TROVPEaux Humains contraireQuand en ce monde viennent,Troupe de mal affaire,Tu n’as icy que faire :Aultres dieux y conuiennent.Dieux aux Humains amysEt d’aspect fauorable,Icy serés admisDieux de nul ennemys,Troupe a tous secourable.N’y soys poinct doncq Saturne,Mais ton filz bien y soit :Poinct n’y veulx d’infortune,I’y veulx bonne fortuneQue Iuppiter concoit.Iuno, Venus, Minerue,Venés y, bien le veulx :Vostre vertu conserueCe filz, et le preserueDe tous cas malheureux.Sois y aussi MercureEt Phœbus le facond :Qu’a ce filz on procureVne telle parleure,Qu’il n’ait point son second.Apres vostre visite(Dieu de haultain pouuoir)Si cest enfant meriteQue d’aulcun bien heriteVeuilles le tous pouruoir.Ceulx qui ont la puissanceDe beaulté conferer,Luy donnent accroissanceTelle, qu’a tous en FranceSe puisse preferer.Ceulx qui l’ame enrichissentDe vertu excellente,Il fault qu’ilz l’ennoblissentDe biens qui ne perissentPour aulcun vent qui vente.Ceulx qui abondammentDonnent biens et richesses,D’acquerir largementLuy monstrent vistementLes moyens et addresses.Et toy dame Fortune,Qui regis les humains,Ne luy soys importune,Mais tousiours opportune,Luy donnant honneurs mainctz.Et permectz que son aageIl puisse terminerSans peril ou dommage,Et tousiours aduantageIl ayt, sans decliner.Voila ce que demandeO deesses et dieux !A vous me recommande :Adieu, diuine bendeQui presidez aux cieulx.
TROVPEaux Humains contraire
Quand en ce monde viennent,
Troupe de mal affaire,
Tu n’as icy que faire :
Aultres dieux y conuiennent.
Dieux aux Humains amys
Et d’aspect fauorable,
Icy serés admis
Dieux de nul ennemys,
Troupe a tous secourable.
N’y soys poinct doncq Saturne,
Mais ton filz bien y soit :
Poinct n’y veulx d’infortune,
I’y veulx bonne fortune
Que Iuppiter concoit.
Iuno, Venus, Minerue,
Venés y, bien le veulx :
Vostre vertu conserue
Ce filz, et le preserue
De tous cas malheureux.
Sois y aussi Mercure
Et Phœbus le facond :
Qu’a ce filz on procure
Vne telle parleure,
Qu’il n’ait point son second.
Apres vostre visite
(Dieu de haultain pouuoir)
Si cest enfant merite
Que d’aulcun bien herite
Veuilles le tous pouruoir.
Ceulx qui ont la puissance
De beaulté conferer,
Luy donnent accroissance
Telle, qu’a tous en France
Se puisse preferer.
Ceulx qui l’ame enrichissent
De vertu excellente,
Il fault qu’ilz l’ennoblissent
De biens qui ne perissent
Pour aulcun vent qui vente.
Ceulx qui abondamment
Donnent biens et richesses,
D’acquerir largement
Luy monstrent vistement
Les moyens et addresses.
Et toy dame Fortune,
Qui regis les humains,
Ne luy soys importune,
Mais tousiours opportune,
Luy donnant honneurs mainctz.
Et permectz que son aage
Il puisse terminer
Sans peril ou dommage,
Et tousiours aduantage
Il ayt, sans decliner.
Voila ce que demande
O deesses et dieux !
A vous me recommande :
Adieu, diuine bende
Qui presidez aux cieulx.
Fin de la traduction.