R.

RABABOUINER (v. a.): frotter la figure à contre-sens; rabattre lebabouin;--rabâcher. Du motbabouin, employé par Marot dans le sens de sot babillard. L.

RABAUBINER: répéter dérisoirement les paroles de quelqu'un. Debalbus. Voyez DÉGANNER.

RABETTE (s. f.): espèce de choux dont la graine contient de l'huile; littéralement,petite rave. MM. Duméril.

RABIBOCHER: rajuster; rétablir la concorde.

RABIENNER: réconcilier.

RABILLEUX: rabâcheur.

RABIS (s. m. pl.): révérences et compliments affectés et exagérés.

RABISTOQUER: raccommoder.

RABLET: petit couteau.

RABOTER: répéter les mêmes choses à satiété.

RABOTTE (s. f.): masse d'un bâton.

RABOUDINER (v. n.): se recoquiller; se recroqueviller.

RABOUÊNER: raccommoder grossièrement. En patois Rennais,dabonner. C'est toujours rendre à peu prèsbon. A.

RABOUÊNEUSE (s. f.): mauvaise couturière. A Rennes,dabonneuse. A.

RABOULER: renvoyer une boule vers son point de départ.

RABUQUER: remuer une chose mal à propos et la heurter. Au figuré, traiter quelqu'un rudement. L.

RABUSQUIER; RABUSCHIER: gronder vertement et ouvertement.

RACACHÉE; RACACHIE: bande nombreuse et sans ordre.

RACACHER; RACACHIER: faire revenir un animal au point de départ, en le chassant devant soi;rechasser.

RACATER: racheter; acheter de nouveau.

RACCOURCI; RACCOURCHI: chemin qui accourcit. Prenez par leraccourci.

RACCROC; RECROC: repas à la suite d'un plus grand, et presque toujours composé des restes de celui-ci. Faire leraccrocdes noces; des repas de confrérie.

RACE (s. f.): canaille. Petiterace: enfant.

RACHICOT (s. m.): grosse racine sortant de terre et donnant des rejets.

RACHINE: racine.

RACLÉE; DÉRACLÉE: volée de coups.

RACLER (v. a.): rosser; battre. L.

RAC'MODER: raccommoder.

RACOIN: coin, recoin. L.

RACOQUILLER (SE): se resserrer comme certains animaux dans leur coquille.

RACOUET: chaume.

RACRAMACHI, E (en parlant d'un visage): chiffonné, disgracieux et difforme.

RACRAMPIR. Voyez CRAMPIR (SE). L.

RACRO (s. m.): coude d'un chemin, détour, circuit, crochet. Ce chemin fait unracroà tel endroit. Ce lièvre a fait unracro, c'est-à-dire un circuit; il est revenu près du lieu d'où il était parti. Feu Lamarche.

RADAS (s. m. pl.): chiffons, guenilles. O.

RADOUBLER: redoubler; revenir sur ses pas; parcourir de nouveau le même chemin. O.

RADRECHER; RADRESSER: redresser;--recommencer.

RADRESSES: endroits qu'il faut connaître dans la distribution d'une maison ou d'une localité; ses êtres. L.

RAFAITS: objets vieux, usés et gardés en tas. Voyez RAFUT.

RAFALER: ravaler; ruiner.

RAFFILER: redonner le fil; aiguiser de nouveau.

RAFISTOLER: raccommoder à la hâte. En Roman,affistolersignifiait tromper; plus tard, ce verbe a été employé pourse parer. L.

RAFOURÉE: portion de fourrage pour un repas.

RAFOURER: donner à manger aux vaches et aux moutons dans l'étable. M. Decorde.

RAFULER: coiffer; donner un soufflet. H.-N.

RAFLIER: râfler.

RAGEUR, EUSE: qui fait rage; qui est d'un caractère difficile.

RAFECILLER: chercher parmi lesrafaits; fureter.

RAFOI: Raphaël.

RAFOUER: chasser; gronder. C.

RAFOUET: feu follet. Voyez FOURLORE.

RAFOUGUER: examiner minutieusement.

RAFREUX: objet de rebut. B.

RAFUT: vieux meuble. Presque toujours employé au pluriel pour des vieilleries de toute espèce, restes de linge, d'habits, etc.

RAFUTER: raccommoder.

RAGACHE: qui agace, menace, provoque.

RAGACHER: agacer. S.-I.

RAGOT: bavardage; balivernes; propos; conte sans suite.

RAGOT; RAGOTE: cheval, jument, aux jambes courtes, à la taille moyenne, au cou fort, à la croupe large, très-capable d'un bon service.

RAGOTTER: rabâcher; dire des sornettes.

RAGOUASSE (s. f.): mauvais ragoût. A.

RAGRIBONNER (SE): se rassembler; se raccourcir en boule.

RAGUCER; RAGUCHER: ragoûter; exciter l'appétit, l'aiguiser. En langue romane,agucher,aigucher: aiguiser.

RAGUÊNER. Voyez RAGUÊNUCHER.

RAGUÊNU (s. m.): fruits restés aux arbres après la récolte. Du substantifregain. A.

RAGUÊNUCHER: recueillir les fruits restés aux arbres après la cueillette.

RAGUIN: insolent; emporté; vif, fort, portant au cerveau. Cidreraguin: qui enivre promptement.

RAGUISER: aiguiser.

RAHOUER (SE): se rendormir.

RAICHER. Voyez RÊQUER.

RAIDILLON (s. m.): partie de terrain difficile à gravir, raide à monter. L.

RAILE: raie; sillon de charrue.--RAILE DU DOS: épine dorsale.

RAILER: faire des raies; rayer.

RAILES (s. f. pl.): branches disposées pour former une clôture sèche. De l'anglaisrail: barrière. B.

RAILETTE: raie des cheveux séparés sur la tête.

RAIMBINIER: fainéant; mauvais ouvrier; littéralement qui s'amuse avec des bâtons;rains, en vieux français. MM. Duméril.

RAINCÉE; RAINCHÉE: rossée.--RAINCER; RAINCHER: rosser.

RAINCIE: collation, goûter.

RAINE; RENNE (s. f.): grenouille. Une commune de l'arrondissement de Domfront s'appelle Raines-en-Grenouilles. Du latinrana.

RAISONNER: gronder; mettre à la raison.

RAISONNERIE: mauvais raisonnement. S.-I.

RAISONS: propos déplacés; altercations. Patois Lorrain. L.

RAITON (s. m.): petite raie;--poisson de rebut. L.

RALE: rare. L.

R'ALLER: aller de nouveau. H.-N. Jer'vais; jer'allais; j'air'été; jer'irai, etc. M. Decorde.

RALLIAS: réunion de plaisir entre gens qui se conviennent.

RALLONGE (s. f.): allonge.

RAMACHARD (s. m.): sorte de chasse aux oiseaux, qui se fait la nuit, à deux personnes ordinairement, avec une couline ou brandon de glui enflammé. Celle qui porte la couline va le long de la haie où sont juchés les oiseaux, et les effraie par du bruit et par la flamme de la couline. Les oiseaux s'enfuient du côté opposé; mais ils y trouvent l'autre chasseur, armé d'unerameouramée, qui lesmachacre, c'est-à-dire les assomme et les tue.Ramachardvient de l'acte et de l'instrument. M. Lepingard.

RAMARRER: rejoindre par un nœud les deux bouts d'une corde;--réconcilier; rapatrier.

RAMASSE (s. f.): volée de coups. Du verberamasser.

RAMBU: Rambures, sorte de grosse pomme acide qu'à Paris on appelleRambour, mal à propos, puisque ce fruit tire son nom de la commune de Rambures. (Somme.)

RAMENDER (v. n.): amender; s'améliorer; se mieux porter; diminuer de prix.

RAMENDEVER: rappeler. Même sens queramentevoir.

RAMENER: mettre à sa place un arrogant. V. REMENER. L.

RAMENTIR: remémorer.

RAMERRA: ramènera. H.-N.

RAMIAULER: amadouer. Seramiauler: se refaire; réparer ses pertes; se raccommoder avec quelqu'un. Du verberendreet du substantifami. L.

RAMICHER: regagner au jeu ce qu'on y avait perdu.

RAMIR: brandir.Ramirson bâton sur: lever son bâton sur; menacer de son bâton.

RAMON: grondeur; rabâcheur;--RAMON: fracas; tapage. C.

RAMONER (v. a.): traiter quelqu'un rudement, comme la cheminée qu'onramone; gronder. L.

RAMOUCHELER: mettre de nouveau enmouchet.

RAMOUDRE: ramoner;--aiguiser.

RAMOULEUX: émouleur;--ramoneur.

RAMPONER (SE): se vêtir sans grâce,à la Ramponeau.

RAMPOS: rameaux.

RAMPRONER. Voyez RAPRONER.

RAMUCRIR: rendre mucre.

RAN: bélier. Du Celtique-Basquearra: mâle, ou mieux du grec αρρην, qui a la même signification.

RANCANGNÉ: qui regarde en dessous.

RANCE. Voyez RAUDE.

RANCER; RANSER: avoir la respiration gênée;--fléchir sous un fardeau.

RANCLE (s. m.): fièvre occasionnée par un rhume, accompagnée de mal de gorge.

RANCŒURIR: être presque pourri par la salissure, en parlant du linge à blanchir. Derancœur. C'est ce qu'on appelle, en Lorraine, du lingeencueugné.

RANDIR: rôder; tourner autour.

RANDOIN; RANDOUIN: randon.

RANDON: babil qui a toujours le même objet;--graillon brûlé, gratiné par l'excès de la cuisson.

RANDONNAGE: action de randonner.

RANDONNÉE (s. f.): abondance. L'auteur duVocabulaire, à la fin de laDanse aux aveugles, dérive avec raison ce substantif du motrandon. A grandrandon: avec violence, avec impétuosité, «Se plaindre à fière randonnée, c'est-à-dire hautement et avec aigreur».Randonnéesignifie aussi tournée, petit voyage.

RANDONNER: aller et venir dans le même lieu;--bouillir jusqu'à l'épuisement;--prendre goût derandon.

RANDOUILLER; RANDOUINER; RANTOUINER. V. RANDONNER.

RANGAIS (s. m.): terre, champ, sillon, où les lignes des charrues sont mal rangées, mal rabattues.

RANGER; RANGEAIS: labour préparatoire.

RANGUIE: rangée.

RANIÈRE: masure; vieille maison habitée par lesrats.

RANQUEUX: animal de rebut.

RAPAPILLOTER: rajuster des papillottes; raccommoder ses affaires.

RAPAPIOLE (s. f.): passage rapide de la main sur un visage, en montant et en descendant. C'est une sorte de pénitence que l'on inflige, dans les petits jeux innocents. V. RABABOUINER.

RAPARAT: fantôme quiapparaît. B.

RAPAREILLER; RAPARILLER: trouver un objetpareilà un autre; assortir.

RAPARPOINTER: réparer; remettre bien en point. B.

RAPASSER A (SE): se borner à. L.

RAPENSER (SE): se rappeler; se souvenir.

RAPIAMUS (FAIRE): emporter tout ce qu'on veut enlever. Derapere, ravir.

RAPIN: homme qui vit derapine, Du latinrapere.

RAPINEUX. Voyez RAPIN.

RAPOILER: s'occuper de choses de la valeur d'un poil; de riens, de bagatelles.

RAPOUSSER: rendre ce qu'on avait reçu. M. Decorde.

RAPPORT A: par rapport à; à cause de.

RAPRONAGE: rabâchage.

RAPRONER: blâmer; gronder; rabâcher. De l'ancien verberamposner, ouremprosner: injurier; blâmer; quereller.

RAPSAUDER: rapsoder.

RAPTI: tiges de colza dont on a enlevé la graine. M. l'abbé Decorde.

RAQUILLON: reste d'herbe, rebut des bestiaux; trognon de poire ou de pomme.

RASE: rez. Arasede terre. L.

RASEUX: rasoir.

RASI (qual.): curé; nettoyé.

RASIÈRE: sorte de boisseau; mesure d'un demi-hectolitre.

RASSEROTER: réconcilier; rapatrier.

RASSIER; RASSIR: rasseoir.

RASSOTER: raffoler.

RASSOAUTER: rapetasser. O.

RATABEU; RATANBEU: arrête-bœuf (Ononis spinosa).

RAT-A-RAT: rez. Coupez cette brancherat-à-ratdu tronc: rez le tronc. L.

RATATIBOUÊNER: raccommoder grossièrement.

RATATOUILLE (s. f.): viande de rebut, telle que larate, les poumons, etc. A.

RAT-BAILLOT: lérot.

RATELLE: rateau pour recueillir les épis perdus.

RATER: mesurer ras. C'est le contraire de COMBLER.

RATIER: ruisseau des rues. Corruption deradier. B.

RATIER: qui fait métier de détruire les rats.

RATIER: radier, ligne du chemin que suivent les animaux et qui est la plus sûre.

RATILLON. Voyez RAQUILLON. B.

RATIMITI: ras; rasé de très-près. (Valognes.)

RATIRE (s. f.): lieu où l'on serre, où l'on cache;--lieu où l'on se retire, où l'on est dans la retraite.

RATIRER: attirer chez soi. Presque toujours en mauvaise part.

RATOIRE (s. f.): ratière. On ne trouve ce mot ni dans Nicot, ni dans Monet; mais il a été admis dans leDictionnaire des rimesde La Noue, et dans leDictionnaire espagnold'Oudin. L.

RATOUR: détour, au propre et au figuré.

RATROTTER: revenir sans cesse sur ce qu'on a dit ou fait; rabâcher. (Manche.)

RATROTTOUX: ratrotteur, celui quiratrotte. La vieillesse estratrottouse.

RATRUCHE: ratissoire.--RATRUCHER: ratisser.

RATUANGE (s. f.): rabâchage; redites ennuyeuses. A.

RAT-VAIRET: sorte de mulot, de couleur brune et fauve.

RAUCHER: hausser;rehausser. S.-I.

RAUCOUER: rôder;--observer avec une indifférence qui n'est qu'apparente.

RAUDE (s. f.): amas de branches, rangées en attendant qu'on les emploie. L.

RAUT (s. m.):rutdes chats. L.

RAVALER: ruiner. Voyez RAFALER.

RAVAT: gaule ou long bâton avec lequel onravage, on agite la vase, on trouble l'eau, etc.

RAVAUDER: fouiller; remuer une chose sans utilité et désagréablement. L.--Travailler. H.-N.

RAVEIGNE (s. f.): la tête. Ce mot se prend en mauvaise part. A.

RAVEINDRE: ratteindre; retirer de.

RAVELUCHE: rave sauvage, qui croît surtout dans le sarrasin.

RAVENELLE (s. f.): violier ou giroflée jaune. Derave, parce que la feuille et les tiges de laravenelleont la saveur desraves. Dans le patois de Grenoble,ravenellasignifieradisetpetites raves.

RAVENET: filet pour prendre les oiseaux.

RAVER: sauver; retirer. H.-N.

RAVEUGLER: confondre; bouleverser en cherchant.

RAVEUGUIER:ravauder; ennuyer par les mêmes propos; revenir sur le passé, etc.

RAVIGOUREY: remise, consolidée. M. Chassant, dans sonGlossaire de la Muse Normande de Louis Petit.

RAVILER (v. n.): baisser de prix. Voyez RAMENDER.

RAVILLER: brouiller; mettre sens dessus dessous. Deravager. (Manche.)

RAVINÉ-COQUIN: coquin consommé. Corruption deraffiné. A.

RAVIRÉES (PAR LES): de temps en temps.

RAVIRER: se raviser; revenir sur son assertion. Devirer. O.

RAVISION: changement d'avis; action de se raviser.

RAVOIR. Ce verbe n'a que l'infinitif. Le patois Normand le conjugue dans tous ses temps: jerai, jeravais, j'aireuouru, jererai, jererais, que jeraie, etc.

RAVOUER: réparer la voie, le chemin; remplir avec de la terre, des débris, etc.

RAYÉE (en parlant du soleil): apparition momentanée de quelques rayons de cet astre.

RAYONNOIR; RAYONNEUX; RAYONNOUX: sorte de petite houe on binette pour ouvrir lesrayonsqui doivent, dans le jardin, recevoir certaines semences. L.

RÉ; REY: roi.--RÉ: ruisseau.

RÉBARBARATIF: rébarbatif. Patois Lorrain.

REBARBER (v. réfl.): se montrerrébarbatif.

REBECCA (s. f.): femme revêche. Ce mot vient debec, commebécancière, et n'a nul rapport avec l'épouse d'Isaac.

REBETTE (s. f.): roitelet; troglodyte. L.

REBETTIN: petit roitelet L.

REBIFFER (SE): se défendre vivement; regimber.

REBINDER; REBLINDER (v. n.): recommencer. L.

REBINGER (v. réfl.): se venger.

REBLOT: roitelet.

REBOGNE (A): à tâtons. Voyez BONE-BONE.

REBOISSER: contredire; contrarier.

REBOUILLEUX: rejeton. C.

REBOULER: redonner, renvoyer une boule. Voyez ABOULER et RABOULER.

REBOUQUER: repousser; rebrousser. Il se dit d'un outil dont le tranchant rebrousse; puis de l'homme qui renonce à, qui cesse par satiété. On dit, en patois Troyen:à rebouque-nez: à satiété.Rebouquersignifie aussi céder; fléchir, dans la Seine-Inférieure.

REBOURS (A LA): à rebours.

REBOURS, E: revêche; rétif. Chevalrebours. Marot, dans sesÉpigrammes:

Madame, je vous remercieDe m'avoir été si rebourse.

Madame, je vous remercieDe m'avoir été si rebourse.

Madame, je vous remercie

De m'avoir été si rebourse.

REBOUTER: réduire une fracture. L.

REBOUTEUR; REBOUTEUX: empirique qui remet les membres disloqués. Debouter: mettre. A.

REBRASSER: revêtir les bras.

REBROQUER: réparer un toit, un vêtement.

REBROUER: rabrouer; rudoyer.

REBULET: recoupes de farine. L.

REBUS (CHEMINS): raffermis après la pluie,rebuspar le sol.

RECACHER: chasser; poursuivre. S.-I.

RECAT (s. f.): assemblée qui se tient dans la huitaine d'une fête. C'est en quelque sorte leréchaufféde cette fête.

RÉCART: écart, rebut. Mettre aurécart.

RÉCAUFFER: réchauffer.

RECAUSER: parler de nouveau.

RÉCENT: qui a son bon sens; qui n'est point ivre. Reprendre sonrécent: reprendre connaissance après une syncope.

RECÉPER (v. a.) (Orne): scier un morceau de bois; littéralementrecouper. On le dit ailleurs des arbres à moitié morts, qu'on est obligé de couper pour leur faire repousser descépées. MM. Duméril.

RECHARGEAGE (s. m.): action de recharger. Patois Lorrain.

RÊCHER; RÊQUER: faire tomber les fruits à pressoir, à coups de gaule. Voy. RÊQUER; RÊQUET.

RECHEU: reçu, participe passé de RECHEVER: recevoir.

RECHEVEUX: grand cuvier qu'on place sous le canal de lafaiselle, pour recevoir le cidre nouvellement brassé. M. Decorde.

RECHINCHER: revendeur.

RECHIPPER: pousser de nouveau encépées.

RÉCIPER: recevoir. C'est le verbe latinrecipere. O.

RÉCLER (v. n.): recueillir les fruits oubliés dans ou sous les arbres.

RÉCOMPÉRER: ne pas conserver le respect dû aux supérieurs; leur parler comme à un compère.

RÉCOPÉRER: récupérer.

RÉCOPILLÉ (TOUT): toutcraché. Voyez RÉCOPI.

RÉCOPI; RÉCOPIT: peint trait pour trait; parfaitement ressemblant. Du verbecopier. Voyez ÉCOPIR.

RECOQUET: oiseau de la seconde ponte.

RÉCOQUILLER: rendre la santé. H.-N.

RECOUER (v. a.): sauver; conserver. A.

RECOUPER: mélanger.Recouperdu cidre: y mettre moitié d'eau;--du blé: le remuer à la pelle pour l'empêcher de se gâter;--de la chaux: remuer, pelletée à pelletée, une masse de terre où l'on a mis de la chaux à s'éteindre pour former un bon engrais.

RECOUVRIR: recouvrer.Recouvrirla santé.

RECROCHILLER: rendre croche; courber; tordre.

RECUIT (BLÉ AU): blé qu'on n'a pu vendre et qu'on a mis dans un coin à l'écart.

RECULÉE (FEU DE): grand feu qui force à sereculer.

RÉCURER: curer; écurer; fourbir.

RÈDE (adv.): très; tout-à-fait; vite.Rèdebon: très-bon. Courirrède: courir vite.

RÉDILLON: sentier escarpé. H.-N.

REDINGUER: rebondir. (Valognes.)

REDOT: enfant né long-temps après celui qui l'a précédé, et quand on ne s'y attendait plus.

REFAIRE: tromper; attraper.

REFAITS: récits sans importance. Voyez RAFAITS.

REFALX; REFAUX: regain, herbe de la première pousse après la fauchaison.

REFILER: refendre au moyen de la scie.

RÉFORCEMENT: renforcement. Cet homme est bête par réforcement, imbécilerenforcé, bête à l'excès. L.

RÉFORCER; RÉFORCHER: engager à manger; presser avec instances réitérées de manger, de boire.Réforcez-vous: mangez donc; excitez-vous à manger. L.

RÉFOUI: usufruit. O.

REFREINDRE (v. n.): baisser de prix, en parlant des objets de commerce courant. Voyez RAMENDER. B.

REGADER: regarder. L.

RÉGALER: payer la goutte.

REGARDANT: intéressé, un peu avare. L.

REGAUDIR: réjouir. Degaudere. S.-I.

RÉGENCE: petit pain au levain de bière. H.-N.

REGENCER: rajuster. D'agencer. Voyez GENCER. L.

REGINGUER: regimber.

RÉGLER: avoir la respiration gênée et faire du bruit en respirant. M. l'abbé Decorde.

RÉGNON: léger bruit du chat avant de s'endormir. H.-N.

RÉGOLICE, ou RÉGOLISSE. Voyez RIGOLICE.

REGRACIER: rendre grâces; remercier. C'est l'ancien mot français.

REGUCER. Voyez RAGUCER.

RÉGUISER: aiguiser.

REHAUCHE (s. f.): accroissement de qualités; avantage. S.-I.

REIDERIE: engouement pour certaines choses.

REIDEUX: qui a desreideries.

REINE-BOITE (PORTER A LA): porter quelqu'un, à deux personnes, qui entrelacent leurs mains pour en faire un siége.

RELANNER: rosser. Delanière.

RELANQUIR: renoncer à. Derelinquere. S.-I.

RÊLE (s. f.): raie tracée sur le papier, le bois. On appelle parfois l'arc-en-ciel laRêle-St.-Martin.

RELICHÉE: rossée.--RELICHER: rosser.

RELICHER: lécher de nouveau; savourer en mangeant; chercher ce que les autres ont laissé; courir après un objet que l'on convoite.

RELIÉE: rossée.--RELIER: rosser.

RELINGUER: redresser; remettre quelqu'un à sa place, le rappeler à l'ordre.

RELIPPER: boire la part d'un autre.

RELIQUER; RELIQUIER. Voyez RELICHER.

RELIRE; RELURE: reluire.

RELUQUER: regarder en clignant les yeux. Du latinlux.

REMAIT (IL): il reste; ildemeure.

REMANCER; REMANCHER; REMANCHIER; ROMANCHIER: gronder.

REMBRAILLER: donner suite à une fête le lendemain de cette fête ou le jour de l'octave; peut-être remettre sesbraiesde fête. M. l'abbé Decorde.

REMBRAILLER (SE): remettre sesbraies. Id.

REMEMBRAME (s. m.): reste; petit morceau. O.

REMEMBRANCE: souvenir.

REMEMBRER: se souvenir.

REMENER: rabrouer. On dit à quelqu'un dont on a sujet de se plaindre: «D'où viens-tu, que je te remène?»

REMETTOUX:rebouteur. Voir ce mot.

REMEUIL: commencement de dégel. L.

REMEUILLER (v. n.): commencer à dégeler. L.

RÉMIAGE (s. m.): action derémier, de pressurer un marc déjà travaillé et étreint. Lerémiageest aussi la liqueur qui provient de cette seconde pression. D'émierpour la deuxième fois. L.

RÉMIER (v. a.): exécuter l'opération durémiage. L.

REMINER A: songer à. Du verberuminer. L.

RÉMIOUX: ouvrier quirémie.

REMIRER: regarder avec attention. H.-N.

REMONTÉE: après-midi. H.-N.

REMONTER: reprendre son travail après midi.

REMOTTER: former une motte de terre au pied de certaines plantes, telles que la pomme de terre. H.-N.

REMOUDRE; REMOULER: repasser sur lameule.

REMOULETTE: petite meule pour émoudre. O.

REMOUTI (s. m.): miroton. L.

REMPIÈCETER: rapiécer.

REMPIÉTER: refaire le pied d'un bas.

REMPLI: repli.

REMPLIER: replier.

REMUCRE; REMUQUE:mucre. Sentir leremucre. V. MUCRE.

REMUÉ DE GERMAIN: issu de germain. Cousinremuéde germain.

REMUER: replanter, en parlant de jeunes plantes.

RENAFLER: respirer bruyamment par le nez.

RENALLER (SE): s'en aller de nouveau.

RENARD: nausée, vomissement. Dans le patois Walon, on ditrenardépour vomir. Denasus. A.

RENARDER: vomir. Patois Berruyer.

RENARÉ: fin comme unrenard. (Vire.) Êtrerenaré: trouver plus rusé que soi. H.-N.

RENASELLE: grenouille. Derana,raine, dans l'ancien français. Patois Troyen. En patois Walon,rane,ranotte.

RENASQUER: renifler. En patois Walon,naquesignifie excrétion du nez. A.

RENCEINT; RENCHEINT: ligne qu'on décrit en marchant, pour enceindre dans un espace de plus en plus resserré l'animal ou l'objet dont on veut se saisir.

RENCHAINT: surcroît. S.-I.

RENCHARGER: recommander.

RENCHIN: circuit de manière à revenir au point de départ. Faire unrenchin.

RENCOIGNER: pousser un animal dans uncoin, où il est plus facile de le saisir. L.

RENCONTRE: sorte de coiffe «dont les barbes, disent MM. Duméril, sont faites de dentelles, cousues par le pied, qui se rencontrent.»

RENCONTRÉ: pourvu. Cette fille, qui s'est mariée, est bienrencontrée. BIEN RENCONTRER: faire un mariage sortable.

RENDOUBLE; RENDOUBLÉ: double.Rendouble-coquin: double coquin.Rendoublée-catin: coureuse consommée. L.

RENDOUBLER (v. a.): redoubler; replier de manière à former un double. Ce linge, ce papier estrendoublé. L.

RENDUIRE: enduire.

RENDUIT: enduit. Voyez POULFRI. L.

RENELLE: ruelle d'un lit. H.-N.

RENEUCHIER: renouveler un repas de noce.

RENEUCHON: renouvellement du repas et des fêtes d'une noce. L.

RENÉTIR: nettoyer.

RENFILER: redonner lefil; affiler.

RENFRAICHIR: rafraîchir. De l'italienrinfrescare.

RENFRAICHISSEMENT: rafraîchissement.

RENGAGNE (s. m.): esprit irritant. Voyez ENGAGNER.

RENHAITER: exciter; encourager. H.-N.

RENLARGIR: élargir de nouveau.

RENMESSER: faire dire une messe d'actions de grâces, le lendemain de son mariage. M. l'abbé Decorde.

RENONCHER; RENONCHIER: renoncer.

RENOUVIAU: renouveau, printemps.

RENOUVELÉE (VACHE): vache qui vient de vêler.

RENTIQUÉES: reparties; répliques.

RENTRAITE: reprise des mailles d'un tissu percé.

RENTRAITÉ: effrayé. S.-I.--Vêtementrentraité: auquel on a fait desrentraites.

RENVERSER: vomir. (Mortain.)

REPAIRER (v. n.): habiter un lieu, s'y retirer habituellement. Le roi de Navarre fait usage de ce verbe, dans sesChansons, et La Ravallière, dans leGlossairequi les accompagne, cite ces vers d'un vieux poète anonyme:

J'ai un joli sovenirQui en mon cœur maint etrepaire.

J'ai un joli sovenirQui en mon cœur maint etrepaire.

J'ai un joli sovenir

Qui en mon cœur maint etrepaire.

Wace avait donné à ce verbe le sens de revenir; retourner:

Quant j'eu de Francerepairai.

Quant j'eu de Francerepairai.

Quant j'eu de Francerepairai.

Dans le patois de Grenoble, serepairésignifie se retirer; rentrer chez soi. Derepaire. L.

REPAISSANT: dont on se dégoûte promptement; dont on est promptementrepu.

RÉPANDOUX, SE. Voyez NOUVELLIÈRE, qui a probablement le masculinnouvellier.

REPARAPOINTER; REPARPOINTER:pointerdu glui dans une couverture pour la réparer.

REPASSÉE D'AOUT: repas que le maître donne aux ouvriers qui ont concouru à faire sa moisson.

REPASSEUX; REPASSOUX: émouleur.

RÉPER: avoir des répets.--RÉPET: rot. H.-N.

REPILE (s. f.): pied d'arbre arraché, séparé du tronc. L.

REPIMPER (SE): faire toilette.

REPLUMETTE (s. f.). Voyez REPASSÉE D'AOUT. L.

REPOISSU: repu. A.

REPONNEZ; REPONNU; REPONNANT; REPONNONS: répondez; répondu; répondant; répondons. Dans lesChansonsdu roi de Navarre, on litreponnezpour répondez. L.

REPOSETTES (s. f. pl.): loisir,repos. Vous m'écrirez à vosreposettes: dans vos moments de loisir. L.

REPOUILLER (v. a.): rhabiller;pouillerde nouveau. A.

RÉPREUME (s. m.): réflexion; retour au principe, au premier point de la question.Au répreume, je suis d'avis de. M. Lepingard.

RÊQUE: d'un goût âpre. Airrêque: air revêche.

RÊQUELER: recueillir les fruits oubliés aux arbres. Du verberêquer. B.

RÊQUER; RÊQUIR: gauler des fruits à pressoir;--frapper.

RÊQUET (s. m.): petite gaule àrêquer.

REQUILLER: renvoyer la boule vers les joueurs de quilles. Au figuré,requillerquelqu'un, c'est le tancer, le rabrouer. L.

RÉQUILLONS; RÊQUILLONS: restes.

REQUIR:requérir. H.-N.

RESAN: serein, air du soir.

RESAQUER: retirer. H.-N.

RÉSIPÈLE: érysipèle. H.-N.

RÉSOLU; RÉSOU: dispos. L.

RESSASSIER. Voyez SASSAIRE.

RESSE (s. f.): sorte de panier long et peu profond, sans anse. C'est ce que, dans l'Ille-et-Vilaine, on appellegrelle. O.

RESSERRE: serre; lieu où l'onserredes objets. L.

RESSOURCE: source. L.

RESSOURDRE (v. a.): relever; activer; réveiller;--se gonfler; se développer. Ces pois, ce vin, ce pain ont beaucoupressourden cuisant: ont beaucoup augmenté de volume. Desurgere.

RESSUER; RESSUYER: cesser d'être humide. Il se dit aussi des murs qui se couvrent d'eau, par suite de l'humidité de l'atmosphère.

REST-CHE: est-ce de nouveau?

RESTILLON (s. m.): petitrestede peu de valeur. A.

RÉSURRECTIONNIER: celui qui, la veille de Pâques, va de porte en porte chanter la Résurrection.

RESSUSER: aller à reculons.

RÉTAMER: étamer de nouveau.

RETAPER (SE): s'habiller mieux qu'auparavant.

RÊTILLER: agiter les membres convulsivement. L.

RETINTON: petit reste. Deretentum.

RETIRE (s. f.): lieu où l'on place les objets dont on n'a plus ou dont on a rarement besoin. Deretirer, ou plutôt de l'adverbe latinretro. Ce substantif est masculin dans le patois des Vosges. L.

RETOQUER: faire de nouveaux efforts pour soulever un poids. M. l'abbé Decorde.

RETOQUET: bavard et entreprenant.

RÉTOUPER: boucher; réparer.

RÊTRE: être de nouveau. Ilrestparti.

RETRUC: expédient. Voyez TRUC.

RÊTU, E: en bonne santé; bien conservé; actif, en parlant d'un vieillard.

RETUIT: lieu où l'on dépose le grain non vendu, pour l'exposer au marché suivant. On dit, en patois Troyen,retuyer: serrer pour le marché prochain. Deréduit.

REUE: roue.--REULIÈRE: ornière.

REUNGE (s. m.): action de ruminer; réflexion. Revenir aureunge: revenir à la pensée par rancune.

REUNGER: ronger;--ruminer, en parlant des animaux. En patois Walon,rouingi. A.

REUNGIS. Voyez REUNGE.

REUX: confondu; étonné. B.

REVALIN: reste. B.

REVANGE: revanche. Patois Lorrain. S.-I.

REVANGER: remuer; brouiller. A.

REVANGER (SE): prendre sa revanche.

RÊVE (s. m.) (en parlant du miel). Unrêvede miel: un rayon de miel.

REVÊCU: ressuscité. A.

RÉVEILLE-MATIN: tithymale (Euphorbia). B.

RÉVEILLONNER (v. n.): faireréveillon; et, par extension, faire après minuit un repas extraordinaire.

RÉVÉRENT, TE: respectueux, se. L.

REVERTERIS (AVOIR UN): changer de résolution. H.-N.

REVEUGER. Voyez REVANGER. A.

REVÊVRE: ressusciter;revivre. A.

RÉVOIL; REVOUIN: regain. Voy. VOUIN.

REVOLIN: reste. B.

REVOUINER: repousser comme levouin(regain);--pulluler. Voyez VOUIN. L.

RHABILLER: rétablir; remettre en bon état.Rhabillerun chemin: le réparer.

RHEUME; RHIÈME: rhume.

RHINOCÉROS (Oryctère nasicornis) insecte. Voyez CAPUCIN. B.

RIAL; RYAL: royal. S.-I.

RIBALET: bord d'un ruisseau; petit sentier qui s'y trouve. Deripa: rive, bord. B.

RIBAN: ruban.

RIBLE (s. m.): vent froid et pénétrant. B.

RIC (TOUT): tout près. (Mortagne.)

RICHOINE: homme joyeux, comme unricheà qui rien ne manque. (Avranches.)

RICHOLER:ricaner; rire en secret.

RIDELER: produire de petites rides; flétrir.

RIDIAUX: rideaux.

RIÉE: rayon du soleil qui semble, en paraissant, rire ou sourire à la terre.

RIEN-QUI-VAILLE: vaurien.

RIEU: ruisseau. Deré.

RIFAU: canal. Du latinrivus, ruisseau.

RIFLE: morceau de bois qui se place au bout duhanse, et dont les faucheurs se servent pour aiguiser leur faux. M. Decorde.

RIFLE (s. f.): gourme des enfants.

RIFLER: rafler; voler; enlever;--se servir durifle; effleurer.

RIFOUR. Voyez RIFAU.

RIGNALER:rognoner; murmurer.

RIGNON: rognon.

RIGOLET: grand gobelet. Du vieux françaisse rigoler; se régaler. Vire.

RIGOLET: rigole;--harin, mauvais cheval.

RIGOLICE; RINGOLISSE (s. m.): réglisse. Patois Walon,régolice.

RIGOLLER: railler. Ce verbe a été employé en ce sens par l'auteur d'une ancienne chanson normande, que nous avons publiée à la suite de notre édition de Basselin, p. 182:

Ne venez plus ainsy m'yrigoller.

Ne venez plus ainsy m'yrigoller.

Ne venez plus ainsy m'yrigoller.

J.-B. Rousseau donne un autre sens au verberigoller. Il dit:

Serigollant, menant joyeux déduit,Et jusqu'au soir faisant le diable à quatre.

Serigollant, menant joyeux déduit,Et jusqu'au soir faisant le diable à quatre.

Serigollant, menant joyeux déduit,

Et jusqu'au soir faisant le diable à quatre.

RILE (s. m.): hâle.

RIMOUSQUETTE (s. f.): fille dégourdie, qui agace les garçons. A.

RIMÉE: gelée blanche.--RIMER: geler blanc.

RIN: rien.

RINBIN: objet de peu de valeur (riendebien). A.

RINBINER: revendre des objets de peu de valeur. L.

RINBINIER: celui quirinbine. L.

RINCÉE; RINCHÉE; RINCHIE: volée de coups. L.

RINCER; RINCHIER; battre quelqu'un; le rosser. L.

RINCER; RINCHIER: aiguayer; rincer du linge.

RINCETTE; RINCHETTE: verre d'eau-de-vie ou de liqueur qu'on prend après le café.

RINCHI: rincé, nettoyé. Des bouteilles bienrinchies.

RINCHURETTE: verre qu'on prend après larinchette.

RINGARD: fourgon du four. Voyez NAS.

RINGLER: glisser sur la glace. A.

RINGLOIR: eau gelée propre àringler. A.

RIO: petite raie, poisson;--petite rigole. H.-N.

RIOCHER; RIOCHINER: rire à petit bruit, en se moquant.

RIOCHEUX: quirioche.

RIOLET: bord ou trottoir. Derivusou deripa. Voyez RIBALET.

RIOLET: petit ruisseau. Derivulus. B.

RION:rayon; petit sillon. L. Unrion: un brin. H.-N.

RIOTER. Voyez RIOCHER.

RIOTEUX: instrument qui sert à faire desriospour planter des pois, des fèves, etc.

RIPER: tourner un objet bout pour bout.Riperun tonneau: le placer en équilibre sur un chantier et lui faire faire volte-face. M. Lepingard.

RI-PIERRE; RI-TERRE: rez-pierre; rez-terre.

RIQUET: mesquin,étriqué.

RIQUIEU: troglodyte de l'ordre des Sylvains, roitelet.

RIQUIQUI (Famille de): composée d'un grand nombre de membres.

RIQUIQUI (s. m.): eau-de-vie. Derikiki: toute liqueur spiritueuse chez les Arabes, qui appellent kiki le ricin, que M. Pierquin de Gembloux croit être le kikajou de Jonas.

RIRIE (s. f.): ris continués, aux éclats; partie de rire.

RISQUATOUT: animal qu'onrisque à tout, qu'on épuise, sans craindre que mort s'ensuive.

RISQUIPÈTE (A LA): à la coque; œufs cuits dans les cendres,à la risque qu'ils pettent. M. Decorde.

RISTOURAS: mauvaisrestesd'étoffes, de linge. A.

RITELET: roitelet.

RIVE: côté extérieur d'un lit.

RIVER: parer larive(d'un lit); arranger le bord de la couverture, la replier sous le matelas de manière que ce bord ne soit point aperçu. M. Lepingard.

RO! RO! haro. De Hrolf (Rollon), premier duc de Normandie. S.-I.

ROBERDE (s. f.): herbe-à-Robert (Géranium Robertianum). B.

ROBIN: taureau. H.-N.

ROBINIÈRE (VACHE): qui tourmente les autres et est impropre à la reproduction.

ROC: réprimande, semonce. Donner unrocà quelqu'un. B.

ROCHIER: rocher.

ROCHER. Voyez BUCHER.

RODEUR: celui quirôdepour voler; et, par extension, voleur.

ROE (s. f.): roue.

ROGATONNER: parler entre ses dents, en revenant sur des faits accomplis, en grommelant.

ROIGNER: rogner.

ROGNONEMENT: action de rognoner.

ROINCER: grogner. Dans l'arr. de Mortagne, il exprime le cri des chevaux qui veulent se battre. MM. Duméril.

ROISNER; ROUESNER; ROINASSER: murmurer entre ses dents, de manière à rappeler un peu le bruit d'une roue mal graissée.

ROITER: tourner; décrire en courant des traces circulaires. Terme de chasse.

ROMACHER; ROMANCHIER: murmurer; grommeler.

ROMANCER: raconter.

ROMATIQUE: rhumatisme.

ROMPUMENT: rondement. Travaillerrompûment: sans s'interrompre.

RONCE COCHONNIÈRE: églantier (Rosa canina).

RONCEUX: noueux.

RONCHAILLES: lieu où il y a beaucoup deronches, ou ronces.

RONDEAU: rondin.

RONDIR L'ŒIL: ouvrir les yeux d'une manière remarquable, en témoignant de la surprise et du mécontentement. A.

RONÉ, E: enluminé; rouge, en parlant de la figure. A.

RONSSE (s. f.) (Orne): chêne dont on coupe la tête tous les ans pour l'empêcher de donner de l'ombre. On dit aussirosseetrousse. MM. Duméril.

ROPIDOLLER:roupiller; sommeiller. A.

ROQUELAURE; ROQUELAUSE (s. f.): houppelande. L.

ROQUES: mottes de terre.

ROQUET: jupon court. De l'allemandroke: robe en général;--pomme à cidre tardive.

ROS: roseau commun;--lame du métier de tisserand, dont les dents sont en roseau.

ROSEAU: glui. De la ressemblance des tiges ou chalumeaux du blé avec les tiges des roseaux. L.

ROSELET; ROSELEU: belette.

ROSIÈRE (s. f.): terrain planté de roseaux; où ne poussent guère que des roseaux. Titres de 1361.

ROSSÉE: volée de coups. Du verbe rosser.

ROSSOLI, E: rissolé, e.--ROSSOLIR (v. n.): rissoler.

ROTE: corde qui retient la charge d'une voiture.

ROTE (s. f.): sentier. Deroute, mot qui vient du verbe latinrumpere, au participe passéruptus, parce que les routes ne sont que des terrainsrompus. Patois Rouchi. A.

ROTER:ôter; reprendre ce qu'on a donné. On dit proverbialement:


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