Rature, Effaçure, s. f.—Les raturesconsistent en quelques traits de plume qu'on passe sur ce qu'on écrit;—leseffaçuresse font à l'aide d'un grattoir;un écrit plein de ratures, chargé de ratures;l'effaçure n'empêche pas qu'on ne lise encore quelque chose de ce qui était écrit.—De même le verberaturera une toute autre signification que les verbesgratter, effacer, ôter:il est difficile d'avoir un style pur sans raturer(biffer, bâtonner)beaucoup.
Rauque, Enroué.—Rauquene se dit que de la voix et jamais des personnes;—enrouése dit également de la voix et des personnes, mais il n'exprime qu'un effet passager, inaccoutumé:une voix rauque;cet homme a une voix forte, mais le son en est rauque;un homme enroué(et nonrauque);avoir la voix enrouée, parler enroué.
2. Prononcezroque(obref).
Ravauderie, s. f., ne signifie pasvieillerie, gueuserie, bagatelle:on ne vend là que de la vieillerie; il ne se meuble que de vieilleries.—Ravauderieveut dire, bavardage, discours, plein de niaiseries, de bagatelles:il ne dit que des ravauderies; quelle ravauderie venez-vous nous conter.
Ravoir.—Ce verbe ne s'emploie qu'à l'infinitif; dans les autres temps, il faut se servir de l'un des mots:payer, se rétablir, avoir de nouveau, reposséder, regagner, retenir, récupérer, recouvrer, rattraper:—vous le payerez(et nonje vous raurai);cette personne commence à se rétablir(et nonà se ravoir);si je puis retenir mes papiers, je ne les lui donnerai plus;—je voudrais bien retenir l'argent que je lui ai prêté;—il voudrait bien retenir ce qu'il a dit;—je n'ai jamais pu récupérer mes déboursés dans cette affaire;—il a recouvré sa bourse;—il cherche à recouvrer son bien;—allez toujours devant, je vous aurai bientôt rattrapé;—il a si bien fait qu'il a rattrapé la montre qu'on lui avait volée; on ne m'y rattrapera plus;—bien fin qui m'y rattrapera.
Rawette, s. f., mot wallon qui se rend selon le sens par:et le reste, surcroît, cadeauou une autre expression équivalente:—son emploi lui vaut par an mille francs et le reste(la locutionhaïe au bouta vieilli);après ma journée j'ai dû faire une course d'une lieue par surcroît;je vais vous acheter cette pièce d'étoffe, mais vous me donnerez ce foulard en cadeau, vous me ferez cadeau de ce foulard, vous me donnerez quelque chose en sus du marché.—Voyezdringuelle.
Rayé.—En parlant d'étoffes, on dit un dessinrayéet non un dessinà lignes.
Re.—Particule qui entre dans la composition d'un grand nombre de mots, et qui sert à indiquer un senscontraire, comme dansrepousser, rejeter, renvoyer, etc.;—ou bien un sensitératif(de nouveau) comme dansredire, refaire;—ou un sensaugmentatifcomme dansrelâcher, rendre plus lâche.
Rébarbatif, ive, adj., rude, repoussant:cet homme a toujours une humeur rébarbative.—Rébarbaratifn'est pas français.
Rebelle, adj. et s.Rebeller(se): prononcezreet nonrénirè.—Prononcez et écrivez, au contraire,rébellionet nonrebellion.
Rebiffade, s. f., mauvais accueil, refus avec mépris et paroles.—Rebuffaden'est pas français.
Rebiffer, v. a. et n., regimber, ne pas vouloir, refuser;—se rebiffer, est très-usité parmi le peuple, mais il ne figure pas dans les dictionnaires. (Bescherelle).
Rebours, s. m., sens contraire.—A rebours, au rebours, loc. adv. et prép., en sens contraire: ilprend tout à rebours, au rebours de ce qu'on lui dit.—On ne prononce pas l's.—A la reboursn'est pas français.
Rébus, s. m., sorte de jeu d'esprit, allusion, équivoque: prononcezrébuce.
Rébutoire(vice).—Ce mot n'est pas français; ditesvice, cas rédhibitoire:la pousse, la morve et lacourbature sont des cas rédhibitoires pour la vente d'un cheval.—Prononcezrédibitoire.
Récépissé, s. m., (au plur.récépissés), écrit par lequel on reconnaît avoir reçu des papiers, des pièces, etc.: ne dites pasrécipissé.
Recette, s. f., se dit de la composition de certains remèdes ou médicaments ou bien d'un écrit enseignant la manière de faire cette composition; mais quand il s'agit de la prescription d'un médecin destinée au pharmacien, on se sert du mot ordonnance:portez cette ordonnance au pharmacien.
Rechanger(se), signifie,changer de linge:vous êtes mouillé, rechangez-vous.—Mais il n'est pas français dans le sens de se remplacer, se relever, faire quelque chose à tour de rôle, alternativement:cette besogne est très-fatiguante, mais nous pourrons la faire à tour de rôle.
Rèche, adj., ce mot est français: rude au toucher:—cette étoffe est rèche, il a la peau rèche;—aigre, rude au goût:pomme rèche, poire rèche.
2.Rétif, difficile à vivre:je lui trouve l'esprit un peu rèche.
Réchigner, est un verbeneutrequi signifie, témoigner par l'air de son visage la mauvaise humeur où l'on est, le chagrin, la répugnance qu'on éprouve:qu'avez-vous à réchigner? il réchigne toujours; il fait les choses de mauvaise grâce et en réchignant; c'est un homme qui réchigne à tout.—Mais il ne faut pas employer ce verbeactivementnipronominalement:il s'est fait réchigner, il s'est réchigné; dites,il s'est fait rabrouer, rembarrer; il réchigne.
Réciproquer, v. a., rendre la pareille, est familier et ne se dit que par plaisanterie. (Bescherelle).
Récit,réciter, récitation, etc.; écrivez et prononcezréet nonre.
Réclame, s. f., annonce pour recommander un ouvrage, tel ou tel genre d'industrie, de spéculation, etc.—N'employez pas ce mot dans le sens de réclamation:j'ai adressé une réclamation(et nonune réclame)au bourgmestre.
Récolte, s. f.—Prononcezrécolteet nonrecolte, récolle, r'colte;—prononcez de même les mots commençant parré, commeréduire, réforme, réformer, réformation, répéter, etc.
Récompenser, n'est pas synonyme dedédommager; dites donc,si la nature l'a fait laid, elle l'a dédommagé(et nonrécompensé)en lui donnant de l'esprit.
Reconnaissant, te, adj.—On ditreconnaissant enversquelqu'un,enversson bienfaiteur; mais on ne dit pas reconnaissantàquelqu'un; c'est donc une faute de dire:je vous suis très-reconnaissant de ce service: dites,je vous suis fort obligé, bien obligé de ce service.
Recouper, signifie, couper de nouveau:cet habit avait été mal coupé, il a fallu le recouper; au jeu de cartes, lorsqu'on n'a pas coupé net, il faut recouper.—Mais n'employez pas ce mot dans le sens derogner:il faut rogner ce bâton, il est trop long; rogner un manteau, les bords d'un chapeau; se rogner les ongles.
Recouvrer, Recouvrir.—Il ne faut pas confondre ces deux mots:recouvrersignifierentrer en possessionetrecouvrirveut direcouvrir une seconde fois: dites donc,j'ai recouvré la santé, les biens que j'avais perdus, eton a recouvert mon toit.
Recréer, Récréer.—Ne confondez pas ces deux mots:recréersignifiecréer de nouveau, donner une nouvelle existence, remettre sur pied;—récréerveut diredivertir, réjouir.—Prononcezrecré-er, et nonrecré-i-er.
Recrue, nouvelle levée de gens de guerre;—soldat nouvellement arrivé au service;—gens qui arrivent inopinément; ce mot est féminin:nos recrues se sont comportées dans cette affaire comme de vieux soldats.
Recto, s. m., la première page d'un feuillet, se trouvant à droite, lorsqu'on ouvre le livre; il se dit par opposition auversoqui est la seconde page;—vous trouverez ce passage folio 24, recto.
Recul, s. m., mouvement d'une chose qui recule: on prononce l'l.
Recureur, euse, s.—Ce mot n'est pas français; il faut direécureur, euse.—Cependant le verberécurerexiste, maisécurerest préférable et plus usité.
Reddition, s. f.—On ditla distribution des prixet nonla reddition des prix;—on dit bien cependantreddition de compte, maisrendage de compten'est pas français.
2. Ne dites pas:j'ai payé, j'ai reçu mes rendages; dites,... mes fermages, mes rentes.
Rédempteur,rédemption, rédemptoriste:—dans ces mots on fait sentir lep.
Rédhibition, s. f., action pour faire cesser une vente; prononcezrédibition.—Voyezrebutoire.
Rédicule, s. m., petit sac dans lequel les femmes portent leur mouchoir, leur bourse, etc.; écrivez et prononcezridicule.
Réel,réellement, réalité, réaliste, etc.—-Prononcezré-el, ré-ellement, etc., et nonré-i-el, ré-i-ellement.
Reformer, Réformer.—Reformer, c'est former de nouveau:reformer un régiment qu'on venait de licencier;—réformer, c'est opérer une réforme:réformer la société, une loi.
Refroidir, s'emploie neutralement pour,devenir froid:laissez refroidir le bouillon.—Ne dites pasréfroidirnirafroidir.
Refuser, v. a.—Lorsqu'il est suivi d'un autre verbe à l'infinitif, il régit la prépositionde:il refusa de manger, de se coucher.—On peut dire aussi:il refusa à manger, à coucher, mais dans le sens deil refusa de donner à manger, à coucher, et alorsmangeretcouchersont pris substantivement.—Se refuser, suivi d'un infinitif, demande la prépositionà:il se refusa à le suivre.
Refuge, Réfugier.—Écrivez et prononcezredansrefugeetrédansréfugier.
Regarder, v. a.—Ne dites pas:regarder hors de la fenêtre, mais,par la fenêtre.
2. Ne dites pas,regardez voir, mais simplement,regardez.
3. Ne dites pas:après quoi regardez-vous? je regarde après mon canif; dites,que cherchez-vous? je cherche mon canif.
4.Regarder large, dans le sens de,être étonné, être stupéfié, stupéfait, est un grossier wallonnisme.
Regimber, ruer, en parlant des animaux; au fig., refuser d'obéir:—ce verbe est neutre et ne s'emploie pas pronominalement:un inférieur qui regimbe(et nonqui se regimbe)contre son supérieur.
Registre, s. m.—Quelques-uns prononcent et écriventregître, dit l'Académie, qui dans tous les exemples qu'elle donne, écritregistre;—d'où il suit que cette dernière orthographe est préférable: prononcezr'gis'-treet nonregisse, registère(nirégître).
Règlement, s. m., règle, statuts: écrivez et prononcezrèglementet nonréglement.
Régler, v. a.—Régler un cahier, c'est tracer des lignes avec une règle;—ne dites pasligner.
Réglisse.—Ce mot est féminin:la réglisse est adoucissante.
2. On appelleracine de réglisseou simplementréglisse, la racine de cette plante, etjus de réglisse, le suc de la même plante préparé:mettre de la racine de réglisse ou de la réglisse dans une tisane; du jus de réglisse anisé; un bâton de jus de réglisse—Prononcezréglisseet nonrégli.
Régnicole, adj. et s. m., habitant naturel d'un pays, ou étranger naturalisé: prononcez legdur,regh'nicole.
Regret, s. m.—Être aux regrets queoude, n'est pas français;—il faut dire,avoir regret, avoir du regret, regretter:j'ai regret que vous ne puissiez m'accompagner; j'ai du regret de vous voir malade; je regrette qu'il soit parti seul.
2.A regret, est une locution adverbiale qui signifie avec répugnance:cet enfant obéit à regret.
Reguérir(se), n'est pas français; ditesguérirouse guérir:il est guéri, il se guérira bientôt.
ReguiserouRaiguiser, n'est pas français; dites simplementaiguiserouaiguiser de nouveau, selon le sens.
Reine, s. f., femme du roi: prononcezrèneet nonrain-ne.
2.Reine-Claude, s. f., espèce de prune très-estimée: prononcez comme c'est écrit,reine-Claudeet nonreine glaude.
3. L'Académie écritdes reines-Claude:—quelques grammairiens prétendent que ce mot doit rester invariable et ils écriventdes reine-Claude, en sous-entendantdes prunesde la reine Claude;—d'autres enfin, et nous nous rangeons à leur avis, soutiennent qu'il faut pluraliser les deux mots et écrire desreines-claudes;—il nous semble en effet que par suite d'un long et fréquent usage le mot Claude a perdu sa qualité de nom propre et est devenu bel et bien nom commun; voilà pourquoi nous voudrions également voir, écrire ce dernier mot avec uncminuscule.
Relâche, interruption, discontinuation; ce mot est masculin:sa maladie commence à lui donner du relâche.
Rélargir, v. a.Rendre plus largeetse rélargir, sont français:faire rélargir ses habits.
Relaver, v. a.—Dites unévieroupierre d'évier, pierre à laver, et nonpierre à relaver: voyezlavier.
Reléguer,relation, rejaillir, rehausser:—écrivez et prononcezreet nonré.
Rèler, dans le sens dese couvrir de givreou debruiner, n'est pas français;—rèlersignifie se fendre de haut en bas sous la forme d'une vis:le suif se rèle.
Relevailles, cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une femme y va la première fois après ses couches pour se faire bénir par le prêtre; ce mot est féminin et n'a pas de singulier:le jour de ses relevailles; c'est le curé qui a fait les relevailles de ma tante.
Relevée, s. f., le temps de l'après-dînée:à deux heures de relevée; l'audience de relevée; vacations de relevée.
2. Ce mot est un terme de procédure (Académie) qu'il faut bannir du langage ordinaire en le remplaçant par les expressionsaprès-dînéeouaprès-midi, soir.
Relieur, s. m.—Dites simplementun relieuret nonun relieur de livres.
Religion,religieux, etc.: prononcezreligi-on, religi-euxet nonreligeon, religeux.
Reliquat, s. m., ce qui reste:le reliquat d'un compte de tutelle;—prononcezrelika; prononcez de mêmereliquataire.
Reluquer, v. a., lorgner curieusement du coin de l'œil; au fig., avoir des vues sur une chose, la désirer;—reluqueur, euse, s., celui, celle qui reluque:—ces mots sont français, mais très-familiers.
Remaigrir, n'est pas français; ditesramaigrir, v. a. et n., rendre maigre de nouveau ou redevenir maigre.
Remarquer, v. a.—Ne dites pas:je vous remarquerai que vous êtes dans l'erreur; dites,je vous ferai remarquer, comme on ditje vous ferai observer: voyezce dernier mot.
Remerciement,remercîment, s. m., discours par lequel on remercie:—la seconde orthographe est la plus usitée.
Remercier, v. a.—On remerciedequelque chose et nonpourquelque chose:je vous remercie de vos bontéset nonpour vos bontés.
2.Remerciers'emploie pour,congédier, révoquer:remercier un employé;—maisse remercier, dans le sens de donner sa démission d'un emploi, d'une charge, etc., n'est pas français.
3. Prononcezremerci-eret nonremerci-ier.
Remolade,rémoulade, s. f., espèce de sauce piquante;—le second vieillit.
Remords, s. m.—On ne prononce ni ledni l's; cette dernière lettre se fait sentir, lorsqu'elle est suivie d'un mot commençant par une voyelle. Les poètes retranchent quelquefois l's, mais cette licence n'est point permise en prose.—Remordsne peut pas se dire pour exprimer le mauvais goût qui reste de quelque liqueur après qu'on l'a bue; il faut direarrière-goût, déboire:—ce vin laisse un arrière-goût; du vin qui a du déboire, quelque déboire.—Déboires'emploie aussi au figuré:les plaisirs ont leur déboire; il a éprouvé bien des déboires.
RémouleurouÉmouleur, s. m., celui dont le métier consiste à émoudre, à aiguiser les couteaux, les ciseaux, etc.; ce mot n'a pas de correspondant féminin;—écrivez et prononcezrémouleur, émouleuret nonremouleur, emouleur.—Rémouler, émoulerne sont pas français; c'estémoudreourémoudrequ'il faut dire.
Remuementouremûment, s. m., action de ce qui remue: prononcezremû-ment, remueret nonremu-wement, remu-wer.—Voyezue.
Remplir, v. a.—Ne dites pasremplir un but, maisatteindre un but: voyezce mot.
Rendre, v. a.—Ne dites pas,maison à rendre, c'est-à-dire,à prendre sur rente; ditesmaison à arrenter.
2. Ne dites pas non plus:on a bien rendu cette comédie; dites,on a bien joué, bien représenté cette comédie.
3. Ne dites pas:nous rende-rions, vous ren-de-riez, mais,nous ren-drions, vous ren-driez.
Renonce, s. f., terme dont on se sert, à certains jeux de cartes pour exprimer qu'on n'a point d'une certaine couleur;renon, n'est pas français;—il faut direrenonciationpour exprimer l'action de renoncer à quelque chose:je viens d'envoyer ma renonciation à mon propriétaire.
Renoncer, v. n. et a.—Ne dites pas d'un malade:il est renoncé des médecins; dites,il est abandonné des médecins, les médecins ne répondent plus de lui.
Rentraire, v. a., coudre, joindre bord à bord, etc.;—ne le confondez pas avecrentrerqui signifie entrer de nouveau. Voyezrassercir.
Renverser, v. a.—Ne dites pas:il a renversé son vin sur la table; dites,versé, si c'est à dessein etrépandu, si c'est par étourderie ou par maladresse;—renverserse dit du contenant:il a renversé le verre, la bouteille, l'encrier, la table, etc.
Renvoi, s. m., en terme de médecine se dit, surtout au pluriel, des gorgées de substances gazeuses ou liquides, qui remontent de l'estomac ou de l'œsophage dans la bouche, sans être accompagnées des efforts qui caractérisent les vomissements. (Acad.)—Aigreur, s. f., se dit des rapports que causent quelquefois les aliments mal digérés; et, dans ce sens, on l'emploie plus ordinairement au pluriel qu'au singulier:cela donne des aigreurs, cause des aigreurs. (Acad.)—Ainsi, quoi qu'en disent certains auteurs,renvoiest tout aussi françaisqu'aigreur, avec cette différence toutefois que le premier semble plutôt être un terme technique.
Repartie, s. f., réplique, réponse prompte; prononcezrepartiet nonrépartîniréparti-ïe.
Repartir, Ressortir.—Repartir(re), partir de nouveau ou répliquer, etressortir, sortir de nouveau, se conjuguent commepartiretsortir:—maisrépartir(ré), partager, distribuer, etressortir, être du ressort ou de la compétence de quelque juridiction, se conjuguent commefinir:—je repartis, je ressortis, nous répartissons, nous ressortissons, etc.—On ditressortir àet nonde:cette affaire ressortit au juge de paix; les tribunaux de première instance ressortissent aux cours d'appel.
Repasser, v. a.—On ditrepasser le lingeet nonpolir le linge; l'instrument qui sert à repasser le linge se nommefer à repasseret nonpolissoir:—ce dernier mot s'emploie pour signifier un instrument propre à polir, à l'usage des relieurs, des doreurs, des cordonniers, etc.
Repasseur, s. m., ouvrier qui repasse, aiguise les lames, couteaux, etc.—Ce mot figure dans le dictionnaire de Bescherelle et dans celui de Poitevin;—on dit très-bienrepasserdes couteaux, rasoirs, etc.; mais plusieurs grammairiens, à la suite de l'Académie, disent querepasseurn'est pas français.
Repasseuse, s. f., ouvrière qui repasse le linge; ce mot n'a pas de correspondant masculin.
Répété.—Il ne faut pas direrépétéau lieu deréputé:il est réputé fort riche, il est réputé pour un homme de bien.
Répliquer, Répondre.—Ces verbes ne peuvent pas avoir un nom de personne pour régime direct, et ce serait une faute très-grave de dire:nelerépondez pas,nelerépliquez pas;je nelesai pas répondu;il ne répondpersonne; dites,neluirépondez pas,neluirépliquez pas;je neleurai pas répondu;il ne répondapersonne.
Répondre la messe.—On ne dit pasrépondre à la messe, maisrépondre la messe, c'est-à-dire, prononcer à haute voix les paroles que doit dire celui qui sert la messe. (Acad.)
2. Prononcezrépondre, répliqueret nonrepondre, repliquer.
Repos, s. m.—Ne dites pas,il n'est jamais de repos; dites,il n'est jamais en repos.
Reprendre, v. a.—Ne dites pas,on l'a repris du collége; dites,on l'a retiré du collége.
Représaille, s. f., vengeance; ce mot s'emploie plutôt au pluriel qu'au singulier.—Prononcezreprézailles(llmouillées) et nonrepressaille.
Réprimable, adj., qui doit ou peut être réprimé:abus réprimable.
Réprimandable, adj. qui peut ou doit être réprimandé.—Ce mot, quoique figurant dans certains dictionnaires, nous paraît hasardé; nous préférons, selon le sens, les motsréprimable, blâmable, repréhensible, etc.
Répugner, demande la prépositionàdevant un infinitif:il répugne à faire cela. (Acad.)
Requiem, s. m., prière pour les morts:messe de requiem;—au plurielrequiem. Prononcezrecui-èmeet écrivezrequiem.
Réquisition, s. f.—Ne confondez pas ce mot avecconscription:—une réquisitionest une levée extraordinaire d'hommes destinés à l'armée;—la conscriptionest la levée annuelle qui se fait en Belgique, en France, etc.—Voyezconscription.
Réséda, s. m.—Écrivez et prononcezréséda;—et nonrésida;—résetten'est pas français.
Résilier, v. a.—Ne dites pas:il a résilié sa place; dites,il a renoncé à sa place, il a donné sa démission.
2.Résiliersignifie, casser, annuler, invalider et se dit d'un contrat, d'une vente, d'un bail, d'un marché, etc.:les juges ont résilié ce contrat.
Résoudre, v. a., a deux participes,résoluetrésous.—Celui-ci n'a pas de féminin et ne se dit que des choses qui se changent, qui se convertissent en d'autres:brouillard résous en pluie.—Mais on ne pourrait pas dire:j'ai résous de partir; je me suis résous à plaider; il faut dire,j'ai résolu de partir, je me suis résolu à plaider.
2.Résoudre, employé activement, prend la prépositiondedevant un infinitif:j'ai résolu de vendre ma maison; cependant, s'il est précédé de son régime direct, il prend la prépositionà:je me suis résolu à vendre ma maison.
Respect, s. m.—L'Académie cite les locutions suivantes:sauf le respect, sauf respect, sauf votre respect, sauf le respect que je vous dois, avec le respect que je vous dois.—Ce sont des termes d'adoucissement dont on se sert dans le style familier, quand on veut dire quelque chose qui pourrait choquer ceux devant qui l'on parle;—populairement on dit:sauf le respect que je dois à la compagnieetparlant par respect; mais il serait incorrect de dire,sous votre respectousur votre respect.
2. C'est mal connaître la valeur des mots que de terminer ainsi une lettre:j'ai l'honneur d'être avec respect; dites simplement,je suis avec respect.
3. Prononcezrespèk; quelques-uns pourtant prononcentrespè: voyezct.
Respectif, ive, adj.—Ne dites pas avec les billets de part:époux, père, frère respectif, etc.; retranchez le motrespectif, car il va de soi que le défunt n'a pas été de son vivant époux, père, frère des mêmes personnes.
Ressembler, v. neutre, ne peut pas avoir de régime direct; ne dites donc pas:la fille ressemble la mère, maisressemble à la mère.—Prononcezreçambler, reçamblanceet nonres'sembler, res'semblance;prononcez de même:ressort, ressortir, ressaisir, ressasser, ressentiment, ressentir, resserrer, ressource, ressouvenir, ressouvenance, ressuer, etc.
Ressortir, v. n.: voyezrepartir.
Ressusciter, v. a. et n., ramener ou revenir à la vie: prononcezréçucité.
Restaurant, s. m., se dit de l'établissement d'un restaurateur;restaurationn'est pas français dans ce sens;—lerestaurateurest le traiteur chez qui on peut prendre ses repas à toute heure; ainsi vous direz:je dîne au restaurantet nonchez le restaurant;—chez le restaurateuret nonau restaurateur.
Reste(au),du reste, loc. adv.—Au restes'emploie quand, après avoir exposé un fait ou traité une matière, on ajoute quelque chose qui a du rapport avec ce que l'on vient de dire:c'est là ce qu'il y a de plus sage; au reste, c'est aussi ce qu'il y a de plus juste.—On emploiedu reste, quand ce qui suit ne complète pas le sens de ce qui précède ou lorsque ce qui suit n'a pas une relation essentielle avec ce que l'on a déjà dit:il est capricieux; du reste, honnête homme. (Acad.)—Prononcezres'teet nonres'se.—Voyezfinales, 2.
Rester, v. n., suit la même règle pour l'emploi de l'auxiliaire que le verbedemeurer; c'est-à-dire, qu'il se conjugue avec avoir ou avecêtreselon que le sens permet de répondre à l'une ou l'autre de ces deux questions:qu'a-t-il fait?ou bien,où est-il?—On l'attendait à Liége, mais il est resté à Mons; quand j'ai voulu prendre cet outil, le manche m'est resté dans la main;il a resté deux jours à Tongres.—Voyezdemeurer.
2.Rester dîner, rester loger, etc.,quelque part, est un flandricisme; vous direz donc:le roi a logé au palaisou bienle roi a resté au palais et y a logé, et nonle roi est resté loger au palais;—j'ai dîné chez un tel, un tel m'a retenu à dîner, je suis resté à dîner chez un tel, et nonje suis resté dîner chez un tel.
Restituer, v. a., rendre ce qu'on a pris:restituer le bien d'autrui.
2. Ne dites donc pas,restituer un livre à sa place; dites,remettre un livre à sa place.
3. Prononcezrestitu-eret nonrestitu-wer.—Voyezue.
Résulter, v. n. s'ensuivre, ne s'emploie qu'à l'infinitif et à la 3epersonne des autres temps:il résulte de cette discussion; les maux qui résultèrent de la guerre.
2. Il se conjugue avecavoirou avecêtre:qu'a-t-il résulté de là? ouqu'en est-il résulté?
Résurrectionner, n'est pas français: ditesressusciter.
Rétamer, enduire la surface intérieure d'une couche d'étain fondu; ce mot n'est pas français; ditesétamer.
Rétention, s. f.: ditesune rétentiond'urine, et nonune détention...
Retirer, v. a.—Ne dites pas:cette entreprise était difficile, mais il s'en est bien retiré; dites,il s'en est bien tiré.
Retour, s. m.—Avoir de retour, donner de retour, dans le sens de rendre, remettre, faire remettre, renvoyer, n'est pas français;—dites donc,prêtez-moi ce livre, je vous le renverrai ce soir, etc., et non,vous l'aurez de retour...
2. Ne dites pas:il y a longtemps qu'il garde mon livre; tâchez de l'avoir de retour; dites,tâchez de le ravoir.
3. Ne dites pas:il a quitté le pays et demeure de tour chez ses parents; dites,est retourné chez ses parents.
4. Ne dites pas non plus:je lui ai envoyé un chien, et il m'enverra de retour, un dindon; dites,il m'enverra un dindon en échange.—De retour, dans le cas précédent, signifierait ce qu'on ajoute, ce qu'on jointà la chose qu'on troque contre une autre pour rendre le troc égal:voulez-vous troquer votre dictionnaire contre le mien? je vous donnerai cinq francs de retour.
Retourner, v. n.—Pour savoir si l'on doit direretournerous'en retourner, il suffit de voir si l'on diraitallerous'en aller:—il est temps que nous nous en retournions(et nonque nous retournions);il s'en retourna comme il était venu; elle s'en est retournée; retourne-t-en; retournez à l'ouvrage.
2. On ne dit pas se retournersurquelqu'un, maisversquelqu'un.—Comme on ne dit pas,avancez en avant, on ne doit pas dire,retournez en arrière; il en est de même du verbereculer.
Retrancher.—Retrancher de, c'est ôter quelque chose d'un tout:retrancher un couplet d'une chanson;—retrancher à, c'est priver quelqu'un de quelque chose:retrancher le vin à un malade; on lui a retranché sa pension.
Rets, s. m., filet pour prendre des poissons, des oiseaux; ce mot s'écrit au singulier comme au pluriel.—Prononcezrè.
Réunir, v. a., dans le sens de posséder en même temps, n'admet qu'un complément direct composé, et ne doit jamais être suivi deàni deavec:Turenne réunissait la prudence et la hardiesse.—Unirveut un régime direct et un régime indirect précédé deà:Turenne unissait la prudence à la hardiesse. Voyezunir.
Revanche, s. f.—Écrivez et prononcezrevancheet nonrevangenirevenge;—dites de mêmerevancheur, revancher, se revancheret nonrevengeur, revenger, revanger, se revengernise revanger:—courage, je vais te revancher; pourquoi ne te revanches-tu pas?
Revenir, v. n., retourner à l'endroit d'où on était sorti:je reviens au gîte; je reviens d'un long voyage.—Maison ne peut pas dire:je reviens de la messe, je reviens de Bruxelles; dites,je viens de la messe, je viens de Bruxelles.
2. Ne dites pas:revenir sur l'eau, sur la terrepour,revenir par eau, par terre.
3. Ne dites pas non plus:je ne puis revenir sur son nom; dites,je ne puis me rappeler son nom.
Rêver à, Rêver de, Rêver sur.—Rêver à, c'est penser à quelque chose étant éveillé:rêver à une affaire;—rêver de, c'est penser à quelque chose étant endormi:rêver de combats, de naufrages, de quelqu'un;—rêver quelqu'unn'est pas français;—on ditj'ai rêvé de vouset nonje vous ai rêvé; cependant on peut dire:vous avez rêvé cela, rêver combats, rêver naufrages.—Réver sur, c'est méditer profondément sur quelque chose:rêver longtemps sur une affaire.—On ne dit pasrêver après les honneurs, pour, désirer vivement, avec passion; on ditrêver les honneurs, la fortune.
Réverbère, s. m., lanterne; prononcezréverbère, et nonreverbère.
Revêtir, se conjugue commevêtir; il faut donc dire:les formes dont la pensée se revêtet non,se revêtit.
Reviser, v. a., examiner de nouveau.—On écritreviser, maisrévision, réviseuront un accent aigu.
Revoici, Revoilà, prép.—Ces mots sont français:le revoici, le revoilà.
Revoir, v. a.—A revoirest une locution dont on se sert pour dire qu'il faut faire un nouvel examen d'un compte, d'un écrit, etc.:à côté de chaque article douteux de ce compte, j'ai mis: à revoir; revoir un manuscrit, revoir des épreuves.—Au revoir(adieu), est une expression de civilité dont on se sert en prenant congé de quelqu'un et alors le motrevoirest pris substantivement:au revoir, jusqu'au revoir;il ne lui a pas seulement dit au revoir:—à revoirdans ce cas n'est pas français.
Rez, prép. qui signifie, tout contre, joignant; il ne se dit plus que dans ces locutions,rez pied, rez terre, à fleur de terre, au niveau du sol:couper des arbres rez terre.—Au rez:—cette expression n'est pas française, et se traduit parcontre, jusque contre, jusque, joignant, rasibus:le coup lui passa rasibus du nez.
Rh.—Ces deux lettres se prononcent comme s'il n'y avait qu'uner: lehqui suit l'rest purement étymologique.
Rhum, s. m., eau-de-vie de sucre; quelques-uns écriventrum, dit l'Académie, qui cependant dans tous les exemples qu'elle donne, écritrhum.—Prononcezrome.
Rhumatique, n'est français qu'en style de médecine et est synonyme derhumatismal:goute rhumatique;—dites donc,cette maison est insalubre, malsaine, humideet nonrhumatique.
Rhume, s. m.—Dites,j'ai un rhume, ouje suis enrhuméet nonj'ai le rhume;—dites de mêmej'ai un rhumeet nonj'ai un froid.
Ric-à-ric, signifie tout juste, rigoureusement:je le ferai payer ric-à-ric; on lui a payé ric-à-ric tout ce qu'on lui devait; compter ric-à-ric.
Richard, s. m., celui qui, dans une condition médiocre, a fait fortune; ce mot n'a pas de correspondant féminin.
Ride, pli qui se fait sur le front, sur le visage; ce mot est féminin:il a soixante ans et il n'a pas encore une seule ride.
Ridicule, adj., ne peut pas s'employer pour,entêté, d'un avis différent, difficile à contenter:—allons, ne soyez pas entêté(et nonridicule)et entendez raison. (Fland.)—Prononcez et écrivezridiculeet nonrédicule.—Voyezrédicule.
Rien, s. m.—Ne dites pas:cela n'est de rien, ne me fait de rien; dites,cela n'est rien, ne me fait rien. (Fland.)
2. Ne dites pas:je n'ai rien d'autre à lui dire; dites,je n'ai rien autre chose à lui dire. (Wall.)
3. Ne dites pas,il passe le jour à rien faire, mais,à ne rien faire.
4.Rien moins, précédé du verbeêtreet suivi d'un adjectif, a le sens de la négation:il n'est rien moins que sage(il n'est pas sage).—Suivi d'un substantif ou accompagné d'un verbe, il peut avoir le sens positif ou négatif, selon la circonstance:vous lui devez de la reconnaissance, car il n'est rien moins que votre bienfaiteur(il est votre bienfaiteur);il n'aspire à rien moins qu'à prendre votre place(il aspire à prendre votre place ou bien il n'aspire pas le moins du monde à prendre votre place). (Acad.)
5.Servir à rien, servir de rien: voyezservir.
6. La prononciation du motrienest soumise à quelques règles qui sont également applicables au motbien.—On doit faire sentir l'net faire la liaison dans ces mots, lorsqu'ils sont suivis immédiatement de l'adjectif ou de l'adverbe ou du verbe qu'ils modifient, si cet adjectif, cet adverbe ou ce verbe commencent par une voyelle en unehmuette:un homme bien honorable, bien aimable; rien à dire; rien à vous écrire.—Mais si les motsbienetriensont suivis de tout autre mot que de l'adjectif, de l'adverbe ou du verbe qu'ils modifient, la consonnen, quoique placée devant une voyelle, aura un son nasal et on ne fera pas la liaison, comme dans:il parlait bien et à propos; il ne voyait rien et n'entendait rien.
Rifflard, s. m., vieux parapluie qu'on ne peut pas porter comme une canne: ce mot est familier.
Rincée, s. f., volée de coups de bâton, correction manuelle:recevoir une fameuse rincée:—ce mot est populaire.
Riole, pourrigole, est un mot flamand (riool).
Ripopée, s. f., signifie, mélange que les cabaretiers font de différents restes de vin; il se dit également du mélange de différentes sauces:ce vin n'est que de la ripopée; quelle ripopée faites-vous là?—Mais il ne doit jamais s'employer comme synonyme deribambelle:il m'a dit une ribambelle d'injures; il amena une ribambelle d'enfants.
Rire, v. n.—Ne dites pas:nous avons ri avec cela, avec cet homme; dites,nous avons ri de cela, de cet homme.
2. On ne dit pas,rire à larmes, mais,rire aux larmes.
3. Ne dites pas,il en rit dessous son nez; dites,il en rit sous cape.
4. Écrivez et prononcez:je ris, tu ris, il rit, et nonje rie, tu rie, il rie. (Wall.)
Risibel, pourérésipèle, est un grossier flandricisme.
Risquant, Risqueux.—Ces mots ne figurent pas dans les dictionnaires et doivent se traduire parrisquable, dangereux, hasardeux:—une affaire, un projet risquable; cela est bien hasardeux, bien risquable; une entreprise hasardeuse.—Risquablesignifie aussi, qu'on peut risquer avec quelque chance de succès:cette entreprise n'est pas sûre, mais elle est risquable.
Robe, s. f.—On dit,une robe de dentelle, de velours, de taffetas, de satin, etc., et nonune robe en dentelle, en velours, etc.; dites de mêmeun chapeau garni de, une robe garnie de...
Rochet, s. m.: voyezsurplis.
Roide,roideur, roidir.—On prononce et on écrit généralement aujourd'huiraide, raideur, raidir.—Voyezraide.
Ronde, s. f., chanson qu'une personne chante seule, et dont le refrain est répété par tous en dansant en rond:danser une ronde; ronde villageoise. (Acad.)—Ondit aussibranle(s. f.) dans le même sens.—C'est lecramignon liégeois.
RosbifouRoastbeef, s. m., bœuf rôti; prononcezross'bif.
Rose, affection aiguë, inflammatoire, caractérisée par rougeur; ce mot estwallonet se rend en français parérésipèle, s. masculin:érésipèle dartreux.—Voyezce mot.
Rossignol, s. m., oiseau; prononcezros'signolet nonrozignol.
Rôti, Rôtir, etc.; prononcezroti, rotir(obref): voyezo.
Roué, ée, adj., dans le sens definaud, retors, n'est pas français.
Rougeaud, eaude, adj., qui a naturellement le visage rouge:un gros rougeaud, une grosse rougeaude;—ne dites pasrougeotnirouget.
Rouille, ée, adj.—Ditesun fusil rouillé, un pistolet rouilléet non,enrouillé;—mais on dit également bien:l'humidité enrouilleetrouille le fer;le fer s'enrouilleetse rouille.
Roulette, s. f., machine roulante où un enfant se tient debout sans pouvoir tomber, et qui l'aide à marcher.
Royal, ale, adj.—Prononcezroi-ialet nonro-ialniroi-al;—prononcez de mêmeroyaume, royauté, royalement.
Rude, adj.—Ne dites pas,ce maître est trop rude avec ses ouvriers; dites,à ses ouvriers ou envers ses ouvriers.
Rue, s. f.—Ne dites pas:votre fils est toujours sur la rue; je vous ai rencontré en rue; dites,votre fils est toujours dans la rue; je vous ai rencontré dans la rue.
2.Rue sans fin, rue sans bout: ces mots ne sont pas français; ditescul-de-sacet mieuximpasse.
3. Prononcezrùet nonru-we: voyezue.