CANICULE

Toutes les voix se sont tues,Et les coups du pic rageur ;L’ombre, des cimes touffues,Tombe en nappe de fraîcheur.Bourdonnante et jamais lasse,L’abeille au corselet brunRejoint, butine et dépasseLes calices un par un.D’une eau vive, sur la pierre,Le filet éblouissant,Comme un serpent de lumière,Sans tumulte va glissant.Le hamac où se balanceMon corps souffrant de l’étéTrouble à peine le silenceDe ce bocage enchanté.

Toutes les voix se sont tues,

Et les coups du pic rageur ;

L’ombre, des cimes touffues,

Tombe en nappe de fraîcheur.

Bourdonnante et jamais lasse,

L’abeille au corselet brun

Rejoint, butine et dépasse

Les calices un par un.

D’une eau vive, sur la pierre,

Le filet éblouissant,

Comme un serpent de lumière,

Sans tumulte va glissant.

Le hamac où se balance

Mon corps souffrant de l’été

Trouble à peine le silence

De ce bocage enchanté.


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