The Project Gutenberg eBook ofLa Zaffetta: Raccolta di rarissimi opuscoli italiani degli XV e XVI secoli II

The Project Gutenberg eBook ofLa Zaffetta: Raccolta di rarissimi opuscoli italiani degli XV e XVI secoli IIThis ebook is for the use of anyone anywhere in the United States and most other parts of the world at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this ebook or online atwww.gutenberg.org. If you are not located in the United States, you will have to check the laws of the country where you are located before using this eBook.Title: La Zaffetta: Raccolta di rarissimi opuscoli italiani degli XV e XVI secoli IIAuthor: Lorenzo VenierRelease date: February 23, 2006 [eBook #17834]Language: French, ItalianCredits: Produced by Carlo Traverso, Claudio Paganelli and the Online Distributed Proofreading Team at http://www.pgdp.net (This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) at http://gallica.bnf.fr)*** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK LA ZAFFETTA: RACCOLTA DI RARISSIMI OPUSCOLI ITALIANI DEGLI XV E XVI SECOLI II ***

This ebook is for the use of anyone anywhere in the United States and most other parts of the world at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this ebook or online atwww.gutenberg.org. If you are not located in the United States, you will have to check the laws of the country where you are located before using this eBook.

Title: La Zaffetta: Raccolta di rarissimi opuscoli italiani degli XV e XVI secoli IIAuthor: Lorenzo VenierRelease date: February 23, 2006 [eBook #17834]Language: French, ItalianCredits: Produced by Carlo Traverso, Claudio Paganelli and the Online Distributed Proofreading Team at http://www.pgdp.net (This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) at http://gallica.bnf.fr)

Title: La Zaffetta: Raccolta di rarissimi opuscoli italiani degli XV e XVI secoli II

Author: Lorenzo Venier

Author: Lorenzo Venier

Release date: February 23, 2006 [eBook #17834]

Language: French, Italian

Credits: Produced by Carlo Traverso, Claudio Paganelli and the Online Distributed Proofreading Team at http://www.pgdp.net (This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) at http://gallica.bnf.fr)

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Produced by Carlo Traverso, Claudio Paganelli and the

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Cette réimpression, faite par les soins et aux frais d'une réunion de bibliophiles, n'est point destinée au commerce.—Elle n'a été tirée qu'à 100 exemplaires numérotés, dont 90 sur papier vergé et lO sur papier de Hollande.

Nº ***

Paris—Imprimerie de Ch. Jouaust, rue Saint-Honoré, 338.

La Zaffettaest un poëme satirique en un chant composé de cent quatorze stances non numérotées, de huit vers chacune, et dont le sujet est le récit d'une aventure qui devint le châtiment infligé à une courtisane de Venise nommée Angela.

Quant au titre du poëme,—la Zaffetta,— dérivé du motZaffo, qui en dialecte vénitien signifiesbire, il désigne le surnom que l'on donnait à cette courtisane pour la distinguer de celles de ses compagnes qui portaient le même nom qu'elle, et n'a point la signification injurieuse que lui attribue Magné de Marolles dans sonManuel bibliographiqueinédit, cité par Brunet, au motPuttana errante.

L'auteur de cet opuscule est Lorenzo Veniero, noble Vénitien, qui, en le commençant, déclare l'entreprendre pour prouver qu'il est également l'auteur dela Puttana errante, autre poëme satirique que l'on attribuait faussement à l'Arétin, et qu'il faut bien se garder de confondre, comme l'ont fait plusieurs bibliographes, avec un dialogue en prose portant exactement le même titre.

Les bibliographes ne sont pas d'accord relativement au lieu d'impression et à la date de ce livre; la plupart cependant indiquent Venise, 1531. Ce lieu et cette date sont assez probables en effet, l'aventure ayant eu lieu à Venise, et la date en étant donnée par l'auteur même dans la 79^e stance de son poëme (page 54 de notre édition), où on lit:

Rimasti à Chioggia, quei compagni buoniScrisser per ogni muro e in ogni viaCome l'Angela Zaffa,nel trent'uno,À i sei d'Aprile, habbia havuto 'l Trentuno.

Or, la composition du poëme et son impression ont dû suivre de près le fait, sans quoi la plaisanterie aurait manqué de sel.

Dans une dissertation fort intéressante, publiée par M. Hubaud, de Marseille [1], et que nous engageons nos lecteurs à consulter, le savant bibliophile rejette la date de 1531 comme incompatible avec l'âge de la Zaffetta, âge qu'il a calculé approximativement d'après les termes d'une lettre de l'Arétin; et les raisons qu'il apporte à l'appui de son opinion sont en effet fort plausibles. Mais, en présence d'un texte aussi formel, nous sommes plutôt porté à croire qué l'Arétin a commis une erreur, volontaire ou non, dans l'appréciation deslustresde la courtisane.

[1]Dissertation littéraire et bibliographique sur deux petits poëmes satiriques italiens composés dans le XVI^e siècle, par L.-J. Hubaud. Marseille, Barlatier-Feissat et Demonchy, 1854, in-8° de 40 pages.

M. Hubaud, d'ailleurs, hâtons-nous de le dire, ne connaissait que l'édition modifiée dela Zaffetta, dans laquelle le passage que nous citons à l'appui de notre opinion est fort altéré. En effet, voici ce qu'il écrit, p. 31 de sa brochure:

"Prenant acte des trois derniers vers suivants de la stance 79 dela Zaffetta:

Scrisser per ogni muro e in ogni viaCome l'Angela Zaffa nel Trent'unoA i sei d'aprile, habbia sfamato ognuno,

il (Apostolo Zeno) en a conclu, un peu inconsidérément, que l'injure soufferte par Angela l'avait été le 6 avril 1531, tandis que ces vers désignent seulement la date du mois, mais non celle de l'année."

Il est évident, d'après cette citation, que M. Hubaud, n'ayant pas le texte original, ne pouvait se rendre compte de l'opinion d'Apostolo Zeno sur la date de cette aventure.

Dans son commencement de poëme intitulé:Li dui primi canti de Orlandino del divino Messer Pietro Aretino, le célèbre satirique fait allusion en ces termes au châtiment infligé à la Zaffetta:

E tanto de le lodi ci sentiamoQuanto de le vergogne Helena Diva,O la Zaffetta, a ben che 'l sappia ognunoDel dato benemerito trent'uno.

Malheureusement ce rare bouquin, imprimé partie en caractères ronds, partie en caractères gothiques fort anciens, ne porte pour toute indication que la mention suivante:Stampato ne la stampa, pel maestrode la stampa, dentro de la citta, in casa e non di fuore, nel mille vallo cerca; mention fort originale sans doute, mais peu faite pour jeter du jour sur la date que nous cherchons.

L'objection tirée du passage dela Zaffetta(stance 5) où l'auteur cite l'Orlandode Berni, dont la première édition connue porte la date d'octobre 1541, n'a pas non plus une valeur absolue: car, en admettant que cette édition soit effectivement la première (ce que les motsnuovamente compostone peuvent suffire à établir aux yeux des bibliophiles), il n'y aurait rien d'impossible à ce que le poëme eût été connu des amis et des rivaux de Berni longtemps avant son entier achèvement, et à plus forte raison avant son impression.

Que conclure de tout ceci? c'est que la date de 1531 est au moins possible, si elle n'est pas prouvée, et qu'elle existe réellement dans le texte du poëme.

Quant aux éditions dela Zaffetta, elles sont peu nombreuses, et ici encore les bibliographes en sont souvent réduits à des conjectures reposant sur des assertions plus ou moins bien établies. Nous nous bornerons à décrire les deux éditions que possède la Bibliothèque impériale.

La première est imprimée à la suite du poëmela Puttana errante, et occupe les 22 derniers feuillets du volume. Elle est de format petit in-8°, en caractères romains, et sans aucune indication de lieu ni de date. Elle commence au 3^e feuillet de la feuille E, dont le recto est blanc, et dont le verso contient le titre:La Zaffetta. Au feuillet Eiiii commence le poëme, sans reproduction du titre, avec trois stances à la page. Il se termine avec le 6^e feuillet de la feuille G, après lequel se trouvent deux feuillets blancs. En tout, 114 stances.

A l'exemplaire que nous décrivons se trouve jointe la note suivante, d'une écriture ancienne:

La Zaffettaè pure del Venier. Zaffetta vuol dire figlia di Zaffo, ò birro; Zaffetta si può intendere ancora allegoricamente per una cortigiana che piglia e rubba quanto può a suoi amanti.

Il Venier dunque, per far vedere che era stato l'autore dellaPutana errante, e che a torto si diceva nel mondo che Pietro Aretino ne era l'autore, fece questo poometto dellaZaffetta. In questo narra la vita di questa sciagurata, e come un suo amante, per vendicarsi della sua infedeltà, le fece dare il Trentuno.

La compositione è cosi sbrigliata per il costume comela Putana errante, e piena di sozzure che niente più. Lo stile è di buon sapore, ma sarebbe meglio non leggere cose tali, e lasciarle in un eterno oblio.

L'autre édition, quoique imprimée séparément, fait également partie d'un volume où elle est précédée dela Puttana errante, et suivie dela Cazzaria, petit poëme de 18 octaves, et de laPersuasiva efficace,etc., pièce de 7 octaves. Elle est aussi de format in-8^o, imprimée en caractères italiques, et se compose de 2 feuilles, signatures A et B, de 16 pages chacune. Le recto du 1^er feuillet contient le titre suivant:La Zaffetta di Maf. Ven., au milieu d'un cadre gravé sur bois, qui n'occupe pas le feuillet entier; le verso présente un portrait gravé aussi sur bois, le même que celui qui se trouve en tête dela Puttana errante, mais d'un tirage très-usé. Le poëme commence au recto du 2^e feuillet, à raison de quatre stances à la page, pour se terminer à la moitié du recto du 16^e feuillet, dont le verso est blanc. En tout 114 stances, comme ci-dessus. Les caractères de cette édition sont fort usés.

Un exemplaire du livre, tel que nous venons de le décrire, a été vendu 48 francs en 1805. C'est le seul prix de vente que l'on trouve indiqué dans leManuelde Brunet.

Il existe une autre édition qui fait partie de l'ouvrage intitulé:Poesie da fuoco di diversi autori, Lucerna, 1651, in-12. Comme dans l'édition que nous venons de décrire,la Zaffettaest précédée dela Puttana errante, et ces deux pièces sont attribuées à Maffeo Veniero, archevêque de Corfou; mais il est évident que cette fausse attribution a été faite dans un but de scandale, l'archevêque n'étant pas encore né à l'époque où parurent les deux poèmes: il faut les restituer à son père, Lorenzo Veniero.

Nous croyons être agréable aux amateurs en leur donnant la composition du fameux et introuvable recueil que nous venons de citer. LesPoesie da fuococontiennent, les pièces suivantes:

La Puttana errante di Maf. Ven.

La Zaffetta di Maf. Ven.

La Cazzaria del C.M.

Persuasiva efficace per coloro che schifano la delicatezza del tondo.

Terzetti dell'Abbati sopra uno che havea preso una panocchia.

Ode di Gio. Batt. Bem, sopra una Signora che si dilettava d'esser ben chiavata.

Lamento d'Elena Ballarina, detta l'Errante. Ode di Nic. Pont.

Quant-au châtiment qui fait le sujet du poëme dela Zaffetta, il paraît qu'il était assez fréquemment usité en Italie, puisqu'il donna naissance à plusieurs mots qui restèrent dans la langue italienne. En effet, outre les expressionstrentuno,trentone, du poëme, nous trouvons dans le Dictionnaire italien-français de Nathaniel Duez le mottrentuniere, pour désigner celui ou celle qui est l'agent ou l'objet dutrentuno. Dans l'ouvrage intitulé:Proverbii di messer Antonio Cornazano in facetie, dont la première édition connue remonte à 1518, au proverbe 10:Perche si dice: Tutta è fava, nous lisons la phrase suivante: Uno villano del contado d'Imola… tolse per moglie una garzona molto astuta,trentonizataper tutto il paese.

* * * * *

Avant de terminer cette notice, un dernier mot sur cette réimpression. Nous avions eu d'abord l'intention de placer au bas des pages ou de renvoyer à la fin du volume les variantes que présentent les deux éditions dont nous avons parlé plus haut. Mais ces variantes sont tellement multipliées qu'il nous a paru plus utile et plus commode de donner les deux textes en regard, afin de mettre le lecteur à même de bien se rendre compte des changements apportés à la deuxième édition. Nous avons donc imprimé en caractères italiques le texte le plus ancien, et en caractères romains le texte modifié.

Poi ch'ogni bestia in volgar e in latino,Con giudicio di pecora ignorante,Ciancia che'l famosissimo AretinoHammi composta la Puttana Errante,Per mentirgli dov'entra il pane e 'l vino,Et per chiarir ch'un furfante è furfante,Vengo à cantar si come la ZaffettaNe l'utriusque à Chioggia hebbe la stretta.

Che bisogna stupir, goffi, se ioHo in un tratto lo stil fatto famoso?Un'Aretin, mezz'huomo et mezzo Dio,Mi presta il favor suo miracoloso.Chi vuol in ciel balzar per chiamar Clio,Vuol guarir in un di del mal francioso.Invochi l'Aretin, vero propheta,Chi si vol far, come son io, poeta.

Non v'arrossate, buffalacci buoi,À dir che'l mastro di color che sanno,Spenda à mio nome glialti studi suoi,Com'i pedanti à suoi scholari fanno.Puo far San Pier che non ci sia fra voiPlebei tanto d'ingegno co'l mal'anno,Che discerna l'orina da l'inchiostro,E 'l priapesco uccel dal pater nostro.

Se l'Aretin la mia Puttana havesseComposta, come dite, babuassi,Credete voi ch'altro suon non tenesse,Altri soprani et altri contrabassi.Le rime sue parebbono pappesse,Et i suoi versi parebbon pappassi;Et poi Pietro, al mio dir ferma colonna,Mai non ha visto camiscia di donna.

Ma dir potreste: Ei t'ha forse aiutatoA finir l'opra, a cio sia l'opra eterna.Dico di non, perch'io non son sfacciato,Com'è 'l ghiotton presontuoso Berna,Che per haver Orlando sconcaccatoCon rimaccie da banche et da taverna,Il nome suo ci ha scarpellato sopra,Come se del furfante fusse l'opra.

Ma torniamo à l'Errante e à le cicale,Che 'n giudicar si menano l'agresto,Et hanno nel cervello manco saleChe d'un'infermo non ha 'l polo pesto.I l'ho fatt'io col proprio naturale,Et perche vi chiarite presto presto,Non havendo per hora altra facenda,De la Zaffetta canto la leggenda.

Per due cagion, Zaffetta, in stil divinoVengo à cantar l'historia de tuoi fatti:Una per dimostrar che l'AretinoI versi de l'Errante non m'ha fatti;L'altra, ch'in far piacer son si latino,Ch'è forza contentar parecchi matti,Che mi stringono à dir in nova foggiaDi quel trentun che ti fu fatto à Chioggia.

Dio 'l sa, Signora, che mi dolse e doleIl trentun vostro, perch'i v'amo e adoro.Ma chi manca à gli amici di parole,Manco gli impresteria gli scudi d'oro.Voi pur sapete s'un chiavar vi vole,Ch'ei pur vi chiava et nel fesso et nel foro.Dunque che poss'io far, se vole ognunoCh'io canta la novella del trentuno?

Angela mia, dovete ben sapereCh'ogni Diva ha 'l trentuno o 'l mal francese,O tardi, o presto, ad ogni modo havere,Che 'l veggia et sappia ognun chiaro et palese.Circa il trentun, con poco dispiacereSete uscita d'affanni à vostre spese.Hor venghin via le bole, a ciò che voiNon stiate più in pensier, co fatti suoi.

Et io, Signora Angela Zaffa, intantoChe 'l mal francioso occulto scoprirete,Di voi 'l trentun, qual vangelista, canto;Et s'io punt'erro, mi corregerete,Perche 'l fatto v'è noto tutto quanto;Et meglio tutto à mente lo sapete,Che non sa la Zaffetta, al trentun corsa,Cavar l'anima e 'l core d'ogni borsa.

Puttane ladre, che vi disdegnateTener un gentil'huom per vostro amante,D'un gentil'huomo un'arlasso ascoltateFatto à una gentil porca galante,C'ha privilegio fra le nominate,Qual fra le vacche la Puttana Errante;Et finir senza dubbio vi prometto,Come ch'i ho, quel ch'io vo dirvi, detto.

Signor, sono in Venetia, gratia Dei,Tre legioni o quattro di puttane,Ruine de patritii et de plebei,Parte in gran case, parte in carampane;Ma fra tante migliaia un cinque o sei,Per forza di belletti e d'ambracane,Copron si lor bruttezza stomacosa,Che le poltrone paion qualche cosa.

Fra queste poche ce n'e una solaChe tiensi prima in la fottuta setta.Non è la Griffa, non è la Bigola,Che le parole profuma e belletta.Aiutatemi à scioglier la parola;La sua altezza ha nome la Zaffetta,Che si tien nata di sangue reale,Poi che patrigno l'è Borrin bestiale.

Conta talhor la sua genealogia,Et fassi figlia del ProcuratoreDa ca Grimani, ch'à sua madre riaGià fece a ch'ell'è dentro, a ch'ell'è fuore.Ma viemmi grizzol ne la fantasiaDi cantar puntalmente in bel tenoreIl suo grado in minoribus, et comeC'ha guadagnato il puttanesco nome.

No'l vo dir no, perche de le puttaneSempre giostran del par, principio e fine.Cominciano a grandirsi con un pane,Et con un pan finiscon le meschine.Basta che la Zaffetta è d'ambracane,Di seta e d'or, e in pompe alte e divine,Non sua virtu, non sua bellezza o gratia,Ch'ella nascendo nacque la disgratia.

Il caso del suo grande et ladro stato,Che i nostri gentilhuomini ogn'hor soia,Da una sorte di corrivi è nato,Che per morbezza, per garra et per foia,Cercando haver l'un l'altro superato,À questa Arpia, ch'à chi piu l'ama annoia,Han dato senza merito à dilettoL'anima e i soldi, à lor marcio dispetto.

Perdonatemi, giovani; l'amoreCh'io vi porto fa dirmi cio ch'io dico.Sapete ben ch'io vi son servitore,Non pur compagno, fratello et amico.Poi ne la lingua i ho quel c'ho nel core;Io l'ho detto, et di novo lo ridico:Le vostre garre, et non gratia o bellezza,Hanvi abbassati, et lei post'in altezza.

Hora ch'accade? la Zaffetta Diva,Diciam bella, gratiata et virtuosa,Poi ch'ella del cervello e danar privaCiascun con la sua faccia artificiosa,Fra l'incazzita sua gran comitiva,Havea un'amante, ch'è si gentil cosa,Pieno di leggiadria e cortesia;Et se non fosse 'l ver, non lo diria.

Il gentil gentilhuom prodigo amanteSendo fatto di lei, per sorte rea,Le stava sempre servitore inante,Com'ella fosse non Zaffa, ma Dea.Si che pensi ciascun se la furfanteHonestamente rubbava e chiedea.Perdio, c'han piu discrete e honeste maniCingani, marioi, giudei, marrani.

Gran cosa è à dir che l'avaritia stringaUna puttana si ch'un soldo, un bezzo,Un guanto vecchio, un puntal, una stringa,O s'altra cosa c'è di minor prezzo,Con parlar che tradisce et che lusinga,Ti rubba sempre, et ha talmente avezzoL'appetito à far trar, che nel bordello,Dove son'esse, mandan questo e quello.

Il giovane gentil, che forte amava,Pur che trovasse fede in la Zaffeta,Lo spender da par suo manco curava,Ch'un cavallar di far una staffetta.Ma non ste molto questa Zaffa fava,Ch'un'arlasso gli fe, come la settaDe le porche poltrone ognhor far soleÀ chi piu dalle, a chi piu ben le vole.

Ogni cosa si puo facil soffrire.Servitu e danari son niente.(sic)Ma questo puttanesco ognhor tradireÈ quel ch'uccide l'amorosa gente.Credi sta notte con la Dea poltrire,Et trovi un'altro tuo luoghotenente.Brava, frappa à tua posta, amazza e squarta,Ch'à coda ritta è forza che ti parta.

Non fe 'l giovin gentil frappe o rumori,Al corpo, al sangue, vacca, slandra, ladra,Ne con spada ò baston sfogò gli amori,Anzi dopo l'arlasso in mente squadraDi vendicarsi, onde doppio i favoriÀ la Signora, e dandole la quadra,Piu che mai la presenta e la corteggia,Acio che 'l suo pensier dentro non veggia.

Passati alquanti di, comincia à direIl gentil'huom: Quando vogliam, Signora,A Malamocco per solazzo gire,Poi che del darci piacer ne vien l'hora?Con puttanesco et temerario ardireRispose la Madonna Angiola allhora:Al piacer vostro, tutta allegra e altera,Ma che torniamo à Venetia la sera.

À l'ordin dar non fu zoppo ne tardoL'amante da le soie assassinato;Ma con un dolce piacevol riguardoDuo giovin gentilhuomini ha chiamato:Un manda à Chioggia, che la cena al tardoIn punto metta; et l'altro, spensierato,Buon compagno al possibile e da bene,Seco per gir con la Signora tiene.

Poi che 'l giorno e l'hora e 'l punto venneChe far le nozze dovea la novizza,Preparossi una gondola solenne,Ch'in due vogate mezzo miglio sguizza;La qual à Malamocco il camin tenne,Portando allegra l'angelica chizza,Che fea col suo moroso un gran contrastoPer voler gir, come sposa, sul trasto.

Come fu giunta questa meretriceÀ Malamocco in gran reputatione,Vezzosamente soghignando dice:Ecci, ben mio, da far collatione?Et veggendo fumar una pernice,Quella grappò e inghiotti in un boccone,E in men che non si dice Ave Maria,Traccano gotti sei di malvagia.

Buon pro, Madonna, dice la brigata;Et ella ride e gliamorosi soia,Et con quella sua gratia disgratiataPetegolando, sempre ha in bocca moia;E à questo e à quello ha la barba tirata,Per favorirli, e con spiacevol noiaConta le sue grandezze, et narra comeDi Zaffetta acquisto con l'opre il nome.

E facendole buon cio ch'ella parla,In gondola torno la compagnia.La cicalaccia riscaldata ciarlaPur de le sue grandezze tutta via.In tanto à Chioggia comincio aviarlaLa barca instrutta à quel ch'a far havia.Ell'attende al suo dire, e vol trovare,Fra duo di, una casa da suo pare.

Voglio, dicea la gloriosa alfana,Che voi morosi mi facciate haverePer sempre à fitto la ca Loredana,Se non mi moriro di dispiacere.Poi comincio à cantar una pavana,Che gia la casa le parea godere.Vol comprare spalliere e razzi eletti;Vol far di seta e d'or cinque o sei letti.

Poi entra à dir di certi caveoni,O capo fuochi, che dica 'l Petrarca.Gli vuol d'argento, che sian belli e buoni.Vol sei massare, un ragazzo, una barca.Vol de contadi le sue provigioni,In canua vin, sempre farina in l'arca,E al fin vol tante cose la Borrina,Che non n'hebbe mai tante una Regina.

Con questi suoi giardin, fatti à sua foggia,Confermati dal suo sagace amante,Si ritrovo sua maestade à Chioggia,Et sbigotti quando l'apparse inante,Dicendo: Mia persona non alloggiaSta sera qui: va, barcaruolo, avante;Gira, poltron (diss'ella); et piange e arrabbia,Ma patientia è pur forza al fin ch'ell'habbia.

Anima mia, speranza, figlia mia,Caro sangue, ben mio, dolce mia vita,Dicea il suo moroso in voce pia,Da me non fate sta sera partita.Cio ch'i ho, Angioletta, vostro sia;Con voi la robba mia non è partita.Chiedete pur, non habbiate vergogna,Che chi per voi brama di far non sogna.

Non puote allhor tenersi la puttanaDi non ghignar, mentre facea cordoglio,Quando senti la proferta che spianaDi darle il tutto, et disse presto: I voglioDi restagno et veluto una sottana,Di quelle ch'à le feste portar soglio.Voglio una scuffia d'oro, e vo domaneI vostri Pater nostri d'ambracane.

La sottana, la scuffia, e i Pater nostri,L'Ave Marie, i Salmi et l'OrationiHavrete, figlia, pur c'hora si mostriIl vostro cor privo d'afflittioni,Rispose il gentil'huom: non de i par vostriAmorosi di fava, Ser coglioni,Che da le puttanaccie sopportateCon mille villanie le bastonate.

Hor ella smonta, e non s'accorge havereDietro una barca, di fottenti piena.Corre la turba à furor per vedereLa famosa Zaffetta d'error piena,Ch'indosso porta un mezzo profumiere.Parla da nimpha, e 'l passo move à pena.Hora su questo, hora su quel s'appoggia,Et vol parer l'Imperatrice à Chioggia.

Il suo amante, che se ne traggea,Per farla andar piu di se stessa altera,Con voce da stupir pian le dicea:Voi sete di bellezza una lumiera.Hor fosse adesso qui Venere Dea,Che vedria 'l mondo chi ha miglior ciera;Poi soggionge: Madonna, un de vostri attiQuesti Chioggiotti fa diventar matti.

Con queste soie e berte profumate,Entraro i sotii, con sua Signoria,Dov'eran le vivande apparecchiate,Com'à gran gentilhuom si convenia;Et havendosi ognun le man lavate,À cena se n'entro la compagnia,E in capo di tavola s'assettaLa puttana Illustrissima Zaffeta.

Silentio à mensa, quando l'odor volaDe gliarrosti per tutto; ella si tace.Con piene mani, piena bocca e golaSol dice: Questo è buon, questo mi piace;Et chi l'havesse chiesta altra parola,Non era per haver seco mai pace.Mangia e bee senza freno, anzi divora,Et buon per me, ch'era à Venetia allhora.

Venner l'ostreghe al fin, che tante e tanteNe mangiò su' altezza, che ciascunoGrido misericordia, e haveva inanteLe scorze, che l'apri tutto 'l communo.Ma che ciancie cont'io? Suo largo amante,Ch'ordinato ha l'historia del trentuno,Piglia per man l'Angiola per dilettoDicendo: Sangue mio, andiamo al letto.

Andiam, rispose, con un'occhio chiusoE l'altro aperto, l'Angela divina,Ch'addormentata nel letto entro giuso,Non sapendo se gliè sera o mattina.Quel giovine gentil, che non er' uso,Esser soiato da una fachina,Anch'egli in un balen fassi spogliare,Che vendicar si vuol, non vol chiavare.

Pur trovandosi ritta la venturaDisse 'l Boccaccio, essendo buon fottenteHavendogli ella volto per sciaguraIl volto del seder solennemente,Ruppe due lancie, ciascuna piu dura,Poi al suo inanzi piu che mai valentePer dispreggio di lei venne, à la volta,Et le fe quel servigio un'altra volta.

Quella musica dolce in tuono grave,In tenore, in soprano e in contrabasso,Che l'havea messo dirietro la chiaveNel suo B molle accettò per ispassoCacciato il sonno da la Signor' have,Per cui sentia tutto 'l suo corpo lasso,E rivolta à l'amico disse: Dammi,Speranza, un bascio, e quella cosa fammi.

Ei, c'ha preso la volpe et hormai voleDe le malitie sue punirla presto,Rispose: Il corpo mi s'è mosso e dole,Anima mia, hor che vorra dir questo?E del letto esci, e senza piu paroleE 'l lume piglia, et va ratto, e par mesto.Come la turba, che l'aspetta, il vide,Da compagnona smasselando ride.

Dopo le risa, si conchiude ch'unoGentil giovane vada à principiareIl meritato honorevol trentuno,Col qual s'ha la Zaffeta à disgradare.Hora 'l buon sotio senza indugio alcunoIn camera entra, e comincia à cantareCon il Priapo in man sodo in un puntoQuesta canzone allegro in contrapunto:

La vedovella, quando dorme sola,Lamentarsi di me non ha ragione…Quand'ode il suono d'una tal parolaLa traditrice di tante persone,Che piu fuggir non puo, s'ella non vola,Ne i capelli et negliocchi le man pone,Che ben s'accorge che 'l trentun vien via,Per castigar la sua poltronaria.

Eccoti il sotio, c'ha in mano un ferale,Che vol veder pur la Zaffetta in viso,Visto ch'ei l'ha, con bel parlar moraleDisse: Signora, i vengo à darvi avisoCome sta notte un trentuno realeQuel che v'adora vuol darvi improviso;Et pregha, se non è qual meritate,Ch'accettando 'l buon cor gli perdoniate.

Quand'ella sente la festa annontiarse,Al minacciar zaffesco à un tratto corre,Et vol del sangue di colui satiarseChe la verginita l'ardiva à torre.Con puttanesco pianto à humiliarseComincia poi, perch'è savia, e discorreChe 'l gentilhuom secondo del trentunoChiavato ha dietro Borrino et ognuno.

Dicea la Zaffa borse à una Signora,Ch'in Vinegia ciascun la prima tiene,Ch'è fanciullina e 'l latte ha in bocca anchora,À dar questo trentun non fassi bene.Deh Dio! ah Dio! volete voi ch'io mora,Magnifico Messer dolce e da bene?Se sta notte salvate l'honor nostro,Questo dritto e riverso è tutto vostro.

E duo sessi squinterna, in cui le frappeD'alcun che l'ama ogni vertu colloca.Ma 'l trenton, che le tocca e coscie e chiappe,Disse ch'ell'ha carne di grua e d'oca,Riccamata di brozze, come cappe,E negre, e schiffe in morbidezza poca.Non puzza, no, perche caccia i fetoriDe la bocca et de i piei con mille odori.

Il giovin nontio del trentun gentile,Ch'à la libera vive per natura,La conforta à far animo virile,Tal che la Zaffa stringhe, entra in bravura,Et chiama un'atto di persona vileChi vendetta di far con donne cura;Ond'ei, ch'entreria in colera con Dio,Disse: Voltati in la, potta di Dio.

Voltassi in la col capo humile e bassoSua Signoria, et ei, drizzato 'l stocco,Dietro à la porta glie 'l messe per spasso,Non da lussuria, ma da un grizzol tocco.E qui è, Signor, da notar un bel passo,Per cui à Chioggia invidia ha Malamocco.Non so s'è me' tacerlo o meglio dirlo,Ma serri gliocchi chi non vuole udirlo.

Lo stocco di quel giovane ch'io dico,Essendo duro, parea proprio un sasso;L'ostreghe che 'nghiotti la Zaffa amicoAndando vive pel suo corpo à spasso,A quello s'aggrappar con forte intrico.Sentendo questo il gentil'huomo, un passoTirossi in dietro; e 'l stocco dischiavato,D'ostreghe 'l vide tutto riccamato.

Et cosi, com'egli era, uscendo fuora,Il miracolo à i sotii mostro chiaro.Le risa che di cio fur fatte allhora,Non ve le contarebbe un calendaro;E mentre le reliquie la SignoraTenea scoperte, e facea pianto amaro,Eccoti un pescator pazzo e bestiale,Ch'un mezzo braccio ha lungo il pastorale.

Et senza dir: Cor mio, ne dar conforto,À lei s'aventa e la gran lancia arresta,E con un guardo villanesco e tortoLe coscie l'apre, et incartolla à sesta.Grido la Zaffa: Matti, tu m'hai morto;E su la sponda inchinando la testa,Stette tanto in angoscia et in dolore,Che venne un'altro in cambio al pescatore.

Questo quarto à chiavarla parse à leiPur pescator, ma di natura pia,E 'nginocchioni lanciosegli à i piei,Dicendo: Huomo da ben, chi tu ti sia,Se mi scampi di man de i farisei,Facendomi fuggir per qualche via,Queste gioie et catene vo donarti,Et diece e venti volte contentarti.

Non voglio gioie, non voglio catene:Vo fotter, disse Marcon à la pace;Et voltatala in giuso con le schiene,La balestra scarco due volte in pace.Dopo costui un barcaruol ne viene,Che 'l chiavar di buon core piu gli piace,Che la merenda non fa su la barca,Se bee senz'acqua al boccal vin di Marca.

Mentre Ser barcaruol facea i suoi fatti,Ecco à la porta una quistione appare,De la camera dico, perche rattiI Chioggiotti son corsi per chiavare,Come su i coppi di Genaro i gattiCorron con incazzito imagolare;E la Zaffa barette ahime dicea,E 'l gentilhuom di fuor le rispondea:

Madonna mia, il mondo è fatto à scale.Sempre non ride del ladro la moglie.À Chioggia scende chi à Venetia sale,E pur tallhor de le volpi si coglie.Voi rideste di me di carnevale,Quando ch'i havea del vostro amor le doglie:Hor di quaresma io mi rido di voi,Et cosi pare il gioco va fra noi.

Ah! crudele, ah! ingrato, ove, ove sonoLe berte date à me, quando voleviL'arrosto, che parendoti ognhor buono:Dammelo, cara mammina, dicevi?Signor mio caro, io vi chieggio perdono,Et se mi concedete ch'io mi leviQuesto trentun dadosso, che m'accora,Vi saro sempre schiava e servitora.

Rispose il gentilhuom da lei tradito:Adesso vien ampia commissione,C'havra il voto vostro esaudito.State col cor contrito in oratione.In questo, un c'havea, com'un romito,La conscientia senza discretione,Da traditor, da turco e da giudeo,L'apri con la sua chiave il culiseo.

Con il carbon stava un, segnando al muroTutte le botte ch'eran date à lei;Et quando à lei sei volte giunte furo,Grido colui ad alta voce: E sei.Vien via un'hortolan dal pinco duro,Dicendo: Tu la mia speranza sei;Et senz'altro prohemio compi prestoLa sua facenda, fatta in luogho honesto.

E sette, gli dicea quel dal carbone.Ispacciatevi, giovani, c'ho fretta.Tocca la volta à un fante poltrone,Non uso à mangiar carne di capretta.Costui adosso in modo se le pone,Che vomitar fece à la poverettaQuel ch'ella 'l di mangio, poi cheto chetoLe pianto il suo ravano di drieto.

Numero otto gia nel muro appare.Ma qui ne vien il buon, comincia adesso,De la comedia il secondo atto appare.Esce in campo un fachin soffiando spesso,Che vuole un porro di dietro piantareÀ colei, ch'ogni cosa à sacco ha messo,Et senti tal dolceza il buon compagno,C'hebbe à morir sul buco, come 'l ragno.

Levato in pie fece un salto da matto:Berghem, berghem, gridando à la fachina.Par proprio un gallo c'ha fatto quel fattoÀ la sua bella morosa gallina,Che, smontato ch'egli è, scuotesi un tratto,Canta una volta, et à beccar camina:Cosi 'l fachin, de lo sborrar satollo,A legar ritorno non so che collo.

La Signora fottuta à capo bassoPiangeva ad alta voce si dolente,C'havrebbe humiliato un Sathanasso,E un bulo in bizzaria fatto clemente.Dicea: Deh! perche 'l petto hor non mi passo,Acio i non senta cianciar fra la gente,A San Marco, à i Frari, e da ciascuno,Ch'io degnamente habbia havuto 'l trentuno?

Hor sera pur contenta questa e quella,Invidiosa di mia buona sorte.Come 'l Venier lo sa, fara novella,Perch'aprir non gli volsi un di le porte.Gia ogni barcaruol di me favella,Et parmi udir da i putti gridar forte,Sul ponte di Rialto, a cio s'intenda:Chi vol de la Zaffetta la leggenda?

Le lamentation di GeremiaVolea seguir, quando giunser due frati,Dicendo: Chi è quello? Ave Maria,Vogliam, Signora, de vostri peccatiFornir di confessarvi, a ciò non siaL'anima vostra scritta fra i dannati.Et l'uno et l'altro à la Zaffa divottaCacciar dietro e dinanzi una carotta.

Ma che vad'io contando ad uno ad uno?Eccoti che sforzata è pur la porta.Chioggia è venuta à furore, à communo,Per haver la sua parte de la torta.È fatto gia mescolanza d'ogniuno.Ciascuno di chiavarla si conforta,Et dadosso se l'è tolto uno a pena,Che l'altro è corso à farla trar di schena.

Havete visto la dal Vener Santo,Quando ch'ogni plebeo vuol confessarsi,Stare la turba su l'ali da canto,Ch'al confessor, come puo, vol lanciarsi:Cosi, mentre l'un chiava, l'altro intantoSta desto, et vuol con la diva attaccarsi.Son sempre cinque o sei c'hanno 'l pie mosso,Ch'ognun prima vorria salirle adosso.

Colui che col carbon segna le botte,Si presto che segnar le puo à fatica,Sendo passata piu che mezza notte,Disse: Brigata, e convien pur ch'io 'l dica:Settanta nove lancie havete rotteContra la vostra gagliarda nimica,Si che una botta sola à far ci resta,Et poi à Dio, che finita è la festa.

L'ultima volta far volse un piovano,Ch'in chiavar monasteri ognialtro passa,Il qual fessi menar suo cane à mano,Poi la rivescia sopra d'una cassa,Et glie lo mette in la vulva e ne l'ano;Et stringendo 'l poltron la testa abbassa,Perche 'l fetore ammorba il can gentileDe l'oglio humano et de l'onto sottile.

Un miro d'oglio e di buttiro haveaIn corpo la Zaffeta a pena viva,Il qual di dietro e dinanzi pioveaSu i calcagni e su i piei con foggia schiva.Onde 'l piovan per lo suo can chiedeaDi quelle carezzine con che privaSua Signoria i suoi morosi cariDi cervello, d'honore e di dinari.

Ma perche 'l giorno ne vien à staffetta,Il gentilhuom che l'annontio 'l bel giocoIn camera entra, et via caccia con frettaIl piovan goffo, gaglioffo e da poco;Poi con una sua dolce predichettaRiconforta Madonna Angiola un poco,Et le fa creder ch'un soverchio amoreÈ stata la cagion d'un tanto errore.

Havete (disse) voi persa la vita,Per ottanta con gratia chiavature?Hor sete voi la prima in cio fornita?Per tutto 'l mondo son de le sciagure.Ci havete obligo assai, sendone uscitaSana per tutto, benche grosse e dureSiano state le lancie ne la giostra,Eterna gloria à la Signoria vostra.

L'Angela piange e dice: O sventurata,Come comparirai fra le persone?La mia grandezza in tutto è ruinata.Son'io da strapazzar con un trentone?Monaca mi vo far per disperata,Ne fin ch'io vivo piu farmi al balcone.Et cio dicendo il corpo le fa motto,Ond'ella ando sospirando al condotto.

Nel render le borsette parse un frate,Che di minestre scaricasse 'l ventre,Et una squadra d'anime non nateConvien che ne la bocca al condotto entre,In mandragole, in rane trasformate,In scorpioni, in tarantole; e mentreIl suo bisogno al condotto facea,L'oglio favale per tutto correa.

Col suspiramus lachrimarum valleRivestissi levata dal condotto,Pregando il gentilhuom, con basse spalle,Che del trentuno suo non faccia motto.Il da ben sotio il giuramento dalleChe solamente dira che fur otto,Et cosi de fottenti il gran collegioLe fe la gratia, e dielle 'l privilegio.

Poi trovossi una barca da melloni,E piantataci su sua Signoria,Fu menata à Venetia senza suoniChe l'havrian tratta la meninconia.Rimasti à Chioggia, quei compagni buoniScrisser per ogni muro e in ogni viaCome l'Angela Zaffa nel trent'uno,À i sei d'Aprile, habbia havuto 'l trentuno.

Hor la Zaffetta è giunta in casa, e botta.Subbia, chiama e bestemmia in voci ladre.Di bastonar le massare borbotta,Onde l'aperse la riva sua madre,Et vedendo la figlia mal condotta,Chiama Borrino, suo addottivo padre,Et serrata la riva su le scale,Stramorti la puttana universale.

Posta nel letto, d'aceto rosatoBagnati i polsi, et di fresche acque il viso,Lo spirto mariol l'è ritornato;Et riguardando la sua madre in viso,Disse: Quel traditor, che m'ha menatoA Chioggia, ch'ei sia arso et sia ucciso;Dar m'ha fatto un trentuno il traditore.Mio pare, i vo che gli mangiate 'l core.

Quando la madre l'alza i panni, e vedeIl suo quadro, e 'l suo tondo rosso, e rossa,E l'uno e l'altro enfiato, certo credeIn fra due hore andarsene in la fossa,Et con gran pianto il suo barbiero chiede,Che venne presto, e sta in dubbio se possaGuarirla o no, ma pur con certa ontioneL'unghie 'l seder, e l'unghie 'l pettiglione.

Lo sbisao bestial Borrin feroce,Col pistolese in man, stringendo i denti,In portico spasseggia, e ad alta voceDice mille: Vo farne mal contenti.Fa su le ditta il segno de la croce,Et su ci giura mille sacramentiChe vuol far diventar sangue il suo rio:Ah! poltron mondo! ah! benedetto Dio!

Gia per Venetia è 'l trentun divolgato.De la Zaffetta è pieno ogni bordello,Ne pur' un sol s'è in la cita trovatoChe non esalti chi l'ha dato quello.In fino il buon compagno Gioan Donato,Et Lunardo da Pesar, buono e bello,Han caro ogni suo mal, perch'ella impariCon le soie à burlar con i suoi pari.

Venner da Chioggia à Venetia di bottoI mastri che punir la volser bene,Et per tutto notar numero otto,Poi ch'ottanta notar non si conviene,Che l'han promesso, e non l'havrebbon rottoIl privilegio ch'ella appresso tiene;Et ciascun che lo legge benediceI mastri à castigar la meretrice.

La Zaffeta ha serrato ogni balcone.In casa stassi, come fusse morta.Il suo rio non fa piu reputatione.Non aprirla al Prencipe la porta.Non mangia o dorme; e trista in un cantoneS'è post'al scuro, et mai non si conforta;Et quando che di Chioggia si ricorda,Si lascia cader giu come balorda.

I Signor cinque e i capi de i sestieri,À cui n'ando la querela volando,Ridendo de i carnefici cristeri,Di far l'esecution la van soiando;Onde i terrieri e tutti i forestieriDel bene merto suo vanno parlando,Tal che per tutta Italia ognuno cantaNumero otto, id est numero ottanta.

L'Angela stassi peggio che romitaIn cordoglio, in silentio, sobbria e casta.Passan sei giorni, è presso che guarita.Altro non dice, co i suspir, che: Basta.Gia la vergogna l'è di mente uscita.Non sentendosi piu ne i sessi guasta,Piu sfacciata che prima, ladra e ghiotta,In su'l balcon fa la Regina Isotta.

Forse che pensa diventar migliore,Non soiar, non tradire et non rubbare?Forse che pensa al suo perduto honore,Ch'una puttana farla vergognare?Ma pensa piu che mai cavare 'l coreÀ quelli che la corron'à adorare,Et per una vestura in nuova foggia,Vol far la pace col trentun da Chioggia.

Io non mai ho parlato à la Zaffetta,Et l'havea per Signora alta e divina.Ma 'l conte Urluro in ca di Vienna, lettaM'ha la ribalda sua vita assassina,Ond'io tengo piu buona et piu perfettaLa mia Errante Helena Ballarina;Et se l'Errante è da ben piu di lei,Iddio Cupido, miserere mei.

Hor le puttane, c'han l'arlasso inteso,Si risseraron sbigottite tutte,Fra lor pensando s'han qualch'uno offeso,Che caccan di mangiar di quelle frutte;Et s'un cento ducati havesse speso,Non mai di casa fuor l'havria condutte;Ne à Lio, ne à la Zuecca, o in barca vanno,Tanta paura di quel trentun'hanno.

Ma Dio volesse, puttane mie care,Che l'esempio di lei vi fosse in core,Che saria cosa santa il puttanare,Et ci s'acquistaria spasso et honore.Se, quando un gentilhuom vi vol chiavare,De la Zaffa pensaste al dishonore,Dicendo voi di si l'osservereste,Et le vie d'ingrandirsi sarian queste.

S'un che v'ama, superbe cortigiane,Trovasse in voi punto di cortesia,Discretion ne la bocca et ne le mane,Et stimare colui che vi disia,Con dir il vero anchuo, come domane,Et non follate e soie tutta via,Senz'essergli ricchiesto, ei vi darebbeL'anima e 'l core, e poco gli parrebbe.

Saria pur gran piacere à dir': Io amoUna donna ch'accetto ha'l mio servire,La qual vien sempre à me quand'io la chiamo,Ne mi vol ingannar ne far fallire,Et senza lite ognihor d'accordo siamo.S'io le do, piglia, et non ardisce à dire:Dammi, fammi, se non ti faccio e dico,Ne à la taglia mi pon, come nimico.

Saria ben spilorcio e ben furfante,Un che la sua morosa ognihor chiavasse,E 'l suo bisogno vedendol' inante,Come la vita sua non l'aiutasse.Ma gliè 'l bordel quest'esser vostro amante,Et credo, se 'l thesoro un di v'amasse,Fallirebbe de l'altro, com'ha fattoPer girvi dietro al cul questo e quel matto.

Un giunge in casa de la sua Signora,Et giunto à pena, vien via la massaraPe i soldi, pel savon; poi esce fuoraLa madre, che par proprio il cento para;E tanto soia te la traditora,Ch'uscir bisogna di natura avara.Eccoti adosso al fin la Diva corsa,Che bascia te, per basciar poi la borsa.

Cuor mio, pare mio, vecchietto mio,Se mi vuoi ben, comprami trenta bracciaDi raso, o d'ormesin, c'hoggi 'l vogli' io.Ti bascia gliocchi, la bocca e la faccia,Tal che vi scapperia Domenedio;Ne giova à te che tu 'l cattivo faccia,Perche 'l cotal, che ti si rizza, voleChe le paghi co i fatti le parole.

Et mentre ti svaleggia e à sacco mette:Vien (dice) à dormir meco, e verrai presto;Et per la propria sera ti promette;Et tu, coglion, corri à mandarle il cesto.Compri in persona mille novellette,Che ti par che 'l tuo honor ricchieda questo,Et quel c'hai tu comprato, un'altro cena:Tu stai di fuor, rodendo la catena.

Spassegiato quattr'hore pien di stizza,Tosto corri à vestirti à la foresta.Esci di casa, et vuoi la slandra chizzaScannar, brusciar, con ira et con tempesta.Intanto il tabernacol ti si rizza,Et à subbiar torni, et fai la voce mesta.La massara al balcon dice: Messere,State un poco, e lasciatevi vedere.

In questo mezzo il martel, che lavora,T'apre la borsa, et volano i presenti,E al fin resti à dormir con la Signora,Che ti squinterna mille sacramentiChe non puote cenar con teco allhora;Et tu dici fra te: Porca, tu menti.Se Christo vuol ch'io mi snamori mai,Com'un'huom s'assassina vederai.

La mattina ti lievi et mandi il fantePer la tua vesta, et lasci in casa à leiDa stravestir i drappi, e la furfanteRubba ogni cosa con mani e co i piei.Mandi per essi, et datti lunghe tante,Che bestemiando e ringratiando i Dei,È forza che mai piu non glie le chieggia,Ma che de gli altri ti faccia et proveggia.

Una scuffia che lasci de la nottePiu non si vede et piu non si ritrova.Una camiscia tua de le piu rotteTi toglie, come fusse bella e nova.Et per Dio! che ne i boschi et ne le grotteDove che i malandrin fanno lor prova,Con l'oro in man con piu sicurta vassi,Che fra queste puttane, ohime! non fassi.

Al fin gliarlassi et i danar mancati,Et il tempo perduto e 'l dishonore,E 'l viver sempre mai da disperati,La ragion, l'ira, e 'l dispetto, e 'l dolore,Con quel rancor che si sfratano i frati,Esci di man del vil asino Amore,Et la mente spezzata fatta sana,Corri à furor contra la tua puttana.

Le togli cariuol, casse, e spalliere,Perche le comperaro i tuoi danari.Le sfreggi 'l volto bene et volentiere,E 'l trentun le fai dar fin da i beccari,Con bastonate et staffilate fiere,A manu propria da i fachin preclari,À le massare, à la ruffiana madre,Con rise al cielo spensierate e ladre.

Cose ordinarie son le romancine.Cosi le porte tutte impegolate.Le vostre benemerite ruineSon gliamici perduti, o sciagurateO poverette, o mendiche, o meschine,O ladre, o brutte, o ghiotte, o scelerate;Credete hor al Venier: mutate vita,Se non il ponte à star seco v'invita.

Ma io son pazzo ad esortarvi, e direChe diventiate gentili e divine.Puttane, ho detto mal, vommi ridire:Siate piu ladre, ribalde, assassine;Non vi restate à rubbar et tradireSenza misericordia et senza fine,Perche non c'è altro rimedio e viaÀ cavarci del capo la pazzia.

S'elle fusser da bene, com'ho detto,Da l'altro di n'andremmo à l'hospedale.Ognun si caverebbe il cor del petto,Se vivessin le vacche à la reale.Il farci ognhor morire di dispetto,Et il trattarci ognhor peggio che male,Et il farci fallire à grand'honore,Ci cava al fin del cul Madonna e Amore.

Rubbate pur à due mani et à ognuno;Accumulate pur gioie e catene,Che la vecchiezza vi riduce in unoTutto quel che pompose hora vi tiene,Et peggio anchor l'ingordo et importunoMal francioso, ch'un tempo v'intertiene,Vi rubba in otto di quel che furateNe la vostra fottuta e verde etate.

Ma e saria un piacer di paradiso,Se 'l mal francese, ch'altro, è che la tossa,La robba sol vi mangiasse improviso.Il caso è che vi mangia i nervi e l'ossa,Et poi le man, gliorecchi, gliocchi e 'l visoVi mangia, e 'l cor, e v'invita à la fossa,Che cosi vuole Iddio, che 'l tempo aspetta,Per far de i matti amorosi vendetta.

Si che, Zaffetta mia, vivi à l'antica,Cosi come sei vissa, o vivi peggio.Cosi tu, porca Errante, mia nimica,Et voi, altre puttane, perch'io veggioCh'à uscirvi di man saria fatica,Se voi sedeste in puttanesco seggioCon le virtu c'ho sopra detto tante,E usque a morte ognun vi saria amante.

Una fra mille millanta migliaraDi puttane viventi à nostre speseHo conosciuta bella, buona e cara,Et da bene al possibile e cortese,Che Giacoma chiamossi da Ferrara,O vogliam dir Giacoma Ferrarese,Che per esser da bene, e bella, e buona,In questi giorni s'è morta in persona.

Altro non ho da dir ch'io mi ricordi,Se non ch'ognun tien lega di cicale,E 'l mondo seria stanza da balordi,Se non fusse lo spasso del dir male,Il mangiar la luganega co i tordi,Con gliaranci, col pevere e col sale.Cosi il dir mal al gusto human non spiace.Datevi adunque, Angela diva, pace.

Se 'l Re, se 'l Pappa, e se l'ImperatoreSopportan che gli sia detto coglioni,Del mio burlar non pigliate dolore;Et se 'l pigliate pur, Dio ve 'l perdoni.Anch'io vo la mia parte de l'honore.Son gentilhuomo atto à donarvi doni.Venni, et subbiai per farvi riverenza,Ma dal balcon mi fu data licenza.

La nostra Signoria con gratia degna,E 'l Prencipe ciascun, che parlar vede,Ode con gratia et con humilta degna,Et grand'è pur la Venetiana sede.Ma vostra altezza, per portar l'insegnaDe le puttane, esser maggiori si credeChe non è di San Marco il campanile;Pero dato vi fu il trentun gentile.

Poich'ogni bestia in volgare e in latino,Con giuditio di pecora ignorante,Ciancia che il famosissimo AretinoHabbi composta la Puttana Errante,Per mentirli dov'entra il pane e 'l vino,E per chiarir che un furfante è furfante,Vengo a cantar si come la ZaffettaNe l'utriusque in Chioggia hebbe la stretta.

Che bisogna stupir, ò goffi, s'ioHò in un tratto lo stil fatto famoso?Un Aretin, mezz'huomo e mezzo Dio,Mi presta il favor suo miracoloso.Chi vuol in ciel balzar per chiamar Clio,Vuol guarir in un dì dal mal francioso.Invochi l'Aretin, vero profeta,Chi si vuol far, come son io, poeta.

Non v'arrossite, bufalacci buoi,A dir che il mastro di color che sanno,Spenda a mio nome gl'alti studij suoi,Come i pedanti a suoi scolari fanno?Può far San Pier che non vi sia fra voiPlebei tanto d'ingegno col malanno,Che discerna l'urina da l'inchiostro,E 'l priapesco uccel dal pater nostro?

Se l'Aretin la mia Puttana havesseComposto, come dite, babuassi,Credete voi ch'altro suon non tenesse,Altri soprani et altri contrabassi?Le rime sue parrebbono papesse,Et i suoi versi parrebbon papassi;E poi Pietro, al mio dir ferma colonna,Mai non hà visto camiscia di donna.

Ma dir potrete: Ei t'ha fors'aiutatoA finir l'opra, acciò riesca eterna.Dico di nò, perch'io non son sfacciato,Com'è il ladron prosuntuoso Berna,Che per haver l'Orlando sconcacatoCon rimaccie da banche e da taverna,Il nome suo c'hà scarpellato sopra,Come se del furfante fusse l'opra.

Ma torniam'a l'Errante e a le cicale,Che in giudicar si menano l'agresto,Et hanno nel cervello manco saleChe non hà d'un infermo il pollo pestoIo l'ho fatt'io col proprio naturale,Et acciò vi chiarite presto presto,Non havendo per hor'altra facenda,De la Zaffetta canto la leggenda.

Per due raggion, Zaffetta, in stil divinoVengo a cantar l'historia de' tuoi fatti:Una per dimostrar che l'AretinoI versi de l'Errante non m'hà fatti;L'altra, che in far piacer son si latino,Ch'è forza contentar parecchi matti,Che m'astringono a dire in nova foggiaDi quel Trent'un che ti fu fatto in Chioggia.

Dio sà, Signora, se mi dolse e duoleIl Trent'un vostro, perche v'amo e adoro.Ma chi manca a gl'amici di parole,Manco gli prestaria gli scudi d'oro.Voi pur sapete s'un chiavar vi vuole,Ch'ei pur vi chiava e nel fesso e nel foro.Dunque che poss'io far, se vuole ogn'unoCh'io canti la novella del Trent'uno?

Angela mia, dovete ben sapereCh'ogni Diva hà il Trent'un el mal francese,O tardi, o presto, ad ogni modo havere,Che 'l veggia el sappia ogn'un chiaro e palese.Circa al Trent'un, con poco dispiacereSete uscita d'affanni a vostre spese.Hor venghin via le bolle, accioche vuoiNon stiate più in pensier, co i fatti suoi.

Ecco, Signora Angela Zaffa, in tantoChe 'l mal francese occulto scoprirete,Di voi il Trent'un, qual Vangelista, canto;E s'io punt'erro, mi correggerete,Perche il fatto v'è noto tutto quanto;E meglio tutto a mente lo sapete,Che non sà la Zaffetta, al Trent'un corsa,Cavar l'anima el cuore d'ogni borsa.

Puttane infami, che tanto sdegnateTener un gentil'huom per vostro amante,D'un gentil'huomo un arlasso ascoltateFatto da una gentil porca galante,Ch'hà privilegio fra le nominate,Qual fra le vacche la Puttana Errante;E finir senza dubio vi prometto,Come ch'io hò, quel ch'hò da dirvi, detto.

Signor, sono in Venetia, gratia Dei,Tre legioni o quattro di puttane,Ruina de' patritij e de' plebei,Parte in gran case, parte in carampane;Ma fra tante migliaia un cinque o sei,A forza di belletti e d'ambracane,Cuopronsi sua bruttezza stomacosa,Che le poltrone paion qualche cosa.

Fra queste poche ce n'è una solaChe tiensi prima in la fottuta setta.Non è la Grifa, non è la Bigola,Che le parole profuma e belletta.Aiutatemi a scioglier la parola;Hà la sua altezza nome la Zaffetta,Che si tien nata di sangue reale,Poiche patrigno l'hà Borrin bestiale.

Conta talhor la sua genealogia,E fassi figlia del ProcuratoreDa cà Grimani, ch'a sua madre riaGià fece a che l'è dentro, a che l'è fuore.Ma vienmi humore ne la fantasiaDi cantar puntualmente in bel tenoreIl suo gran grado in omnibus, e comeS'hà guadagnato il puttanesco nome.

Nol vuò dir nò, perche de le puttaneSempre giostran dal par, principio e fine.Cominciano a ingrandirsi con un pane,E con un pan finiscon le meschine.Basta che la Zaffetta è in ambracane,In seta e in or, con pompe alte e divine,Non già per sua virtù, bellezza o gratia,Ch'ella nascendo nacque in la disgratia.

Il caso del suo grande et alto stato,Che i nostri gentil'huomini ogn'hor soia,D'una tal sorte di corrivi è nato,Che per morbezza, per gara e per foia,Cercando hor l'uno, hor l'altro scioperato,Con quest'Arpia, ch'a chi più l'ama annoia,Gl'han dato senza merito e dilettoL'anima e i soldi, a lor marcio dispetto.

Perdonatemi, giovani; l'amoreCh'io vi porto fa dirmi ciò ch'io dico.Sapete ben che vi son servitore,Non pur compagno, fratello et amico.Poi ne la lingua io hò quel c'hò nel core;L'hò detto, et hor di nuovo lo ridico:Le vostre gare, e non gratia o bellezza,Hanvi abbassati, e lei posta in altezza.

Hora ch'accade? la Zaffetta Diva,Diciam bella, gratiosa e virtuosa,Poich'ella del cervello e danar privaCiascun con la sua faccia artificiosa,Fra l'incazzita sua gran comitiva,Havea un amante, ch'è si gentil cosa,Pieno di gentilezza e cortesia;E se non fusse il ver, non lo diria.

Il gentil'huomo, che prodigo amanteS'era fatto di lei, per sorte rea,Le stava sempre servitore innante,Com'ella fusse non Zaffa, ma Dea.Si che pensi ciascun se la furfanteHonestamente rubbava e chiedea.Per Dio, ch'han più discrete e honeste maniCingari, marioi, giudei, marani.

Gran cosa è a dir che l'avaritia stringaUna puttana si che un soldo, un bezzo,Un guanto vecchio et un puntal di stringa,E s'altra cosa c'è di minor prezzo,Con parlar che tradisce, ti lusinga,Ti rubba sempre, et hà talmente avvezzoL'appettito al rapir, che nel bordello,Ov'esse son, hor mandan questo, hor quello.

Il giovane gentil, che forte amava,Pur che trovasse fede in la Zaffetta,Lo spender da par suo meno curava,Che un cavalier di correr la staffetta.Ma non stè molto questa Zaffa brava,Che un arlasso gli fè, come la settaDe le sporche poltrone ogn'hor far suoleA chi più dalle, a chi più ben le vuole.

Ogni cosa si può facil soffrire,E servitù e danari non son niente.Ma questo puttanesco, empio tradire,È quel ch'uccide l'amorosa gente.Credi sta notte con la Dea dormire,E trovi un altro tuo luogotenente.Brava e frappa a tua posta, ammazza e squarta,Che a coda ritta è forza che ti parta.

Non fè il giovin gentil frappe o rumori,Al corpo, al sangue, vacca, slandra, ladra,Ne con spada o baston sfogò gl'amori,Anzi doppo l'arlasso in mente quadraDi vendicarsi, onde doppiò i favoriA la Signora, e dandole la quadra,Più che mai la presenta e la corteggia,Acciò che 'l suo pensier dentro non veggia.

Passati alquanti dì, comincia a direIl gentil'huom: Quando vogliam, Signora,A Malamacco per solazzo gire,Poiche d'andar a spasso hormai vien l'hora?Con puttanesco e temerario ardireRispose la Signora Angela allora:Al piacer vostro, tutta allegra e altiera,Ma che torniamo a Venetia la sera.

Per l'ordin dar non fu zoppo ne tardoL'amante da l'infame assassinato;Ma con un dolce e piacevol riguardoDoi gioven gentil'huomini hà chiamato:Un manda a Chioggia, che la cena al tardoIn punto metta; e l'altro, spensierato,Buon compagno al possibil e da bene,Seco per gir con la Signora tiene.

Poiche quel giorno e l'hora e 'l punto venneChe far le nozze dovea la novizza,Preparossi una gondola solenne,Che in due vuogate mezzo miglio sguizza;La qual'a Malamacco il camin tenne,Portando allegra l'Angelica chizza,Che fea col suo moroso un gran contrasto,Per voler gir, come sposa, sul trasto.

Come fu giunta questa meritriceA Malamocco con riputatione,Vezzosamente soghignando dice:Evvi, ben mio, da far colatione?E vedendo fumante una pernice,Quella grappò con farne un sol boccone,E in men che non si dice Ave Maria,Tracannò gotti sei di malvasia.

Buon prò, Madonna, dice la brigata;Et ella ride e l'amorosi soia,E con quella sua gratia disgratiata,Pettegolando sempre in bocca moia,E a questo e a quel'hà la barba tirata,Per favorirli, e con spiacevol noiaConta le sue grandezze, e narra comeDi Zaffetta acquistò con l'opre il nome.

E facendole buon ciò ch'ella parla,In gondola tornò la compagnia.La cicalaccia riscaldata ciarlaPur de le sue grandezze tuttavia.In tanto a Chioggia cominciò avviarlaLa barca instrutta in quel ch'a far havia.Ell'attende al suo dir, che vuol trovare,Fra doi giorni, una casa da suo pare.

Voglio, dicea la gloriosa alfana,Che voi morosi mi facciati haverePer sempre a fitto la cà Loredana,Se non mi morirò di dispiacere.Poi cominciò a cantar' una pavana,Che già la casa parle di godere.Vuol comprare spalliere e razzi eletti;Vuol far di seta e d'or cinque o sei letti.

Poi entra a dir di certi cavedoni,O capo fuochi, che dica il Petrarca.Gli vuol d'argento, che sian belli e buoni.Vuol sei massare, un ragazzo, una barca.Vuol di contado le sue provisioni,Sempre in caneva vin, farina in l'arca,E al fin vuol tante cose la Borrina,Che non n'hebbe mai tante una Regina.

Con questi suoi giardin, fatti a sua foggia,Confirmati dal suo sagace amante,Si ritrovò sua maiestade in Chioggia,E sbigottì quando gl'apparse innante,Dicendo: Mia persona non alloggiaSta sera quì: và, barcaruolo, avante;Gira, poltron, diss'ella; e piange e arrabbia,Ma patienza al fin forz'è ch'ell'habbia.

Anima mia, speranza, figlia mia,Caro sangue, ben mio, dolce mia vita,Diceva il suo moroso in voce pia,Da me non fate sta sera partita,Acciò tutto, Angioletta, io vostro sia.Con voi la robba mia non è partita.Chiedete pur, non habbiate vergogna,Che chi per voi brama di far non sogna.

Non potè allor tenersi la puttanaDi non ghignar, se ben havea cordoglio,Quando sentì l'oblation che spianaDi dare il tutto, e dice: Quest'io voglio:Di restagno e velluto una sottana,Di quelle che alle feste portar soglio.Voglio una scuffia d'oro, e vuò domaneI vostri Pater nostri d'ambracane.

La sottana, la scuffia, i Pater nostri,L'Ave Marie, i Salmi e l'OrationiHaverete, pur ch'hora mi si mostriIl vostro cuor privo d'afflittioni,Rispose il gentil'huom: non de' par vostriAmorosi di fava, arcicoglioni,Che de le puttanaccie sopportateCon mille villanie le bastonate.

Hor ella smonta, e non s'accorge havereDietro una barca, di fottenti piena.Corse la turba in furia per vedereLa famosa Zaffetta d'humor piena,Che adosso porta un mezzo profumiere.Parla da ninfa, el passo muove appena.Hora su questo, hora su quel s'appoggia,E vuol parer l'Imperatrice a Chioggia.

Il suo moroso, che se n'avvedea,Per farla andar più di se stessa altiera,Con voce di stupor pian le dicea:Voi sete di bellezza una lumiera.Hor fuss'ella pur quì Venere Dea,Che il mondo vederia ch'hà miglior ciera;Poi soggiunge: Madonna, un de vostr'attiQuesti Chioggioti hormai fa venir matti.

Con queste soie e berte profumate,Entrano i socij, con sua Signoria,Dov'eran le vivande apparecchiate,Come a gran gentil'huom si convenia;Et havendosi ogn'un le man lavate,A cena se n'entrò la compagnia,Et in capo di tavola s'assettaLa puttana Illustrissima Zaffetta.

Silentio a mensa, quando l'odor volaDe gl'arrosti per tutto; ella si tace.Con piene mani, piena bocca e golaSol dice: Questo è buon, questo mi piace;E chi l'havesse chiesto una parola,Non era per haver seco mai pace.Mangia e bee senza freno, anzi divora;Buon fu per me, ch'era a Venetia allora.

Venner l'ostriche al fin, che tante e tanteNe tranguggiò su' altezza, che ciascunoGridò misericordia: ella d'avanteLe scorze have, ch'aprì tutto il comuno.Ma che ciancie cont'io? Il suo largo amante,Ch'hà tramato l'istoria del Trent'uno,Piglia per man la Diva per dilettoDicendo: Sangue mio, ch'andiamo in letto?

Andiam, rispose, con un'occhio chiusoE l'altro aperto, l'Angiola assassina,Ch'addormentata nel letto andò giuso,Non sapendo s'ell'è sera o mattina.Quel giovane gentil, che non er'usoD'esser soià cosi da una facchina,Anch'egli in un balen fessi spogliare,Che vendicar si vuol, non vuol chiavare.

Pur trovandosi ritta la ventura,Disse il Boccaccio, sendo buon fottente,Havendol'ella volto per sciaguraIl volto del seder solennemente,Ruppe due lancie, ciascuna più dura,Poi al suo d'innanzi più che mai valentePer dispreggio di lei venne a la colta,E le fè quel serviggio un'altra volta.

Quella musica dolce in tuono grave,In tenore, in soprano e in contra basso,Che gl'havea messo di dietro la chiaveNel suo B molle accettò per ispassoScacciato il sonno da la Signor'have,Per cui sentia tutto il suo corpo lasso,E rivolta a l'amico disse: Dammi,Speranza, un bacio, e quella cosa fammi.

Ei, ch'hà presa la volpe et homai vuoleDe le malitie sue punirla presto,Rispose: Il corpo mi s'è mosso e duole,Anima mia, hor che vorà dir questo?Del letto uscì, e senza più paroleIl lume piglia, e và ratto, e par mesto.Come la turba, che l'aspetta, il vide,Dal gran diletto ismascellando ride.

Doppo le risa, si conchiude ch'unoGentil giovane vada a cominciareIl meritato honorevol Trent'uno,Col qual s'hà la Zaffetta a degradare.Hora il buon socio senza indugio alcunoIn camer'entra, e cominciò a cantareCol cazzo sodo in man et in un puntoQuesta canzone allegro incontra appunto:

La vedovella, quando dorme sola,Lamentasi di me, non hà raggione…Quand'odo il suono d'una tal parolaLa traditrice di tante persone,Che più fuggir non può, s'ella non vola,Ne capelli e ne gl'occhi le man pone,Che ben s'accorge che 'l Trent'un vien via,Per castigar la sua ribalderia.


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