Soleil, s. m.—Ne dites pas,il fait soleil, maisil fait du soleilcomme on ditil fait du vent.
2. Dites,se reposer au soleilet non,dans le soleil.—Prononcezsoleille(llmouill.) et nonsolèle.
Solennel, elle, adj.—On prononcesolanelet nonsolan-nelet on fait l'abref; il en est de même de ses dérivéssolennellement, solennisation, solenniser, solennité.—Plusieurs, dit l'Académie, écriventsolemnel, solemnellement, solemnité, etc., cette dernière orthographe n'est plus guère usitée de nos jours.
Solive, s. f., en wallon,terrâsse, pièce de charpente qui sert à former et à soutenir le plancher d'une chambre, d'une salle, etc., et qui porte sur les murs ou sur les poutres:solive de brin, solive de sciage.
Solliciter,sollicitation, solliciteur, sollicitude: dans tous ces mots, on prononce les deuxll.
2. Devant un infinitif, on ditsolliciter à, quand l'action exprimée par le second verbe n'a point pour but le sujet:je l'ai sollicité à faire cette démarche.—On ditsolliciter dequand l'action se termine au sujet:je l'ai sollicité de venir me voir: cette distinction nous paraît un peu subtile.—Devant les substantifs et les pronoms, on dit toujourssolliciter à:solliciter à la révolte; qui est-ce qui vous a sollicité à cela?
Solo, s. m.—L'Académie écritdes solosanss: mais puisqu'elle met unesau pluriel deduo(de beaux duos), il est évident qu'il faut écriredes solosavec unes.
Somme, Sommeil:—ils ne se disent que de l'homme;—on dit,faire un somme, mais on ne dit pas,faire un sommeil.
Sommité, s. f., sommet; on prononce les deuxmm.
Somnambule, adj.,somnambulisme, s. m.;—somnifère, adj.;—somnolence, subst.;—somnolent, ente, adj.:—dans tous ces mots, on prononce l'm.
Somptuaire, adj.;—somptueusement, adv.;—somptueux, euse, adj.;—somptuosité, subst.:—dans la prononciation de ces mots, on fait sentir lep.
Son, Sa, Ses, adj. poss.—Mon, ton, son, suivis d'un mot commençant par une voyelle ou unehmuette, ont un son nasal très-prononcé:mon ami, ton habit, son argent, prononcezmon-n'ami, ton-n'habit, son-n'argentet nonmo-n'ami, to-n'habit, so-n'argent.
2. Ne dites pas:mon frère parle si bien son français, son allemand; dites,parle si bien le français, l'allemand.
3. Ne dites pas:celui qui a recueilli ces omnibus, voudrait qu'on touchât son français; dites,... voudrait qu'on parlât bien le français.
4.Son, sa, ses, remplacés par le pronomen: voyezen.
Sonate, s. f., pièce de musique instrumentale; ne dites passonade.
Songer, v. n.—Ne dites pas:j'ai songé de lui mille choses désagréables; dites,j'ai pensé de lui mille choses désagréables.
2. Ne dites pas:j'ai songé de vos commissionsousongé de faire la commission; dites,j'ai songé à vos commissions, à faire votre commission:—songer quelque choseoude quelque chose, c'estrêver quelque choseoude quelque chose.
Sonnant, part. prés., du verbesonner.—Il est adjectif verbal, lorsqu'il se dit d'un objet qui rend un son clair et distinct:de l'étain sonnant, airain sonnant.—Il est aussi adjectif dans les locutionshorloge, montre sonnante, espèces sonnantes(monnaies d'or ou d'argent);à l'heure sonnante; arriver à sept heures sonnantes; à midi sonnant, etc.:—et dans cette phrase du langage théologique,propositions mal sonnantes, qu'on écrit aussi,propositions malsonnantes, en un seul mot.
Sonner, v. n. et v. a.—Quand il a pour sujet un mot qui désigne l'heure, il prend l'auxiliaireêtre: on ditminuit est sonné, midi est sonné, huit heures sont sonnées, et nonminuit a sonné, midi a sonné, huit heures ont sonné.—On dit aussi,la messe est sonnée, les vêpres sont sonnées.
2. Ne dites pas,on sonne à messe, à vêpres; dites,on sonne la messe, les vêpres.
3. Ne dites pas,sonner à mort, maissonner pour un mort;—nisonner une transe, une agonie, maissonner le glas, un glas.—Voyeztranse.
4. On ditsonner du cor, de la trompetteetjouer du cor, de la trompette.—Voyezjouer.
Sont.—Ne dites pas,cinq et cinq sont dix; dites,... font dix.
Sor, Soret, adj. m.: voyezsaure.
SôrotouSaurot: cette orthographe est vicieuse; dites,sarrotet mieuxsarreau.
Sorte, s. f.—Il est tout aussi incorrect de dire:j'ai fait toute sorteque de direj'ai fait toute espèce; le sens n'est complet qu'en ajoutant un des substantifs,chose, marchandise, étoffe, etc.; il faut donc dire:j'ai fait toutes sortes de choses.
2. Ne dites pas:il a fait si bien en sorte qu'il a réussi; dites,il a si bien fait qu'il a réussi.
3.Toute sorteettoute espèce, se mettent indifféremment au singulier et au pluriel, excepté lorsque le substantif qui suit ne s'emploie pas au singulier:nourrir toutes sortes de bêtes; souhaiter toutes sortes de prospérités, toute sorte de bonheur à quelqu'un; toute sorte de livres ne sont pas également bons; lire toute sorte d'écriture; il ne faut pas se fier à toutes sortes de gens, à toutes sortes de personnes; des marchandises de toute espèce.—L'accord du verbe ou de l'adjectif se fait, non pas avecsorte, espèce, mais avec le substantif qui suit:toute sorte de personnes sont(et non pasest)venues;une sorte de fruit qui est mûr(et nonmûre)en hiver.
Sortir, v. n., demandeavoirouêtre, selon que le sens permet de répondre à l'une ou à l'autre de ces questions:qu'a-t-il fait, ou bien,où est-il, qu'est-il devenu?—il a sorti(qu'a-t-il fait?)mais il vient derentrer;il est sorti(où est-il? qu'est-il devenu?)mais il va rentrer.
2. Ne dites pas,il est sorti hors de la chambre, hors de la ville; dites,il est sorti de la chambre, de la ville.
3. Ne dites pas,sortez dehorsouhors d'ici; dites simplementsortez d'ici.
4. On dit très-bien,sortir d'entendre la messe, sortir de dîner, etc., dans le sens de sortir du lieu où l'on a entendu la messe, où l'on a fait le dîner. (Acad.) Mais on ne peut pas dire:je sors de faire telle chose, je sors d'être malade; il faut dire,je viens de faire telle chose, je viens d'être malade.
5. Ne prononcez pas,je sors z'avec vous; prononcez,je sor avec vous.
6. Ne dites pas,sortez votre casquette et dites bonsoir; dites,ôtez votre casquette...
7. Ne dites pas,connaissez-vous le nouveau règlement qui vient de sortir?dites,qui vient de paraître.
8.Sortirs'emploie aussi comme verbe actif dans quelques phrases du style familier où il signifie,faire sortir, tirer:—il est temps de sortir les orangers de la serre; sortez ce cheval de l'écurie; sortez la voiture de la remise; on l'a sorti d'une affaire fâcheuse. (Acad.)
9.Sortir, v. a. et déf., usité en terme de jurisprudence; il signifie,obtenir, avoir:—cette sentence sortira son plein et entier effet dans quinze jours.—Dans ce sens,sortirse conjugue commefinir, mais il n'est usité qu'à la 3epersonne:il sortit, ils sortissent; il sortissait, ils sortissaient; subj. prés.,qu'il sortisse, qu'ils sortissent; part. prés.,sortissant.
Sot, Sotte, adj.—On ne prononce letdesotque lorsqu'il est suivi d'un mot commençant par une voyelle ou unehmuette:un sot enfant(so-t'enfant),un sot(so)personnage;c'est un sot(so).
2. Dites d'un homme qui est tombé en démence,qu'il est devenu fouet non,qu'il est devenu sot.
Sottise, s. f., signifie aussiinjure:il m'a dit desoucent sottises(injures). Cette expression pourtant paraît être de mauvais ton.
Soucier(se), signifie s'inquiéter, s'intéresser, faire cas, etc.:de quoi vous souciez-vous?—Ainsi lorsqu'on veut exprimer une idée d'indifférence, d'insouciance, de mépris, il faut accompagner le verbese soucierde la négation:je ne me soucie pas(et nonje me soucie)de cet homme-là;je ne me soucie pas(et nonje me soucie)qu'il vienne;je ne me soucie pas(et nonje me soucie)de ce que l'on dit de moi;faites tout ce qu'il vous plaira, je ne m'en soucie guère(et nonje m'en soucie).—On peut cependant dire ironiquement:je me soucie bien de cet homme-là; qu'ai-je besoin de lui?
Soucoupe, s. f., espèce de petite assiette de porcelaine, de faïence, etc., qui se place sous une tasse ou sous un gobelet de même matière, propre à prendre du café, du chocolat, etc.:verser son café dans la soucoupe; la tasse et la soucoupe sont d'ancienne porcelaine.—Soutassen'est pas français.
Souffler, Siffler.—Il existe entre ces deux verbes la même différence qu'entre les substantifssouffleetsifflet:le vent lui soufflait au nez;ce soufflet est troué, il ne souffle plus;siffler pour faire boire un cheval; le vent siffle dans la serrure; il entendait les balles qui lui sifflaient à l'oreille; cet acteur à été sifflé.
Souguenille, s. f., long surtout de grosse toile: écrivez et prononcezsouquenille.
Souhaiter, v. a.—Devant un infinitif, il est suivi ou non de la prépositionde:souhaiter d'avoir un emploi;je souhaiterais pouvoir vous obliger.
Soûl, adj., au fém.soûle.—On écrit plus rarementsaoul, saoule; on prononcesoû, soûle, en ne faisant sentir l'lqu'au féminin.
2. Dans le sens deivre, il est bas et de mauvais goût. Voyezsaoul.
Soûlée, employé substantivement dans le sensd'ivrogne, n'est pas français;mon voisin est un ivrogneet nonune soûlée.—On dit cependant, mais populairement,soûlard, arde, etsoûlaud, aude. Voyezsaoul.
Soûler, rassasier avec excès, enivrer; on écrit plus rarementsaouler.—Ce terme est bas.
Soulier, s. m., chaussure; l'lne se mouille pas:sou-liéet nonsouil-liénisouyié.
Soupe, s. f.—Ne dites pas:je vous invite à la soupe, à manger la soupe; ditesje vous invite à dîner. (Popul.)
Souper, s. m.: on écrit aussisoupé.
2.Après-soupé, s. féminin; on dit mieuxaprès-soupée.
Soupied, s. m.—On écrit plus ordinairementsous-pied: au pluriel,des soupiedsetdes sous-pieds. (Acad.)
Soupoudrer, v. a.—Écrivez et prononcezsaupoudrer, poudrer de sel, de poivre, de farine, de sucre, etc.
Sourcil, s. m., ligne de poils au-dessus de l'œil; prononcezsourci.
Sourciller, v. n.,Sourcilleux, adj.: mouillez lesll.
Sourd-muet, sourd et muet.—Lesourd et mueta deux infirmités distinctes et indépendantes l'une de l'autre;—lesourd-muetn'est muet que parce qu'il n'entend pas, et il recouvrerait la parole, si l'on pouvait lui rendre l'ouïe.—Cette distinction est fondée; mais, dans la pratique, on n'en tient presque pas compte, attendu que le résultat est le même.—Prononcezmu-etet nonmu-wet.
Sourdité, n'est pas français; ditessurdité.
Sousvotre respect, locution vicieuse: ditessauf votre respect.—Voyezrespect.
Souscription, Suscription.—Lasouscription, c'est la signature que l'on met au-dessous d'un acte pour l'approuver; c'est un engagement de fournir une certaine somme pour une entreprise; c'est aussi une reconnaissance donnée à un souscripteur.—Lasuscriptionn'est autre chose que l'adresse qui est écrite au dos d'une lettre.
Sous-curé, s. m:—C'est l'onder-pastoordes flamands; mais en français on doit direvicaire:j'ai rencontré le curé et le vicaire de la paroisse.
Sous-diviser, sous-division: on dit plus ordinairementsubdiviser, subdivision.
Sous-louer, v. a., donner ou prendre à loyer une partie d'une maison, d'une terre, etc., déjà louée par un locataire principal:j'ai sous-loué ma maison.—Ne dites passur-louer.
Sous-main.—Ne dites pas,on a intrigué en sous main, nien dessous main; dites,on a intrigué sous main.
Sous-pied: voyezsoupied.
Soutasse, n'est pas français; ditessoucoupe.
Soutenement, s. m., t. de maçonnerie, appui, soutien.—Quelques-uns, dit l'Académie, écriventsoutènement; nous pensons que cette dernière orthographe est préférable, puisque l'Académie écritentretènementavec unè, etténementavec uné. V.ège.
Souvenir, v. et s. m.: prononcezsouveniret nonsoufenirnisoumenir.
Souvent, adv.—Ne dites pas:je l'ai fait, je l'ai dit plus souvent, pour dire simplement que vous l'avez faitsouvent, assez souvent: dans ce cas il n'y a pas de comparaison; dites doncje l'ai fait, je l'ai dit assez souvent. (Fland.)
Soye.—Ne dites pas,il faut que cela soye; dites,il faut que cela soit.
Spécimen, s. m., modèle, échantillon: prononcezspécimèneau singulier et au pluriel.
Spégulaire, pour signifier la résine dont les musiciens se servent pour frotter l'archet; ce mot n'est pas français; il faut direcolophane, et ce mot est féminin:de la colophane.
Sphynx, s. m., monstre fabuleux, insecte: prononcezsfainkce.
Spiral, adj. ou s.—On ditle ressort spiralou simplement,le spiral d'une montre; mais on ne peut pas direl'aspiralnila spirale d'une montre.
Spiritueux, adj.—Ne dites pas,une liqueur spirituelle; maisune liqueur spiritueuse.
Spleen, s. m.; dégoût de la vie:avoir le spleen; être dévoré du spleen; il n'a pas de pluriel;—prononcezsplineet nonsplénenisplène.
Squelette: s.—Ce mot est masculin:un squelette d'homme;—écrivez et prononcezsqueletteet nonsquèlette, squéletteniesquelette.
Ss.—Les deuxssse font entendre dansassentiment, dissension, disséminer, essence, essentiel, transsuder, transsudation.—Il en est de même descdansadolescence, ascension, condescendre, effervescence, efflorescence, résipiscence.
St, St, terme invariable, signe qu'on emploie dans l'écriture, pour exprimer un son que forme quelquefois la voix, lorsqu'on appelle quelqu'un:st, st, venez ici tout de suite.—Il se prononcesit, sit, et on ne fait sentir l'ique très-faiblement (Acad.)
2.St(terminaisons en): voyezt.
Stagnant, ante, qui ne coule point: eau stagnante.—Stagnation, s. f., état de ce qui ne coule point et au figuré,stagnation des affaires, affaires de commerce qui languissent, qui sont suspendues.—Dans ces deux mots,gnse prononce dur.
Staminet, s. m., cabaret; écrivez et prononcezestaminet:les estaminets de Bruxelles sont élégants.
Stathouder, s. m., chef de l'ancienne république de Hollande; prononcezstade-houdèreoustade-oudère.
Statue, s. f.: écrivez et prononcezstatuet nonestatue. Voyezée,ie,oue,ue.
Steam-boat, s. m., bateau à vapeur: prononcezstime-bote.
Steamer, s. m., bateau à vapeur: prononcezstimèreoustémère.
Steeple-chase, s. f., mot anglais, course à cheval faite à travers des obstacles: prononcezstipel-tchèsse.
Stentor, s. m., nom d'un guerrier grec au siége de Troie, et dont la voix, dit-on, faisait seule plus d'effet que celle de cinquante hommes:il a une voix de stentor; ne dites pasune voix de centaure. L'Académie écritstentoravec une petites.
Sterling, s. m., monnaie d'Angleterre; il ne se dit point seul et il est invariable:cinquante livres sterling;—lalivre sterlingvaut vingt-cinq francs;—prononcezsterlain.
Stigmate, s. masculin, marque que laisse une plaie, cicatrice:il porte les stigmates de la petite vérole.—Stigmatiser, v. a., marquer avec un fer rouge, etc.: legse prononce dur dans ces mots.—On écrit aussi, mais rarement,stygmate, stygmatiser.
Stockfisch, s. masculin, sorte de morue salée et séchée à l'air; on prononce et l'on écrit aussistokfiche.
Store, s. m., sorte de rideau qui se lève et se baisse; ce mot est masculin:des stores élégants.
Stras, s. m., composition qui imite le diamant; prononcezstrâce: on n'écrit passtrasse.
Strict, icte, adj., étroit, resserré, sévère: on prononce lecet letfinal:strik'te. Voyezfinales,qett.
Subitement, adv.—Dites,cet homme est mort subitementet non,est mort subite.
Subjonctif, s. m., mode verbal.—C'est une faute d'employer leprésentpour l'imparfaitdu subjonctif:il faudrait que je retourne à pied; dites,il faudrait que je retournasse à pied.—Sans doute, beaucoup depersonnes se servent de cette tournure pour éviter les formes disgracieuses de certains imparfaits du subjonctifs, terminés enasse, insse, etc.—Quoi qu'il en soit de cette raison d'euphonie, elle ne nous paraît pas suffisante pour se dispenser des règles touchant la concordance des temps du subjonctif avec ceux de l'indicatif; au surplus, dans les cas où l'oreille serait affectée d'une manière désagréable, nous conseillons de faire disparaître le subjonctif en recourant à un autre tour de phrase; ainsi au lieu de dire,il faudrait que je retournasse à pied, dites simplement,il me faudrait retourner à pied.—Voyezconditionneletimparfait.
Subsister,subsistance, subside, subséquent: prononcezsubcister, subcistance, subcide, subcéquentet nonsubzister, subzistance, subzide, subzéquent.
Substance,substantiel, substituer, etc.; faites sentir l'squi suit leb:subs'tanceet nonsubtance.
Substanter, v. a., entretenir la vie au moyen des aliments: ce mot n'est pas français; ditessustenter:il n'a pas de quoi se sustenter.
Subtiliser, v. a., tromper, attraper: ce mot est français:c'est un voleur qui en subtilise un autre.
Subvenir, v. n., secourir, soulager: dans ses temps composés il prend toujours l'auxiliaire avoir:on a subvenu à ses besoins.
Sucandi, n'est pas français; dites,sucre candi.
Succade, n'est pas français; dites,sucrerie:cet enfant est malade parce qu'il mange trop de sucrerie, et non,trop de succades.
Succession, s. f.—Prononcezsuk-cessionet nonsu-cession.
Succès, s. m., réussite, avantage, prononcezsukcè(èlong).
Succinct, incte, adj.,succinctement, adv.—On fait sentir les deux premiersc, en séparant les syllabessuc-cinct, mais le derniercest nul;—letdesuccinctse prononce.
Succomber, v. n.—Il prend toujoursavoirdans ses temps composés:il a succombé glorieusement.
2. On ditsuccomber sous, lorsque le complément est représenté comme un poids qui nous accable, qui nous fait ployer:succomber sous le poids, sous le faix, sous le travail. (Acad.)
3. On ditsuccomber à, pour signifier, céder à, se laisser aller à:succomber à la douleur, à la tentation. (Idem.)
Sucre, s. m., suc très-doux qu'on tire de la canne à sucre, de la betterave: prononcezsucreet nonsucnisukère.
2. Ne dites pasdu sucre andipour signifier du sucre dépuré, cristallisé; dites,du sucre candi.
Sucrer, v. a.—On sucre l'eau, le lait, le café, les fraises, mais on ne se sucre pas soi-même; vous ne direz donc pas à vos convives:sucrez-vous, êtes-vous sucré, mais,sucrez votre café, votre thé, etc.;votre café, votre thé est-il sucré, avez-vous pris du sucre, etc.
Suer, v. n.—Ne dites pas,faites suer le linge au soleil; ditesfaites sécher...—Prononcezsueret nonsu-wer.
Sueur, s. f., liquide qui sort des pores: prononcezsueur(ueudiphth.) et non,su-eurnisu-weur.
Suffisant, ante, part. et adj. verb.—Assez suffisantest un pléonasme vicieux; dites donc,vos raisons sont suffisantes, et nonassez suffisantes.—Prononcezsuffizantet nonsuffissant.
Suggérer, v. a., insinuer, inspirer: prononcezsugh'gérer(le premiergest dur).
Suggestion, s. f., instigation: prononcezsugh'jesthion(le premiergest dur ettise prononce comme dansquestion); ne prononcez passuggécion.
Suicider(se), v. pr., se tuer, se donner la mort.—L'Académie n'a pas admis ce mot, attendu qu'il présenteétymologiquement, un pléonasme ridicule; mais l'usage n'a pas tenu compte de l'arrêt de la cour suprême ni des prescriptions du bon sens; et cette expression est aujourd'hui généralement reçue malgré les lamentations de quelques grammairiens boudeurs.
Suicidé, qui s'est donné la mort.—Ce mot n'est pas français; il faut diresuicide:autrefois le corps des suicides était traîné sur la claie.—Prononcezsuicide, suicider(uidiphth.) et nonsu-wicide, su-wicider.—Voyezue.
Suie, s. f.,Suif, s. m.—Lasuieest une matière noire qui s'attache à l'intérieur de la cheminée.—Lesuifest la graisse de mouton ou de bœuf dont on se sert pour faire la chandelle:chandelle de suif;de la suie de cheminéeet nondu suifnidu soufre de cheminée.—Prononcezsui, suif(uidiphth.) et nonsoui, souif.
Suite, s. f.—De suite, tout de suite.—De suite, loc. adv., l'un après l'autre, sans interruption:faites-les marcher de suite; j'ai reçu vingt visites de suite; il ne saurait dire deux mots de suite. Il se dit encore de l'ordre dans lequel les choses doivent être rangées:ces livres, ces médailles ne sont pas de suite; mettez-les, rangez-les bien de suite.—Tout de suite, autre loc. adv., signifiant sur-le-champ, aussitôt, sans délai:il faut que les enfants obéissent tout de suite; il faut aller chercher tout de suite le médecin.—La différence entre le sens de ces deux locutions n'est pas tellement marquée qu'on ne puisse, dans beaucoup de circonstances, les prendre l'une pour l'autre. En effet, combien de phrases oùsans délaietsans interruptionprésentent absolument le même résultat! C'est ce que reconnaît très-bien l'Académie:—tout de suite, dit-elle, signifie aussisans interruption:il but trois rasades tout de suite; il a couru vingt postes tout de suite. Dans ce sens, ajoute-t-elle, souvent on dit simplementde suite.—Quoi qu'il en soit, il vaut mieux ne pas confondre ces deux locutions et leur conserver leur signification propre; la clarté du langage n'a qu'à y gagner.
2. Ne dites pas,toute de suitepourtout de suite.
3.De suite que.—Ne dites pas,je vous préviendrai de suite qu'il sera venu; dites,dès qu'il sera venu, aussitôt qu'il sera venu.
Suivre, v. a., fait au part. passé,suiviet nonsuit:il m'a suivi(et nonsuit)toute la journée.
Sujet, s. m.—Ce mot ne peut pas s'employer dans le sens de domestique:il change tous les jours de domestiques, et non,de sujets.
Sujétion, s. f., dépendance, assiduité: prononcezsujécion.
Superstition, Superstitieux.—Prononcezsupers'ticion, supers'ticieux(en faisant sentir la secondes), et non,superticion, superticieux.
Suppléer, v. a.—Suppléer quelque chose, c'est l'ajouter, le fournir, lorsqu'il manque; fournir ce qu'il faut de surplus, et dans ce cas on ajoute une chose de même nature:il lui manquait six mille francs, son père les a suppléés;suppléer ce qui manque dans un auteur, c'est-à-dire, remplir les lacunes qui se trouvent dans ses ouvrages.—Suppléer à quelque chose, c'est le remplacer, en réparer l'absence, le défaut, c'est-à-dire, remplacer cette chose par un équivalent;dans les temps de disette, on supplée au pain par le riz et par les pommes de terre; la valeur supplée au génie. Ici la chose qui remplace n'est pas de la même nature que la chose remplacée.
2. Quand il se dit des personnes,suppléerest toujours actif;—suppléer quelqu'un, c'est tenir sa place, faire ses fonctions:si vous ne pouvez venir, je vous suppléerai.—Prononcezsuplé-eret nonsuplé-ïer.
Suprématie, s. f., supériorité: prononcezsuprémacie.
Sûretsur.—Sûr, signifiant certain, s'écrit avec l'accent circonflexe;—sur, qui a un goût acide et aigret etsurpréposition, s'écrivent sans accent circonflexe.
2.Sûr, adj., ne peut pas s'employer poursûrement, certainement:j'irai vous voir certainement demain, et nonsûr demain.
3.Sur, prép.—Ce mot donne lieu à beaucoupd'omnibus.—Ne dites pas:sur la rue, sur la foire, sur une chambre, sur le grenier, sur le monde, sur un jour, sur un dimanche, sur une fois, jouer sur le piano, sur le violon, etc.; dites,il est dans la rue, ouen rue,à la foire,il a acheté ce cheval à la foire,dans une chambre, (il demeure dans une chambre garnie),au grenier, (il est monté au grenier),dans le monde, (il y a beaucoup de dangers dans le monde),un jour, un dimanche, une fois(j'irai vous voir une fois, un jour, un dimanche);il joue bien du piano, du violon.
4. Ne dites pas,j'ai lu cette nouvelle sur le journal, sur la gazette, sur un cahier; ditesdans le journal, dans la gazette, dans un cahier. (Wall.)
5. Ne dites pas,mon père écrit sur un bureau, mais,dans un bureau. (Wall.)
6. Ne dites pas,j'ai fait la route sur trois heures; mais,en trois heures. (Wall.)
7. Ne dites pas:Ce monsieur vit sur ses rentes, mais,de ses rentes. (Wall.)
8. Ne dites pas:il est fâché sur vous, il est mécontent sur vousouaprès vous; dites,il est fâché contre vous, il est mécontent de vous. (Wall.)
9. Ne dites pas:faites bouillir cela sur un litre d'eau; dites,dans un litre d'eau. (Fland.)
10. Ne dites pas:il a changé ses tableaux sur des meubles, mais,contre des meubles.
11. Cependant l'usage permet de dire:tirer sur quelqu'un; sur la fin de l'hiver; il y a deux fenêtressur la rue; je m'y rendrai sur les neuf heures(vers les neuf heures).
12. Ne dites pas:sur le temps que vous irez en ville, j'écrirai ma lettre; dites,pendant que vous irez...(Wall.)
13. Ne dites pas:le professeur en a toujours sur moi, tandis qu'il laisse faire les autres; dites,le professeur m'avertit, me gronde, me punit toujours, tandis que...(Wall.)
14. Ne dites pas:il a beaucoup appris sur le peu de temps qu'il a étudié, dites,il a beaucoup appris pour le peu de temps qu'il a étudié. (Wall.)
15. Ne dites pas:sur cela, il est aisé de conclure que...dites,d'après cela, il est aisé de conclure.
Surdité, s. f., état sourd; ne dites passourdité.
Surfaire, v. a., demander un prix trop élevé; il se conjugue commefaire:vous surfaites.
Surjet.—Ce mot, fort en usage pour désignerla bonne mesure, le bon pieds, n'est pas français.
Surlouer, n'est pas français; ditessous-louer:j'ai sous-loué la maisonet non,... surloué.
Surplis, s. m.,Rochet, s. m., vêtement d'église, ordinairement en toile et qui couvre le corps jusqu'au jambes; les manches du surplis sont très larges, tandis que celles durochetsont des manches ordinaires: ne dites passuplisnisupplice.
Surpris, e, Surprenant, te.—Ne dites pas:vous êtes surpris, il est surprenant qu'il n'a pas fait votre commission; dites,qu'il n'ait pas fait...(subj.)
Sus, prép., sur; il n'est guère usité que dans cette phrase:courir sus à quelqu'un.
2.En sus, adv. au delà, en outre:il a touché des gratifications en sus de ses appointements.
3.Sus, interj. famil. dont on se sert pour exhorter, pour exciter:sus, mes amis, sus donc, levez-vous; orsus, dites-nous...Prononcezsuceet nonsu.
Susceptible, adj.,Capable, adj.—Susceptible, capable de recevoir certaine qualité, certaine modification; il se dit également des personnes et des choses:la matière est susceptible de toute sorte de formes; l'esprit de l'homme est susceptible de bonnes, de mauvaises impressions; susceptible d'amour, de haine, susceptible du bien et du mal.—Il diffère decapable; en ce qu'il s'emploie toujours dans le sens passif, tandis quecapablea un sens actif.—Capable, dans le sens de,qui est en état de faire une chose, qui a les qualités requises pour, se dit des choses aussi bien que des personnes, contrairement à l'opinion de certains grammairiens:seriez-vous capable de porter ce fardeau? votre cheval n'est pas capable de traîner cette voiture; cette digue n'est pas capable de résister à la violence des flots. (Acad.)—Maissusceptiblene peut pas s'employer dans ce sens; ne dites donc pas:il est susceptible de se tromper comme un autre; dites,il est capable de, il peut se tromper...
2.Susceptiblese dit absolument des personnes, et signifie, qui est facile à blesser, qui s'offense aisément:un esprit, un caractère, un homme susceptible.
Susmentionné: ce mot n'est pas français; dites,mentionné ci-dessus.
Suspect, ecte, adj., qui est soupçonné ou qui mérite de l'être; on prononce lecet let:suspek-te.
Syllabe,syllabique, syllabaire, monosyllabe, etc.,syllepse, syllogisme: dans tous ces mots, prononcez les deuxll.
Symptôme, s. m., signe, accident dont on tire quelque présage:des symptômes de fièvre; prononcez lep:cimp'tôme(ôlong).
Synode, s., conseil épiscopal, ce mot est masculin:le synode doit statuer prochainement sur cette affaire.
Synonymes, Homonymes, Paronymes, s. m.—On donne le nom desynonymesaux mots qui ontune signification à peu près semblable, commeépée, glaive;—leshomonymessont les mots qui se prononcent de la même manière, mais qui ont une signification différente:saint, sain, sein, seing;—lesparonymesont une prononciationà peu prèssemblable:bayer, payer;boule, poule.
Syrop, s. m.—On écrit ordinairementsirop: voyezce mot.
TouTe, placés à la fin des mots et précédés d'unesdoivent se faire sentir dans:Ernest, lest, les-te, res-te, pos-te, pis-te, cas-te, Augus-te, subsis-te, résis-te, Baptis-te, évangélis-te, catéchis-te, calvinis-te, modis-te, etc.—Ce serait une faute grossière que de supprimer letet de prononcer:Ernesse, lesse, resse, posse, pisse, casse, Augusse, subsisse, résisse, Baptisse, évangélisse, catéchisse, calvinisse, modisse.
2.T final.—Il ne se fait sentir que dans un très-petit nombre de mots ordinaires:bat, queue de poisson (et nonbât, selle pour les bêtes de somme),fat, mat, adjectif,cobalt, opiat, et cætera, fret, accessit, déficit, transit, granit, l'adverbesoit(à la bonne heure),dot, but, brut, lut, ut, note de musique (il est muet dansbahut),caput, sept, huit, indult, faitdans l'expressionvoies de fait; quelques grammairiens ajoutentimmédiatetnet.
3. Par décision du 11 mars 1819, l'Académie a décidé que letserait maintenu dans le pluriel des mots terminés enant, ent, soit afin de distinguer le pluriel deserments, parents, etc., de ceux d'examens, païens, etc., soit afin de faire connaître le singulier des mots auxquels ils appartiennent.
Tabac, s. m.: prononceztabaet nontabak.
Tabatière, s. f., boîte à tabac: voyezboîte.—Prononceztaba-tièreet nontabatchi-ère: voyezti.
Table, s. f.: prononcezta-ble(abref). et nontâble, nitapenitabèle.
2. Ne dites pas,le dîner est à table; dites,le dîner est servi.
Tablée, s. f., réunion de personnes autour d'une table:une tablée d'amis;—ce mot se trouve dans les dictionnaires, mais il n'est pas admis par l'Académie.
Tablier, s. m., pièce de toile, etc., qu'on met devant soi: prononceztablieret nontabiliernitabellier.
Tacet, s. m., terme de musique, silence: prononcez letfinal:tacette.
Tache, s. f., souillure:il a des taches sur son habit(et nondans son habit);—tacher, v. a., faire des taches:tacher du linge avec de l'encre.—L'aest bref dans ces deux mots, ainsi que danstacheter, qui signifie, barioler, marquer de diverses taches:le soleil lui a tacheté(et nontaché)le visage.
2.Taché, part. pas.—Ne dites pas,Jean est taché de la petite vérole; dites,... est marqué.
3. Ne dites pas,du papier de tachenidu papier buvard; dites,du papier brouillard.
4.Tâche, s. f., ouvrage, occupation:remplir sa tâche;—tâcher, v. n., s'efforcer, viser à:—l'âest long et est marqué d'un accent circonflexe dans ces deux mots.
5.Tâcher, v. n., prendàquand il signifieviser à:il tâche à m'embarrasser.—Mais lorsquetâcherexprime les efforts que l'on fait pour venir à bout de quelque chose, il prendde:je tâcherai de vous satisfaire.—Il est mieux de diretâcher dequetâcher que:je tâcherai de vous contenter, et non,je tâcherai que vous soyez content.
Tact, s. m., toucher, l'un des cinq sens; prononcez lecet letfinal:tak-te. Voyezfinales, 2.ett.
Taie, s. f., sorte de sac qui enveloppe un oreiller; ne dites pasune tête d'oreiller, maisune taie d'oreiller.
2.Taie, s. f., certaine tache blanche et opaque qui se forme quelquefois sur l'œil:il a une taie sur l'œil, sur la cornée: prononceztaî, et nontai-ïe.—Fleuretteoufloretten'est pas français.—Voyezdragon.
Taillant, s. m., le tranchant d'un couteau, d'une hache, d'un sabre, etc.; ce mot est français:prendre un couteau du côté du taillant.
Taille, s. f., se dit chez les boulangers, les bouchers, etc., d'un petit bâton fendu en deux parties égales, sur lesquelles le vendeur et l'acheteur font des coches ou petites entailles, pour marquer la quantité de viande, de pain que l'un fournit à l'autre:prendre à la taille le pain chez le boulanger. (Acad.)—On peut dire égalementcoche(s. f.); maishochen'est pas français.
2. Ne dites pas:salon pour la taille des cheveux; dites,salon pour la coupe des cheveux:—ontailleles pierres, les arbres, etc., et oncoupeles cheveux.
3. Ne dites pas:voilà une belle taille de robe; dites,voilà un beau corsage.
Tailleuse, s. f., se dit quelquefois pourcouturière, celle qui taille et coupe les vêtements de femme. (Bescherelle,Poitevin.)—Employez de préférence le motcouturière.
Tain, s. m., mélange d'étain et de vif-argent que l'on applique derrière les glaces pour en faire des miroirs:le tain de ce miroir est enlevé; ditesle tainet nonl'étain.
Tais-toi, Taisez-vous.—Termes ridicules que certaines personnes intercalent à chaque instant dans la conversation; ces mots n'ajoutent rien au sens de la phrase; il suffit presque toujours de les supprimer, en changeant le ton de la voix; on peut aussi les remplacer par un des mots suivants:certainement, n'est-cepas, mais, comptez, voyez, etc.:il fait bien chaud aujourd'hui!—oh! oui, certainement(et nontaisez-vous). (Wall.)
Talent, s. m.—On ditun homme de talentet nonun homme à talent.
Talus, s. m., pente, inclinaison de haut en bas que l'on donne à un terrain, etc.; prononceztaluet nontaluce.
Tambour de basque, s. m., petit tambour à un seul fond, entouré de grelots; ne dites pastambour de basse.
2.Tambour, s. m.—On batdu tambouret nonle tambour.
Tandis que, conj.:—on fait sentir légèrement l's, tandisse queet nontandi que.—Voyezpendant que.
Tant, adv.—Ne dites pastant qu'à moinipour tant qu'à moiau lieu dequant à moi, pour moi:—quant à moi, je ne l'ai point vu.
2. Ne dites pastant pire, maistant pis, comme on ne dit pas,tant meilleur, maistant mieux.—Voyezpire.
3. Ne dites pas,un tant soit peu, maistant soit peu:attendez tant soit peu; donnez-en, mettez-en tant soit peu.
Tantième, s. m.—Ne dites pas:je ne sais pas au juste le tantième de son traitement; dites,le chiffre de son traitement.
Taon, s. m., sorte de grosse mouche qui s'attache surtout aux animaux: prononceztonet nonta-on. (Acad.)
Taper, v. a., donner des tapes:il l'a tapé, je vous taperai.—On dit aussitaper du pied; voilà une réponse bien tapée, un mot bien tapé.—Mais il ne faut pas employer ce verbe comme synonyme dejeter.
Tapis, Tapisserie, Papier de couleur.—Untapisest une pièce d'étoffe, de toile cirée, etc., dont on couvre une table, le parquet d'une chambre.—Latapisserieest un ouvrage ordinairement fait à l'aiguille ou au métier, et qui sert à revêtir et à parer les murs. Lorsque la tapisserie est de papier, on l'appelle plus ordinairementpapier peintoupapier-tentureoupapier de tapisserie(mais jamaistapis).—On nommepapier de couleurle papier coupé en feuilles, de couleur rouge, jaune, marbrée, jaspée, etc., dont se servent principalement les relieurs.
Tapissier, sière, s. qui travaille en toutes sortes de meubles, d'étoffes, etc.; ne dites pastapisseur.
Taquede cheminée, grande plaque de fer ou de fonte qu'on applique au fond d'une cheminée; ce mot n'est pas français, dites,plaque de feuouplaque de cheminée. (Wall.)
Taquiner, v. a.—Ne dites pas,cette affaire le taquine; dites,l'inquiète, le tourmente:—taquiner, tourmenter, impatienter pour de minces sujets, ne peut avoir pour sujet qu'un nom de personne:il m'a taquiné tout un jour.
Tarder, v. n.—On peut diretarder de, mais l'usage préfèretarder à:il tarde à venir. (Acad).—Employé impersonnellement, ce verbe régitde, quand c'est un infinitif qui suit:il me tarde d'achever mon ouvrage. (Acad.)
Targette, s. f.:—Voyezcliche.
TarlarigotouTallarigot, (boire à): il faut direboire à tire-larigot—Ce terme n'est employé que dans la phrase proverbiale et populaire:boire à tire-larigot, boire excessivement; quelques-uns prétendent qu'il faudrait écriretire la rigaud. (Acad.)
Tarte, s. f., pièce de pâtisserie:tarte à la crème, aux cerises.—Tartre, s. masculin, dépôt terreux et salin produit dans les tonneaux par la fermentation du vin;—sédiment crayeux et salin qui s'attache aux dents:il y a beaucoup de tartre sur vos dents.—Prononceztar-treet nontartenitartère.