[p. 68]PL. III,n° 28.Pl 3 28Et va trouver le roi Édouard.Pl 3 28 imA peine débarqué, Harold se rend à Londres pour mettre le roi Édouard au courant des divers incidents de son voyage. Comme son écuyer, il monte un cheval dont la crinière n'est pas coupée comme celle des chevaux anglais que nous avons vus (Pl. I, n° 2). Ces deux chevaux viennent donc de Normandie, ce sont des cadeaux de Guillaume.Sans retard Harold est introduit près du roi. Ici, Harold n'a pas de moustaches; probablement par un oubli, peut-être pour montrer qu'il vient de Normandie, et qu'il en a, momentanément, adopté la mode66.Pendant l'absence de Harold, le roi a beaucoup vieilli. Il n'a même plus la force de tenir son sceptre, comme à la première scène. Il l'a remplacé par le bâton sur lequel il appuie sa marche défaillante. Avec une bienveillance attristée, il écoute le récit du voyageur.Le dessinateur, toujours attentif à nous donner les détails typiques, a eu grand soin de bien caractériser cette scène, et de la différencier de celles qui se sont passées sur le continent. Au lieu de l'épieu normand, les officiers du palais portent l'arme nationale des Anglo-Saxons, la hache, que nous retrouverons à la bataille de Hastings.
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PL. III,n° 28.
Et va trouver le roi Édouard.
A peine débarqué, Harold se rend à Londres pour mettre le roi Édouard au courant des divers incidents de son voyage. Comme son écuyer, il monte un cheval dont la crinière n'est pas coupée comme celle des chevaux anglais que nous avons vus (Pl. I, n° 2). Ces deux chevaux viennent donc de Normandie, ce sont des cadeaux de Guillaume.
Sans retard Harold est introduit près du roi. Ici, Harold n'a pas de moustaches; probablement par un oubli, peut-être pour montrer qu'il vient de Normandie, et qu'il en a, momentanément, adopté la mode66.
Pendant l'absence de Harold, le roi a beaucoup vieilli. Il n'a même plus la force de tenir son sceptre, comme à la première scène. Il l'a remplacé par le bâton sur lequel il appuie sa marche défaillante. Avec une bienveillance attristée, il écoute le récit du voyageur.
Le dessinateur, toujours attentif à nous donner les détails typiques, a eu grand soin de bien caractériser cette scène, et de la différencier de celles qui se sont passées sur le continent. Au lieu de l'épieu normand, les officiers du palais portent l'arme nationale des Anglo-Saxons, la hache, que nous retrouverons à la bataille de Hastings.