Tu m’as dit : « Puisque las à tout jamais des villesIl te plaît de quitter ce décevant Paris,Emmène-moi : là-bas, quand je t’aurai repris,Nous vivrons, mon amour, meilleurs et plus tranquilles.« Si tu jugeais mes soins à ton rêve inutiles,L’ennui viendrait bientôt te rappeler leur prix.Tu ne m’entendras pas : en trottant, la sourisFait plus de bruit vraiment que mes petons agiles.« Te sachant dénué de pratique raison,J’ordonnerai pour toi la cour et la maison ;Je me constituerai ta première servante :« Et le merveilleux vin que tu me verseras,M’engourdissant le soir, dès l’aurore suivanteDoublera pour l’effort la vigueur de mes bras ! »
Tu m’as dit : « Puisque las à tout jamais des villes
Il te plaît de quitter ce décevant Paris,
Emmène-moi : là-bas, quand je t’aurai repris,
Nous vivrons, mon amour, meilleurs et plus tranquilles.
« Si tu jugeais mes soins à ton rêve inutiles,
L’ennui viendrait bientôt te rappeler leur prix.
Tu ne m’entendras pas : en trottant, la souris
Fait plus de bruit vraiment que mes petons agiles.
« Te sachant dénué de pratique raison,
J’ordonnerai pour toi la cour et la maison ;
Je me constituerai ta première servante :
« Et le merveilleux vin que tu me verseras,
M’engourdissant le soir, dès l’aurore suivante
Doublera pour l’effort la vigueur de mes bras ! »