de la chevalerie, le casque et l'armet.[14]Guicchardini est fort intéressant sur les événements de l'Italie; mais il est passionné contre les Français. C'est un véritable Italien.Historia d'Italia, t. 1er. J'ai la curieuse éditionprincepsde Florence sans date. Guicchardini a beaucoup de Tacite.[15]Lahire (le valet de cœur) a été seul conservé jusqu'aujourd'hui. Il a été fait beaucoup de dissertations sur les cartes à jouer. (Voyez un travail spécial dans monAgnès Sorel.) Dunois était mort sous le règne de Louis XI en 1468.[16]La Trémouille avait épousé Gabrielle de Bourbon (Histoire monumentale de la maison La Trémouille par Fauché).[17]C'est en abusant de cette tradition que La Monnaie auXVIIIesiècle fit la fameuse chanson deMonsieur de la Palisse est mort.[18]BrantômeVie des Capitaines français.[19]La vie de Bayard a été écrite par un de ses écuyers qui s'intituleloyal serviteur.—Paris 1515, in-4o.[20]Brantôme (Vie des grands Capitaines).[21]L'église de Montmorency contient la tombe de quelques nobles Polonais morts en exil après la révolution de 1830. Le peuple de St-Casimir toujours pieux, était digne de s'abriter dans l'église des Montmorency.[22]La mère du connétable était Claire de Gonzague. Il était né en 1489. Sa vie a été écrite par son écuyer Gilbert de Marillac, baron de Puissac.[23]On ne peut bien connaître l'origine et le caractère du comte de Saint-Vallier que par les pièces du grand procès poursuivi contre le connétable et que le savant Du Puy a publiées en 1665.[24]Diane de Poitiers était née le 3 septembre 1499. C'est à tort que Bayle a placé sa naissance au 14 mars 1500.[25]La famille actuelle des Dreux-Brézé vient des Dreux, maîtres des requêtes.[26]L'archevêque Turpin, ou Tulpin, n'est pas un nom imaginaire, comme on l'a cru jusqu'ici; les savants bénédictins l'ont placé le 29edans la chronologie des archevêques de Rheims; ils le font mourir de 810 à 811. Le livre, qui lui est attribué, porte le titre de:Vita Caroli Magni et Rolandi: on l'a rejeté parmi les fables, je crois que c'est à tort; il y a des manuscrits duXIesiècle qui en constatent l'authenticité. Jamais livre ne fut plus populaire. Lacurne Ste-Palaye, le grand érudit, en comptait 13 exemplaires à la Bibliothèque du Roi seulement. Dante invoque souvent la chronique de Turpin; le roi Charles V fit faire deux bas-reliefs sur des coupes d'or qui représentent les exploits de Charlemagne, d'après la chronique de Turpin. Un savant de Florence, M. Ciampi, a publié une édition magnifique de la chronique de Turpin (1823) à la suite du roman de Philomenade gesta Caroli Magna.[27]Ariosto qui s'était nourri pour sonOrlando furiosode la lecture attentive des romans de chevalerie, donne à tous ses chevaux une intelligence féerique; l'hypogriphe de Roger est un emprunt à l'antiquité.[28]Je renvoie aux admirablesMémoiresde Ste-Palaye sur l'ancienne chevalerie. Pure et belle vie que celle des deux frères Ste-Palaye, tout entière consacrée à l'étude des monuments de notre ancienne France.[29]Rien de plus curieux que le travail du père Ménétriersur les armoiries; la science du blason est si attrayante: on y a commis tant d'erreurs aux temps modernes![30]Les romans deLancelot du Lac,d'Amadis de Gaules, les vrais miroirs des coutumes du temps, en contiennent mille exemples. La Colombière les a recueillis dans son beau livre:Théâtre d'honneur et de chevalerie.[31]Roman de Rou ou de Rollon, duc de Normandie.[32]Musée de Versailles (Galerie de portraits).[33]Rabelais qui a été presque l'objet d'un culte pour toute une école universitaire, était né en 1483 à Chinon en Tourraine. Le pape Clément VII fut plein de bonté et d'indulgence pour ce mauvais esprit: Les philosophes ont beaucoup exalté Rabelais parce qu'ils ont tué aussi la poésie de l'héroïsme.[34]Le 23 novembre 1407 (Juvénal des Ursins:Histoire de Charles VI. L'hôtel de la rue Barbette existe encore selon la tradition hasardée. La maison que l'on voit aujourd'hui ne date pas au delà duXVIIesiècle. Les chroniques de Monstrelet entrent dans de grands détails, t.I, p. 36.[35]La vie du comte d'Angoulême a été écrite par Papyrus, Masson et Jean Du Port. On trouve des détails exacts dans l'Art de vérifier les dates, par les bénédictins.[36]Le comte Dunois était fils de Louis XII et de Mariette d'Enghien.[37]Né le 14 novembre 1494.[38]LeJournalde Louise de Savoie embrasse l'histoire depuis 1501 jusqu'en 1522. Il a été publié en outre par Guichenon,Histoire généalogique de la maison de Savoie.[39]Brantôme dit de Louise de Savoie: «Elle était très-belle de visage et de taille, et à grand peine voyait-on à la cour de plus riche que celle-là.»[40]Les Gouffier étaient de la noblesse de Poitou.[41]C'était alors le temps des devises et des symboles comme on peut le voir dans les monuments contemporains. J'ai trouvé sur une médaille qui porte la Salamandre de François Iercette devise:Discutit hæc flammam Franciscus robore mentisOmnia pervicit, rerum immersabilis undis.[42]Il est triste de voir l'abandon des souvenirs de François Ierà Fontainebleau.[43]Madame Claude, fille de Louis XII, portait pour devise la lune éclatante et cette légende:candida candidis.[44]15 janvier 1515. On peut voir son admirable tombeau, sur lequel il est placé à côté de la reine Anne de Bretagne, dans l'église de St-Denis. Je m'y suis souvent arrêté, tandis que la foule allait visiter les tombeaux replâtrés. Quand abandonnera-t-on cette horrible manie de mettre du plâtre sur toutes les statues du moyen-âge?[45]Brantôme se plaint un peu de la faveur exclusive des amis de François Ier«Sire, si vous donnez pour tousA trois ou quatre,Il faut donc que pour tous,Vous les fassiez combattre.»[46]25 janvier 1515.[47]BelcariusComment. rerum Gallic., liv. année 1515.[48]L'aïeul des Sforza, chef de leur maison, était Giacomuzo Sforza, dont le père était simple cultivateur et qui fut soldat, chef de condottieri. Le surnom de Sforza venait deforce. Le premier duc de Milan qui reçut l'investiture des empereurs Germains fut son fils François-Alexandre Sforza (1415).[49]Sur les guerres d'Italie, il faut consulter Guichardini; quoique fort dessiné contre la France, il est exact et précieux.[50]Les Suisses s'étaient d'abord alliés à la France sous Louis XI par le traité de 1454 conclu avec le dauphin depuis roi; ils secondèrent Charles VIII et Louis XII au commencement de son règne; ils se séparèrent ensuite de la France sur des questions de positions et d'argent (Comparez SimlerRespublica Helveticaet Philippe de Comines fort détaillé sur les négociations avec les Suisses).[51]Venise avait traité séparément avec Louis XII et voulait renouveler ce traité avec François Ier. Guichardini, livreXII.[52]L'origine de la maison de Savoie est des plus anciennes; elle remonte à Humbert Ier, duc de Savoie en 1020; il était Saxon. Comparez le livre de Guichenon,Histoire généalogique de la maison de Savoieet l'ouvrage de M. Costa de Beauregard. Turin 1806, 3 vol. in-8o. Les ducs de Savoie, étaient classés parmi les feudataires de l'Empire. Ce fut Amédée IV, duc en 1234, qui plaça le siége de son gouvernement à Turin.[53]Le connétable était fils de Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier; né le 27 février 1489, il avait alors vingt-six ans.[54]Guichardini, livreXII; Paul Jove, livreXV.[55]Prosper Colonnia qui avait été d'abord au service de la France, était un élève de Gonzalve de Cordoue; les Colonnia étaient les grands ennemis des Orsini.[56]L'armée des confédérés italiens contre les Français se composait de Lombards, de Romains, de Florentins, de Parmesans et de Bolonais. Paul Jovi, livreXV.[57]C'étaient six mille aventuriers qui avaient servi le duc de Gueldre contre l'empereur d'Allemagne: leur drapeau était noir. (Belcarius livreXV, Guichardini livreXII.)[58]C'est ainsi qu'on les voit dans les bas-reliefs du tombeau de François Ierà Saint-Denis.[59]Paul Jovi,Histor. sui tempor.[60]Le duc de Savoie s'y comporta avec une grande vaillance ainsi que le duc de Lorraine et de Gueldre.[61]Paul Jove est le seul qui ne rende pas au connétable la justice qu'il mérite.Historia sui tempor.livreXV.[62]J'ai donné cette lettre en entier dans monFrançois Ieret la Renaissance.[63]Au château de Vinci, en 1452.[64]Il était fils naturel de Giacoppo de Vinci (de noble maison).[65]La statue équestre de Ludovico Sforzaet tanto grande la commencio, che condur non si pote mai.[66]Voyez le remarquable opuscule de l'abbé Aimé Guillon, sous ce titre:Le cénacle de Léonard de Vinci, essai historique et psychologique. Milan 1811, in-8o.[67]Léonard de Vinci était aussi poëte, et rien de joli comme ce sonnet mélancolique à la manière du Tasse:Chi non può quel che vuol, quel che può vogliaChe quel che non si può folle e volere.Adunque saggio e l'huomo da tenereChe da quel che non può suo volere toglia.[68]Telle est l'opinion de Mariette, de Vasari et de Monzi, éditeur duTraité della pitture, par Léonard de Vinci.[69]Venturi a publié en 1797 un excellent mémoire surLéonard de Vinci.[70]Le portrait est au Louvre.[71]On sait que Léonard de Vinci mourut dans les bras de François Ier, ainsi que le dit son épitaphe:Leonardus Vincii, quid plura?Divinum ingeniumDivina manusE mori in sinu regio meruêreVirtus et fortuna hoc monumentum contingereGravissimis impensis curaverunt.[72]Cette scène a été plusieurs fois reproduite par la peinture.[73]Ces vers d'un de ses sonnets expriment encore sa philosophie toujours de bon conseil.A dunque tu, lettor di queste noteS'a te vuoi esser buenoe, e agl'altri caro,Vogli semper poter quel che tu debbe.[74]Dans la croisade de 1190 (Voir monPhilippe-Auguste). Il avait épousé Marie, fille du roi d'Aragon.[75]Il a été aussi publié sous ce titre:Le Myroir de Phœbus avec l'art de faulconnerie et la cure des bestes et oyseaux à cela propice. Imprimé par Philippe Lenoir 1515-1520.[76]Les détails un peu romanesques de la vie de madame de Châteaubriand sont tirés d'un pamphlet hollandais sous ce titre:Histoire amoureuse de François Ier. Amsterdam, 1695.[77]Jacobo Trivulzio était né en 1447: il a été sévèrement jugé par les historiens français; il mourut en 1518. Son épitaphe est curieuse:Hic quiescit qui nunquam quierit.[78]Pour les détails, lisez mon livre surFrançois Ieret la Renaissance.[79]Guichardini, livreXII.—Belcarius livreXVet Paul Jovihist. sui temporis, livreXVIII. Paul Jovi a écrit une vie de Léon X.[80]Le cardinal de Sion, un des esprits remarquables du temps, était l'intermédiaire entre le Pape et les Suisses, auxquels Rome avait envoyé des étendards bénis.[81]Bartholomeo Alviani, vénitien, avait servi d'abord sous les ordres de Borgia; cette illustre et grande famille des Borgia, tant calomniée, voulait rendre l'Italie la reine du monde. Tous les mélodrames et les belles histoires qu'on a faits sur les Borgia ne sont que des légendes atroces inventées par leurs ennemis. Les Borgia étaient des patriotes italiens avec des âmes mâles et romaines qui voulaient délivrer leur patrie du joug des nations étrangères; en désespoir de cause, ils se jetèrent dans les mains de la France; ils sont l'origine des ducs de Valentinois.[82]Bibliothèque Impériale (collection des estampes).[83]Voyez mon travail surCatherine de Médicis.[84]Il existe une savante dissertation du professeur Bohm, sous ce titre: deHenrico Octavo angliæ rege, imperium romanum post obitum Maximiliam primi affectante. Leipsick 1765.[85]Cette entrevue ne fut pas un fait spontané; elle avait été résolue entre François Ieret Henri VIII.[86]Reymer Federa XIII pages 719 à 724.[87]Le cardinal de Wolsey était alors le conseiller intime de Henri VIII.[88]Consultez sur le camp du Drap-d'Or, Belcarius livreXVIno14. Sleidan comment. livreXIXet Paul JoveHistoria sui tempor., lib.XIX.[89]Fleurange fort connu sous le nom duJeune aventureux, a écritl'histoire des choses advenues en son tempsdepuis 1499 jusqu'en 1521.[90]Mémoires de Fleurange, 1520.[91]Du Bellay, livre Ier.[92]François Ierensuite voulut servir d'écuyer au roi d'Angleterre pour l'habiller et le vestir. Ce que Fleurange trouve très-indigne du Roi. François Ierrépondit: «Je n'ai pris conseil de personne, parce que personne ne m'aurait donné le conseil de la résolution que j'ai prise.»[93]Ce mot boxe est dans la chronique,the box onesignifie donner un coup de poing.[94]Roman de Perceforet, vol. Ierfo155.[95]Poésie d'Eustache Deschamps: Eustache Deschamps, charmant poëte vivait auXVesiècle.[96]Ce vieux mot signifiaitaussi.[97]Donnera.[98]Le Roi savait aussi que Charles-Quint et Henri VIII avaient eu des entrevues secrètes et qu'il était même question d'une alliance intime:Sleidan commentarlib.XIX, et Paul JoveHist. sui tempor., liv.IX.[99]Le caractère de Panurge dans l'île des Lanternes était une allusion critique à l'esprit aventureux et plein d'illusions de François Ier.[100]Pasquier a très-bien analysé le procès au Parlement contre le connétable.Recherches sur la France, livreVI, chapitre 4.[101]Le chancelier Duprat fut la main persévérante et inflexible qui fit prévaloir dans le Parlement le principe de la réversion à la couronne des apanages du connétable. L'arrêt est du 11 novembre 1522.[102]Le séquestre fut mis sur tous les biens de la maison de Bourbon. (Mémoires de Du Bellay, livreII).[103]Le connétable devait épouser Éléonore, sœur de Charles-Quint, veuve du roi du Portugal avec une dot de 400,000 écus d'or. Pour tous les détails, on peut consulterle procès en original du connétable. (Manuscrits de la bibliothèque impériale). Voyez surtout la déposition de l'évêque d'Autun, 9 novembre 1523.[104]Adrien de Croy, seigneur de Beaurein, fils du comte de Rœux.[105]Le comte de St-Vallier était chevalier de l'ordre, capitaine de cent hommes d'armes.[106]Déposition de Saint-Vallier (procès du connétable).[107]On peut voir toutes les ruses qu'employa le connétable pour cacher sa fuite dans la déposition de Grossone, 4 octobre 1523 (procès du connétable).[108]Le grave de Thou, au reste, le plus passionné, le plus inexact des historiens a rappelé toutes ces fables; Bayle les a acceptées (Diction. historique).[109]D'après les généalogistes, la mère du comte de Maulevrier était fille naturelle de Charles VII et d'Agnès Sorel; le comte de Maulevrier mourut le 23 juillet 1531.[110]Voir le procès du connétable (manuscrits de la Bibliothèque Impériale).[111]Ces lettres-patentes du 12 avril 1523, sont enregistrées au Parlement de Paris, le 7 septembre, et se trouvent auMémorial de la Chambre des Comptes, c. c.fo246.[112]Paul JoveHist. sui tempor.lib.X.[113]Guichardini,lib. XV, il est très-dessiné pour la ligue italienne.[114]Bonnivet devait remplacer Lautrec au gouvernement de la Guyenne.[115]Le Pape s'était déclaré le chef de la Ligue italienne. Guichardini, lib.XV, Belcarius, lib.XVII, no55.[116]L'historien de Thou entre dans beaucoup de détails sur la campagne du connétable en Provence. Comparez avec Belcarius, livreXVIII, et Papon,Histoire de Provence, livreVIII.[117]Pour s'opposer à la marche des Espagnols, François Ier, venait de signer un traité d'alliance avec Henri, roi de Navarre (27 septembre 1525).[118]Antoine de Ruffi conseiller de la Sénéchaussée était né à Marseille en 1607. Son fils Louis-Antoine continua son œuvre d'érudition.Histoire de la ville de Marseille, 1643.[119]Depuis la Canebière.[120]Notre famille sort de quelques-uns de ces capitaines de compagnies génoises.[121]Romæ sorordans les inscriptions lapidaires.[122]Guichardini, lib.XV, Mémoires du Bellay livreII.[123]François Iery avait ses galères commandées par un amiral du nom de Lafayette.[124]Je ne pourrai rien dire de plus que Ruffi sur ces souvenirs du siége de Marseille, livreVI.[125]Du Bellay, livreII.[126]Guillaume Lorris était mort en 1240.Le roman de la Roseexerça une immense influence sur toute la société duXIVeet duXVesiècle. Voyez sur ce sujet le beau travail de M. Méon, vieillard respectable qui passa sa vie à publier un texte pur et complet duRoman de la Rose. Je l'ai connu, étant élève de l'école des Chartes à la Bibliothèque Impériale; lui et l'abbé de Lépine appartenaient encore à la vieille érudition.[127]Je me suis souvent enivré de la poussière de ces vieilles éditions des romans de chevalerie. La Bibliothèque impériale en possède une magnifique collection rare et premières œuvres de l'Imprimerie. La traductionprincepsen prose d'Amadis de Gaule fut dédiée à François Ier.[128]Jean Marot était né à Caen en 1463; il avait commencé par publier sonVoyage à Gênes, ouVoyage à Venise.[129]Les œuvres de Jean Marot ont été recueillies pour la première fois, Paris, 1563.[130]BalladeVIII. C'est Langlet Dufresnoy, le dernier des éditeurs de Clément Marot qui a émis l'opinion des amours de Clément Marot avec Diane de Poitiers (1745). L'abbé Goujet a discuté cette opinion avec une judicieuse critique.[131]J'ai parlé des troubadours dans mon travail surPhilippe-Auguste.[132]Clément Marot avait suivi François Ierà l'entrevue duCamp du Drap-d'Oret au camp d'Attigné, 1520.[133]BalladeVIII. Voyez l'édition Elzevir qui est la plus exacte et la plus correcte; celle de Niort, in-16, 1595, est aussi très-recherchée.[134]C'est dans la pièce intituléel'Enfer, que Clément Marot se livre à ces déclamations:L'Enfer, c'est le Châtelet. Au point de vue de la versification et de l'idée, je n'ai jamais beaucoup admiré Clément Marot, je n'ai même jamais compris que Boileau ait appeléun élégant badinageces vers, la plupart fort ennuyeux, lourds et inintelligibles. Mais Clément Marot était mort hérétique, de là la renommée qu'on lui a fait.[135]J'ai choisi la version la plus commune; une autre peu différente a été donnée dans leRecueil des poésies de François Ierdont je parlerai plus tard.[136]Gaston avait été tué à la bataille de Ravennes.[137]Blessé dix-sept fois dans sa carrière de soldat (Voyez sa vie écrite par son écuyer).[138]Le poëme d'Orlando furiosofut commencé à imprimer en 1515, et achevé en 1516. L'édition de Ferrare est très-rare; celle des Aldes, 1545, est aussi fort recherchée.[139]Vie des grands capitaines.[140]Les régiments napolitains sous la Ligue occupèrent Paris. Voir mon travailsur la Ligue.[141]Le 24 avril 1524; il était né en 1476.[142]Vie de Bayard écrite par un loyal serviteur, Paris, 1527 in-4o.[143]Guichardini, Hist. Ital., livreXV, toujours très-ennemi de la puissance française en Italie.[144]Il ne fut pas même arrêté par la nouvelle de la mort de Madame (Claude de France), sa femme,Sanctissima fæmina, 25 juillet 1524, Belcarius, livreXVIII.[145]Guichardini, lib.XV.[146]Le duc de Savoie qui avait passé à l'alliance de Charles-Quint avait fourni des subsides au connétable de Bourbon pour la levée des reitres (Guichenon,Histoire de la maison de Savoie, 1524).[147]Brantôme a consacré un article àFronsberg(VoyezCapitaines étrangers).[148]Elle était d'or parce que, disait-il:A tout seigneur tout honneur.[149]Belcarius, livreXVIII, no17. L'armée de François Ieroccupait Varregio et Savonne.[150]Les Français comptaient 1,800 lances et 26,000 hommes d'infanterie (Paul Jove, livreX).[151]Sur la bataille de Pavie on peut comparer Guichardin, lib.XV. Les mémoires de du Bellay, livreIIet surtout Brantôme, articlesLa Palisse,Bonnivet. Brantôme avait connu plusieurs des capitaines qui assistèrent à la bataille de Pavie.[152]Guichardin, l'ennemi de la France, raconte la bataille de Pavie avec une joie mal dissimulée, lib.XV.[153]La Palisse fut tué d'un coup d'arquebuse; il avait assisté à dix-sept batailles. Un Guise fut également tué, il portait le titre de comte de Lambesc.[154]Ce fut deux coups d'arquebuse des Basques. Brantôme est plein d'un froid intérêt en racontant la mort de ces braves capitaines.[155]Le père Daniel est celui des historiens duXVIIesiècle qui a le mieux résumé la bataille de Pavie; on a trop dédaigné le père Daniel et on l'a jugé sur quelques lazzis de Voltaire; le père Daniel s'occupait surtout des opérations militaires. Dans l'ordre des jésuites, chacun avait sa spécialité. J'ai entendu dire par le plus éminent des écrivains militaires que le père Daniel était l'historien qui avait le mieux raconté les opérations de guerre dans l'histoire de France.[156]Brantôme, toujours un peu conteur, dit que l'amiral Bonnivet était l'amant heureux de la comtesse de Châteaubriand.[157]Les regimentos espagnols prétendaient s'être emparés de François Ier. On joua longtemps à Madrid un drame ou (saynete) dans lequel un Espagnol était représenté terrassant François Iersous ses genoux.[158]Brantôme dit qu'il alla faire sa prière dans l'église des Chartreux de Pavie et la première chose qui le frappa ce fut ce passage du psaume:Bonum mihi quia humiliaste me et discam justificationes tuas. La Chartreuse de Pavie est une des merveilles de la Renaissance; elle est en beau marbre de diverses couleurs et ressemble à un bijou d'ivoire incrusté d'ébène.[159]Il existe un édit (25 septembre 1523) qui ordonne de courir sur ces aventuriers pillards etmangeursde peuple (Recueil Fontanon 115, 166).[160]Lettres patentes de la Régente relatives aux poursuites à exercer contre les luthériens (10 juin 1525).[161]La régente insistait auprès du Châtelet pour qu'il suivît une procédure contre Marot.[162]Mémoires du Bellay, livreIII.[163]La conversation fut courte. «François Ier: Votre Majesté veut donc voir mourir son prisonnier?«Charles: Vous n'êtes point mon prisonnier, mais mon frère et mon ami.» Arnold Ferron,de rerum Gallicæ, lib.VIII.[164]Paul Jove, histor. lib.III.[165]Les contes de la reine de Navarre furent recueillis par Claude Gruget, un des valets de chambre de Marguerite et dédiés à Jeanne d'Albret. 1 vol. in-4o, 7 avril 1559.[166]Le mot derestitutionse trouve dans la note. En effet, Charles-Quint était fils de Philippe, archiduc d'Autriche, lui-même fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne.[167]Ces deux provinces étaient déjà dans l'apanage du duc de Bourbon. Il devait recevoir en plus la Provence et le Dauphiné.[168]Paul Jove, lib.III. Le Roi avait désigné le maréchal de Montmorency et Brion pour diriger le Dauphin par leurs conseils.[169]Ces poésies et ces lettres ont été imprimées et publiées in-4odans laCollection de l'Histoire de France; elles sont difficiles à lire et à comprendre dans leurs incorrections.[170]Le collecteur de ce recueil aurait dû accompagner ces lettres de quelques annotations; il s'en est presque toujours abstenu ce qui rend presque impossible la lecture des lettres de François Ier.[171]Les deux évêques plénipotentiaires furent faits depuis cardinaux. 1530.[172]Recueil de Traités,II, 112.[173]C'étaient les meilleurs hommes de guerre de François Ier, la fleur de la noblesse.[174]La réunion de ces comtés avait été faite à la France sous le règne de Louis XI.[175]L'engagement en avait été pris lors de la défection du connétable par Charles-Quint qui l'oubliait dans le traité de Madrid.[176]Le connétable de Bourbon avait alors quitté l'Espagne, il se trouvait dans le Milanais.[177]Pour rendre cette alliance encore plus intime, François Ier, veuf de la reine Claude, s'obligeait à épouser Éléonore de Portugal, veuve aussi et sœur de Charles-Quint, et le Dauphin, Marie, Infante du Portugal (Articles 15 à 19 du traité).[178]18 mars 1526. Comparez Sleidanus, Comment., lib.VIet Belcarius, livreXVIII.[179]Ant. de Vera. Hist. Carl. V.[180]Quoique le premier président de Selves eût été un des signataires du traité, le Procureur Général avait fait des réquisitoires contre le traité, 15 février 1526.[181]La duchesse d'Angoulême s'arrêta à Bayonne (10 mars 1526).[182]Les commissaires espagnols pour l'échange étaient de Lannoy, vice-roi de Naples et le capitaine d'Alarcon; le commissaire français qui accompagnait les princes était le maréchal de Lautrec. L'échange se fit au milieu de la rivière dans des barques. Belcarius, liv.XVIII.[183]1526. Elle était demoiselle d'honneur de la reine-mère.[184]Il a été fait bien des portraits de fantaisie de la duchesse d'Étampes. (Voyez la collection des gravures, bibliothèque impériale.)[185]Sur la chasse au faucon, lisez toujours le charmant et admirable ouvrage de Ste-Palaye sur la chevalerie et la chasse. T.II. Ste-Palaye entre dans les plus précieux détails sur la vie des chasseurs au moyen-âge. J'ai également décrit les distractions de la féodalité dans monPhilippe-Auguste.[186]Ce fut ensuite le roi Henri II. Le maréchal Anne de Montmorency accompagnait les enfants de France à Madrid.[187]Beaucoup de romans ont été écrits sur la comtesse de Châteaubriand. Lescouvel l'a racontée dans sonHistoire amoureuse de François Ier. Un anonyme a publié l'Histoire tragique de la comtesse de Châteaubriand. Amsterdam 1675, in-12. Comparez Bayle, Moreri,Dict. hist.qui se perdent en conjectures.[188]Recueil in-4odéjà cité.[189]Brantôme,Mme de Châteaubriand.[190]Poésie de Marot, lib.III.[191]Le cardinal du Bellay avait donné à Rabelais une prébende dans l'église collégiale de Saint-Mandé-les-Fossés.[192]Œuvres de Marot, lib.III.[193]Jean de Brosses appartenait à une famille bretonne, dont les biens avaient été confisqués sous Louis XI.
[1]Voir maCatherine de Médicis.[2]J'ai peint cette époque avec ses vives couleurs dans mon travail surPhilippe-Auguste.[3]Presque toutes les épopées en vers desXIIeetXIIIesiècles, furent traduites en prose de 1480 à 1520. Ces traductions ont été parmi les premiers livres imprimés in-folio. La Bibliothèque impériale en possède une belle collection.[4]Le manuscrit desTournois du roi Rénéest un précieux monument de l'art. Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Impériale en possède un magnifique exemplaire.[5]La description de la Fête-Dieu d'Aixdu roi Réné a été plusieurs fois imprimée; l'édition la plus exacte est celle d'Aix (1610).[6]Préfacedu déduit de la chasse au cerf.[7]Bouteillier,Somme rurale, un des livres de jurisprudence le plus remarquable du moyen-âge. Bouteillier était conseiller au Parlement de Paris au milieu duXVesiècle.[8]Charles VI envoya à Bajazet des vautours et des faucons; il les accompagna de gants bordés de perles destinas au sultan pour les porter en chasse. Les deux frères Ste-Palaye ont donné de bien curieux renseignements sur lâchasse au moyen-âge dans leurs admirablesMémoires sur la Chevalerie.[9]Sur cette guerre, on peut consulter les savantes recherches de Foncemagne, tomesXVIetXVIIde l'Académie des Inscriptions.[10]Philippe de Comines, livreVIII. Les Génois avaient dit dans une supplique: «Nous nous donnons à vous.» Louis XI impatienté répondit: «Et moi je vous donne au diable!»[11]Le beau travail de Ducange ne laisse rien à désirer sur la domination des Empereurs francs à Constantinople, Paris 1642.—Cette grande famille de Ducange a laissé des monuments impérissables sur lesquels vivent les érudits modernes qui refont les lexiques et les glossaires.[12]Ce diplôme est donné dans le travail de Foncemagne:Éclaircissements sur le voyage de Charles VIII en Italie, t.XVII, Académie des Inscriptions.[13]Les premières gravures de la Renaissance reproduisent l'entrée de Louis XII à Milan et à Gênes (Bibliothèque Impériale). On peut y voir quelles étaient les armures de la chevalerie, le casque et l'armet.[14]Guicchardini est fort intéressant sur les événements de l'Italie; mais il est passionné contre les Français. C'est un véritable Italien.Historia d'Italia, t. 1er. J'ai la curieuse éditionprincepsde Florence sans date. Guicchardini a beaucoup de Tacite.[15]Lahire (le valet de cœur) a été seul conservé jusqu'aujourd'hui. Il a été fait beaucoup de dissertations sur les cartes à jouer. (Voyez un travail spécial dans monAgnès Sorel.) Dunois était mort sous le règne de Louis XI en 1468.[16]La Trémouille avait épousé Gabrielle de Bourbon (Histoire monumentale de la maison La Trémouille par Fauché).[17]C'est en abusant de cette tradition que La Monnaie auXVIIIesiècle fit la fameuse chanson deMonsieur de la Palisse est mort.[18]BrantômeVie des Capitaines français.[19]La vie de Bayard a été écrite par un de ses écuyers qui s'intituleloyal serviteur.—Paris 1515, in-4o.[20]Brantôme (Vie des grands Capitaines).[21]L'église de Montmorency contient la tombe de quelques nobles Polonais morts en exil après la révolution de 1830. Le peuple de St-Casimir toujours pieux, était digne de s'abriter dans l'église des Montmorency.[22]La mère du connétable était Claire de Gonzague. Il était né en 1489. Sa vie a été écrite par son écuyer Gilbert de Marillac, baron de Puissac.[23]On ne peut bien connaître l'origine et le caractère du comte de Saint-Vallier que par les pièces du grand procès poursuivi contre le connétable et que le savant Du Puy a publiées en 1665.[24]Diane de Poitiers était née le 3 septembre 1499. C'est à tort que Bayle a placé sa naissance au 14 mars 1500.[25]La famille actuelle des Dreux-Brézé vient des Dreux, maîtres des requêtes.[26]L'archevêque Turpin, ou Tulpin, n'est pas un nom imaginaire, comme on l'a cru jusqu'ici; les savants bénédictins l'ont placé le 29edans la chronologie des archevêques de Rheims; ils le font mourir de 810 à 811. Le livre, qui lui est attribué, porte le titre de:Vita Caroli Magni et Rolandi: on l'a rejeté parmi les fables, je crois que c'est à tort; il y a des manuscrits duXIesiècle qui en constatent l'authenticité. Jamais livre ne fut plus populaire. Lacurne Ste-Palaye, le grand érudit, en comptait 13 exemplaires à la Bibliothèque du Roi seulement. Dante invoque souvent la chronique de Turpin; le roi Charles V fit faire deux bas-reliefs sur des coupes d'or qui représentent les exploits de Charlemagne, d'après la chronique de Turpin. Un savant de Florence, M. Ciampi, a publié une édition magnifique de la chronique de Turpin (1823) à la suite du roman de Philomenade gesta Caroli Magna.[27]Ariosto qui s'était nourri pour sonOrlando furiosode la lecture attentive des romans de chevalerie, donne à tous ses chevaux une intelligence féerique; l'hypogriphe de Roger est un emprunt à l'antiquité.[28]Je renvoie aux admirablesMémoiresde Ste-Palaye sur l'ancienne chevalerie. Pure et belle vie que celle des deux frères Ste-Palaye, tout entière consacrée à l'étude des monuments de notre ancienne France.[29]Rien de plus curieux que le travail du père Ménétriersur les armoiries; la science du blason est si attrayante: on y a commis tant d'erreurs aux temps modernes![30]Les romans deLancelot du Lac,d'Amadis de Gaules, les vrais miroirs des coutumes du temps, en contiennent mille exemples. La Colombière les a recueillis dans son beau livre:Théâtre d'honneur et de chevalerie.[31]Roman de Rou ou de Rollon, duc de Normandie.[32]Musée de Versailles (Galerie de portraits).[33]Rabelais qui a été presque l'objet d'un culte pour toute une école universitaire, était né en 1483 à Chinon en Tourraine. Le pape Clément VII fut plein de bonté et d'indulgence pour ce mauvais esprit: Les philosophes ont beaucoup exalté Rabelais parce qu'ils ont tué aussi la poésie de l'héroïsme.[34]Le 23 novembre 1407 (Juvénal des Ursins:Histoire de Charles VI. L'hôtel de la rue Barbette existe encore selon la tradition hasardée. La maison que l'on voit aujourd'hui ne date pas au delà duXVIIesiècle. Les chroniques de Monstrelet entrent dans de grands détails, t.I, p. 36.[35]La vie du comte d'Angoulême a été écrite par Papyrus, Masson et Jean Du Port. On trouve des détails exacts dans l'Art de vérifier les dates, par les bénédictins.[36]Le comte Dunois était fils de Louis XII et de Mariette d'Enghien.[37]Né le 14 novembre 1494.[38]LeJournalde Louise de Savoie embrasse l'histoire depuis 1501 jusqu'en 1522. Il a été publié en outre par Guichenon,Histoire généalogique de la maison de Savoie.[39]Brantôme dit de Louise de Savoie: «Elle était très-belle de visage et de taille, et à grand peine voyait-on à la cour de plus riche que celle-là.»[40]Les Gouffier étaient de la noblesse de Poitou.[41]C'était alors le temps des devises et des symboles comme on peut le voir dans les monuments contemporains. J'ai trouvé sur une médaille qui porte la Salamandre de François Iercette devise:Discutit hæc flammam Franciscus robore mentisOmnia pervicit, rerum immersabilis undis.[42]Il est triste de voir l'abandon des souvenirs de François Ierà Fontainebleau.[43]Madame Claude, fille de Louis XII, portait pour devise la lune éclatante et cette légende:candida candidis.[44]15 janvier 1515. On peut voir son admirable tombeau, sur lequel il est placé à côté de la reine Anne de Bretagne, dans l'église de St-Denis. Je m'y suis souvent arrêté, tandis que la foule allait visiter les tombeaux replâtrés. Quand abandonnera-t-on cette horrible manie de mettre du plâtre sur toutes les statues du moyen-âge?[45]Brantôme se plaint un peu de la faveur exclusive des amis de François Ier«Sire, si vous donnez pour tousA trois ou quatre,Il faut donc que pour tous,Vous les fassiez combattre.»[46]25 janvier 1515.[47]BelcariusComment. rerum Gallic., liv. année 1515.[48]L'aïeul des Sforza, chef de leur maison, était Giacomuzo Sforza, dont le père était simple cultivateur et qui fut soldat, chef de condottieri. Le surnom de Sforza venait deforce. Le premier duc de Milan qui reçut l'investiture des empereurs Germains fut son fils François-Alexandre Sforza (1415).[49]Sur les guerres d'Italie, il faut consulter Guichardini; quoique fort dessiné contre la France, il est exact et précieux.[50]Les Suisses s'étaient d'abord alliés à la France sous Louis XI par le traité de 1454 conclu avec le dauphin depuis roi; ils secondèrent Charles VIII et Louis XII au commencement de son règne; ils se séparèrent ensuite de la France sur des questions de positions et d'argent (Comparez SimlerRespublica Helveticaet Philippe de Comines fort détaillé sur les négociations avec les Suisses).[51]Venise avait traité séparément avec Louis XII et voulait renouveler ce traité avec François Ier. Guichardini, livreXII.[52]L'origine de la maison de Savoie est des plus anciennes; elle remonte à Humbert Ier, duc de Savoie en 1020; il était Saxon. Comparez le livre de Guichenon,Histoire généalogique de la maison de Savoieet l'ouvrage de M. Costa de Beauregard. Turin 1806, 3 vol. in-8o. Les ducs de Savoie, étaient classés parmi les feudataires de l'Empire. Ce fut Amédée IV, duc en 1234, qui plaça le siége de son gouvernement à Turin.[53]Le connétable était fils de Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier; né le 27 février 1489, il avait alors vingt-six ans.[54]Guichardini, livreXII; Paul Jove, livreXV.[55]Prosper Colonnia qui avait été d'abord au service de la France, était un élève de Gonzalve de Cordoue; les Colonnia étaient les grands ennemis des Orsini.[56]L'armée des confédérés italiens contre les Français se composait de Lombards, de Romains, de Florentins, de Parmesans et de Bolonais. Paul Jovi, livreXV.[57]C'étaient six mille aventuriers qui avaient servi le duc de Gueldre contre l'empereur d'Allemagne: leur drapeau était noir. (Belcarius livreXV, Guichardini livreXII.)[58]C'est ainsi qu'on les voit dans les bas-reliefs du tombeau de François Ierà Saint-Denis.[59]Paul Jovi,Histor. sui tempor.[60]Le duc de Savoie s'y comporta avec une grande vaillance ainsi que le duc de Lorraine et de Gueldre.[61]Paul Jove est le seul qui ne rende pas au connétable la justice qu'il mérite.Historia sui tempor.livreXV.[62]J'ai donné cette lettre en entier dans monFrançois Ieret la Renaissance.[63]Au château de Vinci, en 1452.[64]Il était fils naturel de Giacoppo de Vinci (de noble maison).[65]La statue équestre de Ludovico Sforzaet tanto grande la commencio, che condur non si pote mai.[66]Voyez le remarquable opuscule de l'abbé Aimé Guillon, sous ce titre:Le cénacle de Léonard de Vinci, essai historique et psychologique. Milan 1811, in-8o.[67]Léonard de Vinci était aussi poëte, et rien de joli comme ce sonnet mélancolique à la manière du Tasse:Chi non può quel che vuol, quel che può vogliaChe quel che non si può folle e volere.Adunque saggio e l'huomo da tenereChe da quel che non può suo volere toglia.[68]Telle est l'opinion de Mariette, de Vasari et de Monzi, éditeur duTraité della pitture, par Léonard de Vinci.[69]Venturi a publié en 1797 un excellent mémoire surLéonard de Vinci.[70]Le portrait est au Louvre.[71]On sait que Léonard de Vinci mourut dans les bras de François Ier, ainsi que le dit son épitaphe:Leonardus Vincii, quid plura?Divinum ingeniumDivina manusE mori in sinu regio meruêreVirtus et fortuna hoc monumentum contingereGravissimis impensis curaverunt.[72]Cette scène a été plusieurs fois reproduite par la peinture.[73]Ces vers d'un de ses sonnets expriment encore sa philosophie toujours de bon conseil.A dunque tu, lettor di queste noteS'a te vuoi esser buenoe, e agl'altri caro,Vogli semper poter quel che tu debbe.[74]Dans la croisade de 1190 (Voir monPhilippe-Auguste). Il avait épousé Marie, fille du roi d'Aragon.[75]Il a été aussi publié sous ce titre:Le Myroir de Phœbus avec l'art de faulconnerie et la cure des bestes et oyseaux à cela propice. Imprimé par Philippe Lenoir 1515-1520.[76]Les détails un peu romanesques de la vie de madame de Châteaubriand sont tirés d'un pamphlet hollandais sous ce titre:Histoire amoureuse de François Ier. Amsterdam, 1695.[77]Jacobo Trivulzio était né en 1447: il a été sévèrement jugé par les historiens français; il mourut en 1518. Son épitaphe est curieuse:Hic quiescit qui nunquam quierit.[78]Pour les détails, lisez mon livre surFrançois Ieret la Renaissance.[79]Guichardini, livreXII.—Belcarius livreXVet Paul Jovihist. sui temporis, livreXVIII. Paul Jovi a écrit une vie de Léon X.[80]Le cardinal de Sion, un des esprits remarquables du temps, était l'intermédiaire entre le Pape et les Suisses, auxquels Rome avait envoyé des étendards bénis.[81]Bartholomeo Alviani, vénitien, avait servi d'abord sous les ordres de Borgia; cette illustre et grande famille des Borgia, tant calomniée, voulait rendre l'Italie la reine du monde. Tous les mélodrames et les belles histoires qu'on a faits sur les Borgia ne sont que des légendes atroces inventées par leurs ennemis. Les Borgia étaient des patriotes italiens avec des âmes mâles et romaines qui voulaient délivrer leur patrie du joug des nations étrangères; en désespoir de cause, ils se jetèrent dans les mains de la France; ils sont l'origine des ducs de Valentinois.[82]Bibliothèque Impériale (collection des estampes).[83]Voyez mon travail surCatherine de Médicis.[84]Il existe une savante dissertation du professeur Bohm, sous ce titre: deHenrico Octavo angliæ rege, imperium romanum post obitum Maximiliam primi affectante. Leipsick 1765.[85]Cette entrevue ne fut pas un fait spontané; elle avait été résolue entre François Ieret Henri VIII.[86]Reymer Federa XIII pages 719 à 724.[87]Le cardinal de Wolsey était alors le conseiller intime de Henri VIII.[88]Consultez sur le camp du Drap-d'Or, Belcarius livreXVIno14. Sleidan comment. livreXIXet Paul JoveHistoria sui tempor., lib.XIX.[89]Fleurange fort connu sous le nom duJeune aventureux, a écritl'histoire des choses advenues en son tempsdepuis 1499 jusqu'en 1521.[90]Mémoires de Fleurange, 1520.[91]Du Bellay, livre Ier.[92]François Ierensuite voulut servir d'écuyer au roi d'Angleterre pour l'habiller et le vestir. Ce que Fleurange trouve très-indigne du Roi. François Ierrépondit: «Je n'ai pris conseil de personne, parce que personne ne m'aurait donné le conseil de la résolution que j'ai prise.»[93]Ce mot boxe est dans la chronique,the box onesignifie donner un coup de poing.[94]Roman de Perceforet, vol. Ierfo155.[95]Poésie d'Eustache Deschamps: Eustache Deschamps, charmant poëte vivait auXVesiècle.[96]Ce vieux mot signifiaitaussi.[97]Donnera.[98]Le Roi savait aussi que Charles-Quint et Henri VIII avaient eu des entrevues secrètes et qu'il était même question d'une alliance intime:Sleidan commentarlib.XIX, et Paul JoveHist. sui tempor., liv.IX.[99]Le caractère de Panurge dans l'île des Lanternes était une allusion critique à l'esprit aventureux et plein d'illusions de François Ier.[100]Pasquier a très-bien analysé le procès au Parlement contre le connétable.Recherches sur la France, livreVI, chapitre 4.[101]Le chancelier Duprat fut la main persévérante et inflexible qui fit prévaloir dans le Parlement le principe de la réversion à la couronne des apanages du connétable. L'arrêt est du 11 novembre 1522.[102]Le séquestre fut mis sur tous les biens de la maison de Bourbon. (Mémoires de Du Bellay, livreII).[103]Le connétable devait épouser Éléonore, sœur de Charles-Quint, veuve du roi du Portugal avec une dot de 400,000 écus d'or. Pour tous les détails, on peut consulterle procès en original du connétable. (Manuscrits de la bibliothèque impériale). Voyez surtout la déposition de l'évêque d'Autun, 9 novembre 1523.[104]Adrien de Croy, seigneur de Beaurein, fils du comte de Rœux.[105]Le comte de St-Vallier était chevalier de l'ordre, capitaine de cent hommes d'armes.[106]Déposition de Saint-Vallier (procès du connétable).[107]On peut voir toutes les ruses qu'employa le connétable pour cacher sa fuite dans la déposition de Grossone, 4 octobre 1523 (procès du connétable).[108]Le grave de Thou, au reste, le plus passionné, le plus inexact des historiens a rappelé toutes ces fables; Bayle les a acceptées (Diction. historique).[109]D'après les généalogistes, la mère du comte de Maulevrier était fille naturelle de Charles VII et d'Agnès Sorel; le comte de Maulevrier mourut le 23 juillet 1531.[110]Voir le procès du connétable (manuscrits de la Bibliothèque Impériale).[111]Ces lettres-patentes du 12 avril 1523, sont enregistrées au Parlement de Paris, le 7 septembre, et se trouvent auMémorial de la Chambre des Comptes, c. c.fo246.[112]Paul JoveHist. sui tempor.lib.X.[113]Guichardini,lib. XV, il est très-dessiné pour la ligue italienne.[114]Bonnivet devait remplacer Lautrec au gouvernement de la Guyenne.[115]Le Pape s'était déclaré le chef de la Ligue italienne. Guichardini, lib.XV, Belcarius, lib.XVII, no55.[116]L'historien de Thou entre dans beaucoup de détails sur la campagne du connétable en Provence. Comparez avec Belcarius, livreXVIII, et Papon,Histoire de Provence, livreVIII.[117]Pour s'opposer à la marche des Espagnols, François Ier, venait de signer un traité d'alliance avec Henri, roi de Navarre (27 septembre 1525).[118]Antoine de Ruffi conseiller de la Sénéchaussée était né à Marseille en 1607. Son fils Louis-Antoine continua son œuvre d'érudition.Histoire de la ville de Marseille, 1643.[119]Depuis la Canebière.[120]Notre famille sort de quelques-uns de ces capitaines de compagnies génoises.[121]Romæ sorordans les inscriptions lapidaires.[122]Guichardini, lib.XV, Mémoires du Bellay livreII.[123]François Iery avait ses galères commandées par un amiral du nom de Lafayette.[124]Je ne pourrai rien dire de plus que Ruffi sur ces souvenirs du siége de Marseille, livreVI.[125]Du Bellay, livreII.[126]Guillaume Lorris était mort en 1240.Le roman de la Roseexerça une immense influence sur toute la société duXIVeet duXVesiècle. Voyez sur ce sujet le beau travail de M. Méon, vieillard respectable qui passa sa vie à publier un texte pur et complet duRoman de la Rose. Je l'ai connu, étant élève de l'école des Chartes à la Bibliothèque Impériale; lui et l'abbé de Lépine appartenaient encore à la vieille érudition.[127]Je me suis souvent enivré de la poussière de ces vieilles éditions des romans de chevalerie. La Bibliothèque impériale en possède une magnifique collection rare et premières œuvres de l'Imprimerie. La traductionprincepsen prose d'Amadis de Gaule fut dédiée à François Ier.[128]Jean Marot était né à Caen en 1463; il avait commencé par publier sonVoyage à Gênes, ouVoyage à Venise.[129]Les œuvres de Jean Marot ont été recueillies pour la première fois, Paris, 1563.[130]BalladeVIII. C'est Langlet Dufresnoy, le dernier des éditeurs de Clément Marot qui a émis l'opinion des amours de Clément Marot avec Diane de Poitiers (1745). L'abbé Goujet a discuté cette opinion avec une judicieuse critique.[131]J'ai parlé des troubadours dans mon travail surPhilippe-Auguste.[132]Clément Marot avait suivi François Ierà l'entrevue duCamp du Drap-d'Oret au camp d'Attigné, 1520.[133]BalladeVIII. Voyez l'édition Elzevir qui est la plus exacte et la plus correcte; celle de Niort, in-16, 1595, est aussi très-recherchée.[134]C'est dans la pièce intituléel'Enfer, que Clément Marot se livre à ces déclamations:L'Enfer, c'est le Châtelet. Au point de vue de la versification et de l'idée, je n'ai jamais beaucoup admiré Clément Marot, je n'ai même jamais compris que Boileau ait appeléun élégant badinageces vers, la plupart fort ennuyeux, lourds et inintelligibles. Mais Clément Marot était mort hérétique, de là la renommée qu'on lui a fait.[135]J'ai choisi la version la plus commune; une autre peu différente a été donnée dans leRecueil des poésies de François Ierdont je parlerai plus tard.[136]Gaston avait été tué à la bataille de Ravennes.[137]Blessé dix-sept fois dans sa carrière de soldat (Voyez sa vie écrite par son écuyer).[138]Le poëme d'Orlando furiosofut commencé à imprimer en 1515, et achevé en 1516. L'édition de Ferrare est très-rare; celle des Aldes, 1545, est aussi fort recherchée.[139]Vie des grands capitaines.[140]Les régiments napolitains sous la Ligue occupèrent Paris. Voir mon travailsur la Ligue.[141]Le 24 avril 1524; il était né en 1476.[142]Vie de Bayard écrite par un loyal serviteur, Paris, 1527 in-4o.[143]Guichardini, Hist. Ital., livreXV, toujours très-ennemi de la puissance française en Italie.[144]Il ne fut pas même arrêté par la nouvelle de la mort de Madame (Claude de France), sa femme,Sanctissima fæmina, 25 juillet 1524, Belcarius, livreXVIII.[145]Guichardini, lib.XV.[146]Le duc de Savoie qui avait passé à l'alliance de Charles-Quint avait fourni des subsides au connétable de Bourbon pour la levée des reitres (Guichenon,Histoire de la maison de Savoie, 1524).[147]Brantôme a consacré un article àFronsberg(VoyezCapitaines étrangers).[148]Elle était d'or parce que, disait-il:A tout seigneur tout honneur.[149]Belcarius, livreXVIII, no17. L'armée de François Ieroccupait Varregio et Savonne.[150]Les Français comptaient 1,800 lances et 26,000 hommes d'infanterie (Paul Jove, livreX).[151]Sur la bataille de Pavie on peut comparer Guichardin, lib.XV. Les mémoires de du Bellay, livreIIet surtout Brantôme, articlesLa Palisse,Bonnivet. Brantôme avait connu plusieurs des capitaines qui assistèrent à la bataille de Pavie.[152]Guichardin, l'ennemi de la France, raconte la bataille de Pavie avec une joie mal dissimulée, lib.XV.[153]La Palisse fut tué d'un coup d'arquebuse; il avait assisté à dix-sept batailles. Un Guise fut également tué, il portait le titre de comte de Lambesc.[154]Ce fut deux coups d'arquebuse des Basques. Brantôme est plein d'un froid intérêt en racontant la mort de ces braves capitaines.[155]Le père Daniel est celui des historiens duXVIIesiècle qui a le mieux résumé la bataille de Pavie; on a trop dédaigné le père Daniel et on l'a jugé sur quelques lazzis de Voltaire; le père Daniel s'occupait surtout des opérations militaires. Dans l'ordre des jésuites, chacun avait sa spécialité. J'ai entendu dire par le plus éminent des écrivains militaires que le père Daniel était l'historien qui avait le mieux raconté les opérations de guerre dans l'histoire de France.[156]Brantôme, toujours un peu conteur, dit que l'amiral Bonnivet était l'amant heureux de la comtesse de Châteaubriand.[157]Les regimentos espagnols prétendaient s'être emparés de François Ier. On joua longtemps à Madrid un drame ou (saynete) dans lequel un Espagnol était représenté terrassant François Iersous ses genoux.[158]Brantôme dit qu'il alla faire sa prière dans l'église des Chartreux de Pavie et la première chose qui le frappa ce fut ce passage du psaume:Bonum mihi quia humiliaste me et discam justificationes tuas. La Chartreuse de Pavie est une des merveilles de la Renaissance; elle est en beau marbre de diverses couleurs et ressemble à un bijou d'ivoire incrusté d'ébène.[159]Il existe un édit (25 septembre 1523) qui ordonne de courir sur ces aventuriers pillards etmangeursde peuple (Recueil Fontanon 115, 166).[160]Lettres patentes de la Régente relatives aux poursuites à exercer contre les luthériens (10 juin 1525).[161]La régente insistait auprès du Châtelet pour qu'il suivît une procédure contre Marot.[162]Mémoires du Bellay, livreIII.[163]La conversation fut courte. «François Ier: Votre Majesté veut donc voir mourir son prisonnier?«Charles: Vous n'êtes point mon prisonnier, mais mon frère et mon ami.» Arnold Ferron,de rerum Gallicæ, lib.VIII.[164]Paul Jove, histor. lib.III.[165]Les contes de la reine de Navarre furent recueillis par Claude Gruget, un des valets de chambre de Marguerite et dédiés à Jeanne d'Albret. 1 vol. in-4o, 7 avril 1559.[166]Le mot derestitutionse trouve dans la note. En effet, Charles-Quint était fils de Philippe, archiduc d'Autriche, lui-même fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne.[167]Ces deux provinces étaient déjà dans l'apanage du duc de Bourbon. Il devait recevoir en plus la Provence et le Dauphiné.[168]Paul Jove, lib.III. Le Roi avait désigné le maréchal de Montmorency et Brion pour diriger le Dauphin par leurs conseils.[169]Ces poésies et ces lettres ont été imprimées et publiées in-4odans laCollection de l'Histoire de France; elles sont difficiles à lire et à comprendre dans leurs incorrections.[170]Le collecteur de ce recueil aurait dû accompagner ces lettres de quelques annotations; il s'en est presque toujours abstenu ce qui rend presque impossible la lecture des lettres de François Ier.[171]Les deux évêques plénipotentiaires furent faits depuis cardinaux. 1530.[172]Recueil de Traités,II, 112.[173]C'étaient les meilleurs hommes de guerre de François Ier, la fleur de la noblesse.[174]La réunion de ces comtés avait été faite à la France sous le règne de Louis XI.[175]L'engagement en avait été pris lors de la défection du connétable par Charles-Quint qui l'oubliait dans le traité de Madrid.[176]Le connétable de Bourbon avait alors quitté l'Espagne, il se trouvait dans le Milanais.[177]Pour rendre cette alliance encore plus intime, François Ier, veuf de la reine Claude, s'obligeait à épouser Éléonore de Portugal, veuve aussi et sœur de Charles-Quint, et le Dauphin, Marie, Infante du Portugal (Articles 15 à 19 du traité).[178]18 mars 1526. Comparez Sleidanus, Comment., lib.VIet Belcarius, livreXVIII.[179]Ant. de Vera. Hist. Carl. V.[180]Quoique le premier président de Selves eût été un des signataires du traité, le Procureur Général avait fait des réquisitoires contre le traité, 15 février 1526.[181]La duchesse d'Angoulême s'arrêta à Bayonne (10 mars 1526).[182]Les commissaires espagnols pour l'échange étaient de Lannoy, vice-roi de Naples et le capitaine d'Alarcon; le commissaire français qui accompagnait les princes était le maréchal de Lautrec. L'échange se fit au milieu de la rivière dans des barques. Belcarius, liv.XVIII.[183]1526. Elle était demoiselle d'honneur de la reine-mère.[184]Il a été fait bien des portraits de fantaisie de la duchesse d'Étampes. (Voyez la collection des gravures, bibliothèque impériale.)[185]Sur la chasse au faucon, lisez toujours le charmant et admirable ouvrage de Ste-Palaye sur la chevalerie et la chasse. T.II. Ste-Palaye entre dans les plus précieux détails sur la vie des chasseurs au moyen-âge. J'ai également décrit les distractions de la féodalité dans monPhilippe-Auguste.[186]Ce fut ensuite le roi Henri II. Le maréchal Anne de Montmorency accompagnait les enfants de France à Madrid.[187]Beaucoup de romans ont été écrits sur la comtesse de Châteaubriand. Lescouvel l'a racontée dans sonHistoire amoureuse de François Ier. Un anonyme a publié l'Histoire tragique de la comtesse de Châteaubriand. Amsterdam 1675, in-12. Comparez Bayle, Moreri,Dict. hist.qui se perdent en conjectures.[188]Recueil in-4odéjà cité.[189]Brantôme,Mme de Châteaubriand.[190]Poésie de Marot, lib.III.[191]Le cardinal du Bellay avait donné à Rabelais une prébende dans l'église collégiale de Saint-Mandé-les-Fossés.[192]Œuvres de Marot, lib.III.[193]Jean de Brosses appartenait à une famille bretonne, dont les biens avaient été confisqués sous Louis XI.
[1]Voir maCatherine de Médicis.
[2]J'ai peint cette époque avec ses vives couleurs dans mon travail surPhilippe-Auguste.
[3]Presque toutes les épopées en vers desXIIeetXIIIesiècles, furent traduites en prose de 1480 à 1520. Ces traductions ont été parmi les premiers livres imprimés in-folio. La Bibliothèque impériale en possède une belle collection.
[4]Le manuscrit desTournois du roi Rénéest un précieux monument de l'art. Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Impériale en possède un magnifique exemplaire.
[5]La description de la Fête-Dieu d'Aixdu roi Réné a été plusieurs fois imprimée; l'édition la plus exacte est celle d'Aix (1610).
[6]Préfacedu déduit de la chasse au cerf.
[7]Bouteillier,Somme rurale, un des livres de jurisprudence le plus remarquable du moyen-âge. Bouteillier était conseiller au Parlement de Paris au milieu duXVesiècle.
[8]Charles VI envoya à Bajazet des vautours et des faucons; il les accompagna de gants bordés de perles destinas au sultan pour les porter en chasse. Les deux frères Ste-Palaye ont donné de bien curieux renseignements sur lâchasse au moyen-âge dans leurs admirablesMémoires sur la Chevalerie.
[9]Sur cette guerre, on peut consulter les savantes recherches de Foncemagne, tomesXVIetXVIIde l'Académie des Inscriptions.
[10]Philippe de Comines, livreVIII. Les Génois avaient dit dans une supplique: «Nous nous donnons à vous.» Louis XI impatienté répondit: «Et moi je vous donne au diable!»
[11]Le beau travail de Ducange ne laisse rien à désirer sur la domination des Empereurs francs à Constantinople, Paris 1642.—Cette grande famille de Ducange a laissé des monuments impérissables sur lesquels vivent les érudits modernes qui refont les lexiques et les glossaires.
[12]Ce diplôme est donné dans le travail de Foncemagne:Éclaircissements sur le voyage de Charles VIII en Italie, t.XVII, Académie des Inscriptions.
[13]Les premières gravures de la Renaissance reproduisent l'entrée de Louis XII à Milan et à Gênes (Bibliothèque Impériale). On peut y voir quelles étaient les armures de la chevalerie, le casque et l'armet.
[14]Guicchardini est fort intéressant sur les événements de l'Italie; mais il est passionné contre les Français. C'est un véritable Italien.Historia d'Italia, t. 1er. J'ai la curieuse éditionprincepsde Florence sans date. Guicchardini a beaucoup de Tacite.
[15]Lahire (le valet de cœur) a été seul conservé jusqu'aujourd'hui. Il a été fait beaucoup de dissertations sur les cartes à jouer. (Voyez un travail spécial dans monAgnès Sorel.) Dunois était mort sous le règne de Louis XI en 1468.
[16]La Trémouille avait épousé Gabrielle de Bourbon (Histoire monumentale de la maison La Trémouille par Fauché).
[17]C'est en abusant de cette tradition que La Monnaie auXVIIIesiècle fit la fameuse chanson deMonsieur de la Palisse est mort.
[18]BrantômeVie des Capitaines français.
[19]La vie de Bayard a été écrite par un de ses écuyers qui s'intituleloyal serviteur.—Paris 1515, in-4o.
[20]Brantôme (Vie des grands Capitaines).
[21]L'église de Montmorency contient la tombe de quelques nobles Polonais morts en exil après la révolution de 1830. Le peuple de St-Casimir toujours pieux, était digne de s'abriter dans l'église des Montmorency.
[22]La mère du connétable était Claire de Gonzague. Il était né en 1489. Sa vie a été écrite par son écuyer Gilbert de Marillac, baron de Puissac.
[23]On ne peut bien connaître l'origine et le caractère du comte de Saint-Vallier que par les pièces du grand procès poursuivi contre le connétable et que le savant Du Puy a publiées en 1665.
[24]Diane de Poitiers était née le 3 septembre 1499. C'est à tort que Bayle a placé sa naissance au 14 mars 1500.
[25]La famille actuelle des Dreux-Brézé vient des Dreux, maîtres des requêtes.
[26]L'archevêque Turpin, ou Tulpin, n'est pas un nom imaginaire, comme on l'a cru jusqu'ici; les savants bénédictins l'ont placé le 29edans la chronologie des archevêques de Rheims; ils le font mourir de 810 à 811. Le livre, qui lui est attribué, porte le titre de:Vita Caroli Magni et Rolandi: on l'a rejeté parmi les fables, je crois que c'est à tort; il y a des manuscrits duXIesiècle qui en constatent l'authenticité. Jamais livre ne fut plus populaire. Lacurne Ste-Palaye, le grand érudit, en comptait 13 exemplaires à la Bibliothèque du Roi seulement. Dante invoque souvent la chronique de Turpin; le roi Charles V fit faire deux bas-reliefs sur des coupes d'or qui représentent les exploits de Charlemagne, d'après la chronique de Turpin. Un savant de Florence, M. Ciampi, a publié une édition magnifique de la chronique de Turpin (1823) à la suite du roman de Philomenade gesta Caroli Magna.
[27]Ariosto qui s'était nourri pour sonOrlando furiosode la lecture attentive des romans de chevalerie, donne à tous ses chevaux une intelligence féerique; l'hypogriphe de Roger est un emprunt à l'antiquité.
[28]Je renvoie aux admirablesMémoiresde Ste-Palaye sur l'ancienne chevalerie. Pure et belle vie que celle des deux frères Ste-Palaye, tout entière consacrée à l'étude des monuments de notre ancienne France.
[29]Rien de plus curieux que le travail du père Ménétriersur les armoiries; la science du blason est si attrayante: on y a commis tant d'erreurs aux temps modernes!
[30]Les romans deLancelot du Lac,d'Amadis de Gaules, les vrais miroirs des coutumes du temps, en contiennent mille exemples. La Colombière les a recueillis dans son beau livre:Théâtre d'honneur et de chevalerie.
[31]Roman de Rou ou de Rollon, duc de Normandie.
[32]Musée de Versailles (Galerie de portraits).
[33]Rabelais qui a été presque l'objet d'un culte pour toute une école universitaire, était né en 1483 à Chinon en Tourraine. Le pape Clément VII fut plein de bonté et d'indulgence pour ce mauvais esprit: Les philosophes ont beaucoup exalté Rabelais parce qu'ils ont tué aussi la poésie de l'héroïsme.
[34]Le 23 novembre 1407 (Juvénal des Ursins:Histoire de Charles VI. L'hôtel de la rue Barbette existe encore selon la tradition hasardée. La maison que l'on voit aujourd'hui ne date pas au delà duXVIIesiècle. Les chroniques de Monstrelet entrent dans de grands détails, t.I, p. 36.
[35]La vie du comte d'Angoulême a été écrite par Papyrus, Masson et Jean Du Port. On trouve des détails exacts dans l'Art de vérifier les dates, par les bénédictins.
[36]Le comte Dunois était fils de Louis XII et de Mariette d'Enghien.
[37]Né le 14 novembre 1494.
[38]LeJournalde Louise de Savoie embrasse l'histoire depuis 1501 jusqu'en 1522. Il a été publié en outre par Guichenon,Histoire généalogique de la maison de Savoie.
[39]Brantôme dit de Louise de Savoie: «Elle était très-belle de visage et de taille, et à grand peine voyait-on à la cour de plus riche que celle-là.»
[40]Les Gouffier étaient de la noblesse de Poitou.
[41]C'était alors le temps des devises et des symboles comme on peut le voir dans les monuments contemporains. J'ai trouvé sur une médaille qui porte la Salamandre de François Iercette devise:
Discutit hæc flammam Franciscus robore mentisOmnia pervicit, rerum immersabilis undis.
Discutit hæc flammam Franciscus robore mentisOmnia pervicit, rerum immersabilis undis.
Discutit hæc flammam Franciscus robore mentisOmnia pervicit, rerum immersabilis undis.
Discutit hæc flammam Franciscus robore mentis
Omnia pervicit, rerum immersabilis undis.
[42]Il est triste de voir l'abandon des souvenirs de François Ierà Fontainebleau.
[43]Madame Claude, fille de Louis XII, portait pour devise la lune éclatante et cette légende:candida candidis.
[44]15 janvier 1515. On peut voir son admirable tombeau, sur lequel il est placé à côté de la reine Anne de Bretagne, dans l'église de St-Denis. Je m'y suis souvent arrêté, tandis que la foule allait visiter les tombeaux replâtrés. Quand abandonnera-t-on cette horrible manie de mettre du plâtre sur toutes les statues du moyen-âge?
[45]Brantôme se plaint un peu de la faveur exclusive des amis de François Ier
«Sire, si vous donnez pour tousA trois ou quatre,Il faut donc que pour tous,Vous les fassiez combattre.»
«Sire, si vous donnez pour tousA trois ou quatre,Il faut donc que pour tous,Vous les fassiez combattre.»
«Sire, si vous donnez pour tousA trois ou quatre,Il faut donc que pour tous,Vous les fassiez combattre.»
«Sire, si vous donnez pour tous
A trois ou quatre,
Il faut donc que pour tous,
Vous les fassiez combattre.»
[46]25 janvier 1515.
[47]BelcariusComment. rerum Gallic., liv. année 1515.
[48]L'aïeul des Sforza, chef de leur maison, était Giacomuzo Sforza, dont le père était simple cultivateur et qui fut soldat, chef de condottieri. Le surnom de Sforza venait deforce. Le premier duc de Milan qui reçut l'investiture des empereurs Germains fut son fils François-Alexandre Sforza (1415).
[49]Sur les guerres d'Italie, il faut consulter Guichardini; quoique fort dessiné contre la France, il est exact et précieux.
[50]Les Suisses s'étaient d'abord alliés à la France sous Louis XI par le traité de 1454 conclu avec le dauphin depuis roi; ils secondèrent Charles VIII et Louis XII au commencement de son règne; ils se séparèrent ensuite de la France sur des questions de positions et d'argent (Comparez SimlerRespublica Helveticaet Philippe de Comines fort détaillé sur les négociations avec les Suisses).
[51]Venise avait traité séparément avec Louis XII et voulait renouveler ce traité avec François Ier. Guichardini, livreXII.
[52]L'origine de la maison de Savoie est des plus anciennes; elle remonte à Humbert Ier, duc de Savoie en 1020; il était Saxon. Comparez le livre de Guichenon,Histoire généalogique de la maison de Savoieet l'ouvrage de M. Costa de Beauregard. Turin 1806, 3 vol. in-8o. Les ducs de Savoie, étaient classés parmi les feudataires de l'Empire. Ce fut Amédée IV, duc en 1234, qui plaça le siége de son gouvernement à Turin.
[53]Le connétable était fils de Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier; né le 27 février 1489, il avait alors vingt-six ans.
[54]Guichardini, livreXII; Paul Jove, livreXV.
[55]Prosper Colonnia qui avait été d'abord au service de la France, était un élève de Gonzalve de Cordoue; les Colonnia étaient les grands ennemis des Orsini.
[56]L'armée des confédérés italiens contre les Français se composait de Lombards, de Romains, de Florentins, de Parmesans et de Bolonais. Paul Jovi, livreXV.
[57]C'étaient six mille aventuriers qui avaient servi le duc de Gueldre contre l'empereur d'Allemagne: leur drapeau était noir. (Belcarius livreXV, Guichardini livreXII.)
[58]C'est ainsi qu'on les voit dans les bas-reliefs du tombeau de François Ierà Saint-Denis.
[59]Paul Jovi,Histor. sui tempor.
[60]Le duc de Savoie s'y comporta avec une grande vaillance ainsi que le duc de Lorraine et de Gueldre.
[61]Paul Jove est le seul qui ne rende pas au connétable la justice qu'il mérite.Historia sui tempor.livreXV.
[62]J'ai donné cette lettre en entier dans monFrançois Ieret la Renaissance.
[63]Au château de Vinci, en 1452.
[64]Il était fils naturel de Giacoppo de Vinci (de noble maison).
[65]La statue équestre de Ludovico Sforzaet tanto grande la commencio, che condur non si pote mai.
[66]Voyez le remarquable opuscule de l'abbé Aimé Guillon, sous ce titre:Le cénacle de Léonard de Vinci, essai historique et psychologique. Milan 1811, in-8o.
[67]Léonard de Vinci était aussi poëte, et rien de joli comme ce sonnet mélancolique à la manière du Tasse:
Chi non può quel che vuol, quel che può vogliaChe quel che non si può folle e volere.Adunque saggio e l'huomo da tenereChe da quel che non può suo volere toglia.
Chi non può quel che vuol, quel che può vogliaChe quel che non si può folle e volere.Adunque saggio e l'huomo da tenereChe da quel che non può suo volere toglia.
Chi non può quel che vuol, quel che può vogliaChe quel che non si può folle e volere.Adunque saggio e l'huomo da tenereChe da quel che non può suo volere toglia.
Chi non può quel che vuol, quel che può voglia
Che quel che non si può folle e volere.
Adunque saggio e l'huomo da tenere
Che da quel che non può suo volere toglia.
[68]Telle est l'opinion de Mariette, de Vasari et de Monzi, éditeur duTraité della pitture, par Léonard de Vinci.
[69]Venturi a publié en 1797 un excellent mémoire surLéonard de Vinci.
[70]Le portrait est au Louvre.
[71]On sait que Léonard de Vinci mourut dans les bras de François Ier, ainsi que le dit son épitaphe:
Leonardus Vincii, quid plura?Divinum ingeniumDivina manusE mori in sinu regio meruêreVirtus et fortuna hoc monumentum contingereGravissimis impensis curaverunt.
Leonardus Vincii, quid plura?Divinum ingeniumDivina manusE mori in sinu regio meruêreVirtus et fortuna hoc monumentum contingereGravissimis impensis curaverunt.
Leonardus Vincii, quid plura?Divinum ingeniumDivina manusE mori in sinu regio meruêreVirtus et fortuna hoc monumentum contingereGravissimis impensis curaverunt.
Leonardus Vincii, quid plura?
Divinum ingenium
Divina manus
E mori in sinu regio meruêre
Virtus et fortuna hoc monumentum contingere
Gravissimis impensis curaverunt.
[72]Cette scène a été plusieurs fois reproduite par la peinture.
[73]Ces vers d'un de ses sonnets expriment encore sa philosophie toujours de bon conseil.
A dunque tu, lettor di queste noteS'a te vuoi esser buenoe, e agl'altri caro,Vogli semper poter quel che tu debbe.
A dunque tu, lettor di queste noteS'a te vuoi esser buenoe, e agl'altri caro,Vogli semper poter quel che tu debbe.
A dunque tu, lettor di queste noteS'a te vuoi esser buenoe, e agl'altri caro,Vogli semper poter quel che tu debbe.
A dunque tu, lettor di queste note
S'a te vuoi esser buenoe, e agl'altri caro,
Vogli semper poter quel che tu debbe.
[74]Dans la croisade de 1190 (Voir monPhilippe-Auguste). Il avait épousé Marie, fille du roi d'Aragon.
[75]Il a été aussi publié sous ce titre:Le Myroir de Phœbus avec l'art de faulconnerie et la cure des bestes et oyseaux à cela propice. Imprimé par Philippe Lenoir 1515-1520.
[76]Les détails un peu romanesques de la vie de madame de Châteaubriand sont tirés d'un pamphlet hollandais sous ce titre:Histoire amoureuse de François Ier. Amsterdam, 1695.
[77]Jacobo Trivulzio était né en 1447: il a été sévèrement jugé par les historiens français; il mourut en 1518. Son épitaphe est curieuse:
Hic quiescit qui nunquam quierit.
Hic quiescit qui nunquam quierit.
[78]Pour les détails, lisez mon livre surFrançois Ieret la Renaissance.
[79]Guichardini, livreXII.—Belcarius livreXVet Paul Jovihist. sui temporis, livreXVIII. Paul Jovi a écrit une vie de Léon X.
[80]Le cardinal de Sion, un des esprits remarquables du temps, était l'intermédiaire entre le Pape et les Suisses, auxquels Rome avait envoyé des étendards bénis.
[81]Bartholomeo Alviani, vénitien, avait servi d'abord sous les ordres de Borgia; cette illustre et grande famille des Borgia, tant calomniée, voulait rendre l'Italie la reine du monde. Tous les mélodrames et les belles histoires qu'on a faits sur les Borgia ne sont que des légendes atroces inventées par leurs ennemis. Les Borgia étaient des patriotes italiens avec des âmes mâles et romaines qui voulaient délivrer leur patrie du joug des nations étrangères; en désespoir de cause, ils se jetèrent dans les mains de la France; ils sont l'origine des ducs de Valentinois.
[82]Bibliothèque Impériale (collection des estampes).
[83]Voyez mon travail surCatherine de Médicis.
[84]Il existe une savante dissertation du professeur Bohm, sous ce titre: deHenrico Octavo angliæ rege, imperium romanum post obitum Maximiliam primi affectante. Leipsick 1765.
[85]Cette entrevue ne fut pas un fait spontané; elle avait été résolue entre François Ieret Henri VIII.
[86]Reymer Federa XIII pages 719 à 724.
[87]Le cardinal de Wolsey était alors le conseiller intime de Henri VIII.
[88]Consultez sur le camp du Drap-d'Or, Belcarius livreXVIno14. Sleidan comment. livreXIXet Paul JoveHistoria sui tempor., lib.XIX.
[89]Fleurange fort connu sous le nom duJeune aventureux, a écritl'histoire des choses advenues en son tempsdepuis 1499 jusqu'en 1521.
[90]Mémoires de Fleurange, 1520.
[91]Du Bellay, livre Ier.
[92]François Ierensuite voulut servir d'écuyer au roi d'Angleterre pour l'habiller et le vestir. Ce que Fleurange trouve très-indigne du Roi. François Ierrépondit: «Je n'ai pris conseil de personne, parce que personne ne m'aurait donné le conseil de la résolution que j'ai prise.»
[93]Ce mot boxe est dans la chronique,the box onesignifie donner un coup de poing.
[94]Roman de Perceforet, vol. Ierfo155.
[95]Poésie d'Eustache Deschamps: Eustache Deschamps, charmant poëte vivait auXVesiècle.
[96]Ce vieux mot signifiaitaussi.
[97]Donnera.
[98]Le Roi savait aussi que Charles-Quint et Henri VIII avaient eu des entrevues secrètes et qu'il était même question d'une alliance intime:Sleidan commentarlib.XIX, et Paul JoveHist. sui tempor., liv.IX.
[99]Le caractère de Panurge dans l'île des Lanternes était une allusion critique à l'esprit aventureux et plein d'illusions de François Ier.
[100]Pasquier a très-bien analysé le procès au Parlement contre le connétable.Recherches sur la France, livreVI, chapitre 4.
[101]Le chancelier Duprat fut la main persévérante et inflexible qui fit prévaloir dans le Parlement le principe de la réversion à la couronne des apanages du connétable. L'arrêt est du 11 novembre 1522.
[102]Le séquestre fut mis sur tous les biens de la maison de Bourbon. (Mémoires de Du Bellay, livreII).
[103]Le connétable devait épouser Éléonore, sœur de Charles-Quint, veuve du roi du Portugal avec une dot de 400,000 écus d'or. Pour tous les détails, on peut consulterle procès en original du connétable. (Manuscrits de la bibliothèque impériale). Voyez surtout la déposition de l'évêque d'Autun, 9 novembre 1523.
[104]Adrien de Croy, seigneur de Beaurein, fils du comte de Rœux.
[105]Le comte de St-Vallier était chevalier de l'ordre, capitaine de cent hommes d'armes.
[106]Déposition de Saint-Vallier (procès du connétable).
[107]On peut voir toutes les ruses qu'employa le connétable pour cacher sa fuite dans la déposition de Grossone, 4 octobre 1523 (procès du connétable).
[108]Le grave de Thou, au reste, le plus passionné, le plus inexact des historiens a rappelé toutes ces fables; Bayle les a acceptées (Diction. historique).
[109]D'après les généalogistes, la mère du comte de Maulevrier était fille naturelle de Charles VII et d'Agnès Sorel; le comte de Maulevrier mourut le 23 juillet 1531.
[110]Voir le procès du connétable (manuscrits de la Bibliothèque Impériale).
[111]Ces lettres-patentes du 12 avril 1523, sont enregistrées au Parlement de Paris, le 7 septembre, et se trouvent auMémorial de la Chambre des Comptes, c. c.fo246.
[112]Paul JoveHist. sui tempor.lib.X.
[113]Guichardini,lib. XV, il est très-dessiné pour la ligue italienne.
[114]Bonnivet devait remplacer Lautrec au gouvernement de la Guyenne.
[115]Le Pape s'était déclaré le chef de la Ligue italienne. Guichardini, lib.XV, Belcarius, lib.XVII, no55.
[116]L'historien de Thou entre dans beaucoup de détails sur la campagne du connétable en Provence. Comparez avec Belcarius, livreXVIII, et Papon,Histoire de Provence, livreVIII.
[117]Pour s'opposer à la marche des Espagnols, François Ier, venait de signer un traité d'alliance avec Henri, roi de Navarre (27 septembre 1525).
[118]Antoine de Ruffi conseiller de la Sénéchaussée était né à Marseille en 1607. Son fils Louis-Antoine continua son œuvre d'érudition.Histoire de la ville de Marseille, 1643.
[119]Depuis la Canebière.
[120]Notre famille sort de quelques-uns de ces capitaines de compagnies génoises.
[121]Romæ sorordans les inscriptions lapidaires.
[122]Guichardini, lib.XV, Mémoires du Bellay livreII.
[123]François Iery avait ses galères commandées par un amiral du nom de Lafayette.
[124]Je ne pourrai rien dire de plus que Ruffi sur ces souvenirs du siége de Marseille, livreVI.
[125]Du Bellay, livreII.
[126]Guillaume Lorris était mort en 1240.Le roman de la Roseexerça une immense influence sur toute la société duXIVeet duXVesiècle. Voyez sur ce sujet le beau travail de M. Méon, vieillard respectable qui passa sa vie à publier un texte pur et complet duRoman de la Rose. Je l'ai connu, étant élève de l'école des Chartes à la Bibliothèque Impériale; lui et l'abbé de Lépine appartenaient encore à la vieille érudition.
[127]Je me suis souvent enivré de la poussière de ces vieilles éditions des romans de chevalerie. La Bibliothèque impériale en possède une magnifique collection rare et premières œuvres de l'Imprimerie. La traductionprincepsen prose d'Amadis de Gaule fut dédiée à François Ier.
[128]Jean Marot était né à Caen en 1463; il avait commencé par publier sonVoyage à Gênes, ouVoyage à Venise.
[129]Les œuvres de Jean Marot ont été recueillies pour la première fois, Paris, 1563.
[130]BalladeVIII. C'est Langlet Dufresnoy, le dernier des éditeurs de Clément Marot qui a émis l'opinion des amours de Clément Marot avec Diane de Poitiers (1745). L'abbé Goujet a discuté cette opinion avec une judicieuse critique.
[131]J'ai parlé des troubadours dans mon travail surPhilippe-Auguste.
[132]Clément Marot avait suivi François Ierà l'entrevue duCamp du Drap-d'Oret au camp d'Attigné, 1520.
[133]BalladeVIII. Voyez l'édition Elzevir qui est la plus exacte et la plus correcte; celle de Niort, in-16, 1595, est aussi très-recherchée.
[134]C'est dans la pièce intituléel'Enfer, que Clément Marot se livre à ces déclamations:L'Enfer, c'est le Châtelet. Au point de vue de la versification et de l'idée, je n'ai jamais beaucoup admiré Clément Marot, je n'ai même jamais compris que Boileau ait appeléun élégant badinageces vers, la plupart fort ennuyeux, lourds et inintelligibles. Mais Clément Marot était mort hérétique, de là la renommée qu'on lui a fait.
[135]J'ai choisi la version la plus commune; une autre peu différente a été donnée dans leRecueil des poésies de François Ierdont je parlerai plus tard.
[136]Gaston avait été tué à la bataille de Ravennes.
[137]Blessé dix-sept fois dans sa carrière de soldat (Voyez sa vie écrite par son écuyer).
[138]Le poëme d'Orlando furiosofut commencé à imprimer en 1515, et achevé en 1516. L'édition de Ferrare est très-rare; celle des Aldes, 1545, est aussi fort recherchée.
[139]Vie des grands capitaines.
[140]Les régiments napolitains sous la Ligue occupèrent Paris. Voir mon travailsur la Ligue.
[141]Le 24 avril 1524; il était né en 1476.
[142]Vie de Bayard écrite par un loyal serviteur, Paris, 1527 in-4o.
[143]Guichardini, Hist. Ital., livreXV, toujours très-ennemi de la puissance française en Italie.
[144]Il ne fut pas même arrêté par la nouvelle de la mort de Madame (Claude de France), sa femme,Sanctissima fæmina, 25 juillet 1524, Belcarius, livreXVIII.
[145]Guichardini, lib.XV.
[146]Le duc de Savoie qui avait passé à l'alliance de Charles-Quint avait fourni des subsides au connétable de Bourbon pour la levée des reitres (Guichenon,Histoire de la maison de Savoie, 1524).
[147]Brantôme a consacré un article àFronsberg(VoyezCapitaines étrangers).
[148]Elle était d'or parce que, disait-il:A tout seigneur tout honneur.
[149]Belcarius, livreXVIII, no17. L'armée de François Ieroccupait Varregio et Savonne.
[150]Les Français comptaient 1,800 lances et 26,000 hommes d'infanterie (Paul Jove, livreX).
[151]Sur la bataille de Pavie on peut comparer Guichardin, lib.XV. Les mémoires de du Bellay, livreIIet surtout Brantôme, articlesLa Palisse,Bonnivet. Brantôme avait connu plusieurs des capitaines qui assistèrent à la bataille de Pavie.
[152]Guichardin, l'ennemi de la France, raconte la bataille de Pavie avec une joie mal dissimulée, lib.XV.
[153]La Palisse fut tué d'un coup d'arquebuse; il avait assisté à dix-sept batailles. Un Guise fut également tué, il portait le titre de comte de Lambesc.
[154]Ce fut deux coups d'arquebuse des Basques. Brantôme est plein d'un froid intérêt en racontant la mort de ces braves capitaines.
[155]Le père Daniel est celui des historiens duXVIIesiècle qui a le mieux résumé la bataille de Pavie; on a trop dédaigné le père Daniel et on l'a jugé sur quelques lazzis de Voltaire; le père Daniel s'occupait surtout des opérations militaires. Dans l'ordre des jésuites, chacun avait sa spécialité. J'ai entendu dire par le plus éminent des écrivains militaires que le père Daniel était l'historien qui avait le mieux raconté les opérations de guerre dans l'histoire de France.
[156]Brantôme, toujours un peu conteur, dit que l'amiral Bonnivet était l'amant heureux de la comtesse de Châteaubriand.
[157]Les regimentos espagnols prétendaient s'être emparés de François Ier. On joua longtemps à Madrid un drame ou (saynete) dans lequel un Espagnol était représenté terrassant François Iersous ses genoux.
[158]Brantôme dit qu'il alla faire sa prière dans l'église des Chartreux de Pavie et la première chose qui le frappa ce fut ce passage du psaume:Bonum mihi quia humiliaste me et discam justificationes tuas. La Chartreuse de Pavie est une des merveilles de la Renaissance; elle est en beau marbre de diverses couleurs et ressemble à un bijou d'ivoire incrusté d'ébène.
[159]Il existe un édit (25 septembre 1523) qui ordonne de courir sur ces aventuriers pillards etmangeursde peuple (Recueil Fontanon 115, 166).
[160]Lettres patentes de la Régente relatives aux poursuites à exercer contre les luthériens (10 juin 1525).
[161]La régente insistait auprès du Châtelet pour qu'il suivît une procédure contre Marot.
[162]Mémoires du Bellay, livreIII.
[163]La conversation fut courte. «François Ier: Votre Majesté veut donc voir mourir son prisonnier?
«Charles: Vous n'êtes point mon prisonnier, mais mon frère et mon ami.» Arnold Ferron,de rerum Gallicæ, lib.VIII.
[164]Paul Jove, histor. lib.III.
[165]Les contes de la reine de Navarre furent recueillis par Claude Gruget, un des valets de chambre de Marguerite et dédiés à Jeanne d'Albret. 1 vol. in-4o, 7 avril 1559.
[166]Le mot derestitutionse trouve dans la note. En effet, Charles-Quint était fils de Philippe, archiduc d'Autriche, lui-même fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne.
[167]Ces deux provinces étaient déjà dans l'apanage du duc de Bourbon. Il devait recevoir en plus la Provence et le Dauphiné.
[168]Paul Jove, lib.III. Le Roi avait désigné le maréchal de Montmorency et Brion pour diriger le Dauphin par leurs conseils.
[169]Ces poésies et ces lettres ont été imprimées et publiées in-4odans laCollection de l'Histoire de France; elles sont difficiles à lire et à comprendre dans leurs incorrections.
[170]Le collecteur de ce recueil aurait dû accompagner ces lettres de quelques annotations; il s'en est presque toujours abstenu ce qui rend presque impossible la lecture des lettres de François Ier.
[171]Les deux évêques plénipotentiaires furent faits depuis cardinaux. 1530.
[172]Recueil de Traités,II, 112.
[173]C'étaient les meilleurs hommes de guerre de François Ier, la fleur de la noblesse.
[174]La réunion de ces comtés avait été faite à la France sous le règne de Louis XI.
[175]L'engagement en avait été pris lors de la défection du connétable par Charles-Quint qui l'oubliait dans le traité de Madrid.
[176]Le connétable de Bourbon avait alors quitté l'Espagne, il se trouvait dans le Milanais.
[177]Pour rendre cette alliance encore plus intime, François Ier, veuf de la reine Claude, s'obligeait à épouser Éléonore de Portugal, veuve aussi et sœur de Charles-Quint, et le Dauphin, Marie, Infante du Portugal (Articles 15 à 19 du traité).
[178]18 mars 1526. Comparez Sleidanus, Comment., lib.VIet Belcarius, livreXVIII.
[179]Ant. de Vera. Hist. Carl. V.
[180]Quoique le premier président de Selves eût été un des signataires du traité, le Procureur Général avait fait des réquisitoires contre le traité, 15 février 1526.
[181]La duchesse d'Angoulême s'arrêta à Bayonne (10 mars 1526).
[182]Les commissaires espagnols pour l'échange étaient de Lannoy, vice-roi de Naples et le capitaine d'Alarcon; le commissaire français qui accompagnait les princes était le maréchal de Lautrec. L'échange se fit au milieu de la rivière dans des barques. Belcarius, liv.XVIII.
[183]1526. Elle était demoiselle d'honneur de la reine-mère.
[184]Il a été fait bien des portraits de fantaisie de la duchesse d'Étampes. (Voyez la collection des gravures, bibliothèque impériale.)
[185]Sur la chasse au faucon, lisez toujours le charmant et admirable ouvrage de Ste-Palaye sur la chevalerie et la chasse. T.II. Ste-Palaye entre dans les plus précieux détails sur la vie des chasseurs au moyen-âge. J'ai également décrit les distractions de la féodalité dans monPhilippe-Auguste.
[186]Ce fut ensuite le roi Henri II. Le maréchal Anne de Montmorency accompagnait les enfants de France à Madrid.
[187]Beaucoup de romans ont été écrits sur la comtesse de Châteaubriand. Lescouvel l'a racontée dans sonHistoire amoureuse de François Ier. Un anonyme a publié l'Histoire tragique de la comtesse de Châteaubriand. Amsterdam 1675, in-12. Comparez Bayle, Moreri,Dict. hist.qui se perdent en conjectures.
[188]Recueil in-4odéjà cité.
[189]Brantôme,Mme de Châteaubriand.
[190]Poésie de Marot, lib.III.
[191]Le cardinal du Bellay avait donné à Rabelais une prébende dans l'église collégiale de Saint-Mandé-les-Fossés.
[192]Œuvres de Marot, lib.III.
[193]Jean de Brosses appartenait à une famille bretonne, dont les biens avaient été confisqués sous Louis XI.