Dans le profond décor du jardin centenaire,La tranquille maison pleine de souvenirsPrend un aspect frileux, satisfait, sans désirs,D’aïeule à l’esprit fin qui sait qu’on la vénère.C’est d’un paisible pas qu’autour d’elle l’on erre ;Un banc, près de la porte, invite aux doux loisirs ;Une viorne lente où se jouent les zéphyrsDu seuil hospitalier monte au toit débonnaire.Ceux qui, depuis cent ans, dans cet abri sont nésOnt chéri la douceur des horizons bornésEt vu se dérouler honnêtement leur vie.Toi qui passes, tenant dans ta robuste mainLe bâton qui te sert à frapper ton chemin,Entre, la table est prête et la boisson servie !
Dans le profond décor du jardin centenaire,
La tranquille maison pleine de souvenirs
Prend un aspect frileux, satisfait, sans désirs,
D’aïeule à l’esprit fin qui sait qu’on la vénère.
C’est d’un paisible pas qu’autour d’elle l’on erre ;
Un banc, près de la porte, invite aux doux loisirs ;
Une viorne lente où se jouent les zéphyrs
Du seuil hospitalier monte au toit débonnaire.
Ceux qui, depuis cent ans, dans cet abri sont nés
Ont chéri la douceur des horizons bornés
Et vu se dérouler honnêtement leur vie.
Toi qui passes, tenant dans ta robuste main
Le bâton qui te sert à frapper ton chemin,
Entre, la table est prête et la boisson servie !