*à Genêts, la croisée du transept et une partie des croisillons, ainsi que la tour aux deux tiers de sa hauteur (milieu du 12e siècle);
*à Saint-Léonard-de-Vains, l’ensemble (début du 12e siècle), très remanié après 1793;
*à Saint-Loup, l’ensemble (première moitié du 12e siècle);
*à Saint-Quentin, la base de la tour et la nef (première moitié du 12e siècle).
Et enfin le beau portail de Sartilly (seconde moitié du 12e siècle).
#Le plan des églises
Les églises romanes sont formées pour la plupart d’un vaisseau rectangulaire comprenant la nef et le choeur. Seul Genêts possède un large transept à bras saillants.
Le choeur se termine par un chevet plat, à l’exception de celui de Saint-Loup prolongé par une abside semi-circulaire.
La tour est souvent située dans l’axe du vaisseau, entre choeur et nef (Saint-Pair, Bréville, Angey, Saint-Léonard, Saint-Quentin). A Saint-Loup, elle s’élève au-dessus de la première travée du choeur. Elle est également accolée au vaisseau: accolée à la première travée du choeur côté nord à Yquelon, accolée à la partie orientale de la nef côté sud à Saint-Jean-le-Thomas. La tour s’élève au-dessus de la croisée du transept à Genêts.
#Les appareils
Les maçonneries de la nef et du choeur présentent un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste si le sol est schisteux, ou de moëllons de granit si l’église est construite sur un massif granitique. Seuls les murs du choeur de Saint-Loup présentent un appareil régulier de granit.
Certains appareils irréguliers comprennent des éléments d’opus spicatum: le mur latéral sud de la nef de Saint-Martin-le-Vieux, les murs latéraux de la nef de Dragey, la base de la tour de Saint-Léonard-de-Vains. Cet appareil en arêtes de poisson est un indice d’ancienneté. Ces édifices datent tous du 11e ou du tout début du 12e siècle.
Les tours romanes sont formées d’un appareil régulier de granit à Saint-Pair, Genêts et Saint-Loup. A Saint-Léonard, l’appareil régulier de la base (dans sa partie supérieure) et du deuxième étage alterne avec un appareil irrégulier au premier étage.
Les tympans du portail muré de Saint-Jean-le-Thomas et du portail occidental de Saint-Loup sont formés de pierres de granit losangées disposées en appareil réticulé. On retrouve ce même genre d’appareil réticulé au premier étage de la tour de Saint-Loup, à l’écoinçon des arcatures jumelles.
#L’architecture extérieure
= Les contreforts
Les façades occidentales sont le plus souvent épaulées de deux contreforts plats à leurs extrémités. Seule, la façade de Saint-Jean-le-Thomas est consolidée par un contrefort plat central.
Les murs latéraux de la nef et du choeur sont épaulés de contreforts plats. Ils montent de fond jusqu’au départ de la toiture, comme à Saint-Loup et Saint-Quentin. Ou alors, comme à Bréville et Yquelon, ils prennent appui sur un soubassement de pierre et supportent une corniche soutenue par des modillons.
= Les baies
Seule la façade occidentale d’Yquelon est percée d’un petit oculus orné sur son pourtour de billettes. Les autres ouvertures romanes sont des baies en plein-cintre longues et étroites.
Les piédroits et les arcs de ces baies sont en granit. Le cintre est souvent creusé dans un linteau monolithe de granit (Yquelon, Bréville, Saint-Loup, etc.). Il est quelquefois formé d’une rangée de claveaux de granit (Saint-Jean-le-Thomas, Saint-Léonard-de-Vains). Le pourtour des baies est sans ornement, sauf les baies du chevet de Saint-Léonard ornées d’une moulure torique.
= Les portails
Les façades occidentales sont percées d’un portail central, sauf àSaint-Martin-le-Vieux et Saint-Jean-le-Thomas. Les églises disposent souventd’un portail sud. Celui-ci est ouvert dans la nef à Dragey etSaint-Jean-le-Thomas, ouvert dans la base de la tour à Bréville etSaint-Quentin, et ouvert dans le choeur à Yquelon et Saint-Loup.
Les portes des églises les plus anciennes (11e ou tout début du 12e siècle) sont surmontées d’un arc surbaissé reposant sur des piédroits sans ornement, comme les portes de Saint-Martin-le-Vieux, Dragey ou Saint-Léonard. Les portes de cette époque présentent aussi une arcade en plein-cintre. A Genêts, l’arcade de la porte située dans le bras sud du transept est formée de deux épaisses voussures non moulurées. Elle daterait du 11e siècle. L’arcade de la porte sud de Saint-Jean-le-Thomas est formée d’une voussure ornée d’une simple moulure torique. Elle daterait du début du 12e siècle.
Pour les églises de la première ou seconde moitié du 12e siècle, les arcades en plein-cintre des portes sont formées d’une ou deux voussures moulurées surmontées d’une archivolte.
A Saint-Loup et Saint-Quentin, édifices de la première moitié du 12e siècle, les voussures sont moulurées d’un tore d’angle suivi d’un listel puis d’un cavet peu profond, et l’archivolte est un cordon chanfreiné.
A Bréville et Yquelon, églises de la seconde moitié du 12e siècle, les voussures sont moulurées d’un tore d’angle surmonté d’un chanfrein sculpté de dents-de-scie peu visibles. L’archivolte est formée d’un épais cordon orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d’un rang de bâtons brisés. Elle repose sur des têtes sculptées de part et d’autre de l’arcade. On retrouve ce même genre d’archivolte à Sartilly.
Les voussures reposent sur d’épaisses colonnettes engagées. Le tailloir des chapiteaux est carré, sauf à Saint-Loup et Saint-Quentin où il est mouluré en quart-de-rond. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées en bas relief. Les bases des colonnes sont carrées. Elles sont ornées d’un ou deux tores. A Saint-Loup et Saint-Quentin, le chanfrein surmonté d’un tore est sculpté de petites griffes triangulaires ou de bourrelets semi-circulaires entourant une griffe centrale. A Saint-Léonard ou Sartilly, deux tores entourent une scotie.
Les linteaux sont formés d’épais blocs de granit rectangulaires (Saint-Loup, Bréville) ou en bâtière (Saint-Jean-le-Thomas). Les tympans du portail occidental et de la porte sud de Saint-Quentin sont formés d’un gros bloc monolithe de granit.
Le plus beau portail roman est celui de Sartilly. Les moulurations des voussures et de l’archivolte et les sculptures des chapiteaux sont très soignées. La facture de ce portail est bien supérieure à celle des autres portails romans de la région.
= Les tours
Seules les tours de Saint-Pair, Saint-Léonard-de-Vains et Saint-Loup sont entièrement romanes. Ces tours ont deux étages. Celle de Saint-Léonard, construite au début du 12e siècle, est percée à l’étage supérieur de longues arcatures jumelles en plein-cintre.
Celles de Saint-Pair et de Saint-Loup, édifices de la première moitié du 12e siècle, présentent des traits communs. Le premier étage est orné au nord et au sud de deux arcatures aveugles jumelles. Le second étage est percé d’une baie sur chaque face: une baie simple à Saint-Loup et une baie géminée à Saint-Pair. La tour est surmontée d’une corniche soutenue par des modillons.
Pour les autres églises, la base seule est romane, et les étages supérieurs sont plus récents. A Saint-Quentin, par exemple, les deux étages de la tour ont été construits au 13e siècle. A Genêts, la partie inférieure de l’étage est romane. La partie supérieure a été ajoutée dans les premières années du 17e siècle. Les baies géminées romanes ont été prolongées par des baies trilobées gothiques.
#L’architecture intérieure
= Les plafonds et les voûtes
Les nefs sont toujours plafonnées. Elles sont surmontées d’une voûte en berceau de bois refaite au 19e ou au 20e siècle. Seules les nefs de Bréville et Saint-Jean-le-Thomas possèdent une voûte en berceau de plâtre.
Certains choeurs sont plafonnés. Une voûte en berceau de bois surmonte le choeur de Saint-Jean-le-Thomas. Un plafond légèrement incurvé en plâtre surmonte celui d’Angey. Les choeurs de Bréville et de Saint-Pair ont reçu une voûte en croisée d’ogives au 15e ou au 16e siècle.
Seul le choeur d’Yquelon est surmonté d’une voûte en croisée d’ogives romane. Les ogives, très épaisses, sont moulurées de deux tores d’angle encadrant une petite moulure triangulaire saillante. Ces ogives reposent sur des culots. Les clefs de voûte sont sculptées de motifs géométriques en très bas relief inscrits dans un cercle.
Les bases des tours sont délimitées par d’épais piliers. Les arcs supportés par les piliers sont reçus par des pilastres (Angey, Bréville) ou des colonnes engagées jumelées (Saint-Pair, Genêts, Saint-Léonard, Saint-Quentin).
Ces arcs déterminent sous la tour une voûte d’arêtes. A Saint-Pair ou à Saint-Quentin, les arêtes reposent sur les angles rentrants formés par les dosserets des pilastres ou ceux des colonnes. A Genêts et Saint-Léonard, les arêtes sont reçues par des colonnes engagées de même profil que celles qui reçoivent les arcs.
A Angey, la travée supportant la tour est surmontée d’une voûte en croisée d’ogives. Les ogives, très épaisses, sont semblables à celles du choeur d’Yquelon et reposent elles aussi sur de gros culots.
= Les arcs
Les arcs intérieurs sont fourrés. Ils reposent sur les pilastres ou les colonnes par l’intermédiaire d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. Seules les impostes de Saint-Loup et de Saint-Quentin sont moulurées en quart-de-rond.
Les arcs des églises de la première moitié du 12e siècle sont en plein-cintre (Saint-Loup, Angey et Saint-Quentin) ou très légèrement brisés (Saint-Pair). Dans les églises de la seconde moitié du 12e siècle, à Bréville ou à Yquelon, les arcs sont légèrement brisés. Seuls les arcs à triple rouleau de la croisée du transept de Genêts ont un arc brisé beaucoup plus prononcé dû à l’influence du Mont Saint-Michel. C’est un abbé du Mont, Robert de Torigni, qui fit reconstruire l’église au milieu du 12e siècle.
#La sculpture
= Les chapiteaux
Les corbeilles des chapiteaux sont ornées de sculptures en bas relief d’une extrême simplicité, du fait de la dureté du granit. Les Normands étaient avant tout un peuple d’architectes. La sculpture était pour eux un art très secondaire qui se limitait la plupart du temps à une ornementation géométrique.
Les corbeilles sont le plus souvent ornées de crochets d’angle très simples. Certaines sont ornées de boules situées sous le tailloir (Bréville, Saint-Loup), d’autres de motifs végétaux: feuilles de chêne et glands à Saint-Pair, feuilles de chêne, volutes et feuilles d’acanthe très simplifiées à Sartilly. D’autres encore sont sculptées de têtes d’angle à Saint-Loup ou à Saint-Quentin.
Seules les élégantes volutes et feuilles ornant les corbeilles du portail deSartilly contrastent avec la simplicité et la maladresse de l’ensemble.
= Les modillons
Les modillons romans sont en majorité sculptés de têtes plus ou moins grossières, comme les modillons de Bréville, Saint-Léonard ou Saint-Quentin. Quelques modillons sont sculptés de deux têtes accolées peu visibles à Bréville et Saint-Loup.
Seuls les modillons soutenant la corniche du choeur de Saint-Loup sont originaux. La porte sud est surmontée de modillons très curieux. L’un représente un être grotesque mettant la main droite à la bouche alors que son bras gauche est replié sur sa poitrine. L’autre représente un homme accroupi, les mains sur les genoux. Au nord, un très gros modillon est sculpté d’une tête humaine avec des moustaches. Les autres modillons représentent des têtes humaines ou des têtes grotesques grimaçantes assez expressives.
#Le décor peint
Un beau décor peint du 12e siècle a été retrouvé en 1974 dans le mur latéral sud de la nef de Saint-Jean-le-Thomas. Une partie du décor a été dégagée en décembre 1974. La partie dégagée comprend trois tableaux: le combat d’un homme contre un ange, une scène champêtre et la lutte de Saint Michel contre le Démon. Ces tableaux sont surmontés de frises de rinceaux. Peints en ocre et chamois sur fond clair, ils présentent un intérêt d'autant plus grand que les décors peints de l’époque romane sont pratiquement inexistants en Basse-Normandie.
[Bibliographie régionale / Histoire de la Normandie / L’art en Normandie / L’art roman en Normandie / Le Cotentin et l’Avranchin / Les Pouillés / Les chemins montois / Les cartes / Périodiques régionaux et locaux // Bibliographie par site / Saint-Martin-le-Vieux / Bréville / Yquelon / Saint-Pair-sur-Mer / Angey / Saint-Jean-le-Thomas / Dragey / Genêts / Saint-Léonard-de-Vains / Saint-Loup / Saint-Quentin / Sartilly]
#Bibliographie régionale
= Histoire de la Normandie
Boüard (Michel de). Guillaume le Conquérant. Paris, PUF, 1958, collection Que sais-je?
Boüard (Michel de), sous la direction de. Histoire de la Normandie. Toulouse,Privat, 1970.
Boüard (Michel de), sous la direction de. Documents de l’histoire de laNormandie. Toulouse, Privat, 1972.
Guide géologique régional: Normandie. Paris, Masson, 1977.
= L’art en Normandie
La Normandie monumentale et pittoresque. Le Havre, Lemale et Cie, 1899. Manche I et II, in folio.
Huard (George). L’art en Normandie. Paris, Les Beaux-Arts, 1928.
Jalabert (Denise). L’art normand au Moyen-Age. Paris, La Renaissance du Livre, 1929.
Congrès archéologique de France. Paris, Société française d’archéologie, 1966.Manche, 124e session.
Dictionnaire des églises de France. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B:Normandie.
= L’art roman en Normandie
Ruprich-Robert (Victor). L’architecture normande aux XIe et XIIe siècles. Paris,Librairie des imprimeurs réunis, 1885-1887, 3 volumes in folio.
Boüard (Michel de). L’art roman en France: Normandie – Bretagne. Paris,Flammarion, 1961.
Musset (Lucien). La Normandie romane. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1975, tomeI.
= Le Cotentin et l’Avranchin
Desroches (Jean-Jacques). Annales religieuses de l’Avranchin, in: Mémoires de laSociété des antiquaires de Normandie, 1844, p. 399-497.
Le Héricher (Edouard). Avranchin monumental et historique. Avranches, chezTostain, 1845-1865, 3 volumes. (Réimpression: Brionne, G. Montfort, 1980.)
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, 2 volumes. (Réimpression: Marseille, Laffite Reprints, 1981.)
Chesnel (P.). Le Cotentin et l’Avranchin sous les ducs de Normandie (911-1204).Caen, H. Delesques, 1912.
= Les Pouillés
= Pour le diocèse de Coutances
Delisle (Léopold). Pouillé du diocèse de Coutances, in: Recueil des historiens de la France, tome XXIII, 1876, p. 493-542. (Pouillé de 1251-1279 avec interpolations jusqu’en 1316 ou Livre noir du Chapitre)
Longnon (Auguste). Le diocèse de Coutances, in: Pouillés de la province deRouen, Paris, Imprimerie nationale, 1903, p. 269-363. (Pouillé de 1332-1336 ouLivre blanc du Chapitre)
= Pour le diocèse d’Avranches
Longnon (Auguste). Le diocèse d’Avranches, in: Pouillés de la province de Rouen,Paris, 1903, p. 163-178 (Pouillé vers 1380) et p. 153-162 (Pouillé de 1412).
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tomeII, p. 638-678. (Pouillé de 1412 ou Livre blanc de l’Evêché d’Avranches)
= Les chemins montois
Pigeon (Emile-Auber). Le Mont Saint-Michel et sa baronnie Genêts-Tombelaine. Avranches, Imprimerie A. Perrin, 1901, p. 232 et 248. (Plan de la commune et plan du bourg de Genêts)
Tardif (Ernest-Joseph). Saint-Pair-sur-Mer au XIVe siècle: notes historiques et topographiques, in: Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1911, p. 139-179.
Bouhier (Claude). Les chemins montois dans les anciens diocèses d’Avranches et de Coutances, in: Millénaire monastique du Mont Saint-Michel, Paris, Lethellieux, 1971, tome III, p. 251-270.
= Les cartes
Carte de Cassini (XVIIIe siècle) n° 127: Granville et la baie du MontSaint-Michel.
Carte de Cassini (XVIIIe siècle) n° 95: Avranches.
Cartes géologiques de Coutances et d’Avranches au 1/80.000e publiées par leService de la carte géologique du ministère de l’Industrie.
Carte touristique n° 16: Rennes – Granville au 1/100.000e publiée par l’Institut géographique national.
= Périodiques régionaux et locaux
Annuaire des cinq départements de la Normandie
Annuaire du département de la Manche
Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie
Mémoires de la Société archéologique d’Avranches
Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie
Le Pays de Granville (Le)
Revue de l’Avranchin
Revue du département de la Manche
#Bibliographie par site
= Saint-Martin-le-Vieux
Renault. Le canton de Bréhal, in: Annuaire du département de la Manche, 1854, p. 29-31.
Béhier (Pierre). Bréhal-Chanteloup. Coutances, OCEP, 1969, p. 31-32 et 237-242.
= Bréville
Archives paroissiales: Registre n° 1 de la paroisse Notre-Dame de Bréville.
Renault. Le canton de Bréhal, in: Annuaire du département de la Manche, 1854, p. 31-34.
Le Légard (Marcel). Bréville-sur-Mer (Manche), in: Dictionnaire des églises deFrance. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B: Normandie, p. 25.
= Yquelon
Archives municipales: Registre des délibérations du conseil municipal (1880-1904).
Archives municipales: Registre des délibérations du conseil municipal (1962-1978).
Lomas (M. de). Les découvertes d’Yquelon, in: Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, tome XIV (1886-1887), p. 43-47.
Rabel (J.). L’église d’Yquelon, in: Revue de l’Avranchin, tome VIII, 1897, p. 237-248.
X. Documents relatifs à l’église et à la seigneurie d’Yquelon, in: Le Pays deGranville, 1906, p. 139.
Biguet (E.). Quelques notes sur Yquelon, in: Le Pays de Granville, 1932, p. 152-153.
= Saint-Pair-sur-Mer
Archives paroissiales (: nombreux documents du 19e siècle concernant la reconstruction d’une partie de l’église).
Hantraye. Notice archéologique sur l’église de Saint-Pair, in: Mémoires de laSociété archéologique d’Avranches, tome I, 1842, p. 241-255.
Tardif (Adolphe et Joseph). Saint-Pair-sur-la-Mer et les saints vénérés dans l’église de cette paroisse. Rennes, A. Le Roy, 1888.
Pigeon (Emile-Auber). Vie des saints du diocèse de Coutances et d’Avranches,Avranches, 1898, tome I.
Tardif (Ernest-Joseph). L’église de Saint-Pair, in: Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1911, p. 237-259.
Beaurepaire (Georges de). L’église de Saint-Pair, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Lemale et Cie, 1899, Manche II, p. 272-276.
Biguet (E.). Saint-Pair-sur-Mer: sa baronnie – son église – ses saints, in: Le Pays de Granville, 1934, p. 192-220 (avec un cliché de l’ancienne église reproduit p. 199).
Hulmel (L.). Notes d’histoire sur Saint-Pair-sur-Mer et Kairon, in: Revue de l’Avranchin, tome XXXII, 1942-1943, p. 583-588.
Bouhier (Claude). Inventaire des découvertes archéologiques du département de laManche. Thèse de doctorat de l’Université de Caen, 1962, p. 415.Angey
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tomeII, p. 351.
= Saint-Jean-le-Thomas
Archives paroissiales: Registre paroissial de l’église de Saint-Jean-le-Thomas (1881-1978).
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tomeII, p. 372-378.
Barbot (L.). Saint-Jean-le-Thomas: son passé, son présent, son avenir.Avranches, 1912.
Biguet (E.). Excursion à Saint-Jean-le-Thomas, Genêts, Vains, Saint-Léonard, in:Le Pays de Granville, 1932, p. 200-210.
Seguin (Jean). Genêts, Saint-Jean-le-Thomas et leurs environs. 1932.
Guilbert (Michel). L’église de Saint-Jean-le-Thomas, in: Revue du département de la Manche, tome XII, avril 1970, p. 81-93.
Percepied (Albert). Saint-Jean-le-Thomas. Coutances, Imprimerie Arnaud-Bellée, 1976.
= Dragey
Archives paroissiales: Registre paroissial de l’église Saint-Médard de Dragey.
Archives municipales: Registre des délibérations du conseil municipal de Dragey (1955-1972).
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tomeII, p. 357-358.
Thibout (Marc). Les églises des XIIIe et XIVe siècles dans le département de laManche. Thèse de l’Ecole des Chartes, 1935, p. 225-226.
= Genêts
Archives paroissiales: Registre paroissial de Genêts.
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tomeII, p. 358-360.
Pigeon (Emile-Auber). Genêts ou une ville déchue, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Le Havre, Lemale et Cie, 1899, p. 246-254.
Pigeon (Emile-Auber). Le Mont Saint-Michel et sa baronnie Genêts-Tombelaine.Avranches, Imprimerie A. Perrin, 1901.
Seguin (Jean). Genêts, Saint-Jean-le-Thomas et leurs environs. Avranches, 1932.
Thibout (Marc). Les églises des XIIIe et XIVe siècles dans le département de laManche. Thèse de l’Ecole des Chartes, 1935, p. 233-234.
Martin-Demezil (Jean). Eglise de Genêts, in: Congrès archéologique de France.Paris, Société française d’archéologie, 1966. Manche, 124e session, p. 378-385.
Erlande (Alain). Genêts (Manche): Eglise Notre-Dame et Saint-Sébastien, in: Dictionnaire des églises de France. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B, p. 78-79.
= Saint-Léonard-de-Vains
Pigeon (Emile-Auber). Saint Léodovald ou Saint Léonard, in: Mémoires de laSociété académique du Cotentin, Avranches, 1895, p. 99-100.
Pigeon (Emile-Auber). Le prieuré de Saint-Léonard-de-Vains, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Le Havre, Lemale et Cie, 1899, Manche II, p. 101-104.
Lemaitre (Victor). Paroisse Saint-Pierre-de-Vains et Saint-Léonard au diocèse deCoutances et d’Avranches. Coutances, 1919.
Musset (Lucien). Vains, in: Normandie romane. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1975, tome I, p. 43.
Bindet (Jean). Le prieuré de Saint-Léonard-de-Vains, in: Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, décembre 1976, tome LIII, p. 281-291.
= Saint-Loup
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tomeII, p. 392-393.
Régnier (Louis). Une église romane de l’Avranchin: Saint-Loup, in: Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1891, p. 258-272.
Beaurepaire (Charles de). L’église de Saint-Loup, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Lemale et Cie, 1899, Manche I, p. 95-98.
Fournée (Jean). L’église de Saint-Loup, in: Congrès archéologique de France.Paris, Société archéologique de France, 1966. Manche, 124e session, p. 386-397.
Musset (Lucien). Saint-Loup-sous-Avranches, in: La Normandie romane. LaPierre-qui-Vire, Zodiaque, 1966, tome I, p. 41.
Erlande (Alain). Saint-Loup, in: Dictionnaire des églises de France. Paris, R.Laffont, 1968, tome IV B, p. 165-166.
Masselin (M.) et Hulmel (L.). Monographie de la paroisse de Saint-Loup, in:Revue de l’Avranchin, tome LIV, 1977, p. 111-134.
= Saint-Quentin
Archives municipales: Dossier de l’église (rassemble des documents du 20e siècle concernant les restaurations).
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tomeII, p. 394-395.
Pigeon (Emile-Auber). L’église de Saint-Quentin, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Lemale et Cie, 1899, Manche II, p. 215-216.
Cudeloup. Saint-Quentin-sur-le-Homme, in: Revue de l’Avranchin, tome XXIV, 1931, p. 469-480.
Thibout (Marc). Les églises des XIIIe et XIVe siècles dans le département de laManche. Thèse de l’Ecole des Chartes, 1935, p. 288-289.
Le Légard (Marcel). Saint-Quentin-sur-le-Homme (Manche), in: Dictionnaire des églises de France. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B, p. 173-174.
= Sartilly
Archives municipales: Registre des délibérations du conseil municipal deSartilly (1837-1864), p. 111-112.
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tomeII, p. 371-372.
Hulmel (Louis). Sartilly, in: Revue de l’Avranchin, tome XXI, 1924-1926, p. 507-518 (avec deux clichés de l’église romane détruite, p. 514 et 518).
[Cartes de la région // Plans des églises // Schémas des portes et colonnes //Photos // Notes]
#Cartes de la région
* Carte indiquant l'emplacement des églises (carte numérisée)
* Carte géologique (carte numérisée) [1]
* Les chemins montois des anciens diocèses de Coutances et d’Avranches (carte numérisée) [2]
* Le doyenné de Saint-Pair (carte numérisée)
* Le doyenné de Genêts (carte numérisée)
#Plans des églises
[Les plans ont été réalisés à partir de mesures relevées sur place, soit intégralement (Saint-Martin-le-Vieux, Bréville, Yquelon, Angey, Dragey, Genêts, Saint-Léonard-de-Vains, Saint-Loup et Saint-Quentin), soit en complément de croquis existants (Saint-Pair et Saint-Léonard-de-Vains).]
* Plan de l’église de Saint-Martin-le-Vieux (plan numérisé)
* Plan de l’église de Bréville (plan numérisé)
* Plan de l’église d’Yquelon (plan numérisé)
* Plan de l’église de Saint-Pair (1888) montrant les fondations de l’oratoire du 6e siècle (plan numérisé) [3]
* Plan de l’église de Saint-Pair avant 1880 (plan numérisé) [4]
* Plan actuel de l’église de Saint-Pair (plan numérisé) [5]
* Plan de l’église d’Angey (plan numérisé)
* Plan de l’église de Saint-Jean-le-Thomas (plan numérisé) [6]
* Plan de l’église de Dragey (plan numérisé)
* Plan de l’église de Genêts (plan numérisé)
* Plan du prieuré de Saint-Léonard-de-Vains (plan numérisé)
* Plan de l’église de Saint-Loup (plan numérisé)
* Plan de l’église de Saint-Quentin (plan numérisé)
#Schémas des portes et colonnes
[Les schémas ont tous été réalisés à partir de mesures relevées sur place.]
* Bréville: la porte sud (schéma numérisé)
* Yquelon: le portail occidental (schéma numérisé)
* Yquelon: la porte sud (schéma numérisé)
* Saint-Pair: le pilier sud-ouest de la tour (schéma numérisé)
* Saint-Jean-le-Thomas: le portail sud (schéma numérisé)
* Genêts: la porte et la colonne du bras sud du transept (schéma numérisé)
* Genêts: le pilier sud-est de la tour (schéma numérisé)
* Saint-Loup: le portail occidental (schéma numérisé)
* Saint-Loup: la porte sud (schéma numérisé)
* Saint-Quentin: la porte sud (schéma numérisé)
* Sartilly: l’arcade et une colonnette du portail roman (schéma numérisé)
#Photos
* Photos noir et blanc (24 photos)
Photos en couleur (117 photos): Saint-Martin-le-Vieux (4 photos) / Bréville (17 photos) / Yquelon (11 photos) / Saint-Pair-sur-Mer (9 photos) / Saint-Jean-le-Thomas (19 photos) / Dragey (9 photos) / Genêts (13 photos) / Saint-Léonard-de-Vains (9 photos) / Saint-Loup (12 photos) / Saint-Quentin (6 photos) / Sartilly (8 photos)
#Notes
[1] Carte réalisée d’après les cartes géologiques de Coutances et d’Avranches publiées par le Service de la carte géologique du ministère de l’Industrie.
[2] Carte réalisée d’après les informations données par Claude Bouhier dans: Les chemins montois dans les anciens diocèses de Coutances et d’Avranches, in: Millénaire monastique du Mont Saint-Michel. Paris, Lethellieux, 1971, tome III, p. 251-270.
[3] Plan du choeur de l’église de Saint-Pair (1888) montrant les fondations de l’oratoire du 6e siècle et l’emplacement des sarcophages, dans: Pigeon (Emile-Auber). Vie des saints du diocèse de Coutances et d’Avranches. Avranches, 1888, tome I, p. 36.
[4] Plan réalisé à partir de croquis trouvés dans les archives paroissiales et complété par des mesures prises sur place. Aucun document n’a été retrouvé concernant l’emplacement exact des ouvertures de la nef et des chapelles du choeur.
[5] Plan réalisé à partir de croquis trouvés dans les archives paroissiales et complété par des mesures prises sur place. Le système de voûtement des parties postérieures à 1880 n’a pas été représenté.
[6] Sur la base d’un croquis complété par des mesures prises sur place. Communiqué par la Conservation régionale des monuments historiques de Caen, ce croquis a été dessiné le 3 juin 1965 par Yves-Marie Froidevaux, architecte en chef des monuments historiques.
1. Saint-Martin-le-Vieux. L'église vue côté nord.
2. Saint-Martin-le-Vieux. Le mur et la porte sud.
3. Bréville. L'église vue côté sud.
4. Bréville. Modillons sculptés de têtes humaines.
5. Yquelon. L'église vue côté nord.
6. Yquelon. La voûte en croisée d'ogives du choeur.
7. Saint-Pair. L'église vue du nord-est.
8. Saint-Pair. La tour romane côté nord.
9. Saint-Pair. Chapiteau sculpté de la base de la tour.
10. Sartilly. Le portail sud.
11. Sartilly. Colonnettes du portail.
12. Angey. L'église vue côté sud.
13. Saint-Jean-le-Thomas. L'église vue côté sud.
14. Saint-Jean-le-Thomas. Le mur nord du coeur.
15. Dragey. L'église vue du sud-ouest.
16. Dragey. Le mur latéral sud de la nef.
17. Genêts. L'église vue du sud-ouest.
18. Genêts. La croisée du transept.
19. Saint-Léonard-de-Vains. L'église vue côté sud.
20. Saint-Loup. L'église vue de l'ouest.
21. Saint-Loup. La porte sud.
22. Saint-Loup. Baie du deuxième étage de la tour.
23. Saint-Quentin. L'église vue du sud-ouest.
24. Saint-Quentin. Vue intérieure.
= Carte
[001] Carte de la région du Mont Saint-Michel.
= Saint-Martin-le-Vieux
[002] Saint-Martin-le-Vieux. Les ruines de l’église romane, avec le mur sud de la nef (11e siècle) et le double campanile ajouté au 16e siècle. L’ensemble est envahi par la végétation. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste et de granit. Les arcs et piédroits des ouvertures sont en granit. Le schiste est la pierre locale. Le granit provient du massif granitique de Vire affleurant à quelques kilomètres au sud.
[003] Saint-Martin-le-Vieux. Les ruines de l'église romane. Entre le choeur (remanié) et la nef romane, le double campanile ajouté au 16e siècle et édifié en granit rose de Chausey. Pendant la Révolution, l’église servit d’arsenal et tout son mobilier fut vendu. Elle fut rendue au culte en 1801. Vétuste, elle ne fut plus utilisée à partir de 1805. La paroisse fut rattachée à celle de Bréhal, situé à deux kilomètres.
[004] Saint-Martin-le-Vieux. Le mur sud de la nef romane. La grande baie à l’arc surbaissé date sans doute du 16e siècle, tout comme le double campanile. A droite de la grande baie, on distingue une petite baie romane bouchée, au cintre creusé dans un linteau monolithe de granit.
[005] Saint-Martin-le-Vieux. Le mur sud de la nef romane et sa porte, avec son cintre surbaissé et ses piédroits aux contours chanfreinés. La petite baie présente sur la gauche est elle aussi romane. Son cintre est creusé dans un linteau monolithe de granit. La petite baie trilobée située au-dessus de la porte date sans doute du 16e siècle.
= Bréville
[006] Bréville. L’église romane, vue de loin, et ses alentours. Le village de Bréville est situé sur la côte à six kilomètres au nord de Granville.
[007] Bréville. L’église romane perdue dans les arbres. L’église est placée sous le vocable de Notre-Dame. Le second saint est Saint Hélier.
[008] Bréville. L’église romane est formée d’une nef de deux travées suivie d’un choeur de deux travées à chevet plat. La tour carrée s’élève entre choeur et nef. Les parties romanes datent de la deuxième moitié du 12e siècle. Ce sont la majeure partie de la nef, la base de la tour et les murs latéraux du choeur.
[009] Bréville. L’église romane. La construction à cinq pans située dans le prolongement du choeur fut ajoutée au 19e siècle pour abriter la sacristie.
[010] Bréville. La tour, située entre choeur et nef. Sa base est romane. L’étage et la flèche datent de la fin du 15e ou du début du 16e siècle. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste. Le granit est utilisé pour les contreforts, le pourtour des ouvertures, les pilastres, les colonnes et les arcs. Le schiste et le granit sont tous deux des matériaux locaux.
[011] Bréville. L’étage et la flèche de la tour. L’étage est percé sur chaque face d’une ouverture longue et étroite. Au-dessus s’élève une flèche octogonale de pierre aux angles adoucis par des tores, avec un petit gâble à fines colonnettes situé dans le prolongement de chaque ouverture.
[012] Bréville. La base de la tour (côté sud) et sa porte romane. L'arcade en plein-cintre de cette porte est formée d’une voussure moulurée d’un tore suivi d’un chanfrein sculpté de dents-de-scie peu visibles. Le claveau central de la voussure est orné d’une grande tête sculptée en fort relief. L’archivolte est formée d’un épais bandeau orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d’un rang de bâtons brisés. L’archivolte repose à droite sur une pierre sculptée d’une tête humaine. A gauche, elle disparaît dans les maçonneries de la nef. Les corbeilles des chapiteaux des colonnettes engagées sont sculptées de deux crochets d’angle très abîmés encadrés de boules.
[013] Bréville. La base de la tour (côté sud) et sa porte romane. Une pierre en forme de tête humaine est visible au-dessus de cette porte. Sculptée dans le calcaire, pierre friable, cette tête a mal résisté à l’usure du temps, contrairement aux têtes sculptées dans le granit.
[014] Bréville. La base de la tour (côté sud) et sa porte romane. L’archivolte surmontant l’arcade en plein-cintre repose à droite sur une pierre de granit sculptée d’une tête humaine.
[015] Bréville. Sous la corniche, un modillon roman sculpté d’une tête humaine. La plupart des modillons, plus récents, sont taillés en biseau.
[016] Bréville. Un autre modillon roman sculpté d’une tête humaine est visible au-dessus de la baie percée dans la seconde travée de la nef. Cette baie au cintre surbaissé a remplacé une petite baie romane en 1832.
[017] Bréville. Le choeur roman (intérieur). Sa voûte en croisée d’ogives date de la fin du 15e ou du début du 16e siècle. Le carrelage de la deuxième travée du choeur date de 1863. Le sol de la première travée est recouvert de dalles de schiste (dalles de Beauchamps) posées en 1969.
[018] Bréville. La nef romane (intérieur). Son plafond en bois fut remplacé par un plafond en plâtre en 1852. La porte et la grande baie visibles dans le mur du fond (qui correspond au mur de façade) sont sans grand caractère, la façade occidentale ayant été remaniée en 1783. La porte chevillée en chêne date de 1970. Les murs sont recouverts d’un enduit à la chaux refait en 1969. Le sol fut recouvert de dalles de schiste (dalles de Beauchamps) à la même date.
[019] Bréville. La base de la tour, entre choeur et nef (intérieur). Au premier plan, un arc intérieur aux arêtes chanfreinées repose sur des demi-colonnes engagées. Cet arc, qui sépare le choeur de la base de la tour, fut remanié lors de la réfection du choeur au 15e ou 16e siècle. A l’arrière-plan, l’arc séparant la nef de la base de la tour appartient à l’édifice roman original. Il s’agit d’un arc fourré et légèrement brisé aux claveaux irréguliers. Cet arc repose sur deux épais pilastres pris dans l’épaisseur du mur. L’imposte des pilastres est moulurée en forme de bandeau chanfreiné.
[020] Bréville. Vue partielle du grand autel situé dans le chevet du choeur, avec une statue de Notre Dame (l’église est placée sous son vocable) et une statue de Saint Hélier, qui est le second saint.
[021] Bréville. Détail du grand autel situé dans le chevet du choeur. La statue de Notre Dame. L’église est placée sous son vocable.
[022] Bréville. Détail du grand autel situé dans le chevet du choeur. La statue de Saint Hélier, qui est le second saint de l’église.
= Yquelon
[023] Yquelon. L’église romane date de la seconde moitié du 12e siècle. Le village d’Yquelon est situé à deux kilomètres de Granville. D’origine scandinave, le terme d’Yquelon signifie “branche de chêne”.
[024] Yquelon. L’église romane est formée d’une nef de deux travées suivie d’un choeur de deux travées à chevet plat. La tour, carrée et massive, est accolée à la première travée du choeur côté nord. Ses trois étages sont en léger retrait les uns par rapport aux autres et terminés par un toit en bâtière. Les ouvertures rectangulaires percées dans les étages indiquent que la tour a été reconstruite, du moins en partie, depuis le 12e siècle.
[025] Yquelon. La façade occidentale romane. Son appareil irrégulier est fait de moëllons de schiste et de granit, matériaux locaux. A chaque extrémité, un contrefort plat prend appui sur un muret de pierre. Si la façade est romane, les trois baies en plein-cintre situées au-dessus du portail datent de 1896. Elles ont remplacé une grande baie rectangulaire qui avait elle-même remplacé les deux petites baies romanes d’origine.
[026] Yquelon. La façade occidentale romane. Son mur pignon est surmonté d’une croix antéfixe aux branches bifides.
[027] Yquelon. La façade occidentale romane. L'oculus du mur pignon est d’origine. Le pourtour de l’oculus est orné de billettes avec, dans sa partie inférieure, une pierre sculptée de deux têtes humaines en fort relief.
[028] Yquelon. La façade occidentale romane. L’arcade en plein-cintre du portail roman est formée d’une voussure faite de blocs de granit et reposant sur des piédroits en granit. Le claveau central de la voussure est sculpté d’une tête humaine en fort relief. L’archivolte est formée d’un cordon saillant orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d’un rang de bâtons brisés. Le tympan de granit fut restauré en 1897 et sculpté d’une croix d'inspiration romane.
[029] Yquelon. La façade occidentale romane. Détail de l’arcade en plein-cintre du portail. L’archivolte repose à chaque extrémité sur une pierre de granit sculptée d’une tête humaine.
[030] Yquelon. Le choeur roman (intérieur). La nef ouvre sur le choeur par un arc triomphal très épais, fourré et légèrement brisé, qui repose sur deux pilastres pris dans l’épaisseur du mur. Les deux travées du choeur sont séparées par un arc doubleau, lui aussi épais et légèrement brisé.
[031] Yquelon. Le choeur roman (intérieur). Chaque travée est surmontée d’une voûte en croisée d’ogives. Les deux clefs de voûte sont sculptées de motifs géométriques en faible relief compris dans un cercle: motifs triangulaires pour l’une et motifs semi-circulaires pour l’autre.
[032] Yquelon. Le choeur roman (intérieur). Les ogives, très larges, sont ornées de deux épais tores d’angle entourant une petite moulure triangulaire saillante.
[033] Yquelon. Le choeur roman (intérieur). Doubleaux et ogives reposent sur des culots en forme de pyramide renversée. Le culot du centre supporte à la fois la retombée d’un doubleau et celle de deux ogives. Il est surmonté d’un tailloir carré légèrement chanfreiné.
= Saint-Pair-sur-Mer
[034] Saint-Pair-sur-Mer. L’ancienne église romane, d’après un dessin d’E. Biguet (Le Pays de Granville, 1934, p. 199). En 1880 et 1881, au début de l’essor des stations balnéaires, la nef romane fut détruite pour être remplacée par une nef plus grande doublée d'un transept. L’église agrandie fut consacrée le 26 août 1888.
[035] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane date de la première moitié du 12e siècle. De forme carrée, elle comprend deux étages en léger retrait surmontés d’une flèche octogone. Au premier étage, un groupe de deux arcatures aveugles est présent au nord et au sud. Au deuxième étage, de grandes baies géminées sont présentes sur les quatre faces. Séparées par une colonnette trapue à tailloir et base carrés, ces baies géminées sont surmontées d’une arcade en plein-cintre ornée d’une simple moulure torique et reposant sur des colonnettes engagées.
[036] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). La tour repose sur quatre piliers massifs supportant quatre arcs fourrés et légèrement brisés. Ces piliers déterminent la voûte d’arêtes située sous la tour. Les piliers observent entre eux une symétrie parfaite.
[037] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). Détail du pilier nord. S'appuyant sur un dosseret, un pilastre cantonné de deux colonnes engagées est surmonté d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. L’imposte forme aussi le tailloir des chapiteaux. La corbeille des chapiteaux est sculptée de crochets d’angle taillés dans le granit.
[038] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). Le chapiteau du pilier nord-ouest. La sculpture fruste en bas relief de sa corbeille est taillée dans le granit. A l’angle, on voit un buste d’homme, avec une grosse tête. Son bras droit est levé alors que son bras gauche est replié sur sa poitrine. Une branche de chêne est visible sur la droite.
[039] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). Un autre chapiteau de granit est sculpté d’un crochet d’angle en faible relief. Les corbeilles des chapiteaux des piliers nord-ouest, nord-est et sud-est sont toutes ornées de crochets d’angle de ce type.
[040] Saint-Pair-sur-Mer. Le sarcophage de Saint Pair. Un autel en pierre datant du 19e siècle recouvre le sarcophage de Saint Pair. Saint Pair (482-565) fonda avec Saint Scubilion un oratoire dont les fondations sont présentes sous le choeur de l’église actuelle. Il donna aussi son nom au village connu auparavant sous le vocable romain de Scessiacus (Scissy). Les sarcophages en calcaire coquiller de Saint Pair et de Saint Scubilion furent retrouvés en 1875, à l’occasion de fouilles faites par l’abbé F. Baudry.
[041] Saint-Pair-sur-Mer. La châsse de Saint Gaud, sise sur l’autel recouvrant son sarcophage. L’église est également un lieu de pèlerinage voué au culte de Saint Gaud, qui dispose de sa propre chapelle, construite au 19e siècle dans le mur nord du choeur. Saint Gaud (400-491) aurait été le deuxième évêque d’Evreux. Après quarante ans d’épiscopat, il se serait démis de ses fonctions pour venir se retirer dans la solitude du bourg de Scissy. Le sarcophage de Saint Gaud fut retrouvé en 1131 (soit bien avant celui de Saint Pair) en creusant les fondations de la tour romane.
[042] Saint-Pair-sur-Mer. Le choeur (intérieur). Dans la seconde travée du choeur actuel, on observe une double ligne de dallages noirs encadrant une rangée de dallages clairs, le tout recouvrant de façon très précise les fondations de l’ancien oratoire. Ces fondations forment une abside semi-circulaire prolongée par des murs latéraux qui se perdent ensuite dans la construction romane. Au premier plan, une pierre tombale blanche indique l’endroit où était enterré le sarcophage de Saint Pair.
= Saint-Jean-le-Thomas
[043] Saint-Jean-le-Thomas. L’église est formée d’une longue nef romane (11e et début du 12e siècle) et d’un choeur pré-roman (10e siècle) à chevet plat. Le portail roman percé dans le mur latéral sud de la nef est précédé d’un large porche datant du 15e siècle. La tour, carrée et massive, est elle aussi accolée au mur sud de la nef. Construite en 1895 et 1896 pour remplacer un clocher vétuste, cette tour comprend deux étages surmontés d’une balustrade ajourée. Elle fut édifiée en granit des carrières de Saint-James.
[044] Saint-Jean-le-Thomas. La façade occidentale et la tour. Le mur de façade est surmonté d’un léger glacis recouvert de plaquettes de schiste, en arrière duquel s’élève le mur pignon. Cette façade ne comprend pas de porte. Sa partie médiane est occupée par un contrefort plat se terminant par un glacis à la base du pignon. Les deux petites baies romanes situées de part et d’autre du contrefort furent réouvertes en 1973. La baie plus récente située dans le mur pignon fut murée à la même date.
[045] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral sud. Ce mur est fait de moëllons de granit pris dans un épais mortier. La petite baie en plein-cintre est romane. La grande baie fut percée en 1895, au moment de la reconstruction de la tour.
[046] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral nord. Haut situées, les trois petites baies en plein-cintre sont surmontées de claveaux de briques. La grande baie en plein-cintre à l'arcade trilobée fut ouverte en 1895.
[047] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral nord. Détail de l’appareil de petits blocs de granit assez réguliers pris dans d’épais joints de mortier. Près de la baie ouverte en 1895, des maçonneries plus récentes sont faites de moëllons de schiste et de granit, matériaux locaux.
[048] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur)et son mur latéral nord. L’appareil de granit des murs et les claveaux de briques des baies sont également visibles à l’intérieur, suite à la restauration du choeur en 1965 sous la direction d’Yves-Marie Froideveaux, architecte en chef des monuments historiques. Les cinq petites baies aux claveaux de briques (trois au nord et deux au sud) furent retrouvées et réouvertes à cette date.
[049] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur). Les deux grandes baies en plein-cintre visibles de part et d’autre du choeur furent ajoutées en 1895, lors de la reconstruction de la tour.
[050] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur). Sa voûte en berceau de bois fut ajoutée en 1965 et terminée en 1973.
[051] Saint-Jean-le-Thomas. La nef romane (intérieur). Construite au 11e siècle, la nef fut terminée au début du 12e siècle. Sa voûte en berceau est en plâtre. Le sol est recouvert de larges dalles de granit. Dans le mur occidental (situé au fond), les deux baies romanes ont été réouvertes en 1964, après avoir été retrouvées sous l’enduit. La baie supérieure – une baie médiane située dans le mur pignon – fut murée à la même date. Ses piédroits de granit restent toujours bien visibles.
[052] Saint-Jean-le-Thomas. L’église (intérieur). Des peintures murales furent dégagées en décembre 1974 dans le mur latéral sud de la nef. L’existence de décors peints aussi anciens (ils dateraient du 12e siècle), très rares dans cette région, était ignorée jusqu’en 1974, date de la réfection des enduits intérieurs de la nef. Des taches de couleur attirèrent l’attention de l’abbé Porée, curé de l’église, qui fit intervenir les fresquistes des Beaux-Arts.
[053] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Dans la partie dégagée en décembre 1974, trois tableaux se succèdent: le combat d’un homme contre un ange (sur le tympan du portail muré), une lutte entre deux personnages et une scène champêtre. Ces tableaux sont surmontés de frises. Une autre partie, située à l’est du tympan, devait être dégagée par la suite.
[054] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Sur le tympan du portail muré, le combat d’un homme contre un ange, “un combat qui pourrait être celui de Jacob contre l’ange envoyé de Dieu, ou Dieu lui-même manifesté sous une forme visible” (abbé Porée).
[055] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Dans cette scène champêtre, avec épis de blé visibles à gauche, un personnage portant une grande cape tient une outre et verse du vin dans un coupe que lui tient un autre personnage. A droite, un troisième personnage muni d’un instrument aratoire est en partie effacé.
[056] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Le troisième tableau, dont la plus grande partie a disparu, représente la lutte entre un personnage à cape dont la tête est surmontée d’une auréole et un autre personnage recouvert d’une armure qui semble être à terre. Il s’agirait de “la lutte de Saint Michel contre le Démon” (abbé Porée).
[057] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Sur ce détail (situé entre la scène champêtre et la scène de lutte), on voit que le décor est peint à même l’enduit à la chaux, ce qui explique le fond clair. Ces peintures murales seraient l’oeuvre de pèlerins du Mont Saint-Michel, l'église étant située sur une voie montoise.
[058] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Sur cet autre détail (vue partielle de la scène de lutte), on voit que tous les contours sont dessinés en peinture ocre. Les surfaces intérieures sont peintes en ocre et en chamois. Seules ces deux couleurs sont utilisées.
[059] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Les tableaux sont surmontés de frises de rinceaux terminées par des feuillages. Les rinceaux courent entre deux bandes horizontales de couleur ocre (le long des rinceaux) et chamois (les long des bandes ocre), avec une rangée de points blancs délimitant les deux couleurs.
[060] Saint-Jean-le-Thomas. Le mur latéral sud de la nef. Détail du large porche du 15e siecle précédant le portail roman, dont on voit l’arc surbaissé orné d’un tore. La voûte de pierre du porche présente un appareil irrégulier fait de plaquettes de schiste.
[061] Saint-Jean-le-Thomas. La Vierge et l’Enfant. Située sous le porche du 15e siècle, cette statue de pierre surplombe le portail roman percé dans le mur latéral sud de la nef.
= Dragey
[062] Dragey. L’église est formée d’une nef de trois travées et d’un choeur d’une seule travée. La tour est située entre choeur et nef. Seule la nef est romane. Elle date du 11e siècle ou des premières années du 12e siècle. Le choeur et la tour datent du 13e siècle.
[063] Dragey. L’église est bâtie sur un promontoire à un kilomètre environ du village, tout comme le presbystère. Visible de loin en pleine mer, la tour de l’église servait de point de repère aux navigateurs.
[064] Dragey. La façade occidentale. Les maçonneries sont formées d’un appareil irrégulier de schiste et de granit. Sis à chaque extrémité de la façade, deux épais contreforts sont terminés par un glacis. La grande baie géminée à l’arc légèrement brisé date du 13e siècle. Elle fut débouchée et restaurée en 1860. Le portail original fut remplacé par un portail sans caractère à la même date.
[065] Dragey. La mur latéral sud de la nef. Sa porte, romane, est précédée d’un porche datant du 16e siècle et réouvert en 1969.
[066] Dragey. La base de la tour, percée d'une porte à l’arc brisé datant du 13e siècle.
[067] Dragey. Le mur latéral nord de la nef (intérieur). L’enduit intérieur des murs latéraux fut gratté par les habitants du village pour mettre à jour l’appareil en arêtes de poisson, à la demande de l’abbé Pierre Danguy, curé de Dragey entre 1954 et 1974. Cet appareil est caractéristique des constructions du 11e siècle et du début du 12e. Il alterne irrégulièrement avec des rangées de plaquettes de schiste disposées à l’horizontale. L’enduit intérieur ne recouvre plus que le dernier quart supérieur des murs. La longue baie à fort ébrasement date du 13e siècle.
[068] Dragey. Le mur latéral nord de la nef (intérieur). La grande baie trilobée date du 13e siècle. Sur la droite, on voit aussi une baie romane bouchée, à fort ébrasement. Son arcade est formée d’une rangée de petits claveaux de granit. Cette baie romane est le seul vestige des ouvertures primitives.
[069] Dragey. Le choeur de l’église (intérieur). Les baies du choeur ont été agrandies au 15e siècle.
[070] Dragey. Détail du vitrail d'une des deux grandes baies géminées situées dans le mur latéral sud de la nef. En haut, le Mont Saint-Michel. Plus bas, une vue partielle de l’archange Saint Michel terrassant le dragon. Ces deux grandes baies géminées à l’arcade trilobée (dont celle-ci) ont remplacé en 1860 des “croisées carrées”, elles-mêmes percées en 1790 à l’endroit de petites baies romanes.
= Genêts
[071] Genêts. L’église est formée d’une large nef, d’un transept à bras saillants et d’un choeur de trois travées à chevet plat. Une tour massive surmontée d’un toit en bâtière s’élève à la croisée du transept. Une partie de l’église, romane, est l'oeuvre de Robert de Torigni, abbé du Mont Saint-Michel (l'église romane fut consacrée en 1157). Les éléments romans sont la croisée du transept, une partie des croisillons et la tour aux deux-tiers de sa hauteur. Le porche précédant le portail sud de la nef date du 16e siècle.
[072] Genêts. Le mur latéral nord de la nef et la tour. La tour est romane aux deux-tiers de sa hauteur. La partie supérieure fut édifiée au début du 16e siècle. La nef fut entièrement remaniée au milieu du 18e siècle.
[073] Genêts. Le bras nord du transept roman et son mur pignon. Les maçonneries forment un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste et de granit. Le schiste est la pierre locale. Quant au granit, il provient sans doute du massif granitique d’Avranches affleurant à quelques kilomètres au sud-est. Le mur pignon est percé d’une grande baie en plein-cintre.
[074] Genêts. La tour, de vastes proportions, est implantée à la croisée du transept. La tour est romane aux deux-tiers de sa hauteur. Le changement d’appareil est très visible. Un appareil régulier fait de blocs de granit de taille moyenne laisse la place à des blocs de granit beaucoup plus gros. La tour comprend deux étages. L’étage inférieur est aveugle. L’étage supérieur est ouvert au nord, au sud et à l’ouest par des baies géminées romanes murées. Ces baies géminées sont prolongées par des baies gothiques trilobées et munies d’abat-sons datant du début du 16e siècle.
[075] Genêts. La partie supérieure de la tour. La tour est surmontée d’un toit en bâtière dont le départ est caché au nord et au sud par une balustrade ajourée. Les angles de la balustrade sont ornés de gargouilles gothiques en forme de chiens, loups et animaux fantastiques.
[076] Genêts. La partie supérieure de la tour. Une autre gargouille gothique.
[077] Genêts. Le bras sud du transept. Son mur ouest date du 11e siècle. Il appartient sans doute à l’édifice antérieur à l’église romane consacrée en 1157. L’appareil est différent du reste de l’église. Il est formé de gros blocs de granit assez réguliers avec quelques plaquettes de schiste disposées en éléments de calage. Ce portail lourd et très simple est lui aussi caractéristique du 11e siècle, avec des voussures en plein-cintre sans aucune mouluration et d’épaisses colonnettes.
[078] Genêts. La croisée du transept romane est délimitée par quatre puissants piliers de section carrée. Ces piliers, isolés à l’est, sont reliés aux bras du transept et à la nef à l’ouest. Ils reçoivent quatre arcs légèrement brisés, très épais et fourrés. Ces arcs délimitent la voûte d’arêtes surplombant la croisée du transept. La première travée du choeur ouvre au nord et au sud sur deux chapelles à chevet plat qui ouvrent également sur les croisillons du transept.
[079] Genêts. La croisée du transept romane. Les quatre piliers observent entre eux une symétrie parfaite, avec deux côtés présentant une surface plane sans aucune mouluration et deux autres côtés présentant deux colonnes jumelles engagées sur dosseret et recevant les arcs brisés. Dans l’un des angles de chaque pilier, une colonne engagée de forme semblable reçoit la retombée d’une des arêtes de la voûte. Chaque pilier est surmonté d’une large imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné.
[080] Genêts. La croisée du transept romane. Détail du pilier nord-ouest. Les sculptures des corbeilles, en bas relief, représentent des motifs végétaux: feuilles de marronnier, feuilles de chêne avec glands, feuilles de vigne. D’autres corbeilles sont sculptées de grappes de raisin, de motifs animaux (lièvres en train de courir) et de motifs géométriques (arceaux et bourrelets saillants). Ce type de sculpture laisse à penser que les chapiteaux ont été sculptés, ou resculptés, à une époque postérieure à la construction des piliers. Peut-être au moment de la construction du choeur au 13e siècle.
[081] Genêts. Le mur sud de la nef. Un porche du 16e siècle précède la porte sud de la nef, qui date elle-même du 13e siècle.
[082] Genêts. Le mur sud de la nef. Le porche du 16e siècle est surmonté d’une charpente en bois, en carène renversée et entièrement chevillée, ajoutée au 18e siècle.
[083] Genêts. Le bourg et son église. La tour de l’église - avec son toit en bâtière, sa balustrade et ses gargouilles - émerge au-dessus des toits du village.
= Saint-Léonard-de-Vains
[084] Saint-Léonard-de-Vains. Le village et son église romane sous la neige. Le village est situé à l’extrémité du cap du Grouin du Sud, à sept kilomètres d’Avranches. Le bourg de Saint-Léonard domine la baie du Mont Saint-Michel et Tombelaine.
[085] Saint-Léonard-de-Vains. Le village et son église romane, vus d'un peu plus près. Le prieuré de Saint-Léonard était un prieuré simple, à savoir un petit monastère où quelques religieux détachés des grandes abbayes vivaient sous la direction d’un prieur, mais sans charge d’âmes. Le prieuré fut la propriété de l’abbaye Saint-Etienne de Caen jusqu’à la Révolution française (1789).
[086] Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré fut vendu en 1793, et l’acquéreur transforma l’église en bâtiment de ferme. Le choeur devint une cuisine. La nef devint une grange et une étable. La base de la tour fut utilisé comme cellier. L’étage fut divisé en chambre et en grenier et surmonté d’une cheminée (d’après Jean Bindet, Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, décembre 1976).
[087] Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré. A l’heure actuelle, l’église est toujours une propriété privée. La nef est une maison d’habitation, ce qui explique les portes et fenêtres rectangulaires. Le bâtiment a toutefois gardé sa forme originale, avec une nef assez longue consolidée par des contreforts et un choeur de deux travées à chevet plat. La tour, implantée entre choeur et nef, est surmontée d’un toit en bâtière.
[088] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane date du début du 12e siècle. Située dans le prolongement du choeur, sa base carrée est surmontée de deux étages en léger retrait les uns par rapport aux autres. Le premier étage devait être aveugle à l’origine. Ses ouvertures sont postérieures à la Révolution. Le deuxième étage est percé au nord, à l’est et au sud de deux arcatures jumelles en plein-cintre.
[089] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de plaquettes de schiste et de moëllons de granit, avec quelques rangées de blocs réguliers de granit. Le toit en bâtière repose au nord et au sud sur une corniche supportée par des modillons.
[090] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Sur trois faces (nord, est et sud), le deuxième étage est percé de deux arcatures jumelles en plein-cintre dont l’arc double est formé de deux rangées de claveaux de granit. L’arcade repose sur des piédroits sans ornement par le biais d’un tailloir carré qui se prolonge en un bandeau droit sur le mur. La corniche est supportée par des modillons sculptés de têtes humaines très frustes ou moulurés en quart-de-rond.
[091] Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Ce mur est consolidé par un contrefort central. Il est encadré de deux baies en plein-cintre à l’arc formé d’une rangée de claveaux de granit. La porte au cintre surbaissé repose sur des piédroits sans ornement. Son arcade est formée de blocs de granit.
[092] Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Dans sa partie inférieure, le mur est formé d’un appareil en arêtes de poisson caractéristique du 11e et du début du 12e siècle. La partie haute est formée d’un appareil régulier de granit. Une rangée de modillons très abîmés subsiste au-dessus des baies.